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Vie Protestante Réformée

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 22:33

Adolphe Monod

Années fructueuses de ministère

Pendant quatre ans, Adolphe Monod dirige l’Eglise évangélique de Lyon et voit, dans le développement rapide de cette nouvelle Eglise, la bénédiction du Seigneur sur sa prédication et sur son ministère.

 

Puis il reçoit une offre qu’il ne sait pas refuser, la main de Dieu y étant évidente.

 

Sa nomination à un professorat à Montauban, la Faculté de théologie de l’Eglise nationale, est aussi surprenante et invraisemblable qu’imprévue et non sollicitée.

 

Son Eglise et sa famille sont entièrement d’accord pour qu’il accepte.

 

De plus, le Seigneur confirme cette décision en envoyant un nouveau pasteur pour guider le troupeau qu’il quitte.

 

Adolphe Monod reste plus de dix ans à Montauban, où il occupe successivement trois chaires : d’abord la chaire de morale évangélique et d’éloquence sacrée; ensuite celle d’hébreu; et, finalement, en 1845, la nouvelle chaire d’exégèse du Nouveau Testament et de critique sacrée.

 

Ce sont des années heureuses et fructueuses.

 

Libre des exigences du ministère pastoral, Adolphe Monod peut passer plus de temps avec sa famille grandissante et développer ses talents d’écrivain.

 

Toutefois, il ne peut pas échapper à la prédication.

 

Souvent, il monte dans les chaires des Eglises de la région et, pendant les vacances universitaires, il fait des tournées de prédications.

 

De plus en plus, il devient une voix pour beaucoup de Chrétiens de France.

 

Adolphe Monod se soucie réellement de ses étudiants à Montauban et, innovation pour l’époque, il les invite chez lui à prendre le thé.

 

Cela produit, d’abord, quelque surprise parmi les étudiants, mais a pour résultat le développement de relations étroites et salutaires avec le professeur et sa famille.

 

En 1847, la vie académique d’Adolphe Monod est interrompue par une nouvelle vocation de Dieu.

 

L’évolution de la situation à Montauban montre que son influence y diminue ; aussi commence-t-il à songer à un retour au ministère pastoral.

 

Puis il reçoit un nouvel appel, aussi inattendu que le précédent : il est nommé par l’Eglise réformée de Paris.

 

On lui propose le poste de pasteur suffragant de M. Juillerat, le vieux président du Consistoire.

 

Il rejoint ainsi son frère Frédéric, l’un des pasteurs titulaires.

 

Sa mère et d’autres membres de sa famille habitant toujours à Paris, il prend sa décision plus facilement et il reçoit un accueil plus chaleureux.

 

Adolphe Monod, qui a souhaité retrouver le ministère pastoral, retrouve en même temps « la croix de la prédication de la croix ».

 

A Paris, la plus grande partie de son temps est prise par la préparation de sermons et la prédication.

 

La ville entière est organisée comme une seule et grande paroisse, avec des dizaines de milliers de membres ; ceux-ci se rendent dans trois grands temples et sont desservis par une équipe de pasteurs qui se partagent le travail en observant un tour de rôle.

 

Chaque dimanche, les obligations d’Adolphe Monod l’amènent dans des endroits variés de la capitale.

 

A sept heures le matin, c’est un culte au lycée Louis-le-Grand ; après, c’est souvent un service à la prison de Saint-Lazare ; puis, à midi, dans l’un des grands temples.

 

Pourtant, sa vraie paroisse – là où il peut le mieux remplir sa fonction de berger des âmes – est un culte d’édification qui a lieu, les dimanches soir, au temple de l’Oratoire.

 

Un an après son arrivée à Paris, un groupe de chrétiens dit évangéliques dont le sérieux et l'authenticité de leur vie en Christ sont indéniables se retire de l’Eglise nationale pour former l’Union des Eglises évangéliques libres.

 

Les deux frères, Adolphe et Frédéric, prient ardemment pour connaître la volonté du Seigneur.

 

Doivent-ils quitter l’Eglise établie ou y rester pour travailler en vue de sa réforme ?

 

Finalement, Adolphe décide de rester dans l’Eglise réformée, alors que Frédéric devient l’un des fondateurs de la nouvelle association.

 

Toujours unis dans la foi, les frères trouvent très pénible cette séparation – même si elle n’est qu’apparente – tout en reconnaissant que le Seigneur leur a adressé des appels différents et leur a confié des tâches distinctes.

 

Quand se réunit le Synode de la nouvelle Eglise, Adolphe invite tous les participants chez lui.

 

Après le départ de Frédéric, il est nommé pasteur titulaire à sa place.

 

Adolphe Monod demeure pasteur à Paris jusqu’à son décès en 1856.

L’homme et sa famille

Un de ses contemporains a décrit ainsi Adolphe Monod:

 

« Modeste, humble, simple en son apparence et son habillement. » 

 

Sa foi est d’une telle sincérité et son amour pour Dieu d’une telle profondeur qu’ils constituent l’essence de son être et déterminent la direction de toutes ses actions.

 

Il réussit à avoir une vie bien disciplinée, estimant qu’ainsi il pourra faire davantage pour le service de son Maître.

 

Mais, surtout, il est un homme de prière.

 

La préparation de ses sermons est imprégnée de prière; il se lève très tôt le matin pour méditer les Ecritures et prier.

 

Sa personnalité marque sa prédication.

 

Il est bien connu comme orateur ;  son éloquence provient plus d’un charme subtil que d’une grande force de rhétorique.

 

Certes il emploie des images vivantes, saisissantes; son éloquence a moins pour objectif d’impressionner que d’édifier.

 

En communiquant les richesses de l’Evangile, il a toujours à cœur de réveiller les « chrétiens non convertis » de leur torpeur spirituelle et d’aider les véritables chrétiens à vivre toujours plus proches de leur Sauveur et à se conformer de mieux en mieux à son image.

 

Ainsi, avec son « cœur de lion », il est toujours ferme et direct dans ses sermons, s’efforçant de bien en développer le thème; mais, avec son « cœur d’agneau », il est aussi très humble et doux, reconnaissant son besoin d’entendre, lui-même, les vérités qu’il prêche aux autres.

 

Enfin, son amour sincère pour ses auditeurs, son « cœur de berger », est toujours évident.

 

Ayant passé sa jeunesse dans une famille fortement soudée, affectueuse et profondément chrétienne, Adolphe Monod est soucieux que ses propres enfants jouissent de la même bénédiction.

 

Alors qu’il était encore pasteur dans l’Eglise réformée de Lyon, il a épousé Hannah Honeyman, d’une famille écossaise à laquelle il avait apporté son aide pastorale.

 

Mme Monod a une foi chrétienne ferme et une simplicité qui fait d’elle une compagne admirable pour son mari.

 

Leur famille est nombreuse: trois filles et un fils sont nés à Lyon, et encore trois filles (dont l’une décède à l’âge d’un an) à Montauban.

 

Les Monod se chargent aussi de l’éducation d’un petit nombre de garçons confiés à leurs soins.

 

Enfin, à cause du climat doux dans le sud de la France, la sœur d’Adolphe Monod, Adèle Babut, vient avec sa famille pour demeurer à Montauban, où elle s’installe chez eux, alors que la santé de son mari décline.

 

Etant chef de famille, A. Monod s’intéresse au bien-être de tous, y compris des domestiques.

 

Adolphe Monod est un père attentif qui fait régner une discipline sans faille, juste, équilibrée, inspirée par l’amour paternel et dénuée de colère.

 

Il s’occupe de l’instruction de ses enfants, mais aussi de leur éducation pratique et spirituelle, les exhortant à l’humilité, la discipline de soi et la persévérance dans le travail.

 

Il souhaite surtout leur apprendre à entendre l’appel de Dieu à la sainteté et au dévouement chrétien.

 

Mais, contrairement à l’impression qu’on pourrait en avoir, il n’est pas un père austère ; il peut aussi s’amuser avec ses enfants et participer à leurs divertissements (nota : que l'on retrouve dans William Booth de l'Armée du Salut).

 

Bien que réservé de nature, il se rend toujours disponible pour ses enfants et se prête quotidiennement à leurs jeux.

 

Il est profondément aimé et respecté, mais il est aussi enjoué.

 

Adolphe Monod n’a que la cinquantaine lorsqu’il doit renoncer à son ministère et qu’il quitte cette vie.

 

Il est décédé d’un cancer le 6 avril 1856.

 

Mais le ministère qu’il a exercé depuis son lit de malade pendant les six mois qui précèdent sa mort – le ministère des Adieux – produit sur l’Eglise un effet plus profond que tous ses labeurs précédents.

 

Adolphe Monod n’aurait jamais choisi son épreuve, mais, sachant qu’elle venait de la disposition de Dieu, il l’a retournée pour en faire un service sublime.

 

Une semaine avant sa mort, il dit :

 

« J’ai un Sauveur! Il m’a sauvé gratuitement par son sang répandu, et je veux que l’on sache que je m’appuie uniquement sur ce sang versé. Toutes mes justices, toutes mes œuvres qui ont été louées, toutes mes prédications qui ont été appréciées et recherchées, tout cela n’est à mes yeux que comme un linge souillé. »

 

Source : La revue Réformée

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Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Histoire
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