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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 17:30
Amen par Ernest Dhombres (1ère partie)

Croix Huguenote

Et tout le peuple dira :

Amen !
(Deutéronome 27.15)

(Première partie)

 

Avons-nous réfléchi à la portée considérable de ce petit mot amen que nous disons, le plus souvent sans y penser, dans les exercices du culte public et en terminant toutes nos prières ?

 

Rappelons-en l'étymologie et essayons de faire en quelques mots l'histoire de ce vocable biblique.


Le mot amen dérive d'un mot hébreu qui signifie « appuyer, soutenir ».

 

Il exprime une affirmation énergique, une adhésion formelle à ce qui vient d'être dit.

 

La locution française, « ainsi soit-il », en est, sinon la traduction littérale, du moins la fidèle interprétation.

 

C'est dans une circonstance mémorable de l'histoire des Hébreux que ce mot fait sa première apparition.

 

Moïse n'est plus ; mais, avant de mourir, voici ce qu'il a ordonné :

 

Après le passage du Jourdain et l'entrée d'Israël dans la terre promise, Josué, son successeur, élèvera un autel, formé de pierres, sur lequel il fera graver la loi de Dieu.

 

Puis, la moitié des tribus se tiendra sur la montagne de Garizim et l'autre moitié sur la montagne d'Hébal ;

 

Les bénédictions de la loi seront lues sur la colline de Garizim, et le peuple répondra :

 

« Amen » ;

 

Les malédictions de la loi seront lues sur la colline d'Hébal et le peuple répondra :

 

« Amen »,

 

C'est-à-dire :

 

« J'adhère aux promesses, j'adhère aux menaces de l'Eternel. »

 

Scène pittoresque et grandiose, accomplie par l'ordre de Josué dans la forme prescrite par le grand législateur Moïse, et qui dut laisser au cœur du peuple d'Israël une trace moins périssable que celle des caractères inscrits sur l'autel de granit.

 

Nous retrouvons cet amen dans plusieurs moments solennels de la vie du peuple de Dieu :

 

- au temps de David, lorsque ce saint roi fait transporter l'arche de l'alliance à Jérusalem ;

 

- au temps d'Esdras où la Loi, remise en honneur, est lue pendant plusieurs jours de suite devant les captifs revenus de l'exil.

 

Nous le retrouvons dans les Psaumes, notamment dans ce beau passage :

 

« Béni soit à jamais le Dieu d'Israël d'éternité en éternité : amen, amen. »

(Psaume 41.14)

 

En passant à la seconde partie Biblique, là, ce mot se rencontre sur les lèvres de Jésus comme une formule qui précède ses enseignements et que nous traduisons ainsi :

 

« en vérité, en vérité. »

 

Il est à la fin de l'Oraison dominicale comme une ratification de la prière du Sauveur et il signifie :

 

« ainsi soit-il. »

 

Le mot amen apparaît dans le Livre des Actes et dans plusieurs épîtres qu'il termine.

 

Il est le dernier mot de l'Apocalypse et comme le couronnement des Révélations divines.

 

Recueilli par l'Eglise apostolique, il retentit dans les assemblées des croyants ; il est prononcé par les ministres de Dieu, à travers les siècles, dans les diverses communions chrétiennes qui le chantent, ou le prononcent à haute voix, ou le disent silencieusement.

 

Dès lors, le mot amen, ou son équivalent, ainsi soit-il, termine toutes les prières des cultes privés et publics, et devient partie intégrante de l'adoration de l'Eglise universelle.

 

Voilà la portée historique de ce petit mot.


Quelle est sa valeur religieuse ?

 

Elle est bien plus grande qu'on ne pense.

 

Ce mot, amen, renferme toute une théodicée.

 

Il exprime le libre rapport entre Dieu et l'âme humaine.

 

Le Dieu de la Bible n'est pas le Dieu du déisme, immobile et muet, enchaîné à son œuvre qu'Il ne peut modifier.

 

Il n'est pas non plus le Dieu du panthéisme, abîme obscur où la créature et le créateur se confondent.

 

Il est le Dieu personnel et vivant qui a fait l'homme à son image, c'est-à-dire, libre comme Lui-même ; qui s'approche de cet homme et l'invite à s'approcher de Lui ;  qui l'appelle à unir ses pensées aux siennes par un volontaire acquiescement.

 

L'homme peut accepter ou refuser l'offre divine.

 

S'il l'accepte, cette adhésion à ce que Dieu enseigne et commande, cet assentiment, que le mot amen exprime d'une manière si claire et si concise, c'est l'essence même de la piété ; c'est l'acte moral par excellence qui nous unit à la source de tout bien et qui parvient à faire de sa volonté notre propre volonté.

 

Combien il y a loin de cet amen libre, filial, joyeux, à l'amen fataliste auquel se résignent des millions de bouddhistes et de mahométans !

 

Tel fut aussi le fond du paganisme grec et romain.

 

Certes, nous reconnaissons que l'amen stoïque de plusieurs philosophes ne manqua pas d'une noble dignité, et nous pensons aussi qu'il n'est pas sans grandeur, l'amen fataliste de cet Arabe nomade, prosterné devant les décrets d'Allah, qui accepte « ce qui est écrit » et se couche au désert, drapé dans son manteau, pour mourir avec majesté.

 

J'avoue préférer cette obéissance grave et pleine de respect à la révolte outrageante du pessimisme moderne contre l'inéluctable nécessité des choses qui nous broie dans son engrenage.

 

Toutefois, la conception du bouddhiste et du mahométan a quelque chose de lugubre qui donne le frisson...

 

Ce n'est pas de la sérénité, c'est de l'insensibilité, ce n'est pas l'effort de la volonté, c'est son inertie ; ce n'est pas un assentiment, c'est un écrasement ; ce n'est pas l'amen de la vie, c'est l'amen de la mort !

 

J'ai parlé d'Israël.

 

Si jamais le jeu de la liberté morale entre ces deux contractants, Dieu et l'homme, a été manifeste, c'est bien dans la vie du peuple prophète, vrai type de l'humanité.

 

De Moïse aux Rois, des Rois à l'exil, de l'exil à la restauration, qu'est l'histoire d'Israël, sinon la rencontre de deux libertés, celle de Dieu qui sollicite son obéissance et celle de ce peuple, appelé de « col roide », qui la refuse ?

 

Dieu connaissant tous les secrets du cœur de l'homme, tous les moyens de le vaincre, emploie alternativement les promesses et les menaces, les sévérités et les délivrances.

 

Israël est souvent indocile, endurci ; souvent aussi il s'humilie, il se repent, il prononce cet amen de soumission qui lui fait trouver grâce devant Dieu.

 

Pages émouvantes de la Bible, véritable épopée où le ciel et la terre sont en scène dans une lutte grandiose.

 

Réfutation victorieuse des doctrines modernes qui nient la liberté en Dieu et en l'homme, Dieu n'étant qu'une abstraction, et l'homme qu'un rouage de ce vaste mécanisme où ne se déploient que la Matière et la Force.

 

Nous retrouvons le même conflit entre Dieu et l'homme dans toute la révélation chrétienne.

 

Qu'est-ce que l'homme, au sens chrétien ?

 

C'est un coupable, un révolté qui a dit :

 

« Rompons nos liens, brisons nos chaînes. »

 

 Le voilà qui dresse la tête devant son Maître, volonté contre volonté, et, pour ainsi dire, Dieu contre Dieu.

 

Et ce Dieu, qu'est-il, au sens chrétien ?

 

Un Père miséricordieux qui s'est dit à Lui-même :

 

« Ce rebelle, ce coupable, je le vaincrai à force d'amour. »

 

Ce qu'Il a dit, Il l'a fait en lui donnant son Fils unique, mort sur une croix comme une victime expiatoire.

 

Et lorsque le révolté se laisse vaincre par cet amour divin, c'est un homme qui reconnaît son péché, qui se repent, qui s'humilie, qui rétracte ses égarements, qui rentre dans l'ordre, c'est-à-dire, dans l'obéissance.

 

Il dit maintenant à Celui qui l'a créé et sauvé :

 

« Pardon, oh ! pardon, je me donne à toi par une conversion sincère. »

 

L'entendez-vous prononcer cet amen décisif et irrévocable qui veut dire :

 

« Je ne suis plus à moi-même, je suis à toi, ô Père, à toi pour toujours. »

 

C'est le premier anneau de la chaîne qui l'attache à Dieu pour l'éternité, les amens successifs et journaliers de foi, de soumission, de confiance, viendront après, toujours plus fréquents, toujours plus décisifs, par le progrès de la vie divine.

 

Eh bien ! je ne crains pas d'affirmer qu'il ne peut y avoir, sous le ciel, un spectacle plus grand que celui de l'homme libre devenant l'esclave volontaire du Dieu sauveur auquel il s'est donné, et que l'obéissance de cette créature déchue et relevée, dépendante de Dieu et affranchie du péché, est digne du regard des anges, et manifeste la gloire la plus haute du Tout-Puissant.

 

Avais-je raison de dire que ce petit mot de deux syllabes contient la plus belle des théodicées et comme le résumé du christianisme ?

 

 (Suite) Amen par Ernest Dhombres

 

 

 

 

Bible

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

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  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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