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Vie Protestante Réformée

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 00:48

refuge du Chrétien 96

Par J. J. S. CELLÉRIER,

 

Déchargeons-nous sur Dieu de tout ce qui pourrait nous inquiéter,

car Lui-même prend soin de nous,

I Pierre, V, 7.

 

 

Qu'il nous est doux, d'adresser cette exhortation !

 

Que la Religion, qui la met dans notre bouche, qui nous charge de répéter, doit nous paraître aimable !

 

Dans ces jours sacrés où elle rassemble et nous invite à goûter le repos que demande la nature, elle ne s'occupe pas moins, que dis-je ? Elle s'occupe surtout de l'intérêt de nos âmes : elle veut les soutenir, les fortifier, les nourrir des plus sublimes et des plus salutaires vérités.

 

Ce n'est pas assez pour elle d'assurer quelque relâche à nos corps en suspendant le cours de nos occupations et de travaux souvent pénibles, elle veut soulager nos coeurs du fardeau plus pesant des inquiétudes.

 

Semblable à la mère tendre qui ne néglige aucun soin relatif au bonheur de ses enfants, cette Religion divine veille sur tous nos intérêts : elle les embrasse tous dans sa sollicitude, elle nous fait du bien sous tous les rapports.

Hâtons-nous de prêter l'oreille à sa voix consolante :

 

Déchargez-vous sur Dieu de tout ce qui peut vous inquiéter.

 

Venons apprendre, à nous faire une juste idée de ce devoir; venons en sentir la justice; venons en apprécier l'influence sur notre bonheur.

 

Et puissent les soins bienfaisants du Dieu qui nous parle ainsi, n'être aujourd'hui perdus pour aucun de nous !

 

Ainsi soit-il.

 

Toute sublime, tout élevée au-dessus de la nature que paraisse une telle conduite, elle n'est cependant que la conséquence nécessaire de nos relations avec Dieu.

 

Nous y sommes appelés également par la raison et par la foi.

 

Pourquoi devons-nous nous décharger sur Dieu de ce qui pourrait nous inquiéter ?  

 

C'est parce que Lui-même prend soin de nous.

 

Oui, grand Dieu ! Tu prends soin de nous.

 

C'est là une vérité gravée dans les Cieux, sur la terre et dans le coeur de l'homme.

 

C'est par Toi que roulent les astres :

 

C'est Toi qui revêts le printemps de sa parure :

 

C'est Toi qui conserves les espèces des plantes et des animaux ;

 

Négligerais-Tu Ton plus bel ouvrage sur la terre, Ton ouvrage le plus Chéri ?  

 

Tu fais croître les lis des champs, Tu nourris les oiseaux de l'air; abandonnerais-Tu l'homme qui vaut beaucoup plus qu'eux ? (Matt., VI, 26-30.)

 

Mais c'est pour lui que Tu commandes à la terre de donner son fruit dans son temps, que Tu commandes aux saisons de se succéder.

 

Ne craignons donc point, au milieu de cette foule d'êtres qui nous environnent ; je vous le déclare en Son Nom, nous sommes les premiers que distinguent ses regards, nous sommes le principal objet des soins de sa Providence,

Eh ! Pourquoi ces lois qu'Il nous donne, cette Révélation dont Il nous enrichit, ce Fils qu'Il nous envoie,
cette Parole éternelle faite chair (Jean, I, 14.), Ce Grand Rédempteur immolé pour nous, s'Il ne voulait pas nous donner toutes choses avec Lui (Rom., VIII, 32.), s'Il n'avait qu'indifférence pour notre sort ?

 

Pourquoi cette activité qu'Il a mise dans notre âme, ce plaisir qu'Il nous fait trouver dans l'exercice de nos facultés, cet intérêt si pressant qu'Il nous fait prendre au bonheur de nos enfants, au sort de ceux pour qui nous avons fait quelque chose, qui dépendent de nous par quelque endroit, à la conservation même des ouvrages sortis de nos mains?

 

Ces dispositions ne nous annoncent-elles pas que Celui de qui nous les tenons agit sans cesse (Jean, V, 17.), déploie sans cesse Ses Perfections Divines, qu'Il conserve, protège toutes les créatures, et veille particulièrement sur celles qu'Il a douées des plus belles facultés?


Et n'est-ce pas encore ce que nous dit l'expérience ?

 

Si l'histoire des peuples nous offre les grands traits d'une Providence qui dirige tout, se joue des passions des hommes, les fait servir au succès, de ses desseins, notre propre histoire ne nous offre-t-elle pas des traits plus particuliers et plus touchants qui portent dans notre coeur la persuasion de cette vérité ravissante :  

 

Dieu prend soin de nous ?  

 

En repassant notre vie, depuis notre naissance, ne croyons nous pas avoir été conduits par une invisible main qui nous éloignait des écueils que nous n'apercevions même pas, et par des chemins souvent détournés nous faisait arriver au but ?

Combien de fois une petite circonstance, qui d'abord ne paraissait rien, a décidé notre sort, amené notre bonheur !

 

Combien d'événements, qui, de loin, semblaient funestes, sont devenus pour nous une source d'instructions, souvent de jouissances !

 

Combien de fois ce Dieu qui nous dirige ne s'est-Il pas joué de nos conjectures inquiètes, de nos murmures téméraires !

 

Et, sans sortir de la vie champêtre, des objets qui nous entourent, combien de preuves remarquables et touchantes n'avons-nous pas de cette bonté, de cette Puissance Divine, si supérieures à nos pensées !

 

Tantôt des saisons contraires nous faisaient craindre de ne pouvoir semer ou recueillir ce grain précieux qui nourrit l'homme ; tout semblait perdu.

 

Dieu commandait au soleil de paraître ; quelques beaux jours changeaient la face de la terre et faisaient succéder l'espoir à nos alarmes.

 

Tantôt une sécheresse cruelle menaçait de tout faire périr de langueur.

 

L'Éternel faisait tomber une pluie bienfaisante, qui ranimait la nature comme par enchantement : elle détrempait la terre, suivant l'expression du Psalmiste (Ps. CIV, 14.), l'arrosait avec abondance, reverdissait les prairies et préparait le blé.

 

Tantôt le fruit de nos champs, dont nous attendions beaucoup, se trouvant réduit soudain à peu de chose, notre imagination se troublait; nous disions avec anxiété:  

 

Où trouverons-nous du pain ?  

(Jean, VI, 5.)

 

Et l'Éternel, Emu de pitié, bénissait, multipliait au centuple une seconde moisson ; Il lui commandait de pourvoir, de suffire à nos besoins.

 

Quelquefois un fléau destructeur étendait tellement ses ravages, que nos campagnes semblaient devoir s'en ressentir longtemps ; et bientôt, reconnaissant la vanité de nos inquiétudes, nous disions, en bénissant Dieu :

 

Nous sommes trompés en bien.

 

Ce n'est pas toujours, il est vrai, par des délivrances pareilles, ni par des délivrances proprement dites, que le Seigneur montre qu'Il prend soin de nous; mais les maux même, oui, ces maux publics et particuliers que des esprits audacieux, des esprits téméraires, dans leur aveuglement, présentent comme une objection contre la Providence, sont une preuve nouvelle de ses tendres soins.

 

Les uns sont destinés à régénérer les nations, à retremper les âmes, à ranimer en elles les germes de la piété, de la foi.

 

Ce sont ces orages qui couvrent l'horizon de ténèbres, bouleversent la nature, nous offrent l'aspect affreux de la confusion et du combat des éléments, mais qui, par une secrète influence, fécondent le sol et purifient l'atmosphère.

 

Les autres ont pour mission d'éclairer le pécheur ou d'éprouver le juste, de le rendre plus digne d'une immortelle récompense.

 

On peut les comparer à ces opérations douloureuses, mais salutaires, qu'exécute un médecin ferme et courageux, malgré les cris du malade, ou bien au procédé de l'artiste habile qui met son or dans l'ardent creuset pour l'en retirer plus pur et plus brillant.


Ainsi, loin de nous annoncer que Dieu voit notre sort avec indifférence, ces maux nous disent
qu'Il nous aime,

 

qu'Il nous aime bien mieux que nous ne saurions nous aimer, qu'Il regarde à nos vrais intérêts plus qu'à notre faiblesse, qu'Il envisage l'âme plus que le corps, l'éternité plus que l'instant passager qui s'enfuit.

Ainsi, lors-même qu'Il nous afflige, Il prend un soin tout particulier de nous : alors aussi Ses consolations se répandent dans l'âme soumise ; elles la relèvent, la fortifient: enveloppés encore des nuages de l'infortune, nous voyons percer les rayons d'une Divine Espérance.

 

Il ne suffisait pas cependant que la raison pût nous conduire à cette grande idée que Dieu prend soin de nous ; il ne suffisait pas que cette vérité découlât de sa nature et de la nôtre.

 

Pour prévenir toutes nos craintes, pour dissiper toutes nos incertitudes, Il a daigné nous en faire dans Sa Parole les déclarations les plus formelles.

 

Il dit à chacun de nous, comme autrefois à Josué ; (Chap., I, 9.)  

 

JE ne te laisserai point, JE ne t'abandonnerai point.

Fortifie- toi et prends courage;

que rien ne te trouble et ne t'épouvante,

car JE serai avec toi partout où tu iras.

 

Et pour nous convaincre qu'Il ne dédaignera pas de pourvoir même à nos plus légers intérêts, Il va jusqu'à nous assurer que tous les cheveux de notre tête sont comptés (Luc, XII, 7.).

 

Il se plaît à prendre l'engagement de veiller sur nous, de nous protéger dans tous les instans, comme s'Il voulait subvenir à notre faiblesse, et nous armer pour ces moments d'angoisse où le trouble de l'imagination obscurcit le jugement.

 

Il nous invite Lui- même à nous décharger sur Lui de tout ce qui pourrait nous inquiéter, et c'est assez nous dire qu'Il veut obtenir notre confiance pour Prix de ses soins.

Ne sentons nous pas à présent, combien il est raisonnable, naturel et juste de nous reposer sur Dieu.

 

Il gouverne le monde; Il prend soin de nous, et nous ne serions pas tranquilles !

 

Insensés ! Nous confierions nos jours à un médecin, notre fortune à un négociant, notre sort à un protecteur : nous confierions notre existence tout entière à des hommes faibles, impuissants, sujets à l'erreur comme nous; et lorsque Celui chez qui la sagesse, la puissance, la bonté résident dans Sa plénitude, nous offre de veiller sur nos intérêts, nous refuserions de nous abandonner à Sa Conduite !

 

L'enfant porté dans les bras de sa mère, traverse les plus grands périls avec le doux sourire de la sécurité ; et nous, appuyés sur ce bras qui soutient les mondes, nous éprouverions l'inquiétude et la crainte !

 

Nous refuserions au Très-Haut l'hommage de notre confiance !

Ah ! Nous lui devons cet hommage ;

 

Il l'attend de nous; c'est le seul dont Il puisse être flatté.

 

Les astres suivent la marche qu'Il leur trace; les animaux sont conduits par l'instinct qu'Il leur a donné ; mais ces créatures inanimées ou privées d'intelligence cèdent à Sa Volonté, sans avoir la connaissance de ses perfections et le sentiment de son amour.

 

L'homme, l'homme seul peut honorer son Créateur, parce qu'il peut seul, en se confiant en Lui, en se reposant sur Lui, en s'abandonnant à Ses soins sans réserve, lui offrir l'hommage du coeur, dont Il est jaloux.

Et c'est aussi là, c'est aussi le moyen de l'Intéresser à notre sort.

 

J'en appelle à nous-mêmes.

 

Ne regardons nous pas comme sacrés les intérêts qu'on nous confie ?

 

Il n'y a que l'homme absolument dépravé chez qui ce sentiment soit détruit.

 

Que dis-je ? On a vu des malheureux enfoncés dans le bourbier du crime se montrer encore sensibles à la confiance ; on les a vus servir avec fidélité, avec dévouement ceux qui s'étaient remis en leurs mains.

 

Quel blasphème donc, quel blasphème ne serait-ce pas de penser que l'Être tout-parfait puisse trahir ou négliger les intérêts de l'homme dont le coeur se rend à Ses Invitations et compte sur Ses Promesses !

Mais si celui qui refuse de se confier en Dieu, de se décharger sur Lui de ses soucis et de ses peines, est coupable, infiniment coupable envers son Créateur, son Père, il est bien plus à plaindre encore.
 

 

Malheur, dit l'Écriture, (Jérém., XVII, 5.) à celui qui se confie en l'homme et qui de la chair fait son bras.

 

Malheur à celui qui ne se confie pas en Dieu, et que Dieu, pour cette raison, ne protège pas !

 

C'est un voyageur épuisé, haletant sous le fardeau dont il est chargé : il le traîne en gémissant, et rejette les secours de Celui qui Seul pourrait le décharger.

 

Au poids des malheurs présents, sous lequel il est près de succomber, il ajoute le poids de ceux qui n'existent pas encore.

 

Plus infortuné que la brute, qui ne souffre qu'au moment où elle sent l'atteinte de la douleur, son imagination, cette faculté céleste qui, s'élançant dans l'avenir, peint tous les objets du plus vif colori, et nous fut donnée pour adoucir, pour effacer les maux présents par la ravissante perspective des biens éternels, cette imagination fait ou fera son supplice ; elle l'entoure ou l'entourera de fantômes effrayants, qu'il ne peut, ne pourra ni fuir ni repousser.

Opposons à ce tableau celui du fidèle qui se repose sur son Dieu.

 

Mais comment peindre une telle situation ?

 

Pour l'apprécier, il faut l'avoir goûtée : dès que je veux en offrir quelques traits, le sentiment de sa douceur inonde mon âme, et je ne trouve plus d'expression.



O nous qui, dans une circonstance critique, avons vu l'horizon s'éclaircir pour nous, lorsque l'ami en qui nous avions mis notre confiance s'est chargé du soin de nous guider.

 

Nous qui, dans un péril éminent, étions éperdu, troublé jusqu'au moment où une mère, un père, une épouse, un époux s'est approché de nous, a pris notre main tremblante, et nous a dit par ses regards : Je suis la pour te défendre !

 

Nous qui, dans un lit de maladie, environné des cordages de la mort (Ps, CXVI, 3.), sentions notre courage renaître au seul aspect du médecin !

 

Essayons du moins, essayons de comprendre quelle doit être la félicité de l'homme qui se décharge sur son Dieu, sur son Dieu de tout ce qui peut l'inquiéter.

 

Il goûte ce calme délicieux, ce calme parfait de l'esprit et du coeur, qui fut la chimère des anciens philosophes et le but qu'ils poursuivaient.

 

Mais s'il fut honorable pour l'humanité de concevoir une telle situation et d'y aspirer, hélas ! On n'en vit approcher qu'un petit nombre d'hommes rares ; et même, pour émousser les traits de l'inquiétude, ne connaissant d'autre secret que d'éteindre la sensibilité, ils ne goûtèrent le repos qu'aux dépens du bonheur.

Religion divine ! Religion de mon Sauveur ! Toi seul peux nous conduire dans les sentiers de la paix et de la sagesse.

 

Au lieu de ces maximes pompeuses dont retentissent les écoles de la philosophie humaine, de ces maximes si difficiles à saisir, à pratiquer, tu nous dis:  

 

Déchargez-vous sur Dieu, etc.

 

Ainsi Tu mets ce que la raison a de plus sublime à la portée de l'esprit le plus simple et du coeur le plus faible, et loin que l'élévation où Tu nous places refroidisse la douce chaleur du sentiment, c'est par l'amour que Tu nous y fais monter.


Voulez-vous, voulons nous faire l'heureuse expérience de cette félicité ? En voici le moyen.

 

Observons ce grand précepte de Jésus, auquel toute la loi se rapporte :  

 

Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de toute ton âme

(Matth., XXII, 37.).

 

Pénétrons-nous de sa Toute Présence, et de Ses Soins Paternels.

 

Environnons-nous de l'image de ce bon, de cet adorable Sauveur qui nous appelle, qui nous dit :  

 

Venez à Moi, vous tous qui êtes travaillés

et chargés et JE vous soulagerai.

Matt. XI, 28.


Alors un sentiment de repos et de calme se joindra pour nous à l'idée de ce Dieu Sauveur.

 

Penser à Lui, parler de Lui, servira de baume à nos plaies.

 

En toute circonstance, en tout lieu, et surtout quand nous entrerons dans son sanctuaire, quand nous nous approcherons de Celui qui l'habite, il s'approchera de nous (Jacq. IV, 8.); ses consolations restaureront, rafraîchiront notre âme.

 

Ainsi soit-il. Amen,

 


J. J. S. CELLÉRIER,

Bible

Croix

 


 

 

Source : Regard

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