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Vie Protestante Réformée

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 14:30
Fondements en Ruine : la position par Adolphe Monod (dernière Partie)
LES FONDEMENTS EN RUINES
LA POSITION
 Dernière partie
Par le Pasteur ADOLPHE MONOD
 

« Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il ? » (Psaume XI, V. 3.)
 
Psaume XI
« Je me suis retiré vers l'Éternel; comment donc dites-vous à mon âme : Fuyez en votre montagne, comme l'oiseau ? Car, voici, les méchants bandent l'arc, ils ont ajusté leur flèche sur la corde, pour tirer, dans l'ombre, sur ceux qui ont le coeur droit. Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il ? »
« L'Éternel est dans le palais de Sa Sainteté ; l'Éternel a Son Trône dans les cieux. Ses yeux contemplent, Ses paupières sondent les fils des hommes. L'Éternel sonde le juste, mais le méchant et l'ami de la violence sont odieux à Son Âme. Il fera pleuvoir sur les méchants des filets; le feu, et le soufre, et le vent embrasé, telle est la portion de leur breuvage. Car l'Éternel de Justice aime le juste; Sa Face contemple l'homme droit. »
 
Si de riches plaines sont couvertes de deuil, si l'espérance de la terre est détruite, si les sources de la prospérité publique sont taries, si la joie est bannie du foyer domestique, si la vie des hommes est tranchée comme la fleur des champs, je me dis :
Ces riches plaines ont été données à Mon Sauveur; et tous ces malheurs entrent dans le plan conçu pour l'assujettissement de ces magnifiques endroits à Son Règne Paisible et Bienfaisant.
Si de fiers pays deviennent et sont devenus tout à coup le théâtre d'une guerre impitoyable, si les forteresses sont tour à tour prises et reprises, si les villes jadis paisibles sont réduites en cendres, si les classes de la société, sont excitées les unes contre les autres, si des ruisseaux de sang coulent sur la terre épouvantée, je me dis :
Ces pays ont été donnée à Mon Sauveur ; et de tout cet enfantement douloureux doit sortir le jour de joie où l'on verra « ses champs s'égayer avec tout ce qui est en eux, ses fleuves battre des mains, et les arbres de ses forêts chanter d'allégresse, » au devant de ce vainqueur miséricordieux qui « vient juger le monde en justice et les peuples en équité. (Psaumes. XC VI. 12; XCVIII, 8, 9.) »
Si d'infortunés endroits ont vu leur indépendance succomber, si de pieux travaux a été jeté aux vents, les vallées fertiles converties en champs de bataille, et un peuple replongé dans la barbarie, au nom de la politique et/ou de la religion de ...Jésus-Christ..., je me dis :
Ces endroits même ont été donnés à Mon Sauveur ; et le temps viendra où fleurira dans son sein une civilisation plus pure et une mission plus glorieuse, sans qu'il y ait personne pour l'étouffer.
Et si notre chère et belle France devait, ce que Dieu veuille Lui épargner, recueillir de nouvelles agitations pour fruit de ses agitations, je me dirais aussi :
La France a été donnée à Mon Sauveur; et quelque parti qui l'emporte dans ses luttes intestines, une chose est certaine, c'est que sa victoire préparera le Triomphe futur de Jésus-Christ.
Quoi qu'il en soit, il faut qu'à la fin « tout genou se ploie au nom de Jésus, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Philippiens II, 11.) »
Or, Jésus-Christ triomphant, Jésus-Christ adoré de tous, Jésus-Christ confessé de tous, qu'est-ce autre chose que la terre rendue à son premier honneur, toutes ses puissances malfaisantes anéanties, « ses montagnes portant la paix et ses coteaux la justice, » une paix abondante comme un fleuve, » une justice profonde « comme les flots de la mer (Psaume. LXXII, 3; Esaïe. XLVIII, 18.) ? »
Mais le triomphe du Fils de Dieu ne pouvait-il donc s'obtenir sans tant de bouleversements et de douleurs ?
Oui, si le péché n'était pas sur la terre, ou si Dieu voulait fermer les yeux au péché, si le péché n'était pas sur la terre, ou que Dieu voulût fermer les yeux au péché, pourquoi Jésus-Christ serait-il venu, et pourquoi aurait-il souffert ?
Quand la terre a été promise à Jésus-Christ, elle a été promise au Crucifié, pour Prix de Son Sacrifice (Philippiens. II, 7-11.) .
Eh quoi ! Le Saint des saints n'est parvenu à la Gloire qui Lui était proposée qu'en souffrant la croix (Hébreux. XII, 2.), et nous oserions demander que de pauvres pécheur, tels que nous, qu'une terre maudite comme la nôtre fussent admis à partager cette joie sans avoir eu de la Miséricorde, mais elle n'est pas l'oubli de la Justice.
Il faut que la race humaine ait son désert, son Gethsémané, son Golgotha, comme Notre Sauveur a eu les siens.
Aussi bien, quel moyen de séparer le développement de la race d'avec celui de l'individu ?
« C'est par beaucoup d'afflictions qu'il nous faut entrer, » chacun de nous, « dans le royaume de Dieu : » notre mission spirituelle s'accomplit, comme celle du Maître, dans les veilles, dans les sueurs dans les larmes, dans les langueurs mortelles.
Au sein de ce travail immense de la Miséricorde Divine dans la misère de l'individu, comment conduire à leur dénouement les Plans de Dieu pour la race, sans ces famines, ces fléaux, ces guerres, ces révolutions qui sont les veilles, les sueurs, les larmes, les langueurs mortelles de l'humanité ?
Il nous semble peut-être que, si nous avions le gouvernement du monde, nous ne consentirions pas à cet épuisement de certaines régions, à des déchirements de certains pays, à l'oppression d'autres endroits ?
Je le crois ; mais consentirions-nous davantage, en la place de Dieu, à cette seule famille manquant de pain, à ce seul artisan, ouvrier(e), paysan(ne), employé(e) privé(e) de travail, à ce(tte) seul(e) malade passant dix-huit années dans son lit, à ce seul enfant arraché des bras d'une mère désespérée ?
Eh bien ! oui, le Chemin de Dieu, le Seul que notre égarement Lui ait laissé, est un chemin de sang et de pleurs : et rien à faire avec cette croix !
Non, non ; cet agréable drame qui conduirait le genre humain au terme désiré par une pente facile et par un chemin semé de fleurs, si l'on en pouvait trouver de tels sur la terre, ce drame, quel qu'il soit, n'est pas, ne pouvait pas être Celui de Dieu : la Rédemption est le triomphe, le signe qu'Il plante sur une terre qu'Il veut bénir, c'est la croix, et encore la croix, et toujours la croix.
Demander pourquoi les choses se passent de la sorte, c'est demander pourquoi nous n'avons pas à faire à un autre monde ou à un autre Dieu, à un monde sans péché ou à un Dieu sans justice.
Ne vous laissons donc point étonner par les calamités contemporaines certaines.
Tenons-nous en garde contre cette tentation qui entraîne les siècles, comme les individus, par je ne sais quel orgueil de douleur, à se figurer « qu'il leur arrive quelque chose d'extraordinaire (1 Pierre IV, 12. ). »
Si nous eussions vu les générations passées d'aussi près que nous voyons la nôtre, nous aurions trouvé peut-être les temps anciens tout aussi fâcheux que ceux d'aujourd'hui.
« Ne dis point : Pourquoi les jours d'autrefois étaient-ils meilleurs que ceux-ci ? car ce n'est pas la sagesse qui te fait t'enquérir de cela (Ecclésiaste VII, 10). »
Les amis de David auraient sans doute bien des raisons pour s'écrier aujourd'hui :
« Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il ? »
Mais nous voyons qu'ils ont cru en avoir de suffisantes pour le dire, il y a trois mille ans ; et combien d'autres moments dans l'histoire où ils auraient eu sujet de le dire encore !
Ils l'auraient pu dire, pour toute la terre, aux jours de Noé, lorsque « l'Éternel. voyant que la malice des hommes était très grande, et que toute l'imagination des pensées de leur coeur n'était que mal en tout temps, se repentit d'avoir fait l'homme et en eut du déplaisir en son coeur (Genèse. VI, 5, 6.). »

 
Ils l'auraient pu dire, pour Canaan, aux jours de Lot, lorsque Sodome et Gomorrhe avaient à tel point « augmenté leur cri et aggravé leur péché (Genèse, XVIII, 20.), » que leur nom est devenu un type d'ignominie sur la terre, et leur histoire un monument impérissable de la Vengeance Divine.
Ils l'auraient pu dire, pour Israël, aux jours d'Élie, quand l'Alliance de Dieu était délaissée, que les gens de bien avaient disparu du pays, et que la piété y était devenue si rare ou si timide que le prophète s'imaginait être demeuré seul fidèle à l'Éternel (1 Rois XIX, 10).
Ils l'auraient pu dire aux jours de Jésus-Christ, lorsque le Fils de Dieu est réduit à se plaindre, tout Fils qu'il est, que « nul ne croit à sa prédication (Esaïe LIII, 1), » que dis-je ? lorsqu'il ne paraît sur la terre que pour soulever la contradiction des pécheurs, épuiser les traits de leur injustice, et périr attaché par leurs mains à une croix. Ils l'auraient pu dire aux jours de Jean Huss, lorsqu'aux ténèbres du paganisme avaient succédé les ténèbres du moyen âge, et que le nom de Jésus-Christ ne servait plus qu'à protéger l'oubli de sa doctrine et le mépris de sa loi, et qu'il n'était plus permis de l'aimer et de le servir qu'à la condition de payer sa fidélité du der. nier supplice.
Je ne finirais pas, si je voulais énumérer tous les temps où l'on aurait pu dire avant nous :
« Quand les fondements sont ruinés, le juste. que ferait-il ? »,
sans parler de tous ceux où on pourra le dire encore après nous, jusque dans ces jours où le Fils de l'homme reviendra, et qu'il décrit lui-même d'un seul mot, mais d'un mot effrayant :
« Quand le Fils de l'homme viendra, pensez-vous qu'il trouve de la foi sur la terre (Luc XVIII, 9. )? »
.Que s'il y avait, en effet, quelque chose d'extraordinaire dans ce qui nous arrive aujourd'hui, cela même, au lieu de nous faire perdre courage, devrait nous donner plus d'espérance pour l'avenir.
Car il suffit d'un coup d'oeil jeté sur l'histoire, pour reconnaître que les époques où tout a paru le plus sombre et le plus abandonné, ont ordinairement précédé celles où le Seigneur a donné les témoignages les plus éclatants de sa présence.
Plus il y a de mouvement et de désordre apparent dans la ruche, plus le fruit de l'abeille abonde ; plus il y a de fils qui se croisent et semblent se confondre sur le métier, plus l'étoffe est riche ; c'est « dans les grandes eaux qu'est le chemin du Seigneur, et ses traces ne sont point connues (PsaumeXVII, 20. ). »
Les jours de Noé, ont précédé la race humaine renouvelée, le globe. partagé entre les familles des peuples, la terre à jamais prémunie contre le retour de son terrible baptême, et l'alliance de grâce rendue plus ferme et plus précise.
Les jours de Lot ont précédé les jours d'Abraham, ce patriarche de la promesse, qui, retiré de l'idolâtrie, fait dans le monde spirituel ce que Noé avait fait dans le monde matériel, rompt avec la chaîne du Passé, et commence, sur la terre promise, la race promise, qui doit donner le jour à ce Fils promis, « en qui toutes les familles de la terre doivent être bénies. »
Les jours d'Élie précèdent le ministère d'Elisée, revêtu d'une double mesure de l'esprit de son maître, et cette longue succession de prodiges inouïs, qui vont propager l'honneur du nom de l'Éternel, et par tout Israël, et chez les peuples d'alentour, et jusque dans la cour des rois de Syrie.
Les jours de David persécuté précèdent non seulement les jours de David vainqueur. mais les jours encore plus beaux du roi Salomon, remplissant, pour la première fois, les frontières marquées par Moïse (Genèse V 18. ), surpassant en gloire tous les rois ses voisins, bâtissant le temple de Jérusalem, et portant le royaume d'Israël à son point culminant de puissance et de prospérité.
Les jours de Jésus méprisé, rejeté, crucifié, précèdent les jours de Jésus ressuscité et montant au ciel, du Saint-Esprit répandu, de l'Église fondée, de l'Évangile semé depuis Jérusalem jusqu'aux extrémités du monde connu.
Les jours de Huss brûlé précèdent les jours de Luther triomphant, de l'Église affranchie, de la moitié de l'Europe arrachée à un christianisme dégénéré, et d'une lumière nouvelle se levant sur le monde...
Et, en attendant ces jours sans foi qui doivent précéder la venue du Fils de l'homme, les jours où nous vivons, que précèdent-ils à leur tour ?
Que précèdent-ils ?...
Donnez-moi les yeux d'Ésaïe ou l'esprit de saint Jean, et je vous répondrai.
Car, à moins d'être prophète, il faudrait être insensé pour prétendre, je ne dis pas lire dans les siècles obscurs., mais seulement découvrir « ce que le jour de demain peut enfanter. »
Mais, si l'intervalle qui nous sépare de la fin nous est inconnu, avec toutes les péripéties qu'il tient en réserve, cette fin du moins, nous la connaissons, et nous savons que ces jours où nous vivons précèdent, qu'ils préparent, de plus ou moins loin (peut-être de plus près que nous ne pensons) le grand jour où le Fils de l'homme doit venir régner sur la terre.
Heureux, heureux l'oeil qui saurait saisir, dans le désordre présent, les germes cachés de l'ordre futur !
A cet oeil privilégié se révéleraient, dans tous ces fondements qui menacent ruine, le gage et la préparation de fondements plus solides, capables de résister à toutes les secousses, et de porter tout l'édifice d'un monde renouvelé : dans ces fondements politiques ébranlés, le plan d'une administration modèle, qui doit résoudre, pour la première fois, et le problème de la liberté de chacun conciliée avec le repos de tous, et celui de l'amour présidant à l'autorité des gouvernants et à l'obéissance des gouvernés; dans ces fondements sociaux ébranlés, le principe d'un juste équilibre maintenu entre le travail et sa récompense, entre les ressources et les besoins, entre l'expansion de l'action personnelle et la pression de l'action collective, en un mot, toute une organisation sociale, sans socialisme, et toute une prospérité commune, sans communisme; dans ces fondements ecclésiastiques ébranlés, les linéaments confus de cette Église de l'avenir, après laquelle les esprits, disons plutôt les coeurs d'élite, soupirent dans toutes les communions, et à laquelle il est réservé de recueillir dans son sein tout ce qu'il y a de bons éléments dans chacune d'elles, sans hériter de ses faiblesses, nationale sans nationalisme et individuelle sans individualisme, une sans uniformité et variée sans esprit de secte, catholique sans romanisme et protestante sans protestation, rassemblant tous les enfants de Dieu « en un seul troupeau, sous un seul pasteur; » enfin, jusque dans ces fondements spirituels ébranlés, le prélude de cette foi vivante, de cette charité vivante, de cette sainteté vivante, de cette paix vivante, et de toute cette vie vivante, dont le peuple de Dieu a faim et soif, « en attendant la bienheureuse espérance et l'apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui s'est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se purifier un peuple qui lui appartienne en propre et qui soit zélé pour les bonnes oeuvres (Tites. II, 13, 14.). »
Loin de moi la prétention des calculs prophétiques qui ont tant de fois été en piège à l'Église, et dont la Parole de Dieu semble avoir pris soin de confondre à l'avance la témérité !
Mais qui sait dans ce pressentiment général de l'Église, qui croit entrevoir dans des complications redoublées une solution qui s'approche à grands pas ?
Qui sait si nous ne touchons pas aux dernières convulsions et à l'aurore du jour glorieux où « le Fils de l'homme doit paraître sur les nuées du ciel ? »
Qui sait si, tandis que nous disons si légèrement : Quel triste temps que le nôtre ! « les anges, et les vingt-quatre anciens, et les quatre animaux » ne disent pas : Quel temps de grâce que celui-ci ! la moisson approche, le Seigneur va venir ?
Pour moi, j'obéis, sans crainte de m'égarer, et à un besoin de mon coeur, et à l'esprit de la Parole, qui veut que « nous rendions grâce pour toutes choses, » en bénissant Dieu de m'avoir fait naître en cette période d'une crise si redoutable et d'un enfantement si laborieux, persuadé que, s'il y a toujours à faire pour le juste, il a plus à faire que de coutume dans les jours que nous voyons.
Car, point de mi - lieu: ou les fondements ébranlés justifient un lâche abandon, tel que le conseillent à David ses timides amis, ou ils réclament une action doublement énergique, telle que David se prépare à la fournir, en commençant par se fortifier en Dieu.
« Que fais-tu ? » dit un capitaine de vaisseau à un matelot qu'il rencontre se promenant sur le tillac, les bras croisés, pendant la tempête.
« Eh ! que ferais-je? Entendons l'orage qui gronde; regardons ces vagues qui s'élèvent comme des montagnes : quand les fondements de la mer sont bouleversés, que peut faire le matelot ? - Ce qu'il peut faire, malheureux ?...
A l'ouvrage ! Armons les pompes, fermons les écoutilles, carguons les voiles ! »
Ainsi parle un marin fidèle.
Et que serait-ce, s'il était assuré de la délivrance, s'il savait, sur la foi de Dieu, non seulement comme saint Paul naufragé, que l'équipage sera sauvé, mais que le bâtiment même ne peut pas périr ?
Eh bien, telle est notre condition.
Nous aurions quelque excuse peut-être, je ne dis pas pour ne pas travailler, mais pour travailler sans courage, si les temps de grand mouvement étaient des temps sans avenir ni promesse, si nous pouvions nous figurer, après tout ce que je viens de dire, la position désespérée, la partie perdue pour l'Évangile, les rênes de l'histoire tombées des mains de Dieu, et le Fils déshérité de son royaume.
Mais quand nous savons que la terre et l'univers crouleront plutôt que la Parole de Dieu ne sera anéantie, mais quand nous montons un navire contre lequel les portes de l'enfer ne doivent jamais prévaloir, à l'oeuvre, mes chers frères et soeurs, à l'oeuvre, avec plus de courage que jamais !
Mais à quelle oeuvre ?
C'est la question capitale.
Le sentiment d'une responsabilité accrue, d'un sérieux appel d'en haut, d'un nouveau travail à accomplir, nous l'avons tous; mais ce sentiment est obscur, et c'est pour cela qu'il demeure infructueux chez le plus grand nombre.
On manque moins de fidélité que de lumière ; on ne fait pas, parce qu'on ne sait pas que faire ; on craint même de faire le mal, tout en souhaitant de faire le bien ; et l'on finit, comme ce malade, par se tenir immobile, de peur des faux pas.
Mais si Dieu daignait nous ouvrir lui-même un chemin, de quelle ardeur entrerions-nous !
Ici, David ne nous sert plus de guide ; nous le voyons repousser la pensée de fuir, et se promettre à lui-même une action énergique ; mais cette action, il ne nous la fait pas connaître.
Il réserve sans doute ce développement pour sa communion secrète avec Dieu, qui lui montrera ce qu'il doit faire, jour après jour.
C'est aussi à Dieu, c'est à la prière, que je veux avant tout nous renvoyer; mais tout en faisant la première part à la méditation personnelle, examinons ensemble si nous ne trouverons pas quelques obligations générales imposées au chrétien, quel qu'il soit, par l'ébranlement de l'époque : au citoyen, par cet ébranlement politique ; au chef de famille, par cet ébranlement social ; au membre de l'Église, par cet ébranlement ecclésiastique ; et à l'homme, par cet ébranlement spirituel.
Pensons-y, et retrouvons-nous, s'il plaît à Dieu, avec des coeurs attentifs, aux « signes des « temps. » Chroniques XII, 32; Matthieu. XVI, 3.
Amen,
 
 
 
 
 
Pasteur Adolphe Monod,
 

 

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