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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 01:02

les-Alpes-de-Felix-Neff.jpg

 

Les plaies de l'Eglise

Voici une lettre où Neff, malgré l'aménité de son caractère, revendique le droit de dénoncer les plaies de l'Eglise.

 

Cette lettre est un peu longue, mais ses directives sont toujours de saison et si claires qu'il est utile de la lire tout entière.

 

feu1


Plusieurs chrétiens, d'ailleurs très respectables, redoutent toute espèce de publicité quand il s'agit des plaies de l'Eglise, et paraîtraient peut-être plus disposés à condamner celui qui les signale que celui qui les fait.

 

Sans doute, il serait bien peu charitable de révéler sans nécessité à un monde incrédule ou indifférent, les erreurs ou les péchés qui troublent quelquefois l'intérieur de la famille de Jésus-Christ.

 

Mais serait-il beaucoup plus chrétien, celui qui ne s'affligerait des misères du peuple de Dieu qu'à cause du monde, et qui mettrait plus de soin à les cacher qu'à les guérir ?

 

Quoi ! Pourvu que la coupe parût nette aux yeux des hommes, on se soucierait peu des souillures dont elle est remplie !

 

Il suffirait d'être couvert d'une peau de brebis pour ravager impunément les troupeaux du Seigneur !

 

Et si quelqu'un voulait donner l'alarme et crier au loup, on lui imposerait silence, et on ferait peut-être feu sur lui, tandis que le véritable ennemi continuerait librement ses déprédations !

 

Appellerait-on cela sagesse ou charité, ou même justice ?...


Est-il bien sûr, d'ailleurs, que le monde ignore tous les maux dont nous gémissons, et qu'il attende, pour s'en apercevoir et pour en être scandalisé, que l'Eglise elle-même les ait signalés?...

 

Si un chrétien égaré publie dans son aveuglement des principes dangereux, s'il affiche et fait sonner bien haut des prétentions ambitieuses, s'il pèche ainsi publiquement, serait-il donc moins une occasion de chute que celui qui, jaloux de la gloire de son Dieu, protestera, au nom de l'Evangile, contre de tels abus, et se bornera à déclarer que ce n'est point là la doctrine que nous professons ?


Oh! mes frères, s'il en est quelques-uns parmi nous qui aient jugé des personnes et des choses d'après ces principes relâchés, qu'ils sondent leur coeur devant Dieu et qu'ils se demandent si c'est là marcher de droit pied selon l'Evangile ?

 

N'est-ce pas là plutôt pervertir le droit et tolérer le mal ?

 

Bien plus, c'est l'encourager, c'est le prendre sous sa protection, et s'en rendre responsable.


D'autres pensent que, s'il est nécessaire d'attaquer les erreurs et les abus, il faut au moins laisser entièrement les personnes de côté.

 

Sans doute, quand on peut le faire sans s'exposer à manquer son but !

 

Mais les choses vont rarement sans les personnes ; souvent cette distinction devient impossible ; et tant s'en faut que la Bible la fasse toujours.


Quand un pays est menacé d'une épidémie, il ne suffit pas, pour en arrêter les progrès, de publier une froide dissertation sur la maladie ; il faut encore indiquer, autant qu'on le peut, les lieux qui en sont infectés.

 

Je n'ai jamais rien compris, à cette charité qui sacrifie le tout à la partie et le bien public à l'intérêt particulier.

 

Ce serait, par exemple, une singulière charité que celle qui, de peur de nuire à un pharmacien dont les drogues seraient avariées, exposerait la santé et la vie de tous les habitants d'une ville, - ou qui, pour ménager les intérêts ou l'amour-propre d'un régent [instituteur] ignare ou paresseux, négligerait l'éducation d'une génération tout entière ! ...

La forme n'est pas indifférente

D'autres enfin, et c'est peut-être le plus grand nombre, perdent de vue l'importance des choses mêmes, pour s'attacher à la forme, et se plaindre du ton sur lequel on parle.

- « Il fallait dire tout cela ; mais on pouvait le dire autrement. » -

 

Non, car si l'écrivain, en choisissant ses expressions, n'a eu d'autre but que de rendre avec force et clarté toute sa pensée, on ne peut guère toucher à sa phrase sans en changer ou en affaiblir le sens ; et dès lors, ce n'est plus dire la même chose autrement, c'est dire autre chose...

 

Je n'ignore pas que, dans le monde, il est assez généralement reçu de ne dire, en fait de choses désagréables, qu'une partie de ce que l'on pense, et de laisser deviner le reste ; mais le chrétien doit-il imiter ce langage hypocrite, qui, bien souvent d'ailleurs, n'est qu'un raffinement de malignité ?


Quelques-uns exigeraient qu'un écrivain chrétien ne s'animât jamais que pour louer ou bénir, et voudraient lui interdire en tout temps une sainte indignation à la vue du mal ; mais lisez la Bible, et voyez si les hommes inspirés et le Sauveur lui-même ont toujours agi avec cette froide réserve qu'on voudrait nous imposer et qui ressemble beaucoup à l'indifférence ! Moïse était le plus doux des hommes (Nombres XII : 3), et cependant il jette à terre et brise les tables de la loi à la vue du veau d'or (Exode XXXII : 19).


D'ailleurs, quand on sentirait et qu'on exprimerait trop vivement les choses, cesseraient-elles pour cela d'être vraies et importantes ? et ne devrait-on plus du tout être écouté ? »


« Oui, oui, non, non. »

« Est-ce juger, écrit-il ailleurs, que de dire d'un homme qui blasphème, que c'est un impie ; d'un homme qu'on voit sortir tous les jours de la taverne en chancelant, que c'est un ivrogne ? Est-ce juger que de dire d'un homme qui nie la Divinité du Sauveur et la nécessité de son sacrifice, la corruption de l'homme et l'action du Saint-Esprit dans le coeur des croyants, et qui le fait publiquement dans ses discours ou ses écrits ; est-ce juger que de dire : Voilà un incrédule, un ennemi de la croix de Christ ? « L'homme spirituel juge de tout » et son jugement est juste parce qu'il est basé sur la loi de Dieu, et non sur les préjugés et les maximes du monde. » 


Neff professait la vérité, n'admettant aucun compromis travestissant la réalité Chrétienne.

 

Mais il la professait toujours dans la charité, contrairement au légalisme froid et si plein de hauteur suffisante se posant sur une orthodoxie vide de Dieu même.

 

 

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Bible

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Published by Refuge Protestant Refuge du Chrétien - dans Réflexion
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