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Vie Protestante Réformée

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:59

Refuge protestant 3

 

 

Qu’ils soient confondus et qu’ils reculent, tous ceux qui haïssent Sion !  

 Psaume 129.5

 

Notre verset n’est pas seulement un vœu ou une prière ; c’est un avertissement qui prend tout son sens aujourd’hui où l’antisémitisme se déguise en antisionisme.

 

Le psaume tout entier parle de ce peuple que Dieu a choisi depuis toujours, qui n’a cessé d’être haï, précisément à cause de son élection, mais qui n’a point été vaincu.


L’Adversaire de Dieu et des hommes veut sa destruction et en multiplie les ennemis.

 

Une propagande mensongère gagne de plus en plus de terrain.

 

Bien sûr, de justes reproches peuvent lui être faits.

 

Son statut de peuple élu pousse à penser certains Chrétiens qu’il devrait être parfait.

 

Il en est loin et sa conversion depuis longtemps prophétisée appartient encore à l’avenir.


Parfaits, le sommes-nous, nous qui nous prétendons membres de la famille de Dieu ?

   

Quoi qu’il en soit, Dieu attend de ses enfants qu’ils aiment son peuple, qu’il prient pour la paix de Jérusalem, qu’ils fassent des vœux pour son bonheur.

 

Ces paroles de cet autre cantique des degrés ―le psaume 122― seraient-elles devenues caduques, sans signification ?


Soyons plus que jamais vigilants et demandons la sagesse divine afin de ne pas devenir victimes du projet destructeur de Satan et instruments inconscients de sa haine séculaire.

 

Amen,

Richard F Doulière

Pasteur R.F. Doulière,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible la colombe

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :Études & Échanges

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 10:00

Refuge Protestant 1 (16)

 

La victoire la plus importante fut souvent remportée lorsque nous craignions le plus la défaite ; les plus beaux cantiques furent souvent ceux du mauvais jour où nous n’avions que Dieu pour seul Refuge.

 

Je sens très profondément la douleur des adieux, mais en Esprit tout va bien.

 

Jésus est le lien qu’aucune distance ne peut rompre, que, sans Lui, aucune proximité de ceux que nous aimons ne peut resserrer et qui, béni soit Son Saint Nom ! Demeurera à toujours.

 

Il nous sèvre, de toute manière, de ce monde, afin de nous attacher à Christ pour lequel Il nous a créés de nouveau.

 

La main de Dieu est toujours meilleure que celle de l’homme ; la dureté apparente de Dieu vaut mieux que la faveur du monde.

 

Le ressort qui la fait mouvoir est toujours l’amour, un amour dirigé par une sagesse dont nous comprendrons bientôt la perfection.

 

Il fait sentir aux siens que son appui vaut mieux que toute l’agitation dans le monde.

 

L’âme a besoin tous les jours du repos que le sang de Christ procure.

 

Des vases brisés valent souvent mieux que des vases entiers pour manifester la suffisance et la grâce de Christ.

 

Sa Bonne Main est sur nous, même, et d’une manière toute particulière, dans des circonstances douloureuses.

 

Il ne valait pas la peine de nous donner un long récit de la prospérité de Job, mais le Saint Esprit de Dieu nous raconte en détail tout ce qui eut lieu pendant ses épreuves.

 

Il en valait la peine et ce récit profitera aux enfants de Dieu jusqu’à la fin des temps.

 

C’est là que nous pouvons voir l’œuvre de notre Dieu.

 

Qu’Il nous donne d’avoir une entière confiance en Lui !

 

Le christianisme fut semé dans les larmes du Fils de Dieu.

 

C’est le fruit du travail de son âme qu’Il verra dans le jour de sa gloire.

 

De même, dans tout service (faisons-en bien notre compte), s’il doit y avoir une bénédiction réelle, il faut que nous éprouvions la souffrance causée par l’opposition du monde ; de plus, même dans l’église, nous ressentirons, plus douloureusement encore, la tristesse causée par son état de ruine et par l’imperfection du témoignage de ceux que nous aimerions voir manifester pleinement Christ.

 

Évidemment la nature recule devant la souffrance ; toutefois, si nous la rencontrons avec Dieu, la force et la joie remplissent nos cœurs.

 

Dans les petites difficultés que j’ai traversées, j’ai trouvé que la perspective d’une épreuve était beaucoup plus pénible que l’épreuve elle même.

 

Lorsque je la traversais, j’étais calme et paisible, au lieu d’être agité comme lorsque je l’attendais.

 

Avant qu’elle vous atteigne, si elle vous menace, vous y pensez, tandis qu’en la traversant, vous portez les yeux, non sur elle, mais sur le Seigneur.

 

Si le travail nécessaire peut s’accomplir en nous sans l’affliction, Dieu ne nous l’enverra pas.

 

Son amour vaut infiniment mieux que notre volonté.

 

Confiez-vous en Lui !

 

S’Il frappe, soyez assurés qu’Il vous donnera plus qu’Il ne vous ôte.

 

La perte d’une mère ou d'un père est toujours immense.

Personne d’autre qu’une mère ne peut être une mère, ou un père un autre père, mais Dieu peut être tout pour nous et envers nous dans toutes nos difficultés.

Amen,


jndarby.jpg
J-N, Darby,

 

Bible (133)

Croix Huguenote

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:03

Charles Spurgeon

Que ton coeur ne porte point d'envie aux pécheurs,

Mais adonne-toi

à la crainte de l'Eternel continuellement.

Car il y aura véritablement bonne issue pour toi,

et ton attente ne sera point trompée.

Proverbes 23.17-18.

 

 

Quand nous voyons prospérer les méchants, nous sommes portés à les envier, et quand nous les entendons s'égayer tandis que nous avons le coeur attristé, nous sommes tentés de croire que leur part est meilleure.

 

Mais c'est là folie et péché.

 

Si nous les connaissions mieux et si nous considérions leur fin, nous aurions bien plutôt pitié d'eux.

 

Le remède contre cette envie, c'est de demeurer constamment et tout le jour dans le sentiment de la présence de Dieu, l'adoration et la communion avec lui.

 

Une religion véritable portera notre âme dans des régions supérieures où notre jugement deviendra plus clair et nos désirs plus purs.

 

Plus le ciel aura de part dans notre vie, moins nous nous attacherons aux choses de la terre.

 

La crainte de Dieu déracinera les convoitises trompeuses.

 

Nous porterons le coup de mort à l'envie en considérant avec calme la fin du méchant.

 

Sa richesse et sa gloire ne sont qu'un vain étalage.

 

Sa pompeuse apparence éblouit un moment, puis s'éteint.

 

Quel gain a-t-il de sa prospérité, quand le jugement vient à l'atteindre, celui qui réussit dans le péché ?

 

Mais l'homme de Dieu, au contraire, a pour fin la paix et la bénédiction, et « nul ne peut lui ravir sa joie. »

 

Abandonne donc toute envie et recherche le vrai contentement d'esprit. 

 

spurgeon

C.-H. SPURGEON,

(Promesses Quotidiennes)

Bibles023

Croix Huguenote

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:10
La famille en danger par Paul Wells

(Article écrit en 1987. Nous sommes à ce jour en direction de la fin de l'année 2014 et pouvons remarquer aisément son "évolution" aujourd'hui...)

 

Je serai Leur Dieu.

Je leur donnerai un même coeur et une même voix,

afin qu'ils Me craignent toujours,

pour leur bonheur et celui de leurs enfants

après eux !

(Jérémie 32 - 38/38)

 

L'Egoïsme contre la Famille

 

Depuis la révolte des années 60 contre les normes reçues, tout dans la vie témoigne que ce qui fait marcher nos contemporains c'est une volonté de bien-être individuel.

 

Ce qui importe, c'est que l'individu soit accompli dans ses désirs et ses ambitions.

 

La valeur la plus étrangère à notre époque serait le sacrifice de soi ; par contre ce que nous voyons partout, c'est le développement d'une mentalité égocentrique.

 

Nous n'avons  qu'à consulter dans les grandes surfaces, les livres de « psychologie populaire» pour voir que ce qui est important pour notre génération c'est qu'elle se rassasie dans la consommation matérielle, la sexualité, la carrière, l'éducation, le mariage.

 

Cette recherche de la « satisfaction» de l'individu est en train de miner la famille, l'école et d'autres institutions qui se placent entre l'individu et l'État.

 

La philosophie de la satisfaction fait que la sensation de l'excitation et la réponse aux besoins de l'ego prennent la place de l'effort et du travail.

 

Ainsi on insiste sur la « qualité de la vie» sans poser la question du sens du travail; on est incapable de voir l'avenir mais on ne Vit que pour le présent; on dépense inutilement au lieu d'investir.

 

A l'école, dans certaines classes, on considère les enfants comme leurs propres éducateurs ; en conséquence elles sont mal disciplinées et non structurées.

 

Dans ce cas l'école ne fait que fournir des possibilités pour aggraver les problèmes des élèves.

 

Ou par contre, dans d'autres classes tout est axé sur le succès par les notes ; la scolarité devient une course aux diplômes où les faibles sont méprisés comme des sous-doués.

 

Dans l'époque de l'égo, le mariage est très souvent un lien émotionnel que l'on est libre de rompre si l'on n'est pas comblé; on est fidèle à SOI mais non à l'autre.

 

De moins en moins souvent les couples se sentent obligés de rester ensemble « pour les enfants».

 

On argumente qu'à cause des enfants, il vaut mieux divorcer.

 

Mais nous ne pouvons imaginer la douleur causée à beaucoup d'enfants par le divorce de leur parents.

 

Il est difficile de ne pas voir que les conséquences psychologiques pour ces enfants sont durables.

 

Mais ceci il ne faut pas le dire !

 

L'actuel courant individualiste milite contre la famille comme unité.

 

On n'y est pas pour donner de soi mais pour prendre et laisser.

 

Nous sommes envahis par un flot de publicité anti-familiale et les médias dressent constamment les jeunes contre leurs parents.

 

On exalte un style de vie de liberté où l'on fait ce que l'on veut ; méprisant ouvertement la fidélité et la stabilité.

 

La pression est de faire comme tout le monde.

 

J'avais entendu une fois à la radio une femme qui essayait de persuader une adolescente qu'elle pouvait se servir des contraceptifs car tout le monde agit ainsi

 

Le résultat de la psychologie égoïste qui recherche la satisfaction individuelle est de conditionner toute une génération d'adultes qui ont des réactions enfantines.

 

Incapables de voir au delà de la gratification et d'assumer les responsabilités de la vie, on est très content d'avoir les « bonbons» que l'on peut arracher aux autres, ou on est frustré si d'autres « bonbons» restent au-delà de notre portée.

 

L'individu est content d'abandonner ses responsabilités entre les mains d'un État toujours plus puissant et étouffant, qui devient une vraie vache à lait.

 

La famille ne date pas d'hier ...

 

Dans l'anthropologie sociale, comme dans la Bible, la famille est reconnue comme l'institution la plus ancienne de la société.

 

Elle est universelle, et elle est antérieure à l'État et à l'Église.

 

Les sociétés stables avec une culture développée ont toujours été caractérisées par des familles solides.

 

Par contre les sociétés en décomposition ont très souvent connu la dégringolade de la famille.

 

Des États totalitaires ont compris que le meilleur contrôle global s'obtenait par la marginalisation de la famille.

 

Ainsi l'État enlève des enfants de leur milieu habituel de vie pour les former comme Platon l'avait déjà proposé.

 

Une organisation « étatique» qui a le monopole de l'éducation risque toujours de porter atteinte à la liberté de l'individu.

 

Pourquoi la famille occupe-t-elle une place si importante dans la vie des humains ?

 

La seule réponse est qu'elle doit correspondre à quelque chose de profond en nous qui ne peut être supprimé qu'au détriment de notre propre bien.

 

En réalité nous pouvons dire que la famille permet l'épanouissement de l'homme des façons suivantes :

 

  • notre humanité trouve son accomplissement dans la communauté profonde avec nos proches. La diversité des rapports entre les membres d'un clan, caractérisés par l'amour et la fidélité, sont les plus profonds que nous puissions connaître au niveau humain.

 

  • la sexualité humaine exige l'intensité et la fidélité : elle se développe dans le cadre d'une relation progressive où la personnalité des conjoints est intégrée dans une vie commune.

 

  • la famille est un soutien pour la vie menée en dehors d'elle. Elle est l'échec de l'isolement, et soutient une diversité d'activités. Elle permet l'équilibre de l'individu dans le jeu des privilèges et des responsabilités.

 

 

Bref, avant la nation ou l'Église, la famille permet la génération de la vie, de la culture et de la joie de notre humanité personnelle.

 

Et la Bible ...

 

 

La Bible nous présente une image de la société fondée sur une famille qui est devenue une tribu; puis une nation et qui a, par la suite, peuplé la terre.

 

Le lien familial vient de Dieu qui a créé l'homme et la femme comme vis-à-VIS.

 

Ce premier mariage est le fondement de tous les autres rapports sociaux.

 

Dans la Bible le vrai ménage est monogame, l'homme et la femme sont responsables l'un pour l'autre et les enfants exercent leurs responsabilités sous le regard de leurs parents.

 

Comme unité la famille porte la responsabilité du développement de ses membres dans le contexte social pour réaliser toutes les possibilités en l'homme, pour la gloire de Dieu.

 

Ainsi dans la Genèse l'homme devient une seule chair avec sa femme ( Genèse 1, 27 ; 2, 24 ; 5, 1,2) ; dans ce lien l'homme est le chef (3, 16) et les enfants doivent honorer leurs parents (Exode, 20, 12 ; Deutéronome. 5, 16),

 

Ces accents reviennent dans la seconde partie de l'Ecriture, (Colossiens, 3, 20; Ephésiens, 6, 1-4).

 

Le caractère sacré du lien entre homme et femme est souligné par l'enseignement de Jésus sur le divorce (Marc, 1o, 2-12 ; Matthieu, 19, 1-12; 5, 27-32) ; il a été permis dans la loi de Moïse à cause de la dureté du cœur de l'homme.

 

Le divorce n'est donc pas un péché en soi, car il est permis dans la 101 ; ce qui constitue le péché, c'est l'attitude de l'homme et de la femme qui rend nécessaire la dissolution d'un lien sacré.

 

La clef de la famille équilibrée se trouve dans ce triple exercice de responsabilité :

 

  • entre l'homme et la femme ;

 

  • entre les parents et les enfants ;

 

  • entre les enfants et les parents.

 

 

Dans la famille chrétienne ces responsabilités sont accomplies avec l'aide du Seigneur et devant LUI (Ephésiens, 5,21-25; Col, 3, 18, 19).

 

Le lien entre l'homme et la femme Implique partage de vie : physique, économique, culturel, social, légal, moral et religieux.

 

Tous ces facteurs s'expriment dans la société que la famille contribue à former.

 

Fidélité pour la vie

 

L'amour du couple implique un engagement devant la société : c'est un acte public qui scelle le mariage, car la famille est une unité publique.

 

La monogamie chrétienne exclut l'adultère mais aussi le fait de contracter plusieurs mariages successifs ou des « mariages à l'essai ».

 

Ce genre de « ménage» n'est qu'un aspect de l'infantilisme de la « moi-génération» qui est incapable de prendre des décisions conséquentes.

 

La cérémonie publique a donc sa place.

 

La promiscuité des rapports « libres» n'a jamais été la norme dans la société, même si l'homme a donné expression à ses péchés clandestinement en marge du mariage.

 

La responsabilités des enfants

 

La famille est porteuse de culture ; chaque génération est appelée à assimiler cette tradition de la famille pour la transmettre.

 

Ainsi l'obéissance des enfants est importante.

 

Dans la première partie de l'Ecriture le fils rebelle peut être mis à mort (Deutéronome. 21, 18).

 

Cette obéissance implique le respect de ce que les parents enseignent.

 

Puis ayant reçu de leurs parents, les enfants transmettent à leur tour ; la Bible dit que l'on prenne soin des vieillards et de leurs besoins dans le contexte de la famille et de l'Église.

 

Évidemment, à l'heure actuelle, le problème est celui de la discipline dans la formation des enfants.

 

Si notre société montre des signes d'irresponsabilité et d'indiscipline à bien des niveaux, c'est que les familles d'abord ont failli dans ce domaine.

 

On critique beaucoup l'attitude des enfants ; mais elle est très compréhensible.

 

Ils sont très souvent opprimés non seulement par le milieu ambiant mais aussi par le fait que leurs parents sont démissionnaires.

 

Dans ce domaine, je crois que la responsabilité de la famille chrétienne et de l'Église - comme regroupement de familles - est de rechercher des activités où tous les membres du groupe peuvent participer et y contribuer.

 

Il faut que les parents apprennent à passer du temps avec leurs enfants au lieu de se concentrer sur leurs propres intérêts.

 

La vraie autorité des parents ne peut exister sans amour et services : ceci veut dire que les parents doivent être prêts à sacrifier leurs intérêts pour le bien de leurs enfants.

 

Ainsi nous pourrons développer une culture différente de celle qui nous entoure, dans laquelle le bien recherché est celui de notre prochain.

 

La famille peut devenir le Modèle de l'amour du Christ.

 

Comme elle se doit selon l'Ecriture : Là où eXiste cet amour, Il y aura la vraie liberté et la joie dans le développement d'une diversité riche d'activités qui sont le pnvilège des membres du groupe.

 

Conclusion

 

Si l'égoïsme d'une vie centrée sur le « moi» est la caractéristique de notre époque, c'est que le péché, commun à l'humanité, s'exprime sans restrictions.

 

L'égoïsme guette chacun d'entre nous et les familles des chrétiens ne sont pas épargnées.

 

Aujourd'hui, grande est la tentation de suivre pour beaucoup le monde et ses intérêts, car finalement nous sommes détruits nous aussi par ces notions de liberté.

 

Pourtant les maux de la société actuelle doivent être un avertissement du jugement du Seigneur sur la vie déréglée par rapport à sa création : délinquance, divorce, avortement. problèmes psychologiques, sont des conséquences de l'individualisme.

 

La vraie solution à ces problèmes n'est pas dans l'amélioration de la qualité de la vie : les statistiques semblent montrer que le Suicide est plus présent dans les sociétés opulentes où il existe une faible structure familiale.

 

La solution est dans la reconnaissance de Dieu, Père de « toute famille» (Ephésiens, 3, 14), dans notre obéissance et dans la réception de Son Amour.

 

Amen,

 

 

  paul wells

Paul Wells,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Résister & Construire

 

 

Paul Wells est Professeur de Dogmatique et de Théologie Systématique à la Faculté de théologie réformée d'Aix-en-Provence

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 08:15

Refuge Protestant 1 (14)

« Tes serviteurs viennent d’un pays éloigné… »

Les hommes d’Israël ne consultèrent point l’Éternel.

Josué 9.6, 14

 

Les adversaires sont d’autant plus dangereux qu’ils sont plus rusés.

 

Or, les plus rusés sont au-dedans de nous.

Les Gabaonites auraient dû être détruits par Israël.

 

Ils appartenaient aux peuples corrompus que Dieu avait ordonné de détruire.

 

Ils échappèrent par la ruse.

 

Ils sont l’image de nos ennemis intérieurs : habitudes, coutumes ancestrales, traditions :

 

Cela s’est toujours fait… On n’a jamais pensé autrement…, C’est ce que l’on m’a enseigné…, Cela va de soi…

 

Autant d’éléments qui veulent faire bon ménage avec la piété.

 

L’erreur des Israélites fut sans doute de se fier aux apparences, mais surtout de ne pas consulter Dieu.

 

Nous commettons la même faute toutes les fois où nous suivons nos propres raisonnements ou acceptons l’opinion courante sans chercher la pensée du Seigneur dans l'Ecriture même.

 

Or, nous n’avons pas d’autre moyen qu’elle de connaître Sa volonté sans risque d’erreur.

 

C’est elle, et elle seule, qui doit servir de critère à nos pensées, nos opinions, notre morale et nos traditions.

 

Jamais l’inverse !

 

Amen,

 

 Richard F Doulière

Richard Doullière,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Source : Etudes & Echanges

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 07:24

refuge du chrétien lecture Bible

«Mais si quelqu’un possède les biens du monde, voit son frère dans le besoin et lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui? Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni de langue, mais en action et avec vérité» (1 Jean 3. 17, 18).

 


 

Dans ces deux versets, Jean poursuit le thème de l’amour qu’il a introduit peu avant (3. 10) et qu’il développera dans la suite (4. 1-12).

 

Le verset précédent (v. 16) donne l’exemple du Seigneur Jésus.  

 

«Donner sa vie pour ses frères» (v. 16) a le sens de voir les intérêts des autres plutôt que le sien propre.

 

Il est clair que, au sens littéral, nous aurons rarement l’occasion de donner notre vie, de mourir, pour un autre…

 

C’est pourquoi Jean parle ensuite de l’expression pratique de l’amour par ceux qui ont des biens et qui viennent en aide à ceux qui n’en ont pas.

 

Donner sa vie dans ce sens signifie «donner de ses biens».


Les deux versets que nous allons étudier nous parlent de l’application pratique de l’amour et de sa conclusion logique: le véritable amour (v. 17) consiste à assister le nécessiteux (v. 18).

 

Telle est la preuve de l’amour selon Dieu.

 

Reprenons plusieurs expressions de ces versets pour les détailler.


«Mais»:

 

Jean montre par un exemple typique ce que ne doit pas être la conduite d’un vrai croyant qui, n’étant pas dans le besoin, prive celui qui est réellement dans le besoin.

 

Le mot traduit par «mais» marque le contraste frappant entre deux attitudes :


– d’une part, le dévouement poussé jusqu’à l’extrême (v. 16);


– d’autre part, une sécheresse de cœur indigne même d’un homme du monde !

 


«Quelqu’un» :

 

ce pronom indéfini, joint à l’emploi du subjonctif, suggère une situation qui peut éventuellement arriver.


«Les biens du monde» 1

 

Les biens du monde désignent les aspects extérieurs de la vie, comme la nourriture, le vêtement, l’argent, qui aident à maintenir la vie.

 

C’est l’ensemble des moyens de vie, mais cela ne sous-entend pas forcément de grandes possessions (cf. Marc 12. 44).


«Dans le besoin» :

 

le verbe utilisé2 suggère plus qu’un simple coup d’œil! Jean ne semble pas faire allusion à un regard indifférent, qui n’enregistre rien dans l’esprit de celui qui observe.

 

Il parle ici d’un regard clairvoyant, qui permet de bien saisir quelle est la situation de l’autre.

 

C’est également une des caractéristiques de Jésus- Christ, notre Maître : les besoins des hommes exerçaient sur Lui une attraction irrésistible.

 

Il convient de noter qu’il n’est pas question des frères en général, mais «d’un frère en particulier qui se trouve dans le besoin».


Les besoins peuvent être matériels et corporels, tout comme moraux et spirituels : le pauvre est celui qui n’a pas de maison ou d’argent, mais aussi celui qui est seul, qui manque d’affection, etc.


«Il ne manifeste pas de la miséricorde envers lui» (littéralement: «il lui ferme ses entrailles»).

 

Le mot grec rendu par «entrailles»3 désignait pour les Grecs le siège des émotions, et le siège de la miséricorde pour les Juifs (cf. Gen 43. 30).

 

Ici, comme souvent ailleurs dans la seconde partie de la Bible, ce mot exprime la compassion ; il suggère un profond intérêt émotionnel ou une chaleureuse sympathie, une miséricorde active.

 

Jean fait allusion à celui qui se figure qu’il lui coûterait trop cher d’aider son frère et qui décide de lui «fermer ses entrailles»4.


La question que pose Jean engendre la réponse : une telle personne n’a pas l’amour de Dieu en lui.

 

Il convient ici de relever une ambiguïté, peut-être intentionnelle, de l’auteur.

 

En effet, l’expression «l’Amour de Dieu»5 peut se comprendre de plusieurs façons :


 

  • D’abord, l’amour qui vient de Dieu.

 

Il s’agit d’une réelle expérience de l’amour qui vient de Dieu, amour qui doit se manifester à son tour par celui exprimé envers les autres.

 

  • Ensuite, il y a l’amour pour Dieu.

 

Un véritable amour pour le Seigneur doit également s’exprimer dans un amour concret pour les enfants de Dieu.

 

  • Finalement, le troisième sens peut être: l’amour comme celui de Dieu.

 

Partant de la comparaison faite avec Christ (cf. v. 16), il pourrait être question d’un amour comme celui de Dieu.

 

En 1 Jean 4. 20, passage parallèle à celui- ci, où le principe est encore exprimé plus explicitement, Jean parle clairement de l’amour du croyant pour Dieu, ce qui cadre bien avec la deuxième possibilité, pour laquelle d’ailleurs j’opterais.

 

D’ailleurs, ces divers sens se complètent plus qu’ils ne s’excluent.

 

En tous les cas, celui qui n’aime pas son frère d’une manière pratique ne connaît rien de l’amour de Dieu.

 

Effectivement, le fidèle en qui l’amour de Dieu demeure, aime son prochain, car c’est un feu qui réchauffe l’être tout entier et consume ce qui risquerait de s’y opposer…


On en vient alors au v. 18.

 

Finalement, avec encore une expression de son amour et de sa relation avec ses lecteurs, qu’il appelle «teknia» («petits enfants»), Jean les convie à manifester leur amour d’une manière concrète :  

 

«Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni de langue» 6.

 

Il faut un acte, et pas seulement des expressions de sympathie, comme le précise Jacques :

 

«Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour , et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?» (Jacques 2. 15,16)

 

Aussi la vérité (à la fin du verset) veut-elle que l’amour ne reste pas superficiel, ne se contente pas d’une simple apparence, mais qu’il soit un amour réel, un amour qui répond à l’amour de Dieu manifesté en Christ.

 

Le véritable test de l’amour n’est pas la profession verbale qu’on peut en faire: «ni de langue» montre que cette exhortation est nécessaire.


Ainsi, l’idée principale du verset 17 est l’action qui s’impose.

 

Il condamne donc celui qui ferme ses entrailles à son frère nécessiteux, et il approuve par contre l’attitude de celui qui agit, à l’image du bon Samaritain qui, voyant le voyageur blessé, fut ému de compassion (Luc 10. 33).


Plus largement, dans ce chapitre, l’apôtre appuie son argumentation par une série de contrastes :


• Diable – haine – tue – manifeste la mort éternelle – montré dans le cas de Caïn.


• Dieu – amour – se sacrifie – manifeste la vie éternelle – montre l’exemple de Christ.


Il oppose ainsi la vérité au mensonge, c’est-à-dire la réalité à l’apparence.


Nous venons de parler de la preuve du véritable amour.

 

L’apôtre Jean nous affirme la nature de celui qui peut manifester un tel amour : un véritable enfant de Dieu, c’est-à-dire celui en qui l’Amour de Dieu demeure.

 

Deux questions s’imposent :


– A qui manifester cet amour ? Assurément en priorité au nécessiteux, c’està- dire à celui qui est réellement dans le besoin.


– Comment le manifester ? En pratique et non en théorie.


Sommes-nous vraiment enfants de Dieu, dignes de ce nom ?

 

Faisons-nous réellement preuve de cet Amour dont parle Jean dans le passage ci-dessus? 

 

Combien de fois l’avons-nous montré à l’égard des frères en difficulté ?

 

Et d’autre part, sommes-nous réellement «nécessiteux » pour mériter un tel amour fraternel et pratique ?

 

Amen,

 

 

Isaac MBABAZI Kawha,

Bible (115)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Notes :
1 L’expression grecque («ton bion tou kosmou»), signifie littéralement «les moyens d’existence de ce monde» pour dire tout simplement «les biens de ce monde».
2 «thêorê», dont l’infinitif veut dire «voir», est ici au subjonctif.
3 «ta splagchna», seul emploi de ce mot dans les écrits de l’apôtre Jean. Dans le N.T., ce mot se retrouve une fois au sens littéral (Act. 1. 18) et 9 autres fois au sens figuré (Luc 1. 78; 2 Cor. 6. 12; 7. 1; Phil. 1. 8 ; 2. 1; Col. 3. 12; Phm 7, 12, 20).
4 Littéralement de «fermer ses entrailles contre lui».
5 «hê agapê tou theou».
6 La combinaison «pas de paroles… ni de langue», est une figure de rhétorique appelée «hendiadys», laquelle souligne la stérilité d’un amour qui s’exprime par des paroles seulement, sans une réalisation concrète face aux besoins.

 

 

L’auteur de l’article, de nationalité congolaise, est marié et père de deux filles. Il est professeur à temps plein à l’Institut Supérieur Théologique de Bunia, en République Démocratique du Congo. Il est aussi Ancien d’une église évangélique à Bunia. Il est auteur de plusieurs exposés théologiques et animateur d’émissions évangéliques de deux radios locales.

 


 

Source : Promesses

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 20:05
La Loi de Dieu et la conscience de l'homme par Jean Marc Berthoud

Vu que les commandements de Dieu sont l'ordre même de la création, et que cet ordre est un reflet de la sagesse de Dieu, et vu que l'homme lui-même a été créé à l'image de Dieu et que cette image, quoique maintenant déformée par le péché, n'a pas été abolie par la chute, nous devons affirmer que le témoignage de la loi de Dieu est inscrit dans la conscience de tout homme.

 

Tous les hommes de toutes les époques sont placés sous la juridiction de Dieu, sont responsables de leurs actes devant le tribunal de Dieu et devront en rendre compte devant la loi de Dieu.


"Comme ils (les hommes) n'ont pas jugé bon d'avoir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une mentalité réprouvée, pour commettre des choses indignes: ils sont remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de perfidie... Et, bien qu'ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent" (Rom 1 .28-32).


Le juste jugement de Dieu s'exercera sur les oeuvres des hommes, car tous les hommes sont responsables de leurs actions devant Dieu.

 

La conscience que Dieu a inscrite dans leur nature leur fait clairement distinguer le bien du mal.

 

Depuis la chute, cette conscience du bien et du mal en l'homme est partiellement obscurcie par le péché originel, qui a faussé l'exercice de toutes les facultés humaines.

 

Néanmoins, ce témoignage de la conscience de l'homme à la loi de Dieu demeure.

 

Par les effets néfastes sur sa conscience de ses nombreux péchés personnels, l'homme travaille constamment, et de façon progressive, à étouffer le témoignage que rend sa conscience à la loi de Dieu.

 

Plus il pèche, plus il obscurcit cette lumière en lui.

 

Mais, répétons-le, ce témoignage ne peut jamais être aboli, même par le pire des endurcissements.

 

L'endurcissement du coeur des pécheurs est variable, comme nous l'indiquent les différents terrains de la parabole du semeur.

 

Tous sont pécheurs, mais tous n'ont pas commis les mêmes péchés avec la même fréquence.

 

Ainsi, suite au péché originel et aux péchés personnels des hommes, a conscience de l'homme ne peut être considérée comme un juge infaillible pour discerner la différence véritable entre le bien et le mal.

 

Il lui faut une règle extérieure à lui-même.

 

L'impératif catégorique de Kant, qui est finalement subjectif, n'est jamais suffisant pour définir ce qui est bien et ce qui est mal. (1)

 

La volonté de l'homme, elle aussi, a subi les conséquences du péché. Depuis la chute, les hommes séparés de Dieu sont tous esclaves de Satan.

 

Ils appartiernent à son royaume.

 

Mais cela ne veut pas dire que l'homme soit entièrement incapable du moindre bien.

 

Jésus ne disait-il pas à ses disciples: "Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants..." (Matthieu 7.11)?


Il ne niait ni la méchanceté foncière des hommes, ni leur capacité d'accomplir de bonnes actions.

 

Mais les bonnes actions que nous pouvons tous accomplir ne sont guère suffisantes pour nous rendre justes devant Dieu. Un seul est bon, parfaitement bon: c'est Dieu (Matthieu 19.17).

 

Et un seul est juste, Jésus-Christ.

 

Fils de Dieu depuis toujours, dans son incarnation il fut pleinement homme, toutefois sans le péché (2 Cor 5.21).

 

Le moindre péché nous rend impurs devant la sainteté de Dieu.

 

"Car quiconque observe toute la lot mais pèche contre un seul commandement, devient coupable envers tous" (Jacques 2.10).


Il serait cependant faux d'affirmer que l'homme pécheur, irrégénéré, sous la condamnation de Dieu, soit incapable de tout bien.

 

Paul, qui insiste si souvent sur la culpabilité devant Dieu de tous les hommes, affirme le contraire de manière parfaitement claire dans sa lettre aux chrétiens de Rome :


"Quand les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi - eux qui n'ont pas la loi - ils sont une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent ou les défendent tour à tour" (Romains 2.14-15).


Tous ont péché, toutes les facultés de l'homme sont corrompues, mais cette corruption de l'homme n'est jamais totale.

 

Même si la créature est viciée par la chute, même si ses conceptions sont faussées, l'homme garde cependant ses facultés.

 

Dans sa bonté, Dieu fait encore pleuvoir sur les bons et sur les méchants. Par sa parole puissante, Jésus-Christ soutient encore toutes choses (Hébreux 1.3).

 

C'est Dieu qui assure à tous la vie, le mouvement et l'être (Actes 17.28).

 

Toute la création est en effet dans la main du Seigneur du ciel et de la terre.

 

C'est pour cela que le psalmiste peut s'écrier :


"Tous les animaux mettent leur espoir en toi,
Pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps.
Tu la leur donnes, et ils la recueillent,
Tu ouvres ta main, et ils se rassasient de biens.
Tu caches ta face: ils sont épouvantés;
Tu leur retires le souffle; ils expirent
Et retournent à la poussière.
Tu envoies ton souffle: ils sont créés,
Et tu renouvelles la face du sol" (Psaume 104.27-30).

 

Mais la connaissance naturelle de la loi de Dieu, connaissance propre À tous les hommes est par elle-même entièrement incapable de les conduire au salut.

 

La volonté de Dieu pour nous est que nous soyons parfaits comme Lui (Lév 19.2; Mat 5.48; 1 Pi 1.15-16).

 

Cette perfection est totalement inaccessible a l'homme pécheur.

 

En Christ, elle nous est accessible par la foi, foi qui a pour conséquence que la perfection du Seigneur nous est imputée gratuitement.

 

Par la foi, nous avons accès à l'obéissance sans faille du Fils de Dieu fait homme pour notre salut.

 

Et c'est par la foi que nous vivons jour après jour de cette justice que nous trouvons en Christ.

 

Si l'homme pécheur ne peut échapper au témoignage que rend sa conscience à la différence absolue entre le bien et le mal, qu'en est-il du chrétien?

 

Tout chrétien a reçu le Saint-Esprit (Romains 8.9; Actes 5.32), qui a comme tâche de le conduire dans toute la vérité (Jean 16.13).

 

En conséquence, la conscience du chrétien lui fera discerner la différence entre le bien et le mal bien plus clairement que celle du païen.

 

Pour celui qui est en Jésus-Christ, la prophétie de Jérémie (31 .33) est pleinement accomplie; voici comment elle est citée dans Héb 8.10 :


"Or voici l'alliance que j'établirai avec la maison d'Israël,
Après ces jours-là, dit le Seigneur:
Je mettrai mes lois dans leur intelligence,
Je les inscrirai aussi dans leur coeur;
Je serai leur Dieu,
Et ils seront mon peuple".

 

Mais, bien plus encore, la volonté de l'homme pécheur, volonté qui était esclave du péché et de Satan, est maintenant renouvelée, restaurée, libérée, de sorte que l'enfant de Dieu peut désormais marcher dans la justice de Dieu en obéissant à la loi de Dieu.


"En effet, la loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. Car - chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force - Dieu, en envoyant à cause du péché son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, a condamné le péché dans la chair; et cela, pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'Esprit" (Rom 8.2- 4).

 

Le chrétien ne sera jamais sans péché ici-bas, et il devra toujours revenir au pied de la croix pour demander au Christ le pardon de ses péchés (1 Jean 1.8-10).

 

La perfection ne sera son lot que lors de la résurrection du corps.

 

Alors le chrétien sera entièrement dépouillé de cette puissance de la chair, de cette vieille nature qui continuellement l'incite à pécher.

 

Mais, par la foi au Christ, par la puissance de l'Esprit de Dieu qui habite en lui, le chrétien peut marcher de progrès en progrès.

 

Avançant sur le chemin de la sanctification, il peut accomplir la justice de Dieu et entrer dans ces oeuvres préparées pour lui par Dieu avant la création du monde.

 

 

JeanMarcBerthoud
Jean-Marc Berthoud,
Théologien Réformé Baptiste
 
Bible
Croix Huguenote


















(1) Kant entend par "impératif catégorique" le commandement absolument obligatoire de la loi morale, commandement qui est inconditionnel, donc indépendant de toute situation sociale.  

 

Source :Promesses

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 19:53

Refuge Protestant 1 (17)

 

Dans son livre « Christless Christianity » Michael Horton, professeur de théologie au Westminster Seminary California, s’efforce de montrer que beaucoup de chrétiens vivent aujourd’hui leur religion activement, mais sans Christ.

 

De quoi nous inquiéter, non ?


L’un des acquis les plus importants de la Réforme fut de redonner toute son importance au salut par  Jésus-Christ Seul.

 

Les efforts humains sont certes louables, mais ils ne peuvent en aucun cas attirer la sympathie de Dieu et rendre juste.

 

Aujourd’hui, c’est un nouveau danger qui menace l’Eglise : les chrétiens sont bombardés de tous côtés par des discours moralisants et « thérapeutiques » qui les éloignent de l’essentiel.

 

Une fois de plus, la séduction vient des églises du Nouveau-Monde, dispose de gros budgets et se propage rapidement par la télévision, l’internet et la littérature.


De Joel Osteen à Joyce Meyer, en passant par Robert Schuller, tous ces brillants orateurs répètent sans cesse aux chrétiens qu’ils peuvent devenir meilleurs, prendre leur vie en main et en jouir pleinement.

 

Certes ces personnes adhèrent encore à la plupart des confessions de foi chrétiennes, mais seulement sur le papier, car dans la pratique, leurs messages proclament quelque chose qui s’éloigne fondamentalement du message de l’Evangile : un peu comme dans l’épopée cinématographique de George Lucas « La Guerre des Etoiles », il s’agit de découvrir et d’apprivoiser la « Force » qui est en Jésus. (Nota refuge du Chrétien : c'est ce qu'on entend tristement dans beaucoup d'églises dite pentecôtiste ou charismatique d'aujourd'hui où néo-évangélique conviendrait mieux qu'évangélique d'ailleurs, altérant le véritable message de l'Evangile et de fait jusqu'à séduire et "magnétiser" d'autres églises qui étaient jusqu'alors étrangères à ce dangereux égarement, tout ceci ne dérangeant nullement la FFP d'aujourd'hui et encore moins le CNEF dont FEEF et FNADF font partie avec "fierté" non dissimulée...)

 

Et de plus en plus de chrétiens tombent dans le panneau !

 

Mais est-ce faux d’affirmer que Jésus-Christ peut transformer positivement une vie ?

 

Non, pas du tout !

 

La question essentielle reste cependant: comment cela se produit-il ?

 

En faisant appel à une foi qui tient plus de l’auto-suggestion que de la foi biblique, ou bien par la puissance de transformation de l’Evangile ?


Notons que l’Evangile insiste sur la nécessité de la repentance (nous ne pouvons pas nous approcher de Dieu comme ça) ainsi que sur le fait que Jésus est le vrai cep qui fournit la sève aux sarments!

Ce ne sont pas des justes, mais des pécheurs que je suis venu appeler à changer de vie.
Luc 5:32

Demeurez en moi, et moi je demeurerai en vous. Un sarment ne saurait porter du fruit tout seul, sans demeurer attaché au cep. Il en est de même pour vous : si vous ne demeurez pas en moi, vous ne pouvez porter aucun fruit.
Jean 15:4

Les nouveaux orateurs de la pensée positive induisent les gens en erreur parce qu’ils instrumentalisent la personne du Christ, ignorent souvent le coût de la vie chrétienne (c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu disent Paul et Barnabas en Actes 14) et caricaturent la foi, qui est avant tout la connaissance d’une Personne vivante:

Nous vous annonçons le message de celui qui est la vie. Nous vous annonçons ce qui était dès le commencement : nous l’avons entendu, nous l’avons vu de nos propres yeux, nous l’avons contemplé et nos mains l’ont touché. Celui qui est la vie s’est manifesté : nous l’avons vu, nous en parlons en témoins et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée pour nous. Oui, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, la communion dont nous jouissons est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.
1 Jean 1:1-3

S’approcher de Dieu sans le Christ comme médiateur, c’est s’approcher du Dieu du Mont Sinaï, avec une justice qui ne fera pas long feu devant Lui.

 

C’est que rappelle la lettre aux Hébreux :

Le royaume que nous recevons est inébranlable : soyons donc reconnaissants et servons Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec soumission et respect, car notre Dieu est un feu qui consume.
Hébreux 12:28-29

 

 

 

Jean-Louis Goiran,

Bible (124)Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Le Cep,

 

 

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:40

Refuge protestant 2

 

21 »Terre, n'aie pas peur, sois dans l'allégresse et réjouis-toi, car l'Eternel fait de grandes choses!
22 Bêtes sauvages, n'ayez pas peur, car les plaines du désert reverdiront, les arbres porteront leurs fruits, le figuier et la vigne donneront leurs richesses.
23 Et vous, habitants de Sion, soyez dans l'allégresse et réjouissez-vous en l'Eternel, votre Dieu, car il vous donnera la pluie au moment voulu, il vous enverra les premières et les dernières pluies, comme par le passé.
24 Les aires se rempliront de blé, et les cuves regorgeront de vin nouveau et d'huile. 25 »Je vous remplacerai les années qu'ont dévorées la sauterelle, le grillon, le criquet et la chenille, ma grande armée que j'avais envoyée contre vous.
26 Vous mangerez et vous vous rassasierez, vous célébrerez le nom de l'Eternel, votre Dieu, qui aura fait pour vous des prodiges; et mon peuple ne sera plus jamais dans la honte. 27 Vous saurez que je suis au milieu d'Israël, que je suis l'Eternel, votre Dieu, et qu'il n'y en a pas d'autre, et mon peuple ne sera plus jamais dans la honte.(
JOEL 2.21-27) 

 

Terre, n'aie pas peur, sois dans l'allégresse et réjouis-toi, car l'Eternel fait de grandes choses !

Tels sont les mots que le prophète Joël a, il y a bien longtemps, prononcé lors d'un sermon bien spécial.

Spécial, parce qu'au lieu de parler au peuple, il s'adressait...à la terre, au sol, à l'humus...

Voilà une audience étrange pour un prédicateur et encore plus pour un prophète.

Mais Joël avait de bonnes raisons d'annoncer à la création un message de réconfort: n'aie pas peur...!

La terre avait des raisons d'avoir peur.

Une sécheresse terrible l'avait touchée, et une invasion de sauterelle avait détruit la végétation.

Comme il est dit dans le chapitre 1 :

Les champs sont dévastés, la terre est attristée, car les blés sont détruits, le vin nouveau est perdu, l'huile est desséchée. 11 Les laboureurs sont consternés, les vignerons se lamentent à cause du blé et de l'orge, parce que la moisson des champs est perdue.12 La vigne est desséchée, le figuier flétri; le grenadier, le palmier, le pommier, tous les arbres des champs sont desséchés. La joie a cessé parmi les hommes !

La situation était tellement grave qu'on avait même dû arrêter d'offrir des offrandes liquides et végétales dans le temple !! 

La Bonne Nouvelle, c'est que l'Eternel va agir au milieu de cette désolation et envoyer le grain, la vigne et l'huile, afin que la joie puisse être restaurée.

Alors Joël prêche l'Evangile à la terre :

Terre, n'aie pas peur, sois dans l'allégresse et réjouis-toi, car l'Eternel fait de grandes choses !

Et il étend ce message aux animaux :

22 Bêtes sauvages, n'ayez pas peur, car les plaines du désert reverdiront, les arbres porteront leurs fruits, le figuier et la vigne donneront leurs richesses.

Joël préchait l'Evangile à la terre.

J'admets que l'idée puisse paraître étrange et même incongrue; mais cet appel « n'aie pas peur » est bel et bien au coeur de la Bonne Nouvelle que Dieu nous envoie.

En fait, on pourrait dire que ces paroles sont revenues tellement souvent, dans la bouche des prophètes et dans celle de notre Seigneur Jésus, qu'on pourrait dire qu'il est une des « marques de fabrique » du message que Dieu adresse à Son Peuple dans tous les lieux et dans toutes les générations.

«N'aie pas peur! Je viens moi-même à ton secours.» ( Esaïe 41.13)

«N'ayez pas peur, restez en place et regardez la délivrance que l'Eternel va vous accorder aujourd'hui. (Exode 14.13)

Que votre coeur ne se trouble pas ! Croyez en Dieu, croyez aussi en moi...« Que votre coeur ne se trouble pas et ne se laisse pas effrayer. » (Jean 14.1,17)

N'ayez pas peur, dit l'ange aux femmes qui cherchent dans la tombe un Christ déjà ressuscité.

Et aujourd'hui, nous entendons Dieu dire « n'ayez pas peur » à la terre et aux animaux, aux arbres et aux épis.

Voilà qui nous rappelle, s'il en était besoin, que c'est toute la création et pas seulement les humains, qui est placée dans l'Alliance de Dieu, et qu'Il prend soin de tout ce qu'Il a créé.

Souvent, nos prédications sont centrées (à juste titre) sur le Christ Sauveur.

C'est le deuxième article du Credo :

« je crois en Jésus-Christ, son Fils Unique Notre Seigneur ».

Mais nous avons parfois eu tendance à oublier le premier article :

« Je crois en Dieu le Père Tout Puissant, Créateur du ciel et de la terre ».

Dieu a créé notre terre, notre univers, mais Il ne s'est pas retiré de sa création.

Il continue à veiller sur elle, et Il veille donc aussi tout autant sur nous.

C'est ce que Jésus nous dit dans l'Evangile :

Dieu prend soin des passereaux, Dieu prend soin des lys : ne vous inquiétez pas, Il prendra aussi soin de vous ! N'ayez pas peur !

Tout ceci doit nous amener à nous rendre compte de certaines choses :

tout d'abord, nous devons cesser de croire que Dieu a fait de nous autres humains des propriétaires de notre planète.

Nous n'en sommes au plus que des gestionnaires, et les gestionnaires doivent rendre des comptes à Celui qui est au dessus d'eux.

N'oublions jamais que nous sommes nous aussi des créatures, et ne nous prenons pas pour le Créateur.

Deuxièmement, nous pouvons nous concentrer sur l'Amour créatif de Dieu.

Dans le livre de la Genèse, nous voyons Dieu façonner l'homme avec la poussière de la terre.

D'ailleurs, le nom du premier homme, Adam, vient du mot hébreu qui veut dire « terre ».

Voilà pourquoi, la Bible Chouraqui préfère l'appeler « le glèbeux ».

Et nous aussi, dans toutes nos fragilités, nous sommes « glébeux ».

Alors oui, nous sommes poussière et nous redeviendrons poussière.

Mais Dieu sait de quoi nous sommes faits.

Voilà pourquoi aussi Il nous soutient et nous soutiendra jusqu'à la fin.

Parce que nous le savons pertinemment, il y a des périodes dans nos vies où « les blés sont détruits, le vin nouveau est perdu, l'huile est desséchée ».

Ce peut être des soucis de santé, des problèmes au travail, des trahisons, le manque d'argent.

Dans ces moments-là souvenons-nous que Dieu qui a parlé à la terre au temps de Joël continue à parler aux glébeux que nous sommes.

Plaçons notre confiance dans Notre Dieu créateur, en ayant l'assurance qu'Il peut nous rendre tout ce que la sauterelle a dévasté dans nos vies.

Au moment de la création, c'est la Parole de Dieu qui a tout accompli.

Et un jour la Parole s'est faite chair et Jésus est venu marcher sur nos chemins.

C'est Lui qui nous donne tous les jours ce dont nous avons besoin pour nos corps et nos âmes.

Ce sont Ses Paroles, contenues dans les Saintes Ecritures, qui nous instruisent et nous encouragent.

Quand la Parole de Dieu est prononcée sur notre glèbe, nous pouvons devenir de nouvelles créations, des êtres nouveaux, régénérés.

La Cène, actions de grâce, c'est ce que nous voulons faire  particulièrement, rendre grâce pour les bénédictions reçues tout au long de l'année.

La viande, les légumes et les fruits qui vont nous nourrir, le pardon et la grâce qui nous sauvent ; tout cela, ce sont des dons venant de l'Amour Incommensurable de Notre Dieu et Père Céleste.

Nos greniers sont remplis de cet Amour de Dieu, et nous n'avons pas à craindre la disette de ce côté-là.

Alors, sachons lâcher prise et comme Jésus nous y invite chaque jour, ne nous inquiétons pas : 

Dieu prend soin et prendra toujours soin de chacun d'entre nous, Il prend tendrement soin de nos familles, et Il prend tendrement soin de Son Eglise.

Entendons Notre Dieu nous dire « n'aie pas peur! ».

Amen,
Bible
Eglise Luthérienne Poitou
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 07:53

 

Bible (133)

Croix Huguenote

 

5 solas logo

 

31 ¶ Alors Jésus dit aux Juifs qui avaient mis leur foi en lui :

–– Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée,

vous êtes vraiment mes disciples.
32 Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres.
33 –Nous, lui répondirent–ils, nous sommes la postérité d’Abraham,

nous n’avons jamais été esclaves de personne.

Comment peux–tu dire : « Vous serez des hommes libres ? »
34 –Vraiment, je vous l’assure, leur répondit Jésus,

tout homme qui commet le péché est esclave du péché.
35 Or, un esclave ne fait pas partie de la famille,

un fils, lui, en fait partie pour toujours.
36 Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté,

alors vous serez vraiment des hommes libres.

JEAN 8.31-36

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, amen.

 

Le 31 octobre 1517, un moine allemand, Martin Luther, cloua une feuille contenant 95 Thèses sur la porte de l'église de Wittenberg.

Luther en avait assez du commerce des indulgences, des feuilles de papier que le Pape vendait en faisant croire aux gens qu'ils pouvaient ainsi acheter leur salut ou celui de leurs parents décédés.

Non, disait Luther, ça ne peut plus durer.

Le salut que Dieu donne est gratuit, il ne vient pas en faisant de bonnes œuvres ou en achetant un bout de papier au Pape : pour être sauvé, il suffit de croire que Jésus-Christ est mort pour nous !

Seulement, voilà, aujourd'hui, la Réforme n'est plus très populaire.

Nous sommes à l'heure de l'œcuménisme, on est devenus "super-copains" avec l'église catholique romaine, et ils sont nombreux, y compris parmi les "protestants" (qui ne le sont souvent que de nom, nota refuge du Chrétien : tout comme beaucoup de ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui de neo evangélique  comme on le voit tristement au sein du dit cnef ) qui regrettent bien que la belle unité de l'Eglise médiévale ait été rompue.

Bien sûr, on oublie que l'unité de l'Eglise n'existait déjà plus depuis longtemps, puisque les Orthodoxes vivaient séparés de Rome depuis 5 siècles, mais on préfère oublier ce détail !

Je crois, je suis persuadé en fait, que cette façon de voir les choses obscurcit totalement ce qui a été et qui demeure le sens de la Réforme.  

La Réforme, ce n'est pas Martin Luther ou qui que ce soit d'autre.

A l'extrême limite, Martin Luther même nous importe peu sinon Christ Seul.

Il y a un tableau qui résume tout ceci dans la peinture de Cranach l'Ancien qui se trouve dans l'église de Wittenberg.

 

cranach luther

Titre de l'image :

Lucas Cranach l'Ancien -

Martin Luther Predella prêchant à l'autel de Cranach

dans l'église urbaine Wittenberg

 

 

Tout à fait à gauche du tableau, on voit un groupe de femmes, d'hommes et d'enfants.

Tout à fait à droite, on voit Luther dans sa chaire, Bible ouverte, qui montre du doigt quelque chose.

Ce quelque chose, qui occupe tout le centre du tableau, c'est Christ crucifié.

Voilà ce qu'a été la Réforme, remettre Christ au cœur de la vie de l'Eglise et des croyants !

Depuis trop de siècles, l'Eglise avait été contaminée par la corruption, l'immoralité et les superstitions.

Depuis trop de siècles, le message fondamental de notre foi, le pardon complet offert à ceux qui croient en Jésus avait été obscurci ou déformé au profit d'une religion des œuvres !

Mais Dieu a permis que sa Parole droitement prêchée retrouve toute sa place et que la Vérité soit à nouveau annoncée pour le grand réconfort des âmes troublées.

La Réforme, n'a jamais voulu être une rupture, et encore moins une révolution !

La Réforme ressemblerait à une sorte de vieux chapeau aplati, il faut lui redonner sa forme !

C'est ce que Luther a voulu faire pour l'Eglise : la ramener à la source biblique, éliminer les déformations et reprendre une droite ligne.

C'est ce que ne comprend pas un certain protestantisme où sous prétexte que "l'église de la Réforme doit toujours se réformer" a depuis longtemps abandonné la foi véritable pour tomber dans le relativisme doctrinal et moral, quand ce n'est pas dans l'apostasie pure et simple !

"l'église de la Réforme doit toujours se réformer", c'est vrai, mais cette réforme doit se faire selon la Bible, reconnue comme source suprême d'autorité et non pas selon les diktats d'un rationalisme et d'un humanisme laïc destructeurs !

Jésus nous dit en Matthieu 10.34 "je ne suis pas venu apporter la paix sur la terre, mais le glaive".

Paroles en apparence choquante quel que peu, mais Christ a toujours été clair :

Son Message, que l'on ne se méprenne jamais à ce sujet, provoque et provequera la division entre ceux qui l'acceptent et ceux qui le rejettent.

Voilà pourquoi, lorsque l'Evangile est fidèlement prêché, il y a conflit.

Conflit entre Luther et le Pape. Conflit entre Calvin et les Libertins. Conflit entre les croyants et les autres. Conflit entre la vie et la mort. Conflit entre la vérité de l'Evangile et l'erreur.

L'état de l'Eglise en Occident, le faible nombre de chrétiens authentiques peut parfois nous décourager.

Quand c'est le cas, repentons-nous, car alors nous avons jugé le Royaume de Dieu selon les critères des hommes.

Le Royaume de Dieu se trouve dans la petitesse et l'humilité, pas dans les bâtiments somptueux et les budgets de plusieurs millions !

Repentons-nous mais réjouissons-nous aussi.  

Car la Réforme, en remettant la Bible au centre, nous a permis d'entendre la merveilleuse Nouvelle de l'Amour de Dieu pour nous.

Dans cette vie souvent si impitoyable, vous savez que vous pouvez vous approcher d'un Dieu Plein de Grâce, qui n'exige rien de vous.

Dans le Royaume de Dieu, il y de la place pour tous ceux qui croient !

Voilà la Bonne Nouvelle que la Réforme a retrouvé dans les pages de la Bible qu'elle a rendue au peuple !

Voilà la Bonne Nouvelle qui est le cœur de la foi de l'Eglise fidèle !

Voilà la Bonne Nouvelle que le Seigneur nous demande d'aller annoncer à tous ceux qui, aujourd'hui, chez nous, se retrouvent dans des ténèbres spirituelles encore plus grandes que celles du Moyen-Age !

Alors armons-nous, sachons utiliser l'épée de l'Esprit, la Sainte Bible, venons souvent à la Table Sainte nous nourrir du corps et du sang du Sauveur.

C'est Lui qui mène son Eglise et nous assure de Son Aide et Soutien.

 


 

Eglise Protestante & Luthérienne du Poitou

Bible (56)

Eglise Luthérienne Poitou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :  Blog Luthérien du PoitouEglise Luthérienne Poitou

 


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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 17:59

Refuge Protestant 1 (9)

 

Le livre des Proverbes pourrait être appelé un « traité d’éducation selon Dieu ».

 

Constamment, l’appel retentit :

 

« Mon fils » (une trentaine de fois, dont une vingtaine dans les neuf premiers chapitres).

 

En dépit de l’ancienneté de ce livre et de l’évident décalage spatio-temporel, les sages maximes concernant l’éducation des enfants que renferment les Proverbes sont d’une actualité inchangée.

 

Cet article vise à relever quelques-unes des principales caractéristiques des enfants et de leur éducation1.

 

Pour chaque thème traité, nous citerons un ou deux versets tirés du livre des Proverbes2.

 

 

1. QU’EST-CE QU’UN ENFANT ?

 

 

a. Un enfant est un pécheur

 

« La folie est attachée au cœur de l’enfant. » (22.15)

 

Les Proverbes sont en pleine cohérence avec l’ensemble de la Bible sur ce point : tout enfant naît avec une nature pécheresse.

 

Même avant d’avoir atteint l’âge de responsabilité, un enfant n’est jamais un « innocent ».

 

Toute éducation qui ne part pas de ce postulat de base risque de faire fausse route.

 

A la suite de Rousseau, il est sans doute plus facile d’incriminer le contexte, la société, les enseignants, etc., que de reconnaître humblement que nous avons légué à nos enfants la même nature encline au mal que la nôtre…

 

Ne nous laissons pas influencer par les nombreuses théories sur la soi-disant « neutralité » de la nature de l’enfant.

 

N’excusons donc pas le péché de nos enfants, mais sachons le nommer, y compris devant eux.

 

Les rendre conscients de leur état réel est sans doute un des meilleurs moyens de les conduire au salut.

 

b. Un enfant est naïf

 

« Proverbes de Salomon […] pour donner aux simples du discernement. » (1.1-4)

 

Les Proverbes ont pour but de mettre en garde le « simple ».

 

Ce terme désigne celui qui est sans expérience, facile à tromper ou à séduire (14.15) et qui a plutôt un penchant vers le mal (14.18).

 

L’éducation vise prioritairement à donner à l’enfant les moyens d’affronter le monde qui l’entoure et dans lequel il devra être bientôt autonome :

 

– nos enfants vivent souvent dans un monde imaginaire idéalisé ; sans leur ôter la part de rêve nécessaire à l’enfance, sachons les amener progressivement vers le réalisme : non, dans la vraie vie, toutes les histoires ne se terminent pas par un mariage romantique !


– nos enfants vivent au présent ; aidons-les à envisager les conséquences futures de leurs actes : le sac de bonbons est attirant, mais la fraise du dentiste l’est moins !


– nos enfants sont impressionnés par l’apparence, le clinquant, l’extérieur ; montrons-leur que la vérité est souvent autre : leur copain qui a une grande maison pleine de jouets n’est pas forcément le plus heureux des garçons si, en même temps, son père est trop occupé par son travail pour passer un moment avec lui.

 

c. Un enfant est influençable

 

« L'homme simple croit tout ce qu'on dit, mais l'homme prudent est attentif à ses pas. » (14.15)

 

Parce qu’il est naïf (ou « simple », pour reprendre le terme des Proverbes), l’enfant croit volontiers ce qu’on lui dit.

 

L’élève a généralement une confiance aveugle dans ce que lui affirme son maître ou sa maîtresse.

 

Le petit enfant risque de suivre tout adulte, même un étranger.

 

Raison de plus pour ne pas l’exposer inutilement à des influences qui pourraient se révéler ensuite difficiles à contrecarrer.

 

d. Un enfant est irréfléchi

 

« L’homme prudent voit le mal et se cache, mais les simples avancent et sont punis. » (22.3 ; 27.12)

 

L’enfant agit souvent par impulsion.

 

Ma fille veut rejoindre sa copine de l’autre côté de la rue ; va-t-elle penser à regarder avant de traverser ?

 

Tout entière tournée vers son but, elle oublie totalement le danger… jusqu’à ce que je lui crie un « stop » impératif !

 

Les Proverbes incitent souvent le « fils » à prendre le temps de la réflexion, à demander conseil, à peser le pour et le contre.

 

Rien de bien naturel… mais un constant rappel à se « poser », sans pour autant « casser » toute spontanéité.

 

e. Un enfant est indiscipliné

 

« Celui qui aime la joie reste dans l'indigence. » (21.17)

 

Par nature, l’enfant tend à privilégier le plaisir sur la contrainte.

 

Il est certes plus facile de sortir tout le contenu de sa caisse à jouets que de devoir la ranger le soir venu !

 

L’éducation doit avoir pour but de progressivement remplacer la contrainte externe (« Range ta chambre avant de te coucher ! ») par la reconnaissance intérieure des bénéfices de la discipline (il est plus agréable de se réveiller dans une chambre rangée, on peut retrouver un jouet égaré, etc.).

 

f. Un enfant est ingrat

 

« L'insensé dédaigne l'instruction de son père, mais celui qui a égard à la réprimande agit avec prudence. » (15.5)

 

N’attendons pas beaucoup de remerciements pour l’éducation que nous donnons à nos enfants !

 

Nos conseils, nos avertissements, nos reproches, généreront plus de critiques que de gratitude, et cela d’autant plus que nos enfants grandissent.

 

L’adolescence à de rare exception près est « l’âge sans pitié » !

 

Mais quand je vois mon ingratitude envers mon Père Céleste, je m’étonne moins de celle des mes enfants…

 

De plus, élever nos propres enfants nous conduit à mesurer concrètement la difficulté de la tâche ; alors nous portons a posteriori un regard moins sévère sur l’éducation que nous avons reçue.

 

Et nos enfants, à leur tour, feront la même expérience !

 

g. Un enfant est créé à l’image de Dieu

 

« L'Eternel a tout fait pour un but. » (16.4)

 

Si nos enfants ont des traits de caractère liés soit à leur absence de maturité, soit à leur nature pécheresse, il n’en demeure pas moins qu’ils restent, chacun, une créature unique, merveilleuse, dans laquelle nous pouvons retrouver la trace de Dieu.

 

Le développement physique, celui de la personnalité, l’éveil de l’intelligence, tout est une occasion constante de nous rappeler que chaque être a été voulu par Dieu pour un but, dans un cheminement unique auquel, comme parents, nous sommes appelés à contribuer pour un temps.

 

 

2. COMMENT EDUQUER UN ENFANT ?

 

 

a. Selon son caractère

 

« Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas. » (22.6)

 

Ce verset peut se comprendre de deux façons3 :

 

1. La « voie » de l'enfant peut tout d'abord désigner l'ensemble de ses talents et de ses aptitudes naturelles.

 

Une éducation à l'image de celle de Dieu envers nous, doit viser à faire éclore et s'épanouir les dons d'un enfant.

 

Il n'est pas du tout dans la pensée biblique de forcer un enfant à faire ce pour quoi il n'est pas fait, sous le simple prétexte qu'il est soumis à l'autorité de ses parents.

 

À la suite des recherches menées sur l'éducation des enfants, plus personne ne conteste aujourd'hui que l'enfant a sa personnalité propre ; celle-ci est d'autant plus fragile qu'elle n'est pas encore totalement formée et il convient de la respecter   (Colossiens 3.21).

 

Dans une famille riche de plusieurs enfants, les parents ont tôt fait de constater que la « voie » du cadet ne sera pas forcément celle de l'aîné ; l'éducation sera alors adaptée à chacun, selon la sagesse que Seul le Seigneur peut donner.


2. Pour autant, ce verset ne signifie pas qu'il faille laisser libre cours à la volonté propre de l'enfant.

 

La « voie » que veut suivre un enfant peut lui sembler droite, alors que ses parents discernent qu'elle conduit à la mort (14.12).

 

Le verbe « élever » a aussi, dans d'autres contextes, le sens de « consacrer » une maison ou un temple (cf. Deut 20.5 ; 1 Rois 8.64).

 

Si nous avons à cœur de « consacrer » nos enfants au Seigneur, nous serons conduits à user d'une fermeté pleine d'amour pour les empêcher de se fourvoyer.

 

Par réaction aux excès d'autoritarisme des siècles précédents, notre époque est marquée par un laxisme déstabilisateur pour l'enfant lui-même et pour l'ensemble de notre société. 

 

L'épanouissement du caractère de nos enfants ne passe ni par un endoctrinement forcené, ni par une rigueur excessive, mais par une stimulation à rechercher les valeurs chrétiennes, alliée, s'il le faut, à une discipline mesurée et contrôlée.

 

Si les deux conditions évoquées ci-dessus sont remplies, la seconde partie du proverbe nous donne une magnifique promesse : cette éducation portera un fruit durable.

 

b. En l’instruisant

 

« Ecoutez, mes fils, l'instruction d'un père. » (4.1)

 

Le verset étudié ci-dessus (22.6) donnait aux parents un commandement formel.

 

L’instruction n’est pas optionnelle mais elle est un devoir des parents.

 

Nos enfants ne doivent pas grandir comme de jeunes pousses sans tuteur, mais au contraire, être modelés par l’enseignement des parents .

 

L’enseignement des parents4 :

 

– porte sur le mal, pour le prévenir, mais surtout sur le bien, pour le valoriser : l’excès d’avertissements et de « ne fais pas ceci » peut être décourageant ;


– concerne les sujets les plus variés : n’hésitons pas à aborder tous les domaines ; par exemple, il n’est pas normal que l’éducation sexuelle de nos enfants soit laissée à leur professeur ou aux lectures plus ou moins malsaines proposées par les copains ;


– est basé sur la Bible : sans s’obliger à citer à tout bout de champ des versets, des parents chrétiens devraient être capables de pouvoir étayer leurs instructions sur des principes bibliques clairs ; plus l’enfant grandira, plus il sera important de faire ce lien ;


– ne craint pas la répétition : les Proverbes eux-mêmes nous donnent l’exemple ; bien souvent, les mêmes instructions reviennent à plusieurs chapitres d’écart ; n’hésitons donc pas à revenir (sans perdre patience !) sur les mêmes enseignements.

 

c. Avec amour

 

« Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent dans mes voies. » (23.26)

 

Les théories modernes sur l’éducation ont justement remis en valeur l’importance de l’amour et des démonstrations d’amour envers nos enfants — de la part des pères en particulier.

 

Notre amour se montrera de façon adaptée à chacun5, par des paroles et des actes, dans un esprit de sacrifice semblable à celui de Paul pour ses enfants dans la foi (1 Thes 2.7-8).

 

N’attendons pas de recevoir de l’amour de nos enfants pour leur en prodiguer largement, car l’exemple vient d’en haut, comme dans la famille de Dieu (1 Jean 4.19) :

 

le cœur des parents s’ouvrira d’abord, et ensuite nous aurons souvent la joie d’avoir un fils ou une fille qui nous ouvrira le sien.

 

Eduquer dans ce contexte devient alors un partage mutuel magnifique.

 

d. Sans hésiter à le corriger

 

« L'Eternel châtie celui qu'il aime, comme un père l'enfant qu'il chérit. » (3.12)


« La verge et la correction donnent la sagesse, mais l'enfant livré à lui-même fait honte à sa mère. » (29.15)

 

Les Proverbes sont célèbres pour ce que certains prennent pour une apologie du châtiment corporel.

 

Ce simple fait suffit à discréditer les principes bibliques sur l’enseignement, les faisant passer pour totalement démodés.

 

Dans plusieurs pays européens, il est légalement interdit aux parents de corriger physiquement leurs enfants !

 

Il est même question d’en faire une règle au niveau de la Communauté européenne.

 

Notons tout d’abord que le terme « verge » n’est pas toujours à prendre au sens littéral6.

 

Suivant l’âge, suivant le caractère de l’enfant, suivant la gravité de la faute, des moyens divers de discipline seront employés et l’éventail des punitions ne se limitera pas à la fessée !

 

Le point important est d’être persuadé, contre l’esprit actuel, de la nécessité de la correction :

 

– parce que c’est ainsi que notre Père céleste — Notre Ultime Modèle — agit envers nous (relire Hébreux 12.4-14, où ce verset des Proverbes est cité) ;


– parce que c’est parfois le seul moyen de faire prendre conscience du mal ;


– parce que nous montrons ainsi (paradoxalement dans un sens) que nous aimons nos enfants ;


– parce que, même si, pour des parents, il est dur de devoir punir ses « petits chéris », il est encore plus dur de les voir s’enfoncer dans le péché du fait d’une carence de correction.

 

La discipline fournit aux enfants un cadre sécurisant dont ils ont absolument besoin pour leur équilibre personnel.

 

e. Par l’exemple

 

« Ecoute, mon fils. Je te montre la voie de la sagesse. » (4. 10-11)

 

Salomon n’a malheureusement pas été un exemple en tout pour son fils, mais pour autant, soyons persuadés que toute éducation risque de faillir immanquablement si les deux parents ne donnent pas l’exemple.

 

Si notre principe est : « Fais ce que je dis et ne fais pas ce que je fais », les résultats seront catastrophiques !

 

Nos enfants sont des observateurs constants, perspicaces et critiques de nos actions ; aussi enseignons-les premièrement par notre propre façon de vivre. 

 

 

3. LE RESULTAT DE L’EDUCATION

 

 

« Le père du juste est dans l'allégresse, celui qui donne naissance à un sage aura de la joie. Que ton père et ta mère se réjouissent, que celle qui t'a enfanté soit dans l'allégresse ! » (23.24-25)


« Mon fils, si ton cœur est sage, mon cœur à moi sera dans la joie. » (23.15)

 

Quel sera le résultat d’une éducation selon les bons principes du livre des Proverbes (et du reste de la Bible) ?

 

Pas forcément positif : très lucide, Salomon indique qu’un fils peut refuser de suivre les enseignements de la sagesse paternelle (10.1).

 

L’histoire des rois de Juda et celle de nos familles montrent bien que les enfants ne suivent pas toujours l’exemple (bon ou mauvais) de leurs parents.

 

En tant qu’éducateurs, nous n’avons pas une obligation de résultat, mais seulement une obligation de moyens.

 

Aussi ne nous laissons pas accabler par un poids de responsabilité excessif et hors de propos : Dieu laisse chaque homme libre.

 

Si nos enfants sont des « sages » ou des « justes », ce ne sera de toute façon qu’un effet de Sa Grâce, qui aura pu utiliser en partie l’éducation — toujours imparfaite — que nous aurons pu donner. 

 

 

 

 Joël Prohin,

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1Ce texte s’inspire en partie d’une étude disponible sur le site américain www.bible.org. Nous recommandons vivement les études et les commentaires qui figurent sur ce site chrétien.
2Une bible à parallèles ou une concordance pourront fournir d’autres références.
3Certains versets de la Bible peuvent se comprendre sous deux sens différents, sans que le texte original permette de trancher entre l'un ou l'autre. Souvent d'ailleurs les deux sens se complètent et montrent l'équilibre de la Parole de notre Dieu.
4Dans un accord entre le père et la mère (cf. l’article de L. Jouve sur ce sujet dans ce même numéro).
5Le livre de G. Chapman et R. Campbell, Langages d’amour des enfants, présente cinq façons d’aimer ses enfants : en leur adressant des paroles valorisantes, en passant avec eux des moments de qualité, en leur offrant des cadeaux, en leur rendant des services, en les câlinant. Chaque enfant, selon ces auteurs, est plus ou moins sensible à chacun de ces langages..
6Voir, par exemple, Esaïe 10.5, où le terme a un sens métaphorique pour la « discipline » en général.

 

Source : Logo Promesses

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 08:34
Une triste histoire de compromission

A l’heure du bilan, au début du IIIe millénaire, l’héritage socio-économique du christianisme n’est pas brillant.

 

L’Eglise a toujours tenu un même langage – celui de la justice, de la fraternité et de l’amour – sans nécessairement agir en conséquence.

 

Le dire sans le faire, dans de trop nombreux cas, a réduit l’impact rénovateur de l’Evangile.

 

Le christianisme a perdu de sa crédibilité, mais aussi de son efficacité comme mouvement historique.

 

Difficile d’agir en ce monde alors que l’on appartient, en principe, à l’autre.

 

Christ nous en a avertis: « Mon Royaume n’est pas de ce monde. »

 

Si son Royaume l’était, ses serviteurs pourraient prendre l’épée ou être des hommes d’affaires !

 

Le domaine socio-économique est celui de la création.

 

Mais la vocation de l’Eglise est prioritairement de se préoccuper de la nouvelle création, insérée déjà dans l’histoire.

 

Dans leurs actions, souvent bien intentionnées, les chrétiens et les Eglises en sont parfois arrivés à confondre « refaire le monde » et « le monde nouveau » que seul le Christ fera paraître.

 

Comme J.-Y. Naudet l’exprime, dans la conclusion de son article, les chrétiens, l’Eglise, ont souvent confondu les moyens et la finalité, le technique et les principes.

 

C’est ainsi qu’il arrive que les domaines du matériel, du spectaculaire et du pouvoir éclipsent, dans les préoccupations, la vocation et la vie de l’Eglise, la vision de Dieu et de son Royaume.

 

A cause de cette tentation et lorsque l’Eglise, par conséquent, s’est sentie à l’aise dans ce monde, les compromissions néfastes sont apparues avec pour effet de réduire la radicalité du message chrétien et de ramener le ROYAUME au niveau de ceux de ce monde.

 

Quand l’Eglise inverse l’ordre de ses priorités, elle en souffre dans sa vocation et le monde souffre de l’affaiblissement, de l’absence d’un témoignage prophétique.

 

Les échecs de ce « mondisme » qui s’est insinué dans le comportement de l’Eglise chrétienne s’accumulent dans la casse de l’histoire.

 

 

En effet, le christianisme a toujours perdu en jouant au casino de la puissance politico-économique.

 

Les dérapages de la chrétienté sur fond économique sont connus de tous :

 

– le développement d’une hiérarchie de puissance dans l’Eglise;

 

– les effets néfastes de l’économie « spirituelle » monastique, à part;

 

– les luttes de puissance entre Rome et Constantinople, entre papes et rois;

 

– le fait que le Vatican soit un Etat parmi les autres, que le pape prétende être roi des rois et que l’Eglise de Rome soit devenue un des propriétaires les plus riches du monde;

 

– les agressions que constituent les croisades, les conversions forcées, l’Inquisition, le pouvoir colonial, toutes bénies par les Eglises;

 

 

– le refus d’écouter les appels de Jan Hus, de Pierre Valdo, des réformateurs spirituels, l’intolérance contre les puritains ou à l’égard de scientifiques comme Galilée;

 

– le scandale de la traite des esclaves dans une civilisation dite chrétienne, les injustices perpétrées contre des populations autochtones « païennes » pour des gains matériels;

 

– l’exploitation, lors de l’industrialisation, des femmes et des enfants par des patrons nominalement chrétiens;

 

– la « mésalliance » entre l’Eglise et le capitalisme (l’époque victorienne, de progrès, qui s’est soldée, sur le Vieux-Continent chrétien, par deux guerres mondiales), ou entre l’Eglise et le marxisme (le COE entre 1960 et 1990).

 

Bref, il semble que, dès lors que l’Eglise s’est préoccupée du mandat culturel en ce monde, la tentation de la puissance a obscurci la finalité de sa mission évangélique et les conséquences en ont été lourdes.

 

Faisons-nous mieux, aujourd’hui, face aux tentations et aux problèmes de notre temps? Agissons-nous mieux que nos prédécesseurs? La faiblesse de notre réflexion concrète risque de nous inciter à désespérer. Que pouvons-nous faire?

 

L’heure est, sans doute, à l’humilité et à la modestie.Du moins, la nature du problème nous apparaît de façon claire.

 

 

Si, par le passé, l’Eglise a trop souvent échoué à cause de sa mondanité, à cause de ses jeux de puissance économico-politique, la réaction inverse – celle de se retirer du monde dans un cocon de spiritualité détachée de l’actualité – constitue un danger aussi grand.

 

La vocation de l’Eglise et des chrétiens ne consiste pas à imaginer qu’ils sont déjà dans le Royaume.

 

Notre tâche est plutôt de nous interroger et de chercher à vivre, de façon créatrice et novatrice, la tension qui existe, pour l’Eglise-institution et ses membres, entre faire partie du Corps du Christ, appartenir au Royaume, et accomplir la tâche que Dieu a confiée à ses créatures dans l’univers.

 

Pour nous guider dans cette entreprise, chose trop souvent oubliée, Dieu nous a donné sa Loi afin que nous sachions vivre une vie nouvelle dans une création ancienne.

 

La Loi et l’Evangile demeurent, avec la puissance d’une parole « autre », une « alternative » aux évidences de ce monde.

 

La foi en Christ change des vies et l’obéissance à sa Parole transforme des attitudes sur les plans économique, social et politique.

 

 

Eventuellement, cette Parole est une force de régénération des cultures.

 

Le message de la Loi et de l’Evangile libère de l’esclavage du monde et de ses formes de puissance.

 

Il aide à attendre avec espérance l’autre monde où règne la justice et la paix, la réconciliation.

 

Cette espérance a le pouvoir de tout transformer dans la vie présente, y compris la relation à l’argent.

 

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Paul WELLS*

 

 

* P. Wells est professeur de théologie systématique à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence.

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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

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  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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