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Vie Protestante Réformée

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 14:36
Fondements en Ruine : la position par Adolphe Monod (1ère Partie)
LES FONDEMENTS EN RUINES
LA POSITION
 (Première Partie)
Par le Pasteur ADOLPHE MONOD
Ce sermon a été prononcé le 24 février 1848.

« Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il ? » (Psaume XI, V. 3.)
 
Psaume XI
« Je me suis retiré vers l'Éternel; comment donc dites-vous à mon âme : Fuyez en votre montagne, comme l'oiseau ? Car, voici, les méchants bandent l'arc, ils ont ajusté leur flèche sur la corde, pour tirer, dans l'ombre, sur ceux qui ont le coeur droit. Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il ? »
« L'Éternel est dans le palais de Sa Sainteté ; l'Éternel a Son Trône dans les cieux. Ses yeux contemplent, Ses paupières sondent les fils des hommes. L'Éternel sonde le juste, mais le méchant et l'ami de la violence sont odieux à Son Âme. Il fera pleuvoir sur les méchants des filets; le feu, et le soufre, et le vent embrasé, telle est la portion de leur breuvage. Car l'Éternel de Justice aime le juste; Sa Face contemple l'homme droit. »
 
David, réservé de Dieu au trône d'Israël et déjà sacré roi par la main de Samuel, ne parvient à la gloire promise qu'à travers une persécution perfide autant que sanguinaire.
Le jaloux Saül, poussé par des courtisans plus méchants que lui-même, conspire contre l'oint de l'Éternel, tantôt avec une ruse qui ne rougit d'aucune bassesse, tantôt avec une violence qui ne recule devant aucun forfait.
La vie de David est mise, jour après jour, à la pointe de l'épée; et avec elle, l'ordre publié, la sécurité de l'État, tout l'avenir d'Israël, la justice humaine, et la fidélité même de Dieu, engagée envers le peuple au sein duquel le Messie doit naître, et envers le prophète-roi dont il doit sortir.
C'est alors que des amis bienveillants, mais de petite foi, pressent David de renoncer à ses espérances, et de ne songer plus qu'à se soustraire au péril par une prompte retraite, comme l'oiseau timide, effrayé du cri du chasseur impitoyable ou redoutant les pièges du traître oiseleur.. va, loin du mouvement et du bruit de la plaine cacher ses jours menacés sur des montagnes inaccessibles et dans les fourrés impénétrables des bois.
À quoi bon tenter une résistance inutile, dans une lutte inégale ?
Déjà « les méchants bandent leur arc; » déjà « ils ont ajusté leur flèche sur la corde, pour tirer, dans l'ombre, contre ceux qui ont le coeur droit. Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il? »
David répond à ces conseils d'une amitié charnelle et d'une lâche prudence par le cantique lu plus haut, et dont le premier verset résume toute sa pensée :
« Je me suis retiré vers l'Éternel; comment donc dites-vous à mon âme. Fuyez en votre montagne, comme l'oiseau ? »
Nous y découvrons à la fois le principe sur lequel il s'appuie : il se confie en l'Éternel; et la ligne de conduite que ce principe lui trace : il se gardera bien d'une fuite indigne.
Il voit la Position en Dieu : voilà ce qui le soutient; loin de fuir, il restera donc et il agira voilà ce qu'il est résolu de faire.
C'est un des caractères de la Parole Sainte, qu'étant prise au point de vue de Dieu et donnée par l'esprit de prophétie, elle s'applique à tous les temps.
On peut dire même qu'elle s'adapte de mieux en mieux, pour le fond de la pensée, aux siècles qui se déroulent, parce que les germes féconds de vérité qu'elle contient se développent avec l'histoire humaine et le Plan Divin.
Tandis que les autres livres vont vieillissant, la Bible Seule semble rajeunir, parce que les Vérités Eternelles qu'elle présente également à toutes les phases successives de l'humanité, revêtent, d'âge en âge, un aspect toujours nouveau et toujours plus spirituel.
On dirait un corps identique qui ne ferait que changer d'habit pour être en rapport avec chaque génération naissante, ou plutôt, un esprit toujours le même, mais qu'un accroissement sans terme maintiendrait constamment au pas, disons mieux, en avant du genre humain.
Qui ne voit, par exemple, que ce mot d'Habacuc : « Le juste vivra par la foi, » n'a fait que gagner d'à-propos et de profondeur, en passant d'Habacuc à saint Paul ; et de saint Paul à Luther ou Calvin ?
Eh bien ! Qui de nous aussi n'a senti, en lisant ce texte combien il s'adapte divinement, c'est ici le mot exact, aux temps où nous vivons ?
A quelle époque la sagesse humaine a-t-elle eu plus de raison que depuis un demi-siècle, que dis-je ? Que depuis un an, de s'écrier :
« Quand les fondements sont ruinés, le juste, que ferait-il? »
Quels fondements ne menacent ruine ?
Fondements politiques.
Il n'y a ni puissance si bien assise, ni institution si bien enracinée, qui soit à l'abri d'un coup d'État, d'un coup de fusil, d'un coup de poignard, d'un coup de tête, j'ai presque dit d'un coup de vent.
Les plus antiques monarchies chancellent comme un homme ivre, tombent, se relèvent pour tomber encore peut-être, et semblent parfois n'aboutir par tous leurs efforts pour se remettre de leurs secousses, qu'à provoquer des secousses nouvelles plus redoutables que les premières, comme les flots de la mer, dans une tempête, accroissent leur bouleversement par les mouvements mêmes qu'elles se donnent pour retrouver leur niveau.
Fondements sociaux.
Ces bases antiques et vénérées, qui sont à l'ordre de la société ce que le sol de la terre est aux édifices qu'elle porte, ces axiomes du droit et de la morale que l'Évangile, que dis-je ? Que la loi de Moïse trouva déjà reçues dans toutes les nations, la propriété, l'hérédité, la prescription, la famille, oui, la famille elle-même, sont contestées et livrées à l'âpre contradiction de la multitude ; et l'on discute froidement aujourd'hui si l'on doit ou non donner le nom de progrès du siècle à ce qu'on appelait hier sans hésitation du nom de crime.
Fondements ecclésiastiques.
L'Église chrétienne, à laquelle Dieu avait confié le dépôt des maximes qui préservent les peuples, comme elles sauvent les individus, participe au malaise général.
On sent confusément que les établissements religieux qui existent ne répondent plus complètement aux besoins de l'époque.
Une communion chrétienne, qui a mis une infaillibilité prétendue à à l'abri d'une immutabilité trop réelle, s'étonne de voir se séparer, dans la personne de son chef spirituel, des pouvoirs qu'elle s'était montrée, depuis plus de dix siècles, si jalouse de réunir.
Nos églises agitent, avec une ardeur croissante, les questions de l'institution civile et de l'indépendance religieuse.
À la controverse naturelle de ceux qui adorent Jésus comme leur Dieu-Sauveur avec ceux qui ont inventé un autre évangile, s'ajoutent de fâcheux dissentiments entre ceux-là mêmes qui sont unis sur le fondement de la foi.
Confusion étrange, où l'on ne prévoit guère de stabilité que dans quelque forme d'église toute nouvelle, et qui est encore à concevoir.
Enfin, fondements spirituels. Si du moins les croyances et les obligations individuelles étaient nettement saisies et maintenues énergiquement, on trouverait, au dedans des coeurs, le remède le plus efficace contre les agitations du dehors.
L'ébranlement universel a pénétré jusque dans le sanctuaire de la vie intérieure.
Les principes essentiels de la foi chrétienne et de la morale chrétienne sont remués d'une main profane et curieuse.
La philosophie du jour remet en question Dieu, la vie future, le jugement, la distinction du bien et du mal.
Les hommes croyants eux-mêmes éprouvent le besoin de revoir les bases de leur foi, et d'en refaire le symbole.
On ne parle pas seulement de forme nouvelle pour l'Église, on parle de formule nouvelle pour l'expression de la doctrine ; et la seule chose stable qui soit au monde, la Parole de Dieu est menacée de contracter un caractère d'instabilité dans l'opinion, par la variété des interprétations et des systèmes.
Quel chaos ! Quel mouvement ! Quels orages !
Et que l'on conçoit bien qu'ils arrachent à l'âme timorée cette exclamation des faibles amis de David :
« Quand les fondements sont ruinés, le juste que ferait-il ? »
Ses efforts, impuissants pour la société, ne sauraient aboutir qu'à le compromettre lui-même.
Qu'il se réserve pour des jours meilleurs; qu'il se réfugie, en les attendant, ou dans quelque contrée lointaine où le mal de l'époque ne soit pas encore parvenu, ou dans une vie isolée et silencieuse; et qu'il laisse couler l'eau comme il peut., puisqu'il ne possède après tout aucun moyen d'en suspendre ou d'en détourner le cours.

 
C'est à cette tentation du moment que je veux répondre, et répondre dans l'esprit de David.
Que celui (lui est prêt à perdre courage et à tout abandonner au hasard des événements), « se retire vers « l'Éternel, » et contemple la position en Dieu.
Il n'en faut pas davantage pour qu'il reconnaisse dans cette position des motifs, non de fuir, mais de rester et de mettre la main à l'oeuvre.
Ce point de vue chrétien de la position sera l'objet de ce discours; et cette action chrétienne dans la position nous en fournira un second sur le même texte, s'il plaît à Dieu.
Je dis, un point de vue chrétien, une action chrétienne; car c'est pour le chrétien que je parle : j'ai besoin de m'expliquer nettement là-dessus, avant d'aller plus loin.
La question de mon texte porte sur le juste, c'est-à-dire, dans l'acception biblique du mot, sur l'homme qui fait le bien, mais qui le fait par un principe religieux.
Pour l'époque de David, le juste, c'était le vrai israélite; pour nous, c'est le vrai chrétien.
C'est donc au vrai chrétien que je m'adresse.
Au reste, c'est à lui et à elle que nous nous adressons chaque fois que nous traçons les devoirs de la vie chrétienne ; car lui seul peut les accomplir, lui seul sait les comprendre.
Que si nos discours paraissent dépasser alors la portée spirituelle de nos auditeurs, la faute en est, non à nous, mais au désordre des églises, composées trop souvent par la naissance plus que par la foi.
Ceux qui sont dans la communion de l'Église ne sauraient trouver mauvais que, prenant au sérieux leur profession, nous attendions d'eux les sentiments qui conviennent à ses membres ; et s'il en est qui sont étrangers à sa foi, la première chose qu'ils aient à faire, c'est de se mettre d'accord avec elle, et avec eux-mêmes, en répondant à cette voix d'en haut qui leur crie :
« Convertissez-vous, et vous verrez la différence qui est entre le juste et le pécheur . » Malachie. III, 18.
Eh ! Quelle plus puissante raison pour se convertir que d'avoir à se dire qu'ils ne valent rien, tels qu'ils sont, pour le service de Dieu, et qu'ils ne peuvent entrer dans ses vues qu'à la condition de s'enrôler dans cette sainte milice des vrais chrétiens, sur laquelle seule il compte pour faire son oeuvre, dans les jours mauvais comme dans les bons !
Car, où prendra son point d'appui, pour agir dans des temps tels que ceux-ci, l'homme étranger au vrai christianisme et imbu des maximes du monde ?
Engagé qu'il est dans le présent siècle, il est aussi nécessairement ébranlé quand le siècle s'ébranle, que le navigateur surpris par la tempête est inévitablement entraîné par le mouvement aveugle des flots ; tandis que le vrai chrétien, sur le roc qui les domine et au pied duquel ils se brisent en frémissant, peut seul chanter avec le psalmiste le cantique de la sainte cité :
« Nous ne craignons point, quand la terre se remue, et que les montagnes se balancent dans le coeur des mers. Que leurs eaux grondent et qu'elles écument, et que les montagnes soient ébranlées par leur superbe courroux, les ruisseaux du fleuve réjouissent la cité de Dieu, sanctuaire de l'habitation du Très-Haut; Dieu est au milieu d'elle, elle ne sera point ébranlée . » Psaume. XLVI, 3-6.

 

 
(...)
Deuxième partie (Les Fondements en ruines, la position par Adolphe Monod)

 

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