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Vie Protestante Réformée

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 18:18
Les pasteurs du désert

A la suite de la révocation de l’édit de Nantes, les pasteurs ont dû quitter la France. A partir de 1715, sous l’impulsion d’Antoine Court, un nouveau corps pastoral se constitue progressivement. Les pasteurs du Désert vont exercer leur ministère dans la clandestinité et au risque de leur vie.

Les prédicants et les prophètes

  • Signature des premiers pasteurs du Désert : Court, Roger, Cortheiz, Roix, etc.
    Signature des premiers pasteurs du Désert : Court, Roger, Cortheiz, Roix, etc. © S.H.P.F.

A la suite de la révocation de l’édit de Nantes, les pasteurs ont le choix entre l’exil et l’abjuration. La grande majorité d’entre eux quitte la France et exerce un ministère pastoral dans les pays protestants qui les ont accueillis (pays du Refuge). En France des laïcs assurent la prédication et distribuent la cène dans des assemblées clandestines réunies la nuit dans des lieux reculés. Ce sont les « prédicants ». Pourchassés comme rebelles, beaucoup sont arrêtés et exécutés, les autres étant contraints à se réfugier à l’étranger.Un des prédicants les plus célèbres était Claude Brousson.

Dès 1688 en Dauphiné, puis à partir de 1700 en Cévennes et en Bas-Languedoc, des hommes, des femmes et même des enfants se mettent à prophétiser, en appelant à la conversion et au retour à la religion réformée. Ils réunissent autour d’eux un public de plus en plus nombreux.

Les premiers pasteurs

A partir de 1715, le jeune prédicant Antoine Court (1695-1760) cherche à restructurer les Églises réformées, en faisant taire les prophètes et en rétablissant la discipline des Églises. Il veut créer un corps de ministres mieux formés pour instruire le peuple et diriger les assemblées, toujours clandestines, appelées aussi « assemblées du Désert ». Ces ministres doivent être examinés par un synode et être consacrés.

C’est ainsi qu’Antoine Court envoie le prédicant Pierre Corteiz (1683-1767), son adjoint et ami, recevoir la consécration à Zurich. A son retour, Antoine Court veut partir lui aussi à Zurich mais le synode régional refuse et décide que Pierre Corteiz procéderait à la consécration d’Antoine Court lors d’un synode (le 21 novembre 1718).

Le troisième pasteur, Jacques Roger (1665-1745), a une histoire bien différente. Il a quitté la France tout jeune, a vécu en Suisse et en Allemagne où il a fait des études de théologie, a été consacré pasteur et a exercé son ministère. A la mort de Louis XIV en 1715, il quitte son poste pour retourner en France et y prêcher malgré les dangers. Il adhère au programme du jeune Antoine Court et poursuit son ministère clandestin en Dauphiné pendant 30 ans.

La période « héroïque » (1715-1760)

  • Ordonnance de Basville, mars 1686
    Ordonnance de Basville, mars 1686 © Presses du Languedoc

Cette période est dominée par la personnalité du pasteur Antoine Court. Même lorsque celui-ci sera établi à Lausanne, il restera la figure de référence pour les Églises du Désert. Il revient d’ailleurs en France pour le synode national de 1744. Les Églises du Languedoc avaient fait appel à lui pour régler un différend qui divisait les fidèles comme les pasteurs, au sujet d’un pasteur qui refusait de se soumettre à une décision synodale. Court se rend en Basses-Cévennes, parvient à un accord et obtient une réconciliation générale. Pour le remercier, le synode le nomme « Député général », c’est-à-dire représentant des Églises clandestines auprès des pays protestants. Cette fonction consistait à leur réclamer des subsides en faveur de l’Église persécutée et des étudiants au séminaire de Lausanne.

En dépit des risques encourus jusqu’en 1762 (peine de mort pour les pasteurs arrêtés), les vocations ne tarissent pas.

  • En 1718, les Églises du Désert comptent 3 pasteurs ;
  • En 1730, elles comptent 12 pasteurs, pour 120 Églises ;
  • En 1744, elles comptent 28 pasteurs, pour 300 Églises ;
  • En 1756, elles comptent 48 pasteurs et 18 proposants.

Les pasteurs exercent un ministère itinérant. Sans cesse poursuivis, ils doivent se cacher et les synodes chargent les anciens de leur trouver des retraites sûres. Progressivement ils vont pouvoir se fixer sur un secteur géographique, grâce à l’augmentation de leur nombre. Dès le début, certains sont mariés, tels Corteiz et Court, mais leurs épouses sont inquiétées et doivent se réfugier à Genève.

Les martyrs

  • Arrestation du pasteur Roger,  gravure de Samuel Bastide
    Arrestation du pasteur Roger, gravure de Samuel Bastide © Musée du Désert

Les édits successifs de Louis XIV, confirmés par Louis XV dans sa déclaration de mai 1724 , prévoient la peine de mort pour les pasteurs ou prédicants qui tiendraient des assemblées interdites. L’application varie selon les périodes et selon les régions. Des vagues de persécution suivent des périodes de calme relatif.

Parmi les pasteurs ou proposants arrêtés et exécutés, le plus célèbre est Pierre Durand (1700-1732) frère de Marie Durand, condamné au gibet en 1732. Il avait participé au synodedes Montèzes en 1715.

En 1745, plusieurs pasteurs sont exécutés. Deux d’entre eux exercent dans le Dauphiné : le jeune Louis Ranc et le vieux Jacques Roger, exécuté à 80 ans après trente années de ministère clandestin.

En Vivarais, la pendaison à 26 ans du pasteur Mathieu Marjal dit Désubas crée une vive émotion car il était très aimé.

En 1762, dernière exécution à Toulouse d’un pasteur : François Rochette.

Vers la tolérance (1760-1789)

  • Une maison d'oraison à Arvert (17)
    Une maison d’oraison à Arvert (17) © Maison du Protestantisme Charentais

A partir de 1760, une période de tranquillité relative voit croître rapidement le nombre des pasteurs. En 1763, les Églises comptent 62 pasteurs et 35 proposants ; en 1783, elles comptent 150 pasteurs et 30 proposants.

La grande figure de cette période est le pasteurPaul Rabaut (1718-1794) qui réunit des assemblées très nombreuses en Languedoc et qui a des contacts avec les autorités de la province. Les assemblées se font plus souvent en plein jour et sont fréquentées progressivement par les notables.

En Saintonge, dès 1755, le pasteur Louis Gibert(1722-1773) fait construire des « maisons d’oraison » pour célébrer le culte. Ce sont des bâtisses légères, sortes de granges, qui abritent de la pluie et du vent et permettent une célébration tous les dimanches. Louis Gibert parvient à convaincre le gouverneur de la province, le maréchal de Sennecterre, du bien-fondé de ces maisons d’oraison qui permettent un meilleur contrôle des autorités sur les rassemblements des protestants.

Après 1760, de nombreux pasteurs vivent avec leur femme et leurs enfants dans leur maison au vu et au su de tout le monde.

La formation des pasteurs

  • Antoine Court forme les jeunes pasteurs au séminaire de Lausanne
    Antoine Court forme les jeunes pasteurs au séminaire de Lausanne © Musée du Désert

Les candidats au ministère pastoral ou proposants sont tout d’abord formés sur le terrain, en suivant des ministres en exercice et en se procurant des livres interdits. A partir de 1725, Antoine Court fonde un établissement à Lausanne pour améliorer l’instruction des futurs pasteurs du désert. : le séminaire de Lausanne. Une formation accélérée, d’abord en une puis en deux années y est dispensée par des professeurs de l’Académie de Lausanne, elle est adaptée à des jeunes gens n’ayant pas suivi un véritable cursus scolaire.

Le financement des bourses pour ces étudiants à Lausanne est assuré par des collectes faites dans les pays du Refuge par Benjamin Duplan, élu Député Général auprès des pays protestants par le synode national de 1727, puis par Antoine Court à partir de 1744.

De 1726 à 1763, 154 étudiants ont fréquenté ce séminaire de Lausanne qui a joué un rôle important pour la formation des pasteurs du Désert.

Bibliographie

  •  Livres
    • BASTIDE Samuel, Les pasteurs du Désert, Musée du Désert, 1901
  •  

 

Source : 

Pasteurs du désert

 

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 16:36
Quel repos d'être à Toi

Croix Huguenote


Il est souvent normal que d’exprimer une profonde tristesse, 
un désespoir, une angoisse, une souffrance.
Mais voici une histoire touchante donnant encouragement
et repos lorsque notre Refuge se trouve être en Christ
en quelque situation que ce soit.
En 1873, la famille Spafford, ayant perdu une grande partie 
de ses biens dans un incendie, 
fit de nouveaux projets, dont un voyage de Chicago en France. 
Horatio Spafford prépara le voyage 
pour sa femme et ses quatre filles pour que tout se déroule 
dans les meilleures conditions. 
Pour aller en France, 
il réserva des places sur un immense bateau, 
et s’assura qu’il y ait des chrétiens 
pour faire la traversée avec eux. 
Il avait l’intention de les rejoindre quelques semaines plus tard. 
En dépit de ses préparatifs soigneux, 
les projets de M. Spafford s’effondrèrent soudainement 
lorsque le bateau – le « Ville du Havre » - 
qui transportait ses bien-aimées fut percuté 
par un autre navire et coula, 
entraînant au fond ses quatre filles. 
Seule sa femme survécut. 
C’est pourtant ce même Spafford qui a écrit 
« It is well with my soul » ; 
un chant qu’il a composé lorsqu’il embarqua 
pour aller chercher sa femme 
et que son bateau passa juste au-dessus des eaux 
où ses quatre filles avaient été englouties.
 
 
 
 

Fleurs

Bible Refuge Protestant

Quel repos céleste, Jésus, d'être à toi!
 À toi pour la mort et la vie,
 Dans les jours mauvais de chanter avec foi:
Tout est bien, ma paix est infinie!
 
 Refrain :
 
 Quel repos, quel repos,
Quel repos, quel repos,
 Quel repos, quel céleste repos!
 
Quel repos céleste! mon fardeau n'est plus!
 Libre par le sang du Calvaire,
 Tous mes ennemis, Jésus les a vaincus,
 Gloire et louange à Dieu notre père!
 
 Ref. Quel repos, quel repos,Quel repos céleste! Tu conduis mes pas,
 Tu me combles de tes richesses,
 Dans ton grand amour, chaque jour tu sauras
 Déployer envers moi tes tendresses.
 
 Ref. Quel repos, quel repos,Quel repos céleste, quand enfin, Seigneur,
 Auprès de toi, j'aurai ma place.
 Après les travaux, les combats, la douleur,
 à jamais je pourrai voir ta face!
 
 Ref. Quel repos, quel repos,
Quel repos, quel repos,
 Quel repos, quel céleste repos!
 
 
 

Fontaine

 
 It is well, with my soul, (x2)
 It is well, it is well, with my soul.
 
 
 When peace, like a river, attendeth my way,
 When sorrows like sea billows roll;
 Whatever my lot, Thou has taught me to say,
 It is well, it is well, with my soul.
 
 
 My sin, oh, the bliss of this glorious thought!
 My sin, not in part but the whole,
 Is nailed to the cross, and I bear it no more,
 Praise the Lord, praise the Lord, O my soul!
 
 For me, be it Christ, be it Christ hence to live:
 If Jordan above me shall roll,
 No pang shall be mine, for in death as in life
 Thou wilt whisper Thy peace to my soul.
 
 But, Lord, ‘tis for Thee, for Thy coming we wait,
 The sky, not the grave, is our goal;
 Oh trump of the angel! Oh voice of the Lord!
 Blessèd hope, blessèd rest of my soul!
 
 
 
 
 
 
 

Lampe

Croix Huguenote

 
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 17:18

haendel.jpg

Georges Frédéric Haendel

 (1685-1759)
 
Une nuit de 1741, Georges Frédéric Haendel errait sans but dans les rues de Londres.

Pendant 40 ans, il avait écrit une musique majestueuse pour l’aristocratie anglaise et celle du continent.

Des rois, des reines, l’avaient comblé de faveurs.

Puis les gens de cour se détournèrent de lui, des rivaux jaloux empêchèrent que fussent joués ses opéras.

Et le compositeur tomba dans la gêne...


Chaque soir il partait pour un de ces vagabondages.

Dans son esprit tourmenté s’affrontait l’espoir, fondé sur ses gloires passées, et la crainte d’un avenir incertain.

A mesure qu’il s’endettait, l’étincelle créatrice le désertait.

Il approchait de la soixantaine, et il se sentait las, découragé.


En rentrant chez lui cette nuit-là, il trouva un paquet sur son pupitre.

C’était un oratorio sacré de Charles Jennens, ce poète de deuxième ordre.

Haendel grogna entre ses dents.

Une lettre était jointe au livret. Jennens y disait: "Le Seigneur nous en a donné l’ordre."

Haendel, d’une main distraite, feuilleta le livret.

Tout à coup, un passage retint son regard :


«Il était méprisé et rejeté des hommes... Il cherchait quelqu’un qui eut pitié de lui, mais ne trouvait personne pour le réconforter... »


Haendel poursuivit sa lecture et, plus il avançait, plus il se voyait en présence de son propre cas:


«Il croyait en Dieu... Dieu ne laissera pas son âme dans le séjour des morts... Il lui donnera la paix...»


Les mots commençaient à prendre vie, à resplendir de sens.


Il s’exclama: Oui, je sais que mon Rédempteur est vivant ! Joie ! Joie ! Alléluia !


Et voilà qu’il sentit se ranimer la flamme de jadis.

Dans son esprit, de merveilleuses mélodies se pressaient, tumultueuses.

Saisissant une plume, il se mit à écrire, et les feuilles se couvrirent de notes...

Le lendemain, son vieux domestique le trouva toujours penché sur son pupitre.

Il ne toucha pas au repas du midi ni à celui du soir, ni à aucun repas les jours suivants.

Il écrivait sans arrêt, et parfois il courait précipitamment au clavecin.

Par moments, il arpentait la pièce en agitant les bras, chantant : «Alléluia ! Alléluia !» les joues rouges de fièvre.
«Je ne l’ai jamais vu comme ça, confiait le malheureux serviteur à un ami de son maître, il me regarde et ne semble pas me voir. Il dit qu’il a vu les portes du Ciel s’ouvrir, et que Dieu lui-même était présent... Je crains qu’il ne Soit en train de devenir fou.»
Pendant 24 jours, Haendel travailla ainsi, comme un forcené, sans presque prendre de repos ni de nourriture.

Puis il tomba sur son lit, épuisé.

Sur son pupitre s’étageaient les feuillets du Messie, le plus grand oratorio qui ait jamais été composé.
Cet oratorio, avec ses choeurs majestueux, atteint son apogée avec le célèbre «ALLELUIA !»
Comme Londres ignorait ses oeuvres à cette époque-là, Haendel porta son «Messie» en Irlande au Lord lieutenant-gouverneur.
L’oratorio devait être exécuté pour la première fois le 15 avril 1742.
Une foule immense commença d’affluer devant le théâtre longtemps avant l’ouverture.
L’accueil de ce premier auditoire fut triomphal. C’était au grand théâtre de Dublin.

Puis Londres à son tour désira entendre «Le Messie».
L’exécution eut lieu au théâtre de Covent Garden le 25 mars 1745.
Il y eut un moment pathétique: au choeur de l'Alléluia, le roi Georges II se leva et resta debout, et toute l’assistance se leva et resta debout jusqu’à la finale.

Jésus, le Roi des rois avait manifestement inspiré son humble serviteur Georges-Frédéric HAENDEL.
Des âmes se convertirent elles à ce moment là ?
Dieu seul le sait, cependant Haendel lui, sut entendre et suivre la seule voie que le Christ lui offrait gratuitement et qui seule celle ci pouvait le sauver, lui parler à son coeur et lui donner la vraie paix.

Je sais que mon Rédempteur est vivant.


 

Georges Frédéric HAENDEL, mourut à Londres en 1759, à l’âge de 75 ans.


Sur son lit de mort, lorsqu’il sentit que la fin approchait, il se fit lire, par son fidèle serviteur Jean, le Psaume 91.

 

Quand la fin de la lecture fut achevée, il dit :  

 

« Que c’est beau ! Voilà une nourriture qui rassasie et qui restaure. Lis-moi encore quelque chose ; prends le chapitre 15 de la première Épître aux Corinthiens. »


Jean lut ce que son maître demandait et, plusieurs fois, le malade l’interrompit pour dire :  

 

« Arrête-toi, répète-moi cela encore une fois ! »

 

Quelques instants après, il voulut qu’on lui lût dans le recueil de cantiques de sa mère, celui qu’elle aimait particulièrement :


« J’ai l’assurance
dans la foi qui m’unit au Christ.
Qui peut me dérober
ce joyau que Sa mort et Son sang m’ont acquis ?
Sa fidèle Parole me l’affirme,
c’est pourquoi ma foi dit :
j’ai l’assurance »
.


Les lèvres du malade remuaient pendant la lecture.

 

Il en répéta les paroles qu’il savait par cœur, puis il ajouta :  

 

« Oh, c’est pourtant une belle chose qu’un homme pusse avoir cette assurance de la foi ! Mon Dieu, que deviendrions-nous si nous devions nous appuyer sur nos œuvres ? Tout ce qu’il y a de bien en nous, n’est-ce pas un don de Dieu ? On ne peut pas se glorifier de ce qui est don, comme si c’était un mérite. Et alors comment aurions-nous fait tout ce que nous pouvions et devions faire ? Ah ! Que Dieu aie pitié de nous, car combien de choses nous accusent ! Si le mot de grâce n’est rien, alors adieu l’espérance ! Le salut est donné par grâce à la foi en Jésus-Christ. C’est à cette grâce que je me cramponne des deux mains. Seigneur Jésus-Christ, mon espérance sur la terre n’est qu’en Toi ! »


Haendel avait souvent exprimé le désir de mourir le jour où l’Église célèbre la passion de son Rédempteur.

 

Ce vœu fut exaucé : il s’endormit le vendredi saint 1759.

 

Les dernières paroles de ce chrétien furent celles-ci :  

 

« Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! Ah ! fais que je meure et que je ressuscite en Toi. »

 

Il fut enterré dans l’Abbaye de Westminster.

 

Sur son tombeau, une statue grandeur nature le représente devant son orgue.

 

Il tient dans sa main une feuille de musique sur laquelle se lisent ces mots :  

 

« Je sais que mon rédempteur est vivant. »

Bibles044

-Arthus Croix Huguenote


Source : "Croire et Servir", 

 


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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 06:30

 

Il y a plusieurs versions concernant le premier arbre de Noël dans l’histoire.

 

Il y a celle de l'arbre de Noël décoré à Riga, la capitale de la Lettonie, comme bien d'autres sur des origines païennes.

 

Cependant, l’histoire la plus crédible à ce sujet et qui nous intéresse d'autant plus autrement que des significations loin du rappel de la naissance de Notre Sauveur semble bien être celle du fondateur du protestantisme, Martin Luther, qui aurait été le premier, semble t-il à avoir décoré un arbre de Noël.

 

Selon celle-ci, le moine allemand se promenait dans les bois et fut inspiré par la beauté des étoiles qui brillaient dans le ciel.

 

Il remarqua que, à une certaine distance, elles ressemblaient à des branches d’arbres.

 

Il décida donc d’abattre un petit arbre et de le ramener chez lui.

 

Il plaça de nombreuses petites bougies sur les branches de l’arbre, et à partir de là, l’idée d’un arbre de Noël fut née.

 

A ceci, nous retiendrons Gelobet seist du, Jesu Christ (Loué sois-tu, Jésus-Christ), un choral de Martin Luther écrit pour la fête de Noël en 1524.

 

Plusieurs œuvres de Johann Sebastian Bach portent aussi ce titre, en particulier :

  • Gelobet seist du, Jesu Christ (BWV 91), une cantate religieuse composée en 1724 ;

  • Gelobet seist du, Jesu Christ (BWV 604), un choral pour orgue de l'Orgelbüchlein.

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 09:27

 

 

Le publicain […] se frappait la poitrine, disant : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! » Luc 18.13

 

 

Hugo Grotius, de son vrai nom Hugo de Groot, était un juriste hollandais.

 

Il a posé les fondements du droit international et est considéré comme un penseur de la science juridique de tout premier rang.


Il avait gagné la France et obtenu une pension de Louis XIII.

 

Christina, reine de Suède, qui l’estimait beaucoup, le nomme alors ambassadeur de Suède en France.

 

Mais plusieurs scandales l’obligent à quitter son pays d’adoption.

 

Il abandonne la vie politique et retourna en Hollande.


Le navire qui l’y ramène fait naufrage et il regagne avec peine le rivage à Rostock (Poméranie occidentale).

 

Il se met au lit, puis fait appeler un pasteur.

 

Celui-ci lui lit l’histoire du pharisien et du publicain, montés tous deux au temple de Jérusalem pour prier.

 

Le pharisien se glorifie de ne pas être, comme les autres, ravisseur, injuste, adultère.

 

Le publicain, lui, se frappe la poitrine, et dit : « Ô Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! »
 

À cette lecture, Hugo Grotius murmure :

 

« Je suis ce publicain-là », puis ajoute : « Sur Jésus Seul repose toute mon espérance ».

 

Et il meurt en 1645.

Même si nos circonstances ne sont pas identiques, reconnaissons comme cet homme d’État que nous sommes pécheurs et perdus sans exception aucune.

 


Comme Grotius, si vous n'êtes pas encore en paix avec Dieu, sachez reconnaître que votre salut éternel dépend uniquement de Jésus-Christ, mort sur une croix pour nous.

 

Lui seul peut vous apporter une éternité bienheureuse si vous vous approchez de Lui en Le lui demandant comme le publicain.

 

 

 

 

 

 

 

Pasteur Albert Nouguier,

 

 

 

 

 

Texte: Horatius Bonar, Metropolitan Tabernacle, Londres

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Source : vivre aujourd'hui

 

 

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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 20:00
Cette haine pitoyable d'Israël...

 

Parce que tu avais une haine éternelle, parce que tu as précipité par le glaive les enfants d’Israël, au jour de leur détresse… Ézéchiel 35.5

 

On sait que, un peu partout, renaît l’antisémitisme séculaire.

 

Des nations ne cachent pas leur volonté de gommer Israël et d’anéantir le peuple que Dieu s’est choisi.

 

Derrière, il y a aussi, mais moins avouée, la haine du peuple chrétien.

 

D’autres, sans le haïr pareillement, abandonnent Israël à la volonté criminelle de ses plus proches voisins pour des raisons économiques.

 

Faut-il s’étonner de ce que la violence soit devenue le lot quasi journalier, et de ce que nous soyons entrés dans la confusion actuelle ?

 

Ézéchiel rapporte de Terribles Paroles Divines contre la montagne de Séir qui s’était réjouie de la défaite du peuple Juif et des avantages qu’elle en espérait.

 

Il n’est pas difficile de reporter cela à ceux qui agissent de même aujourd’hui.

 

Dieu, par la bouche d’Ézéchiel, promettait le rétablissement d’Israël, mais aussi le châtiment des ennemis de Son peuple.

 

Il leur parlait ainsi : 

 

Je suis vivant, je te mettrai à sang, et le sang te poursuivra, puisque tu n’as pas haï le sang, le sang te poursuivra… J’agirai avec la colère et la fureur que tu as montrées dans ta haine contre eux…

   

Comment ses plus violents ennemis qui disent se réclamer aussi de la Bible, peuvent-ils oublier de tels avertissements ?

 

Dieu serait-il moins sévère aujourd’hui qu’il le fût jadis contre Édom ?

Tous ceux qui t’aimaient t’oublienty dit Dieu. (C’est le verset 14 dans le livre de Jérémie au chapitre 30).

 

Rappelons également le sujet de ce verset  :

 

Haman, l’Agaguite, ennemi de tous les Juifs, avait formé le projet de les faire périr, et il avait jeté le pur, c’est-à-dire le sort, afin de les tuer et de les détruire…

 

On sait la suite.

 

Tout était si bien préparé que la perte des Juifs d’Assyrie était inévitable.

 

Assuérus avait signé le décret.

 

Personne ne pouvait revenir là-dessus.


Et pourtant, à la suite d’une invraisemblable suite de hasards, le roi ordonna par écrit de faire retomber sur la tête d’Haman le projet qu’il avait formé contre les Juifs et de le pendre au bois, lui et ses fils. (Esther 9.24, 25).

 

Il fut pendu au gibet qu’il avait préparé pour le Juif Mardochée et ce sont les ennemis des Juifs dans tout le royaume qui périrent.

 

Ets-ce que l’élémentaire sagesse ne devrait pas amener les ennemis actuels du peuple juif et d’Israël à méditer sur cette histoire ?


Ils sont nombreux, aujourd’hui, les antisémites qui proclament haut et fort leur volonté de détruire tous les Juifs.

 

On en enseigne la volonté jusqu’aux enfants de la maternelle en leur apprenant des chants de la haine et, guère plus tard, en leur mettant en mains le couteau ou le fusil mitrailleur.


L’Iran ne cache pas sa volonté d’anéantir Israël sans retard.

 

Et les autres états musulmans ne se taisent relativement que par diplomatie et haine fraternelle.

 

Ils ont pour eux le fanatisme, la culture de mort, et les promesses du Coran pour ceux qui égorgent du Juif ou du chrétien ; ils ont pour eux le mensonge qui fausse l’histoire en même temps que les faits, la lâcheté des occidentaux et l’argent du pétrole.


Que peut, contre cette volonté assassine, un tout petit pays cerné de toute part et abandonné de ses anciens amis ?

 

Rien, … sinon que, malgré son incapacité à reconnaître son Messie  ― et qui n’y reconnaît pas un peu notre responsabilité de chrétiens ? ―, il demeure le peuple élu, le peuple que Dieu aime.

 

Les Juifs de l’époque d’Assuérus n’étaient pas parfaits !

 

S’ils se trouvaient dans ce royaume étranger, c’était même le fait de la Colère Divine qu’ils avaient méritée.

 

Pourtant, Dieu ne permit pas leur destruction.


Ceux d’Israël et de la dispersion ne sont sans doute pas plus parfaits qu’ils l’étaient.

 

Pourtant la haine de ses voisins proches ou lointains ne peut que leur retomber dessus.

 

C’est leur perte que ses ennemis préparent lorsqu’ils projettent sa destruction.


Mais peut-on espérer l’élémentaire sagesse qui les conduirait à s’en souvenir ?

 

 

Pasteur Doullière,

 

 

 

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Source : Etudes & Echanges

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 20:26
Un chrétien pour Israël

Texte que Refuge Protestant

partage, soutient et adhère pleinement.

 

 

 

"J’aborde ici une question qui est singulière: une nouvelle forme et occasion de l’antisémitisme. Il y a eu l’antisémitisme religieux, puis l’antisémitisme politique, et l’antisémitisme démoniaque (de l’État hitlérien).

 

Il y a une permanence de l’antisémitisme.

 

On pourrait penser que ce thème n’est pas vraiment théologique, mais, en réalité, ce sont des chrétiens relativement nombreux qui, d’une part, sont antisionistes, avec beaucoup d’énergie, et se déclarent par contre tout à fait antiracistes, donc hostiles à l’antisémitisme. Il leur importe alors au maximum de prouver qu’être antisioniste, ce n’est pas être antisémite.

 

Remarquons d’ailleurs que ce dernier terme est assez ambigu. En effet, on ne peut pas assimiler Sémites et Juifs.

 

Les Arabes aussi sont des Sémites.

 

Nous l’avons rencontré dans un livre violemment anti-israélien :

 

« On ne peut pas nous accuser d’être antisémites, puisque nous sommes tout à fait pro-arabes, et que les, Arabes sont des Sémites» ! souvent repris depuis 1968 !

 

Et, par conséquent, on peut être philosémite en détestant les Juifs mais en aimant beaucoup les Arabes.

 

En réalité, l’hitlérisme était violemment antijuif mais non pas antisémite au sens général, puisque, par exemple, Hitler a accepté l’aide des Palestiniens lorsque, en 1943, le Grand Mufti de Jérusalem a fait profession de foi nazie et s’est rangé du côté des hitlériens.

 

Ce sont des petits faits de cet ordre qu’il ne faut pas oublier.


Cependant, conservant l’usage courant, je parlerai ici d’antisémitisme au sens d’antijudaïsme.

 

Le principal argument, qui est théologique, pour séparer Israël et le peuple juif est simple : si nous relisons l’Ancien Testament, nous y trouvons constamment l’affirmation que c’est le Dieu d’Israël qui accomplit toutes choses, et que l’homme ne doit pas troubler l’œuvre de Dieu par ses actions intempestives (l’exemple bien connu d’Abraham qui décide d’accomplir par ses propres moyen la promesse de Dieu dont la réalisation se fait attendre).

 

Mais cette orientation générale prend une force toute particulière en ceci : c’est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob qui est la seule arme, la seule puissance, la seule forteresse, la seule protection d’Israël.

 

Celui-ci doit mettre toute sa confiance dans la garantie de Dieu.

 

C’est en étant ainsi dépouillé d’armes et de moyens que le peuple de Dieu manifeste à la fois sa confiance entière, exclusive, envers Dieu et permet à celui-ci de révéler aux yeux des peuples qui il est.

 

Dieu choisit l’homme sans forces et sans moyens pour faire éclater sa propre gloire ! S’il choisissait un peuple puissant, guerrier, des rois glorieux et riches, toutes les confusions seraient possibles : l’homme attribuerait !a victoire à ces moyens humains et non pas à la seule action du Dieu Tout-Puissant.

 

C’est ainsi qu’il choisit David pour abattre Goliath plutôt que le meilleur combattant juif.

 

La vraie puissance d’Israël, c’est sa foi dépouillée de moyens humains, c’est la présence de la Parole de Dieu implantée au milieu de lui. Cette grande leçon est fort entendue par les antisionistes.

 

(II est d’ailleurs curieux de constater que les mêmes qui n’attachent aucune importance aux prophéties qui promettent à Israël le retour dans la terre Promise, et qui considèrent que ce sont là des textes historiques, localisés, datés, visant par exemple la déportation à Babylone, s’attachent au contraire avec la plus grande ferveur aux textes des mêmes prophètes lorsqu’ils contiennent de furieuses condamnations contre le peuple juif, lorsqu’ils annoncent échecs et châtiments; ce choix dans les textes est pour le moins suspect !).

 

Dès lors, on applique donc ces prophéties sur l’Israël des successeurs de Salomon à l’Israël moderne.

 

On fait la leçon aux Juifs.

On aime beaucoup ces Juifs, on leur reconnaît une vocation spirituelle, on se reconnaît soi-même en tant que « Sémite spirituel ».

 

on se dresse avec énergie contre toute reprise du racisme nazi, on cherche une relation oecuménique avec les Juifs et la synagogue, mais on leur rappelle vertement que, lorsqu’ils veulent devenir une nation, lorsqu’ils entretiennent une armée, lorsqu’ils font la guerre, lorsqu’ils accroissent leur puissance, ils tombent à nouveau sous le coup des condamnations prophétiques qui ne sont pas épuisées, et le pire, c’est qu’ils trahissent leur vocation spirituelle qui leur avait été confiée par Dieu.

 

Ils sont infidèles à leur élection et à l’alliance. Ainsi l’Israël moderne, politique et guerrier est la négation de l’Israël véritable et spirituel.

 

Et ce qui, aux yeux de ces chrétiens antisionistes, vient confirmer leur opinion, c’est justement l’agressivité des nations contre l’Etat d’Israël, celui-ci est mis au ban des nations du monde, condamné par les organisations internationales: ceci confirme exactement les prophéties !

 

Donc, il faut supprimer l’Etat d’Israël, juger le sionisme comme démoniaque et ramener le peuple juif à son authenticité et à son témoignage spirituel, car Israël n’est plus le peuple de Dieu quand, à son tour, il combat, tue et opprime.

 

Et, n’étant plus peuple de Dieu, non seulement il peut s’attendre à la colère de Dieu, maïs nous, nous devons le traiter comme n’importe quelle autre nation, sans amitié particulière, sans fraternité.

 

Objectivement, théologiquement, hors des réalités contingentes, cette évaluation, ces jugements sont indiscutables.

 

Mais ils appellent deux ordres de réflexions; le premier : ceux qui font cette analyse devraient soigneusement réfléchir à la parabole de Jésus sur la paille et la poutre.

Les chrétiens qui parlent ainsi sont ultra-favorables aux Palestiniens, et eux-mêmes participent à des mouvements politiques qui ne me semblent en rien favorables à l’esprit de paix évangélique.

 

Ils devraient considérer l’énormité de distance entre leur attitude et l’enseignement de Jésus avant de faire la leçon à Israël sur sa désobéissance à son Dieu.

 

Mais le plus important, c’est ceci: toutes ces choses, peut-être vraies, seul un Juif peut les dire à son peuple.

 

Un chrétien n’a absolument pas le droit de se servir des textes de l’Histoire et de la Révélation d’Israël pour condamner Israël.

 

Ce n’est pas nous, chrétiens, qui avons à ramener Israël dans sa fidélité.

 

Seul un Juif participant aux risques et au calvaire d’Israël pourrait rappeler cette vérité fondamentale que l’Eternel est le seul rempart et la seule puissance du peuple élu.

 

Mais nos intellectuels chrétiens installés à Paris n’ont qu’à se taire.

 

Ils n’ont rien à voir dans les démêlés entre Dieu et son peuple.

 

Et si (ou: quand) un Juif parle ainsi (certains de ceux que l’on appelle les colombes (nota Refuge Protestant :  colombes aussi anti cléricales que nombres de gauchistes de nos propres pays), nous n’avons pas le droit de nous servir non plus de leur parole pour accuser Israël.

 

Ils pourraient aussi se rappeler l’aventure arrivée à un certain prophète étranger qui avait été convoqué par un roi ennemi d’Israël pour maudire Israël au nom même de son Dieu.

 

Et voici que l’Eternel avait bien voulu parler à ce prophète … mais par trois fois ce fut pour l’obliger à bénir Israël… !

 

Eh bien, ces angéliques évangéliques qui se prennent pour des prophètes devraient savoir que s’ils l’étaient ils seraient chargés par le Dieu de Jésus Christ de bénir Israël et de prier pour lui, au lieu de lui faire la leçon et d’aider à l’assassiner.

 

Leur parole même atteste qu’en racontant leur bonne théologie ils sont parfaitement étrangers à la Révélation de Dieu et à l’alliance.

 

Mais quand on écoute ces discours, on est bien obligé de penser à la cruelle formule selon laquelle le Juif que l’on aime bien, que l’on est prêt à défendre, le Juif contre qui on n’a aucun sentiment antisémite, c’est le Juif qui se laisse massacrer.

 

Le Juif, éternelle victime. Juif errant, bouc émissaire, c’est celui-là que l’on approuve, que l’on désire, quand les mêmes antisionistes manifestent bruyamment contre le racisme et l’antisémitisme.

 

Ou encore en faveur du Juif qui a renié sa judéité, qui est parfaitement assimilé.

 

Ce Juif qui est complètement français, on est scandalisé que l’on veuille lui chercher des poux dans la tête.

 

Et c’est d’ailleurs pour cela que l’affaire Dreyfus ne me paraît pas du tout un test : Dreyfus était un Juif parfaitement assimilé, aussi peu juif que possible, alors, bien sûr, on l’aime bien.

 

Il n’a plus rien de juif sinon ses ancêtres… !

 

Et être pour Dreyfus dans ces conditions ne signifie strictement rien quant aux vrais sentiments que l’on peut avoir pour le vrai Israël.

 

Non, c’est en face du rabbin dur et pur maintenant sa rigueur théologique, c’est envers les Juifs pieux de Mea Schearim, c’est envers l’Israël armé qu’il faut savoir si oui ou non nous acceptons le Juif et tendons vers lui la main de paix.

 

Ce que nous ne supportons pas, c’est le Juif qui se défend, qui est capable de combattre pour sa vie, celle de son peuple ou celle de sa foi.

 

Et c’est là que se situe la seule épreuve susceptible de tester notre anti-antisémitisme.

 

Le reste est de l’ordre du discours pieux parfaitement vide et auto-justifiant.

 

Jacques Ellul,

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Source : Eglise Luthérienne en Poitou,

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 07:30
La liberté de nous approcher de Dieu avec confiance

"Nous avons, par la foi en Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance." Ephésiens 3-12

 

Un jour qu’Abraham Lincoln était président des  États-Unis, une foule de gens attendait pour pouvoir lui parler :

 

Des congressistes, des hommes d’affaires, des avocats. Etc.  

 

Personne n’osait approcher de la porte du bureau du président sans la permission de son secrétaire.  

 

Pourtant, à un moment donné, un jeune garçon se présente et se rend directement au bureau du président sans que personne n’intervienne.  

 

Ce jeune garçon s’appelait Tad, et il était le fils d’Abraham Lincoln.  

 

Parce que le président était son père, Tad avait accès au chef de la nation plus facilement que tous les politiciens de la nation.

 

En tant qu’enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ, nous pouvons entrer en Sa présence en toute confiance, pas parce que nous en sommes dignes, mais parce que nous avons été réconciliés avec Dieu par la croix.  

 

« Par la foi dans le Christ-Jésus Notre Seigneur, nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance » (Éphésiens 3 :12) .

 

Amen,

 

Mario Velleux,

Pasteur Eglise Réformée de Beauce

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:12
Jean Calvin, Lettre à l’Amiral de Coligny

Si nous reconnaissons combien nous sommes attachés au monde, il est bien vrai que nous devons en être détachés par les avertissements de Dieu.

 

Alors que restera-t-il de notre orgueil et de notre présomption ?

 

Il faut donc bien que Dieu nous humilie.

 

Comme nous sommes fort enclins par nature à nous exalter et à nous attribuer puissance et vertu si notre faiblesse ne nous est pas montrée à l’œil nu, nous nous croyons extrêmement forts et ne doutons pas de pouvoir surmonter toutes les difficultés qui pourraient advenir.

 

Après quoi, nous sommes si sûrs de nous que nous en arrivons à penser que nous nous débrouillons parfaitement sans la Grâce de Dieu.

 

Dieu nous afflige ?

 

Pensons à ce que nous étions en train d’oublier : à savoir que nous ne sommes que corruption et que vent ; au contraire, les hommes à qui tout réussit s’enivrent, s’égayent et vivent dans un tourbillon.

 

Dieu ne peut pas mieux rabattre notre outrecuidance qu’en nous montrant par expérience combien il y a en nous non seulement de faiblesse, mais même de fragilité.

 

Ainsi, Il nous afflige soit par le déshonneur, soit par la pauvreté ou la maladie ou la perte d’un parent ou tout autre malheur ; et aussitôt nous voilà abattus parce que nous n’avons pas en nous-mêmes la force de tenir bon.

 

Et alors, étant humiliés, nous apprenons à implorer Sa Force qui, Seule, nous fait résister et tenir ferme sous le poids de tels fardeaux.

 

Je vous prie de penser aussi que Dieu, en vous envoyant cette affliction [la captivité], a voulu vous retirer à l’écart pour être mieux écouté…

 

Car, vous savez bien, monseigneur, combien il est difficile au milieu des honneurs, richesses et puissants de ce monde, de Lui prêter l’oreille, parce qu’on est par trop distrait, de-ci de-là, et comme absent, jusqu’à ce qu’il use de tels moyens pour rassembler ceux qui sont à lui…

 

Et voilà pourquoi, monseigneur, je vous prie, puisque Dieu vous donne l’occasion de vous mettre à son école comme s’Il voulait vous donner un cours particulier en tête- à-tête, d’être bien attentif et de goûter mieux que jamais le suc de Son Enseignement ; et puisqu’elle nous doit être infiniment précieuse et aimable, employez-vous assidûment à lire Sa Sainte Parole pour en recevoir instruction et vous enraciner en la foi vive, afin d’être confirmé pour le reste de votre vie dans le combat contre toutes les tentations.

 

Jean Calvin,

Lettre à l’Amiral de Coligny

 

 

 

 

 

PRIÈRE

 

Quand tu veux éprouver notre âme, comme au creuset l’or ou l’argent, Tu nous fais traverser la flamme, tu fais déborder les torrents. Mais, Seigneur, tu maintiens nos têtes au-dessus des flots déchaînés, Dans le fracas de la tempête tu soutiens nos cœurs effrayés.

 

 

 

 

 

 

 

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Source :  www.ressourceschretiennes.com Aujourd’hui devant Dieu. Perspectives Réformées,

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 06:48
Bonne fête de la Réformation !

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Le 31 octobre 1517, Martin Luther posait sur la porte de l'église du château de Wittenberg une affiche en 95 thèses contre l'abus des indulgences.

 

Commémorer la Réforme ne saurait se limiter uniquement à l’évocation de Luther et de Calvin.

 

La Bible doit être au centre de notre mémoire et de notre identité Protestante.

 

C’est peu dire que la Bible est et ne peut être encore que la pierre-angulaire du Protestantisme, de chaque Chrétien.

 

Pour Luther, elle est à la fois le chemin et le garant du retour nécessaire à l’authenticité de l’Evangile.

 

Pour Calvin, l’expérience est tout aussi personnelle, car en étudiant la Bible, l’Écriture devient Parole.

 

Non seulement Dieu parle, mais qui plus est, Il nous parle. 

 

Le célèbre « Sola Scriptura » est un cri face à la dissolution du message Biblique dans une culture et certains milieux (évangéliques comme protestants) tout en se nommant éhontément comme chrétienne, accommodent à son goût une parole qui a perdu toute saveur.

 

Elément unificateur des Églises de la Réforme et du Protestantisme, le « Sola Scriptura » est aussi un frein à un "œcuménisme douteux".

 

« Dieu a-t-il vraiment dit… ».

 

Dieu par les réformateurs ont remis ce trésor entre nos mains.

 

À l’image de la parabole des talents, nous sommes invités à le faire fructifier.

 

C’est l’occasion de repenser au message central de l’apôtre Paul, du réformateur de Wittemberg et ce que Calvin, Zwingli, des Spurgeon, Neff, Monod, Dhombres, Müller, Taylor, Bunyan et tant d'autres n'ont cessé de prêcher : le salut par grâce, par le moyen de la foi en Christ Notre Sauveur et Seigneur.

 

Notre fidélité à la Réforme, c’est notre fidélité à la Révélation Biblique, l'attestation de ce message d’espoir, de paix et de justice, en tout temps et en tout lieu.

 

Là où notre vocation nous place et ce, pour la Seule Gloire de Dieu.

 

Bonne fête de la Réformation !

 

 

 

Refuge Protestant,

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 21:15
Hudson Taylor en Chine (simple petit film)

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 17:25
Ruben Saillens, l'un des nombreux Chrétiens qui aimait Israël

L'antisémitisme et antisionisme ne se sont jamais aussi bien portés jusqu'à ce jour.

 

L'on pourrait dire qu'elle s'affine machiavéliquement, avec une ingéniosité telle que la relativisation, l'oubli de l'histoire font de cette prépondérance impressionnante une douloureuse démonstration.

 

Mais cette attristante et méprisable judeophobie viscérale ne changera jamais les promesses de Dieu à l'égard d'Israël et du peuple Juif.

 

Pourim à cet égard est l'un des exemples, tout comme le retour en Eretz. L'homme peut rester rebelle, mais Dieu ne change pas, ni dans Ses Promesses, ni dans Ses avertissements.

 

La vocation du Refuge Protestant si elle n'est nullement politique, Dieu merci, cependant ne cache pas son empathie et grande affection depuis toujours en faveur d'Israël dépassant simple amitié, ni sa faveur au sionisme réel dans l'essence que représente le sens profond du terme.

 

Que nos prières ne cessent en intensité tant pour eux, que pour tous les frères et soeurs souffrant de la barbarie islamiste, tant dans Gaza, en Judée Samarie, qu'en Syrie, Egypte, et tous les lieux où le nom de Christ est gravé dans le coeur par Dieu même.

 

En Israël comme dans la diaspora, l'on fêtera prochainement la fête dite de Pourim où, à l'énonciation du nom "d'haman", il sera fait tourner une bruyante crécelle pour étouffer le nom du méchant haman.

 

Cette fête de Pourim est célébrée chaque année le 14ème jour du mois hébraïque de Adar (fin de l’hiver/début du printemps).

Elle commémore le salut miraculeux que Dieu a fait pour son peuple dans l’ancien Empire perse du complot ourdi par Haman pour « détruire, exterminer et anéantir tous les juifs jeunes et vieux, enfants et femmes, en un seul jour. »
 

Dans toutes les Synagogues, l'on écoutera la lecture de la Méguila (le Livre d’Esther), relatant l’histoire du miracle de Pourim.

 

De l'argent sera donné aux pauvres, et des cadeaux de nourriture aux  amis et proches, ainsi qu'un joyeux festin de Pourim.

 

En outre, les enfants ont l’habitude de se déguiser ce jour là.

 

Même si cette période en certains endroits d'Israël ont perdu son sens réel au profit d'un marketing moins honorifique, il n'en demeure pas moins que le peuple Juif en son ensemble se rappelle et se remémore encore aujourd'hui ce temps de l'Eternel, Celui ci ne cessant et n'ayant jamais cessé d'aimer  Son Peuple malgré ses chutes et infidélités :  

 

Je T'aime d'un Amour Eternel, c'est pourquoi Je te conserve Ma Bonté ; Je te rétablirai encore, et tu seras rétablie vierge d'Israël ! » (Jérémie 31 : 1 à 4).

 

A ce propos, dans  la revue Archives Juives  du 1er semestre 2007 (Revue d'histoire des Juifs de France) sous le titre "Ruben Saillens et le judaïsme",  on y trouve un merveilleux poème, témoignage du philosémitisme du Pasteur  Rubben Saillens et grand ami de Charles Haddon Spurgeon.

 
Tiré d'une traduction de l'anglais composée entre mars et juillet 1934, à une époque où Adolf Hitler, élu chancelier le 30 janvier 1933, ne porte pas encore le titre de Reichsführer (qu'il se fera attribuer le 19 août 1934).
 
Le texte original est une oeuvre du poète juif américain Philip Raskin (1880-1944), parue dans The Jewish World :


    Un Juif à Hitler

   
    Les Juifs te survivront, Hitler,
    Toi qu'un peuple de fous adore !
Comme autrefois Haman tomba devant Esther
    Tu mourras, - nous vivrons encore !

    Caïn ! Sur ton front, l'on verra
    L'affreux stigmate de ton crime
Et le peuple immortel, innocente victime,
    De ta chute triomphera !

    Les persécuteurs de tout temps,
    Les Titus, les Néron, tombèrent,
Mais les martyrs sont devenus, depuis longtemps,
    Les saints que les peuples vénèrent.

    Hitler, les Juifs te survivront !
    Malgré ta puissance usurpée,
Ton destin sera d'être un autre Pharaon
    S'ajoutant à notre Epopée !


     Ruben Saillens, d'après Philip Raskin   

 

 

 

foi huguenote

 

 

 

 

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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