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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 14:35
La misère de l'homme (première partie)

.

« Dieu les a tous renfermés dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous ». (Romains 11,32)

 

Qui entendrait bien ce seul verset de la Bible aurait la clef de la Bible entière.

 

La doctrine de la Bible a deux articles fondamentaux : la misère de l’homme, et la Miséricorde de Dieu ; mon texte les énonce tous deux et les met en regard,

 

« Dieu les a tous renfermés dans la désobéissance » : voilà la misère de l’homme ;

 

« pour faire Miséricorde à tous » : voilà la Miséricorde de Dieu.

 

Je désire vous montrer la misère de l’homme.

 

Ce texte est le premier paragraphe du texte entier :

 

« Dieu les a tous renfermés dans la désobéissance ».

 

Ce texte a besoin de quelques éclaircissements.

 

Et d’abord, en le rapprochant du reste du chapitre, où l’Apôtre a divisé le genre humain en deux peuples, les Juifs et les Gentils, on voit que sa pensée complète est celle-ci :

 

« Dieu les a tous renfermés », tant Juifs que Gentils, « dans la désobéissance ».

 

Il ne faut pas croire que la sentence de saint Paul doive être restreinte aux Juifs et aux Gentils ses contemporains : elle embrasse tous les hommes de tous les temps.

 

Cela est mis hors de doute par un autre endroit où il énonce le même jugement, en l’étendant à tous les hommes :

 

« L’Ecriture a tout renfermé sous le péché » Galates 3.22

Nous pouvons donc laisser de côté la distinction des Juifs et des Gentils qui n’appartient point à notre sujet, et ne considérer que l’idée générale du texte :

 

« Dieu a renfermé tous les hommes dans la désobéissance ».

 

Le mot « désobéissance » peut être remplacé par le mot synonyme « péché », qui est plus communément employé dans l’Ecriture, et dont saint Paul se sert dans le passage parallèle de l’épître aux Galates que nous venons de rappeler.

 

Quant à cette expression :

 

« Dieu a renfermé les hommes dans le péché », il serait aussi superflu que facile de prouver par toute l’Ecriture qu’elle ne signifie pas que Dieu ait contraint les hommes au péché, mais que Dieu les a déclarés pécheurs.

 

Enfin, l’homme dont il est ici question, c’est « l’homme naturel » ( 1 Corinthiens 2.14.)

 

C’est ainsi que je traduis, avec les versions anglaise et allemande, le terme grec qui est traduit moins clairement dans nos versions par « l’homme animal ».

 

L’étymologie de ce terme (l’homme psychique, de psyché, l’âme ou le souffle de la vie) et la comparaison de 1 Corinthiens 15.44-49 avec Genèse 2.7, font voir que l’homme dont parle saint Paul, c’est l’homme en tant qu’ayant le souffle de la vie, descendant d’Adam et semblable à lui,
appartenant à la terre et à ce monde.

 

Le mot psychique se trouve encore Jc 3.15 et Jd 19, où nos versions le rendent par sensuel : là aussi, je le rendrais par naturel ; au reste, il ne faut pas confondre l’état naturel (actuel) de l’homme, avec son état normal (primitif), c’est-à-dire l’homme tel qu’il est « par nature » Ephésiens 2.3 et tant qu’il n’a pas subi un changement radical, que l’Ecriture appelle «conversion ».

 

Ainsi éclaircie, voici la doctrine de mon texte : Dieu a déclaré que tout homme, dans son état
naturel, est pécheur.

 

C’est là ce que je souhaite de vous persuader.

 

Ce souhait vous semblerait-il contraire à la charité ?

 

Et quelqu’un se plaindrait-il de ce que, parmi tant de réflexions que j’aurais pu porter dans cette chaire, j’en ai choisi une si dure ?

 

Je lui répondrai par une comparaison.

 

Un homme est attaqué d’une maladie grave, incurable si elle est négligée, guérissable si elle est prise à temps.

 

Deux amis le visitent, dont l’un lui dit : Vous vous portez bien ;

 

et l’autre : Vous êtes malade, et en péril de la vie si vous ne recourez pas au médecin.

 

La charité du premier n’est-elle pas cruelle ?

 

Et la cruauté du second, n’est-elle pas charitable ?

 

Je fais aujourd’hui auprès de vous l’office du second ami ; et Dieu me préserve de faire jamais auprès de personne celui du premier !

 

Je ne serai pas doux à la manière du monde, qui vous déguise la maladie de votre âme pour que vous y demeuriez et que vous mouriez ; mais je serai dur à la manière de saint Paul, à la manière de saint Jean, à la manière de Jésus-Christ Mon Sauveur et Seigneur, à la manière de Dieu, qui accuse votre mal pour que vous en cherchiez la guérison et que vous viviez ; et je demande à Dieu la grâce de vous convaincre de péché, avec force, avec autorité, mais surtout avec amour.

 

Avant tout, comprenez bien ce que j’entends en disant que nous sommes tous pécheurs.

 

Le mot péché est mal compris du plus grand nombre ; de là vient l’objection qu’on a coutume de faire contre la vérité de mon texte.

 

L’Evangile, dit-on, en nous enveloppant tous dans une accusation commune de péché, exagère ; c’est parler contre l’expérience.

 

Qu’on regarde ma vie, on verra que je ne suis pas un pécheur : je ne suis ni avare, ni méchant, nu intempérant, ni mauvais ami, ni fils ingrat, ni époux infidèle ; et quand je le serais, j’en connais d’autres qui assurément ne le sont pas.

 

Ceux qui parlent ainsi confondent deux choses fort différentes, le péché et le vice.

 

Je ne dis pas que tous les hommes soient vicieux.

 

Si je le disais, non-seulement j’exagérerais, mais je me contredirais dans les termes.

 

Car le vice est une habitude immorale qui attire sur celui qui s’y livre le blâme des autres hommes ; c’est une distinction honteuse ; cela est si vrai que dans la plus philosophique des langues modernes, le mot vice a été primitivement synonyme du mot honte (Le mot allemand Laster ; voir le Dictionnaire d’Adelung à ce mot.).

 

Dès lors, de même qu’en disant qu’un homme est d’une constitution faible, on reconnaît tacitement que d’autres hommes ont une constitution plus robuste, ainsi en disant qu’un homme est vicieux, on reconnaît aussi tacitement qu’il existe des hommes qui ne le sont pas.

 

L’avarice est un vice, il est donc des hommes généreux.

 

L’intempérance est un vice, il est donc des hommes sobres.

 

La méchanceté est un vice, il est donc des hommes doux.

 

Tous les hommes ne sont pas vicieux ; mais tous sont pécheurs, ce qui est fort différent.

 

Je ne puis vous donner de notion plus précise de ce que signifie le mot péché, qu’en vous rappelant la signification première de ce mot dans la langue où le Nouveau Testament a été écrit.

 

Le mot grec que nous traduisons en français par pécher signifie manquer le but, et de là s’égarer.

 

Le pécheur est un égaré : c’est un voyageur qui, ayant une destination déterminée, s’est fourvoyé dans une route qui n’y conduit pas ; ou, mettant à la place de cette image ce qu’elle représente, le pécheur est un être qui doit suivre une certaine direction morale, et qui suit une direction opposée.

 

Ayant ainsi expliqué ce que c’est qu’un pécheur, je vais vous faire voir que tels nous sommes tous de notre nature ; parce que nous devons aimer Dieu par-dessus tout, et que nous aimons tous, dans notre état naturel, autre chose plus que Dieu.

 

Si, pour établir ces deux points, je voulais m’appuyer uniquement sur l’autorité de l’Ecriture, j’aurais tout dit en peu de mots.

 

Car je ne crains pas d’affirmer que dans aucun livre on ne trouve rien ni de plus clairement établi, ni surtout de plus constamment supposé, que le sont dans l’Ecriture ces deux assertions, que l’homme doit aimer Dieu par-dessus tout, et que de sa nature il aime autre chose plus que Dieu.

 

 

Pour ce qui est de la première, l’un des caractères distinctifs de l’Ecriture est de mettre partout Dieu sur le premier plan, et de réclamer hautement pour lui notre première attention et notre premier amour.

 

Aimer Dieu par-dessus tout, c’était déjà l’esprit et le résumé de première loi.

 

Le premier précepte du Décalogue est celui-ci :

 

« Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face » Exode 20.3

Ce qui ne signifie pas seulement :

 

Tu réserveras à Dieu ton culte extérieur, à l’exclusion de tout autre être qu’on appelle Dieu ;

 

mais encore :

 

Tu réserveras à Dieu ton culte intérieur, ton amour, à la préférence de tout autre objet.

 

Ainsi est commenté ce précepte par les prophètes et par Moïse lui-même, qui l’énonce ailleurs en termes plus clairs :

 

« Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces » Deutéronome 6.5

La nouvelle loi, qui est « la loi parfaite » Jc 1.25, tout en abrogeant une partie de l’ancienne, maintient, développe et met dans tout son jour le précepte fondamental d’aimer Dieu par-dessus tout ; et Jésus-Christ répond à cette question d’un docteur :

 

« Quel est le grand commandement de la loi ? » en reprenant le commandement de Moïse :

 

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée : c’est là le premier et le grand commandement » Matthieu 22.36.

 

Il est vrai qu’à ce commandement Il en joint un autre :

 

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

 

Mais Il donne à entendre, par les épithètes dont Il l’accompagne, celles de « second » et de « semblable au premier », et Il fait voir ailleurs, aussi bien que ses apôtres, qu’Il prescrit l’amour du prochain comme subordonné à l’amour de Dieu, et comme en découlant par une conséquence nécessaire ; en sorte que c’est moins comme un second précepte fondamental qu’Il le recommande que comme une suite et un symptôme de l’observation du premier, selon ce que dit saint Jean :

 

« Nous avons reçu de lui ce commandement, que celui qui aime Dieu doit aimer aussi son frère » 1 Jean 4.21

Qu’on ne pense pas combattre cette réflexion en rappelant que l’Evangile met plus d’une fois la charité en tête des préceptes de la loi 1 Corinthien 13

Car le mot charité a un sens plus étendu dans le langage original du Nouveau Testament que dans le nôtre : il signifie l’amour en général, l’amour chrétien, l’affection pure et désintéressée, appliquée soit au Créateur, soit à la créature ; aussi a-t-il été traduit dans plusieurs langues par le mot amour.

 

Au reste, pour ne laisser aucun doute que l’Amour de Dieu doive dominer et régler tout autre amour, Jésus-Christ choisit, entre toutes nos affections, la plus obligatoire, l’amour du prochain, et entre tous les exercices de cet amour, le plus indispensable, la piété filiale ; et puis Il déclare que la piété filiale elle-même doit être constamment subordonnée à la piété envers Dieu :

 

« Si quelqu’un aime son père ou sa mère plus que moi, il ne peut être mon disciple » Matthieu 10.37, Luc 14.26,
 

Tant Il veut fortement, avec toute l’Ecriture, que l’homme aime Dieu par-dessus tout.

 

L’Ecriture ne se prononce pas moins clairement sur la seconde proposition, que tel n’est pas l’homme dans son état de nature, qu’il aime autre chose plus que Dieu.

 

Il me serait facile de citer des textes où ce désordre est affirmé :

 

« Nous avons tous été errants comme des brebis », qui se sont égarées loin de leur pasteur et « détournées chacune dans son propre chemin » ; nous avons tous commencé par être « des enfants de rébellion », éloignés de Dieu, sans amour pour Lui, vivant au gré de nos propres désirs, sans nous informer de Sa Volonté ; « nous étions par nature des enfants de colère, aussi bien que le reste des hommes ; - le monde entier gît dans le mal ; - nous sommes morts par nos fautes et par nos péchés ; - si quelqu’un dit qu’il n’a point de péché, la vérité n’est point en lui Esaïe 53.6 ; Ephésiens 2.1 -3 ; Colossiens 1.21 ; 1 Jean 1.8,10 ; 5.19 ; Tites 3.3 ».

 

Mais si je me bornais à ces citations détachées, je pourrais vous donner lieu de croire que l’Ecriture n’établit le désordre des affections de l’homme que par des déclarations isolées, que j’aurai peut-être, penserez-vous, rassemblées à grand’peine, et où il faut tenir compte du temps, de l’occasion, et de certaines vivacités de langage ; tandis qu’elle s’en explique moins encore par des déclarations isolées, par des allusions indirectes, par sa lettre, que par son esprit, par son ensemble, et dans les endroits où elle expose et développe ses principes le plus complètement.

 

Mais c’est là ce que je ne puis vous faire voir en peu de mots.

 

Je suis contraint de renvoyer chacun de vous, pour éprouver la vérité de cette affirmation, à la lecture de la Bible, dont je ne rappellerai ici qu’un seul endroit que je recommande particulièrement à votre méditation :

 

ce sont les trois premiers chapitres de l’épître aux Romains, à laquelle j’ai emprunté mon texte.

 

Nul doute que l’objet de cette épître ne soit d’exposer la doctrine chrétienne, puisque saint Paul lui-même, dès le début, annonce son dessin dans ce verset qui est comme le titre de tout l’ouvrage :

 

« L’Evangile est la puissance de Dieu en salut à tout croyant »Romains 1.16

 

(...)

La misère de l'homme (suite dernière partie)

La misère de l'homme (première partie)

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La misère de l'homme (première partie)

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