Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur

Facebook, Google +, Twitter

en cliquant sur l'un des trois liens 

ci dessous

Facebook suivi

Refuge Protestant Google +
Refuge Protestant sur Google +
Google plus Refuge Protestant

 

Twitter Refuge Protestant
8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:00

adolphe-monod-rp.jpg

La préoccupation des petits intérêts

(10 février 1856)


Mes biens-aimés, qui me donnez une marque de votre amour fraternel en vous joignant encore à moi pour participer au repas de l'amour du Seigneur, l'un des objets qui troubleraient l'âme d'un homme (...) si elle n'était rassurée (...) par la grâce toute gratuite de Dieu en Jésus-Christ, c'est le souvenir de cette partie de sa vie qui a été perdue, quand elle n'a pas été plus que perdue, en petits intérêts, au lieu d'être occupée aux grands intérêts qui seuls devraient être constamment sous les yeux d'un Chrétien.


C'est pourquoi je veux appeler un moment votre attention sur le grand mal qu'il y a dans la préoccupation des petits intérêts pour le Chrétien.


Expliquons bien d'abord qu'il ne faut pas confondre la préoccupation des petits intérêts avec l'attention donnée aux petites choses. Nous sommes appelés par Dieu à nous occuper d'une foule de petites choses, et c'est d'elles surtout que se compose la vie. La manière dont nous remplissons les petits devoirs est une mesure tout aussi fidèle, souvent plus fidèle, de notre piété, que celle dont nous remplissons les grands, parce que dans les petits, nous n'avons pour témoins que Dieu, nous mêmes, et notre famille, tandis que dans l'accomplissement des grands, nous sommes placés sur une sorte de théâtre, où notre orgueil ne trouve quelquefois que trop de complaisance à se voir établi.


D'ailleurs, rien n'est petit ou grand de soi : il ne le devient que par l'esprit que nous y portons. Devant Dieu, ce que nous appelons petit est aussi grand que ce que nous appelons le plus grand, et ce que nous appelons grand est aussi petit que ce que nous appelons le plus petit, puisque Dieu est infini et éternel.


Une servante fidèle qui prend un soin affectueux d'un enfant que lui ont confié ses maîtres, pour l'amour de Dieu, fait une chose très grande devant Dieu, et qui aura sa récompense, et un homme d'Etat qui aspire pour l'amour de soi-même aux premiers honneurs de la sagesse ou de l'éloquence, fait une chose très petite devant Dieu, et qui pourra lui attirer plus de honte dans le ciel que de gloire sur la terre.

 

Ce qui importe donc, c'est d'apporter dans tout ce que nous faisons un esprit grand, élevé, qui regarde toujours à Dieu, et qui fait toutes choses en vue de lui et de l'éternité ; en sorte que nous portant Dieu partout dans nos coeurs, nous le portions aussi partout dans nos paroles et dans nos oeuvres, et qu'il n'y ait rien de petite, de terrestre, de passager, dans notre vie tout entière.

 

L'exemple de Dieu lui-même achèvera de nous éclaircir ce que je viens de dire. Dieu ne fait aucune différence, pour le soin qu'Il y apporte, entre les petites choses et les grandes. Il construit un brin d'herbe ou un flocon de neige avec autant de soin qu'Il règle les proportions, les rapports et les mouvements des astres, et qu'Il fabrique un grain de sable ou qu'Il plante un Mont Blanc, Il fait tout ce qu'Il fait en Dieu, c'est à dire avec un soin parfait.

 

Mais ce Dieu qui ne voit rien de trop petit pour mériter Son Attention, a toujours dans Ses Petites Oeuvres, comme dans les Grandes, l'Eternité, Son Règne, Sa Gloire devant les Yeux, selon ce qu'Il a dit Lui-même :

"L'Eternel a tout fait pour Sa Gloire ", et il n'y a absolument rien dans toutes les oeuvres, soit morales, soit physiques même de Dieu, dans lequel Il n'ait porté le poids immense d'un Regard Infini et d'un Intérêt Eternel.

 

De même de Jésus, ce Dieu rendu visible. Non seulement Il ne néglige pas de pauvres petits enfants qu'on Lui apporte et que les apôtres regardaient comme au dessous de Lui de bénir, mais Il ne néglige pas même les fragments des pains et des poissons, et Il veut que rien ne se perde, et cela dans un moment où Il vient de faire voir qu'une parole, et même sans parole, Il peut multiplier les pains et les poissons à volonté.

 

Et ce même Jésus est Celui qui accomplit les oeuvres les plus grandes dans son Incarnation, dans sa Rédemption, dans sa Passion, dans sa Résurrection et dans son Ascension Glorieuse. Mais Il fait toutes ces choses dans le même Esprit, et soit qu'Il resssuscite, qu'Il monte aux cieux, soit qu'Il s'arrête pour bénir ces petits enfants, ou pour faire ramasser les morceaux de pain et de poisson, ou pour adresser la moindre parole de consolation à un affligé, ou pour tendre un verre d'eau froide à qui a soif, Il a toujours, dans chacune de Ses Actions, Dieu, l'Eternité, et la Gloire de son Père en vue, et c'est par là que Jésus Christ nous apparaît dans toutes Ses Oeuvres, ayant toujours Sa tête dans le Ciel quoique Ses Pieds soient sur la terre, et disant : "Celui qui est dans le Ciel", en parlant de Lui-même.

 

Comme tout est Grand dans Son Âme, Tout est Grand dans toutes Ses Oeuvres et dans toutes Ses Pensées.

 

Eh bien, mes chers amis, voilà l'exemple qui nous est proposé, et c'est ainsi que nous devons marcher, préoccupés toujours non des petits intérêts de la terre, encore moins de ses convoitises et de ses péchés, mais préoccupés de Dieu, de Sa Gloire, de Son amour, et de l'Oeuvre de Jésus Christ pour l'Honneur de Dieu et pour le Salut de l'humanité, en même temps que pour le nôtre.

 

Faits à l'Image et à la Ressemblance de Dieu, nous devons être ses imitateurs, et dans les moindres soins, comme dans les plus grands, porter toujours la Pensée Dominante de Dieu et de l'Eternité. Le Chrétien, quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, doit toujours être grand devant Dieu, qui pèse la solide grandeur.

 

Les peintres ont représentés les saints avec une auréole : l'Ecriture n'a rien fait de semblable, excepté pour un saint dans la première partie de la Bible, il est vrai qu'elle le fait d'une manière tout exceptionnelle. Les saints portent leur auréole en eux-mêmes, et la répandent partout où ils passent, et il faut que le Chrétien donne une telle opinion de lui, qu'en quelque lieu qu'on le rencontre, dans la rue, dans un salon, à table, en prison, au faîte des grandeurs, on ait toujours le sentiment que c'est un homme qui cherche Dieu, qui songe à avancer les grands intérêts de l'humanité, qui trouve qu'il ne vaut pas la peine de vivre pour autre chose que pour glorifier Dieu et y fait concourir tous ses avantages et tous ses revers, qui est prêt à quitter la terre dès que son oeuvre en ce point sera accomplie, et qui va,  comme son Maître, de lieu en lieu, faisant le bien.

 

Oh ! Que ce Chrétien serait saint, qu'il serait heureux, exempt de convoitise, d'envie, d'inquiétude, et de tout ce qui trouble l'âme ! Marchant toujours avec Dieu, qu'il ferait honorer l'Evangile ! Qu'il fermerait la bouche victorieusement aux contredisants, et que d'âmes il amènerait à son Sauveur, par l'humble éclat d'une vie toute sainte, plus encore que par ses paroles les plus puissantes !

 

Mais ces Chrétiens, où sont-ils ? Mon Dieu, où sont-ils ? et qu'il serait plus facile d'en trouver, je dis de vrais chrétiens, sincères, qui, s'ils venaient à mourir, remettraient leur âme entre les mains du Seigneur, qui dans le fond s'attendent à Lui, mais qui se laissent détourner et préoccuper par de petits intérêts, par l'amour de l'argent, par la soif de la gloire de l'homme, par la jalousie d'un compétiteur, par un ardent désir de succès personnels, par une ambition en dehors des voies que Dieu leur a frayées, par l'impatience des maux, par la répugnance pour les humiliations et pour les croix, (...)qui ne laissera pas de traces à la mort ! O mon Dieu ! Que les Chrétiens conséquents sont en petit nombre ! c'est pour cela, mes amis, que l'Evangile est compromis par ceux qui le professent, et qu'on dit d'eux si souvent qu'après tout ils poursuivent ce que poursuivent les autres, et que ce qui trouble les autres, les trouble également.

 

Ainsi l'Evangile est blessé par ceux-là même qui y cherchent leur paix et leur salut, et qui devraient employer tout ce qu'ils ont de force et de vie pour le glorifier, en marchant la tête haute, la tête au Ciel comme Jésus, cheminant les pieds sur la terre mais respirant dans le Ciel, et y Puisant le Principe de toutes leurs actions et la Force de toute leur vie.

 

Si vous saviez, mes amis, combien, quand on voit de près la mort, toutes ces illusions se dissipent, combien tout ce qui est petit paraît petit, combien cela seul qui est grand devant Dieu paraît Grand, combien on regrette de n'avoir pas plus vécu pour Dieu comme a vécu Jésus, et combien, si l'on avait à recommencer la vie, on voudrait la mener d'une manière plus sérieuse, plus pleine de Jésus-Christ, de sa Parole et de ses exemples, - si vous le saviez ! vous mettriez dans ce moment même la main à l'Oeuvre, vous supplieriez Dieu de mettre votre conduite en rapport avec vos sentiments et votre foi, vous y réussiriez, comme tant d'autres après tout y ont réussi, parce qu'ils ont crié à Dieu, et qu'ils on voulu sincèrement devant Dieu, et cette poignée d'enfants de Dieu qui est rassemblée dans cette chambre(...), ces Chrétiens avec toutes leurs infirmités et leurs langueurs, feraient plus pour l'avancement du règne de Dieu et pour le bien de l'humanité qu'une foule compacte et revêtue de tous les dons possibles, et ils feraient des actions d'autant plus grandes que toute pensée de vaine grandeur serait désormais bannie loin de leur coeur.

 

C'est mon souhait pour vous, c'est mon ardente prière, et c'est aussi la prière que je vous supplie de présenter à Dieu pour moi, afin que durant le temps qui me reste, quel qu'il soit, je ne songe plus qu'à vivre pour la Gloire de Dieu et pour le Bien de mes semblables, ce qui sera vivre en même temps pour ma propre joie Eternelle !

Adolphe Monod,

Adolphe-Monod.gif


 

Source : Les adieux d'Adolphe Monod,Pasteur Protestant

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge du Chrétien - dans Réflexion
commenter cet article

commentaires

Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch