Ecoute donc,
Est ce trop pour vous de lasser la patience des hommes,
que vous lassiez encore celle de Mon Dieu ?
(Esaïe 7.13)
L'Apôtre Pierre demanda à Jésus :
"Combien de fois pardonnerai je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi ? Il répondit : jusqu'à septante fois sept fois.
Revenons au passage de cet épisode. (Version présentée Chouraqui mais qui peut être tout aussi bien lue dans la Version Segond, Darby, etc...)
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Alors Pierre s'approche et lui dit :
"Adôn, combien de fois mon frère fautera-t-il contre moi et lui remettrai-je ? Jusqu'à sept fois ?
Iéshoua' lui dit : "Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à septante fois sept fois.
Ainsi le royaume des ciels ressemble à un homme, un roi, qui veut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Quand il commence à les régler, un débiteur de dix mille talents est amené en face de lui.
Il n'a pas de quoi rendre.
Son Adôn ordonne de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tout ce qu'il a, que tout soit rendu.
Le serviteur tombe sur ses faces, se prosterne devant lui et dit :
'Sois longanime avec moi et je te rendrai tout'.
L'Adôn de ce serviteur est pris aux entrailles; il le délie et lui remet sa dette.
Ce serviteur sort. Il rencontre un de ses co-serviteurs, qui lui doit cent deniers.
Il le saisit à la gorge à le faire suffoquer et dit : 'Rends ce que tu dois'.
Le co-serviteur tombe sur ses faces, le supplie et dit : 'Sois longanime avec moi, et je te rendrai'.
Il refuse, s'en va et le jette en prison, jusqu'à ce qu'il lui ait payé sa dette.
Ses co-serviteurs voient ce qui est advenu et s'attristent fort.
Ils viennent et informent leur Adôn de tout ce qui est advenu.
Alors son Adôn l'appelle et lui dit :
'Serviteur criminel, toute ta dette, je te l'ai remise parce que tu m'as supplié.
N'était-ce pas à toi aussi de matricier ton co-serviteur comme je t'ai moi-même matricié ?'
Son Adôn brûle.
Il le livre aux tortionnaires, jusqu'à ce qu'il ait rendu toute sa dette.
Ainsi mon père des ciels agira aussi envers vous, si vous ne remettez pas les dettes de votre frère de tout votre coeur".
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Dieu en donne l'exemple, puisqu'Il affirme, par le prophète Esaïe :
Que le méchant abandonne sa voie, et l'homme d'iniquité ses pensées, qu'il retourne à l'Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu qui ne se lasse pas de pardonner. (Esaïe 55.7)
Pourtant, c'est le même Esaïe qui reprochait à son peuple de lasser la patience de Dieu !
Ce qui lasse sa patience, c'est le repentir qui n'est que forme ou formalité religieuse (quand elle existe encore...), sans être en même temps l'expression d'un désir et d'une volonté sincère de ne pas retomber dans les mêmes égarements.
Or, à ce jeu là, les hommes en sont rompus.
N'est ce pas le cas de la confession du mercredi des Cendres ? Ne doit elle pas être sans cesse recommencée parce que chaque année elle est précédée des mêmes excès du mardi gras en certains endroits ?
Une faute est elle réglée ?
Est elle répétée, mais comme un accident qui attriste et produit une vraie démarche de repentance ?
Même cette faute trouve alors le même Dieu prêt à pardonner.
Mais s'il n'y a ni souffrance, ni mise en ordre, ni volonté de ne plus la commettre, ne lasserons nous pas la patience pourtant si généreuse du Dieu que nous offensons ?
Le boeuf connaît son possesseur, Et l'âne la crèche de son maître: (...)Mon peuple n'a point d'intelligence.
Malheur au peuple chargé d'iniquités, A la race des méchants, aux enfants corrompus! Ils ont abandonné l'Eternel, ils ont méprisé le Saint d'Israël. Ils se sont retirés en arrière...
Quels châtiments nouveaux vous infliger, Quand vous multipliez vos révoltes? La tête entière est malade, Et tout le coeur est souffrant.
De la plante du pied jusqu'à la tête, rien n'est en bon état: Ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives, Qui n'ont été ni pansées, ni bandées, Ni adoucies par l'huile. (...)
Ecoutez la parole de l'Eternel, (...) Prête l'oreille à la loi de notre Dieu (...)
Qu'ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices? dit l'Eternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux; Je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs.
Quand vous venez vous présenter devant moi, Qui vous demande de souiller mes parvis?
Cessez d'apporter de vaines offrandes: J'ai en horreur l'encens, Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités.
Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes; Elles me sont à charge; Je suis las de les supporter.
Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux; Quand vous multipliez les prières, je n'écoute pas: Vos mains sont pleines de sang.
Lavez-vous, purifiez-vous, Otez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions; Cessez de faire le mal.
Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, Protégez l'opprimé; Faites droit à l'orphelin, Défendez la veuve.
Venez et plaidons! dit l'Eternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; S'ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine.
Si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, Vous mangerez les meilleures productions du pays; (...)
Quoi donc! la cité fidèle (...) était remplie d'équité, la justice y habitait, Et maintenant il y a des assassins!
Esaïe
Approchons nous donc du Trône de la Grâce comme savait le faire le grand roi David.
D'après Richard Doulière,
Psaume 51
O Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ;
Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ;
Lave-moi complètement de mon iniquité,
Et purifie-moi de mon péché.
Car je reconnais mes transgressions,
Et mon péché est constamment devant moi.
J'ai péché contre toi seul,
Et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux,
En sorte que tu seras juste dans ta sentence,
Sans reproche dans ton jugement.
Voici, je suis né dans l'iniquité,
Et ma mère m'a conçu dans le péché.
Mais tu veux que la vérité soit au fond du coeur :
Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi !
Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ;
Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.
Annonce-moi l'allégresse et la joie,
Et les os que tu as brisés se réjouiront.
Détourne ton regard de mes péchés,
Efface toutes mes iniquités.
O Dieu ! crée en moi un coeur pur,
Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
Ne me rejette pas loin de ta face,
Ne me retire pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie de ton salut,
Et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne !
J'enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent,
Et les pécheurs reviendront à toi.
O Dieu, Dieu de mon salut ! délivre-moi du sang versé,
Et ma langue célébrera ta miséricorde.
Seigneur ! ouvre mes lèvres,
Et ma bouche publiera ta louange.
Si tu eusses voulu des sacrifices, je t'en aurais offert ;
Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes.
Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé :O Dieu !
Tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit.
Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion,
Bâtis les murs de Jérusalem ! Alors tu agréeras des sacrifices de justice,
Des holocaustes et des victimes tout entières ;
Alors on offrira des taureaux sur ton autel.
(Psaume 51)








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