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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:10
Sur la véritable gloire du Chrétien de Jacques Saurin (1677-1730)

Sur la véritable Gloire du Chrétien,

Sermon de Jacques Saurin

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Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie,

si ce n’est en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ,

par qui le monde m’est crucifié, et moi au monde.

Galates VI, 14

 

Le Saint Esprit nous représentant, sous l’idée d’une mort et d’une crucifixion, notre renoncement au monde n’a pas seulement voulu nous marquer la nature et les degrés de cette disposition ; il a voulu aussi en marquer les difficultés.

 

Rarement meurt-on sans souffrir.

 

Les morts les plus douces sont pour l’ordinaire précédées de symptômes violents, que quelqu’un a appelé les messagers de la mort.

 

Ces messagers de la mort, ce sont des syncopes mortelles, ce sont des ardeurs brûlantes, ce sont des douleurs violentes, ce sont des tortures insupportables.

 

La crucifixion surtout était le supplice le plus violent que la justice des hommes, dirai-je ? ou leur barbarie eût jamais inventé.

 

L’imagination est effrayée, quand elle se représente un corps attaché à un poteau, suspendu par des clous, entraîné par son propre poids, dont le sang est versé goutte à goutte, et n’expirant qu’à force de souffrir.

 

Cette effrayante image est-elle outrée pour représenter les peines, les combats, les sacrifices auxquels un chrétien est appelé, et qu’il ne peut se dispenser de subir, avant que de parvenir à ce bienheureux état où la grâce avait donné à notre Apôtre d’arriver, lorsqu’il disait dans les paroles de mon texte :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

Représentez-vous un chrétien, représentez-vous un homme encore novice dans l’école de Jésus-Christ, appelé tantôt à combattre des penchants qu’il a apportés au monde ; tantôt, à déraciner une habitude qui est devenue en lui une seconde nature ; tantôt, à résister au torrent de l’exemple et de la coutume ; tantôt à mortifier une passion dominante qui l’occupe, qui le possède, qui l’entraîne ; tantôt à quitter le lieu de sa naissance comme Abraham, à marcher sans savoir où il va ; tantôt à immoler un fils unique, comme ce Patriarche ; à s’arracher dans un lit de mort à des amis, à une épouse, à un enfant qu’il aime à l’égal de lui-même ; et tout cela, parce que c’est Dieu qui le veut ; et tout cela, avec cette soumission qui faisait dire à Jésus-Christ, le chef et le consommateur de la foi du chrétien, son rédempteur et son modèle :

 

Non point ce que je veux, mais ce que tu veux (Matthieu 26 :19) !

 

O croix de mon Sauveur, que vous êtes pesante, quand vous êtes imposée à des hommes qui n’ont pas encore porté l’amour pour lui à ce degré, qui rend toutes choses aisées à celui qui l’aime !

 

O sentier de la vertu qui paraissez uni à ceux qui y marchent, que le chemin qui nous conduit à vous est raboteux !

 

O joug de Jésus-Christ si aisé, fardeau léger à celui qui a accoutumé de vous porter, que vous êtes difficile à ceux qui veulent essayer leurs forces !

 

Aussi, vous le voyez, mes frères, dans le style de l’Écriture, renoncer au monde de la cupidité, c’est offrir son corps en sacrifice :

 

Je vous exhorte par les compassions de Dieu que vous présentiez vos corps en sacrifice (Romains 12 :1).

 

C’est se couper son bras, c’est s’arracher un œil (Matthieu 5 :29-30), c’est renoncer à soi-même, c’est charger sa croix : car si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il charge sa croix (Matthieu16 :24).

 

C’est être crucifié avec Jésus-Christ, car je suis crucifié avec Jésus-Christ (Galates 2 :20) et dans notre texte : le monde m’est crucifié et je suis crucifié au monde.

 

Mon Dieu qu’il en coûte pour être chrétien !

 

Mais cette disposition, de quelque amertume qu’elle soit accompagnée, constitue pourtant la véritable gloire ; c’est le second article qu’il faut éclaircir.

 

Nous consentons de mettre ici en opposition le héros du siècle avec le héros chrétien.

 

Nous nous engageons à prouver que ce dernier l’emporte infiniment sur l’autre.

 

De quelles sources le héros du siècle prétend-il tirer sa gloire ?

 

Quelquefois de la grandeur du maître auquel il s’est dévoué.

 

On se félicite de contribuer à la gloire de ces hommes qui sont élevés au-dessus du reste du genre humain, d’être l’appui de leur trône, et d’affermir leur couronne.

 

Le maître au service duquel le chrétien se dévoue, c’est le roi des rois : c’est celui devant lequel tous les rois de la terre ne sont que comme une goutte d’eau pendant à un seau, et comme la menue poussière qui s’arrache d’une balance (Ésaïe 40 :15) : c’est celui par l’autorité duquel les rois règnent, et les princes administrent la justice (Proverbes 8 :15).

 

Il est vrai que la grandeur de cet être adorable* (*Digne d'adoration) le met au-dessus de tous nos services.

 

Il est vrai que son trône est stable à toujours, et que toutes les créatures réunies seraient incapables de l’ébranler.

 

Mais si le chrétien ne peut pas contribuer à la gloire d’un si grand maître, il la publie, il confond ceux qui l’outragent, il la fait connaître par toute la terre.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la haine qu’il porte à l’ennemi auquel il livre la guerre.

 

Quel ennemi plus odieux pourrions-nous avoir, que le monde ?

 

C’est lui qui nous dégrade de notre grandeur naturelle ; c’est lui qui efface de notre âme ces traits que la divinité y avait elle-même gravés ; c’est lui qui nous fait perdre les prétentions que nous avions à une éternité bienheureuse.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la noblesse de ceux qui ont marché devant lui dans la même carrière.

 

Il est glorieux, dans le monde, de succéder à ces hommes qui ont rempli l’univers de leur nom, qui ont fait marcher la terreur devant eux, et qui se sont signalés par des actions au-dessus de l’homme.

 

Le chrétien a été précédé, dans sa carrière, par les Patriarches, par les Prophètes, par les Apôtres, par les martyrs, par ces foules de rachetés de toutes les nations, de tous les peuples, de toutes les langues (Apocalypse 5 :9).

 

Ces saints hommes ont été appelés à livrer la guerre au péché, comme nous à vaincre nos passions ; à former au-dedans d’eux, comme nous, la piété, la charité, la patience, toutes les vertus.

 

Le chrétien a été précédé, dans sa carrière, par Jésus-Christ lui-même, le chef et le consommateur de la foi.

 

Nous donc, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetant tout fardeau, et le péché qui nous environne si aisément, poursuivons constamment la course qui nous est proposée. Regardant à Jésus, le chef et le consommateur de la foi ; qui au lieu de la joie qui lui était proposée, a souffert la croix, ayant méprisé la honte (Hébreux 12 : 1-2).

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire de la grandeur des exploits.

 

Mais qui en opère de plus grands que le chrétien ?

 

S’affranchir du préjugé, mépriser le jugement des hommes, résister à la chair et au sang, vaincre les passions, affronter la mort, souffrir le martyre, être inébranlable sous les débris du monde croulant, et savoir s’appliquer au milieu du bouleversement universel des créatures, ces belles promesses : Quand les montagnes crouleraient, quand les coteaux se renverseraient ! ma gratuité ne se départira point de toi, l’alliance de ma paix ne bougera point (Ésaïe 54 :10).

 

Voilà les exploits du chrétien.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire des avantages qu’il procure aux autres, des biens qu’il fait à sa patrie, des forçats qu’il délivre de leurs chaînes, des monstres dont il purge la terre.

 

Qui est, à cet égard, plus utile à la société que le chrétien ? Il en est le rempart, il en est la lumière, il en est le modèle.

 

Quelquefois le héros du siècle tire sa gloire des acclamations qu’excite son héroïsme, et de la magnificence de la couronne qui lui est préparée.

 

Mais d’où partent les acclamations qui l’enflent ?

 

Est-ce à des âmes vénales, à des courtisans, à des panégyristes à gages ; est-ce à des gens de cet ordre à applaudir, et à louer ?

 

Ont-ils seulement l’idée de la véritable gloire ? Porte, porte tes méditations, chrétien, jusqu’à la grandeur de l’être suprême !

 

Pense à cette intelligence adorable qui réunit dans son essence tout ce qu’il y a de grand !

 

Contemple la divinité entourée d’anges, d’archanges, de chérubins, de séraphins ! Ecoute les concerts que ces bienheureux esprits entonnent à sa gloire ! Vois-les pénétrés, ravis, transportés des beautés divines ; employant l’éternité à les exalter, et s’écriant jour et nuit :

 

Saint, Saint, est l’Éternel des armées ! Tout ce qui est en toute la terre est sa gloire ! Amen (Ésaïe 6 :3).

 

Louange, gloire, action de grâce, honneur, puissance soit à notre Dieu aux siècles des siècles ! Amen (Apocalypse 7 :12).

 

Que tes œuvres sont grandes et magnifiques, ô Seigneur notre Dieu tout-puissant ! Tes voies sont justes et véritables ! Roi des Saints, qui ne craindrait qui ne glorifierait ton nom (Apocalypse 15 :3-4).

 

Cet être si digne de louange et si dignement loué, c’est celui qui prépare les acclamations aux vainqueurs du monde.

 

Oui, athlète chrétien ! Après que tu auras été la balayure et la raclure de ce monde (1 Corinthiens 4 :13) ; après que tu auras mortifié, martyrisé, crucifié cette chair ; après que tu auras porté cette croix qui était autrefois scandale aux Juifs et folie aux Grecs, et qui est encore aujourd’hui folie et scandale à ceux qui devraient mettre toute leur gloire à la porter ; tu seras appelé en la présence des hommes et des anges !

 

Ce grand Dieu te démêlera dans la foule, et il t’adressera cette voix :

 

Cela va bien, bon serviteur et fidèle (Matthieu 25 :21).

 

Il accomplira la promesse qu’il fait encore aujourd’hui à tous ceux qui combattent sous les étendards de la croix :

 

Celui qui vaincra, je le ferai seoir* (asseoir) sur mon trône (Apocalypse 3 :21).

 

Ah ! gloire du héros du siècle, éloges profanes, inscriptions fastueuses, trophées superbes, diadèmes plus propres à amuser des enfants qu’à occuper des hommes raisonnables !

 

Qu’avez-vous de comparable aux acclamations et aux couronnes qui attendent le héros chrétien ?

(…)

Si nous regardons cette croix par rapport à son harmonie avec toute la contradiction que Jésus-Christ a éprouvé sur la terre ; elle nous porte à nous mettre dans les dispositions de Saint Paul, et à pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

Notre grand maître finit par la croix une vie passée dans le mépris, dans l’indigence, dans le détachement des sens, dans la faim, dans la soif, dans le travail, dans la mortification ; siérait-il à un chrétien de s’endormir dans les bras de l’indolence, de se livrer aux plaisirs, de se laisser enchanter par les charmes de la volupté, de ne respirer que l’aise, que les commodités, que le repos, que l’abondance ?

 

Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite, que le serviteur n’est pas plus grand que son maître (Jean 15 :18-20).

 

Si nous regardons cette croix par rapport au sacrifice qui y est offert à la justice divine, elle nous porte à nous mettre dans la disposition de Saint Paul, et à pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié et je suis crucifié au monde.

 

Cette vie mondaine, ces dissipations, ces rébellions aux ordres du ciel ; en un mot cette cupidité qui fait nos délices, à quoi aboutit-elle ?

 

Voyez les carreaux * (foudre et tonnerre, par analogie avec les flèches des arbalètes appelées "carreaux") qu’elle attire sur la tête de ceux qui s’y livrent.

 

Jésus-Christ était parfaitement exempt de péché, mais il s’était chargé des nôtres, il les a portés sur le bois (1 Pierre 2 :24) et c’est pour cela qu’il a subi sur ce bois infâme tous les tourments sous lesquels sa divinité et son innocence l’ont empêché de succomber.

 

Voilà ce qui t’attend pécheur !

 

Oui, si tu n’es pas crucifié avec Jésus-Christ par la foi, tu le seras par la justice divine !

 

Et alors tous les carreaux de la justice divine fondront sur ta tête, comme ils fondirent sur la sienne !

 

Alors tu seras livré, dans un lit de mort, aux combats auxquels il fut livré dans Gethsémané ! Tu frémiras à l’idée des supplices que la vengeance divine te prépare ! Tu sueras comme des grumeaux de sang, quand tu porteras ta pensée sur le trône de justice, devant lequel tu vas être traîné ! Bien plus : alors tu seras condamné à compenser, par la longueur de ton supplice, ce que ta faiblesse te rend incapable de supporter de son poids !

 

Les siècles accumulés ne mettront point de bornes à tes tourments ! Tu seras maudit de Dieu dans l’éternité, comme Jésus-Christ le fut dans son temps ! Et cette croix que tu auras refusé de porter dans le temps, tu la porteras dans l’éternité !

 

Si nous regardons la croix de Christ, par rapport à l’atrocité de ceux qui méprisent un sacrifice si auguste, elle nous porte à revêtir les dispositions de Saint Paul, et à nous mettre en état de pouvoir dire comme lui :

 

Le monde m’est crucifié, et je suis crucifié au monde.

 

L’image que je voudrais vous tracer ici, est encore de Saint Paul. Cet apôtre nous dépeint la cupidité comme un mépris de la croix de Christ et comme un renouvellement de son supplice.

 

L’idée de la punition d’un tel crime l’absorbe et le confond ; il ne trouve point de couleurs assez vives pour le dépeindre ; et il se contente de dire, après avoir parlé des châtiments infligés à ceux qui avaient enfreint la loi de Moïse :

 

De combien pires tourments pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le fils de Dieu ; et tenu pour une chose profane le sang de l’alliance, par lequel il avait été sacrifié ! (Hébreux 10 :29)

 

Voilà ta sentence, pécheur ! La voix du sang du Fils de Dieu criera de la terre au ciel, vengeance contre toi ; Dieu te demandera compte, un jour, du sang d’un Fils qui lui est si cher.

 

Il te dira, comme Saint Pierre dit à ceux qui l’avaient versé :

 

Tu as renié le saint et le juste, tu as mis à mort le prince de la vie (Actes 3 :14-15).

 

Il te poursuivra de ses fléaux comme si tu avais répandu ce sang, et comme il a poursuivi ceux qui l’ont réellement répandu.

 

Mais pressons des motifs plus doux, et plus sortables* (convenables) à la dignité des rachetés de l’Éternel.

Si nous regardons la croix de Christ par rapport aux preuves qu’il nous y donne de sa charité, pouvons-nous trouver quelque chose de trop pénible dans les sacrifices qu’il demande de nous ?

 

Pouvons-nous trop faire pour un Jésus qui a tant fait pour nous ?

 

Quand votre cœur se révolte contre la morale de l’Évangile, quand vous êtes tentés de dire : Cette parole est rude, qui la peut ouïr (Jean 6 :60) ?

 

Quand la porte du ciel vous apparaît trop étroite, quand la chair vous exagère les difficultés du salut ; quand il vous semble que nous venons vous arracher le cœur, lorsque nous vous demandons de modérer la fougue de votre tempérament, de résister au torrent de votre cupidité, de donner quelque portion de votre bien aux pauvres, d’immoler une Dalila et une Drusille* (Voir Actes 24:24: Drusille, fille d’Hérode Agrippa I (cf Actes 12) avait déserté son premier mari, le roi d’Émèse qu’elle avait épousé à l’âge de 15 ans, pour le gouverneur Félix, un an après son mariage.) ; suivez votre Sauveur jusqu’au calvaire ; voyez-le traversant le torrent de Cédron, arrivant sur le funeste mont où il devait consommer son sacrifice ; voyez ce concours de maux qui le réduisent à s’écrier :

 

Mon Dieu, mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné ! (Matthieu 27 :46)

 

Si vous le pouvez, tenez contre ces objets !

[p. 78]
Si nous envisageons la croix par rapport aux preuves qu’elle nous fournit en faveur de la doctrine de celui qui y a fini sa vie, elle nous porte à revêtir les sentiments de Saint Paul. Il est naturel, je l’avoue, que des êtres raisonnables, de qui l’on exige de si grands sacrifices que ceux que la religion vous demande, veuillent s’assurer de la vérité de cette religion.

 

On ne saurait prendre trop de précautions, lorsqu’il est question d’immoler des victimes si chères.

 

Le moindre doute sur cette question est capital. Mais cet article est-il susceptible du moindre doute ?

 

Jésus-Christ a scellé de son sang la doctrine qu’il a prêchée ; il a été non seulement le héros de la religion que nous vous prêchons, mais il en a été le martyr. SI nous regardons cette croix, par rapport aux forces nécessaires pour nous former aux sentiments de Saint Paul, elle nous presse encore de les revêtir.

 

Elle nous assure, de la part de Dieu, tous les secours dont nous avons besoin pour nous soutenir dans les combats auxquels elle nous appelle. Elle fonde ce raisonnement le plus juste, le plus concluant qu’aucune intelligence ait jamais formé.

 

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a point épargné son propre fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnerait-il point toutes choses avec lui ? (Romains 7 :30-31)


Et pour finir ce discours, par les images que nous tracions en le commençant, si nous regardons cette croix par rapport aux gloires qui l’ont suivie, elle nous presse encore de revêtir les sentiments de Paul.

 

L’idée de cette gloire soutint Jésus-Christ dans ce que son sacrifice eut de plus pénible. A la veille de le consommer, il dit à son père,

 

Père ! L’heure est venue, glorifie ton fils, afin qu’il te glorifie (Jean 12 :23, 28).

 

Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, toi, père ! envers toi-même, de la gloire que j’ai eue par devers toi avant que le monde fût (Jean 17 : 1, 5).

 

Cette espérance ne fut point trompée. Le combat fut long, il fut rude ; mais il finit ; mais des messagers célestes vinrent le recevoir, au sortir de son tombeau ; mais une nuée vint l’enlever à la terre ; mais les portes du ciel s’ouvrirent à la voix de l’Église triomphante qui honorait son triomphe, et qui s’écriait dans le moment de son exaltation :

 

Portes, élevez vos linteaux ! Huis éternel, haussez-vous ! (Psaume 24, 7, 9).


Chrétiens, arrêtons nos regards sur cet objet. Souffrir avec Jésus-Christ, c’est s’assurer de régner avec lui. Nous ne vous déguisons point les peines qui vous attendent, dans la carrière que nous vous avons ouverte.

 

Il est dur de se refuser tout ce qui flatte, tout ce qui plaît, tout ce qui enchante.

 

Il est dur d’entendre toujours parler de difficultés à surmonter, d’ennemis à combattre, de croix à porter, de crucifixion à subir.

 

Il est dur de se mortifier, tandis que les gens du monde se réjouissent ; tandis qu’ils raffinent sur les plaisirs ; tandis qu’ils sont ingénieux à se procurer de nouveaux amusements ; tandis qu’ils distillent leur cerveau pour diversifier leur joie ; tandis qu’ils consument leur vie en jeux, en fêtes, en festins, en spectacles.

 

Le combat est long, il est violent, je l’avoue ; mais il finit, mais votre croix sera suivie des mêmes pompes que celles de Jésus-Christ : 

 

Père, L’heure est venue, glorifie ton fils.

 

Mais vous, en expirant sur votre croix, vous remettrez votre âme à votre Dieu comme il lui remit la sienne, et vous mourrez en disant :

 

Père, je remets mon esprit entre tes mains (Luc 23 :46).

 

Mais les anges viendront recevoir cette âme, pour la porter dans le sein de Dieu ; et après s’être réjouis de votre conversion, ils se réjouiront de votre béatitude, comme ils se réjouirent de la sienne. Mais dans le grand jour du rétablissement de toutes choses, vous serez portés sur les nuées au ciel, comme Jésus-Christ ; vous serez exaltés, comme lui, par-dessus tous les cieux ; et vous prendrez, comme lui, séance sur le trône de la majesté de Dieu.


C’est ainsi que la croix de Christ nous forme aux sentiments de notre apôtre ; c’est ainsi qu’elle fait que le monde nous est crucifié, et que nous sommes crucifiés au monde : C’est ainsi qu’elle nous conduit à la véritable gloire.

 

O glorieuse croix ! Tu seras toujours l’objet de ma méditation et de mes études !

 

Je ne veux me proposer de savoir que Jésus-Christ crucifié !

 

A Dieu ne plaise que je me glorifie, si ce n’est en la croix de Jésus-Christ, par qui le monde m’est crucifié, et moi au monde !

 

Dieu nous en fasse la grâce.


Amen.

Jacques Saurin

Jacques Saurin,

Pasteur Protestant Réformé

Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

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Source : Avec les remerciements à Eric Kayayan, Pasteur et Responsable de Foi & Vie Réformées

(Pges 64 /78 sermon Jacques Saurin)

 

Foi et Vie Réformées
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12 novembre 2021 5 12 /11 /novembre /2021 19:18
Ma foi a trouvé un lieu de repos (my faith has found a resting place)

Son palais n'est que douceur, et toute sa personne est pleine de charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami.

Cantique des cantiques 5:16

Ma foi a trouvé un lieu de repos (Chant Presbytérien d'Eliza Edmunds Hewitt (1851-1920) )

Ma foi a trouvé un lieu de repos

(My faith has found a resting place)

 

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Ma foi a trouvé un lieu de repos, 

de la culpabilité mon âme est libérée ;

j'ai confiance en Celui qui est toujours vivant, 

ses blessures pour moi plaideront. 

Je n'ai besoin d'aucun autre argument, 

je n'ai besoin d'aucun autre plaidoyer, 

il suffit que Jésus soit mort, et qu'il soit mort pour moi. 

Assez pour moi que Jésus sauve, 

cela met fin à ma peur et mon doute ; 

une âme pécheresse,  je viens à lui, il ne me chassera jamais. 

Je n'ai besoin d'aucun autre argument, 

je n'ai besoin d'aucun autre plaidoyer, 

il suffit que Jésus soit mort, et qu'il soit mort pour moi. 

Mon cœur s'appuie sur la Parole, la Parole écrite de Dieu, 

salut par le nom de mon Sauveur, salut par son sang. 

Je n'ai besoin d'aucun autre argument, 

je n'ai besoin d'aucun autre plaidoyer, 

il suffit que Jésus soit mort, et qu'il soit mort pour moi. 

Mon grand Médecin guérit les malades, 

les perdus qu'il est venu sauver ; 

pour moi son sang précieux il a versé, 

pour moi sa vie il a donné. 

Je n'ai besoin d'aucun autre argument, 

je n'ai besoin d'aucun autre plaidoyer, 

il suffit que Jésus soit mort, et qu'il soit mort pour moi.

 

 

Eliza Edmunds Hewitt Chrétienne Presbytérienne

Eliza Edmunds Hewitt

 

 

 

 

 

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Bible Protestante
Croix Protestante

 

Ps : elle fut membre de l' Église presbytérienne Calvin à Philadelphie. Auteur de nombreux poèmes et de chants, elle écrivit parmi bien d'autres celui bien connu notamment en France : Non jamais tout seul, Jésus mon Sauveur me garde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 10:34
Bonne année en Christ

En cette nouvelle année,

Refuge Protestant

vous souhaite

tous ses vœux les meilleurs.

Que la Grâce et la Paix 

dans Notre Sauveur et Seigneur Jésus Christ

vous entoure tout au long de celle ci

pour vous et vos proches.

 

Que Dieu vous bénisse !

 

Très belle et bonne année 2021 !

 

Jésus Christ est le même

hier, aujourd'hui et éternellement. 

(Hébreux 13-8)

Tasse Refuge Protestant

 

Nouvelle année, même Jésus. Il est le même hier, aujourd'hui et pour toujours. Reposez-vous et comptez sur Lui Seul.

 

Rev. Chris Larson Ligonier Ministries

Rév. Chris Larson 

Président & CEO, à Ligonier Ministries

 

 

 

 

Le principal motif d'allégresse et de joie est lorsque Dieu rétablit pour nous une pure et saine doctrine ; car aucune pénurie de froment ne devrait nous terrifier et nous alarmer autant qu'une pénurie de la Parole.

 

Jean Calvin Refuge Protestant

Jean Calvin,

Ne chanterai-je pas de tout mon cœur à Celui qui me rend si heureux ? **

Ne chanterai-je pas de tout mon cœur à Celui qui me réjouit tant ? Car je ne vois rien en toutes choses que Son Affection. Le rythme cardiaque de la vie n'est-il pas l'Amour de Mon Seigneur ? L'Amour porte de plus en plus ceux qui se donnent au service de Dieu. Toutes choses ont leur temps, mais l'Amour de Dieu est Eternel. Parce que Tu fais brûler mon cœur, parce que Tu M'aimes Tellement, Seigneur, je lève les mains vers Toi : Père, voici, je suis Ton Enfant. Donne moi Ta Grâce de Te Servir ici et maintenant ; Ô Dieu qui es Amour, je désire me tenir près de Toi toute ma vie, jusqu'à ce qu'après ce temps sur terre, je t'aime enfin pour Toujours au Ciel. Amen,

 

Lecture 

Psaumes 103, 104 & 146 / Psaume 119,96 / Ecclésiaste 3 / Psaume 103,17 / Esaïe 40, 6-8 / 1 Pierre 1,24 / Psaume 139 /Psaume 17.8; 36.8 ; 57.2 ; 61.5 ; 91.4 ; Matthieu 23:37

Reform Church

 

Tout Seigneur t'appartient **

Toutes choses sont à Toi, ô Dieu, de Toi Seul sont les bénédictions que je souhaite en prière. Ton Amour et Ta Fidélité m'entoure. Tu veux m'entourer d'Amour Sage et Tendre, et tout le bien que nous ayons jamais reçu, c'est de Toi Seul Seigneur. Tu m'as appelé à la Vie pour Ta Gloire ; Tu m'as donné Ta Parole pour mon salut ; Tu m'as guidé avec frénésie, et Tu m'as élevé une corne de salut préparée par Toi. Avant de Te demander quoi que ce soit, Tu as considéré mon besoin avant de me plaindre. Tu nous aides à porter notre fardeau, Tu nous soutiens à chaque pas, même dans les pires fléaux, Tu es Notre Dieu qui nous sauve. Ô combien Tu Connais tous mes besoins auxquels Tu réponds si fidèlement ! Tu ne donnes pas une pierre pour du pain, ni un serpent pour du poisson. Qui fuit vers Toi, que Tu n'aides pas ? Tu rends un pécheur requis* (*Demandé, exigé comme nécessaire, être conforme à ce qui est demandé pour telle chose.)  avant qu'il ne s'enfuie vers Toi.  Tu guéris ô Jésus dans Tes Plaies, Tu Réconfortes même dans le malheur, et sous tous les coups, Tu donnes Ta Paix à mon cœur. Oh quelle Gloire a été trouvée, Ta Bénédiction de Grâce envoyée aux perdus à Bethléem ! Tu m'as vaincu dans mes péchés, et Christ pour moi a porté ses blessures sur le Golgotha. Oh ! Puis-je T'aimer comme Tu M'aimes ! Qu'une Sainte Crainte me conduise, Conduis-moi comme Ton Enfant ! Daigne permettre de gagner ces Richesses de Toi que ni la rouille ni la teigne ne dévorent, et que mes sens ne soient jamais aveuglés par un vain regard ! Je T'honorerai à jamais, ô Dieu de Majesté ! O Seigneur des Seigneurs, Toi qui es La Bonté Eternelle, tout mon cœur veut T'être consacré. Que me manquerai-je, quand Ta Main me Conduit ? Il n'y a rien à désirer, à part Ta Gloire ! Amen,

 

Refuge Protestant

 

Fais-moi dès le matin entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais-moi connaître le chemin où je dois marcher ! Car j'élève à toi mon âme. (...) Auprès de toi je cherche un refuge. Enseigne-moi à faire ta volonté ! Car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite !  (Psaume 143 :8-10)*

.*Merci à Jacky Barbier pour le partage de ce verset ce 1er janvier 2021

 

 

 

Bible Huguenote
Croix Huguenote

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** La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 20:48
Espère encore et tu chanteras la louange de Celui qui est Ton Dieu, la Source Eternelle de ta santé. (Psaume 42)

(Psaume 42)

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Espère encore, et tu chanteras la louange

de Celui qui est ton Dieu,

La source éternelle de ta santé.

 

 

Mon âme aspire, O Dieu,

 

Pour Toi et Ta Grâce rafraîchissante.

 

Pour toi, Mon Dieu, mon âme assoiffée est en peine ;

 

O quand verrai-je Ta Face, Majesté Divine ?

 

Pourquoi est tu agité et abattu mon âme ?

 

Faites confiance à Dieu, qui emploiera son aide pour vous,

 

Et changez ces soupirs en hymnes de joie reconnaissants.

 

Espère encore, et tu chanteras la louange

 

De Celui qui est Ton Dieu,

 

La Source Éternelle de ta santé. 

 

 

 

 

 

 

Approche, mon âme au propitiatoire

 

Où Jésus répond à la prière ;

 

Tombe humblement devant Ses Pieds,

 

Car nul ne peut y périr.

 

Sa Promesse est mon Seul Plaidoyer ;

 

Tu appelles les âmes accablées vers Toi,

 

Et tel, Ô Seigneur, je suis.

 

Je me suis prosterné sous une charge de péché,

 

Par Satan douloureusement pressé ;

 

Par des guerres extérieures et des craintes intérieures,

 

Je viens à Toi pour me reposer !

 

Sois Mon Bouclier et Ma Cachette,

 

Afin que, à l'Abri de Ton Côté,

 

Je puisse faire face à mon féroce accusateur,

 

Et lui dire que Tu es mort pour moi.

 

Ô Amour Merveilleux qui a saigné, est mort,

 

Qui a porté la croix et la honte. 

 

Que des pécheurs coupables comme moi,

 

Pourrais plaider Ton nom bienveillant !

 

 

Pauvre âme, maintenant tourmentée par la tempête,

Sois tranquille, reçois Ma grâce promise.

C'est Jésus qui parle !

 

 

Holy Bible
Croix Huguenote

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Source

Congrégation Metropolitan Tabernacle Londres

 

 

 

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:07
John Newton, l'ancien marchand d'esclaves sauvé par Grâce

John Newton, autrefois infidèle et libertin, marchand d’esclaves en Afrique, fut, par la grande miséricorde de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, préservé, restauré, pardonné et désigné pour prêcher la foi qu’il avait si longtemps cherché à détruire.

Inscription sur la pierre tombale de John Newton,

Une terrible tempête agitait frénétiquement les eaux glaciales de l’Atlantique Nord.

 

Des vents de 130 km/h et des vagues de dix mètres frappaient le navire marchand anglais Greyhound, qui risquait de sombrer.

 

Les voiles et les mâts étaient détruits.

 

L’eau déferlait sur le pont chaque fois que les sommets des vagues venaient s’y écraser, projetant plusieurs hommes à la mer.

 

Les marins s’esquintaient désespérément aux pompes, pour boucher les fuites.

 

John Newton, marin de vingt-deux ans, détrempé et frissonnant, attaché à la barre, faisait tout ce qu’il pouvait pour que le navire garde le cap.

 

La peur de la mort le poussa à faire le point sur sa vie.

 

Les souvenirs de sa rébellion contre Dieu le remplissaient de désespoir, car il s’était moqué de Dieu et l’avait maudit pendant des années.

 

« Je sombre, se disait-il en lui-même, sous tout le poids de mes péchés, dans l’océan et dans l’éternité. »

 

La vie de John Newton avait commencé dans le grand bonheur et s’annonçait prometteuse.

 

Son père, capitaine au long cours, était souvent au loin, mais sa mère le couvrait d’amour.

 

Elle était une chrétienne marchant fidèlement avec Dieu et elle remplissait le jeune esprit de John d’histoires bibliques, de versets des Écritures et des chants et des hymnes d’Isaac Watts.

 

Elle lui disait souvent :  « Quand tu seras grand, tu seras un pasteur fidèle, au service de Dieu. »

 

Cependant, quand il avait sept ans, la mère de Newton est morte, le privant ainsi des soins spirituels qu’elle lui prodiguait.

 

Peu après, son père s’est remarié. La belle-mère de Newton s’intéressait peu à lui ou au Seigneur. La lumière chrétienne du foyer disparut.

 

John Newton, souvent laissé à lui-même, se lia avec les pires vauriens du voisinage, troquant la foi de sa mère contre les blasphèmes et les mensonges de ses amis.

 

Newton détestait sa vie à la maison et à l’école, il supplia alors son père de l’emmener en mer.

 

À l’âge de onze ans, John Newton commença à travailler comme mousse sur le bateau de son père et s’adapta rapidement à la vie en mer ainsi qu’aux comportements pécheurs des marins.

 

Après quelques années, il quitta le navire de son père et travailla sur d’autres vaisseaux pour finalement aboutir sur un navire de marchands d’esclaves.

 

Sans la moindre pensée pour ces pauvres hommes, femmes et enfants africains dont les vies étaient détruites par le commerce des esclaves, Newton les mettait aux fers et les entassait comme des sardines, dans les étages inférieurs, sous le pont, où beaucoup d’entre eux mouraient avant même d’atteindre les rives du Nouveau Monde, à cause des conditions hygiéniques exécrables et de la maladie.

 

Il les considérait comme les autres marins les considéraient : juste une autre forme de cargaison, telle que la canne à sucre ou la cire d’abeille.

 

Au cours des ans, Newton devint un marin d’expérience et un fauteur de troubles grossier.

 

Méprisant ceux qui avaient autorité sur lui, Newton composait des chants vulgaires qui ridiculisaient le capitaine et le navire.

Les membres de l’équipage remplissaient l’air de ces chants abjects.

 

Newton admit plus tard : « Non seulement ai-je péché énormément moi-même, mais je m’assurais de ne jamais rater une occasion de tenter les autres. »

 

Les capitaines le détestaient. À cause de son comportement, il fut fouetté publiquement à plusieurs reprises.

 

Le dos de Newton était mis à nu et ses mains et ses pieds étaient attachés à une grille en bois.

 

Une douzaine de coups ou plus déchiraient la chair de son dos, jusqu’à ce qu’il s’écrase inconscient.

 

À un certain moment, Newton quitta le navire en Afrique pour échapper à un capitaine particulièrement cruel.

 

Il alla travailler pour un marchand d’esclaves qui finit par faire de lui aussi un esclave.

 

Quand il ne travaillait pas, Newton était enfermé et ne recevait qu’une petite ration de riz et de poisson cru pour sa survie.

 

Il craignait de finir sa vie en tant que misérable esclave sur la côte africaine.

 

Le père de Newton, inquiet au sujet de son fils, demanda aux capitaines de navire qui quittaient l’Angleterre de le rechercher.

 

Le Greyhound, qui longeait la côte ouest-africaine, rencontra Newton.

 

Le capitaine lui dit : «Votre père se fait du souci pour votre bien-être. Vous êtes bienvenu de vous joindre à nous et de retourner en Angleterre.»

 

Newton embarqua et entreprit le voyage vers le nord, mais, peu avant d’arriver, des vents violents se levèrent et la mer devint grosse.

 

C’est ainsi que Newton se retrouva attaché à la barre du Greyhound sur le point de sombrer.

 

Il se sentait aussi brisé que le navire ballotté par la tempête.

 

C’est là que ses pensées se tournèrent vers le Christ pour la première fois depuis bien des années.

 

Il se demandait : « Christ est mort pour des pécheurs, mais pourrait-il pardonner mes péchés qui sont si nombreux et si terribles ? J’ai rejeté la vérité de Dieu que m’a enseignée ma mère; peut-il me pardonner cela ? »

 

Quand son quart à la barre fut terminé et que la tempête se fut un peu calmée, il trouva un Nouveau Testament et commença à lire.

Luc 11:13 l’inspira à mettre sa vie dans les mains du Seigneur : « Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. »

 

Newton se disait en lui-même : « Si ce livre est vrai, la promesse dans ce passage est vraie elle aussi. Dieu promet ici de donner l’Esprit à ceux qui le lui demandent. Je dois, par conséquent, prier et si c’est de Dieu, il accomplira sa Parole. »

 

En larmes, il pria pour demander pardon et obtenir la vie nouvelle.

 

Le navire réussit à rester à flot et quand John Newton atteignit de nouveau la terre ferme, il était un homme transformé.

 

Il se joignit immédiatement à l’Église, reçut la sainte Cène et fit le vœu de servir Dieu.

 

Newton étudia la Bible sérieusement, lut les meilleurs livres chrétiens qu’il put trouver et développa des amitiés intimes avec George Whitefield et d’autres dirigeants chrétiens.

 

Il ne fallut pas beaucoup de temps avant que Newton, encouragé par ses amis, perçoive l’appel de Dieu au ministère pastoral.

 

Il passa les examens en vue de l’ordination de l’Église d’Angleterre et commença à œuvrer comme pasteur à Olney, une ville pauvre au nord de Londres.

 

Il disait : « Le Seigneur m’a envoyé ici, non pas pour que je devienne un grand orateur, mais pour gagner des âmes pour le Christ. »

 

Ses soins remplis d’amour, ses prières, ses visites au chevet des gens gagnèrent le cœur des gens de Olney.

 

Il commença une rencontre de prière hebdomadaire au milieu de la semaine ainsi que des rassemblements le dimanche soir chez lui.

 

Bien que lui et sa femme furent sans enfants, Newton aimait beaucoup les enfants.

 

« Je veux leur parler et leur expliquer les Écritures à leur niveau », disait-il.

 

C’est ainsi qu’il commença des rencontres pour les enfants.

 

Ceux-ci aimaient énormément ses histoires passionnantes et les modèles réduits de bateaux qu’il fabriquait avec du papier.

 

Bientôt, plus de deux cents enfants se rassemblaient autour de lui chaque semaine pour apprendre les choses de Dieu.

​​​​​​​Sa notoriété et son influence grandirent, mais il ne perdit jamais de vue qu’il était un pécheur sauvé par Grâce. Sur son lit de mort, il dit à un de ses amis : « Je n’ai presque plus de mémoire, mais je me souviens de deux choses : que je suis un grand pécheur et que Jésus-Christ est un grand Sauveur. » Newton travailla sans relâche à l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique, écrivant des tracts, témoignant devant le Parlement et inspirant des hommes d’État tel que William Wilberforce à utiliser leur pouvoir pour mettre un terme au commerce des esclaves.

Newton avait des talents de poète.

 

Il les mit à l’œuvre et composa des hymnes, des centaines d’hymnes.

 

À certains moments, il écrivait un nouvel hymne pour chaque rencontre de prière hebdomadaire.

 

« Grâce infinie », « Des choses glorieuses sont dites de toi » et « Combien doux est le nom de Jésus à l’oreille du croyant » sont les plus aimés.

 

Il écrivit l’histoire de sa conversion à Jésus-Christ qui devint un livre à succès en Angleterre et aux États-Unis.

 

Newton travailla sans relâche à l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique, écrivant des tracts, témoignant devant le Parlement et inspirant des hommes d’État tel que William Wilberforce à utiliser leur pouvoir pour mettre un terme au commerce des esclaves.

 

Sa notoriété et son influence grandirent, mais il ne perdit jamais de vue qu’il était un pécheur sauvé par Grâce.

 

Sur son lit de mort, il dit à un de ses amis :

 

« Je n’ai presque plus de mémoire, mais je me souviens de deux choses : que je suis un grand pécheur et que Jésus-Christ est un grand Sauveur. »

 

Il écrivit ces paroles qui furent gravées plus tard sur sa pierre tombale :

 

« John Newton, autrefois infidèle et libertin, marchand d’esclaves en Afrique, fut, par la grande miséricorde de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, préservé, restauré, pardonné et désigné pour prêcher la foi qu’il avait si longtemps cherché à détruire. »

 

John Newton est mort à l’âge de quatre-vingt-deux ans.

 

Sa vie remarquablement transformée et ses hymnes de louange sont toujours aujourd’hui un témoignage de la grâce stupéfiante de Jésus-Christ.

 

Pr Richard Hannula

Pr. Richard Hannula, *

 

John Newton, l'ancien marchand d'esclaves sauvé par Grâce
Holy Bible

 

Huguenot Cross

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source

Foi et Vie Réformées

 

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Eglise Réformée de Beauce

 

 

                                                                                                                          

 

 

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Convenant High School

* Richard Hannula  est diplômé de Phi Beta Kappa de l'Université de Californie du Sud avec un BA en histoire. (histoire, civisme, économie et algèbre avec spécialisation 2). Il a également obtenu une maîtrise en éducation de l'Université de Washington. En plus de son enseignement, M. Hannula planifie et dirige la tournée historique biennale en France et au Royaume-Uni. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont :  Trial and Triumph : Stories from Church History ; Hugh Latimer : premier prédicateur de la Réforme anglaise ; et Radiant: Cinquante femmes remarquables dans l'histoire de l'Église.  Son livre, Our Northwest Heritage, est le manuel le plus largement utilisé pour l'histoire du Pacifique Nord-Ouest par les écoles chrétiennes et les homeschoolers de l'État de Washington. M. Hannula est membre de la faculté du SHC depuis la fondation de l'école en 1992.

Richard Hannula

 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 20:10
Catéchisme de Heidelberg – 23ème dimanche  (Foi, Grâce, Justification)

59. Question : Et maintenant, à quoi cela te sert-il de croire toutes ces choses ?

 

A être justifié en Christ devant Dieu

 

Voici que son âme est enflée. Elle n'est pas droite en lui, mais le juste vivra par sa foi. (Habacuc 2:4)

 

En effet la justice de Dieu s'y révèle par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit : Le juste vivra par la foi. (Romains 1:17)

 

Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ,  qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la gloire de Dieu.   (Romains 5 : 1-2)

 

et à être héritier de la vie éternelle.

 

( Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne se confie pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. (Jean 3:36) ) 

 

L'Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.  (Romains 8:16)

 

 Afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle.  (Tite 3:7)

 

60. Question : Comment es-tu justifié(e) devant Dieu ?

 

 

Seulement par une vraie foi en Jésus-Christ.

 

Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, attestée dans la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Car il n'y a pas de distinction: tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont gratuitement justifiés pas sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus. (Romains 3:21-24)

 

Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, (Romains 10:10)

 

Sachant que l'homme n'est pas justifié par les œuvres de la loi, mais par la foi en Christ-Jésus, nous aussi nous avons cru en Christ-Jésus, afin d'être justifiés par la foi en Christ, et non par les œuvres de la loi, parce que nul ne sera justifié par les œuvres de la loi. (Galates 2:16)

 

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. (Éphésiens 2:8-9)

 

Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d'entre les morts. (Philippiens 3:8-11)

 

Aussi, quoique ma conscience m'accuse d'avoir gravement péché contre tous les commandements de Dieu, de n'en avoir jamais gardé aucun,

 

Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit : Il n'y a point de juste, pas même un seul (Romains 3:9-10)

 

et d'être encore continuellement enclin à tout mal,

 

je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. (Romains 7:23)

 

Dieu cependant, sans aucun mérite de ma part

 

Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. (Deutéronome 6 : 9)

 

C'est pourquoi dis à la maison d'Israël : Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : ce n'est pas à cause de vous que j'agis de la sorte, maison d'Israël ; c'est à cause de mon saint nom, que vous avez profané parmi les nations où vous êtes allés.  (Ézéchiel 36 : 22)

 

... Il nous a sauvés - non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde - par le bain de la régénération et le renouveau du Saint-Esprit. (Tite 3:5)

 

mais par pure grâce,

 

Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.  (Romains 3:24)

 

Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. (Éphésiens 2:8)

 

C'est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. (Ephésiens 2:8)

 

me donne-t-il et m'impute-t-il l'oeuvre parfaite de restauration, la justice et la sainteté du Christ,

 

Or à celui qui fait une oeuvre, le salaire est compté non comme une grâce, mais comme un dû. Quant à celui qui ne fait pas d'oeuvre, mais croit en celui qui justifie l'impie, sa foi lui est comptée comme justice. (Romains 4:4-5);

 

Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ, et qui nous a donné le ministère de la réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, en n'imputant point aux hommes leurs offenses, et il a mis en nous la parole de la réconciliation. (2 Corinthiens 5:17-19)

 

Il est lui-même victime expiatoire, pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. (1 Jean 2:2)

 

comme si je n'avais jamais commis ni eu aucun péché, et comme si j'avais eu moi-même cette parfaite obéissance que Jésus-Christ a observée pour moi

 

C'est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification. (Romains 4:24-25)

 

Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait (devenir) péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. (2 Corinthiens 5:21)

 

à la seule condition que je reçoive ce bienfait avec un cœur croyant.

 

Celui qui croit en lui n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.   (Jean 3:18)

 

Il les fit sortir, et dit: Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? Paul et Silas répondirent : crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé, toi et ta famille (Actes 16:30-31)

 

Justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n'y a point de distinction. (Romains 3:22)

 

Celui qui croit, en lui n'est pas jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. (Jean 3:18)

 

 

61. Question : Pourquoi dis-tu que tu es justifié seulement par la foi ?

 

 

Ce n'est pas que je plaise à Dieu par la valeur de ma foi, mais l'oeuvre accomplie par le Christ,  

 

Car je n'ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. (1 Corinthiens 2:2)

 

sa justice et sa sainteté sont ma justice devant Dieu

 

... afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. Or, c'est par lui que vous êtes en Christ-Jésus qui, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, et aussi justice, sanctification et rédemption.  (1 Corinthiens 1:29-30)

 

et je ne puis les recevoir et me les approprier autrement que par la seule foi.

 

Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, selon ce que dit l'Ecriture : quiconque croit en lui ne sera point confus (Romains 10:10-11)

 

Mais l'Ecriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient.  (Galates 3:22)

 

 Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même; celui qui ne croit pas Dieu, le fait menteur, puisqu'il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. Et voici ce témoignage: Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son Fils. (1 Jean 5 :10-11)

 

 

Catéchisme Heidelberg

NOTES EXPLICATIVES *

 

 

 

1. Vue d’ensemble.

 

Le Catéchisme traite de la justification immédiatement après le Symbole des apôtres. Le Symbole des apôtres présente le contenu de la vraie foi. Quelle en est la signification et quel profit en tirons-nous ? Quelle est l’utilité de répéter : “Je crois...” Cela nous aide-t-il ? Par cette foi, je suis déclaré juste, justifié devant Dieu.

 

a.  8e dimanche : Introduction au Symbole : Que doit croire un chrétien ?

 

b.  9e au 22e dimanches : Le Symbole des apôtres (Père, Fils, Saint-Esprit)

 

c. 23e et 24e dimanches : À quoi cela sert-il ? La justification par la foi, sans les œuvres.

 

 

2. La justification par la foi seule

est au cœur de la doctrine réformée.

 

Tout au long de l’histoire, elle a été plusieurs fois rejetée, par les pharisiens, les catholiques romains, les arminiens, etc. Ils prétendent que si l’on fait assez d’efforts, on peut accomplir les commandements du Seigneur. Dans notre cœur pécheur, nous avons l’idée que nous sommes capables de faire quelque chose qui peut plaire à Dieu et gagner sa faveur.

 

3. Qu’est-ce que la justification ?

 

On peut définir la justification comme étant l’acte de Dieu, le Juge, par lequel nous sommes déclarés innocents et libérés de la culpabilité et de la condamnation.

 

4. L’exemple de la cour de justice.

 

La justification est un acte juridique comparable à ce qui se passe dans une cour de justice :

 

a. Dieu est le Juge.

 

b. Les accusateurs sont :

 

  • Satan (Apocalypse 12:10).
  • La conscience, le coeur (1 Jean 3:20).
  • La Loi (Moïse) (Jean 5:45).
  • Ma chair faible (1 Jean 1:8).​​​​​​​

 

​​​​​​​ c. L’accusé : l’homme.

 

d. L’avocat: Jésus-Christ.

 

e. Les accusations :

 

  • Avoir péché contre tous les commandements de Dieu (nous sommes injustes).
  • N’avoir gardé aucun d’eux.
  • Être enclins à toutes sortes de mal.

​​​​​​​

f. Il n’y a aucun espoir. Nous ne pouvons nous attendre à autre chose qu’à la condamnation. Nous méritons le pire des châtiments (la peine capitale), car le Seigneur a dit que l’âme qui pèche est celle qui mourra. À partir du moment où l’on viole ses commandements, c’est terminé.

 

g. Mais Jésus-Christ est venu. Il répond aux accusations :

 

Satisfaction parfaite : J’ai couvert les péchés par mon expiation; j’ai payé la dette et porté toute la condamnation que vous méritiez.

 

Justice parfaite : J’ai gardé tous les commandements que mon peuple aurait dû garder.

 

Sainteté parfaite : Je ne suis aucunement enclin au mal et je vais les purifier afin qu’ils ne le soient plus eux non plus.

 

Cela signifie que la satisfaction, la justice et la sainteté de Jésus sont transférées à notre compte. Toutes ces dettes, il les a payées pour nous. Au lieu d’être déclarés coupables, nous sommes maintenant déclarés innocents.

 

5. Comment recevoir la justification ?

 

La foi est l’instrument par lequel nous recevons cette justice et cette justification.

 

a. Pas une justification après la foi, mais par la foi.

 

b. Pas une justification avant la foi, mais accompagnée par la foi.

 

c. Pas une justification avec la foi, comme son fondement, mais comme instrument.

 

6. Erreurs et controverses.

 

Les catholiques romains : Croient que la justification est une combinaison de foi et d’œuvres.

 

Les arminiens : Croient que la justification est due à la nature de la foi du croyant.

 

Les libéraux : Croient que Dieu n’a pas besoin de nous justifier puisqu’il aime tout le monde.

 

7. Quelques textes.

 

Genèse 15:1-6  Déclaré juste

 

Psaume 32 Les bénédictions de la justice

 

Romains 3:21-24 La justice de Dieu

 

Romains 4:1-12 La justice d’Abraham

 

Romains 5 Les fruits de la justice

 

Galates 2:16 à 3:11 La foi et la justice

 

Philippiens 3:8-9 La foi et la justice

 

 

8. Mémorisation -

 

Jean 3:18 

Celui qui croit en lui n’est pas jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 

 

* Notes succinctes -  *

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Catéchisme de Heidelberg
Croix

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 12:50
Les 3 fous...

Sans effusion de sang,

il ne se fait point de rémission des péchés

(Hébreux 9:22).

 

Voulez-vous voir trois fous ? Je vais vous les montrer.

L'un est ce soldat qui vient de tomber sur le champ de bataille.

Il est blessé, grièvement blessé.

Le chirurgien accourt, et le soldat l'interroge.

Ecoutez-le et jugez de sa folie.

Lève-t-il les yeux avec une ardente anxiété et demande-t-il si sa blessure est mortelle, si l'habileté du praticien parviendra à la guérir, si l'on a sous la main tous les secours, tous les remèdes nécessaires ?


Non ; aucune question semblable ne sort de ses lèvres.

Chose étrange, il dit :

« Pourriez-vous m'apprendre quel est le sabre qui m'a blessé, quel est le Russe qui m'a si cruellement mutilé ? Je tiens beaucoup, ajoute-t-il, à connaître jusque dans les plus minutieux détails l'origine de ma blessure. »

 

« Mais sûrement le malheureux est en délire ! vous écriez-vous ; son cerveau est malade. De telles questions, dans un tel moment, prouvent jusqu'à l'évidence qu'il est privé de l'usage de sa raison. »

Voici maintenant un second fou.

 

La tempête gronde ; le navire, poussé par un vent arrière, vole sur les flots avec une effrayante rapidité ; les lames inondent le pont ; les mâts craquent, les voiles sont en lambeaux et l'ouragan semble redoubler de fureur. Pendant ce temps, où est le capitaine ? Est-il à donner ses ordres à l'équipage ? affronte-t-il noblement le danger, ou cherche-t-il, par des manœuvres habiles, à déjouer la rage des éléments ? Non. Il s'est retiré dans sa cabine, et là, absorbé dans une profonde rêverie, il se livre à mille conjectures sur l'endroit probable où la tempête a pris naissance. « Curieux phénomène que ce vent ! se dit-il à lui-même ; personne encore n'a pu découvrir d'où il vient. » Et sans se préoccuper du sort de son vaisseau, du salut des passagers ou de sa propre vie, cet homme étrange continue, heure après heure, à chercher à résoudre des problèmes insolubles... « Mais il est hors de sens ! vous écriez-vous, encore ; qu'on retire au plus tôt le gouvernail de sa main ; il n'a plus une lueur de raison, et si jamais il touche terre, qu'il soit enfermé comme un aliéné incurable ! »

Quant au troisième fou, mes chers amis, il est probable que je n'aurais pas de peine à le trouver parmi vous. - Voici un homme qui est malade, blessé par le péché, exposé au terrible ouragan de la vengeance divine ; et cependant la question qu'il voudrait me proposer est celle-ci : « Quelle est l'origine du mal ? » Mais tu es fou, mon frère, spirituellement fou ! m'écrierai-je à mon tour ; sûrement, si tu étais de sens rassis, tu t'enquerrais de toute autre chose. Tu demanderais, non pas : « Comment le péché est-il entré dans le monde? » mais bien plutôt : « Comment en serai-je délivré ? - non pas : « Comment se fait-il que le feu du ciel descende sur Sodome ? » mais bien plutôt « Comment puis-je m'échapper comme Lot ? ». - non pas : « D'où vient que je sois malade ? mais bien plutôt : « Y a-t-il un remède capable de me guérir ? Existe-t-il un médecin qui puisse rendre la santé à mon âme malade ? » Ah ! que de temps ne perdons-nous pas après de vaines subtilités, tandis que nous négligeons des certitudes ! Il n'est pas de sujet au monde, j'en suis convaincu, qui ait soulevé autant de questions que l'origine du mal. Les hommes ont creusé leur cerveau et mis leur esprit à la torture afin de comprendre - (ce que l'intelligence humaine ne comprendra jamais) - comment le mal est entré dans le monde, et comment son entrée peut se concilier avec la bonté divine. Mais, je le demande, à quoi bon ces discussions ? L'existence du mal est un fait, un fait patent, avéré, incontestable. Au lieu donc de nous perdre en vaines spéculations, ne serait-il pas plus rationnel que chacun de nous se dit sérieusement à lui-même :

«Que dois-je faire pour échapper à la colère à venir, suite naturelle de cette grande maladie morale qui a envahi toute âme d'homme ? » Or, c'est ici qu'intervient la parole de l'Ecriture que j'ai prise pour mon texte. Semblable à l'ange armé d'une épée, qui jadis arrêta Balaam sur sa route vers Balak, cette déclaration solennelle Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés, vient se dresser devant la conscience du pêcheur réveillé. Sentant que son iniquité doit être ou punie ou pardonnée, il se demande avec inquiétude comment il pourra obtenir le pardon ; et voilà que sa demande se rencontre face à face avec cette réponse catégorique : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés !

Et n'allez pas dire, mes chers amis, que c'est là une maxime purement juive : c'est, au contraire, une vérité vaste comme le monde et immuable comme l'éternité. Elle concerne les Gentils, non moins que les Hébreux. Jamais en aucun temps, jamais en aucun lieu, jamais pour aucune âme la rémission des péchés n'a été obtenue autrement que par l'effusion du sang.

Il y a plus : j'affirme que cette grande vérité est empreinte jusque dans les entrailles de la nature humaine ; c'est une loi essentielle du gouvernement moral de Dieu, un de ces principes fondamentaux qui, en dépit de toutes les attaques, resteront toujours debout, une règle qui n'a jamais souffert et qui ne souffrira jamais d'exception. Toujours et partout la même, cette doctrine subsistera d'âge en âge : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Sous l'économie mosaïque, il en était ainsi ; pour les Juifs, point de rémission sans effusion de sang. Il existait certains cas, il est vrai, où l'eau et le feu suffisaient pour rendre net ; mais toutes les fois qu'il s'agissait d'une violation positive de la loi, la purification ne pouvait avoir lieu que moyennant un sacrifice sanglant : Dieu ayant voulu enseigner par là à son peuple que le sang et le sang seul efface les péchés. Et, chose remarquable ! les païens eux-mêmes semblent avoir entrevu confusément cette vérité capitale. Que me disent leurs couteaux ruisselants du sang des victimes ? que me disent les lugubres histoires d'holocaustes, de sacrifices, d'immolations humaines qui, des points les plus reculés du globe, parviennent de temps à autre à mes oreilles ? que me disent toutes ces choses, je le demande, sinon qu'au fond de toute poitrine humaine, ancien comme l'existence même de l'homme, retentit comme un écho affaibli de cette loi divine : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés ? Et pour ne parler que de vous-mêmes, mes chers auditeurs, je suis assuré que dans les replis de vos coeurs et de vos consciences il y a comme un secret instinct qui vous dit à tous que pour réconcilier l'âme coupable avec un Dieu saint et juste, il faut que le sang coule, qu'une victime soit immolée. C'est là, je le répète, la grande vérité du christianisme, et c'est cette vérité que je voudrais essayer de fixer dans votre mémoire, en demandant à Dieu de la faire pénétrer lui-même dans vos âmes.

Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Avant de développer mon texte, je dois tout d'abord répondre à une question qui se présente naturellement à l'esprit. De quelle effusion de sang est-il ici parlé ? L'apôtre n'avait-il point en vue un sacrifice particulier lorsqu'il écrivait ces paroles ? Oui, mes frères. Un sang d'un prix infini a été répandu, et c'est à l'effusion de ce sang que je voudrais vous faire assister. Il ne s'agit plus ici de meurtres ou de massacres; il ne s'agit plus de brebis ou de boucs égorgés sur les autels.

Il y eut une fois un sacrifice auprès duquel tous les autres ne sont rien : c'était un homme, c'était un Dieu qui versa alors son sang. Venez et voyez. Nous sommes dans un jardin à l'aspect triste et morne. Il est minuit. Le sol, durci par la gelée, craque sous les pas. Parmi ces oliviers, au sombre feuillage, je vois un homme ; je l'entends exhaler son âme dans la prière. Anges, écoutez !' Ecoutez, ô fils des hommes ! écoutez et soyez étonnés ! C'est le Sauveur qui offre sa vie avec de grands cris et avec larmes. Approchez. Considérez son front..... O prodige ! Des grumeaux de sang découlent de son visage et de son corps tout entier ! chacun de ses pores est ouvert, et une sueur s'en échappe ; mais ce n'est pas la sueur d'un homme qui travaille pour son pain, c'est la sueur d'un Dieu qui travaille pour le ciel : il sue une sueur sanglante ! - La voilà cette effusion de sang, sans laquelle il ne se fait point de rémission des péchés !

Mais suivons l'homme-Dieu. Des mains sacrilèges l'ont traîné de ce jardin témoin de sa prière et de son agonie jusqu'au prétoire de Pilate. On le fait asseoir et on l'insulte ; on le revêt dérisoirement d'un manteau de pourpre, on ceint son front d'une couronne d'épines, et soudain (ô anges du ciel ! que dûtes-vous éprouver à cette vue ?...) soudain, deux lignes ensanglantées sillonnent sa face divine ! Ensuite on le dépouille du manteau royal, on découvre ses épaules: elles sont teintes de sang! Esprits infernaux, dites-moi, oh ! dites-moi qui a ainsi blessé mon Sauveur ? Les soldats romains se chargent de me répondre : ils reprennent leurs verges encore sanglantes ; ils le flagellent de nouveau, ils déchirent ses chairs, ils font ruisseler son sang jusqu'en terre ! La voilà encore cette effusion de sang, en dehors de laquelle il ne se fait point de rémission des péchés !

Mais ce n'est pas tout. On entraîne Jésus au lieu du supplice ; on l'étend sur le sol, on cloue ses mains et ses pieds au bois transversal ; puis on dresse la croix, on l'assujettit dans le soubassement préparé pour la recevoir ; maintenant elle est debout, et sur elle est suspendu le Christ de Dieu. O déchirant spectacle ! Du sang de sa tête, du sang de ses mains, du sang de ses pieds ! Et avec son sang, sa vie s'écoule dans une inexprimable agonie ! Et son âme s'épuise en angoisses sans pareilles ! « Eloï, Eloï, lamma sabachthani ! » Enfin, il expire..... Mais voyez encore : on lui perce le côté avec une lance, et aussitôt il en jaillit du sang et de l'eau. - Voilà l'effusion du sang, pécheurs et saints! Voilà cette grande, cette solennelle aspersion, ce sacrifice sanglant et expiatoire, sans lequel, ni pour vous individuellement, ni pour la race humaine en général, il ne saurait y avoir de rémission des péchés.

Oui, c'est là l'effusion de sang dont parle l'apôtre. Oh ! mon Dieu, comment se fait-il que des hommes puissent écouter une telle histoire; les yeux secs ? Je l'ai mal racontée, direz-vous. Il est vrai, mes amis, et je me blâme tout le premier. Mais sachez-le : alors même que la scène sanglante du Calvaire vous serait décrite par la langue la plus malhabile, si vos coeurs étaient ce qu'ils devraient être, ils se fondraient en larmes de sang ! Oh ! quel crime, quel meurtre que celui-là ! C'était plus qu'un régicide, plus qu'un fratricide, plus qu'un parricide c'était..... la langue humaine n'avait point de mot pour désigner un tel crime, il a fallu en inventer un, - c'était un déicide ! le meurtre d'un Dieu ! le meurtre de celui qui s'est incarné pour nous sauver ! Ah ! si nos coeurs étaient seulement aussi malléables que le fer, nous pleurerions ! s'ils étaient aussi tendres que le marbre des montagnes, nos yeux se changeraient en ruisseaux d'eau! Mais ces coeurs sont plus durs que la pierre, même qu'une pièce de la meule de dessous (Allusion à Job 41:15), c'est pourquoi nous oublions les douleurs de Celui qui à cause de nous est mort d'une mort pleine d'ignominie et d'amertume; nous ne plaignons pas de ses souffrances ; nous ne considérons pas que c'est pour nous, pour nous proprement qu'il a tout enduré, tout accompli.....

Mais pour en revenir à notre texte, redisons que le grand principe qu'il établit est celui-ci Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Cette proposition me semble être à la fois négative et affirmative. J'y trouve d'abord UNE NÉGATION FORMELLE: « Point d'effusion de sang, point de rémission » ; et ensuite UNE AFFIRMATION IMPLICITE qui ressort de la négation même, et qu'on peut formuler ainsi : « Par l'effusion du sang, il y a rémission des péchés. »

En premier lieu, ai-je dit, mon texte exprime UNE NÉGATION FORMELLE. Point de rémission en dehors du sang de Jésus : voilà ce qu'il nous enseigne de la manière la plus nette. Et veuillez considérer, mes frères, que cette assertion est d'autorité divine. En la prononçant aujourd'hui devant vous, je ne fais que répéter les paroles mêmes de Dieu. Ce n'est pas une chose que vous puissiez croire ou rejeter à votre choix ; vous devez la croire, vous devez l'admettre, sinon vous vous inscrivez en faux contre l'Écriture et vous donnez le démenti au Tout-Puissant. Peut-être m'arrive-t-il quelquefois d'émettre certaines idées qui n'ont guère d'autre base que mes propres raisonnements ou mon interprétation particulière, ce qui, j'en conviens, est bien peu de chose ; mais ici, je ne viens pas simplement étayer une opinion personnelle par des passages empruntés à l'Écriture : je cite textuellement les paroles sorties des lèvres de Dieu lui-même. Prenez et lisez: « Point de rémission ! c'est écrit en toutes lettres dans la Parole inspirée ; donc, cette doctrine est divine. Il est possible que vous soyez disposés à regimber contre elle ; mais rappelez-vous qu'en le faisant, vous vous révoltez, non pas contre moi mais contre Dieu.

Je ne veux point perdre mon temps en vaines disputes de mots ; Dieu me garde de négliger la belle mission de proclamer l'Évangile pour contester avec les hommes ! Je me présente à vous en ce moment, le décret irrévocable de Dieu à la main, et je vous dis à tous : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Sans doute, vous n'êtes pas tenus de recevoir comme article de foi tout ce que vous enseigne le prédicateur ; mais souvenez-vous que si vous ne croyez point ceci, c'est au péril de vos âmes ! car, encore une fois, la vérité que je vous annonce émane directement de Dieu ; or, quand Dieu parle, oseriez-vous contredire ? Non, vous ne l'oseriez ! car ce serait le comble de l'impiété. Inclinez-vous donc devant la solennelle négation de mon texte et profitez du sérieux enseignement qu'elle vous donne.

Mais on objecte que la manière dont Dieu a sauvé les hommes, c'est-à-dire par l'effusion sang, est cruelle, injuste, inhumaine..... que sais-je encore! A ceux qui raisonnent ainsi, je n'ai qu'un mot à répondre. Votre opinion à cet égard me touche peu, leur dirai-je ; les faits sont là ; Dieu a jugé bon de faire reposer tout le plan du salut sur le sacrifice de son Fils. Si votre Créateur vous semble avoir eu tort, attendez de vous trouver en sa présence pour lui demander raison de sa conduite. Mais réfléchissez, je vous le conseille, avant de lui jeter le gant. Malheur au vermisseau qui voudrait lutter contre celui qui le forma, et malheur à l'homme assez audacieux pour oser se mesurer avec le Très-Haut ! Bien comprise et reçue avec foi, la doctrine de l'expiation est pleine de douceur, car elle est la manifestation d'un amour sans bornes, d'une bonté incommensurable et d'une justice infinie. Mais, je le sais, cette doctrine, si précieuse pour le croyant, a toujours été en scandale aux gens du dehors. Que vous dirai-je, ô incrédules ? Vous haïssez ce qui seul pourrait vous sauver ; vous méprisez la grâce qui vous est offerte; encore une fois, je ne veux point perdre mon temps à discuter avec vous ; je me borne à répéter au nom de mon Maître: sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés.

Et observez, mes chers auditeurs, combien cette déclaration est absolue. « Mais ne puis-je obtenir le pardon de mes péchés par mon repentir ? dira l'un ; si je pleure, si je gémis, si je prie, le Seigneur ne me pardonnera-t-il pas ?

Point de rémission sans effusion de sang, répond mon texte. - « Mais si je ne pèche plus désormais, dira un autre ; si je sers Dieu avec plus de fidélité, avec plus de zèle qu'aucun de mes semblables, le Seigneur ne me pardonnera-t-il pas à cause de mon obéissance ? » Point de rémission sans effusion de sang  répond mon texte. - « Mais si je me confie simplement en la miséricorde de Dieu, reprend un troisième, ne serai-je point pardonné sans que j'aie besoin de recourir à un sacrifice quelconque ? Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés l telle est la réponse invariable de mon texte. Oh ! que de fatales illusions crouleraient, si on voulait se placer en présence de ces paroles si claires, si nettes, si positives ! Fils des hommes, apportez ici vos espérances de salut, et si elles ne sont pas fondées dans le sang et scellées de sang, dites-vous bien qu'elles sont aussi chimériques que des châteaux en l'air ou que les songes de la nuit. Et pourtant, malgré cette déclaration si formelle, l'on s'obstine à essayer de cinquante moyens différents pour obtenir la rémission des péchés ; tellement qu'en vérité le ministre de l'Evangile est parfois fatigué d'avoir toujours à revenir sur les mêmes doctrines, toujours à combattre les mêmes erreurs. Mes frères, je tiens à vous le redire en termes aussi clairs que possible : Faites ce que vous voudrez et dites ce qu'il vous plaira, vous ne parviendrez jamais à obtenir le pardon de vos péchés, à moins que vous ne placiez votre confiance dans le sang répandu de votre Sauveur, et uniquement dans ce sang, car hors de là, il n'y a point de rémission.

Et si mon texte est absolu dans sa nature, il est de plus universel dans son application, Quoi? ne puis-je point obtenir la rémission de mes péchés autrement que par l'effusion du sang ? » demande le monarque, et il s'avance le front ceint de sa couronne royale ; « ne puis-je point avec toute ma splendeur, avec toute ma puissance, avec tous mes trésors,, payer par moi-même la rançon de mon âme ? » Impossible ! répond mon texte. - Vient ensuite l'homme de science, tout chargé de titres et de distinctions universitaires ; il les étale avec complaisance et demande à son tour : « Ne puis-je point obtenir la rémission de mes péchés en vertu de ces témoignages de mon grand savoir ? » Impossible ! impossible ! répète mon texte. - Puis survient le philanthrope, l'homme bienfaisant et libéral. « J'ai répandu mon argent en aumônes, dit-il ; j'ai distribué mon bien pour la nourriture des pauvres : cela ne m'assure-t-il point le pardon de Dieu ? » Non ! dit mon texte ; sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Ah ! comme , ceci passe un même niveau sur toutes les têtes ! Monseigneur, vous n'êtes pas plus que votre cocher ; maître, gentilhomme, vous marchez de pair avec le paysan qui laboure vos domaines. Ministre de l'Evangile, ton office ne te place aucunement en dehors de la loi commune ; ton plus humble auditeur est tout aussi bien partagé que toi : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Pour le meilleur, comme pour le plus mauvais des hommes, il n'y a aucun espoir de salut hors de l'effusion du sang.

Oh ! que j'aime l'Evangile ! Et savez-vous, mes amis, une des raisons qui me le font aimer ? Je l'aime parce qu'il est un Evangile essentiellement égalitaire. Bien des gens ne veulent pas d'un tel Evangile, et moi non plus je n'en voudrais certes pas si j'attachais au mot d'égalitaire le sens qu'on lui a trop souvent donné. Que chacun conserve son rang, ses titres, sa fortune : rien de plus juste; mais j'aime, je l'avoue (et je suis sûr qu'en ceci tout vrai chrétien sera d'accord avec moi), oui, j'aime à voir le riche et le pauvre s'entre rencontrer, j'aime à les voir placés côte à côte sous le grand niveau de l'Evangile. « Arrière vos sacs d'argent ! dit l'Evangile aux riches ; ils ne peuvent rien pour votre salut. » - « Reployez vos diplômes, dit-il aux lettrés ; ils ne peuvent rien pour votre salut. » - « Oubliez votre ferme ou votre parc., dit-il à ceux qui possèdent; ces choses ne peuvent rien pour votre salut. » - « Couvrez votre écusson, dit-il aux nobles ; toutes les armoiries du monde ne peuvent rien pour votre salut. Venez, vous, pauvres, mendiants, déshérités du monde ; venez, vous, rebut et balayures de la terre : avancez. Quoique votre esprit soit sans culture et vos manières peu policées, le salut est pour vous tout autant que pour le riche, le titré, le puissant, l'homme entouré d'hommages et d'honneur. » Mon texte s'adresse indistinctement à toutes les classes de la société ; tous nous sommes égaux sur ce terrain : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés.

Remarquez en outre, mes chers auditeurs, que ces paroles sont d'une application perpétuelle. Paul les a dites; je dois répéter son témoignage, et si dans mille ans d'ici l'Evangile est encore prêché, les ministres de Dieu le répéteront à leur tour. Cette vérité ne changera jamais. Dans l'autre monde comme dans celui-ci, il sera toujours vrai que sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. On peut chercher à vous faire croire le contraire, mes bien-aimés; on peut vous dire, par exemple, que vos oeuvres, ou vos pénitences, ou votre argent vous assureront le pardon de Dieu ; mais repoussez de toutes vos forces ces fables et ces mensonges, et tenez pour certain qu'il n'y a de rémission possible que par le sang propitiatoire du Fils de Dieu. Non, quand vous passeriez sur vos deux genoux votre vie tout entière ; quand vos yeux se fondraient en torrents de larmes ; quand vous gémiriez et supplieriez jusqu'à ce que les fibres de votre coeur se rompissent au dedans de vous ; non, jamais - jamais en ce monde, jamais dans l'éternité - vous ne pourrez obtenir le pardon de vos péchés autrement que par le sang de Christ ; jamais votre conscience ne sera purifiée que par la foi en son sacrifice ! Et aussi bien, mes chers amis, à quoi vous servirait-il de vous contenter de rien moins que ce qui a contenté Dieu le Père ? Vous vous séduiriez vous-mêmes, voilà tout. Rien n'a pu satisfaire sa justice que l'effusion du sang de son Fils, et rien ne pourra blanchir vos consciences que les mérites de ce sang appliqués à vos âmes par la foi.

Mais j'ai dit que de la négation même contenue dans mon texte ressort UNE AFFIRMATION ; or, cette affirmation implicite est celle-ci : Il y a une rémission des péchés par l'effusion du sang, - Et observons tout d'abord que cette rémission est un fait accompli. Le sang ayant été versé, la rémission est déjà obtenue. Je vous ai conduits au jardin de Gethsémané et au mont Calvaire, pour vous faire assister à l'effusion du sang. Allons maintenant dans un autre jardin et sur un autre mont, pour contempler les grandes preuves de la rémission acquise au prix de ce sang. Allons dans un autre jardin, ai-je dit. Et en effet, c'est un jardin qui s'étend devant nous, jardin tout embaumé de doux, de triomphants souvenirs. Là, dans un rocher, loin de l'agitation et du bruit du monde, Joseph d'Arimathée s'était fait tailler un sépulcre neuf, où il pensait que son pauvre corps d'argile serait bientôt déposé ; mais le corps de Jésus y fut mis le premier.

Les scènes lugubres de la crucifixion venaient d'avoir lieu. Jésus s'était constitué répondant de son peuple, et la loi avait demandé son sang. La mort l'avait étreint de sa main de fer, et ce tombeau était comme la sombre prison où semblait devoir être détenu à jamais Celui qui avait donné sa vie pour ses brebis. Comment donc se fait-il que je voie dans ce jardin un sépulcre ouvert et inoccupé ? Mes frères, je vais vous le dire. La dette est payée, les péchés sont effacés, la rémission est acquise. Le grand Pasteur des brebis a été ramené d'entre les morts par le sang de l'alliance éternelle. Donc, le sacrifice a été accepté, et maintenant nous avons la rédemption par son sang, savoir, la rémission des péchés (Hébreux 13:20, Ephésiens 1:7).

Voilà, mes bien-aimés, une première preuve.

En voulez-vous une autre plus concluante encore ? Venez avec moi sur le mont des Oliviers. Là, contemplez Jésus levant ses mains sur ses disciples, comme autrefois le souverain sacrificateur sur la multitude, et tandis qu'il les bénit, voyez-le montant majestueusement vers le ciel et disparaissant sur une nuée de devant leurs yeux. « Mais que signifie cette glorieuse ascension ? demandez-vous ; où donc va Jésus ? pourquoi, oh ! pourquoi quitte-t-il ainsi la terre ? » L'Apôtre va vous répondre : Christ est entré, non point dans le sanctuaire fait de la main des hommes, mais dans le ciel même, pour comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu ; et il est entré avec son propre sang, nous ayant obtenu une rédemption éternelle ; c'est pourquoi nous avons, par le sang de Jésus, la liberté de nous approcher de Dieu (Hébreux 9:24,12; 10:19). La rémission est donc un fait accompli : en voilà une seconde preuve.

O croyant, quelles sources abondantes de consolations n'y a-t-il pas ici pour toi ! Que pourrais-je te dire que tu ne saches pas déjà ? Aussi je te laisse à tes douces expériences, mon bien-aimé, pour essayer de convaincre ceux qui n'ont pas cru au prix infini de cette rémission des péchés, acquise par l'effusion de sang.

On raconte qu'un pasteur éminent étant allé visiter un inconverti sur son lit de mort, celui-ci lui dit : « M. le pasteur, je me confie en la miséricorde divine ; certainement, puisque Dieu est infiniment bon, il ne voudra pas vouer une âme à la condamnation éternelle. » Plus tard, le serviteur de Dieu revint auprès du malade, dont l'état s'était aggravé. « Oh ! M. le pasteur, s'écria-t-il, je n'ai plus de confiance ! Je viens de réfléchir que si Dieu est miséricordieux il est juste aussi ; et que ferais-je, oh ! Que ferais-je, si, au lieu de déployer sa bonté envers moi, il ne déployait que sa justice ? Non, je ne puis plus compter sur la seule miséricorde de Dieu ! Oh ! dites-moi ce qu'il faut que je fasse pour être sauvé ! » Le pasteur exposa alors au moribond le plan du salut ; il lui dit que Christ était mort à la place du pécheur qui se confie en lui, en sorte que Dieu est juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus (Romain 3:25). Le malade écoutait avec avidité. « Ah ! Monsieur, s'écria-t-il enfin, voilà justement ce qu'il me fallait ; j'avais besoin d'un fondement solide sur lequel je pusse bâtir mes espérances, et vous venez de me l'indiquer ; ailleurs je ne vois qu'incertitude et que doute. » Cet homme disait vrai. Non, mes amis, il n'y a aucune paix, aucune confiance possible hors de Christ. A part les âmes qui se confient uniquement dans le sang de Jésus, pas un de nous, j'ose l'affirmer, n'a jamais rencontré une seule personne qui fût pleinement assurée de son pardon. Voyez le musulman : il ne sait rien du pardon des péchés. Voyez l'incrédule : il n'est jamais sûr s'il est pardonné ou non. Voyez le formaliste : il dira bien « J'espère que mes péchés me seront remis », mais il n'ose affirmer qu'ils le sont. Je le répète, celui-là seul possède l'assurance de son salut qui croit fermement que Christ, et Christ seul, a expié les péchés par l'effusion de son sang.

Mais quelles sont les âmes que Christ est venu sauver ? Pour répondre à cette question, permettez-moi de vous raconter un simple fait. Le grand prédicateur Whitefield avait un frère, qui avait été, comme lui, un fervent chrétien ; mais il s'était détourné des sentiers de la piété, il avait fait des chutes graves. Or, un jour, après qu'il eut reconnu ses égarements, il était fort troublé dans son âme, car il avait entendu la veille un sermon de son frère qui avait blessé sa conscience jusqu'au vif. Le soir, au souper, il s'écria, comme se pariant à lui-même : « Je suis un homme perdu ! » et il commença à gémir et à pleurer, en sorte qu'il ne pouvait prendre aucune nourriture. - « Pardon, M. Whitefield, que disiez-vous, je vous prie ? » demanda lady Huntingdon qui était assise en face de lui ( A ceux de nos lecteurs qui ne connaîtraient point le nom de lady Huntingdon, nous dirons que cette dame, illustre par sa naissance, par ses talents, et surtout par son éminente piété, consacra au service de son divin Maître tous les dons qu'elle avait reçus de lui. Elle vécut à l'époque du grand réveil religieux qui eut lieu en Angleterre le siècle dernier, et dépensa une fortune considérable, soit à construire des lieux de culte, soit à pourvoir aux besoins temporels des fidèles serviteurs de Dieu qui passaient leur vie à annoncer l'Évangile. Le célèbre Whitefield était l'un de ses amis les plus intimes. (Voir pour plus de détails l'intéressant ouvrage intitulé : Lady Huntingdon et ses amis, etc., publié par la Société de Toulouse). Note du Traducteur.) « Madame, répondit-il, je disais que je suis un homme perdu. » - « J'en suis fort aise, monsieur, répliqua-t-elle, j'en suis fort aise. » - « Comment, madame !... Que voulez-vous dire ? balbutia le pauvre homme au comble de l'étonnement ; c'est bien cruel à vous de vous réjouir de ce que je suis perdu... » - « Je le répète, monsieur, j'en suis fort aise, fort aise en vérité », reprit-elle. Il la regarda, de plus en plus surpris de son inhumanité. « Oui, M. Whitefield, j'en suis fort aise, continua lady Huntingdon, car il est écrit : Le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce qui était PERDU. » A l'ouïe de ces paroles, Whitefield fondit en larmes, « Quel précieux passage, madame ! s'écriat-il, et d'où vient qu'il s'applique en cet instant avec tant de force à mon âme ? Oh ! je bénis Dieu de me l'avoir fait entendre ! Jésus veut donc me sauver ; je remets mon esprit entre ses mains; je suis pardonné! » Ayant dit cela, il sortit de la maison, se sentit pris d'un malaise soudain, tomba en arrière et expira.

Oui, le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ! Y a-t-il ici une âme perdue ? Dieu le veuille ! Homme perdu ! femme perdue ! où êtes-vous ? Vous sentez-vous perdus sans ressource ? Oh ! combien j'en sais heureux ! car c'est pour des créatures telles que vous qu'a été faite la rémission des péchés par l'effusion du sang. Pauvre pécheur ! tes yeux sont peut-être obscurcis par les larmes de la repentance ; mais regarde au travers de tes larmes, mon frère. Vois-tu cet homme dans le jardin de Gethsémané ? Il sue pour toi des grumeaux de sang. Vois-tu cet homme attaché sur un bois infâme ? Il a été cloué là pour toi. Oh ! mes amis, si pour vous sauver d'une mort certaine, je consentais à être cloué aujourd'hui sur une croix, je sais ce que vous feriez : vous vous jetteriez à mes pieds, vous les couvririez de baisers, vous les arroseriez de larmes d'amour et de reconnaissance.

Eh bien, pécheur, pécheur perdu, pécheur qui te sens tel, Jésus est mort  pour toi, pour toi proprement ; et s'il est mort pour toi, tu ne peux qu'être sauvé, car Christ n'est mort en vain pour personne. La question est donc celle-ci : Te reconnais-tu misérable et indigne ? Es-tu convaincu de péché parce que tu ne crois pas en Christ ? S'il en est ainsi, mon cher auditeur, je suis chargé par mon Maître d'un message pour toi : crois en son nom, et tu seras sauvé. Mais penses-tu qu'en définitive tu n'es pas un si grand pécheur ? Oh ! alors, je ne sache pas que Christ soit mort pour toi. Dis-tu que tu n'as pas besoin de repentance ? Alors je n'ai point de Christ, point de salut à t'annoncer. Dis-tu que tu n'as pas besoin d'un Sauveur ? Alors je n'ai absolument rien à te dire que ces trois mots : La colère venir ! la colère à venir ! Christ n'est pas venir pour sauver les justes, les âmes satisfaites d'elles-mêmes ; il est venu pour sauver les méchants. Es-tu méchant ? le Sent-tu ? Es-tu perdu ? le sais-tu ? Es-tu coupable ? serais-tu prêt a le confesser en toutes occasions ? Dans ce cas, je le répète, mon bien-aimé, ne crains rien. Si Jésus était ici en cet instant, il étendrait vers toi ses mains sanglantes et te dirait : « Pauvre pécheur, je suis mort pour toi ; veux-tu croire en moi ? »

Jésus n'est pas ici en personne, mais il a envoyé son serviteur pour te dire de sa part : « Ne veux-tu pas croire en Celui qui est mort pour toi ? » - « Oh ! dis-tu peut-être, je suis un si grand pécheur! » - « C'est justement à cause de cela que je suis mort », répond Jésus. - « Mais je suis indigne d'un tel sacrifice », objectes-tu encore. « C'est justement à cause de ton indignité que j'ai dû me sacrifier pour toi », dit Jésus. « Mais j'ai haï Christ », ajoutes-tu. « Mais moi, je t'ai toujours aimé », reprend Jésus. - « Mais, Seigneur, j'ai insulté les ministres, j'ai méprisé ta Parole... » - « Tout est pardonné, dit Jésus ; le sang qui a coulé de mon côté percé a effacé toutes tes transgressions. Crois seulement ; je ne te demande rien de plus ; et pour cela même je t'aiderai : je te donnerai un coeur croyant à la place de ton coeur incrédule. »

Mais quelqu'un me dira : « Prédicateur de l'Evangile, vos paroles vont sûrement au delà de votre pensée. Quoi ? Voudriez-vous dire aux hommes et aux femmes les plus dépravés qui sont dans cette enceinte, que la rémission des péchés a été faite pour eux ? » Mon cher auditeur, je veux dire précisément ce que je dis. La voilà, la pécheresse, la femme de mauvaise vie, qui a entraîné bien des âmes dans le vice et envoyé bien des âmes en enfer ! La voilà ! Tous ses amis l'ont chassée de leur maison ; son père lui-même rougit de l'appeler sa fille et lui a défendu de jamais reparaître en sa présence. Femme ! te repens-tu ? Pleures-tu sur tes péchés ? Te reconnais-tu coupable et perdue ? Détestes-tu tes égarements passés ? S'il en est ainsi, Jésus est mort pour te sauver, et quoi que puisse dire le monde, tu seras sauvée ! - Le voilà, l'intempérant, le violateur du sabbat, l'homme flétri par le vice ! je le reconnais ! La nuit dernière, j'entendis sa voix dans les rues, comme il regagnait sa demeure, ivre, vociférant des blasphèmes, jetant le trouble sur son passage. Arrivé chez lui, il maltraita sa malheureuse femme, et quand aux imprécations qu'il a prononcées, Dieu seul en sait le nombre... Eh bien ! à toi-même, ô homme, je dis en cet instant : Sens-tu combien tu es coupable ? Haïs-tu tes transgressions et désires-tu sincèrement y renoncer ? S'il en est ainsi, que Dieu soit béni ! Christ est mort pour le sauver. Crois !

«Qu'est-ce à dire ? s'écriera peut-être une autre personne ; faut-il donc être un pécheur scandaleux pour avoir part à la rémission des péchés acquise: par l'effusion du sang de Christ ? » Assurément non, mon cher auditeur. J'ai reçu il y a quelques jours une lettre d'un jeune homme, qui, comptant m'entendre cette semaine, m'écrivait à peu près en ces terme

«Monsieur, veuillez, je vous en prie, prêcher un sermon approprié à l'état de mon âme, car je suis dans une grande perplexité. J'ai ouï dire que chacun de nous doit s'estimer le plus coupable des hommes, sans quoi il ne peut être sauvé : or, je fais tous mes efforts pour me croire tel, mais, vous l'avouerai-je, monsieur, je ne puis y parvenir. Je désire de tout mon cœur avoir part au salut, mais je ne sais pas me repentir assez profondément ». Si le jeune homme qui m'a écrit ces lignes, ou si d'autres personnes qui pensent comme lui, sont devant moi en cet instant, voici ce que je leur dirai. Dieu ne demande pas à tout homme de se croire le plus grand misérable qu'il y ait sur la terre, par la raison toute simple que, dans bien des cas, ce serait croire une fausseté car il est évident qu'il y a des hommes plus méchants les uns que les autres.

Ce que Dieu demande de nous, c'est que nous disions, chacun pour son propre compte : « Je me connais mieux que je ne connais mon prochain, je ne sais que bien imparfaitement ce qui se passe en lui, et d'après ce que je vois, non seulement dans ma vie mais dans mon cœur, je ne pense pas qu'il puisse y avoir beaucoup de mes semblables plus mauvais que moi. Aux yeux du monde leur conduite est peut-être plus condamnable que la mienne mais j'ai eu plus de lumières, plus de privilèges, plus d'avertissements, plus d'occasions de connaître Dieu qu'ils n'en ont eu, en sorte qu'en réalité je suis plus inexcusable. » Voilà ce que nous devrions penser, mes chers amis. Je ne vous dis pas de faire comparaître votre frère avec vous devant le Seigneur, en disant, comme pour vous recommander à la faveur divine : « Je suis plus coupable que lui. » Non ; je voudrais bien plutôt que vous vous présentassiez seul devant Dieu, en murmurant, comme l'enfant prodigue : « Père, j'ai péché ! » Peu importe, jeune homme, que ton frère ait plus ou moins péché que toi ; peu importe, jeune fille, que ta soeur se soit plus ou moins égarée que toi ; ce qui importe, c'est que vous vous écriiez les uns et les autres en vous frappant la poitrine: « O Dieu ! sois apaisé envers moi qui suis pécheur ! » C'est là tout ce que vous avez à faire.

Je termine. O vous tous qui vous sentez perdus, encore une fois je vous le dis : Venez à Christ ! Venez à lui, et vous serez les bienvenus. Il n'est pas un seul pécheur contrit et humilié dans le monde qui ne puisse avoir part à la rémission des péchés que Christ a acquise au prix de son sang, et se glorifier dans l'espérance de la gloire, de Dieu. Fût-elle noire comme l'enfer, votre âme peut devenir, dans l'espace d'un instant, aussi pure que le ciel. Je sais, hélas, je sais que ce n'est pas sans une lutte désespérée que le pécheur parvient à saisir la promesse du salut ; mais du moment qu'il croit, toute lutte cesse ; c'est là sa première victoire : glorieuse et sainte victoire ! Oh ! mes bien-aimés, puissent les paroles de ce cantique être en cet instant même le langage de vos coeurs ; retenez-les, adoptez-les, et qu'elles deviennent le cri habituel de vos âmes.

Misérable et perdu, sans force et sans défense, Je me jette, ô Christ, dans tes bras ! Donne-moi sainteté, pardon et délivrance Tu l'as promis, tu le feras ! »

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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