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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:01
La croix (1ère partie)

Par Ernest Dhombres

 

Je n'ai pas jugé que je dusse savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié ! (1 Corinthiens 2.2)


 

Dans la brillante cité de Corinthe, assise aux confins de l'orient et de l'occident, ouverte au commerce de ces deux moitiés du monde, ouverte aussi à leur double mouvement intellectuel, à leur double civilisation et à leur double corruption, un missionnaire appelé saint Paul est venu apporter un enseignement étrange.

 

Il ne veut prononcer qu'un nom, le nom de Christ, mais ce nom lié au souvenir d'une mort ignominieuse.

 

Jésus et Jésus crucifié, voilà l'objet de sa prédication, le centre et le fond de sa doctrine, voilà l'unique science qu'il se soucie de posséder et qu'il aspire à répandre.


Avant saint Paul, un plus grand que saint Paul avait résumé le christianisme dans ces termes austères ; c'était Jésus-Christ lui-même instituant, la veille de sa mort, le rite de la sainte Cène, choisissant pour symbole suprême de sa pensée et de son œuvre son « corps rompu et son sang répandu, » et disant à ses disciples de tous les temps :

 

Vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne, c'est-à-dire jusqu'à la fin du monde.


Après Jésus-Christ, après saint Paul, l'Église a, elle aussi, résumé d'instinct le christianisme dans la Croix.

 

La prédication a consisté à proclamer la Croix, la théologie à la méditer, la vie chrétienne à la contempler et à la porter.

 

La Croix est devenue le sceau irréfragable des disciples comme du Maître ; et si trop souvent l'image en a été reproduite et la signification oubliée, si le signe a été présent et la réalité absente, il n'en est pas moins vrai que l'Église et le monde lui-même ont identifié de concert le christianisme et la Croix.

 

La Croix domine nos édifices religieux, la Croix se dresse comme un arbre consolateur sur nos tombes.

 

La Croix s'est inscrite d'elle-même sur les bannières des peuples ; et par un juste retour, cet emblème de l'ignominie a brillé comme le signe de l'honneur sur la poitrine du citoyen et du héros.

 

Essayons, dans ce jour1 que l'on peut appeler le jour de la Croix, de pénétrer toute la réalité de ce grand symbole.

 

Montrons comment en Jésus-Christ crucifié se concentre la plénitude du christianisme, toute sa doctrine et toute sa morale.

 

Préparons-nous, par cette double conviction, à embrasser d'une foi plus ardente l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde, et à le recevoir à sa table.

« Je ne veux savoir qu'une chose : c'est Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié. »

 

Là, ai-je dit, est toute la doctrine chrétienne.

 

Là, en effet, se trouve l'unique solution du problème religieux.

 

Ce problème, quel est-il ?

 

L'union de Dieu et de l'homme.

 

Qu'un lien vivant s'établisse entre le Créateur et sa créature morale, que l'homme entre en rapport intime avec Dieu son principe et sa fin, qu'il le connaisse, qu'il l'aime, qu'il lui obéisse, qu'il rattache à Lui sa vie pour le temps et pour l'éternité, et le problème est résolu.

 

Or, nous disons qu'entre l'homme et Dieu se dresse un formidable obstacle, le péché, et que cet obstacle ne peut être levé, anéanti que par la Croix.

 

Contestera-t-on la première de ces deux propositions, savoir, que l'obstacle entre Dieu et l'homme c'est le péché ?


On ne le conteste pas toujours dans les doctrines humaines, mais le plus souvent on l'oublie ; on élude autant qu'on le peut ce fait humiliant.

 

C'est la lacune, c'est le vice de la plupart des philosophies.


Il semble que, pressentant qu'elles n'ont point de solution à cette terrible difficulté, elles s'efforcent de ne pas la voir, et dès lors elles sont frappées d'impuissance au moins pour résoudre le problème religieux.


Que m'importe, en effet, que dissertant savamment sur les grands objets de la philosophie, Dieu, l'homme, le devoir, la vie à venir, vous m'offriez sur ces divers points des solutions plus ou moins plausibles ?

 

Que m'importe que vous me donniez des preuves solides de l'existence de Dieu et une description fidèle de ses attributs ; une analyse exacte et profonde des facultés de l'homme, une démonstration sans réplique de mon immortalité personnelle ; un exposé complet de mes devoirs, si un fait capital est survenu, qui change toutes les données du problème, qui pose tout autrement toutes les questions, et que ce fait soit négligé par vous ?

 

J'ai analysé les facultés humaines : mais si ces facultés sont perverties ; si cette intelligence, ce sentiment, cette volonté sont détournés de leur destination et voués au mal ?....

 

J'énumère les attributs de Dieu : mais si par suite de mon état moral devant lui, tous ces attributs se tournent contre moi ?

 

Je suis convaincu de mon immortalité ; mais si, à cause de mes transgressions, cette immortalité m'épouvante au lieu de me consoler ?

 

Je connais mes devoirs : mais si je les ai mille fois méconnus et violés, et si je me sens incapable de les remplir ?...qu'avez-vous à me dire, docteurs de ce siècle ?...

 

Vous avez intéressé mon esprit par des raisonnements et des spéculations, mais vous n'avez pas répondu au premier besoin de ma conscience.


Médecins frivoles, vous m'avez donné d'admirables préceptes d'hygiène pour un corps bien portant, mais vous oubliez que je suis malade, et vous n'avez pas même regardé mon mal.

 

O philosophes, vous avez manqué au premier principe philosophique, l'observation des faits.


Vous avez disserté sur une autre humanité que la nôtre.

 

Donnez-nous donc une philosophie à l'usage non des justes, mais des pécheurs !

 

Car le péché est un fait universel et capital qu'il n'est pas permis de passer sous silence, c'est le trait le plus irrécusable de notre pauvre humanité.

 

Qu'est-ce, en effet, que l'histoire de l'humanité ?


Est-ce celle de ses vertus, ou celle de ses désordres et de ses crimes ?


Égoïsme, cupidité, tromperie, injustice, usurpations, violences, crimes des rois, crimes des peuples, guerres sans cesse renaissantes, passions de toute sorte, des larmes, de la boue et du sang, n'est-ce pas le fond douloureux des annales humaines ?


Et quelques rayons de beauté morale brillant dans ces ténèbres ne semblent-ils pas faire ressortir d'autant plus la corruption de l'ensemble ?

 

Qu'est-ce que la société, si ce n'est l'organisation des hommes en vue du mal qu'ils peuvent se faire réciproquement, une digue opposée par les lois, par les contrats, par la pénalité, par la force dont la société dispose, à la perversité générale ?


Qu'est-ce que l'histoire de chacun de nous, si ce n'est celle de ses péchés ?

 

Désobéissances de l'enfance, entraînements de la jeunesse, transgressions plus froides de l'âge mûr, péchés d'actions, de paroles, dépensées, ruses du cœur, défaillances de la volonté, lâchetés de la conscience, souvenir humiliant du bien que nous n'avons pas fait et du mal que nous avons accompli, n'est-ce pas le tissu même de notre vie ?...


Qui de nous n'a senti, une fois, au moins, le poids de sa propre corruption ?


Qui de nous n'a laissé échapper de son âme l'aveu et le soupir de l'apôtre : Je suis charnel et vendu au péché ?...

 

Et n'avons-nous pas éprouvé du même coup que ce péché se dresse comme un invincible obstacle entre nous et Dieu ?


Ce n'est point la distance de sa grandeur à notre petitesse qui nous sépare de Lui.


Ah ! si notre cœur était pur, il franchirait cette distance et serait aussi près du cœur de Dieu que l'est du sein de sa mère l'enfant endormi dans ses bras.

 

Ce n'est point l'enveloppe matérielle dont notre âme est revêtue qui nous sépare de Lui.

 

Ah ! si notre cœur était pur, à travers les voiles de la chair et du sang il verrait Dieu, et jouirait des douceurs de sa communion.

 

Mais Dieu est saint et nous sommes pécheurs.


De là la rupture du lien, de là une infranchissable distance morale.

 

« Ce sont nos iniquités, dit Esaïe, qui ont fait séparation entre nous et Dieu. »

 

Et, de fait, cette séparation n'est-elle pas l'état conscient ou inconscient de la pauvre humanité ?

 

Nous ne cherchons pas Dieu, nous ne l'aimons pas, nous n'entretenons pas avec Lui les rapports d'un enfant avec son père.

 

Hélas ! nous le craignons de cette crainte mauvaise qui éloigne et ferme le cœur, nous le fuyons instinctivement comme un fils infidèle fuirait son père irrité, comme un accusé fuirait son juge, et nous sommes glacés d'épouvante à la seule pensée de paraître devant Lui.

 

« Ce sont nos iniquités, nous redit le prophète, qui ont fait séparation entre nous et Dieu. »
 

Qui renversera cette muraille d'airain ? Qui rétablira le lien brisé ?


 

Christ et Christ crucifié, mes frères.

bible-refuge-du-chretien.jpg

(Suite)

 

 

 

  Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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