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Vie Protestante Réformée

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Bouchra Maurice 

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 12:46
Un Benjamin de vie par le pasteur Charles Spurgeon,

"Elle lui donna le nom de Ben-Oni (fils de ma douleur) ; mais le père l'appela Benjamin (fils de ma droite)". Genèse 35-18

 

 

Pour toutes choses, il existe à la fois un côté éclairé et un côté sombre.

 

La tristesse de ses douleurs d'enfantement et de sa mort submergeaient Rachel.

 

Bien que se lamentant de la perte de sa femme bien aimée, Jacob voyait la Miséricorde manifestée dans la naissance de l'enfant.

 

Nous ferons bien si, alors que la chair se lamente des épreuves, notre foi triomphe dans la Fidélité Divine.

 

Le lion de Samson procura du miel, et nos adversités le feront également si nous les considérons correctement.

 

Bien qu'en furie, la mer continue cependant de nourrir d'innombrables multitudes de poissons.

 

Les bois impénétrables abritent d'abondants tapis de merveilleuses fleurs.

 

Le vent de tempête chasse la pestilence, et la gelée mordante prépare le sol pour les semailles.

 

Les nuages sombres donnent des gouttes scintillantes, et la terre sombre produit des fleurs de toutes les couleurs.

 

Une veine de bien traverse toutes les mines du mal.

 

Un coeur triste possède une capacité particulière à découvrir le point de vue le moins avantageux pour contempler l'épreuve.

 

S'il existait un seul bourbier dans le monde entier, un tel homme ne tarderait pas à s'y enfoncer jusqu'au cou.

 

Si un seul lion arpente la vaste étendue du désert, cet homme ne manque pas d'en entendre le rugissement.

 

Une touche de folie nous entoure tous, et nous sommes enclins par moments à nous écrier comme Jacob :

 

"C'est sur moi que tout cela retombe". (Genèse 42-36)

 

La foi marche et doit marcher en rejetant tous ses soucis sur Christ.

 

Elle s'attend à ce que les pires calamités produisent de bons résultats.

 

Comme les hommes de Gédéon, elle ne s'inquiète pas des vases brisés, mais elle se réjouit et doit se réjouir dans la lueur de la torche qui se manifeste avec d'autant plus de clarté.

 

De la rugueuse coquille de l'huître de la difficulté, elle extrait l'unique perle de l'honneur.

 

Des sombres profondeurs de l'océan de la détresse, elle ramène l'inestimable corail de l'expérience.

 

Lorsque la marée de sa prospérité se retire, la foi trouve des trésors sur le sable ainsi découvert.

 

Quand le soleil de son plaisir se couche, elle met l'oeil au télescope de son espérance pour détecter l'étoile des Promesses Célestes.

 

Lorsque la mort elle même paraît, la foi indique la lumière de la résurrection qui attend au delà du tombeau.

 

Elle transforme ainsi le Ben-Oni de notre mort en un Benjamin de vie.

 

Amen,

 

 

 

 

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 18:46
Confession de l'homme selon le coeur de Dieu par Charles Spurgeon,

"J'étais stupide et sans intelligence, j'étais à ton égard comme les bêtes. Cependant je suis toujours avec Toi." (Psaume 73-22/23)

N'oublions pas qu'il s'agit ici de la confession de l'homme selon le coeur de Dieu.

En nous parlant de sa vie intérieure, il écrit :

"J'étais stupide et sans intelligence."

Le mot "stupide" signifie ici davantage que dans la langue ordinaire.

Dans un verset précédent, David écrit :

"Je portais envie aux insensés (même mot), en voyant le bonheur des méchants" (Verset 3).

Cela nous montre que la folie qui occupait sa pensée contenait du péché.

Il se qualifie ainsi de "stupide", et le déclare sans ambages.

Il ne pouvait pas dire toute l'étendue de sa stupidité.

Il s'agissait d'une folie pécheresse, condamnable à cause de sa perversité et de son ignorance obstinée, et que le prétexte de la faiblesse ne pouvait excuser.

Il semble en effet avoir envié la prospérité présente des impies, tout en oubliant la terrible fin qui attend tous ceux qui leur ressemblent.

Sommes nous meilleurs que David, pour nous appeler sages ?

Prétendrions nous avoir atteint la perfection, ou la verge de Dieu nous a-t-elle châtiés au point de nous débarrasser de tout notre entêtement ?

Ce serait vraiment de l'orgueil que de dire pareille chose !

Si David était stupide, conbien devrions nous l'être à nos propres yeux, si seulement nous pouvions nous voir en réalité !

Regardons en arrière, ami(e) croyant(e), et pensons à la façon dont nous avons douté de Dieu, alors qu'Il faisait preuve de tant de fidélité à notre égard.

Pensons à notre cri rebelle quand, au travers de l'affliction, Il nous a ouvert la porte vers de plus grandes bénédictions.

Pensons aux nombreuses occasions où nous avons lu les promesses dans l'obscurité, où nous nous sommes mépris sur Ses Actions, et où nous avons écrié :

"C'est sur moi que tout retombe !", alors qu'en fait..., toutes choses concouraient pour notre bien !

Pensons à la fréquence avec laquelle nous avons préféré le péché en raison de ses plaisirs, alors qu'il produisait pour nous une racine d'amertume !

Sans conteste, si nous connaissons notre propre coeur, nous nous reconnaîtrons coupables de cette stupidité pécheresse.

Et, possédant la conscience de cette "stupidité", nous devons adopter comme nôtre la résolution que prit David en conséquence :

"Tu me conduiras par Ton Conseil" (Verset 24).

Cependant, car, en dépit de toute la stupidité et ignorance que David venait de confesser à Dieu, il n'en est pas moins sauvé, accepté et assurément béni par la Présence Continuelle de Dieu.

Pleinement conscient de son propre état de péché, de la tromperie et de la bassesse de sa nature, il chante cependant, dans un élan merveilleux de foi :

"Cependant, je suis toujours avec Toi." (Verset 23)

Ami(e) Croyant(e), il nous faut nous associer à la confession du psalmiste et dire avec lui :

"Cependant, puisque j'appartiens à Christ, je suis toujours avec Dieu !"

Cela veut dire, continuellement dans Son Esprit.

Il pense toujours à moi pour me faire du bien.

Continuellement devant Ses Yeux, les yeux du Dieu qui ne dort jamais, mais qui veille sans cesse à mon bien-être.

Continuellement dans Sa Main, de sorte que nul ne peut m'en arracher.

Continuellement sur Son Coeur, placé là comme un mémorial, de même que le souverain sacrificateur portait sans cesse les noms des douze tribus sur sa poitrine.

"Tu penses toujours à moi, Ô Dieu ! Les entrailles de Ton Amour s'émeuvent continuellement à mon égard. Tu orientes toujours la Providence à mon profit. Tu m'as placé comme un bandeau autour de Ton Bras. Ton Amour possède la force de la mort, et les fleuves ne peuvent l'éteindre ou l'engloutir."

Quelle surprenante grâce !

"Tu me vois en Christ et, bien que haïssable en moi même, Tu me vois recovert par les habits de Christ et lavé en Son Sang. Tu m'acceptes ainsi en Ta Présence, et je demeure continuellement en Ta Faveur, "toujours avec Toi"."

Voilà une consolation pour l'âme éprouvée et affligée.

Les tempêtes nous contrarient au dedans, mais regardons le calme qui règne au dehors.

"Cependant" ; ô disons le en notre coeur, et saisissons nous de la Paix que cela donne ! :

"Cependant je suis toujours avec Toi !".

Amen,

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 21:13
Etre un homme et une femme spirituelle selon le coeur de Dieu par le pasteur Kayayan de Vie & Foi Réformées

Que veut dire: être un homme ou une femme spirituel(le) ?

Est-ce que c’est être quelqu’un qui se désintéresse des choses pratiques ou de la réalité matérielle ?

Ce n’est pas le sens qu’en donne la Bible en tout cas.

Quand on lit attentivement la Bible, on découvre que l’homme ou la femme spirituel(le) c’est avant tout quelqu’un qui cherche à envisager tous les aspects de l’existence en se soumettant à ce que Dieu révèle dans sa Parole et en lui faisant entièrement confiance.

Oui, cela veut dire bien sûr que cette personne a la certitude que Dieu a parlé aux hommes au cours de l’histoire, qu’Il s’est manifesté à eux, qu’Il leur a parlé de sa présence et de son plan pour eux, car Il est leur Créateur et le Seul qui puisse les sauver de leur misère.

Et effectivement, une personne qui est spirituelle au sens qu’en donne la Bible reconnaît que l’humanité tout entière est dans un état de grande misère et qu’elle a besoin d’un salut préparé pour elle.

L’humanité est incapable de se sauver par elle-même, elle ne fait qu’aggraver sa condition, en dépit de tous ses efforts pour s’en sortir par des plans sociaux, politiques ou économiques, voire même par des programmes de régénération morale.

Elle ne fait que tomber de Charybde en Scylla, même lorsqu’elle semble pouvoir se targuer de succès temporaires.

Une personne spirituelle, au sens biblique, n’est donc pas quelqu’un qui est très attiré par les choses invisibles, par l’invocation des esprits, ou l’évasion de ce monde corrompu et plein de misère.

Car si je reste confronté à moi-même, à mes fantaisies spirituelles, si je me laisse guider uniquement par mon for intérieur et si je mets toute ma confiance en mes propres capacités à trouver ce que je cherche, sans rechercher d’autre interlocuteur que moi-même, je ferai tôt ou tard face au néant, à ma finitude, à mes échecs.

Il est même fort possible que je sombre dans l’occultisme et dans toutes sortes de pratiques complètement destructrices.

C’est d’ailleurs le cas de nos jours d’innombrables gens qui se font souffrir et font souffrir leurs proches en sombrant dans une spirale infernale.

Pour la Bible, une personne spirituelle c’est quelqu’un qui réforme constamment sa vie et son regard sur tous les aspects de l'existence à la lumière de la Parole divine.

Ce faisant il ou elle met sa foi et son espérance en celui qui a été envoyé par le Père céleste pour régner sans partage sur ce monde : son Fils Jésus-Christ, devenu être humain, comme nous, pour servir de médiateur parfait entre Dieu et les hommes.

Sa vie divine, son Esprit, est offert à tous ceux qui croient en lui.

C’est par l’œuvre parfaite qu’il a accomplie durant son passage sur terre que vous pouvons oui devenir une personne véritablement spirituelle.

Amen,

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

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. Source : Foi & Vie Réformées .

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 22:03
Reconnaissant(e) en toute chose

Quoi que vous fassiez en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par Lui des actions de grâces à Dieu le Père.

Colossiens 3.17

Voici deux éléments qui rendront difficile les bêtises ou les erreurs dans le rôle de la reconnaissance.

Comment, en effet, pourrais-je, au nom de Christ, dire ou faire quelque chose de mauvais ?

Comment remercier Dieu pour quoi que ce soit dans nos actions, si celles ci consciemment seraient contraire à Sa Volonté ?

Mais il s’agit bien sans équivoque aucune de tout lier aux actions de grâces ou plutôt, de lier celles-ci à tout ce que je fais.

La locution « actions de grâces » traduit un mot qui signifie ‘expression de reconnaissance’.

Son origine latine, antérieure au XIIesiècle, permet d’y reconnaître l’action que produit, en retour, chacune des grâces reconnues, chacun des bienfaits journaliers de Dieu.

Chaque fois que nous les reconnaîtrons réellement, ces grâces produiront une expression tangible de reconnaissance.

L’exhortation de Paul est sans équivoque :

faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant, par Lui, des actions de grâces.

Mêler étroitement la reconnaissance à toute notre activité et s'appliquer avec Son secours, voilà ce qui peut changer en douce joie les plus petits détails de nos journées, nous gardant ainsi de l’oubli humain que tout ce que nous faisons de bien ne vient pas de nous mais du Seigneur.

Que nos journées soient bonnes ou moins agréables, nous, Enfants de Dieu, en toute chose remercions Notre Père et soyons reconnaissants par des actions de grâces de savoir que nous sommes à Lui, qu'Il nous tient, nous garde à toujours dans Sa Douce et Sainte Main.

Si le Seigneur connaît nos souffrances diverses et soucis, reconnaissons Lui tous les bienfaits petits et grands à notre égard en toute circonstance.

Amen,

Pasteur Doullière,

Reconnaissant(e) en toute chose

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Reconnaissant(e) en toute chose
Source : Etudes & Echanges Chrétiens
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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 20:42
Aucun artifice, aucune pollution irrespectueuse

"En Passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais." Exode 20-25

Il fallait construire l'autel de Dieu avec des pierres non taillées, de façon à ce que l'on ne puisse y voir aucune trace de l'habileté et du travail de l'homme.

La sagesse humaine se plaît à tailler et arranger les doctrines de la croix en un système plus artificiel et acceptable aux goûts dépravés de la nature déchue.

Mais, au lieu d'améliorer l'Evangile, la sagesse de la chair le pollue au point où il devient "un autre évangile" et où il cesse d'être la Vérité de Dieu.

Tous les changements et altérations apportés à la Parole même de Dieu sont des souillures et des pollutions.

Le coeur orgueilleux de l'homme insensé a grand désir de toucher à la justification de l'âme devant Dieu.

On rêve de préparation pour recevoir Christ ; on se confie dans les humiliations et la repentance ; on revendique les bonnes oeuvres, et l'on se vante beaucoup de capacités naturelles.

Par tous les moyens, on cherche à appliquer des instruments humains à l'Autel de Dieu.

Il serait bon pour l'homme pécheur de se souvenir que, loin d'amener l'oeuvre du Seigneur à la perfection, ces confiances dans la chair ne font que la polluer et la déshonorer.

Seul le Seigneur doit être exalté dans l'oeuvre de l'expiation et de la réconciliation.

Il ne faut accepter aucune trace du marteau et du burin de l'homme.

Un blasphème inhérent repose dans le désir d'ajouter quoi que ce soit à ce que Jésus déclara sur la croix être parfait, ou à vouloir améliorer ce qui donne déjà toute satisfaction à l'Eternel.

Pécheur tremblant, rangez vos outils et tombez à genou en une humble supplication.

Acceptez que le Seigneur Jésus soit l'Autel de votre expiation, et reposez vous en Lui Seul.

Beaucoup de ceux qui professent la foi peuvent prendre ce texte aujourd'hui comme un avertissement quant aux vérités qu'ils croient.

Il y a beaucoup trop d'efforts parmi de nombreux chrétiens pour amener les vérités de la Révélation Divine à s'arranger et se réconcilier.

Il s'agit ici d'une forme d'irrespect et d'incrédulité, contre laquelle il faut lutter.

Acceptons la Vérité telle que nous la trouvons.

Réjouissons nous de ce que les doctrines de la Parole de Dieu sont des pierres non taillées, et qu'elles conviennent ainsi d'autant mieux à la construction de l'Autel du Seigneur.

Amen,

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Pasteur Charles Haddon Spurgeon,

Aucun artifice, aucune pollution irrespectueuse

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Aucun artifice, aucune pollution irrespectueuse

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 18:57
Dieu les conduisit par le droit chemin

Il les conduisit par le droit chemin

Psaume 107-7

Les changements dans son expérience conduisent souvent le croyant à se demander pourquoi il en est ainsi de lui.

Il cherche la lumière, mais les ténèbres occupent la place, la paix, mais les ennuis surviennent.

Il se dit peut être :

"Je ne chancellerai jamais ! Eternel ! Par ta Grâce Tu avais affermi ma montagne... Tu cachas Ta Face, et je fus troublé. Hier encore, je voyais clairement mon privilège, mais les évidences sont assombries et mes espérances estompées. Je pouvais m'élancer jusqu'au sommet du Pisga, contempler tout le pays, et me réjouir avec confiance dans la vue de mon héritage.

Aujourd'hui, mon esprit a perdu toutes ses espérances et de nombreuses craintes l'assaillent. Il n'a plus de joies, mais seulement beaucoup de détresse. Cela fait il partie du plan de Dieu pour moi ? Est ce là le chemin par lequel Dieu m'amène au Ciel ?"

Oui, il en est vraiment ainsi.

L'éclipse de la foi, les ténèbres sur l'esprit, la défaillance de l'espérance, font toutes partie de la méthode par laquelle Dieu nous fait mûrir pour le grand héritage dans lequel nous entrerons bientôt.

Ces épreuves servent à tester et affermir notre foi.

Ce sont les vagues qui nous approchent du rocher, les vents qui donnent à notre navire plus de vitesse pour atteindre le port tant désiré.

Si l'on en croit les paroles de David, on peut dire de nous :

"Et l'Eternel les conduisit au port désiré" Psaume 107-30

Au travers de l'honneur et du déshonneur, par la bonne ou la mauvaise réputation, dans l'abondance et par la pauvreté, par la joie et dans la détresse, par la persécution ou la paix ; Dieu maintient la vie de notre âme par toutes ces choses, et chacune nous aide à avancer sur le chemin.

Ne pensons jamais, ami(e) Chrétien(nne), que nos et vos douleurs échappent au Plan Divin.

Elles en sont au contraire un élément nécessaire.

"C'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu" Actes 14-22

Apprenons donc à regarder "comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés" (Jacques 1-2).

Amen,

Pasteur Charles Spurgeon,

Dieu les conduisit par le droit chemin

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Dieu les conduisit par le droit chemin

"Quand le vol de la tempête vient assombrir ton ciel bleu,

Au lieu de baisser la tête, compte les bienfaits de Dieu.

Quand sur la route glissante tu chancelles sous ta croix,

Pense à Cette Main Puissante qui T'a béni tant de fois.

Compte les bienfaits de Dieu, mets les TOUS devant tes yeux,

Tu verras, en adorant, combien le nombre en est grand !"

Comptez vos bénédictions , une par une ,
Quand l'aube apparaît et le jour vient de commencer .
Ils allumeront votre coeur avec bonheur,
Faites de chaque heure avec Dieu vous apporter la joie .
Comptez vos bénédictions , une par une ,
Lorsque le crépuscule tombe et le labeur du jour est fait,
Dans de doux rêves, auprès de Dieu où que vous soyez,
Tous Ses Bienfaits viendront à nouveau  à votre mémoire,
Comptez, rappelez vous de toutes Ses Bénédictions chaque jour.

Rappelez vous en votre esprit Ses Bénédictions tandis que vous pouvez .
Car nous sommes ici, mais peu de temps pour rester .
Tout autour sont des amis , sincères et véritables .
Belles sont les choses qui abondent avec Dieu,
Comptez vos bénédictions pendant que vous pouvez,
Qu'il soit grand ou petit , et vous trouverez en ce monde
Un Père Céleste qui vous aime
En vous rappelant et comptant Ses Bénédictions qui viennent d'en haut .
Dieu les conduisit par le droit chemin

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Dieu les conduisit par le droit chemin

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 17:15
Non une simple croyance de doctrine, mais une foi simple qui dépend de Christ, et de Lui Seul.

Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance...

2 Pierre 1-5;6

Si nous voulons jouir de l'éminente Grâce d'une pleine assurance de foi, par l'assistance et l'influence bénies de l'Esprit, faisons ce que nous dit l'Ecriture :

"Faites tous vos efforts".

Prenons garde à ce que notre foi soit véritablement de la bonne sorte.

Non pas une simple croyance de doctrine, mais une foi simple qui dépend vraiment de Christ, et de Lui Seul.

Faisons tous nos efforts pour veiller à notre courage.

Implorons Dieu de nous donner la force du lion, afin de pouvoir avancer avec hardiesse, empli d'une conscience de ce qui est juste.

Etudions attentivement les Ecritures, et acquérons de la connaissance, car connaître sainement la doctrine tendra pour une bonne part à affermir notre foi.

Cherchons à comprendre la Parole de Dieu et à ce qu'elle demeure richement en notre coeur.

Lorsque nous faisons cela, "joignons à la connaissance la maîtrise de soi".

Veillons sur notre corps et agissons avec tempérance, tant dans la vie que le coeur, en paroles qu'en pensées.

Par le Saint Esprit Divin, joignons à cela la patience.

Demandons à Dieu de nous donner cette sorte de patience endurant l'affliction et qui, une fois éprouvée, brille comme l'or.

Revêtons nous de patience afin de ne pas murmurer au sein de nos afflictions diverses.

Lorsque nous avons gagné cette Grâce, cherchons la piété. (Nota : ce qui n'a strictement rien à voir avec l'ultra piétisme et ses pièges ravageurs)

Elle s'étend au delà de la religion.

Faisons de la Gloire de Dieu le but toujours premier de notre vie.

Vivons dans Son Regard et demeurons proches de Lui.

Cherchons la communion paisible et saine avec Lui, et nous obtiendrons la sainte piété.

Puis joignons y la douce amitié fraternelle.

Aimons tous les croyants.

Joignons à cela l'amour vrai et non frelaté, aimant l'âme des hommes en ouvrant ses bras.

Nous parviendrons à affermir notre vocation et notre élection par les preuves les plus claires lorsque tous ces joyaux orneront notre caractère, et dans l'exacte proportion où nous mettrons en pratique ces vertus célestes.

"Faites tous vos efforts" car la tiédeur et les doutes se donnent très naturellement la main.

Amen,

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 14:35
La propriation ou l'oeuvre du Fils d'Adolphe Monod (Dernière partie)

LA  PROPITIATION
ou l'oeuvre du Fils (Suite)

(Adolphe Monod)

(3ème et dernière  partie)

 

 

« Car c'est lui qui est la propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais a aussi pour ceux de tout le monde.  »
(1Jean 2.2)


 

 

(...) Supprimer le sacrifice de Jésus-Christ, son sacrifice de propitiation, c'est plus que de supprimer une doctrine clairement révélée de Dieu ; c'est supprimer le Dieu vivant et vrai ; le Dieu vivant, en supprimant le rapport du Père au Fils dans la Trinité ; le vrai Dieu, en supprimant le combat et l'harmonie de la sainteté et de l'amour dans le Dieu de l'Évangile ; c'est nier à la fois la nature divine et le caractère divin ; c'est substituer le Dieu du déiste au Dieu de Jésus-Christ !

 

L'Écriture nous a été donnée pour nous sauver, mais pour nous sauver tout en nous sanctifiant.

 

Faut-il montrer, après ce que nous venons de voir, que tel est le caractère de la rédemption qui est par le sang de Jésus-Christ, pour quiconque s'y associe par la foi ?

 

Si la vie éternelle est de connaître le vrai Dieu, la sainteté est de l'imiter : or, quoi de plus propre à faire du croyant « un imitateur de Dieu, » que le spectacle que nous venons de contempler ?

 

La sainteté et l'amour, qui sont les deux traits essentiels du caractère divin, sont également, et sont pour cela même, les deux traits essentiels du caractère chrétien.

 

Donnez-moi un homme en qui se trouve une sainte horreur du péché, tempérée par un tendre amour pour Dieu :

 

je serai en paix sur son développement spirituel, parce que je trouve dans ces deux dispositions qui se relèvent et s'achèvent mutuellement, le germe de tout bien à faire et de tout mal à éviter.

 

Eh bien ! cet homme, comment le formera-t-on ?

 

Vous avez répondu vous-mêmes.

 

On le formera en le plaçant devant la croix de Jésus-Christ.

 

Ce qu'elle lui montrera en Dieu, elle le fera pénétrer dans son coeur, par le Saint-Esprit, par la foi.

 

Cette sainteté terrible, inflexible, résolue de ne pactiser avec aucun péché, et prête à sacrifier le Fils unique et bien-aimé plutôt que de se prêter à aucune apparence de mal, comment la contempler si vivement dépeinte sur cette croix, sans s'associer à elle de tout son coeur, et sans ressentir pour le péché cette horreur instinctive, que Zinzendorf exprimait en disant :

 

« Quand je trouve le péché sur mon chemin, je marche dessus comme sur un serpent ? »

 

Cet amour infini, ineffable, prêt à tout donner pour nous jusqu'au Fils unique et bien-aimé, comment le contempler aussi sans se sentir pressé d'y répondre, et sans s'écrier avec le pieux Cellérier :

 

« Quand j'aurais mille vies et mille coeurs je les lui donnerais tous, en ne regrettant que d'avoir si peu à lui offrir ? »

 

Connaissez-vous un homme livré à des ressentiments ou à des convoitises qu'il déplore, qu'il condamne, mais dont rien au monde ne l'a pu encore affranchir, et faisant l'amère expérience de cette parole de l'Apôtre :

 

« Je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas ? »

 

Hâtez-vous de le conduire devant la croix de Jésus-Christ : qu'il connaisse, qu'il apprenne, qu'il croie, que le Fils de Dieu est venu sur la terre souffrir et mourir en sacrifice de propitiation pour nos péchés : il trouvera dans ce spectacle, s'il croit, la force qu'il n'a trouvée nulle part ailleurs pour soumettre sa chair rebelle à la sainte loi de Dieu.

 

Vous lui avez parlé de la beauté de la loi, des droits de Dieu sur lui, des exemples des saints, de l'injustice du péché, des suites terribles qu'il traîne à sa suite, pour le temps et pour l'éternité : il ne s'est point rendu.

 

Mais pourra-t-il ne pas se rendre, s'il contemple avec foi Jésus mourant à sa place et en Jésus mourant son péché déjà tout puni, et tout ensemble tout pardonné ?

 

N'y a-t-il pas dans ce spectacle un argument également persuasif pour son intelligence, pour son coeur, pour sa conscience, pour sa volonté, pour tout son être ?

 

Un argument, ai-je dit ?

 

Dites plutôt un cri, un appel, une puissance irrésistible (irrésistible...qu'il le soit ou non, il doit l'être) !

 

Car enfin le mot d'argument serait par trop froid pour peindre ce que trouverait une mère dans la vue de son fils arraché à la mort par un ami qui s'y est livré à sa place !

 

« Nous l'aimons parce qu'il nous a aimés le premier ; vous avez été rachetés par prix, glorifiez donc Dieu en votre corps et en votre esprit qui appartiennent à Dieu ; vous n'êtes plus à vous-mêmes ; Christ a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu'étant morts au péché nous vivions à la justice : »

 

Voilà de ces raisons, également acceptables pour un philosophe et un enfant, qui prennent un homme tout entier, et qui ne lui laissent ni le moyen ni la volonté d'échapper. Jésus-Christ crucifié, qui ramène l'ordre et la paix dans le monde moral bouleversé par le péché, les ramène également dans l'âme du croyant, et une vie nouvelle commence pour lui sous la croix.

 

Mais que cela est froid ! Que tout se glace et se dessèche en passant par la bouche de l'homme !

 

O désespoir de la théologie et de la prédication ! ô impuissance de l'esprit et du langage humain pour saisir une matière si étendue, pour pénétrer une matière si profonde ! j'en appelle à l'Évangile et à votre coeur -- et je me tais.

Ici, ici seulement, est la vertu de la régénération !

 

Ici, ici seulement, se sont formés tous les saints dignes de ce nom.

 

Ici, ici seulement, est la force et la grâce commune d'un Paul et d'un Jean, d'un Augustin, d'un Luther et d'un Calvin, d'un Pascal et d'un Coligny, de tous ceux qui sous quelque nom que ce soit ont surmonté la chair et marché selon l'Esprit !

 

Tout cela est si vrai que la croix de Jésus-Christ trouve au fond de notre coeur un secret besoin auquel elle répond et qui peut aller jusqu'à la pressentir, car il y a des vérités divines pressenties.

 

Tout tombé qu'il est, notre homme intérieur garde pourtant de sa première gloire je ne sais quelles ruines où se reconnaît encore le plan primitif, quand la lumière du ciel les vient éclairer.

 

De là, la vérité divine nous apparaît parfois comme connue, non comme étrangère.

 

Bien qu'élevée au-dessus de toutes nos conceptions et de toutes nos prévisions, bien qu'impossible à trouver, que pour celui qui s'écrie dans Job :

 

« J'ai trouvé la propitiation ! » (33.24) comme s'il admirait qu'il l'eût pu découvrir, -- la rédemption a son témoin silencieux dans votre coeur et dans le mien, pour ne rien dire du consentement de l'humanité tout entière, attesté par l'usage constant et universel des sacrifices.

 

Pour moi, je puis parler ici d'expérience.

 

Non seulement j'ai reconnu que la rédemption une fois connue s'adaptait à mon sentiment intérieur, mais je l'ai pressentie, avant de l'avoir connue, comme l'unique moyen de mettre ce sentiment intérieur d'accord avec lui-même.

 

Avec le besoin de pardon, que le sentiment sérieux du péché ne peut manquer d'exciter en nous, j'en éprouve un autre : le besoin d'expiation.

 

Je souhaite que Dieu me pardonne, sans doute ; mais je ne trouve ni possible, ni désirable même qu'il me pardonne sans mettre à l'abri la sainteté de sa loi.

 

L'indulgence est bonne d'homme à homme et convient à l'homme pécheur ; la miséricorde seule peut s'exercer de Dieu à l'homme, parce qu'elle convient seule au Dieu saint.

 

J'appelle indulgence un pardon donné sans qu'il en coûte rien ; j'appelle miséricorde le pardon achetant par le sacrifice le droit de se donner.

 

Affamé de grâce, mais jaloux pour la loi de Dieu, je trouve au pied de cette croix le seul pardon qui réponde, je ne dis pas seulement aux exigences de la loi divine, mais à celles mêmes de ma conscience, parce qu'ici seulement je retrouve un moyen de glorifier la loi de Dieu dans mon pardon, tout aussi bien que je l'aurais pu faire en y obéissant, oserai-je dire mieux encore ?

 

En obéissant, je rendais à cette loi un hommage tacite, indirect, inconscient de lui-même ; mais en ne rentrant en grâce que par voie d'expiation, je rends à cette loi un hommage distinct, direct, réfléchi, douloureux.

 

Je le dis avec une conviction arrêtée : ce pardon-là est le seul qu'il soit digne de Dieu de m'offrir ; je m'enhardirai jusqu'à dire que c'est le seul qu'il soit digne de moi d'accepter.

 

Tout autre pardon inquiéterait mon âme comme un désordre.

 

Je ne puis, je ne veux pas être heureux aux dépens de la sainteté divine.

 

Loin de moi un salut où la gloire de Dieu perdrait !

 

Commencez par sauver sa loi sainte ; et vous me sauverez après, si vous pouvez !

 

Ô croix ! Ô sang du Saint des saints versé pour mes péchés !

 

Ô sacrifice trois fois amer d'une victime trois fois sainte !

 

Ô croix, qui justifies tout ensemble et le pécheur perdu devant la loi de Dieu, et le Dieu qui pardonne, devant la conscience du pécheur !

 

Ô croix, croix trois fois bénie, mon âme tout entière vole au-devant de toi !

 

Elle t'appelait avant de te connaître : de quel coeur ne te saisira-t-elle pas, connue ?

 

Elle ne te doit pas moins que de pouvoir glorifier la loi de Dieu, autrement que par sa damnation, autre part que dans l'enfer !

 

Ô croix, croix trois fois sainte et trois fois miséricordieuse ! Solution du problème des problèmes !

 

Que d'autres tournent autour de toi pour chercher ; que peut-on chercher quand on t'a trouvée ?

 

Tu m'as révélé Dieu ; tu m'as révélé moi-même à moi-même ; en te trouvant, je l'ai trouvé, et je me suis retrouvé !

 

Et je ne veux employer ce qui me reste de vie qu'à te montrer à qui t'ignore.

 

Oui, ô mon Dieu ! Je m'associe intérieurement à ta rédemption.

 

Je cherchais sur la terre un coin où je pusse, tel que je suis, misérable pécheur, te donner gloire encore : je l'ai découvert, et ce coin, c'est celui qu'ombrage la croix de Jésus.

 

Sauve-moi donc ici, ô mon Dieu, puisqu'ici tu as trouvé le moyen de me sauver, je ne dis pas en abaissant ta loi et tes perfections, mais en les élevant plus haut que jamais !

 

Venez donc, venez, qui que vous soyez qui m'écoutez.

 

Ce frère, cette soeur, avec qui je veux partager cette grâce, c'est vous ; et c'est pour cela que j'ai parlé.

 

J'ai voulu, sans doute, affermir dans la foi au sang de l'Agneau de Dieu ceux qui ont commencé d'en connaître la douceur salutaire ; mais j'ai voulu surtout vous la révéler à vous qui y avez été jusqu'à ce jour étrangers.

 

Je l'ai dit : je ne monte pas ici en théologien, mais en apôtre ; je n'expose pas la doctrine, j'annonce l'Évangile, je proclame le salut.

 

Eh ! qui sait si Dieu ne m'a pas suscité tout exprès pour faire tomber le voile étendu jusqu'ici sur vos yeux.

 

Qui sait si Jésus-Christ n'est pas présent au milieu de nous, vous cherchant par ma voix et vous disant :

 

« Mon fils, donne-moi ton coeur ! »

 

Qui sait si un jour nouveau ne va pas se lever sur votre âme, une joie nouvelle se répandre dans votre coeur, une lumière nouvelle illuminer votre sentier !

 

Qui le sait ? C'est à vous de le savoir.

 

Tout cela est pour vous, si vous le voulez ; pour vous, aujourd'hui même.

 

Dieu ne demande qu'à vous sauver :

 

« il attend pour vous faire grâce »

 

Jésus-Christ, Jésus-Christ crucifié se tient humblement à votre porte, en vous disant (ne l'entendez-vous pas ?) :

 

« Je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je souperai avec lui et lui avec moi. »

 

Quelqu'un ? C'est votre nom, votre propre nom qu'il nommerait, n'en doutez pas, s'il ne voulait que ce tendre appel pût servir en même temps pour tous les autres, c'est-à-dire si sa charité n'était aussi étendue qu'elle est profonde.

 

Jusqu'ici, Jésus n'était mort que pour le monde : il ne l'était pas pour vous, qui n'y songiez pas.

 

Voici venir le moment où ce sacrifice devient vôtre.

 

Quand Jésus-Christ meurt sur la croix, la terre tremble, les rochers se fendent, le voile du temple se déchire, le soleil se couvre, les morts sortent de leur tombeau.

 

Donnez donc aux anges le même spectacle que leur donne la terre en voyant expirer son Sauveur.

 

Sol qui portes ce pauvre pécheur, tremble sous ses pieds !

 

Fendez-vous, rochers de son coeur !

 

Déchire-toi, voile qui lui interceptes la vue de Dieu !

 

Couvre-toi, soleil trompeur du monde et de sa philosophie ! Et que le mort sorte de son tombeau !




Adolphe Monod,

Bible

Croix Huguenote

 

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 14:34
La propitiation ou l'oeuvre du Fils d'Adolphe Monod (2ème partie)

LA  PROPITIATION
ou l'oeuvre du Fils (Suite)

(Adolphe Monod)

(2ème partie)

 

 

« Car c'est lui qui est la propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde.  »
(1Jean 2.2)


 

 

(...) Gardez-vous de réduire ce grand sacrifice aux proportions mesquines d'une figure ou d'une déclaration ; c'est « une rédemption éternelle, » le sacrificateur, qui est en même temps la victime, « ayant fait par soi-même la purification de nos péchés » (Hébreux 1.3 ; 9.12).

 

L'Écriture s'en exprime en termes qui n'ont rien d'équivoque ; vous n'avez qu'à comparer entre eux le témoignage qu'elle rend des sacrifices initiaux et celui qu'elle rend de Christ.

 

D'une part, « il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés » (Hébreux 10.4), et les sacrifices où ce sang était répandu « ne pouvaient sanctifier la conscience de ceux qui les présentaient » (Hébreux 9.9 ; 10.1-2), de l'autre, « le sang de Jésus-Christ purifie de tout péché » (1Jean 1.7), et « le sang de Christ, qui par l'Esprit éternel s'est offert lui-même à Dieu sans nulle tache, purifiera votre conscience des oeuvres mortes, pour servir le Dieu vivant » (Hébreux 9.14).

 

Pauvres pécheurs qui m'écoutez, je vous le dis :

 

Il y a une seule chose au monde qui soit capable d'effacer vos péchés : ce ne sont pas vos pénitences, ni vos oeuvres, ni votre repentance, ni même vos prières, c'est le sang du Fils de Dieu.

 

Soyez lavés dans ce sang précieux, et « quand vos péchés seraient comme le cramoisi, ils seront blanchis comme la neige, et quand ils seraient rouges comme le vermillon, ils seront blanchis comme la laine » (Esaïe 1.18) ; mais hors de là, rien ne pourrait effacer la moindre trace du moindre de vos péchés !

 

Mais c'est peu que je vous le dise ; l'Église universelle vous le dit avec moi : elle n'a jamais su entendre l'Évangile autrement.

 

C'est une grande chose que la tradition de l'Église, quand cette tradition est générale.

 

Nul n'a raison contre tous ; et comme l'accord de tous, en matière philosophique, démontre l'existence d'un sentiment gravé, ineffaçablement dans le fond du coeur de l'homme, ainsi l'accord de tous, en matière religieuse, démontre la clarté irrésistible de l'enseignement divin, sur un point que tous y trouvent également.

 

Eh bien ! Nommez une doctrine plus universellement acceptée dans l'Église, sur la foi des Écritures, que l'est la rédemption.

 

Je n'irai pas, comme je l'ai fait pour d'autres doctrines, notamment pour la Trinité, en chercher la preuve dans les confessions de foi, anciennes ou modernes : ici, les choses sont si évidentes que nous pouvons procéder plus simplement.

 

Il n'y a qu'à jeter un coup d'oeil autour de soi : la croix est partout où est Jésus-Christ.

 

Quelle est l'âme de la doctrine de l'Église primitive ? La croix ;

 

Selon l'Église elle-même, qui s'en explique par l'organe des saints apôtres ? la croix (1Corinthiens 2.1)

 

Selon la synagogue, qui se scandalise ? la croix (1Corinthiens 1.23)

 

Selon la Grèce, qui se raille ? la croix (id.)

 

Selon Rome, qui s'inquiète et qui persécute ? la croix.

 

Quel est le symbole de la foi chrétienne ? la croix

 

Pour la tradition, qui en fait le signe qui détermine la conversion de Constantin ? la croix.

 

Pour l'art, qui en fait le caractère architectural des Églises chrétiennes ? la croix.

 

Pour la superstition, qui en fait l'emblème et le témoignage visible de la piété chrétienne ? la croix.

 

Quel est dans l'Évangile le point de mire qui attire toutes les attaques de l'incrédulité ? la croix .

 

Le fond commun de la foi des apôtres, des Pères, des Réformateurs, des confesseurs de tous les temps ? la croix.

 

Le terrain commun de toutes les grandes communions entre lesquelles l'Église chrétienne s'est divisée (romaine, grecque, protestante) ; ou subdivisée (anglicane, luthérienne, réformée) ? la croix.

 

Quel est enfin le résumé du culte chrétien, des sacrements chrétiens, des convictions chrétiennes, des missions chrétiennes ? la croix, toujours la croix.

 

Et quand l'Apôtre s'écrie :

 

« Loin de moi de me glorifier en autre chose qu'en la croix de Christ, par laquelle je suis crucifié, au monde, et le monde à moi » (Galates 6.14),

 

c'est l'Église entière qui jette par son organe ce cri significatif où elle se réunit comme un seul homme, témoin ses cantiques, ses prières, ses docteurs, ses martyrs, ses combats, ses revers, ses victoires, toute son histoire du commencement à la fin.

 

Après cela, si nous pouvions jamais rougir de la croix de Jésus-Christ, l'Église universelle rougirait à son tour de nous !

 

Notre christianisme n'aurait plus de sel, ni notre ministère de sens ! et nous serions les partisans d'un crucifié, au lieu d'être les serviteurs du Dieu vivant !

 

Ce n'est pas assez d'avoir recueilli la doctrine révélée par l'Écriture et reçue par l'Église sur la mort de Jésus-Christ : il faut en pénétrer l'esprit.

 

Les doctrines du salut ont deux faces : l'une, divine, absolue, par où elles sont vraies en soi en dehors de nous et au-dessus de nous ; l'autre, humaine, spirituelle, par où elles deviennent nôtres ayant pénétré au dedans de nous par la porte de la foi, et par la main du Saint-Esprit.

 

Nous venons de contempler la rédemption de Jésus-Christ comme objet de révélation, contemplons-la maintenant comme objet d'expérience, et apprenons comment ce moyen de salut si étrange, éclaire, nourrit, sanctifie l'âme qui s'ouvre pour le recevoir.

 

« C'est ici la vie éternelle, dit Jésus-Christ, de te connaître, toi le seul vrai Dieu, »

 

à quoi il ajoute :

 

« et Jésus-Christ que tu as envoyé » (Jean 17.3),

 

parce qu'on ne connaît le vrai Dieu qu'en Jésus-Christ :

 

« nul ne connaît le Père que le Fils, et celui à qui le Fils l'aura voulu révéler » (Matthieu 11.27).

 

Or, Jésus-Christ ne nous révèle nulle part aussi bien le vrai Dieu que lorsqu'il meurt en sacrifice de propitiation pour nos péchés.

 

Quiconque se place devant sa croix et la contemple avec foi, trouve dans cette contemplation un cours sommaire de théologie, mais de la théologie la plus haute et la plus populaire tout ensemble.

 

Je pourrais, si une matière si profonde n'alarmait ma faiblesse, aller jusqu'à dire que la croix de Jésus-Christ jette une lumière obscure sur l'essence même de Dieu, cachée au sein de la Trinité.

 

J'entrevois, dans Jésus-Christ crucifié, cette unité distincte, cette opposition harmonique qui est le propre de la Trinité prise sur le fait dans le sacrifice du Fils de Dieu (1Jean 1.7 ; 3.8).

 

Car ici, à la différence de tous les autres sacrifices qui sont offerts par la main de l'homme, c'est Dieu qui offre le sacrifice, mais qui l'offre à lui-même.

 

Qu'y a-t-il de plus harmonique que le sacrifice ?

 

Et quoi de plus un que le Père ; livrant son Fils bien-aimé ; et le Fils bien-aimé se livrant lui-même pour sauver l'homme perdu ?

 

Mais qu'y a-t-il aussi de plus personnel que le sacrifice, et quoi de plus distinct que celui qui l'offre et celui à qui il est offert ?

 

Je l'entrevois -- oui, mais comme au travers d'un nuage, et ce nuage, je veux le respecter, car il vient aussi de Dieu à sa manière.

 

Aussi bien, une fois engagé dans ce conseil redoutable du Père, du Fils et du Saint-Esprit, où s'arrêteraient nos questions ?

 

Est-ce le sacrifice prévu du Fils qui a déterminé le pardon du Père ?

 

Ou bien est-ce la volonté de pardonner chez le Père qui a déterminé le sacrifice du Fils ?

 

Ou bien se sont-ils déterminés l'un l'autre à la fois, dans le même temps, je veux dire dans la même éternité ?

 

Comment se représenter le Père désarmé par le sacrifice du Fils, quand c'est le Père lui-même qui à envoyé son Fils au monde, et qui l'a livré pour nos offenses ?

 

Mais aussi comment se représenter lé Fils obligé par le Père à se sacrifier pour les pécheurs, quand ce sacrifice est ce qu'il y à de plus libre et de plus spontané :

 

« Je donne ma vie ; je la donne de moi-même ?... » (Jean 10.18.)

 

Non, non, arrêtons-nous devant cet abîme ; et venant à des considérations plus à notre portée, contentons-nous de recueillir les leçons que nous donne Jésus-Christ crucifié sur le caractère de Dieu, et plus spécialement sur ses dispositions à l'égard de l'homme pécheur.

 

C'est là le premier point de toute révélation, mais ce point est obscur et en apparence contradictoire, par ce que l'Écriture nous révèle à la fois de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde, l'une qui l'oblige à punir, l'autre qui l'invite à pardonner.

 

Cette contradiction se déclare sans détour, sans effort de conciliation, dans cette définition étrange que Dieu fait de lui-même au jour qu'il fait passer sa gloire devant Moïse caché dans un rocher :

 

« L'Éternel, l'Éternel ! le Dieu fort, compatissant, miséricordieux, tardif à colère, abondant en gratuité et en vérité ; gardant la gratuité jusqu'en mille générations, ôtant l'iniquité, le crime et le péché qui ne tient point le coupable pour innocent ; et qui punit l'iniquité des pères sur les enfants, et sur les enfants des enfants, jusqu'à la troisième et à la quatrième génération » (Exode 34.6-7).

 

Remarquez-vous ce contraste impossible à démêler :

 

« ôtant le péché, » et « ne tenant point le coupable pour innocent ; » « gardant la gratuité ; » et « punissant l'iniquité ? »

 

Dans l’Alliance Renouvelée, chacun de ces deux traits du caractère de Dieu, l'amour qui épargne et la sainteté qui frappe, est relevé par une définition à part, que nous empruntons à notre apôtre :

 

« Dieu est amour » (1Jean 4.8, 16), il est l'amour même, voilà de quoi rassurer le pécheur ; « Dieu est lumière » (1Jean 1.5), il est la lumière, c'est-à-dire la sainteté même, voila de quoi effrayer le pécheur.

 

Qui donc se chargera de mettre d'accord cet amour et cette sainteté, qui, demandant des choses toutes contraires, semblent condamnées à une guerre interminable ?

 

La croix de Jésus-Christ l'a fait, et c'est pour résoudre ce redoutable, dirai-je cet insoluble problème, qu'elle a été dressée.

 

Sur cette croix, le pardon, sollicité par l'amour de Dieu, est hautement proclamé ; mais ce pardon est au prix d'une souffrance dans laquelle est non moins hautement proclamée la peine réclamée par la sainteté de Dieu.

 

En deux mots, le pardon est un sacrifice, qui, séparant le péché d'avec le pécheur, tout inséparables qu'ils sont, frappe l'un pour épargner l'autre, et met dans une égale lumière l'amour de Dieu et la sainteté de Dieu, en les associant l'un à l'autre, que dis-je ?

 

En les mesurant l'un par l'autre, puisqu'ils se relèvent mutuellement.

 

Cherchez par toute la terre la marque la plus grande que vous puissiez trouver de l'amour de Dieu pour le pécheur : vous la trouverez sur la croix de Jésus-Christ, puisque cette croix vous apprend, non seulement que Dieu pardonne au pécheur, mais qu'il est si bien résolu de lui pardonner que, plutôt que de le laisser périr, il frappe en sa place son Fils unique et bien-aimé.

 

Mais aussi, cherchez par toute la terre la marque la plus grande que vous puissiez trouver de l'horreur de Dieu pour le péché : vous la trouverez encore sur la croix de Jésus-Christ, puisque cette croix vous apprend, non seulement que Dieu punit le péché, mais qu'il est si bien résolu de le punir, que, plutôt que de le laisser impuni, il le recherche dans la personne de son Fils unique et bien-aimé.

 

Ni la création, ni la providence, ni la terre, ni le ciel, n'ont rien de comparable à la croix de Jésus-Christ pour proclamer que « Dieu est amour ; » ni Éden fermé, ni le Déluge, ni Sodome et Gomorrhe en feu, ni Jérusalem détruite et son temple brûlé, n'ont rien de comparable à la croix de Jésus-Christ pour proclamer que « Dieu est lumière. »

 

Et, pour surcroît, tout cela est rassemblé dans la même scène, vu du même coup d'oeil, senti dans le même battement de coeur ; -- ô merveille, ô mystère, « ô profondeur ! »

 

Reconnaissez-le donc : le sacrifice de Jésus-Christ renferme en soi le fond de tout l'Évangile.

 

La Propitiation ou l’oeuvre du Fils (Suite et Fin)

 

Bible

Croix Huguenote

 

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 14:33
La propitiation ou l'oeuvre du Fils d'Adolphe Monod,(Première partie)

La propitiation ou l'oeuvre du Fils

D’Adolphe Monod,

(1ère partie)

 

« Car c'est lui qui est la propitiation pour nos péchés, et non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux de tout le monde.  »
(1Jean 2.2)



Si nous lisions l'Évangile pour la première fois, et sans que l'habitude eût émoussé nos impressions, nous serions vivement frappés de la place qui y est donnée à Jésus-Christ mourant.

 

Demandez soit à un enfant chrétien, soit à un disciple d'un âge mûr, ce que Jésus-Christ est venu faire sur la terre: 

mourir pour nous,

 

telle sera la réponse de l'un et de l'autre ; réponse que le premier a prise à la surface des Écritures, tandis que le second l'a trouvée dans ces mêmes Écritures étudiées jusqu'au fond.

 

L'un a remarqué partout cette mort, prédite par Jésus-Christ Lui-même, mise au premier plan par les quatre évangiles, rappelée sans cesse dans les épîtres des apôtres, servant de texte à tous leurs discours, figurée par l'un et l'autre sacrement (Romains 6 ; 1Corinthiens 11).

 

L'autre a vu cette mort, servant de centre et d'âme à tous les autres actes du grand ouvrage de notre rédemption, qui semblent, soit qu'ils la précèdent ou qu'ils la suivent, n'être là que pour elle : l'incarnation n'ayant pour objet que de la préparer (Jean 12.24 ; Hébreux 2.14), la résurrection d'en attester le sens et le prix (Romains 4.25), l'ascension d'en assurer les fruits précieux (Hébreux 9.12).

 

Si la résurrection de Jésus-Christ résume tout l'Évangile comme témoignage (Actes 1.22), Sa mort le résume comme doctrine, Dieu se révélant tout entier en Jésus-Christ, et Jésus-Christ tout entier dans Sa mort :

 

« Je n'ai voulu savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (1Corinthiens 2.2).

 

Chose étrange, que la mort tienne le premier rang dans un livre qui a pour objet « la vie éternelle ! » que « le Prince de la vie » ne puisse nous être nommé que nous ne le cherchions expirant sur une croix !

 

Qui nous éclaircira ce mystère ? quelle est la signification et la portée d'une mort que Dieu a mise en un rang si glorieux ?

 

C'est à l'Écriture elle-même que nous l'allons demander, mais à l'Écriture prise, si Dieu nous en fait la grâce, dans cette simplicité humble et pratique dont Jésus-Christ et les apôtres ont partout donné l'exemple.

 

Je traiterai cette matière dans le même esprit que j'ai fait la Trinité : la rédemption que nous étudierons ensemble, ce n'est pas la rédemption du théologien, c'est la rédemption du petit enfant.

 

Écoutons d'abord saint Jean dans mon texte :

 

« Jésus-Christ est la propitiatin pour nos péchés »

 

Propitiation vient d'un vieux verbe propitier, qui n'est pas demeuré dans notre langue : Jésus-Christ est Celui qui nous rend Dieu propice, d'opposé qu'Il nous était à cause de nos péchés.

 

Mais à cette acception primitive du mot propitiation, l'usage des langues tant anciennes que modernes en a substitué une plus précise, qui implique le moyen par lequel Dieu est apaisé :

 

Ce moyen, c'est la mort d'une victime innocente mise à la place du coupable.

 

Aussi bien, saint Jean fait connaître dans l'un des versets qui touchent à mon texte que la vertu de propitiation qu'il attribue à Jésus-Christ réside en effet dans sa mort :

 

« Le sang de Jésus-Christ son Fils purifie de tout péché. »

 

En deux mots, Jésus-Christ est une victime offerte pour nos péchés ; Sa mort est un sacrifice expiatoire.

 

Si ce texte n'en disait pas assez par lui-même, il n'en manquerait pas d'autres pour y suppléer.

 

« Le Fils de l'homme est venu mettre Sa vie en rançon pour plusieurs » (Matthieu 20.23).

 

Il est « l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29).

 

« Nous sommes justifiés par la rédemption qui est en Jésus-Christ, lequel Dieu a établi pour propitiation par la foi en Son sang » (Romains 3.24).

 

« En Lui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés » (Éphésiens 1.7).

 

 « Il a porté nos péchés en Son corps sur le bois » (1Pierre 2.24) ; « par Sa meurtrissure nous avons été guéris. »

 

Cette dernière parole est empruntée à ce chapitre d'Ésaïe que saint Augustin appelait le cinquième évangile, et qui a révélé la vertu propitiatoire de la mort de Jésus-Christ avec une clarté que l’Alliance Renouvelée lui-même n'a pas surpassée :

 

« Il a porté nos maladies, et Il s'est chargé de nos douleurs. Nous l'avons cru puni, frappé de Dieu et humilié ; mais Il était navré pour nos forfaits, froissé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous apporte la paix a été sur Lui, et par Sa meurtrissure nous avons été guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, suivant chacun son propre chemin ; mais l'Éternel a fait venir sur Lui l'iniquité de nous tous...Après qu'Il aura donné sa vie en propitiation,...mon serviteur juste en justifiera plusieurs...et lui-même portera leurs iniquités » (Ésaïe 53).

 

Si je faisais un cours de théologie, il me faudrait reprendre chacun de ces passages, et en discuter un à un les termes.

 

Mais il me suffit ici d'en recueillir la pensée commune, sur laquelle on ne saurait balancer, surtout ayant affaire à l'Écriture, le plus simple et le plus populaire des livres.

 

Une rançon à payer, nos péchés à porter, la colère de Dieu à apaiser, un sacrifice offert, une victime immolée : toutes ces images diverses renferment une même idée, Jésus-Christ nous affranchissant de la peine que nous avons méritée par nos péchés, en la souffrant pour nous, « Le salaire du péché c'est la mort » (Romains 6.23), la mort physique (Romains 5.12), et la mort spirituelle (Éphésiens 2.1 et suivants).

 

Nous voici donc, « morts par nos fautes et par nos péchés, » réservés à « la colère de Dieu » (Jean 3.36) et à « la malédiction de sa loi » (Galates 3.10).

 

C'est alors que Jésus-Christ « meurt pour nos péchés » (1Corinthiens 15.3) ; le coup qui nous était destiné, Il le détourne sur lui ; Il reçoit la mort pour l'amour de nous, Lui qui a mérité la vie, pour que nous, qui avons mérité la mort, recevions la vie pour l'amour de Lui.

 

« Dieu frappe son Fils Innocent en faveur des hommes coupables, et pardonne aux hommes coupables en faveur de son Fils innocent » (Bossuet).

 

Donnez ces textes à lire à un chrétien simple : je le défie d'y trouver autre chose.

 

Que l'on se scandalise de cet échange de justice et de péché, de vie et de mort, fait entre Jésus-Christ et nous : qui pourrait s'exprimer plus nettement là-dessus que le fait saint Paul :

 

« Celui qui n'a point connu de péché, Il l'a fait être péché ce pour nous, afin que nous devinssions justes devant Dieu par Lui ? » (2Corinthiens 5.21)

 

Que l'on s'indigne à la pensée que l'innocent puisse souffrir à la place du coupable ; quelle réponse plus précise trouver à cela que celle de saint Pierre :

 

« Il a souffert, lui juste, pour nous injustes ? » (1Pierre 3.18.)

 

Que l'on tourmente tour à tour les prépositions, les substantifs, les verbes, et tous les mots du langage : on n'échappera jamais à cette alternative redoutable : ou bien forcer et fausser le langage des Écritures, ou bien reconnaître que, selon ces Écritures, la mort de Jésus-Christ est un sacrifice de propitiation qu'Il offre à Dieu pour les péchés du genre humain.

 

Mais ce n'est pas rendre justice à la mort expiatoire de Jésus-Christ que de l'appuyer sur des passages détachés, quels qu'en soient le nombre et la force.

 

Prenez les Écritures dans leur ensemble, et d'un coup d'oeil, L’Alliance Renouvelée de son côté, la Première Alliance du sien, et chacun des deux dans son rapport à l'autre.

 

Vous reconnaîtrez de la sorte que la doctrine du sacrifice, telle que nous venons de la trouver dans les Écritures, n'est pas seulement attestée par elles, mais qu'elle en fait l'âme et l'unité.

 

Le sacrifice que Jésus-Christ offre de Lui-même sous l’Alliance Renouvelée, ce n'est pas seulement un sacrifice, c'est Le sacrifice, le Vrai sacrifiée, offert « une seule fois dans la consommation des siècles » (Hébreux, chapitres 9 et 10), et auquel aboutissent, comme à leur terme commun, et répondent, comme la figure à la réalité, tous les sacrifices de la Première Alliance, dont la chaîne remonte aux premiers jours du monde.

 

Le sacrifice de Jésus-Christ dans l’Alliance Renouvelée, voilà la fin, la clef, le sens et le prix de tous les sacrifices expiatoires de la première.

 

Or, comme ces sacrifices, introduits par la première famille, continués par les patriarches, organisés par Moïse, invoqués, par les prophètes et célébrés par tout Israël, constituent le fond même du culte lévitique et de l'économie préparatoire (Psaume 50.5), il faut avouer que dépouiller la mort de Jésus-Christ de son caractère propitiatoire, c'est, tout en niant l’Alliance Renouvelée, renverser la Première, de fond en comble, en rejeter l'esprit avec la lettre et dénaturer l'histoire et la prophétie tout ensemble.

 

Que ferez-vous désormais de la victime de Pâques (Exode 12.3, etc.), si Christ n'est pas « la Pâque qui a été immolée pour nous ? » (1Corinthiens 5.7.)

 

Que ferez-vous de l'holocauste perpétuel (Nombres 28), si Christ n'est pas « l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29.)

 

Que ferez-vous des sacrifices privés de valeur intrinsèque devant Dieu, tout prescrits qu'ils sont de lui, s'ils ne trouvent pas leur signification dans « l'oblation une fois faite du corps de Jésus-Christ ? » (Hébreux 10.10.)

 

De deux choses l'une, ou soutenez contre saint Paul que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés (Hébreux 10.4), ou reconnaissez que tout ce sang coulant par ruisseaux sous l’Alliance Première, appelait de génération en génération cet autre sang « qui dit de meilleures choses que n'en dit Abel 1 » par son sacrifice, d'autant que la réalité vaut mieux que la figure, et le corps que l'ombre.

 

En même temps que le rapprochement que l'Écriture établit entre les victimes immolées sous l’Alliance  et Jésus-Christ mourant achève de montrer que Sa mort est un sacrifice, Il donne aussi à connaître que ce sacrifice a une vertu réelle, à la différence de ceux de la Première qui n'avaient qu'une vertu typique.

 

Cette différence est grande.

 

Ce que les autres sacrifices représentent, la croix seule l'opère ; le pardon qu'ils proclament, elle seule le procure ; s'ils rassurent l'homme pécheur, elle seule le rachète et le sauve.

 

Aussi bien, si le sacrifice du Fils de Dieu était moins que cela, il n'eût jamais été offert, on peut l'affirmer hardiment.

 

On conçoit que, dans l'intérêt du salut de l'homme, des créatures inférieures à l'homme et formées pour son usage aient pu être livrées innocentes à la mort, pour lui mieux garantir son pardon par un spectacle qui parle à ses yeux.

 

Mais que le Fils de Dieu eût été livré à la mort sans un rapport plus profond et plus nécessaire entre Sa mort et notre pardon ; que les amertumes ineffables de la croix ne fussent que les scènes terribles d'une sorte de drame qui se jouait entre le Père et le Fils, pour rendre la proclamation de ce pardon plus vivante et plus sympathique ; en un mot, que le sacrifice de Jésus-Christ n'eût qu'une vertu déclarative au lieu d'une vertu essentielle : non, ni l'amour du Père, ni la dignité même du Fils n'autorisent une supposition si étrange, pour ne pas dire si cruelle.

 

Et quel avantage aurait alors la croix sur les sacrifices de l’Alliance donnée par Dieu à Israël ?

 

Après avoir cherché la réalité du sacrifice d'Abel dans celui de Jésus-Christ, la réalité du sacrifice de Jésus-Christ, où la chercherez-vous ?

 

Ne la cherchez nulle part, car on ne saurait remonter plus haut.

 

 

La Propitiation ou l’Oeuvre du Fils (Suite)

 

 

 

1

Hébreux 12.24. Non pas, suivant une traduction défectueuse : « de meilleures choses que n'en dit le sang d'Abel ; » mais « de meilleures choses que n'en dit Abel » par le sacrifice qu'il offre à Dieu (Genèse 4.4 ; voyez aussi Hébreux 11.4). Abel rend témoignage en figure, par son sacrifice, mais Jésus rend un témoignage meilleur, en réalité, par le grand sacrifice de lui-même.

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 19:03
Peut-on légitimement se séparer de sa dénomination ? par Jean Marc Berthoud

Peut-on légitimement se séparer de sa dénomination ?

Non si notre dénomination reste fidèle à la Parole de Dieu.

Oui si ce n'est pas le cas.

Lorsque cette tristesse se présente, c'est la dénomination toute entière et en particulier ceux qui la dirigent qui sont en rupture ou en schisme par rapport à l'Eglise fidèle à la Parole de Dieu et à la communion des saints.

Quitter une dénomination devenue infidèle en ouvrant ses portes à l'agnosticisme exégétique du néo-libéralisme évangélique n'est autre que rester fidèle à la Parole de Dieu qui seule fonde l'Eglise véritable.

 

Ne devons-nous pas rester unis à nos frères dans notre dénomination plutôt que de nous séparer d'eux en formant une Eglise entièrement indépendante de tout groupement d'Eglises ?

 

Nous restons unis à tous nos frères, dans notre dénomination ou en dehors d'elle, qui demeurent fidèlement attachés aux enseignements précis de la Parole de Dieu.

Notre dénomination bénéficie du crédit d'une ancienne fidélité à la Parole de Dieu mais nous ne pouvons que constater douloureusement lorsqu'existente la désagrégation de sa fidélité à la règle de Foi donnée une fois pour toutes à l'Eglise.

La foi étant la source de l'unité de l'Eglise nous ne nous séparons pas de l'Eglise de Dieu en quittant notre dénomination.

 

Ne devons-nous pas manifester notre humilité en nous soumettant à nos frères qui ont la responsabilité de diriger notre dénomination et ainsi d'en préserver l'unité ?

 

Il ne s'agit pas ici d'humilité face aux hommes, mais de la vraie humilité qui est de nous soumettre à la volonté de Dieu révélée dans Sa Parole.

 

Ce qui est en cause ce· n'est pas d'abord nous-mêmes, notre Eglise ou notre dénomination, mais l'avenir de la Vérité, la perpétuation de la vraie Foi.

 

Nous ne pouvons rester en communion avec une dénomination qui tolère un néo-libéralisme évangélique destructeur de la Foi de l'Eglise de Dieu.

 

Notre devoir en tant que chrétiens est de continuer à maintenir la vraie Foi.

 

La direction de notre dénomination n'a jamais réussi, ou même essayé de prouver que nous nous trompions quant à l'enseignement véritable de la Parole de Dieu.

 

Elle se contente de nous exhorter à l'amour et à l'unité.

 

Comme nous le montre l'Ecriture à maintes reprises quand il s'agit de la vraie Foi nous devons savoir résister publiquement aux autorités ecclésiastiques en place et. si les circonstances nous obligent à prendre ce pas douloureux, nous en séparer.

 

Si nous nous retirons de notre dénomination ce n'est aucunement pour des raisons de sensibilité, de goût pour une interprétation de l'Ecriture qui nous serait chère, mais pour garder la Foi et ainsi rester soumis à Jésus-Christ.

 

Ce sont ceux qui veulent changer la Foi en adoptant des notions qui accommodent des erreurs modernes pernicieuses qui sont véritablement orgueilleux.

 

Car en agissant ainsi pour plaire à certains courants à la mode ils refusent la Révélation dans sa plénitude.

 

Nous voulons constamment nous soumettre dans notre intelligence et dans notre volonté à la Foi qui nous a été enseignée telle qu'elle est contenue dans la Parole de Dieu.

 

Nous devons refuser d'être associés à ceux qui veulent changer la Foi transmise une fois pour toutes aux saints.

 

On doit garder la Foi quitte à être martyre, à donner notre sang pour la vérité.

 

Il y aurait orgueil de notre part si nous pensions pouvoir transformer la Foi et l'exprimer de manière plus acceptable par l'esprit de nos contemporains.

 

La Foi est humilité puisqu'elle est un acte de soumission à Dieu.

 

Plutôt que de nous prétendre fidèles à l'Eglise immuable du Christ ne devrions-nous pas, bien au contraire, renoncer à diviser les chrétiens par la défense obstinée de nos positions ?

 

Nous adhérons sans réserve à la vérité du Christianisme tel qu'il est contenu dans le trésor de l'Ecriture toute entière, Ancien et Nouveau Testament.

 

En nous unissant ainsi à tous ceux qui nous ont précédés dans cette même Foi nous ne divisons aucunement l'Eglise.

 

L'unité de l'Eglise n'est pas seulement dans l'espace, mais dans le temps.

 

Nous demeurons et voulons demeurer en communion avec l'Eglise fidèle à notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Créateur et Soutien de l'univers, Sauveur et Juge de tous les hommes.

 

Ce sont ceux qui, par souci de plaire aux hommes et au monde ne demeurent pas dans cette Foi qui divisent l'Eglise.

 

Ils rompent avec la tradition des apôtres pour suivre les vaines traditions des hommes.

 

En ce faisant ils résistent à l'action du Saint-Esprit qui ne change pas, qui ne peut changer, car Sa tâche est de nous donner ce qui est à Christ, de nous conduire dans toute la Vérité.

 

Avec les patriarches et les prophètes, avec les apôtres et les pères, avec les réformateurs et les fondateurs, et avec tous ceux qui aiment Jésus-Christ par-dessus toutes choses, nous voulons demeurer dans cette unique Foi, dans la Vérité de Dieu sans laquelle nul ne peut être sauvé.

 

Que Dieu nous vienne en aide.

 

Amen,

 

 

 

Jean Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste

 

 

 

Source : Résister & Construire

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 23:14
Nourrir les brebis ou amuser les boucs ?

Un mal s’est introduit parmi les croyants chrétiens, si grossier et si incongru, que les plus "myopes" spirituels ne peuvent manquer de le voir.

 

Au cours des dernières années, il s’est répandu fort rapidement comme du levain qui agit jusqu'à ce que toute la pâte soit levée.

 

Rarement Satan a proposé aux assemblées quelque chose d’aussi rusé :

 

II les a amenées à admettre la nécessité de présenter aux gens des distractions afin de les gagner.

 

Le témoignage de l’Eglise n’a cessé de perdre de son Influence.

 

Les puritains parlaient encore droitement.

 

On est alors devenu indifférent, et l’on n’a plus ressenti tragiquement les influences mondaines, qui ne tardèrent pas à être tolérées en marge par les assemblées.

 

Aujourd’hui, elles sont officialisées par cet argument : l’on peut ainsi atteindre les grandes masses.



Voici une première réponse :

 

Nulle part l’on ne trouve dans l’Ecriture qu’il faille, comme mission d’une assemblée chrétienne, présenter des distractions aux gens.

 

Si cela était du domaine des oeuvres spirituelles, Christ ne l’aurait-Il pas mentionné ?

 

II a recommandé :

Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la Bonne Nouvelle à toute la création.(Marc 16;15).


C’est clair, n’est-ce pas ?

 

Et tout aussi clair eût été ceci, qu’Il aurait ajouté :

 

"...et offrez des distractions à ceux qui n’accueillent pas l’Evangile avec beaucoup d’intérêt".

 

Mais nous ne trouvons pas de tels mots.

 

II semble bien qu’Il n’y pensait nullement.

Prenons un autre passage biblique:

 

Ephésiens 4 : 11-12   Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, 12 pour le perfectionnement des saints en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ,


Où placer là les amuseurs ?

 

L’Esprit Saint ne les mentionne pas.

 

Les prophètes furent-­ils persécutés pour avoir fait rire les auditeurs ?

 

Ne serait-ce pas plutôt parce qu’ils refusaient de le faire? (...)

Deuxièmement : Offrir des distractions est en opposition directe à la doctrine et à la vie de Christ et de tous Ses apôtres.

 

Quelle était la position de l'Eglise vis-à-vis du monde ?

 

"Vous êtes le sel..." (Matth. 5,13), et non pas ceux qui sucent une tétine !

 

Le sel est rejeté, il n’est pas absorbé pour le plaisir.

 

Brève et sèche, cette déclaration "...laisse les morts ensevelir leurs morts" (Math. 8,22).

 

Jésus le pensait avec une sainte solennité !

Si Jésus-Chiist avait introduit davantage d'éléments gais et agréables dans Ses prédications, Il n’aurait pas perdu de Sa popularité (dans le cas exposé en Jean 6, 60-69).

 

Je ne vois nulle part qu’Il ait dit :

 

"Cours après eux, Pierre, et dis-leur qu’à partir de demain, nous présenterons un nouveau genre de religion, attrayant avec de brèves prédications. Nous offrirons au peuple une soirée agréable. Dis-leur que les gens s’y sentiront certainement très bien. Vite, Pierre, nous devons absolument attirer du monde!"

Jésus éprouvait de la compassion pour les pécheurs ; Il soupire et pleure sur eux, mais Il n’essaya jamais de les distraire.

 

C’est en vain que l'on chercherait dans les épîtres néo-testamentaires une trace d'un Evangile distrayant.

 

Le message biblique est : "Sortez du monde, restez en dehors, et tenez-vous purs de ses oeuvres!"

Les premiers chrétiens avaient une confiance illimitée dans l'évangile ; ils ne se servaient d’aucune autre arme.

 

Après que Pierre et Jean eurent été emprisonnés pour avoir prêché publiquement, une assemblée se réunit pour prier (Actes 4).

 

La prière formulée ne fut pas :

 

"Seigneur, fais que Tes serviteurs puissent montrer à ces gens, par des distractions inoffensives et bien mûries, quel peuple joyeux nous, chrétiens, nous sommes."

 

Ils ne se laissaient pas dissuader de prêcher Christ.

 

Ils n’avaient pas de temps à consacrer à l'organisation de distractions.

 

Dispersés par des persécutions, ils allèrent partout pour prêcher l'Evangile.

 

Le monde en fut remué.

 

Là réside la différence avec nous, chrétiens d’aujourd'hui.

 

"Oh Seigneur, purifie l’Assemblée de toute la pourriture et de toute l’absurdité dont le diable l’a chargée, et ramène-nous aux méthodes apostoliques !"

Finalement, l'amusement chrétien" rate le vrai but.

 

Il provoque des ravages chez les nouveaux convertis.

 

Que les insouciants et les moqueurs, qui remercient Dieu de ce que l’Eglise les a rencontrés à mi-chemin, se lèvent et rendent témoignage.

 

Que ceux qui portent de lourds fardeaux prennent la parole, eux qui auraient trouvé la paix lors d’un concert "chrétien".

 

Qu’ils se lèvent, les alcooliques à qui une pièce de théâtre "chrétienne" aurait donné une impulsion décisive vers leur conversion !

 

Personne portant en vérité la réalité Chrétienne justement ne se lèvera !

 

L'évangélisation au moyen de la distraction n’a amené personne à se convertir.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui est une étude, faite avec foi, de la Parole de Dieu, allant de pair avec une vie spirituelle sérieuse, où un élément découle de l'autre comme le fruit procède de la racine.

 

II nous faut un enseignement biblique, qui touchera notre intelligence et nos coeurs d’une manière telle que nous en deviendrons ardents pour le Seigneur.

 

Amen,

 

spurgeon

Charles Spurgeon,

 

Bible 2010

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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