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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 20:17
Qu'est ce que le fils de l'homme, pour qu'il soit l'objet de Tes Soins ? (1ère Partie)

 

Qu'est-ce que l'homme mortel, pour que tu te souviennes de lui ? Qu'est ce que le fils de l'homme, pour qu'il soit l'objet de Tes Soins ? (Psaume VIII, 5.)

 

C'est en considérant l'étendue des Cieux déployés sur nos têtes que David tenait ce langage.

 

En effet, lorsque dans les heures tranquilles de la nuit nous contemplons ces feux, ces astres divers, ces mondes innombrables que la main du Créateur a semés dans le firmament, et qui nous donnent de sa puissance une idée si haute qu'elle est presque effrayante pour notre faiblesse ; lorsqu'ensuite, portant nos regards sur nous-mêmes, retombant sur notre néant, nous voyant perdus au milieu de cette immensité, nous songeons aux soins bienfaisants de la Providence, nous pensons que cet Être si grand dont les Cieux annoncent la gloire, est le même Dieu qui nous prévient tous les jours par mille et mille bienfaits de détail, qui nous soutient, nous supporte, nous pardonne, use à notre égard de tant de patience, de tant d'indulgence, comment ne pas être étonnés, confondus de cette bonté infinie dont nous sommes l'objet ?

 

Comment ne pas sentir notre coeur pressé du sentiment de son indignité ? 

O mon Créateur !

 

Je me prosterne à Tes Pieds, et je Te bénis.

 

Dans cette foule d'êtres que Ta Puissance a tirés du néant, Ton Amour distingue l'homme.

 

Faible vermisseau, enfant de la poussière, il n'est cependant pas oublié de Ta Providence :

 

Tes Gratuités l'environnent, Tu lui prodigues Tes Faveurs, Tu le destines à des biens infinis. 


O Sagesse ! Ô Pouvoir ! Ô Miséricorde incompréhensible !  

 

Qu'est-ce que l'homme mortel, pour que Tu te souviennes de lui ?

Quelque propre que soit le spectacle des Cieux à faire sur nous cette impression, il en est un autre moins imposant sans doute, mais plus touchant encore : c'est celui qui frappe nos regards dans une époque proche, c'est la renaissance de la nature.

 

Il me semble que ce sont des moments où l'idée des bienfaits de Dieu et de l'ingratitude de l'homme doit se présenter encore à nous sous des traits plus vifs et plus pénétrants.

 

Il me semble que ce sont des moments comme d'autres circonstances où plus que jamais nous devons nous élever a Lui, où, réunis dans le sanctuaire, nous devons tous ensemble présenter au Seigneur des coeurs touchés de ses bienfaits et pénétrés de notre indignité, implorer tous ensemble Son Secours et nous dévouer à son service.

 

Dieu veuille que ce soit le fruit de ce discours ; Dieu veuille que le sentiment qui s'élèvera dans nos coeurs soit pour l'avenir le gage d'une reconnaissance sans bornes et d'une entière fidélité !


S'il est un tableau fait pour exciter, notre admiration, notre reconnaissance, c'est sans doute le prochain retour de ce printemps qui vient nous annoncer  les richesses de l'année : c'est alors qu'un beau jour suffit pour exciser le sentiment du bonheur.


D'abord aux âpres frimas succède un air plus doux et délicieux à respirer.

 

Les oiseaux, par leurs concerts, annoncent le changement qui se prépare; ils invitent l'homme à la joie.

 

La nature semble étaler à nos yeux les présents qu'elle nous destine pour les saisons suivantes.

 

Nos prairies se couvrent d'une herbe épaisse et verdoyante; nos champs élèvent avec fierté ces tiges précieuses que l'été doit jaunir ; les rameaux tortueux de la vigne s'émeuvent pour annoncer le sentiment de vie qui les pénètre ; les arbres se couvrent de boutons qui bientôt s'ouvrent, se développent et produisent la plus brillante décoration. 

Ainsi, ce n'est pas seulement de l'espoir des biens à venir que nous jouissons : cet espoir est excité dans nos âmes par des signes enchanteurs.

 

Ce sont des fleurs charmantes dont les couleurs et les parfums se varient à l'infini, qui nous présagent les fruits de l'automne.

 

Ainsi le Tout- Puissant daigna s'occuper non-seulement de nos besoins, mais encore de nos plaisirs.

 

Comment pourrions-nous y penser sans attendrissement ?

 

Il traite l'homme comme un hôte chéri, dont Il s'empresse à parer la demeure.

 

Chaque plante, chaque arbuste est chargé de lui payer un tribut d'agrément, et de s'embellir pour cette fête dont il est l'objet.

 

Cette terre, toujours froide, sombre, triste et rembrunie dans son intérieur, se décore à l'extérieur par l'ordre du Souverain.

Et ce qui rend plus touchante et plus sensible cette scène d'enchantement, c'est l'époque de froidure et de mort qui l'a précédée.

 

Il semble que la nature, après nous avoir offert dans le cours des saisons l'image de notre accroissement, de nos progrès, de notre décadence, veuille réveiller en nous un espoir divin, et nous offrir dans sa renaissance l'image de cette résurrection de l'homme, promise par Jésus.

 

Il semble que, pour nous offrir l'emblème du prodige dont nous serons un jour l'objet, elle multiplie autour de nous les prodiges. 

Cette terre, parée de fleurs et brillante de jeunesse, était naguère inféconde et flétrie; ces rameaux, pleins d'une sève active qui les couvre de feuilles et de guirlandes, n'étaient qu'un bois mort, semblable à celui qui pétille dans nos foyers ; ce soleil, dont la chaleur ranime et fertilise nos campagnes, paraissait un astre sans chaleur et sans vie, dont les rayons ne portaient qu'une froide clarté ; ces insectes dont nous entendons le bourdonnement, ces oiseaux dont les chants nous ravissent, étaient languissans et endormis dans leurs retraites.


O homme !

 

Compte, si tu le peux, ces miracles qui s'opèrent autour de toi et pour toi.

 

Qui es-tu, pour que le Très- Haut se souvienne de toi ?

 

Qui es-tu, pour que le Tout-Puissant fasse de toi l'objet de soins si tendres, si attentifs, si ingénieux ?

 

Hélas ! Nous n'occupons qu'un point dans l'espace ; nos forces sont faibles, notre intelligence bornée : parmi les objets qui nous environnent, il n'en est aucun qui ne la surpasse; notre durée est courte, incertaine.

 

L'homme ne paraît revêtu de quelque dignité que lorsque, prosterné devant son Dieu, il s'unit à Lui par les élans de son âme: il n'est rien en lui de grand que la faculté de sentir sa petitesse, de s'anéantir devant l'infini.  

 

Qu'est-ce que l'homme mortel, pour que Tu te souviennes de lui ?

Mais, Seigneur, ce n'est point le sentiment de notre petitesse qui oppresse notre coeur quand nous songeons à Tes Bienfaits.

 

Non, non, nous relevons davantage Ton Amour.

 

Pour l'homme, avant sa chute, Tu avais préparé des campagnes encore plus riantes : le péché l'en bannit; mais cette terre que Tu lui a donné est encore couverte de Tes présents, embellie par Tes Soins, remplie de Tes Richesses.

 

Mais, hélas ! Dans un siècle de dégradation, quel asile est assez reculé contre la contagion des vices ?

 

Au bout d'un certain espace de temps, l'irréligion, l'égoïsme, le libertinage répandent et pénètrent leur poison dans les hameaux comme dans les villes.

Nous sont-ils inconnus ces hommes qui, d'un côté comme de l'autre, au milieu même des merveilles de la Providence, osent censurer Ses Dispensations, osent, dans leur ignorante audace, dans leur folie sacrilège, nier Son Existence ; osent, qui le croirait ? Lui ôter le gouvernement du monde pour le donner au hasard, aux astres dont certains en connaissent à peine le nom ?

 

Que parmi les citoyens des villes, on en voie dont l'esprit, gâté par de mauvaises lectures ou par l'orgueil des demi- connaissances, tombe dans cet égarement, et que l'habitant des campagnes, destiné par la Providence à conserver dans leur intégrité la droiture du sens et la simplicité de l'esprit, se prenne dans ce même piège, quoi de plus attristant, quoi de plus étrange et de plus révoltant !

N'en est-il pas plusieurs qui semblent regarder les dons du Ciel comme leur propriété, comme le fruit de leur industrie, qui ne pensent pas avoir à être reconnaissant au Souverain ?

Tout comme l'habitant des villes, en voyant certains citoyens des campagnes tout occupés du soin de cultiver leurs domaines, et ne songeant point à faire descendre sur eux la bénédiction du Ciel, on croirait que ce sont eux qui font lever le soleil sur leurs champs, qui amassent les nuages dans les airs, les font distiller en pluies bienfaisantes, et font circuler la sève dans les rameaux. 


Insensés de toutes conditions face à la Bonté de Dieu !

 

Ils oublient ce qu'auraient pu leur apprendre ces fléaux du Ciel, qui, plus d'une fois, ont confondu leurs espérances, ce que répètent de mille manières nos Écritures :  

 

Paul plante, Apollos arrose, mais c'est Dieu qui donne l'accroissement (I Cor., III, 6.). C'est en vain que vous vous levez matin, que vous vous couchez tard et que vous mangez le pain de douleur, Dieu seul donne du repos à celui qu'il aime (Ps. CXXVII, 2).

N'est -il pas des hommes qui vont plus loin ?

 

N'est-il pas des hommes de toutes conditions qui, face à la nature, loin de devenir bons et généreux, à l'exemple du Dieu qui ne cesse de les bénir, se montrent durs et sans entrailles, ne pensent qu'à eux-mêmes, à leurs convenances, à leurs besoins, et même, en recueillant les biens de la terre ou autre de quelque manière que ce soit, négligent de faire la part de l'indigent et du malheureux ?

Face à la nature, n'est-il pas des hommes qui, malgré la douceur de ces tableaux champêtres, au milieu de cette harmonie qui nous invite à la paix et à l'amour, nourrissent des sentiments de jalousie, de haine, d'envie, se livrent à des querelles, à des rapines, et ne songent qu'à donner cours à la malignité de leurs passions ?


N'en est-il pas enfin qui tournent en dissolution les grâces du Ciel, qui ne voient dans les années fertiles qu'une occasion de se livrer à l'intempérance, et que les années de disette ne peuvent rendre plus sages ?

 

Hélas ! Bien que mis devant ces deux épreuves, et dans l'une et l'autre, le poids peut être léger dans la balance de Dieu.

 

Oublieux, désinvoltes, ces deux épreuves n'ont laissé aucune trace profonde; au mieux encore qu'une impression passagère ; aucune production de véritable réforme, la réforme du coeur; et lorsque l'Éternel a ouvert de nouveau Sa Main, peu d'hommes ont ressenti cette joie noble et religieuse qui devait nous animer : pour le grand nombre cette abondance est devenue une occasion de chute. 

Là est ma bien piètre consolation, il est parmi nous des âmes pures, charitables, des hommes et des femmes éclairés et religieux, qui savent se résigner à la volonté du Très- Haut, Lui rapporter leurs succès, se faire un devoir sacré, un plaisir, un besoin de Lui rendre leurs hommages.

 

Mais, dans ce nombre même en est-il beaucoup à qui la conscience n'ait rien à reprocher, qui, pensant aux grâces du Seigneur, n'aient pas à s'humilier dans le sentiment de leur indignité ?

 

Hélas ! Lorsque mes pensées éplorées se portent sur ceux qui en demeurent éloignés, sur ceux que la tiédeur, le relâchement, les passions terrestres retiennent loin de leur Dieu, sur ceux qui ne s'approchent de Lui que des lèvres ; lorsque je réfléchis à tant de péchés de tout genre que les années précédentes ont vus et que celle-ci verra peut-être encore, l'aspect riant de la nature s'obscurcit à mes yeux, la verdure du printemps se flétrit.

 

Suite & Fin

Qu'est ce que le fils de l'homme, pour qu'il soit l'objet de tes soins ?

 

Bible (135)

Croix Huguenote

 

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

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  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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