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Vie Protestante Réformée

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 09:47
Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue par Ernest Dhombres (Dernière partie)

Jésus et la samaritaine ou réponse à une âme perdue

Par Ernest Dhombres (Pasteur Protestant)

Dernière partie*

 

 

 

Or, il fallait qu'il passât par la Samarie. Il arriva donc à une ville de Samarie, nommée Sychar, près du champ que Jacob donna à Joseph son fils. Or, là était la source de Jacob. Jésus donc, fatigué du voyage, s'était ainsi assis près de la source ; c'était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l'eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire. Car ses disciples s'en étaient allés à la ville pour acheter des vivres. La femme samaritaine lui dit donc : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi, qui suis une femme samaritaine ? (Car les Juifs n'ont point de relations avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit : Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, tu l'aurais prié toi-même, et il t'aurait donné de l'eau vive. La femme lui dit : Seigneur, tu n'as point de vase pour puiser, et le puits est profond, d'où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-là aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissante jusqu'à la vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau-là, afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour puiser. Jésus lui dit : Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme répondit : Je n'ai point de mari. Jésus lui dit : Tu as bien dit : Je n'ai point de mari ; car tu as eu cinq maris ; et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari ; tu as dit vrai en cela. La femme lui dit : Seigneur, je vois que tu es un prophète ! Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous dites, vous, que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. Jésus lui dit : Femme, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez point ; nous, nous adorons ce que nous connaissons ; car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient, et elle est maintenant arrivée, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi, ce sont de tels adorateurs que le Père cherche. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. La femme lui dit : Je sais que le Messie (celui qui est appelé Christ) vient ; quand celui-là sera venu, il nous annoncera toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi, qui te parle. Et là-dessus, ses disciples arrivèrent, et ils s'étonnaient de ce qu'il parlait avec une femme ; néanmoins, aucun ne dit : Que lui demandes-tu ? ou : De quoi parles-tu avec elle ? La femme laissa donc sa cruche et s'en alla à la ville, et elle dit aux gens : Venez, voyez un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait : ne serait-ce pas le Christ ? Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers lui. (Jean 4.5-29)



Comment Jésus réveillera-t-Il la soif endormie de la Samaritaine ?

 

En réveillant sa conscience, en produisant en elle une conviction irrésistible de péché.

 

Va et appelle ton mari !

 

Parole qui pénètre comme un glaive dans son âme, parole qui fait apparaître tout d'un coup à ses propres yeux les péchés de la vie qu'elle avait réussi à oublier !

 

Aussi, s'écrie-t-elle avec une promptitude naïve :

 

« Seigneur, je vois que tu es un prophète. »

 

C'est-à-dire :

 

 « Seigneur, tu m'as sondée, tu m'as jugée. »

 

Le trait a porté, vous le voyez.

 

Il a si bien porté que la Samaritaine veut en détourner la pointe aigüe, en posant aussitôt au Sauveur une question qui ne la concerne plus directement elle-même, la question actuelle, la question pendante entre les Juifs et les Samaritains :

 

 « Est-ce à Jérusalem ou à Garizzim qu'il faut adorer ? »

 

 Jésus qui sait que son but est atteint, malgré la diversion tentée par cette âme, daigne répondre à cette question par un de ces mots lumineux et vastes qui épuisent un sujet en le touchant, mais que nous n'avons pas le temps de commenter ici.

 

Il donne raison aux Juifs contre les Samaritains, à là foi des pères contre la foi dégénérée des schismatiques, mais en annonçant que Juifs et Samaritains feront place à un nouveau peuple adorant Dieu « en esprit et en vérité » dans ce tabernacle spirituel, indépendant des temps et des lieux, qui est l'Eglise ou le cœur chrétien.

 

 « Je sais, répond la Samaritaine, que le Christ doit venir. Quand donc il sera venu, il nous annoncera toutes choses. »

 

 « Je le suis, moi qui te parle, » dit solennellement Jésus.

 

C'en est assez.

 

Il a révélé à la femme ce qu'elle est, et ce qu'Il est Lui-même :

 

elle la pécheresse perdue, Lui le Messie, le Désiré des nations, le Fils de Dieu, le Sauveur !

 

C'en est assez !

 

Voilà une âme blessée à salut.

 

Toute émue, toute troublée, elle « laisse sa cruche, et s'en va, par la ville, » rendre ce témoignage si frappant dans son humilité ; « Voilà un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait, ne serait-ce point le Christ ? »

 

Pécheresse de Sichem, je salue en toi une nouvelle créature !

 

Convaincue de péché, tous les instincts spirituels vont se réveiller dans ton âme, et tu en chercheras en Christ seul la satisfaction profonde.

 

 Pécheresse de Sichem, tu ne retourneras plus aux citernes de ce monde, mais tu iras t'abreuver à la source des eaux vives.

 

Pécheresse de Sichem, tu feras plus encore !

 

Désaltérée toi-même, tu seras pour d'autres le canal de la grâce, des fleuves d'eau vive découleront de toi !

 

Je vois déjà venir tes compatriotes auprès de Jésus, et je les entends dire :

 

« Ce n'est plus sur la parole de la femme que nous croyons, mais voici nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est le Christ, le Sauveur du monde. »

 

Ames altérées, mais qui dissimulez ou étouffez votre noble soif dans la matière, dans l'indifférence ou la frivolité, dans l'orgueil ou l'abattement, que faut-il pour réveiller cette soif au-dedans de vous, et vous contraindre à la désaltérer en Christ ?

 

Il faut que Christ vienne, vous aussi, vous convaincre de péché.

 

Votre cœur a souffert des misères de la vie, mais votre conscience n'a pas souffert de la misère des misères, le péché.

 

Vous avez douloureusement senti, éloquemment décrit peut-être les imperfections, les contradictions, les déceptions et les désordres de ce monde, mais vous ne vous êtes pas dit encore, que le désordre central est en vous-mêmes ; dans votre propre cœur.

 

Il faut que vous Le reconnaissiez enfin, en vous frappant la poitrine.

 

Il faut que vous vous sentiez, âmes altérées, non seulement malheureuses, mais coupables, coupables au premier chef, dans la première des relations de votre vie, coupables envers Dieu !

 

...Ah ! Quand ce sentiment, si faible soit-il (et il est toujours trop faible), aura commencé au-dedans de vous, alors vous éprouverez une soif plus profonde et plus ardente que toutes les autres, celle du pardon et de la sainteté.

 

Et cette soif, vous ne pourrez plus ni vous en défaire, ni même vous en distraire, vous ne pourrez plus jeter sur elle le voile de la frivolité ou de l'orgueil, vous ne pourrez plus en demander l'apaisement aux sources d'ici-bas, il faudra aller à deux genoux, les mains suppliantes, le demander au Dieu de Jésus-Christ.

Oh ! S'Il paraissait maintenant devant vous, ce Divin Sauveur, comme Il parut devant la Samaritaine, s'Il attachait sur vous comme sur elle son Pénétrant Regard, s'Il ouvrait la bouche pour prononcer le mot révélateur de votre corruption et pour déclarer tout ce que vous avez fait... quel trouble, quel effroi !...

 

Ne voudriez-vous pas vous enfuir du  temple ou d’où vous êtes ?...

 

Mais non, demeurez sous ce Regard !

 

Laissez-vous, une fois enfin, juger par Jésus-Christ.

 

Laissez-Le vous révéler vous-même à vous-même en arrachant tous les voiles.

 

Laissez-Le vous retracer ces actes coupables, que votre conscience vous reproche, ces paroles que vous n'avez pas su retenir, ces pensées qui sont montées comme des vapeurs impures du fond de votre cœur.

 

Laissez-Le remettre devant vous le mal que vous avez commis, et celui que vous avez voulu commettre, double charge qui doit toujours peser sur votre conscience.

 

Laissez-Le faire justice de ces éloges que vous vous laissez décerner avec tant de complaisance, laissez-Le dévoiler ces mobiles inférieurs, cette recherche de vous-même, cette préoccupation du regard des hommes, qui déparent vos meilleures œuvres ; laissez-Le constater cette révolte foncière et permanente contre Dieu, que vous sentez frémir au-dedans de vous sous les apparences de l'honnêteté, de la sagesse, de la piété elle-même...

 

Laissez-Le vous juger, vous condamner, vous accabler en vous disant tout ce que vous avez fait.

 

Que si le trait porte aussi dans votre âme, n'essayez pas, comme fit d'abord la Samaritaine, d'en détourner la pointe aigüe par quelque diversion intéressée, par quelque question de théologie...

 

Ah ! Il ne s'agit pas ici de théologie, mais de conversion et de salut.

 

Il ne s'agit pas de la question générale, mais de la question personnelle, de la question qui prime toutes les autres, de la question de votre état actuel devant Dieu, et de votre situation...demain dans l'éternité.

 

Encore une fois, n'essayez point d'échapper...laissez la lumière se faire au-dedans de vous !

 

Laissez le Seigneur, dans cette solennelle rencontre, mettre à nu tous les péchés de votre vie jusqu'à ce que, vous sentant comme enfoncer dans un océan d'iniquités, vous n'ayez plus qu'un cri à faire entendre :

 

Seigneur, sauve-moi, car je péris !

 

Car voici, c'est du sein de votre détresse que sortira votre délivrance !

 

C'est dans cet abîme d'humiliation que « Dieu vous attend pour faire grâce. »

 

Après vous avoir dit tout ce que vous avez fait, Jésus-Christ vous dira tout ce qu'Il a fait Lui-même...

 

Ce qu'Il a fait ?

 

Il vous a aimés, « lorsque vous étiez ses ennemis. »

 

Il vous a vus perdus...et Il est descendu du ciel, Il a revêtu une chair mortelle, Il a vécu de votre vie, Il a souffert, Il a été mis en langueur, Il s'est laissé insulter, condamner, flageller, immoler sur une croix...pour vous apporter du haut de cette croix, le Pardon, la Paix, l'Eternelle vie, pour vous rendre le Vrai Bien, le Souverain bien perdu, Dieu !

 

Dieu et un Dieu apaisé, qui n'a pour votre passé qu'un pardon Gratuit, Absolu, Sans Réserve, effaçant jusqu'aux derniers vestiges de vos péchés ; pour votre présent que les richesses incompréhensibles de Sa Grâce ; pour votre avenir que ses plus éclatantes promesses et son auguste société dans les cieux !

 

Dieu, et un Dieu apaisé, mes ami(e)s, n'est-ce pas là le Don Suprême ?

 

Nest-ce pas là cet infini, ce parfait, cet immuable, cet éternel, cet inépuisable après lequel soupiraient nos cœurs, mais qu'ils ne trouvaient jamais, parce qu'au lieu de le chercher, ils le fuyaient d'une fuite insensée à travers toutes les vanités d'ici-bas !

 

Dieu et un Dieu apaisé, pour toujours rendu à notre âme !

 

Dieu dans nos joies, Dieu dans nos peines, Dieu dans nos tentations, Dieu dans nos déceptions et dans nos froissements, Dieu dans nos abandons et dans nos ruines, Dieu dans la vie, Dieu dans la mort.

 

..Ames altérées, n'est-ce pas là la source des eaux ?...

 

N'en entendez-vous pas le joyeux murmure, n'en respirez-vous pas l'humide fraîcheur ?

 

Ne sentez-vous pas que si vous alliez vous y abreuver de toute l'ardeur de vos aspirations, vous vous désaltéreriez enfin, vous auriez trouvé non une source, mais La Source, non une eau passagère et trompeuse comme tant d'autres, mais l'Eau Vive elle-même, l'Eau Vive jaillissant jusques dans la vie éternelle ?

 

Prends maintenant ta coupe, jeune homme et jeune fille, et essaie de cette Source Céleste....

 

Dans cette onde limpide qui descend des hauteurs tu puiseras le secret d'une jeunesse pure, ouverte aux sentiments les plus généreux, aux inspirations les plus fécondes.

 

Tu y recueilleras tous les parfums et toutes les saveurs, excepté l'acre saveur du mal dont tu ne voudras plus.

 

Prends ta coupe, ô toi qui marches sous le midi brûlant de la vie !

 

Tu trouveras ici le rafraîchissement que le monde ne donne pas ; et tandis que bien des gouttes amères te seront épargnées, celles qui se mêleront nécessairement à ton breuvage seront adoucies par l'eau Céleste...et demain absorbées par elle.

 

Prends ta coupe, vieillard et vieille femme découragés !

 

Il est encore des joies pour toi.

 

Si les fontaines de la terre s'épuisent, le Ciel, ouvert par Jésus-Christ, le ciel, dont tu es plus près, t'envoie des rosées plus abondantes.

 

Venez tous, mes frères et mes soeurs, venez au puits de Jacob !

 

Accourez, âmes altérées, à la douce invitation de Celui qui dit :

 

« si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive »...en attendant que là-haut, sous les ombrages « de l'arbre de Vie » et sur les bords du fleuve qui baigne les murs de la Sainte Cité, la même Voix nous répète, mais au sein de la Perfection et de l'Harmonie Eternelle :

 

Que celui qui a soif vienne et je lui donnerai de l'eau vive sans quelle lui coûte rien. »

 

Amen,

 

 Ernest Dhombres

 Ernest Dhombres,

Pasteur Protestant Réformé

 

Bible (115)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : SERMONS   ET  HOMÉLIES d’Ernest Dhombres,

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... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

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