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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:20
Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Dernière partie)

2. L’espoir renouvelé

 

 

Mais tout n’est pas sombre dans le chapitre 3 des Lamentations.

 

De même, tout ne devrait pas être sombre dans l’âme qui a été blessée ou qui craint de l’être.

 

Lisez bien ! Jérémie interrompt ses lamentations pour s’écrier (Lm 3.21-26) :

 

21 Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l’espérance.

22 Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme :

23 elles se renouvellent chaque matin. Oh ! Que ta fidélité est grande !

24 L’Éternel est mon partage, dit mon âme : c’est pourquoi je veux espérer en lui.

25 L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche.

26 Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel.

 

La consolation de Jérémie c’est l’Évangile, la Grâce de l’Éternel qui n’est pas anéantie par le désastre qui s’abat sur Jérusalem.

 

En fait, chaque matin Sa Grâce et les Promesses de Sa Grâce sont maintenues, même lorsque tout s’écroule.

 

Dieu a promis le renouvellement de toute chose, la fin de la souffrance et du mal et chaque jour qui passe ne signifie pas que cette promesse a été mise aux oubliettes, mais qu’elle est sans cesse renouvelée et toujours plus proche.

 

L’histoire n’est pas terminée et malgré la souffrance et la mort, il y a encore de la vie et de l’espoir.

 

Ce que Dieu a promis, Il l’accomplira.

 

Toutes celles et ceux qui espèrent en l’Éternel et qui attendent Son Secours ne seront pas confus ni trompés :

 

Sa Fidélité est Grande et Il viendra en Personne nous secourir.

 

Environ un siècle avant Jérémie, le prophète Ésaïe avait annoncé de quelle manière l’Éternel guérirait tous ceux qui espèrent en son salut (Es 52.14-53.5) :

 

14 De même qu’Il a été pour plusieurs un sujet d’effroi, -tant Son Visage était défiguré, tant Son Aspect différait de celui des fils de l’homme, -

15 de même Il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie : devant Lui des rois fermeront la bouche : car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu.

---

1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le Bras de l’Éternel ?

2 Il s’est élevé devant Lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée : Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire.

3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de Lui aucun cas.

4 Cependant, ce sont nos souffrances qu'Il a portées, c’est de nos douleurs qu’Il s’est chargé : et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié.

5 Mais Il était Blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités : le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

 

2 Edward Welch, Depression, p. 128, 130. 6 Nous insistons souvent et avec raison sur le fait que Christ a porté nos péchés et qu’Il a été puni à notre place. Cependant, la Bible enseigne également qu’Il a porté nos souffrances et que la guérison de toutes nos blessures se trouve en Lui, dans Ses Meurtrissures.

 

Le Seigneur proclame (Mt 5.4) « Heureux les affligés, car ils seront consolés! » 

 

L’apôtre décrit le chrétien comme une personne consolée et guérie qui apporte autour d’elle la consolation (2 Co 1.3-7).

 

Pierre de même que Jean dans l’Apocalypse, présentent le salut comme la guérison complète et finale de l’homme (1 P 2.24 : Ap 22.2).

 

L’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ répare tout ce qui est brisé dans l’homme lorsque celui-ci reçoit cet Amour.

 

Jérémie avait raison d’espérer et de se réjouir en repassant les promesses de Dieu dans son âme languissante.

 

Une guérison progressive

 

Bien qu’il n’y ait que l’Évangile qui apporte une guérison parfaite, celle-ci ne sera pas instantanée.

 

Dès l’instant où l’Esprit saint, le Consolateur, entre dans une âme pour en faire sa demeure, une guérison commence.

 

Il est vrai que nous pouvons connaître un degré très élevé de restauration dans cette vie, mais la guérison finale est pour la vie à venir dans la gloire (Ap 21.3-4) :

 

3 Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

 

La guérison se produit donc de manière progressive jusqu’à ce qu’elle soit achevée dans la gloire finale.

 

Un des effets que produit la grâce de l’Évangile, c’est la transformation du cœur.

 

La Grâce prend un cœur amer et rigide et le rend doux et tendre.

 

Elle prend une âme rancunière et hostile et la rend indulgente et aimante.

 

Elle prend une personne craintive et la rend confiante : une personne blessée et la rend secourable.

 

Tel est le fruit de l’Évangile : reproduire la grâce dont nous avons été l’objet.

 

La grâce est le fruit par excellence d’une vie graciée.

 

Un chrétien est un pécheur pardonné, mais également un pécheur qui pardonne tout en haïssant le mal.

 

Non seulement le pardon est-il une évidence de la guérison, mais il est absolument nécessaire à la guérison.

 

Les personnes qui vivent avec de l’amertume de la rancune et du ressentiment se nuisent à elles-mêmes et s’enfoncent souvent dans un état dépressif.

 

Y a-t-il des gens à qui vous devez pardonner ?

 

Certaines personnes vous ont-elles déjà porté préjudice ?

 

Vous ont-elles fait souffrir et ne s’en sont jamais excusées ?

 

Peut-être certains sont-ils si insensibles qu’ils ne réalisent même pas qu’ils vous ont blessés !

 

En pensant à leur indifférence face à votre souffrance vous doublez de colère envers elles :

 

« En plus de m’avoir fait souffrir, cette personne n’a pas la décence d’éprouver du regret ! »

 

Y a-t-il des péchés qui vous semblent impardonnables ?

 

Y a-t-il des personnes à qui vous n’arriveriez pas à pardonner, même si vous le vouliez ?

 

Qu’est-ce que le pardon et comment doit-il s’appliquer ?

 

L’une des meilleures explications que j’ai entendues concernant le pardon distingue trois sortes de pardon.

 

Le pardon prendra des formes différentes selon les circonstances.

 

Exonérer

 

Exonérer signifie que nous oublions entièrement l’offense et rétablissons la relation comme s’il n’y avait jamais eu de faute.

 

Nous exonérons une personne lorsque le dommage était accidentel et qu’aucun blâme ne peut être réellement porté.

 

Nous exonérons aussi une personne lorsqu’elle n’a pas la maturité pour comprendre ce qu’elle fait ou dit : par exemple un commentaire désobligeant ou une action irréfléchie d’un enfant.

 

Devons-nous aussi exonérer une personne qui nous a fait du mal de manière coupable ?

 

Nous devons pardonner une personne si elle regrette sincèrement ce qu’elle a fait, si elle s’avoue coupable sans chercher de fausses excuses, si elle demande notre pardon en promettant de ne plus recommencer.

 

Dans ce cas, nous devons pardonner et rétablir la relation.

 

Le pardon nous libérera et libérera la personne coupable : refuser de pardonner dans de telles circonstances est un péché et entraînera plus de dommages pour notre âme.

 

 

Supporter

 

Qu’arrive-t-il lorsque la personne s’excuse à moitié ?

 

Lorsqu’elle reconnaît qu’elle a mal agi, mais vous accuse en retour ?

 

Autrement dit, que faire lorsque les excuses ne sont pas sincères ?

 

Il est important de s’évaluer et de reconnaître que dans un conflit nous pouvons aussi avoir notre part de responsabilité et avons également besoin d’être pardonnés nous-mêmes.

 

Nous devons accepter que nous traitons avec des êtres imparfaits comme nous qui non seulement peuvent nous traiter injustement, mais aussi qui se repentiront imparfaitement.

 

Dans ce cas, nous devons supporter.

 

Les excuses ne seront peut-être pas parfaites, mais si cette relation est importante pour nous, nous passerons par-dessus l’offense et accepterons des excuses imparfaites.

 

Supporter signifie que nous renonçons aux sentiments de vengeance et que nous ne reviendrons pas sans cesse sur cette affaire.

 

Cependant, nous serons prudents à l’avenir.

 

Il n’est pas question de devenir méfiant ou de faire semblant de pardonner, mais de supporter l’offense, de préserver la relation autant que possible sans pour autant devenir naïf et risquer de se faire tromper à nouveau.

 

Ce genre de pardon doit s’appliquer avec des personnes qui vous sont importantes malgré leurs fautes envers vous ou des personnes que vous devrez continuer à voir.

 

Il est possible en empruntant cette présentation au docteur Stephen Marmer qui enseigne la psychiatrie à l’Université de Californie à Los Angeles.

 

Cette présentation tripartite du pardon peut-être visionnée à l’adresse suivante :

http://youtu.be/6xsVM_gd0Tc 8

 

qu’après un laps de temps où la personne aura prouvé une bonne conduite, vous lui donniez à nouveau votre pleine confiance.

 

 

Relâcher

 

Que faire maintenant dans une situation où la personne ne reconnaît pas sa culpabilité ou vous fait des excuses qui sont presque une insulte, tellement elles manquent de compassion ?

 

Que faire avec des agresseurs qui n’ont jamais imploré notre pardon ?

 

Que faire avec des personnes qui nous ont trahis ou menti ou abandonnés ?

 

Que faire avec une personne qui n’arrive pas à voir le mal qu’elle fait ?

 

Dans ce cas, il faut relâcher.

 

Relâcher est un type de pardon où nous n’exonérons pas le coupable, nous ne supportons pas non plus.

 

Il n’est même pas nécessaire de continuer d’entretenir une relation avec cette personne.

(Nota Refuge Protestant : même exemple pour tout endroit où l'apostasie, l'hérésie, gravités spirituelles ou morales diverses existent sans aucun retour saint et sain)

 

Cependant, relâcher exige de ne plus entretenir de mauvais sentiments et de la colère envers cette personne.

 

Il faut relâcher le pesant fardeau de l’offense passée et continuer à avancer.

 

Ce pardon est plus facile à dire qu’à faire, mais en y appliquant tout notre cœur nous y parviendrons par la Grâce de Dieu.

 

Concrètement, la prière sera le meilleur outil pour délivrer nos cœurs.

 

Nous devons nous en remettre à Dieu et lui laisser le jugement.

 

Nous devons demander au Seigneur de libérer notre cœur de toutes les traces du mal.

 

Puis, extrêmement important, en priant pour notre ennemi (Mt 5.44), Dieu changera notre ressentiment en compassion et, peut-être, cette personne en viendra-t-elle à une véritable repentance.

 

Une chose est certaine cependant : la Grâce de Dieu est efficace pour guérir tout cœur aussi blessé ou méchant qu’il soit.

 

Cette Grâce est offerte à tous les hommes aussi blessés ou méchants qu’ils soient.

 

Pour recevoir cette Grâce, il faut reconnaître que nous en avons besoin parce que le péché, le nôtre et celui des autres, a ruiné notre existence.

 

Lorsque nous venons à Dieu avec un tel cœur repentant et suppliant Il nous accorde Sa Grâce inconditionnellement et en totalité.

 

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

13 Portez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. 15 Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants.

Colossiens 3.12-15

 

 

 

Pasteur Pascal Denault

de l'Eglise Baptiste Réformée de St Jérôme

(Québec)

 

 

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:03
Ne nous conformons pas au siècle présent (Charles Spurgeon)

Que tes ami(e)s les plus choisi(e)s soient parmi ceux qui ont fait de Jésus leur Principal Ami.

(x)

"Ne vous conformez pas au siècle présent". (Romains 12:2)

 

S'il était possible à un chrétien d'être sauvé alors qu'il se conforme au monde, ce serait tout au moins au travers du feu.

 

Un salut aussi dénué de tout est presque autant à craindre qu'à désirer...

 

Ami(e) lecteur(rice), souhaitez vous quitter ce monde dans les ténèbres d'un lit de mort environné de découragement ?

 

Désirez vous entrer au Ciel comme un marin victime d'un naufrage se hisse sur les falaises de son pays natal ?

 

Si oui, alors soyez mondain(e).

 

Assemblez vous avec les enfants de Mammon et refusez de sortir du camp en portant l'opprobre de Christ.

 

Voulez vous au contraire goûter d'un ciel ici-bas tout autant que de la Gloire à venir ?

 

Voulez vous saisir avec tous les saints quelles sont la hauteur et la profondeur, et connaître l'Amour de Christ qui surpasse toute intelligence ?

 

Désirez vous bénéficier d'une abondante entrée dans la joie de Votre Seigneur ?

 

Alors.

 

Sortez du milieux d'eux, et séparez vous, ne touchez pas à ce qui est impur.

 

Désirez vous parvenir à une pleine assurance de la foi ?

 

Cela vous est impossible tant que vous communiez avec des pécheurs.

 

Voulez vous brûler d'un amour empli de force ?

 

Les douches d'une société impie l'éteindront.

 

Vous ne pouvez pas devenir un(e) grand(e) chrétien(ne) - vous serez peut être un bébé dans la Grâce, mais vous ne serez jamais un homme ou une femme parfait(e) en Jésus Christ tant que vous vous abandonnerez aux maximes et aux manières de faire des hommes du monde.

 

Il ne sied pas à un héritier du Ciel d'être le ou la meilleur(e) ami(e) des héritiers de l'enfer.

 

Le ou la courtisan(e) est suspect(e)  s'il(elle) manifeste trop de familiarité avec les ennemis de Son Roi.

 

Même les petites inconséquences sont dangereuses.

 

Les petites épines causent les plus douloureuses blessures et les minuscules mites détruisent les meilleurs habits.

 

Pareillement, les petites frivolités et les petits écarts déroberont un millier de joies à la vie Chrétienne.

 

O, vous qui faites profession de foi mais qui êtes trop peu séparé des hommes pécheurs, vous ne savez pas ce que vous perdez à cause de votre conformité à ce monde.

 

Cette attitude coupe les tendons de votre force et vous fait ramper là où vous devriez courir.

 

Aussi, pour votre propre consolation et votre croissance dans la Grâce, si vous êtes Chrétien(ne), soyez Chrétien(ne), et soyez le de manière marquée et résolue.

 

Amen,

 

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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Lorsque je traîne un vêtement propre dans la boue, ce n’est pas la boue qui est rendue plus propre, mais le vêtement qui est inévitablement sali. Il en sera de même pour les croyants s’ils se complaisent dans la compagnie d’hommes impurs ou moqueurs.

(x)

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:00
De l'abus et de l'oubli de la Loi de Dieu par Jean Marc Berthoud,

La recherche du salut par des voies légales, que ce soit par les oeuvres morales ou par celles de la législation, est un phénomène bien plus courant qu'on ne le croit.

 

La législation de la sociale-démocratie, du socialisme et du communisme, qui préconise une solution législative étatique aux problèmes de la société, est fondée sur la croyance que de telles lois sauveront les hommes.

 

Nous voyons la même prétention salvatrice, la même religion profane, chez les éducateurs, les psychiatres et les assistants sociaux qui s'imaginent guérir l'homme par leur activisme (1).

 

Le pasteur Rushdoony éclaire excellemment l'actualité de l'enseignement biblique sur cette question :

 

« Les lois fondées sur la Bible ne cherchent pas à sauver l'homme ou à instaurer «le meilleur des mondes», la «grande société», la «paix mondiale» ou un monde «libéré de toute pauvreté» ou une quelconque autre utopie semblable. Le but de la loi biblique est de punir le mal, de le restreindre, de protéger la vie et les biens des hommes et de promouvoir une justice pour tous. Ce n'est pas la fonction de l'Etat et de ses lois de changer les hommes, de les réformer. Ceci est une question spirituelle, l'affaire de la religion. L'homme ne peut être changé que par la grâce de Dieu, par le ministère de la Parole. La législation publique est incapable de changer le caractère des hommes.

La loi peut contenir, limiter la volonté mauvaise, le coeur mauvais de l'homme en lui faisant craindre les conséquences de ses actes. Sur une autoroute, nous ralentissons tous un peu quand nous voyons la voiture de police... L'existence de la loi et son application stricte restreignent les tendances pécheresses de l'homme. Bien que l'inclination de l'homme au mal puisse être freinée par l'application stricte de la loi, sa nature n'est jamais changée par cette loi: il ne peut être sauvé par la loi. Seule la grâce de Dieu en Jésus-Christ assure son salut. » (2)

 

Ainsi les législateurs démocrates et totalitaires qui s'imaginent pouvoir transformer l'homme par des lois sont les frères du légalisme religieux, pharisaïque.

 

La prétention, par exemple. du communisme de changer l'homme, d'en faire «un homme nouveau» par la législation et par l'action contraignante de l'Etat, n'est qu'une pure utopie légaliste.

 

Le salut par les oeuvres de religieux est devenu laïque, politique.

 

Il n'en est pas moins futile.

 

Si l'Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. Si Dieu ne garde la ville ceux qui la gardent veillent en vain. (Ps 127.1)

 

En dehors de Jésus-Christ l'homme est incapable de faire quoi que ce soit d'utile, de solide, de durable (Jean 15.5).

 

La loi de Dieu a comme but de faire connaître la différence absolue entre le bien et le mal afin de diriger l'homme vers le bien et le mener sur le chemin de la vérité.

 

La grâce recrée l'homme à l'image du Christ.

 

La vie nouvelle que Dieu donne à l'homme régénéré s'exprime par l'observation de la loi de Dieu, dans le but de rendre l'homme conforme à Dieu.

 

Voici alors l'essentiel de ce qu'on appelle le «légalisme»:

 

chercher à obtenir le salut, soit salut social ou politique, soit salut personnel et spirituel, par les oeuvres de la loi.

 

Définissons brièvement quelques aspects de ce légalisme selon la Bible.

 

Premièrement est légalisme toute prétention de nous réconcilier avec Dieu, de nous sauver par nous-mêmes, par nos propres efforts en cherchant à obéir à la loi de Dieu en dehors de la foi en Jésus-Christ et de son oeuvre parfaite, en dehors de l'imputation gratuite de sa justice au croyant.

 

Deuxièmement, toute adjonction de traditions humaines, de commandements humains, aux exigences de la loi de Dieu est du légalisme.

 

Il nous faudrait des études détaillées qui nous permettent de discerner exactement comment le Nouveau Testament comprend l'Ancien.

 

(Nota Refuge Protestant : un autre point sera rajouté très rapidement ici concernant le danger et erreur courante de certains chrétiens d'hier et aujourd'hui que l'Apôtre Paul avait condamné avec justesse, à savoir judaïser par des lois et coutumes l'oeuvre parfaite de Christ à la croix)

 

Affirmer que des commandements de Dieu aient été abrogés sans que la Bible elle-même ne l'affirme, est une position antinomienne (3).

 

Une telle attitude conduit à la destruction de l'individu, de l'Eglise et de toutes les institutions que Dieu a établies pour ordonner la société afin de permettre aux hommes de vivre et de vivre heureux.

 

La conséquence d'un tel légalisme laïque d'un «salut» profane fait d'oeuvres sociales, économiques, politiques, techniques et scientifiques, sans Dieu et en dehors du cadre de la loi de Dieu, est la constitution d'une providence étatique où la planification de l'homme se substitue à la providence divine.

 

L'antinomisme, marque d'un christianisme apostat, a fait beaucoup pour ouvrir cette voie.

 

L'Etat providence a grandi du rejet par les chrétiens de l'obéissance qu'ils devaient à la loi de Dieu, obéissance qui aurait dû les conduire à ces innombrables oeuvres sociales et éducatives qu'ils ont abandonnées à l'Etat.

 

Ainsi l'Etat, en assumant toutes sortes de fonctions sociales et économiques qui ne lui sont pas propres, a tout simplement oublié la tâche si essentielle qui est la sienne: exercer la justice. 

 

Car la fonction de l'Etat n'est pas de recréer l'homme socialement ou individuellement, mais de punir les malfaiteurs et ainsi de permettre aux gens de bien de vaquer paisiblement à leurs affaires.

 

Un Etat fidèle à la fonction que Dieu lui assigne ne doit en aucun cas se substituer aux institutions établies par le Créateur, la famille, l'Eglise et toutes les associations que l'homme se donne en conformité avec la loi de Dieu (4).

 

Mais quel a été l'effet de cette antinomisme des chrétiens dans l'élaboration du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui ?

 

«La question de la restauration et du développement dans la société moderne des principes de la loi biblique a, depuis plus d'un siècle, été ignorée dans l'Occident chrétien. Pour de nombreux aspects de cette question cela est vrai depuis au moins trois siècles. Les implications pratiques de la loi biblique ainsi que son application à tous les domaines de la vie de la société - la vie de l'Etat inclu - sont méconnues autant par les chercheurs chrétiens que par ceux qui travaillent dans une perspective purement laïque. La conséquence en est que la faillite des structures légales positivistes (celle de ce qu'on nomme «l'état de droit», réd.) dans le monde entier,... n'a pas provoqué la réaction chrétienne indispensable.

Seul, en effet, le rétablissement de la loi biblique comme fondement du droit a une chance de résoudre durablement cette crise juridique. Pendant plus de trois siècles, les chrétiens ont tout simplement adapté les structures légales de leurs pays aux normes humanistes. La conséquence en est que nous nous trouvons maintenant dans une culture sécularisée en voie de dissolution. Ainsi que le sel qui aurait perdu sa saveur, les chrétiens ont en effet perdu toute capacité de construire des institutions fondées explicitement sur des principes bibliques. L'accent mis par les chrétiens sur leur piété personnelle et une sainteté vécues uniquement dans le cadre étroit de la famille et de l'Eglise, a eu comme résultat d'abandonner l'évolution du monde aux puissances ténébreuses. Maintenant que le monde est, apparemment, entre les mains de l'ennemi de nos âmes, les chrétiens se rendent compte soudainement que ni leurs églises, ni leurs familles sont à l'abri de l'infection culturelle ambiante, infection qui prend rapidement la forme d'une épidémie» (5).

 

Le pasteur Rushdoony, de son côté, relève lui aussi que la conséquence de l'oubli et de l'abandon de la loi divine comme norme de toutes les institutions sociales, a pour inévitable conséquence la dislocation de la société.

 

«Au fur et à mesure que l'humanisme répand son cancer dans le monde entier nous pouvons observer un mépris grandissant pour la loi sous toutes ses formes. Le christianisme évangélique ainsi que la plupart des manifestations de la foi en ce siècle, témoignent de ce mépris de la loi par leur antinomisme et leur humanisme implicite. C'est ainsi qu'ils sont affectés par cette maladie mortelle qu'est l'humanisme.

Ce qui caractérise la religion antinomienne, c'est son impuissance. 

Cela implique en réalité la mort de la religion, car renoncer à la loi n'est rien d'autre que refuser à Dieu et à la foi toute prétention à une autorité finale, à une souveraineté absolue.

Mais il est impossible aux hommes de vivre sans loi. Le cri des anciens Perses: «Nous sommes des hommes, donnez-nous des lois!» est devenu le besoin vital, la faim grandissante des hommes du vingtième siècle. Et à ce besoin d'une loi, seule la loi biblique peut répondre. Tous les autres systèmes sont en déconfiture complète» (6).

 

 

Le monde est parvenu à cet état de confusion et d'arbitraire grâce à ce qu'on peut appeler la démission de la loi à l'intérieur des églises.

 

Cette lumière qu'est la Parole-Loi de Dieu ne brille plus dans les ténèbres de ce monde.

 

L'Eglise a mis sa lampe sous le boisseau.

 

L'on ne voit plus la cité de Dieu sur la montagne.

 

Le monde, en conséquence, n'a plus de boussole et les hommes se livrent à l'anarchie, au nihilisme et à des réactions arbitraires d'autoritarisme.

 

Comme le dit fort bien Jean Brun, faute de référence vraie absolue, on passe sans autre de la pourriture à la dictature.

 

L'antinomisme chrétien est le levain qui corrompt toute la pâte.

 

Le légalisme arbitraire la fige en masse totalitaire.

 

Soyons de ceux qui demeurent affamés et assoiffés de la justice divine. 

 

Nous serons rassasiés et notre soif sera étanchée (Mt 5.6).

 

Dieu fera alors à nouveau de ses enfants la lumière de ce monde et le sel de la terre.

 

Amen,

 

 

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Jean Marc Berthoud,

Théologien 

Eglise Réformée Baptiste de Lausanne

 

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Source :

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Notes 


(1) Pour l'éducation voyez: R. J. Rushdoony: The Messianic Character of American Education. the Craig Press (Nutley) New Jersey, 1976 (1963).

Pour la psychologie: W. K. Kilpatrick: Séduction psychologique, Centre Biblique Européen, Lausanne, 1985. 


(2) R. J. Rushdoony: Law and Liberty (Craig Press), 1971, p. 3. 


(3) Antinomisme: Doctrine qui enseigne, au nom de la suprématie de la grâce, l'indifférence à la loi. (Larousse) 


(4) Voyez à ce sujet notre importante étude: J-M. Berthoud: «Du Pouvoir» - Documentation chrétienne N0 XVII, septembre 1977, C. P. 468, 1001 Lausanne, Suisse. 


(5) Gary North: Editor's Introduction. The Journal of Christian Reconstruction, Symposium on Biblical Law, Vol. Il, No. 2,1976, p. 1. 


(6)R.J. Rushdoony: Biblical Law and Western Civilisation, Ibid. p. 12, PO. Box 158, Vallecito,

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 20:19
Comment conduire nos enfants à Christ – Quelques conseils aux parents chrétiens – par le Pasteur Pascal Denault

Quatre questions en ouvrant la Parole de Dieu :

(1) Comment amener concrètement nos enfants à Christ ?

(2) Pourquoi les disciples s’opposèrent-ils ?

(3) En quoi devons-nous ressembler aux enfants pour entrer dans le royaume ?

(4) Qu’est-ce que Jésus fait aux enfants qu’on Lui apporte ?

 

Puisque le but de cette exhortation est de conduire nos enfants à Christ, voici quelques questions pour les aider à méditer la Parole du Seigneur :


1. Quel était le but des parents en amenant leurs enfants à Jésus?
2. Comment les parents peuvent-ils faire aujourd’hui pour amener leurs enfants à Jésus puisqu’il n’est plus sur la terre?
3. Est-ce que les parents doivent amener leurs enfants à Jésus une seule fois?
4. Qu’est-ce que les parents doivent essayer de faire comprendre à leurs enfants en les amenant à Jésus?
5. Donne au moins une raison pourquoi les gens sont souvent dérangés par les enfants?
6. Pourquoi Jésus dit-il qu’il faut ressembler aux enfants pour entrer dans le royaume de Dieu?

a. Parce que les enfants sont purs devant Dieu.
b. Parce que les enfants peuvent uniquement recevoir leur place comme un cadeau.
c. Parce que les enfants méritent une place dans le royaume de Dieu.

7. Qu’est-ce que Jésus fait aux enfants qu’on Lui apporte ?

13On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. 14Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit: Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. 15Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. 16Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains. (Marc 10.13-16)

 

 

Pasteur Pascal Denault

de l'Eglise Baptiste Réformé Baptiste de St Jérôme

(Québec) )

 

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 20:37
Canonisation – Panthéonisation : qui sont les saints ?... par le Pasteur Eric Kayayan,

La cérémonie de “panthéonisation" en présence du président de la République où les cendres de femmes ou hommes illustres dans l'histoire sont reçues avec les plus grands honneurs au Panthéon en signe de reconnaissance de la patrie pour leur action courageuse et/ou patriotique évoque immédiatement une version « laïque » ou « républicaine » de la canonisation de « saints » par un certain nombre d’églises (catholique romaine, orthodoxe russe ou grecque, apostolique arménienne etc.) 


 

Comment, en effet,  ne pas être frappé par l’analogie qui existe entre d’une part le long processus menant  à la sélection des personnes panthéonisées, l’insistance sur leurs vertus qui les distingue du commun des mortels,  la solennité avec laquelle le rituel est conduit, et d’autre part la manière dont les églises sus-mentionnées déclarent « saintes » des croyants qui ont,  non pas « bien mérité de la patrie terrestre »,  mais plutôt « bien mérité de la patrie céleste » ?

 

Il est évident qu’avec cette analogie, comme de fait avec beaucoup d’autres semblables, l’idéal républicain – aussi laïque qu’il se prétende – reste fortement influencé par cela même dont il tente de se distancier.

 

Souvent il ne fait qu’imiter ce qu’il pourfend  par ailleurs. 


Peut-être au fond que cette connivence de rituels et de sacralisation trouve sa source dans un héritage commun : celui des empereurs romains déifiés – à moitié, ou totalement – après leur mort, afin que le souvenir de leur vie et de leur rôle à la tête de l’État impérial continue à servir de ciment pour la préservation de cet État, lui-même divinisé.

 

Quoiqu’il en soit – et quelle que soit la forme de la reconnaissance collective que l’on témoigne à des hommes ou  des femmes qui ont servi la patrie terrestre de manière exceptionnelle – il est nécessaire de se poser la question de savoir qui sont les « saints » que tant d’églises pensent pouvoir mettre sur un piédestal spirituel après leur existence terrestre ?

 

Que signifie « être saint »

 

A qui s’applique ce mot si souvent employé dans la tradition chrétienne? 

 

Pour bien le comprendre, lisons quelques extraits de lettres écrites par l’apôtre Paul, dans la seconde partie de la Bible.  

 

Au début de ses lettres, Paul s’identifie et identifie également ceux à qui il adresse sa lettre. 

 

Par exemple, dans sa lettre aux chrétiens de Rome, il s’adresse à – je cite – :

 

tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints”.  

 

Et il les salue au nom de Dieu de la manière suivante :

 

Que la grâce et la paix vous soient donnés de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !”

 

Dans la première lettre aux Corinthiens, Paul adresse une salutation semblable à – je cite –  l’église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus, appelés à être saints avec tous ceux qui invoquent en tout lieu le nom de notre Seigneur Jésus Christ.”  

 

Je pourrais citer d’autres salutations de l’apôtre Paul, comme celle qui ouvre la seconde lettre aux Corinthiens :

 

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l’église de Dieu qui est à Corinthe et à tous les saints qui sont dans l’Achaïe.”  

(Précisons que l’Achaïe était une région de la Grèce)


 

Quoi qu’il en soit, il est clair, au vu de ces passages de la Bible et de dizaines d’autres semblables, que les saints, ce sont tous les chrétiens, quels qu’ils soient, qui ont été appelés à croire en Jésus-Christ, mis à part pour former le peuple de Dieu et qui font partie de l’Église. 


 

Il suffit de lire la première lettre aux Corinthiens pour se rendre compte que ces nouveaux croyants étaient bien loin d’avoir atteint la perfection morale à laquelle ils étaient aussi appelés (lisez en particulier le chapitre 6, versets 9 à 11)


Mais, dans la seconde partie de la Bible,  leurs graves imperfections morales ne remettent pas en cause le fait qu’ils aient été mis à part, appelés à croire, donc sanctifiés par Dieu. 

 

Celui-ci les conduit par son Saint Esprit, donc Il les sanctifie progressivement en les appelant à l’obéissance à ses commandements, à un changement de vie qui rompt avec les pratiques païennes dont ils étaient coutumiers. 

 

Il en va de même deux mille ans plus tard, car l’appel de Dieu à croire en l’Évangile est adressé journellement à des myriades d’hommes et de femmes de par le monde. 

 

Toutes celles et tous ceux qui croient sincèrement sont donc les saints dont parle le Nouveau Testament. 


 

A vous toutes et tous aussi qui croyez s’adresse cette autre parole de l’apôtre Paul dans sa lettre aux chrétiens d’Ephèse :


 

Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage; mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu.  Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle.”

 

 

Amen,

Pasteur Eric Kayayan,

Foi & Vie Réformées

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:56
Dégringolade par le Pasteur Charles Haddon Spurgeon

Quiconque aime l’Évangile ne pourra se dissimuler que les jours sont mauvais.

 

Pourtant, nous avons la conviction solennelle que la situation dans beaucoup d’églises dépasse de beaucoup ce que l’on peut imaginer et que l’on se trouve en pleine dégringolade.

 

Lisez les journaux divers qui représentent cette école de « cette nouvelle théologie » et demandez-vous : 

 

Jusqu’où vont-ils aller ?

 

Quelle doctrine reste-il à abandonner ?

 

Quelle autre vérité vont-ils encore traîner dans la boue ?

 

Une nouvelle religion est née qui diffère du christianisme autant que l’eau du vin.

 

Dénuée de toute honnêteté morale, elle se présente comme la foi chrétienne historique, « légèrement améliorée » et, sous ce déguisement, elle usurpe des chaires qui furent construites pour la prédication de l’Évangile.  

 

On repousse la rédemption avec mépris ; on tourne l’inspiration de l’ Ecriture en dérision ; on abaisse le Saint-Esprit au simple rang d’une influence ; le châtiment du péché devient fiction, et la résurrection un mythe antique.

 

Et pourtant ces ennemis s’attendent à ce qu’on les appelle frères, que nous leur restions unis !

 

Avec la fausseté doctrinale, vient un déclin naturel de la vie spirituelle que l’on voit dans un goût pour les amusements douteux et la désertion des réunions de prière.

 

Les églises sont-elles en bonne santé lorsqu’elles n’ont plus qu’une réunion de prière squelettique par semaine ?

 

En fait, beaucoup voudraient marier l’Eglise et le théâtre, les jeux et la prière, la danse et les cultes.

 

Quand la foi ancienne disparaît, et que l’enthousiasme pour l’Évangile s’ éteint, il n’y a pas à s’étonner que les gens cherchent d’autres délices.

 

Spurgeon poursuivit, par des mots de cette nature, sa description de l’apostasie prévalente, et de la mort spirituelle qu’elle provoquait dans un grand nombre d’églises. Il exprima sa tristesse profonde devant cette situation, puis il aborda la question du chrétien qui reste en association avec ceux qui nient la Parole de Dieu.

Sa déclaration revêt autant d’importance pour aujourd’hui qu’à son époque (Arnold Dallimore) :

 

La question se pose maintenant sérieusement de savoir jusqu’où ceux qui demeurent dans la foi donnée aux saints une fois pour toutes doivent fraterniser avec ceux qui s’en détournent pour un autre évangile.

 

L’amour chrétien a ses exigences, et l’on doit éviter les divisions comme un mal grave.

 

Mais dans quelle mesure avons-nous le droit de nous unir avec ceux qui se détournent de la vérité ?…

 

Il incombe aujourd’hui aux croyants de faire preuve de prudence, et de ne pas donner leur soutien et leur encouragement à ceux qui trahissent le Seigneur.

 

Il est une chose que de surmonter les barrières des dénominations pour l’amour de la vérité… Mais il s’agit de toute autre chose que de sacrifier et d’assujettir la défense de la vérité à la prospérité et à l’unité d’une dénomination.

 

Beaucoup de gens accommodants ferment les yeux sur l’erreur… Que chaque croyant juge pour lui-même.

 

Pour notre part, nous avons renforcé notre porte et mis des verrous supplémentaires.

 

Car, sous couvert de mendier l’amitié du serviteur, il y en a qui visent à dérober le Maître.

 

Au plus fort de la controverse, Spurgeon écrivit :

 

« Le Seigneur connait le chemin que je prends, et je laisse cette affaire à son Arbitrage Divin. J’ai élevé ma protestation et souffert une perte d’amitiés, de réputation, … Mais la souffrance que cela m’a coûté, personne ne peut la mesurer. Je ne peux faire de compromis avec La Vérité de Dieu. » 

 

 

Arnold Dallimore,

Bible (134)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

source : « Charles Spurgeon, une biographie », par A. Dallimore

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 15:37
Seigneur Dieu, ta Parole est Vérité

Sanctifie-les par ta vérité.

(Jean 17:17)

Par Charles Spurgeon



La sanctification commence dans la régénération.

L’Esprit de Dieu infuse dans l’homme ce nouveau principe de vie par lequel il devient "une nouvelle créature" en Jésus-Christ.

Cette oeuvre qui commence à la nouvelle naissance est poursuivie de deux manières :

La mortification, par laquelle les convoitises de la chair sont maîtrisées et gardées sous contrôle, maintenues crucifiées; et la vivification, le renouvellement qui fait que la vie que Dieu a déposée en nous est destinée à devenir une source d’eau qui jaillit jusque dans la vie éternelle.

Ceci est l’opération de chaque jour en ce qui est appelé la "persévérance," par laquelle le chrétien est préservé et gardé dans un état de grâce, et qui le fait abonder en de bonnes oeuvres à la louange et la gloire de Dieu; et elle culmine ou vient à la perfection, dans la gloire, quand l’âme complètement épurée est saisie pour demeurer avec les êtres Saints à la droite de la majesté du Très haut.

Mais tandis que l’Esprit de Dieu est ainsi l’auteur de la sanctification, pourtant il y a une action visible employée qui ne doit pas être oubliée.

"Sanctifie-les" dit Jésus, par ta vérité : Ta Parole est la Vérité.


 Les passages de l’Ecriture qui prouvent que l’instrument de notre sanctification est la Parole de Dieu sont très nombreux.

L’Esprit de Dieu apporte à nos esprits les préceptes et les doctrines de la Vérité, et les applique avec puissance.

Ils sont entendus par l’oreille, et étant reçus dans le coeur, ils mettent en nous le vouloir et le faire pour le bon plaisir de Dieu.

La vérité est celui qui sanctifie et si nous n’entendons pas ou ne lisons pas la vérité, nous ne croîtrons pas dans la sanctification.

Nous progresserons seulement en apparence de vie, comme aussi nous progresserons seulement en apparence de compréhension, "ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier."

Ne prononcez pas de paroles erronées, aucun homme ne peut admettre une quelconque erreur de jugement, sans tôt ou tard tolérer une erreur dans la pratique.

Garde ferme la vérité, car en gardant ainsi ferme la vérité, tu seras sanctifié par l’Esprit de Dieu.

 

spurgeon.jpg

Pasteur Charles Spurgeon,

bibles

Croix Huguenote

 

 
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 17:49
A la croisée des chemins

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Première lettre de Jean, dans le Nouveau Testament, passage tiré du second chapitre de cette lettre :

 

“Je vous écris ceci, enfants: vos péchés vous sont pardonnés à cause de ce que Jésus-Christ a fait.  Je vous écris ceci, pères: vous connaissez celui qui est dès le commencement.  Je vous écris ceci, jeunes gens: vous avez vaincu le diable.  Je vous le confirme, enfants: vous connaissez le Père.  Je vous le confirme, pères: vous connaissez celui qui est dès le commencement.  Je vous le confirme, jeunes gens: vous êtes forts, la Parole de Dieu demeure en vous et vous avez vaincu le diable. N’aimez pas le monde ni rien de ce qui fait partie de ce monde.  Si quelqu’un aime le monde, l’amour pour le Père n’est pas en lui.  En effet, tout ce qui fait partie du monde: les mauvais désirs qui animent l’homme livré à lui-même, la soif de posséder ce qui attire les regards, et l’orgueil qu’inspirent les biens matériels, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde.  Or le monde passe avec tous ses attraits, mais celui qui accomplit la volonté de Dieu demeure éternellement.”

 

Dans la vie, nous sommes souvent placés à la croisée de plusieurs chemins, devant des choix qui engagent notre futur de manière très sérieuse :

- quelle carrière professionnelle choisir,  

- vers quel pays émigrer, peut être sans espoir de retour,

- avec quel époux ou quelle épouse s’engager pour la vie ?  

 

Nous pouvons être confronté à une croisée des chemins lorsque nous devons enterrer un être cher, sachant bien que notre vie ne sera plus jamais la même.  

 

De tels moments interviennent dans la vie de tout un chacun et nous forcent à opérer des choix décisifs lors de notre pélerinage terrestre.  

 

Mais, dans la vie, la croisée des chemins n’est pas seulement quelque chose de très épisodique.  

 

Car en y regardant de plus près, nous sommes chaque jour confrontés à des choix qui peuvent avoir des conséquences dramatiques sur notre existence.

 

Agir avec intégrité dans une situation où on nous a confié des responsabilités financières très sensibles, garder le contrôle de soi en dépit de pressions presque intolérables qui pourraient nous amener à commettre un geste irréparable… etc..., les exemples ne manquent dans aucun domaine.

 

Au dix-septième siècle, John Bunyan a parlé de la croisée des chemins de manière frappante dans un livre écrit en prison : le “Voyage du Pélerin”, allégorie sur le pélerinage que constitue la vie chrétienne.  

 

Le personnage central, Chrétien, quitte la Cité de la Destruction chargé d’un fardeau extrêmement lourd à porter.

 

En dépit des moqueries de son entourage proche, il s’en va seul, son lourd fardeau attaché aux  épaules, se dirigeant vers la Cité Céleste dont il a pris connaissance en lisant un livre bien particulier.  

 

Sur son chemin, il rencontrera bien des obstacles, bien des personnages qui lui recommanderont de se diriger sur telle ou telle route, bien des croisements de chemins où il lui faudra faire un choix décisif.  

 

Lors d’un moment crucial lors de ce périple, il parviendra à la colline de la Croix, et c’est là que le lourd fardeau dont il est chargé, tombera enfin de ses épaules.  

 

Mais il s’égarera souvent aussi, prenant la mauvaise route, ayant été invité à prendre des raccourcis qui semblent offrir bien des avantages ; il sera exposé à des dangers ou des tentations quasi insurmontables, mais il parviendra finalement à destination.  

 

Dans le texte de la lettre de Jean, l’auteur nomme de tels dangers  “tout ce qui fait partie du monde”:

 

les mauvais désirs qui animent l’homme livré à lui-même, la soif de posséder ce qui attire les regards, et l’orgueil qu’inspirent les biens matériels, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde.”  

 

En employant ce mot, “le monde”, il ne veut pas dire la bonne Création de Dieu, l’univers qui reflète la gloire de son Créateur, mais un état de déchéance spirituelle qui englobe l’humanité, et qui devient le terreau de toutes sortes de turpitudes, de convoitises, de tendances à la fois alléchantes et destructrices.  

 

On n’en finirait pas de nommer ces tendances et la manière dont elles s’expriment dans la vie des hommes :  l’arrogance de la jeunesse, qui se croit invincible et immortelle, les désirs jamais assouvis de posséder sexuellement autant de partenaires que possible, la poursuite effrénée de la richesse matérielle, la soif du pouvoir, la tendance calculée à manipuler émotionnellement les autres pour exercer sur eux une forme de contrôle psychologique, que sais-je encore…

 

 “N’aimez pas le monde ni rien de ce qui fait partie de ce monde.  Si quelqu’un aime le monde, l’amour pour le Père n’est pas en lui”, écrit Jean.  

 

Mais il ne fait pas que mettre en garde ses lecteurs, il leur montre quelles sont les armes par lesquelles ils vaincront.

 

En s’adressant d’abord aux enfants, puis aux jeunes gens, et enfin aux pères, il pourrait signifier différents degrés de maturité spirituelle, plutôt que différentes classes d’âges.  

 

Dans ce cas, aux enfants dans la foi, c’est-à-dire à ceux qui y sont récemment parvenus, il leur rappelle l’assurance que leurs péchés ont été pardonnés grâce au sacrifice accompli sur la Croix par Jésus-Christ.  

 

Tout comme Chrétien, le héros du livre de John Bunyan, est libéré du fardeau qu’il portait jusque là, et est rendu désormais capable de poursuivre sa route de manière allégée, les enfants dans la foi sont libres de marcher sur la voie royale tracée pour eux, sans que leur conscience les accable constamment.  

 

Les pères dans la foi, eux, savent que Jésus-Christ était dès le commencement, avant même la fondation du monde.  

 

Quant aux jeunes gens, ils ont vaincu l’adversaire le plus redoutable, le prince de ce monde, Satan. 

 

Notons bien, le temps passé que Jean utilise :

 

“vous avez vaincu le diable”, et non pas “vous allez vaincre le diable”, comme si cela relevait d’un futur encore non réalisé…  

 

Mais de quelle arme disposent-ils donc, ces jeunes gens qui ont vaincu le diable ?  

 

 “Je vous le confirme, jeunes gens: vous êtes forts, la Parole de Dieu demeure en vous et vous avez vaincu le diable.”  

 

La Parole de Dieu est l’arme principale dont les pélerins sont équipés lors de leur long voyage.  

 

Elle est aussi une carte qui nous aide à nous diriger au cours de notre vie, une carte que nous pouvons consulter à chaque croisée des chemins.  

 

Au centre de cette carte se trouve Jésus-Christ, Il en éclaire tous les angles, toutes les facettes.  

 

Pour utiliser une autre image, la vie peut être comparée à un puzzle fait de pièces éparses que chacun d’entre nous tâche de reconstituer.  

 

Le point de départ de cette reconstruction, la pièce par laquelle il faut commencer, c’est Jésus-Christ; c’est à partir de Lui que les pièces s’emboîtent dans le bon ordre.  

 

Autrement, on s’acharne à emboîter des pièces qui ne vont pas ensemble, et l’on n’arrive jamais à reconstituer de manière satisfaisante l’image d’ensemble.  

 

On pense bien y parvenir, mais c’est une image déformée, à l’instar de nos fantasmes, que l’on construit.  

 

Ce qui fait partie du monde, comme le décrit Jean, guide nos tentatives infructueuses, que nous nous obstinons cependant à prendre pour des succès.  

 

Or, a-t-il conclu, le monde passe avec tous ses attraits, mais celui qui accomplit la volonté de Dieu demeure éternellement.” 

 

Terminons enfin sur la première lettre de Jean, en en lisant le début du premier chapitre, afin que la lumière de la Parole de Dieu éclaire notre cheminement de pélerins, afin qu’à la croisée des chemins, toutes et tous soient équipés de la seule carte qui vaille la peine d’être consultée :

 

“Nous vous annonçons le message de celui qui est la vie.  Nous vous annonçons ce qui était dès le commencement: nous l’avons entendu, nous l’avons vu de nos propres yeux, nous l’avons contemplé et nos mains l’ont touché. Celui qui est la vie s’est manifesté: nous l’avons vu, nous en parlons en témoins et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée pour nous.  Oui, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous.  Or, la communion dont nous jouissons est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.  Si nous vous écrivons ces choses, c’est pour que notre joie soit complète.  Voici le message que nous avons entendu de Jésus-Christ et que nous vous annonçons: Dieu est lumière et il n’y a aucune trace de ténèbres en lui.  Si nous prétendons être en communion avec lui, tout en vivant dans les ténèbres, nous sommes des menteurs et nous n’agissons pas comme la vérité l’exige de nous.  Mais si nous vivons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, alors nous sommes en communion les uns avec les autres, et parce que Jésus, son Fils, a versé son sang, nous sommes purifiés de tout péché.  Si nous prétendons n’être coupable d’aucun péché, nous vivons dans l’illusion, et la vérité n’habite pas en nous.  Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. Mes chers enfants, je vous écris ceci afin que vous ne péchiez pas.  Si, toutefois, il arrivait à quelqu’un de commettre un péché, nous avons un Défenseur auprès du Père: Jésus-Christ le juste.  Car il a apaisé la colère de Dieu contre nous en s’offrant pour nos péchés – et pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.”

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 14:47
Qui blâmer ? Dieu ?

A qui la faute ?

 

Que de fois une telle question ne se pose-t-elle pas lorsqu’arrive un accident ou un malheur quelconque ?  

 

Qui est responsable, qui doit être blâmé ou puni ?  

 

Faut-il accuser le destin, la fatalité ?  

 

Plus sérieusement encore, si Dieu existe vraiment, comment laisse-t-Il de telles choses se passer ?  

 

La recherche des culpabilités et des coupables est une activité courante chez les humains.  

 

A moins d'être motivée et justifiée, en d'autres occasions, elle se trouve plutôt accompagnée de tentatives pour se dédouaner de sa propre culpabilité.  

 

Comme si le coupable c’était toujours l’autre et jamais soi-même.  

 

Cette tendance apparaît dès les toutes premières pages de la Bible, lorsqu’après la Chute du premier couple humain, induit à désobéir à Dieu, Adam rejette la responsabilité de son acte de désobéissance sur... sa femme Eve ! Et comble des combles, indirectement sur... Dieu Lui-même !!! en lui disant :

 

“C’est la femme que tu as placée auprès de moi qui m’a donné du fruit de cet arbre, et j’en ai mangé.”  

 

Péché s'accompagnant de malhonnêteté et toupet impensable propre à la nature humaine cherchant désespérément à ensevelir honte, gêne, peur mais surtout la mise en lumière intenable de sa propre nature découverte.

 

Quant à la femme, elle a également recours à une explication pleinement ridicule que malhonnête, cherchant un hypothétique dédouanement tout aussi spongieux que fut celui de son "courageux" époux face au Créateur  :

 

“C’est le serpent qui m’a trompée, et j’en ai mangé.” 

 

S’il arrive bien des malheurs sans qu’une responsabilité humaine directe soit à blâmer, comme dans le cas de terribles inondations ou d’un tremblement de terre, il faut reconnaître que ce qui accable le plus souvent les hommes est le fruit de leurs mauvaises actions, et, plus spécifiquement, de leur désobéissance à la Loi divine. 

 

Quels peuvent être quelques exemples ?

 

  • meurtres individuels ou collectifs, en directe contravention avec le sixième commandement : “Tu ne commettras pas de meurtre”.  

 

  • Jalousies et convoitises pour s’emparer des biens de son prochain ou diffamer son nom, en directe contravention avec les neuvième et dixième commandements de cette même Loi : “Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain; “Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain”.  

 

  • Vols, corruption et exploitation matérielle des uns par les autres, voire d’une nation par une autre, en directe contravention avec le huitième commandement : “Tu ne déroberas pas”.  

 

  • Trahisons et misères personnelles entre hommes et femmes en raison de la désobéissance au septième commandement : “Tu ne commettras pas d’adultère”. 

 

  • Esclavage spirituel et régression morale en raison de la désobéissance au premier commandement qui conditionne tous les autres : “Je suis l’Eternel ton Dieu qui t’ai fait sortir d’Egypte, du pays où tu étais esclave; tu n’auras pas d’autre dieu que moi.”  

 

L’irresponsabilité et le manque de prévoyance sont une autre forme de désobéissance à la loi divine, clairement énoncée dans le mandat confié à l’homme lors de sa création.  

 

Cette incurie n’est pas seulement personnelle, mais également collective, lorsque les autorités publiques négligent leurs devoirs et plongent des populations entières dans la misère par leurs politiques insensées.  

 

Alors, à qui la faute, à qui s’en prendre quand cela va mal ?  

 

Prenons la Loi de Dieu au sérieux, avec toutes Ses implications, et nous verrons alors clairement ce qu’il en coûte aux humains de mépriser les ordonnances de Dieu révélées dans Sa Parole.

 

 

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 14:08
La doctrine de la Grâce de Dieu donne un contenu solide à la foi

La doctrine de la Grâce de Dieu

donne un contenu solide à la foi

 

 

La religion d’une grande majorité de ceux qui professent la foi chrétienne consiste à se rendre à intervalles réguliers dans un lieu de culte.

 

Mais ils ignorent tout de la doctrine et ne se préoccupent pas outre mesure de telle ou telle vérité.

 

Je ne dis pas cela par préjugé, mais je me suis entretenu avec un très grand nombre de gens qui appartiennent depuis des années à diverses églises.

 

Je ne peux pas dire qu’ils se trouvent dans l’erreur car ils ne savent rien eux-mêmes et ne possèdent ni avis personnel ni la moindre conviction précise.

 

Ils sont prêts à croire presque tout ce qu’un prédicateur zélé puisse leur enseigner.

 

Même un enfant qui a étudié les textes de Westminster en sait plus long sur les doctrines de la grâce et la doctrine biblique en général que des milliers d’adultes à qui d’éloquentes prédications se contentent d’enseigner du vide.

 

Une personne très judicieuse remarqua un jour qu’en suivant un cours d’astronomie ou de géologie vous retirez vite une idée assez claire de la pensée du professeur.

 

En revanche, même en écoutant certains pasteurs, non pas une année mais douze, vous ne découvrirez pas leurs convictions.

 

Il ne devrait pas en être ainsi.

 

Beaucoup de chrétiens, trop de chrétiens ne savent plus ce qu’ils croient.

 

Ceci mène à ces grands rapprochements qui prennent place aujourd’hui au détriment de la vérité et à la prolifération de toutes sortes d’erreurs parmi nous.

 

En revanche, les doctrines de l’Evangile correctement adoptées, confèrent une certitude précieuse et solide au chrétien, pour laquelle il accepterait de mourir si la persécution s’allumait de nouveau.

 

Dites à un homme  que c’est Dieu qui sauve dans sa Grâce.

 

La doctrine de la Grâce a plus de force et de solidité que les thèses si souples et fumeuses de certains « théologiens » !

 

Pourquoi les croyants se réunissaient ils jadis par milliers dans les forêts, au péril de leur vie ?

 

Pour entendre la théologie édulcorée de nos anti-calvinistes modernes ?

 

Non, il leur fallait une nourriture plus solide et appétissante.

 

Quand écouter un prédicateur pouvait entraîner la mort, ces gens ne bravaient pas les intempéries et les craintes de la nuit pour de belles dissertations philosophiques ou des préceptes moraux.

 

On ne risque pas vie pour ce genre d’ineptie.

 

Pourquoi se réunissaient ils alors ?

 

Eh bien, pour entendre proclamer la doctrine de la Grâce de Dieu, celle de Jésus et de ses disciples, celle de Paul, d’Augustin, de Luther et Calvin.

 

Elle contient quelque chose qui touche le cœur du chrétien, une nourriture qui correspond à son appétit spirituel.

 

Ces croyants bravaient l’épée et risquaient leur vie pour entendre cette doctrine là : la Grâce de Dieu.

 

Quand le Saint Esprit écrit ces vérités dans un cœur, l’homme se lève les yeux et discerne partout l’œuvre de Dieu.

 

Voyant la main divine dans la nature et la providence, il ne donne pas aux lois de la nature ou aux décisions des hommes la gloire due au Très Haut, mais se prosterne en toute humilité devant le Souverain invisible.

 

Quelle bénédiction de pouvoir inviter ses semblables à voir Dieu en toutes choses !

 

La Grâce de Dieu engendre l’humilité.

 

« Je ne suis rien et rien en moi ne mérite quelqu’estime. Je le sais, rien de bon n’habite en moi. Je suis sauvé, mais Dieu Seul en est responsable. »

 

Rien n’humilie tant l’homme et le pousse à se prosterner devant le Trône de la Grâce, mais rien non plus ne lui donne tant de bonheur et de courage devant les hommes !

 

Il s’agit d’une vérité grandiose ; plaise à Dieu de nous en enseigner à tous la puissance !

 

Mais voilà pourquoi j’aime la Grâce de Dieu.

 

Elle offre une grande espérance au pécheur.

 

Malheureusement, certains proclament l’élection comme s’il s’agissait d’une barrière pour empêcher le pécheur de s’approcher de Christ, ou d’une hallebarde pour lui couper l’accès à la Grâce.

 

Dieu merci, il n’en est rien !

 

Ami pécheur, qui que tu sois, ton plus grand encouragement doit être d’apprendre que le salut vient par Grâce.

 

Si les mérites le procuraient, que deviendrais tu, toi qui bois et blasphèmes, toi, le débauché et l’adultère, qui as autrefois maudit Dieu et, même encore, ne l’aime pas ?

 

Mais le salut est entièrement par Grâce.

 

Alors, aussi sale ta vie passée ou présente soit elle, ne la laisses pas t’empêcher de venir à Jésus.

 

Christ reçoit les pécheurs car Dieu a élu des pécheurs, parmi les plus répréhensibles même.

 

Pourquoi pas toi ?

 

Il reçoit tous ceux qui viennent à Lui.

 

Certains l’ont haï et insulté ouvertement ses serviteurs.

 

Mais, dès l’instant où ils ont crié :

 

« O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis un pécheur »,  Il leur a fait grâce, et Il agira de même envers toi si tu viens à Lui.

 

S’il me fallait te dire de gagner ton salut sans compter sur sa Grâce, ce serait une triste nouvelle.

 

Tu es mort dans tes péchés ?

 

Dieu donne la vie !

 

Tu es impur ?

 

Il lave !

 

Tu es nu, Il vêtit !

 

Un salut parfait t’attend !

 

Oh, ami, que Dieu te donne la grâce de te saisir de Sa Grâce !

 

Nous célébrerons alors ensemble la gloire et les louanges de la Grâce Divine !

 

Amen,

 

spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 08:28

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Refuge Protestant Bounds

 

Le message qui tue peut être parfaitement orthodoxe, dogmatiquement, inviolablement orthodoxe.

 

Nous aimons l'orthodoxie, la saine doctrine.

 

Elle est bonne. Elle est la meilleure.

 

C'est l'enseignement pur et tranchant de la Parole de Dieu, les trophées remportés par la Vérité dans sa guerre contre l'erreur, le rempart que la foi a dressé contre les assauts dévastateurs de l'incrédulité ou de l'ignorance, qu'elles soient sincères ou téméraires.

 

Mais cette orthodoxie, aussi pure et dure que le cristal, dans son attitude active, peut n'être que la lettre qui tue, aussi étoffée, aussi instruite qu'elle soit.

 

Rien n'est plus mort que l'orthodoxie morte, trop morte pour avoir la liberté de la méditation, de la pensée, de l'étude, ou de la prière.

 

La prédication biblique qui tue peut avoir une certaine pénétration, saisir certains principes; elle peut être capable de supporter la critique ; elle peut avoir toute la précision de la lettre, toute la grammaire et les pensées qui en dérivent ; elle peut être capable de façonner la lettre pour en présenter le plan le plus beau et l'illuminer; elle peut l'étudier comme un homme de loi étudie ses textes afin de formuler son dossier ou de défendre sa cause ; elle peut rassembler tout cela et cependant être comme la gelée, une gelée mortelle.

 

La prédication de la lettre peut être éloquente, fleurie de rhétorique et de poésie, parsemée de prières, épicée de sensations fortes, illuminée par le génie humain; mais néanmoins ces choses peuvent ne ressembler qu'aux précieux habits dont on ensevelit les princes, comme les magnifiques et rares fleurs dont on décore les cercueils.

 

Mais le sermon qui tue peut également être sans recherche, marqué d'aucune fraîcheur de pensée ou de sentiment, habillé d'insipides généralités ou de fades spécialités, d'un style irrégulier, négligé, ne montrant pas plus de sérieux que d'étude, ne comportant pas plus de pensées que d'expression ou de prières.

 

Sous une telle prédication, combien vaste et complète est la désolation !

 

Combien profonde la mort spirituelle !

 

Cette prédication de la lettre s'occupe de la surface et de l'ombre des choses, et non du cœur lui-même.

 

Elle ne pénètre pas dans les profondeurs de notre être.

 

Elle n'a pas la révélation des choses cachées ; elle ne saisit pas la vie profonde du Dieu de la Bible.

 

Elle est fidèle (et encore parfois pas toujours...) à l'extérieur, mais l'extérieur n'est que la coquille qui doit être brisée et dans laquelle l'amande doit être cherchée.

 

La lettre peut être présentée de manière attractive et être élégante, mais cette attraction n'est pas du Seigneur ni cette élégance pour le Ciel.

 

Le manquement se trouve dans le prédicateur.

 

Dieu ne l'a pas façonné.

 

Il n'a jamais été dans les mains de Dieu comme l'argile dans les mains du potier.

 

Il s'est peut être donné beaucoup de peine pour faire son sermon, le bourrer de pensées et y mettre le point final de manière à ce que son plan soit clair et ses impressions fortes ; mais les Paroles de Dieu n'ont jamais été cherchées, étudiées, sondées, expérimentées.

 

Il ne s'est jamais tenu devant le " Trône haut élevé" ; il n'a jamais entendu le chant des séraphins, jamais eu la vision, ni senti l'angoisse de Sa terrible Sainteté ; il n'a jamais crié, dans un complet abandon et désespoir sur lui-même, sous la conviction de sa faiblesse et de sa culpabilité ; sa vie n'a jamais été renouvelée, son cœur profondément touché, nettoyé, mis en feu par le charbon ardent de l'Autel Divin.

 

Son ministère peut attirer des gens pour l'écouter, pour se joindre à son église, pour participer à ses formes et cérémonies ; mais là ne se trouvent pas de véritables attirances vers Dieu, aucun motif doux et saint de communion divine.

 

L'Eglise a été repeinte mais non édifiée, entretenue parfois mais non sanctifiée.

 

La vie est supprimée ; un frisson s'est fait sentir dans l'atmosphère de fin d'été ; le sol est desséché.

 

La Cité de Dieu devient le refuge de la mort, l'Eglise, un cimetière et non une armée prête au combat.

 

La louange et la prière suffoquent, l'adoration se meurt.

 

Le serviteur et son sermon ont favorisé le péché, non la sainteté, peuplé l'enfer et non le Ciel.

 

La prédication qui tue est celle qui ne possède pas l'esprit de prière, cette ardente attente à l'intervention divine.

 

Sans prière, le porte-parole crée la mort et non la vie.

 

Le prédicateur qui est faible dans la prière est également faible dans la capacité de donner la vie.

 

Celui qui a délaissé la prière comme l'élément principal et primordial de son caractère a ainsi dépouillé son sermon de toute puissance vivifiante.

 

Probablement, y a-t-il et y aura-t-il des prières, mais cette sorte de prière professionnelle aide plutôt la prédication dans son œuvre de mort.

 

Cette prière formaliste glace et tue autant elle-même que la prédication.

 

La plus grande partie de la paresse, de l'impiété, et des attitudes irrévérencieuses d'une congrégation ou de beaucoup d'églises doivent être attribuée à la prière " professionnelle" des conducteurs.

 

C'est souvent que leurs prières se distinguent ou par leur longueur, ou par leur sécheresse, leur confusion, ou leur vide.

 

Sans onction et donc sans cœur véritable, ces discours tombent comme un gel destructeur sur toutes les grâces de l'adoration.

 

Faisons une pause. Arrêtons-nous!

 

Considérons attentivement nos voies!

 

Où en sommes-nous ? Que faisons-nous ?

 

Quel respect nous devrions avoir !

 

Prier Dieu ! Le Grand Dieu, le Créateur de tous les mondes, le Juge de tous les hommes !

 

Quelle simplicité ! quelle sincérité, quelle vérité jusque dans les motifs les plus secrets !

 

Combien nous devrions être réels, naturels, y mettant tout notre cœur !

 

Prier Dieu, le plus noble exercice, le plus sublime effort de l'homme, la chose la plus réelle !

 

N'allons-nous pas écarter définitivement et maudire la prédication qui tue et la prière qui tue, afin que le terrain soit libre pour la chose elle-même, la plus puissante des actions : la prière pleine de l'Esprit de la Bible ?

 

La prédication qui crée la vie libère la puissance la plus élevée que les Cieux et la terre puissent connaître ; elle puise dans les trésors infinis du Dieu de grâce pour les besoins et la misère des hommes.

 

 

  E.M. Bounds,

 

Bible

Croix Huguenote

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 20:26
L'utilité des confessions de foi

Aujourd’hui, de nombreuses églises rejettent les confessions de foi, particulièrement parmi les milieux évangéliques.

 

Les confessions de foi sont quelque chose d’archaïque, disent-ils, qui ne correspond plus à ce qu’on attend de la foi à notre époque.

 

Le problème des chrétiens qui affirment cela est, à mon avis, qu’ils méconnaissent 2 choses principales :

 

- d’une part, ce qu’est vraiment la foi ;

 

- d’autre part, ce qu’est l’Eglise.

 

Notre foi doit avoir un contenu

 

Quand on leur demande ce qu’est la foi, ils répondent que c’est, d’une part, un vécu relationnel et, d’autre part, que cette foi nécessite la ferme conviction que Dieu existe.

 

La preuve que cette foi est authentique, c’est la façon dont le croyant la vit, disent-ils.

 

Cette définition n’est bien sûr pas fausse, mais elle est d’un côté assez subjective, car la foi est aussi une connaissance de la Révélation de Dieu.

 

Quand on parle de connaissance de Dieu, il n’est pas question d’une expérience mystique, car nous ne pouvons connaître de Dieu que ce qu’Il nous révèle au travers de sa Parole.

 

Cette connaissance présente un côté tout à fait objectif.


La foi, c’est principalement un ensemble de doctrines auxquelles nous croyons, qui nous sauvent si nous les retenons telles qu’elles nous ont été transmises.

 

L’épître de Jude la définit ainsi :

Mes chers amis, j’avais le vif désir de vous écrire au sujet du salut qui nous est commun. J’ai vu la nécessité de le faire maintenant afin de vous recommander de lutter pour la foi qui a été transmise une fois pour toutes à ceux qui appartiennent à Dieu. Jude 3

 

et l’apôtre Paul d’ajouter :

 

Mes frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez reçue et à laquelle vous demeurez attachés. C’est par elle que vous êtes sauvés si vous la retenez telle que je vous l’ai annoncée ; autrement vous auriez cru en vain. 1 Corinthiens 15:1-2

 

C’est cette connaissance qui produit l’assurance de la foi, lorsque le Saint-Esprit est à l’oeuvre dans un vrai croyant.

 

L’épître aux Romains souligne qu’afin d’être sauvé nous devons exprimer ce que nous croyons.

 

Le témoignage que nous devons rendre n’est pas l’affirmation que nous croyons mais de ce que nous croyons.

 

En effet, si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton coeur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé, car celui qui croit dans son coeur, Dieu le déclare juste ; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve. Romains 10:9-10

 

Lorsque Jésus demande à Pierre ce qu’il pense à son sujet, ce dernier ne dit pas :

 

Jésus, je t’aime bien mais rend une belle confession de foi :

Simon Pierre lui répondit : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Matthieu 16:16

 

Il n’existe pas de garantie absolue que quelqu’un qui fait une confession de foi correcte  est vraiment sauvé mais la probabilité qu’il soit sauvé est plus grande que pour quelqu’un qui ne sait pas articuler ce qu’il croit.

 

Certains diront maintenant: mais pourquoi écrire des confessions de foi alors que nous avons l’Ecriture ?

 

La Bible n’est-elle pas suffisante ?


Bien sûr  la Bible contient tout ce qui est nécessaire à la vie de la foi (1 Timothée 3:16), mais nous avons également besoin d’instruments qui nous permettent de résumer aussi son enseignement.

 

Les confessions de foi ont été concues pour les chrétiens afin qu’ils puissent rendre témoignage correctement mais aussi afin de vérifier que ce qu’on leur enseigne sur la Bible est correct.

 

Une confession de foi conforte l’unité de l’Eglise

 

Les adversaires des confessions de foi disent que celles-ci divisent plus qu’elles ne rassemblent. 

 

Nous pensons au contraire que la confession d’une foi commune est importante pour maintenir l’unité de l’Eglise.

 

Les divisions pour raisons doctrinales se produisent souvent là où il n’y a pas de confession commune.

 

De plus, le risque est grand que les communautés sans confession de foi développent des enseignements non-bibliques.

 

Les confessions de foi ne sont bien sûr pas infaillibles comme l’Ecriture, mais elles peuvent être corrigées.

 

Lorsque c’est nécessaire, elles doivent cependant l’être par l’ensemble de l’Eglise.

 

Le danger aujourd’hui c’est que beaucoup d’églises voient les traditions comme quelque chose de négatif.

 

L’Eglise s’inscrit dans la continuité apostolique et une église qui ne s’inscrit pas dans cette tradition, court le danger de ne pas constituer l’Eglise.

 

L’attachement aux confessions de foi historiques est la preuve qu’une église est bien dans la lignée apostolique et donc qu’elle est bien chrétienne.

 

Les confessions de foi dans la Bible et dans l’Histoire

 

Les confessions de la foi ne commencent pas avec le Nouveau Testament; on en trouve déjà dans l’Ancien.

 

Le Sh’ma Israël est certainement la plus connue d’entre elles :

Ecoute, Israël, l’Eternel est notre Dieu, il est le seul Eternel. Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Deutéronome 6:4-5

 

Dans le Nouveau Testament nous trouvons de nombreuses confessions de foi.

 

Ces confessions de foi doivent être transmises et reconnues par l’ensemble du peuple de Dieu :

 

Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures ; il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Ecritures. 1 Corinthiens 15:3-4

 

Voici ce que nous reconnaissons ensemble :

 

il est grand le secret du plan de Dieu, le Christ, qui fait l’objet de notre foi. Il s’est révélé comme un être humain, et, déclaré juste par le Saint-Esprit, il a été vu par les anges. Il a été proclamé parmi les non-Juifs. On a cru en lui dans le monde entier. Il a été élevé dans la gloire.1 Timothee 3:16

 

L’histoire de l’Eglise est pleine de confessions et de crédos.

 

Nous en citons ici quelques uns : (nota refuge du Chrétien : l'on pourrait citer également celles appartenant aux Assemblées de Frères qu'il soit plus sensible dans la pensée de Georg Müller, ou de Darby)

 

- Des crédos communs à tous les chrétiens sont par exemple : le Symbole des apôtres et le Symbole de Nicée sur la personne de Jésus-Christ (325).

 

- Les Luthériens ont la Confession de foi d’Augsburg (1530).

 

- Chez les chrétiens réformés, nous trouvons sur le continent les trois formes de l’unité : le Catéchisme de Heidelberg (1563), la Confessio Belgica (1566) et les Canons de Dordrecht(1619)

 

et, dans le monde anglo-saxon la Confession de foi de Westminster (1646).

 

Les réformés baptistes ont leur confession de 1689.

 

 

Jean-Louis Goiran,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Le Cep,

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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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