Le jonc croît il sans marais ?
Le roseau pousse-t-il sans humidité ?
Encore vert et sans qu'on le coupe,
il sèche plus vite que toutes les herbes.
Ainsi arrive-t-il à ceux qui oublient Dieu,
et l'espérance de l'impie périra.
(Job 8:11-13)
Quel est l’espérance du chrétien de nom ?
“Encore vert et sans qu’on le coupe, il sèche plus vite que les autres herbes.”
Premièrement, il sèche à défaut de la vase dont il se nourrit.
Les excitations, les encouragements, la respectabilité, la prospérité qui faisaient sa vigueur manquent et il défaille.
Cela arrive dans toutes les Eglises.
Nous n’avons eu que peu de défections à pleurer ; cependant, nous en avons eu et nous en aurons encore.
Seigneur, est ce moi ? Seigneur, est ce moi ?
Que cette question soit celle de chacun de nous.
Quelqu’un dit :
“Ce n’est pas moi”.
N’en soyons pas trop sûr, chèr(e) ami(e)...
Je crois à la persévérance des enfants de Dieu ; mais il y a dans toutes les Eglises de faux chrétiens.
Ils brillent, ils scintillent pendant un temps ; puis ils s’obscurcissent et s’éteignent.
Ce sont des étoiles filantes auxquelles l’obscurité des ténèbres est réservée.
Il vaut mieux ne faire aucune profession que de ne pas persévérer.
Souvenez vous qu’il y a à l’enfer une porte de derrière pour les prétendus saints, pour ceux qui ne sont pieux qu’en apparence, pour les prédicateurs qui ne connaissent, ni ne pratiquent dans leurs coeurs la vérité qu’ils prêchent, pour les membres d’Eglise qui sont aimables à beaucoup d’égards, mais n’ont pas réellement regardé à Christ pour leur salut.
Que ceux là se réveillent, de peur qu’ils ne sèchent et ne périssent !
Deuxièmement, bien que le jonc puisse rester vert dans son marécage, il tombera sous la faux....
Cher(e)s ami(e)s, la mort sera pour la plupart d’entre vous, je l’espère, le grand jour de joie où vous gravirez le sommet du Mont Pisga d’un pas fatigué comme Moïse en Deutéronome 34 ; mais, une fois là, la vue du pays vous récompensera de votre peine.
Combien notre sort sera différent si, comme pour le roi Belschatsar, le mot Thékel est inscrit devant nous, parce que, pesés à la balance, nous aurons été trouvés légers (Daniel 5.27).
O Dieu, ai je caché mon mal ?
Ai je mis une étoffe dorée sur mon front lépreux ?
Quoi !
Aurai je mangé à ta table, bu à ta coupe pour t’entendre ensuite me dire :
“Je ne t’ai jamais connu.”
Cher(e)s ami(e)s, je vous conjure par le Dieu Eternel de pratiquer purement la religion de l’Evangile.
Criez à Dieu pour être aidés ; vous ne pouvez pas suffire vous mêmes à cette tâche, parce que le coeur de l’homme est trompeur et désespérément malin.
Avant le jugement, “jugez vous vous mêmes, et vous ne serez pas jugés”.
Rappelez vous que “Jésus est venu au monde pour sauver les pécheurs”.
C’est Lui qui donne la repentance et la rémission des péchés.
Finissez en avec les bonnes oeuvres que vous faites pour être sauvés ; c’est la vase des marais.
Mettez votre confiance en Jésus et vous ne périrez jamais ; car personne ne vous ravira de Sa Main.
Amen,
Charles Haddon Spurgeon,
Pasteur Baptiste Réformé







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