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Vie Protestante Réformée

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 17:18

haendel.jpg

Georges Frédéric Haendel

 (1685-1759)
 
Une nuit de 1741, Georges Frédéric Haendel errait sans but dans les rues de Londres.

Pendant 40 ans, il avait écrit une musique majestueuse pour l’aristocratie anglaise et celle du continent.

Des rois, des reines, l’avaient comblé de faveurs.

Puis les gens de cour se détournèrent de lui, des rivaux jaloux empêchèrent que fussent joués ses opéras.

Et le compositeur tomba dans la gêne...


Chaque soir il partait pour un de ces vagabondages.

Dans son esprit tourmenté s’affrontait l’espoir, fondé sur ses gloires passées, et la crainte d’un avenir incertain.

A mesure qu’il s’endettait, l’étincelle créatrice le désertait.

Il approchait de la soixantaine, et il se sentait las, découragé.


En rentrant chez lui cette nuit-là, il trouva un paquet sur son pupitre.

C’était un oratorio sacré de Charles Jennens, ce poète de deuxième ordre.

Haendel grogna entre ses dents.

Une lettre était jointe au livret. Jennens y disait: "Le Seigneur nous en a donné l’ordre."

Haendel, d’une main distraite, feuilleta le livret.

Tout à coup, un passage retint son regard :


«Il était méprisé et rejeté des hommes... Il cherchait quelqu’un qui eut pitié de lui, mais ne trouvait personne pour le réconforter... »


Haendel poursuivit sa lecture et, plus il avançait, plus il se voyait en présence de son propre cas:


«Il croyait en Dieu... Dieu ne laissera pas son âme dans le séjour des morts... Il lui donnera la paix...»


Les mots commençaient à prendre vie, à resplendir de sens.


Il s’exclama: Oui, je sais que mon Rédempteur est vivant ! Joie ! Joie ! Alléluia !


Et voilà qu’il sentit se ranimer la flamme de jadis.

Dans son esprit, de merveilleuses mélodies se pressaient, tumultueuses.

Saisissant une plume, il se mit à écrire, et les feuilles se couvrirent de notes...

Le lendemain, son vieux domestique le trouva toujours penché sur son pupitre.

Il ne toucha pas au repas du midi ni à celui du soir, ni à aucun repas les jours suivants.

Il écrivait sans arrêt, et parfois il courait précipitamment au clavecin.

Par moments, il arpentait la pièce en agitant les bras, chantant : «Alléluia ! Alléluia !» les joues rouges de fièvre.
«Je ne l’ai jamais vu comme ça, confiait le malheureux serviteur à un ami de son maître, il me regarde et ne semble pas me voir. Il dit qu’il a vu les portes du Ciel s’ouvrir, et que Dieu lui-même était présent... Je crains qu’il ne Soit en train de devenir fou.»
Pendant 24 jours, Haendel travailla ainsi, comme un forcené, sans presque prendre de repos ni de nourriture.

Puis il tomba sur son lit, épuisé.

Sur son pupitre s’étageaient les feuillets du Messie, le plus grand oratorio qui ait jamais été composé.
Cet oratorio, avec ses choeurs majestueux, atteint son apogée avec le célèbre «ALLELUIA !»
Comme Londres ignorait ses oeuvres à cette époque-là, Haendel porta son «Messie» en Irlande au Lord lieutenant-gouverneur.
L’oratorio devait être exécuté pour la première fois le 15 avril 1742.
Une foule immense commença d’affluer devant le théâtre longtemps avant l’ouverture.
L’accueil de ce premier auditoire fut triomphal. C’était au grand théâtre de Dublin.

Puis Londres à son tour désira entendre «Le Messie».
L’exécution eut lieu au théâtre de Covent Garden le 25 mars 1745.
Il y eut un moment pathétique: au choeur de l'Alléluia, le roi Georges II se leva et resta debout, et toute l’assistance se leva et resta debout jusqu’à la finale.

Jésus, le Roi des rois avait manifestement inspiré son humble serviteur Georges-Frédéric HAENDEL.
Des âmes se convertirent elles à ce moment là ?
Dieu seul le sait, cependant Haendel lui, sut entendre et suivre la seule voie que le Christ lui offrait gratuitement et qui seule celle ci pouvait le sauver, lui parler à son coeur et lui donner la vraie paix.

Je sais que mon Rédempteur est vivant.


 

Georges Frédéric HAENDEL, mourut à Londres en 1759, à l’âge de 75 ans.


Sur son lit de mort, lorsqu’il sentit que la fin approchait, il se fit lire, par son fidèle serviteur Jean, le Psaume 91.

 

Quand la fin de la lecture fut achevée, il dit :  

 

« Que c’est beau ! Voilà une nourriture qui rassasie et qui restaure. Lis-moi encore quelque chose ; prends le chapitre 15 de la première Épître aux Corinthiens. »


Jean lut ce que son maître demandait et, plusieurs fois, le malade l’interrompit pour dire :  

 

« Arrête-toi, répète-moi cela encore une fois ! »

 

Quelques instants après, il voulut qu’on lui lût dans le recueil de cantiques de sa mère, celui qu’elle aimait particulièrement :


« J’ai l’assurance
dans la foi qui m’unit au Christ.
Qui peut me dérober
ce joyau que Sa mort et Son sang m’ont acquis ?
Sa fidèle Parole me l’affirme,
c’est pourquoi ma foi dit :
j’ai l’assurance »
.


Les lèvres du malade remuaient pendant la lecture.

 

Il en répéta les paroles qu’il savait par cœur, puis il ajouta :  

 

« Oh, c’est pourtant une belle chose qu’un homme pusse avoir cette assurance de la foi ! Mon Dieu, que deviendrions-nous si nous devions nous appuyer sur nos œuvres ? Tout ce qu’il y a de bien en nous, n’est-ce pas un don de Dieu ? On ne peut pas se glorifier de ce qui est don, comme si c’était un mérite. Et alors comment aurions-nous fait tout ce que nous pouvions et devions faire ? Ah ! Que Dieu aie pitié de nous, car combien de choses nous accusent ! Si le mot de grâce n’est rien, alors adieu l’espérance ! Le salut est donné par grâce à la foi en Jésus-Christ. C’est à cette grâce que je me cramponne des deux mains. Seigneur Jésus-Christ, mon espérance sur la terre n’est qu’en Toi ! »


Haendel avait souvent exprimé le désir de mourir le jour où l’Église célèbre la passion de son Rédempteur.

 

Ce vœu fut exaucé : il s’endormit le vendredi saint 1759.

 

Les dernières paroles de ce chrétien furent celles-ci :  

 

« Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! Ah ! fais que je meure et que je ressuscite en Toi. »

 

Il fut enterré dans l’Abbaye de Westminster.

 

Sur son tombeau, une statue grandeur nature le représente devant son orgue.

 

Il tient dans sa main une feuille de musique sur laquelle se lisent ces mots :  

 

« Je sais que mon rédempteur est vivant. »

Bibles044

-Arthus Croix Huguenote


Source : "Croire et Servir", 

 


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Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Histoire
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