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Vie Protestante Réformée

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 18:57
Solus Christus

Dans un  des numéros de PROMESSES, il fut consacré un article à la première formule des cinq soli :

 

«Sola Scriptura».

 

Les Réformateurs exprimaient ainsi leur conviction que l’Ecriture Sainte était l’Unique et Ultime Autorité pour tout ce qui touchait à la foi et à la vie chrétienne.

 

Nous avons ajouté qu’aujourd’hui cette même formule atteste la pleine suffisance de l’Ecriture dans les domaines de l’évangélisation, de la sanctification, de la direction divine et des réformes sociales.

 

Reculer pour mieux sauter

 

Pourquoi les milieux évangéliques ont ils un impérieux besoin de redécouvrir ces formules de la Réforme ?

 

Nous pourrions évoquer deux raisons.

 

Premièrement, les églises deviennent de plus en plus mondaines !

 

En abandonnant peu à peu les vérités de la Bible et l’expression de ces vérités dans la théologie historique de l’Eglise, il est essayé d’accomplir l’œuvre de Dieu en adoptant la théologie du monde, sa sagesse, ses valeurs, ses méthodes, ses priorités et son ordre du jour.

 

En l’absence d’une saine et solide théologie Biblique, bien comprise et appliquée, elle a remplacée les catégories classiques de péché, de colère de Dieu, de culpabilité, de jugement et de repentance, par une approche thérapeutique où l’accent est mis sur la relation d’aide, la psychologie ou la sociologie.

 

Feu le philosophe chrétien Francis Schaeffer disait en 1978 que «s'il ne s'arrête pas cet éloignement de l’autorité suprême de la Bible chez les évangéliques , il n'y aura pas d’église à léguer aux enfants.» (Nota Refuge du Chrétien : le Protestantisme actuel n'y échappe malheureusement pas, loin de là, il faut le reconnaître) 

 

Mais pire que cela à l’heure actuelle, s'il n'y a plus aucun retour à la vérité de la Parole de Dieu pour la confesser comme l’avaient fait les Réformateurs, il n'y aura pas d’église du tout à confier à nos successeurs !

 

Deuxièmement, comme l’a si bien dit la «Déclaration de l’Alliance évangélique italienne » (1), concernant les évangéliques, ils ont besoin d’avoir une compréhension authentique de la foi évangélique avant d’acquérir, par exemple, une compréhension authentique du catholicisme.

 

Et cette Déclaration de continuer :

 

«L’enseignement biblique, redécouvert à la Réforme et touchant au «sola, solus » comme au cœur de l’Evangile, est un point crucial qu’une conception évangélique considère comme non négociable (c’est nous (Franck Horton) qui mettons en italique).

 

L’Ecriture seule, le Christ seul, la grâce seule, la foi seule et à Dieu seul la gloire… ensemble ces affirmations constituent les critères de l’étude du catholicisme et le principe d’interprétation à utiliser dans l’analyse des forces à l’œuvre dans l’Eglise catholique romaine.

 

Sur la base du «sola, solus», la distance qui sépare le catholicisme contemporain de la foi évangélique n’est pas plus réduite qu’au moment de la Réforme du XVIe siècle.

 

En fait, après le premier et le deuxième concile du Vatican, le catholicisme continue d’ajouter à l’Ecriture l’autorité de la tradition et l’autorité de l’enseignement du magistère.

 

Au Christ, il a ajouté l’Eglise comme une extension de l’incarnation.

 

A la grâce, il ajoute la nécessité de bénéfices qui proviennent de l’office sacramentel de l’Eglise.

 

A la foi, il a ajouté la nécessité des bonnes actions pour le salut.

 

A la célébration de Dieu, il a ajouté la vénération d’une foule d’autres figures qui détournent du culte au seul vrai Dieu. (…)

 

Aucun changement de fond n’est intervenu (depuis le concile de Trente).»

 

Christ Seul !

 

Alarmés par la dérive des milieux évangéliques, 120 pasteurs, théologiens et éducateurs s'étaient réunis en avril 1996, pour appeler les églises à se repentir de leur mondanité, et à recouvrer les doctrines bibliques, apostoliques, qui seules peuvent donner intégrité et puissance au témoignage chrétien.

 

De leur consultation en était sortie la «Déclaration de Cambridge», dont une version française a été publiée dans la Revue Réformée (Aix-en-Provence).

 

Cette Déclaration commente et soutient les cinq «soli» des Réformateurs, avant d’appeler les églises évangéliques à la repentance et à une nouvelle réforme.

 

Voici ce qu’elle dit au sujet de la deuxième formule : «Solus Christus» :

 

«Nous réaffirmons que notre salut est accompli par l’œuvre médiatrice du Christ historique seul. Sa vie sans péché et son œuvre expiatoire seules suffisent pour notre justification et notre réconciliation avec le Père.»

 

«Là où l’œuvre du Christ comme substitut n’est pas déclarée, et où la foi en Christ et son œuvre n’est pas sollicitée, nous nions que l’Evangile ait été prêché »(2).

 

Commentant ces affirmations, l’un des participants à la consultation a dit :

 

« La formule «solus Christus» signifie que Jésus a tout accompli, de sorte qu’aucun mérite de la part de l’homme, aucun mérite des saints, aucune œuvre que nous aurions accomplie ici ou au purgatoire, ne peut ajouter quoi que ce soit à cette œuvre salvatrice achevée. En fait, toute tentative d’ajouter (à l’œuvre de Jésus) est une perversion de l’évangile… voire, n’est pas l’évangile du tout !»

 

« Proclamer Christ seul, c’est le proclamer comme Prophète, Sacrificateur et Roi qui seul suffit au chrétien. Nous n’avons pas besoin d’autres prophètes pour révéler la parole et la volonté de Dieu (3). Jésus a dit dans la Bible tout ce qu’il nous faut entendre. Nous n’avons pas besoin d’autres prêtres ou sacrificateurs comme médiateurs du salut et des bénédictions divines ; Jésus est notre seul et unique Médiateur. Nous n’avons pas besoin d’autres rois ou gourous pour contrôler la pensée et la vie des croyants; Jésus seul est le Roi du croyant individuel et de l’Eglise. Jésus est tout pour nous ! » (4).

 

Un autre participant a ajouté :


« Si nous représentons le Christ principalement comme Thérapeute Divin, Guide, Ami, Héros, Source de Puissance, Réformateur Politique, Guérisseur, ou quelque autre titre à la place de Médiateur entre Dieu et les méchants, nous lui enlevons le rôle central de sa personne, et nous sapons l’essentiel de sa mission et de son œuvre (1 Cor 1.22 ; 2.2) »(5).

 

Le Christ Unique, Incomparable

 

Le titre «Christ» (Christos en grec) correspond au Messie de l’AT (machiah en hébreu), et signifie «l’Oint».

 

Il est intéressant de constater qu’on pratiquait l’onction avec une huile spéciale (Ex 30.22-33), parfois pour la consécration d’un prophète, toujours pour celle d’un prêtre ou d’un roi.

 

Un homme n’était pas autorisé à cumuler ces offices.

 

1) Le prophète, agent de la révélation, porte- parole chargé de transmettre les messages de Dieu à l’homme, avait pour exemple Elie (1 Rois 19.16).

 

2) Le souverain sacrificateur (ou prêtre), médiateur qui représentait le peuple coupable devant Dieu, avait pour exemple Aaron (Ex 29.4-7 ; Lév 8.12).

 

3) Le roi, revêtu d’autorité, chargé de régner, avait pour premier exemple Saül (1 Sam 10.1 ; 24.7-11).

 

Au travers d’une cérémonie solennelle, Dieu, l’initiateur, indiquait son choix souverain, mettait l’oint à part pour lui en vue d’une tâche déterminée par lui, le plaçait sous sa protection et le chargeait d’accomplir fidèlement son service.

 

Toutefois, ces offices ne pouvaient être que provisoires, car leur accomplissement laissait toujours à désirer.

 

C’est pourquoi l’A.T. annonce l’avènement de Celui qui est promis par Dieu, Fils (Ps 2.7) et Serviteur (Es 42.1) et qui - fait absolument unique - cumulera les trois fonctions en une seule Personne : Prophète (Deut 18.15,18-19 ; Es 61.1-2), Souverain Sacrificateur (Es 53), et Roi (Ps 2 ; Jér 23.5-6 ; etc.).

 

Certains textes réunissent les offices de Sacrificateur et Roi (Ps 110.1,4 ; Zach 6.12-13).

 

Le dénouement vient en la personne de Jésus-Christ, «que les deux Testaments regardent : l’Ancien comme son attente, le Nouveau comme son accomplissement, tous deux comme leur centre» (Pascal).

 

Oint par l’Esprit Saint, Jésus-Christ, Fils unique du Dieu unique, incarné, entre dans notre temps et notre espace pour remplir complètement et parfaitement les trois offices :

 

1) Prophète (Luc 4.18-19 ; Jean 4.25- 26 ; Héb 1.1-4.13).

 

Avec Simon Pierre, nous croyons qu’il a les paroles de la vie éternelle (Jean 6.68-69), car «jamais homme n’a parlé comme parle cet homme» (7.46). Il dit ce qu’il a vu chez son Père (8.38a), et nous sommes responsables de la manière dont nous écoutons ses paroles (12.47-48). Le ciel et la terre passeront, mais ses paroles ne passeront point (Mat 24.35).

 

2) Souverain Sacrificateur (Héb 3.3 ; 4.14-10.25 ; etc.).

 

Jésus seul s’est offert lui-même, volontairement, une fois pour toutes, en sacrifice parfait pour les péchés du peuple (7.27) ; il est toujours vivant pour intercéder en faveur de ceux qui s’approchent de Dieu par lui, et les sauver parfaitement (25) ; il est capable de compatir à nos faiblesses, ayant été tenté comme nous à tous égards, sans commettre de péché (4.15).

 

3) Roi (Mat 2.2 ; Marc 15.2 ; Luc 1.31- 33 ; etc. jusqu’à l’Apoc 11.15 et 19.16).

 

Car «Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père» (Phil 2.9-11).

 

Le mot de la fin

 

Accepter la formule Sola Scriptura, c’est découvrir que le salut en Jésus Christ est le message qui traverse l’Ecriture de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse ; c’est donc nous laisser conduire au Christ seul, Christus solus, et faire nôtre la priorité de l’Apôtre Paul :

 

«Je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié» (1 Cor 2.2).

 

Frank Horton,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

Notes :

(1) Reproduite dans «Fac réflexion», no 51-52, 2000/2-3, Faculté Libre de Théologie Evangélique, pp. 44-49
(2) Here We Stand, Baker Books, Grand Rapids, Mich., 1996, p.16
(3) Sans doute dans le sens de transmettre les révélations constitutives de la «foi transmise une fois pour toutes» (Jude 3)
(4) Op. cit. p. 11s.
(5) Op. cit. p. 117 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sourcepromesses

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:49
Le culte dominical

Nous vivons à une époque où la quasi majorité des évangéliques, tout comme désormais le protestantisme, associent l'adoration principalement à la musique, et dans la plupart des cas avec une musique parfois équivoque quant à la résultante qu'elle produit, façonne, cultive et forge dramatiquement.

 

C'est qu'ayant abandonné une théologie Biblique, on a déplacé le centre de l'adoration.

 

Dans le culte d'adoration, on recherche ce qui peut plaire à l'homme.

 

Et on croit que l'adoration est avant tout à expérimenter.

 

Pour beaucoup tristement, si l'on ne "s'amuse" pas à "l'église", on n'y retourne pas.

 

Mais bibliquement, l'adoration est à offrir, et elle est centrée sur Dieu :  

 

« Venez, prosternons-nous, inclinons-nous, et mettons-nous à genoux devant l'Eternel qui nous a faits » (Psaumes 95.6).

 

Nos pères ont compris que la Parole de Dieu est le moyen par lequel la présence de Dieu est assurée.

 

« La foi se forge d'ordinaire par le ministère de la Parole » (CFB 1689, 14:1)

 

« Afin que la Parole de Dieu habitant abondamment en tous, ils puissent rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable » (CFB 1:8).

 

« Le véritable culte de Dieu comprend : la lecture des Écritures, la prédication et l'écoute de la Parole de Dieu, l'instruction et l'avertissement mutuels par des psaumes, des hymnes, et des chants spirituels, chantant au Seigneur avec la grâce dans le cœur comme aussi l'administration du baptême et de la Sainte Cène » (CFB 22:5).

 

La Parole de Dieu doit avoir la prééminence dans tout culte vraiment agréable à Dieu.

 

C'est pourquoi il ne peut être accepté l'idée (par trop courante en milieu évangélique) selon laquelle les chrétiens sont libres d'innover quand il s'agit d'organiser le culte.

 

L'innovation a mal servi Caïn (Genèse 4.3-7).

 

Aussi sincère que pût être Caïn, Dieu n'a pas eu égard à son culte.

 

Que les frères avaient reçu des prescriptions claires ne saurait être mis en doute (Hébreux 11.4; Romains 10.17).

 

Encore une fois nos pères ont bien jugé :

 

« Mais, quant à la manière de lui rendre un culte, c'est Dieu lui même qui l'a ordonnée et précisée, par sa volonté révélée, de sorte qu'aucun culte ne peut lui être rendu selon l'imagination et les méthodes des hommes ni selon les suggestions de Satan, sous quelque représentation que ce soit, ou de quelque autre manière non prescrite dans les Saintes Écritures » (CFB 1689, 22:1).

 

La Confession Helvétique Postérieure (1566) exprime la même doctrine de la façon suivante :

 

« Nous enseignons également que Dieu doit être adoré - comme lui-même nous l'a commandé en esprit et en vérité sans aucune superstition, mais avec sincérité et selon sa Parole, de peur qu'il ne nous dise un jour : qui a requis cela de vos mains ? (Esaïe 1.12) En effet, Paul aussi dit : Dieu n'est point servi par les mains des hommes, comme s'il avait besoin de quelque chose, vu que c'est lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses » (Actes 17.25).

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 18:51
L' Evangile « emballé » au goût du jour...

L'évangile "emballé" au goût du jour...

(Adaptation texte pour Refuge Protestant)

 

De grandes églises multitudinistes se vident, des églises de professants et même d'évangéliques sérieuses stagnent, tandis que des églises  toute étiquette confondue genre «music-hall » , et celles qui présentent du sensationnel, augmentent leurs effectifs, parce qu'elles offrent des divertissements et de l'ambiance, ce qui répond apparemment aux besoins de l'homme de notre époque.

 

Ces dérivatifs agissent comme une drogue.

 

Une publication chrétienne allemande (lDEA-Spektrum) titrait en grandes lettres et en première page :

 

« Volle Kirchen nur durch Attraktionen ? » («Des églises remplies, seulement par le moyen d'attractions ? »)

 

avec un article intitulé :

 

« Muss Gottesdienst Spass machen ? » (« Est-ce que le culte doit être divertissant, ou amusant ? »).

 

Voilà la question !

 

En d'autres termes, est-ce que la Bible ne suffit plus ?

 

Il est pourtant écrit qu'elle est «vivante, plus tranchante qu'une épée à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du coeur» (Héb. 4 : 12).

 

Ou alors ne serait-elle plus prêchée fidèlement, intégralement, par la puissance du Saint-Esprit ?

 

Il se pourrait aussi qu'elle ne soit plus reçue par une génération composée surtout d'irréligieux ou d'insensibles aux choses de Dieu... aimant le plaisir plus que Dieu, tout en conservant encore une apparence de piété (2 Tim. 3 : 1-5).

 

La Parole de Dieu dénonce le mal en appelant le pécheur à la repentance et au changement de vie par la foi en Jésus-Christ.

 

Or, cela rebute l'homme naturel qui préfère entendre des choses plaisantes (2 Tim. 4 : 3) par... « un chanteur agréable, possédant une belle voix, et habile dans la musique » (Ez. 33 : 32).

 

Aussi la tactique actuelle de beaucoup de mouvements et de médias est-elle d'essayer d'attirer les personnes étrangères à la foi, et surtout les jeunes, en leur présentant l'Evangile « emballé » au goût du jour.1*

 

C'est ainsi qu'on a recours au spectacle théâtral et musical («Zone vive»), à la Méga musique avec 100 % d'action et 25 000 volts présentant la vie entière comme une pièce de théâtre dont nous sommes les metteurs en scène et les acteurs.

 

Pas de questions posées par les vieux!. . . C'est cool, c'est un peu fou et en plus c'est international» (Prospectus Street 97 d'«Opération Mobilisation »).

 

Une folie internationale (!), n'a-t-on vraiment rien d'autre à proposer à la jeunesse d'aujourd'hui ?

 

Alors on lui offre des orchestres avec batteries, des meetings de masse, des campagnes avec production de stars et d'artistes avec pop, rock, dance, techno, ambiance survoltée,2*mimes, pantomimes, déguisements, clowneries, etc.

 

Les responsables d'un nouvel émetteur chrétien fonctionnant 24h sur 24 à Berlin3*veulent garder les deux pieds sur terre et désirent atteindre les personnes étrangères aux églises en leur apportant ce qu'elles aiment entendre : musique, informations consacrées à l'actualité politique, économique, social, services, divertissements... et la ...Parole de Dieu.(Nota Refuge du Chrétien : S'il n'y avait que l'Allemagne... France, Grande Bretagne, Etats Unis, Canada, Corée du sud, Cameroun et bien d'autres ont depuis longtemps emboîté le pas rivalisant d'excellence et ingéniosité s'écartant à grand pas et du message de l'Evangile qui libère, et de sa vie dans toute la force et beauté réelle de son essence et réalité)

 

Un pasteur demande plus de sentiment, d'érotisme et de mystique au culte !

 

C'est donc le goût du public qui doit déterminer le genre de musique et de productions à présenter et le style d'émission à adopter! 

 

Comment justifier cette évolution ?

 

a) Des cultures différentes 

 

On en fait une question culturelle.

 

La culture est un fourre-tout.

 

Vu que les cultures sont diverses et variables à travers les âges on dit qu'il faut adapter la transmission de l'Evangile au monde dans lequel nous vivons et aux âmes que nous désirons atteindre.

 

Il est vrai que les apôtres ont su adapter leurs messages aux Juifs et aux Grecs.

 

En prêchant le même Evangile Pierre a abordé autrement les Juifs à Jérusalem que Paul les Athéniens et l'Aréopage.

 

Dans leur présentation du divin message Christ et les apôtres ont tenu compte de l'arrière-plan religieux, culturel et social des uns et des autres sans utiliser toutefois un quelconque art musical ou théâtral juif, romain ou grec pour amorcer leurs auditeurs.

 

b) Les bonnes intentions !

 

L'intention d'utiliser toutes sortes de techniques peut être bonne, mais est-ce qu'on n'en arrive pas ainsi à appliquer le principe attribué aux Jésuites exprimé en ces termes :

 

« la fin justifie les moyens » ?

 

On dit que tout est en mutation dans tous les domaines et que les églises n'échappent guère à cette évolution.

 

On pense qu'il faut abandonner les vieux clichés et les méthodes désuètes si l'on veut promouvoir la croissance des églises et gagner le monde.

 

Mais où est-il écrit que nous devons gagner le monde en nous y conformant ?

 

Jésus a dit :

 

«Que servirait-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perdait son âme ? » (Mat. 16 : 26),

 

Est-ce que les églises ne risquent pas aussi de perdre leur « âme » en voulant gagner le monde ?

 

Ne serait-ce pas plutôt le monde qui est en train de gagner les églises ? 

 

c) La Bible

 

On cherche même à justifier certaines pratiques par des textes bibliques.

 

Pourquoi n'utiliserait-on pas la danse et des orchestres bruyants avec des instruments à percussion pour animer le culte chrétien, puisque le Psaume 150 parle bien de trompette, de luth, de harpe, de chalumeau, de tambourin, de cymbales retentissantes avec lesquels on louait l'éternel ?

 

Mais le culte juif comportait beaucoup d'autres éléments (autel, sacrifices d'animaux, encens, vêtements sacerdotaux...) dont on ne trouve plus aucune trace chez les premiers chrétiens qui «persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières » (Actes 2 : 42).

 

Par leur témoignage oral et vécu ils trouvèrent grâce auprès de tout le peuple.

 

Tout cela serait-il devenu insuffisant aujourd'hui, ou ne le vivons-nous plus avec assez de ferveur pour que les coeurs en soient touchés ?

 

A moins que nous nous trouvions déjà dans ces derniers temps de séduction et d'apostasie où même ceux qui font profession de connaître Dieu le renient par leurs oeuvres (Tite 1 : 16). 

 

d) Le succès !

 

Un journal rapporte que seule une vingtaine de personnes assistaient encore il y a dix ans au culte dominical de l'église protestante Middle Collegiale de New York.

 

Aujourd'hui l'auditoire s'élève de nouveau à plus de 200 personnes, anciens membres d'Églises catholique, épiscopale, baptiste, méthodiste..... dont un tiers sont des homosexuels !

 

D'où est donc venu ce regain d'intérêt conduisant à une congrégation «oecuménique» aussi hétérogène ?

 

On a proposé des services de garderie d'enfants après l'école et de l'aide aux malades du sida, on a organisé des concerts de jazz sur les marches de l'église.

 

Mais comme disait quelqu'un :

 

« L'essentiel, c'est que l'essentiel demeure l'essentiel ! »

 

Le service d'entraide est très une bonne chose, et certaines églises ne le pratiquent d'ailleurs pas assez.

 

Or, l'essentiel, c'est quand même qu'on ose encore parler du péché et appeler tout homme à la repentance et à la foi en Jésus-Christ, crucifié et ressuscité pour la justification des pécheurs.

 

Rendons service autant que nous le pouvons, mais proclamons pardessus tout le Salut en Christ, tout en dénonçant le mal sous toutes ses formes, y compris l'hypocrisie, l'avarice, le mensonge, le légalisme, l'adultère, le concubinage, l'homosexualité, etc., toutes choses que la Parole de Dieu condamne.

 

(...) Il y a manifestement des églises «ouvertes» à tout vent, sans confession de foi précise, sans discipline, où tout venant est reçu sans autre, quels que soient ses vues, sa vie ou son comportement moral.

 

Et ce relâchement ne date pas d'aujourd'hui.

 

Il y a déjà plus de vingt ans que la « mixité » se pratiquait dans des camps de vacances «chrétiennes» partageant ou cotoyant tentes entre filles et garçons.4* (c'est ce qu'un pasteur pentecôtiste en France avait établi lors de camps de jeunes, aujourd'hui louangé pour sa grande ouverture à la "grâce" plus libertaire qu'émancipant l'homme du péché et de sa misère...)

 

(...) Le succès de l'« ouverture », de l'élargissement et de l'abandon d'une éthique biblique ferme est évident.

 

Mais succès n'est pas synonyme de conversion, de régénération et de croissance spirituelle.

 

Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur les résultats spirituels effectifs, car Dieu ne saurait être limité dans son action par des initiatives et des infidélités humaines.

 

Quelle souffrance terrible de constater la superficialité des « conversions » obtenues là où les portes ont été élargies et les exigences divines méconnues afin de faire grandir numériquement une église, asseoir une étiquette ou d'augmenter indirectement pour d'autres ses ressources financières...

 

Ce n'est finalement pas le succès qui compte, mais le fruit qui demeure.

 

Il semblerait que si l'on voulait rétablir dans les églises, les groupements, les colonies de vacances et les camps de jeunes une véritable éthique chrétienne avec l'indispensable discipline, les églises fondraient et les jeunes s'en iraient !

 

Voilà où nous en sommes arrivés à la fin du deuxième millénaire à force de vouloir nous conformer au monde pour le gagner, plutôt que de nous laisser transformer dans notre intelligence pour que nous discernions quelle est la volonté du Seigneur, ce qui est bon, agréable et parfait à Ses yeux (Rom. 12 : 2), même si cela devait être déplaisant aux yeux des hommes, voire de certains dit chrétiens. 

 

Conclusion

 

On cherche donc manifestement à s'adapter à la nouvelle mentalité et beaucoup d'églises , sacrifient à cette mode sous prétexte de pouvoir ainsi mieux atteindre l'homme de la rue et ' le jeune blasé qui ne s'intéressent pas autrement aux réalités spirituelles.

 

À l'instar des apôtres nous devons assurément tenir compte de la connaissance - ou de l'ignorance - de nos auditeurs afin de nous faire bien comprendre.

 

Mais les apôtres n'ont jamais essayé de distraire leur public, de le piéger (1Cor. 7 : 35) ou de l'amorcer par toutes sortes d'astuces ou de ruses (2 Cor. 12: 16), ce dont on avait, semble-t-il, faussement accusé l'apôtre.

 

Pas de musique mondaine, pas de danse, pas de distractions (1 Cor. 7 :35) et de paroles flatteuses (1 Thess. 2 : 5), de «discours persuasifs de la sagesse » (1 Cor. 2 : 4), de féminisme (1Tim. 2:12), d'annonces de miracles et de guérisons.

 

Ils n'ont pas introduit dans leur service des divertissements en imitation de ce qui se faisait dans le monde gréco-romain.

 

Le goût des auditeurs païens n'a pas déterminé leur forme de prédication et de témoignage.

 

Pourquoi devrait-il en être autrement aujourd'hui ?

 

Matière à réflexion pour ceux qui sont disposés à rechercher la pensée du Seigneur dans les Ecritures et qui osent aller à contre-courant, par une impérieuse nécessité.

 

Amen,

 

 

J. Hoffmann,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

1 Voir « Le Matin Dimanche » sous : « Le supermarché de la religion» «Services au goût du jour»

2 Voir « Festival Groupe de jeunes » BN 5/96 p. 170

3 « Radio Paradiso ». OUC (« Die Gemeinde » 6/97).

4 « La mixité » Dr. Emile Louendin Du Centre Protestant de Carhaix Plouguer en Bretagne (Le vrai scoutisme) « Document » No 20 - 1975. Cité dans « La crise de l'éthique » (Association Vaudoise de Parents Chrétiens), texte reproduit dans les BN 4/ 76 et 5/76 sous « La nouvelle morale». La Bonne Nouvelle

 

 

 

Source :  regards 

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 18:55
Déclaration de Cambridge en 1996

''On nous dit que le plus grand besoin de l'Eglise aujourd'hui est de se repentir de son “manque d'unité”...Nous disons qu'avant de se repentir de son “manque d'unité”, l'Eglise ferait mieux de se repentir de son apostasie. Elle doit se repentir d'avoir perverti et cherché à remplacer la “foi confiée aux saints une fois pour toutes”. Elle doit se repentir d'avoir placé sa propre pensée et ses méthodes au dessus de la révélation divine des Saintes Ecritures. C'est là la raison de son manque de puissance spirituelle et de son incapacité à délivrer un message vivant dans la puissance de l'Esprit à un monde qui périt''
Martin Lloyd-Jones (1899-1981) 
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Croix Huguenote

Refuge Protestant s'associe pleinement avec les Luthériens confessionnels sur ce que les croyants issus des traditions réformée, anglicane, luthérienne, baptiste ont déclarés, et que l'on retrouve encore dans la vie de Chrétiens véritables qu'ils soient de ces dénominations ou d'autres en France par la Grâce et immense Bonté de Dieu.

 

Beaucoup de Chrétiens issus du monde évangélique ou protestant, se désespèrent, s'inquiètent ou quittent leurs églises dans ce qu'il y a encore quelques années en arrière n'avait jamais atteint d'aussi grandes proportions désastreuses.

 

Des unions, rassemblements, ententes diverses s'entendent au détriment de la Parole de Dieu pour accueillir ce qui n'aurait jamais été imaginé d'antan sur le plan aussi bien spirituel que moral. 

 

C'est malheureusement ce qui se passe dans beaucoup d'églises aujourd'hui, en France, tout comme ailleurs. 

 

Même les vocables "doctrine", "obéissance", "repentance", "péché", "mensonge", "hypocrisie" et autres tant la liste serait longue, crééent une "allergie" sans précédent, donnant en certains lieux désormais, une linéature moins "traumatisante", plus philosophique, sociologique, romantique, voire ailleurs enflammée parfois, sensorielle surtout, mais toujours assaisonnée de versets sortis du contexte dans une concoction peace and love version ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre de contraire à cette "révolution printanière" si bien inspirée...

 

"Sagesse", "tempérance", "amour", "patience" deviennent dans leurs spécifications d'ahurissantes antinomies d'avec sa vraie définition et ce que Dieu entend Lui par ces termes, avec tout ce que cela représente et se vit au sens Chrétien.

 

On ne ment plus, mais l'on se trompe.

 

A supposer qu'on ne vole plus, l'on emprunte à longue durée. ...Indéterminée... certainement....

 

Un ancien premier ministre dernièrement lors d'une grande soirée électorale ironisait qu'on ne pouvait plus reprocher au criminel après tout que l'acte répréhensible qu'il eut pu accomplir serait de sa faute, c'était celle de la société, de son ...ADN et autres onguents bien arrangeants.

 

Mais, il reprenait avec une parfaite objectivité : nous sommes responsables.

 

Peu porteur de nos jours, mais la réalité dans toute sa lumière.

 

Sur le plan spirituel, comme moral, nous sommes responsables devant Dieu.

 

Si la notion d'enfant roi que l'on connaît tant existe et se trouve à être déploré et plaint pour les conséquences évidentes qu'elle créée, il n'y a aucune hésitation d'affirmer qu'aujourd'hui cette même situation s'implante tranquillement par "absorption homéopathique" mais certain, dans beaucoup d'églises, toute étiquette ou dénomination confondue.

 

Ce n'est plus Notre Sauveur qui règne, mais ce que pense et définit l'ambiance du moment, relooké, reformulé, réadapté.

 

Ce n'est toujours plus Notre Sauveur qui conseille, instruit et conduit, mais le sentiment ou l'intérêt humain trempé dans un peu de christianisme à senteur s'affirmant presque plus ..."humanisé"...et... vrai...

 

C'est se faire traducteur à la place de Dieu dans une "translation" express, relative et légère à teneur "googlelienne".

 

Et l'on confond dès lors rapidement et "exquise" aisance l'humanisme et esprit d'humanité, deux cadres forts différents même s'il semble se ressembler en apparence.

 

L'esprit d'humanité du Chrétien se soumet et obéit à Christ.

 

L'humanisme lui, tend et obéit vers l'homme, par l'homme, pour l'homme, mais surtout sans Dieu, ou du moins seulement là où çà l'arrange, lui convient et surtout suffit.

 

Ce n'est en tout cas certainement pas l'unité "chrétienne" ou le témoignage démonstratif de l'amour entre frères et soeurs, mais conciliance à fermer les yeux sur ce que Dieu demande non seulement de régler, mais rejeter dans ce qui fait horreur à Sa Sainteté.

 

Un spot publicitaire des années 80 vantait la marque Canada Dry en ces termes :

 

"çà ressemble à de l'alcool, mais ce n'est pas de l'alcool".

 

Quelle tristesse profonde que de remplacer l'authenticité magnifique et solennelle beauté en Jésus par du fermentée, macérée, distillée.

 

Tout ceci se trouve encore, avec beaucoup de tristesse devant le regard de Dieu, bien souvent encouragée par des pasteurs, conducteurs, ou responsables, là même parfois où l'on aurait le moins imaginée, mais aussi par ce que Spurgeon aurait nommé "bouc" plutôt que brebis, preuve et démonstration d'indépendantisme où il devient interdit d'interdire, où par un de ces "hauts faits" provenant plus du "génie" charnel (ou malhonnêteté ?) que de l'authenticité d'appartenance à Christ, on ne veut plus indirectement ni Dieu ni Maître, amenant à une réaction sur un autre domaine d'un grand auteur musicien du siècle dernier : Bien sûr, plus de pères, rien que des fils !....

 

L'appellation "évangélique" aujourd'hui fait honte au regard du constat visible, tant de "l'esprit"  qui l'anime dans sa grande majorité, et où l'on s'interroge peu si, en beaucoup d'endroits, en être "remplis" se situe plus soit dans l'illuminisme, le mysticisme, ou dans le sensoriel et balancement d'arrière train que dans le coeur.

 

Les enfants de parents Chrétiens dans une grande majorité hélas, connaissent de moins en moins le Dieu de leurs pères, ou si mal...

 

On ne se pose plus guère question aujourd'hui face à un étrange libéralisme, un attrait à ciment social, un idéal romantique ou philosophique, plutôt qu'authenticité transformant et libérant toute âme captive. 

 

On ne se pose plus guère interrogation quant à la légèreté marqué par la tolérance au silence coupable, l'hypocrisie, le mensonge, et autres traits paradoxaux en totale opposition avec ce que Dieu attend de chaque véritable enfant de Dieu.

 

Inutile de souligner ou d'apporter d'eau au moulin quant aux regards extérieurs tour à tour choqués par l'émotionnalisme démesurée, ou uniquement attirés par un certain attrait faisant appel en d'autres endroits à ce qui s'apparenterait à de l'atticisme, ou un intérêt et force politique, enfin ou presque débarrassé de Dieu si gênant dans ses exigences.

 

Rien de nouveau sous le soleil encore où, en relisant le livre de Jérémie, Dieu avec Amour prévenait, avertissait le Peuple d'Israël des dangers encourrus, et ce, pour son unique bien.

 

Nous pouvons retrouver aisément à travers Ses appels à revenir vers Lui, partager aujourd'hui la même supplication envers Notre Père Céleste :

 

(...) Ils m'ont abandonné, moi, la source d'eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l'eau. (...)  Éternel, tes yeux ne (cherchent-ils) pas la fidélité ?(...)et ils n'en souffrent pas ; (...) ils ont refusé de recevoir la leçon ; ils ont durci leur visage plus qu'un roc. Ils ont ...refusé de se convertir. Je disais ce ne sont que des pauvres gens, ils agissent follement parce qu'ils ne connaissent pas la voie de l'Eternel, le droit de leur Dieu. Je m'en irai plutôt vers les grands et je leur parlerai ; car eux, ils connaissent la voie de l'Eternel, le droit de leur Dieu ; mais eux aussi ont tous ensemble brisé le joug, rompu les liens. (...) Regardez, informez vous, cherchez dans les places, s'il s'y trouve un homme, s'il y en a un qui pratique la justice, qui s'attache à la vérité, et Je pardonnerai (...) Oh ! Si ma tête était remplie d'eau, si mes yeux étaient une source de larmes, je pleurerais jour et nuit les filles et les fils (...)

 

Si Refuge Protestant rejette et refuse l'étiquette "évangélique" dans son attribution actuelle dénominative, il n'en écarte pas cependant, bien au contraire l'être de coeur, mais dans toute l'essence qu'appelle sa définition de Bonne Nouvelle, et dans tout ce que Dieu en chacune et chacun a opéré par Sa Grâce.

 

Tout Véritable Chrétien est évangélique dans la réalité profonde, tout comme le furent avant nous Luther, Calvin, Monod, Spurgeon, Müller, Taylor, Darby, Dhombres et bien d'autres, et comme le sont encore aujourd'hui, celles et ceux que Dieu connaît comme Ses Fils et Ses Filles.

 

Mais certainement pas dans la démonstration tristement étiquetée visible de nos jours.

 

Evolution oblige ? Réalité Chrétienne ? Ou "réforme" de l'autorité de Dieu ? Dieu a t-Il réellement dit...

 

Puisse le Seigneur bénir et aider toutes celles et ceux désireux non d'aimer ou d'embrasser un glacial dogmatisme orthodoxe ; la froideur orgueilleuse comme despotique n'ont aucune place non plus chez le Chrétien ; mais voulant être attaché au Roc Divin en rejetant toute parodie, apostasie, aimant Notre Dieu et Sauveur pour le don ineffable accompli pour notre rachat, en gardant cet esprit huguenot dans toute l'essence même qu'il représente de la réalité Chrétienne, l'enracinement dans la Bible, la foi de l'Eglise Primitive, de la Réforme et affection des exemples bibliques, tels sont les aspirations pour chacune et chacun dans notre prière quotidienne en associant la même direction que Josué : Moi et ma maison, nous servirons l'Eternel.

 

Gardons ces versets attachés à notre coeur qu'alors que nous étions encore sans force, Jésus au temps marqué par Dieu, est mort pour nous sauver et délivrer.

 

Je serai Leur Dieu. Je leur donnerai un même coeur et une même voie, afin qu'ils me craignent toujours, pour leur bonheur et celui de leurs enfants après eux. (Jérémie 32/38-39)

 

N'oublions pas que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable,  tout ce qui mérite l’approbation,  ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de nos pensées selon  Philippiens 4. 8 ne s'émancipe ou ne s'abstrait aucunement de se souvenir des conducteurs qui annoncent la Parole de Dieu, de considérer quelle a été la fin de leur vie, et d'imiter leur foi selon Hébreux 13-7, et que, l'excellent témoignage des Béréens soit de celui auquel nous voulons rester ancrés pour affirmer « Ta Parole est la vérité, Sanctifie-nous uniquement par Ta Vérité» et non nos impressions ou préférences.

 

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées !  Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l'éternité ! Tel est le magnifique témoignage de tout Chrétien s'alliant en Christ au texte ci dessous avec ses Frères et ses Soeurs de l'Eglise Universelle.

 

 

Refuge Protestant,

Refuge Protestant

 

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livre et bougie

 

 

 

Ci dessous, la Déclaration de Cambridge, rédigée en 1996 par l'Alliance des Evangéliques Confessants, un groupe de chrétiens réunissant des croyants issus des traditions réformée, anglicane, luthérienne et baptiste.
 

Ce beau texte pointait déjà du doigt des tendances délétères qui n'ont fait hélas que se renforcer, notamment en France.
 
En se joignant en tant que Luthériens confessionnels, nous invitons nos frères et soeurs attachés à l'autorité de la Bible "à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes" (Jude 1.3) et à résister aux vents mauvais des fausses doctrines.

 

Aujourd’hui, les églises évangéliques sont de plus en plus soumises à l’esprit du siècle, plutôt qu’à l’Esprit du Christ.
 
En tant qu’évangéliques, nous nous exhortons les uns les autres à nous repentir de ce péché et à retrouver la foi chrétienne historique.
 
Au fil de l’histoire, les mots changent de sens. C’est ce qui est arrivé au mot « évangélique ».
 
Dans le passé, il exprimait l’accord qui unissait des chrétiens appartenant à une grande diversité de traditions ecclésiastiques.
Etre « évangélique », c’était être soucieux de confesser sa foi.
 
C’était croire les vérités essentielle du christianisme telles qu’elles ont été définies par les grands conciles œcuméniques de l’Eglise.
 
De plus, les évangéliques se partageaient l’héritage commun des sola de la Réforme protestante du XVIe siècle.
 
Aujourd’hui, la lumière de la Réforme s’est nettement affaiblie et le mot « évangélique » s’est mis à recouvrir des réalités tellement diverses qu’il a perdu sa signification.
 
L’unité forgée pendant des siècles est en grand danger.
 
Face à cette crise et à cause de notre amour pour le Christ, pour son Evangile et pour l’Eglise, nous souhaitons formuler tout à nouveau notre adhésion aux vérités centrales de la Réforme, telles qu’elles ont été confessées historiquement par les évangéliques.
 
 

I. Sola Scriptura: l’érosion de l’autorité

 

 

L’Ecriture seule, telle est la règle inerrante pour la vie de l’Eglise. Or, à l’heure actuelle, une dissociation est effectuée entre elle et sa fonction d’autorité.
 
L’Eglise – y compris parmi les « évangéliques » – se laisse trop souvent diriger, en pratique, par la culture ambiante.
 
Techniques thérapeutiques, stratégies de marketing, rythme de la civilisation des loisirs correspondent mieux que la Parole de Dieu à ce qu’elle souhaite, à sa manière de fonctionner, à ce qu’elle offre.
 
Nombre de pasteurs ont négligé, comme c’est leur rôle, de veiller de près sur le culte, y compris sur la substance doctrinale des chants.
 
Au fur et à mesure que l’autorité biblique se diluait en pratique, que les vérités scripturaires s’estompaient dans l’esprit des chrétiens et que les doctrines perdaient leur pointe, l’Eglise a progressivement été dépouillée de son authenticité, de son autorité morale et du sens de sa vocation.
 
Au lieu de nous efforcer d’adapter la foi chrétienne pour qu’elle corresponde mieux aux besoins des consommateurs, nous devons proclamer la Loi de Dieu comme étant la norme de toute justice véritable et l’Evangile comme l’unique vérité qui sauve.
 
L’Eglise a besoin de la vérité biblique pour comprendre ce qu’elle doit faire, pour s’édifier et pour exercer la discipline en son sein.
 
L’Ecriture doit nous faire percevoir, au-delà des apparences trompeuses, quels sont nos besoins réels, et nous libérer de l’habitude de tout évaluer à l’aune des images séduisantes, des clichés, des promesses et des priorités d’une culture de masse.
C’est à la seule lumière de la vérité de Dieu que nous pouvons nous comprendre et découvrir comment Dieu a pourvu à nos besoins.
Il importe donc de prêcher et d’enseigner la Parole de Dieu dans l’Eglise.
Les sermons ont à présenter et à expliquer les enseignements bibliques et non à exposer les opinions du prédicateur ou les idées du moment.
Nous ne devons rien accepter d’autre que ce que Dieu a donné.
 
L’œuvre du Saint-Esprit dans une expérience personnelle ne saurait être dissociée de l’Ecriture.
L’Esprit ne s’exprime pas d’une manière qui s’écarte de l’Ecriture.
Sans l’Ecriture, nous n’aurions jamais connu la grâce de Dieu en Christ.
Le critère de la vérité, c’est la parole biblique et non l’expérience spirituelle.
 

Première thèse: Sola Scriptura

 

Nous réaffirmons que l’Ecriture inerrante est l’unique source de la révélation divine écrite et qu’elle seule peut lier notre conscience.
Seule, la Bible enseigne tout ce qui est nécessaire pour notre salut et notre délivrance du péché; elle est la norme du comportement chrétien.
 
Nous nions qu’un credo, un concile, ou quiconque puisse lier la conscience du chrétien ; que l’Esprit saint parle de manière indépendante de l’Ecriture ou s’oppose à elle ; que l’expérience spirituelle d’une personne puisse servir de véhicule à la révélation.
 
 

II. Solus Christus: l’érosion de la foi centrée sur Christ

 

 

Au fur et à mesure que la foi « évangélique » s’est sécularisée, ses intérêts se sont confondus avec ceux de la culture ambiante.
 
Il en est résulté une perte de toute valeur absolue, le développement d’un individualisme permissif, la substitution du bien-être à la sainteté, de la guérison à la repentance, de l’intuition à la vérité, du feeling à la foi, du hasard à la providence et de la satisfaction immédiate à l’espérance persévérante.
 
Le Christ et sa croix ne sont plus au centre de nos préoccupations.
 

Seconde thèse: Solus Christus

 

Nous réaffirmons que notre salut est accompli par l’œuvre de médiation du seul Christ historique.
 
Sa vie sans péché et l’expiation qu’il a endurée à notre place sont pleinement suffisantes pour assurer notre justification et notre réconciliation avec le Père.
 
Nous nions que l’Evangile soit prêché si l’œuvre expiatoire du Christ n’est pas proclamée et si la foi en Christ et en son œuvre n’est pas sollicitée.
 
 

III. Sola Gratia: l’érosion de l’Evangile

 

 

La nature humaine déchue a suscité une confiance injustifiée dans les capacités de l’homme.
 
Cette confiance dénuée de fondement existe maintenant dans la mouvance évangélique, qu’il s’agisse de l’Evangile de l’estime de soi ou de celui de la santé et de la richesse, que l’Evangile y soit transformé en produit à vendre et les pécheurs en consommateurs désireux de l’acheter, ou qu’on apprécie la vérité de la foi chrétienne à son efficacité.
 
Tous ces dérapages portent atteinte à la doctrine de la justification en dépit des textes officiels de nos Eglises.
 
La grâce de Dieu en Christ est non seulement nécessaire, mais la seule cause efficace du salut.
 
Nous confessons que les êtres humains naissent spirituellement morts et sont incapables de toute coopération avec la grâce qui régénère.
 

Troisième thèse: Sola Gratia

 

Nous réaffirmons que le salut par la grâce seule nous délivre de la colère de Dieu.
 
L’œuvre surnaturelle du Saint-Esprit nous conduit au Christ en nous délivrant de l’esclavage du péché et en nous faisant passer de la mort à la vie spirituelles.
 
Nous nions que le salut soit, en quelque manière, une œuvre humaine.
 
Les méthodes, les techniques et les stratégies sont, en elles-mêmes, incapables de susciter cette transformation. La nature humaine non régénérée ne peut pas susciter la foi.
 
 

IV. Sola Fide: l’érosion de l’article de foi principal

 

 

La justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui.
Tel est l’article de foi sur lequel l’Eglise est fondée, autrement elle s’écroule.
 
Aujourd’hui, nombre de responsables, de théologiens et de pasteurs qui se prétendent évangéliques le négligent, le déforment ou vont même jusqu’à le contester.
 
L’homme déchu a, certes, toujours refusé d’admettre qu’il avait besoin que lui soit imputée la justice de Christ; aussi la modernité n’a-t-elle eu qu’à attiser cette opposition à l’Evangile biblique.
 
Nous avons permis à cet état d’esprit d’influer sur la nature de notre ministère et sur notre prédication.
 
Nombre des membres du « mouvement de la croissance de l’Eglise » croient qu’une bonne compréhension sociologique de la mentalité des participants au culte est tout aussi importante pour la diffusion de l’Evangile que la proclamation de la vérité biblique.
 
D’où un divorce entre les convictions théologiques et les pratiques du ministère.
 
Dans de nombreuses églises, le recours aux techniques du marketing accentue cette tendance en effaçant la différence entre Parole biblique et monde, en supprimant le scandale de la croix du Christ et en réduisant la foi chrétienne à des principes et des méthodes qui assurent le succès du business corporatif.
 
Même s’ils disent adhérer à la théologie de la croix, ces mouvements vident celle-ci de sa substance.
 
Il n’y a pas d’autre Evangile que celui qui affirme que Christ s’est substitué à nous en prenant notre place, Dieu lui imputant notre péché et nous imputant sa justice.
 
C’est parce que Christ a enduré le jugement que nous méritions que nous pouvons vivre de la grâce, Dieu nous ayant définitivement pardonnés, acceptés et adoptés comme ses enfants.
 
En dehors de l’œuvre salvatrice du Christ, rien… pas même notre insertion sociale, notre engagement ou notre bonne volonté, ne fonde notre acceptation par Dieu.
 
L’Evangile déclare ce que Dieu a fait pour nous en Christ et non ce que nous pouvons faire pour nous approcher de Dieu.
 

Quatrième thèse: Sola Fide

 

Nous réaffirmons que la justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de Lui.
 
Par la justification, la justice de Christ nous est imputée, car elle seule est capable de satisfaire la justice parfaite de Dieu.
 
Nous nions que la justification repose sur quelque mérite qui nous soit propre ou provienne d’une infusion en nous de la justice de Christ.
 
Nous nions aussi qu’une institution, se prétendant une Eglise, puisse légitimement être reconnue comme telle si elle récuse ou condamne l’article de foi : Sola Fide.
 
 

V. Soli Deo Gloria: l’érosion d’une adoration centrée sur Dieu

 

 

Partout où, dans l’Eglise, l’autorité de la Bible est perdue, le Christ n’est plus au centre, l’Evangile est gauchi ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison : nos intérêts ont supplanté ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes pour accomplir la mission qu’il nous a confiée.
 
Il est malheureusement courant, aujourd’hui, que Dieu ne soit plus au centre de la vie de l’Eglise.
C’est pourquoi le culte se transforme en divertissement, la prédication de l’Evangile en opération de marketing, la foi en technique, l’éthique en feeling positif à notre endroit et la fidélité en réussite.
 
Résultat : Dieu, le Christ et la Bible ont perdu beaucoup de leur sens et de leur importance à nos yeux.
 
Dieu n’est pas là pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises et nos appétits, ni même nos intérêts spirituels personnels.
 
Aussi convient-il de centrer notre adoration sur Dieu lui-même plutôt que de rechercher la satisfaction de nos propres besoins.
 
Dans le culte, Dieu est souverain, pas nous.
 
Nous avons à nous soucier du Royaume de Dieu et non de notre puissance, de notre popularité ou de notre succès.
 

Cinquième thèse: Soli Deo Gloria

 

Nous réaffirmons que le salut, puisqu’il est de Dieu et a été accompli par lui, est à sa gloire; nous devons toujours l’en glorifier.
 
Jusqu’à notre mort, nous avons à vivre devant la face de Dieu, sous son autorité et pour sa seule gloire.
 
Nous nions qu’il soit possible de glorifier Dieu en confondant culte et divertissement, en négligeant la Loi ou l’Evangile dans notre prédication ou en substituant à l’Evangile la recherche de l’épanouissement du moi, celle de l’auto-estime ou de la réalisation personnelle.
 
 

VI. Un appel à la repentance et à la réformation

 

 

La fidélité dont les Eglises évangéliques ont fait preuve dans le passé s’inscrit en net contraste avec leur infidélité présente.
 
Au début de ce siècle, les Eglises ont soutenu un effort missionnaire remarquable et édifié de nombreuses institutions ou œuvres au service de la vérité biblique et du Royaume du Christ.
 
Le comportement des chrétiens et leurs aspirations différaient, profondément, de ceux de leurs contemporains.
 
Aujourd’hui, il en va souvent autrement.
 
De nos jours, la mouvance évangélique est en train de perdre sa fidélité à la Bible, sa boussole morale, et son zèle missionnaire.
 
Aussi nous repentons-nous de notre trop grande conformité au monde.
 
Nous avons succombé à l’attrait des faux « évangiles » de notre culture sécularisée.
 
Nous avons affaibli le témoignage de l’Eglise par notre manque de vraie repentance, notre aveuglement face à nos propres péchés alors que nous les discernons si bien chez autrui, et par notre refus inexcusable de faire connaître autour de nous l’œuvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ.
 
Nous invitons donc avec instance les évangéliques qui s’écartent d’elle sur les points évoqués jusqu’ici à revenir à la Parole de Dieu.
 
Notre appel s’adresse aussi à ceux qui affirment l’existence d’une espérance de vie éternelle en dehors d’une foi explicite en Jésus-Christ, à ceux qui prétendent que les hommes qui rejettent le Christ dans cette vie seront annihilés dans l’autre et ne subiront pas le juste jugement de Dieu dans une souffrance éternelle, ou à ceux qui affirment qu’évangéliques et catholiques romains sont un en Christ même là où la doctrine biblique de la justification est abandonnée.
 
L’Alliance des évangéliques confessants exhorte tous les chrétiens à tenir compte de la présente déclaration dans le culte de leur Eglise, comme dans son ministère, ses actions, sa vie et son annonce de l’Evangile.
 
Pour l’amour de Christ.
 
Amen.
 
Sola scriptura

 

Eglise Luthérienne du Poitou

 

 
 
 
 
 
 

 

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Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 18:53
Le Culte de famille

Partout nous devons constater le déclin des Eglises.

 

Nous pouvons remarquer quatre aspects de cette situation : d’abord un déclin doctrinal; puis le déclin d’une vraie spiritualité ; il s’ensuit des divisions ; et finalement on constate la perte de la jeunesse.

 

Quelles seraient les causes d’une telle dégradation de beaucoup d'Eglises ?

 

Ces causes sont nombreuses mais relevons également une raison importante, souvent oubliée, de ce déclin :

 

la négligence et la disparition du culte de famille.

 

Que nous dit la Bible à ce sujet ?

 

“Si quelqu’un n’a pas soin des siens, surtout de ceux de sa famille il a renié la foi et est pire qu’un infidèle.” (I Timothée 1 :8)

 

Sur bien des sujets, la Bible nous parle explicitement.

 

Sur d’autres, il nous faut tirer des leçons précises à partir d’indications fragmentaires que l’on trouve dans différentes parties de la Bible.

 

C’est le cas de notre sujet.

 

Le texte de la première lettre de Paul à Timothée que nous venons de citer semble nous parler uniquement des soins matériels que nous devons accorder à nos parents âgés.

 

Mais pour un chrétien, l’expression prendre soin des siens n’implique-t-elle rien d’autre que de fournir à ses proches, et ici tout particulièrement à ses parents, la nourriture, le logement et le vêtement ?

 

Le chrétien ne doit-il pas prendre soin des siens sur le plan spirituel aussi ?

 

Le livre des Actes nous dit que Corneille, l’officier romain, tout en étant un païen était un homme pieux..

 

Mais sa piété en tant que chef de famille responsable n’était pas une piété individualiste; elle ne le concernait pas lui seul mais toute la maisonnée placée sous son autorité.

 

Lorsque Pierre arriva chez lui, c’était toute la communauté familiale qui attendait le message de Dieu.

 

Peut-on imaginer qu’une telle piété familiale ait cessé avec la réception du Saint-Esprit et avec le baptême de toute sa famille ? (Actes 10)

 

Il n’est guère possible de légitimer bibliquement la doctrine du baptême des petits enfants, à partir du fait de conversions multiples comme celles qui eurent lieu dans la maison de Corneille ainsi qu’à d’autres occasions.

 

Nous pensons cependant que nous pouvons tirer des conclusions précises pour notre sujet sur ce qui y est dit de la piété familiale pratiquée dans de telles communautés.

 

C’est cette piété domestique communautaire que nous appelons le culte de famille .

 

Le livre des Actes des Apôtres contient de nombreuses indications précises nous montrant que la vie de l’église à cette époque était étroitement liée à la piété communautaire des familles chrétiennes qui en faisaient partie.

 

Regardons d’un peu plus près ce que la Bible nous dit au sujet de l’exercice de cette piété.

 

Comme pour d’autres questions pratiques, c’est l’Ancien Testament qui nous fournit l’enseignement de base.

 

Cet enseignement est repris et est appliqué de manière plus précise et plus approfondie par le Nouveau Testament à la vie de tous les chrétiens.

 

Cet enseignement biblique sur le culte de famille réapparait dans l’Eglise de Dieu chaque fois que le Saint-Esprit remet en honneur la lecture et la prédication de la Parole de Dieu.

 

En étudiant ces textes, nous y verrons de manière précise, ce que Paul voulait dire aux chrétiens quand il écrivait dans sa lettre aux Ephésiens :

 

“Et vous pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les instruisant et en les avertissant selon le Seigneur.” (Ephésiens 6 :4)

 

" Pères, n'irritez point vos enfants, de peur qu'ils ne perdent courage.  (...) Celui qui agit injustement, recevra selon son injustice; et il n'y a point d'acception de personnes."(Colossiens 3 21/25)

 

Exemples tirés de l’Ancien Testament

 

Que faisait le patriarche Noé ?

 

Lors de la sortie de l’arche après la délivrance du déluge Noé rendit à Dieu un culte familial :

 

“Noé bâtit un autel à l’Eternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les animaux purs et il offrit des holocaustes sur l’autel.“ (Genèse 8 :20)

 

Le patriarche Job se comportait de la même façon.

 

Lui aussi rendait un culte à Dieu pour sa famille.

 

Voici ce que nous lisons à son sujet :

 

“Cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu et s’écartait du mal.” (Job 1 :1) Ses fils et ses filles organisaient des banquets les uns chez les autres. Alors,“Job envoyait chercher ses fils et les sanctifiait, puis il se levait de bon matin et offrait pour chacun d’eux un holocauste, car Job disait : Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils maudit Dieu dans leur coeur. C’est ainsi que Job agissait toujours.” (Job 1 :5)

 

Nous avons déjà là un modèle de piété familiale chrétienne.

 

Prenons le cas d’un Abraham.

 

Lors de la visite des trois envoyés aux chênes de Mamré, peu de temps avant la destruction de Sodome et Gomorrhe.

 

L’Eternel présent parmi ses visiteurs dit à Abraham :

 

“Cacherais-je à Abraham ce que je vais faire? Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. Car je l’ai choisi afin qu’il ordonne à ses fils et à sa famille après lui de garder la voie de l’Eternel, en prodiguant la justice et le droit ; ainsi l’Eternel accomplira pour Abraham ce qu’il avait dit à son sujet.” (Genèse 18 :17-19)

 

Etant habités par la même foi que celle qui animait Abraham nous sommes ses enfants chéri(e)s  (Romains 2 :28-29; Galates 3 :7).

 

Ne devrions-nous pas également ordonner à nos fils et à leurs familles qui nous suivront de garder la voie de Dieu en pratiquant la justice et le droit ?

 

Jacob fit de même lors de sa rencontre avec l’Eternel à Bethel, rencontre où son nom fut changé de Jacob en Israël.

 

Car il célébra là un culte familial exigeant préalablement la purification des siens :

 

“Jacob dit à sa famille et à tous ceux qui étaient avec lui : Otez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous et changez de vêtements. Nous nous lèverons et monterons à Béthel ; là je dresserai un autel au Dieu qui m’a répondu au jour de ma détresse et qui a été avec moi pendant le voyage que j’ai fait.” (Genèse 35 :1-3)

 

Nous voyons à nouveau ici comment le père de famille exerçait ses fonctions de prêtre et de prophète.

 

Ces fonctions ne se limitent pas à la seule période des patriarches où le culte public, plus tard célébré dans le tabernacle ou le temple, n’était pas encore institué.

 

Le sacrifice de la Pâque fut célébré séparément par chaque famille israëlite lors de la sortie d’Egypte.

 

Cet exemple montre clairement que la famille juive formait alors une cellule religieuse autonome.

 

Certes l’institution du culte et des sacrifices ainsi que le développement de la fonction prophétique et, plus tard, celui de la royauté davidique, limitèrent la portée de ces fonctions religieuses du père de famille.

 

Mais la famille juive n’en demeura pas moins l’endroit par excellence où l’Israëlite pieux adorait Dieu et apprenait à le connaître.

 

Nous prendrons un dernier exemple dans l’Ancien Testament avec Josué.

 

Ces paroles qu’il adressa à la fin de sa vie aux familles d’Israël s’appliquent également aux familles chrétiennes de tous les temps :

 

“Maintenant, craignez l’Eternel et servez-le avec intégrité et fidélité. Otez les dieux qu’ont servis vos pères, de l’autre côté du fleuve et en Egypte, et servez l’Eternel. Et si vous ne pensez pas devoir servir l’Eternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : ou les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel.” (Josué 24 : 14-15)

 

Comment puis-je “moi et ma maison servir l’Eternel“ sans pratiquer un culte de famille, sans consacrer quotidiennement en famille un moment pour adorer Dieu, le louer, lire et méditer sa Parole en commun, intercéder auprès de Lui ?

 

Le psalmiste nous pose la question :

 

“Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? “

 

et il répond,

 

“En observant ta Parole .” (Psaume 119 : 9)

 

Mais comment ce jeune homme (cette jeune fille) pourra-t-il observer la Parole de Dieu s’il ne reçoit pas chaque jour de son père, de sa mère, dans sa famille, régulièrement, jour après jour, l’instruction de cette Parole ?

 

Ceci nous amène à examiner les prescriptions de la Loi divine relatives à cette question.

 

Les enseignements de Loi de Dieu

 

Examinons ensemble les enseignements de la Loi de Dieu se rapportant à l’instruction que les parents doivent donner à leur enfants au sujet des choses de Dieu.

 

La Thora — et l’enseignement de la loi ne diffère aucunement de celui du Nouveau Testament — ne nous parle pas d’écoles du dimanche, de groupes de jeunes, de classes de catéchumènes ou d’écoles chrétiennes comme instruments établis par Dieu pour l’instruction de la jeunesse.

 

Ce n’est pas que de telles institutions pédagogiques ne puissent avoir leur place, et parfois une place capitale, dans l’éducation chrétienne des jeunes.

 

Je pense ici en particulier à la nécessité urgente de fonder aujourd’hui des écoles vraiment chrétiennes.

 

Mais l’accent de la Parole porte ailleurs.

 

Il place ici la responsabilité carrément sur les épaules de la famille.

 

Nous pouvons ajouter que sans cette instruction familiale biblique des enfants par leurs parents, ces instruments ecclésiastiques ou scolaires que nous venons de nommer ne pourront que très difficilement aboutir à la formation spirituelle et intellectuelle véritable de nos jeunes de manière à ce que plus tard ils puissent, à leur tour, devenir ces piliers sans lesquels de nouvelles familles bibliques ne sauraient subsister.

 

Dans le livre du Deutéronome que nous pourrions appeler (avec les Proverbes) le livre des familles, nous lisons :

 

“Quelle est, en effet, la grande nation qui ait des dieux aussi proche d’elle que l’Eternel notre Dieu l’est de nous toutes les fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation qui ait des préceptes et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je vous présente aujourd’hui? Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les événements que tes yeux ont vus, et qu’ils ne s’éloignent de ton coeur ; fais-les connaître à tes fils et aux fils de tes fils.” (Deutéronome 4 :7-9)

 

Il n’est pas question ici de ce que les sacrificateurs ou les docteurs de la loi instruisent la jeunesse d’Israël.

 

Mais chaque père de famille doit faire connaître les enseignements de Dieu à ses propres enfants afin que la génération nouvelle puisse elle aussi recevoir le dépôt de la foi et le garder.

 

Comment le père ou la mère israélite devaient-ils répondre aux interrogations de leurs enfants sur les cérémonies du culte, sur l’histoire d’Israël et sur les lois du peuple de Dieu ?

 

Nous lisons encore dans le Deutéronome :

 

“Lorsque demain ton fils te demandera : Que signifient ces déclarations, ces prescriptions et ces ordonnances que l’Eternel notre Dieu vous a commandées? Tu diras à ton fils : Nous étions esclaves du Pharaon en Egypte, et l’Eternel nous a fait sortir de l’Egypte à main forte. L’Eternel a opéré, sous nos yeux, des signes et des prodiges, grands et désastreux, contre l’Egypte, contre Pharaon et contre toute sa maison; et il nous a fait sortir de là, pour nous amener dans le pays qu’il avait juré à nos pères de nous donner. L’Eternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces prescriptions et de craindre l’Eternel, notre Dieu, afin que nous soyons toujours heureux et qu’il nous conserve la vie, comme il le fait aujourd’hui. Pour nous la justice sera d’observer et de mettre en pratique tous ses commandements devant l’Eternel, notre Dieu, comme il nous l’a commandé.” (Deutéronome 6 :20-25)

 

Nous voyons à nouveau que le rapport éducatif fondamental est celui du père au fils, de la mère à sa fille; et que le lieu privilégié de cette communication de la Vérité divine est la famille et, avant tout, le culte rendu en famille à Dieu.

 

“Ecoute Israël ! L’Eternel notre Dieu, l’Eternel est un. Tu aimeras l’Eternel de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur tes portes.” (Deutéronome 6 :4-9. Voyez aussi Deutéronome 11 : 18-21).

 

Les Proverbes, commentaire de la Loi de Dieu

 

Dans les sept premiers chapitres du livre des Proverbes nous trouvons un commandement répété bien des fois qui engage les pères à instruire leurs propres enfants dans les voies de Dieu.

 

Ces textes énumèrent toutes les bénédictions qui découleront d’un tel enseignement familial reçu avec docilité par les enfants.

 

“Mon fils si tu reçois mes paroles, et si tu retiens mes commandements (…) Alors tu comprendras la crainte de l’Eternel. Et tu trouveras la connaissance de Dieu (…) Alors tu comprendras la justice, l’équité, la droiture, toutes les routes qui mènent au bien.” (Proverbes 2 :1-9)

 

“Mon fils, n’oublie pas mon enseignement. Et que ton coeur garde mes commandements. Car ils augmenteront la durée de tes jours, les années de ta vie et de ta paix (…) Ne sois pas sage à tes propres yeux, crains l’Eternel, écarte-toi du mal, ce sera la santé pour ton corps et un rafraîchissement pour tes os” (Proverbes 3 :1-8)

 

“Mon fils, sois attentif à ma sagesse.Tends l’oreille à mon intelligence afin que tu gardes la réflexion, et que tes lèvres retiennent la connaissance.” (Proverbes 6 :20-23)

 

Et finalement cette si belle description des fruits d’une éducation parentale chrétienne :

 

“Ecoutez mes fils, l’instruction d’un père

Et soyez attentif, pour connaiîre l’intelligence;

Car je vous donne un bon savoir.

Ne rejetez pas mon enseignement.

J’étais, en effet, un fils pour mon père

Un fils tendre et unique auprès de ma mère.

Il m’enseignait alors et me disait :

Que ton coeur retienne mes paroles;

Garde mes commandements et tu vivras.(…)

Voici le commencement de la sagesse : acquiers la sagesse,

Avec tout ton acquis, acquiers l’intelligence.

Exalte-là : elle t’élèvera;

Elle fera ta gloire, si tu l’embrasses

Elle mettra sur ta tête un gracieux ruban,

Elle t’ornera d’un magnifique diadème.” (Proverbes 4 :1-9)

Toutes ces citations du livre des Proverbes amènent comme conclusion ces paroles :

“Oriente le jeune garçon sur la voie qu’il doit suivre

Même quand il sera vieux, il ne s’en écartera pas.” (Proverbes 22 :6)

 

Paul : sanctification des familles par l’enseignement de la vérité dans le foyer

 

Dans la première épître aux Corinthiens l’apôtre Paul en traitant du cas des mariages mixtes, païens-chrétiens, montre la puissance vivifiante et sanctifiante de cet enseignement familial de la Vérité.

 

De tels chrétiens mariés à des inconvertis ne doivent pas s’en séparer car ils détiennent des moyens capables de gagner leur conjoint à la foi.

 

Ce sont ces mêmes moyens, dit Paul, qui sanctifient les enfants de familles chrétiennes.

 

Ne vous séparez pas, dit-il au conjoint chrétien :

 

“Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère, autrement …” ajoute-t-il de manière significative “… vos enfants seraient impurs tandis qu’en fait ils sont saints.” Si telle est lasituation des enfants élevés dans des familles mixtes cette sainteté sera encore plus évidente des enfants dont les deux parents partagent la même foi. Paul précise sa pensée en écrivant : “En effet, comment savoir, femme, si tu sauveras ton mari? Ou savoir mari, si tu sauveras ta femme?” (I Corinthiens 7 :12-16)

 

Mais comment s’opèrent, bibliquement, tant la sanctification que le salut ?

 

S’agirait-il d’une espèce de parfum spirituel qui agit magiquement par osmose, sans paroles, sans enseignement, sans prise de conscience, de repentance, de conversion ?

 

Pour ce qui regarde le salut Paul répond de la manière la plus claire dans l’épître aux Romains :

 

“Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment entendront-ils parler de lui sans prédicateurs?” (Romains 10 :14)

 

Ainsi le mari chrétien et inversement annonçant la Parole à son épouse incroyante est un prédicateur de la Parole de Dieu.

 

Il en est de même pour le père ou la mère à l’égard de leurs enfants non-régénérés.

 

Car c’est la Parole de Dieu prêchée fidèlement et dont la prédication est accompagnée de l’action du Saint-Esprit qui seule régénère l’enfant.

 

Là où le conjoint par souci de paix doit garder le silence sur les questions se rapportant à la foi, son obéissance silencieuse à la Parole de Dieu sera comme un enseignement visible et cette instruction par l’exemple conduira à des circonstances où il sera possible d’annoncer verbalement l’Evangile.

 

Une telle situation où l’enseignement verbal n’est pas immédiatement possible ne peut se produire que là où un chrétien est marié à un non chrétien.

 

Pour ce qui concerne une famille chrétienne normale, ce n’est évidemment pas aux enfants d’imposer silence à leurs parents.

 

Jacques n’écrit-il pas :

 

“Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de la vérité.” (Jacques 1 :18)

 

Et Paul ajoute,

 

“Ainsi la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole du Christ.” (Romains 10 :17)

 

Il en est de même pour la sanctification dont la régénération n’est que le premier moment.

 

Paul le dit également au sujet de la prière par laquelle nous remercions Dieu pour notre nourriture :

 

“ Tout est sanctifié par la Parole de Dieu et la prière.” (I Timothée 4 :4)

 

Ce texte, si on y ajoutait la louange des cantiques, pourrait être pris comme une excellente définition du culte de famille.

 

Jésus-Christ Lui-même, en Jean 17, prie pour ceux qui croiraient en Lui par la prédication de la Parole de Dieu dans tous les âges de l’Eglise :

 

“Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du Malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la Vérité; ta parole est la vérité.” (Jean 17 :15-17)

 

C’est cette Parole prêchée quotidiennement dans la famille qui a le pouvoir de régénérer le conjoint non croyant.

 

C’est cette même parole fidèlement lue et expliquée chaque jour dans le culte de famille qui a le pouvoir, accompagnée de la prière fervente des parents, de sanctifier nos enfants.

 

N’oublions pas qu’en Christ, le chrétien est prêtre, prophète et roi.

 

Dans le culte de famille le père exerce les fonctions de prêtre et de prophète.

 

Dans ce culte domestique il offre un sacrifice de louange à Dieu, intercède pour sa famille, lit et explique la Parole de Dieu à sa maisonnée.

 

Comme chef de famille, il en est le roi, le magistrat.

 

Les difficultés qu’expérimentent bien des Eglises avec leurs jeunes proviennent tout d’abord de l’atrophie, du dépérissement, de la disparition de cette institution biblique du culte familial.

 

Si les jeunes dans beaucoup d'Eglises sont tellement réfractaires à la Parole de Dieu, s’ils sont si marqués par l’esprit du monde, cela ne viendrait-il pas en premier lieu de l’abandon par les chrétiens de ces Eglises de cette prédication quotidienne de la Parole de Dieu dans leurs foyers ?

 

Comment nos jeunes peuvent-ils être gardés du mal, protégés des influences néfastes du monde, fortifiés dans la foi et encouragés à faire le bien si nos foyers ne font pas chaque jour l’expérience de cette force vivifiante qui vient de la lecture fidèle, en commun, de la Parole de Dieu, des cantiques chantés ensemble, de la prière commune adressée à Dieu ?

 

Comment nos familles pourront-elles être sauvées et sanctifiées si nous écartons de leur sein les moyens de grâce que Dieu nous a donnés pour atteindre ces buts ?

 

Conclusion

 

Ma conclusion traitera brièvement de quelques considérations pratiques relatives au culte de famille et formulera certaines observations sur les bienfaits que l’on peut attendre de son exercice régulier et fidèle.

 

Qui doit diriger le culte ?

 

La famille est autant une entité spirituelle qu’une institution sociale, économique et politique.

 

Le chef de ce petit corps social est le père.

 

Ainsi ce sera normalement la tâche du père de famille d’instruire sa famille dans les choses de Dieu.

 

Il devra évidemment être assisté, comme en toutes choses, par son épouse.

 

Que doit-être le contenu de ce culte ?

 

Avec de tout petits enfants, on peut se contenter de prier et de chanter avec eux, bien que leur participation au culte de leurs parents ne pourra que leur faire du bien.

 

Il ne faut pas penser, comme le font couramment ces adeptes de la pédagogie moderne (e.g. Piaget), qui sont bien malheureusement trop nombreux parmi les chrétiens, que les enfants en bas âge ressemblent intellectuellement à de petits animaux.

 

Comme ceux-ci ils seraient incapables de raison et leur l’intelligence devrait évoluer pour atteindre celle de l’âge adulte.

 

Selon cette psychologie évolutive les enfants au début de leur scolarité ne seraient pas encore parvenus au stade d’êtres humains pleinement rationnels.

 

Mais une telle perspective est entièrement fausse.

 

Dès sa venue à l’existence, l’enfant est créé à l’image de Dieu.

 

Il est dès ses débuts doué de toutes les facultés humaines.

 

Son intelligence peut être éveillée bien plus tôt que ne le pensent nos psychologues-épistémologues évolutionnistes.

 

Normalement ce culte de famille devrait, comme tout culte normal, comporter les éléments suivants :

 

(a) la lecture de la Bible et son explication;

 

(b) le chant de cantiques, de psaumes et de choeurs tirés de la Parole de Dieu;

 

(c) la prière de louange et d’intercession en commun.

 

La cène, le baptême et le sermon étant des actes proprement ecclésiastiques, doivent évidemment être réservés aux occasions où l’Eglise toute entière se rassemble.

 

Ajoutons ici quelques remarques supplémentaires :

  • Au fur et à mesure que grandissent les enfants, une place plus grande devrait être réservée pour leurs questions, pour leurs remarques. Le culte de famille doit être un endroit où les enfants peuvent exprimer leurs préoccupations, leurs interrogations, leurs difficultés sans pour autant que ce moment de recueillement en famille devienne un simple lieu de discussion et de bavardage. Il faut à tout prix maintenir dans le culte de famille les sentiments de crainte et de respect dûs à Dieu.

 

  • Tous devraient prier. Le culte de famille est l’endroit où les enfants apprennent à s’adresser librement et directement à Dieu. Les sujets de prière doivent être adaptés aux circonstances de la vie de la famille, de la vie de chacun, de l’Eglise et même de la nation.

 

  • La routine n’est guère à craindre si la piété des parents reste vivante.

 

Quand doit avoir lieu le culte de famille?

 

Anciennement, dans les familles issues de la Réforme du XVIème siècle, (et cela était souvent aussi le cas dans celles issues des Réveils du XIXème siècle), un bref recueillement en famille avait lieu le matin.

 

Le soir, un culte plus substantiel était célébré pour toute la maisonnée.

 

Ceci impliquait la participation de tous ceux qui vivaient sous le même toit, visites, serviteurs et apprentis inclus.

 

C’est ce qui se passait aussi dans mon enfance dans notre famille missionnaire en Afrique du Sud.

 

C’est aussi ce que l’on pouvait voir dans les familles de paysans Afrikaners d’origine calviniste.

 

Dans notre famille, nous n’avons qu’un seul culte de famille avec nos cinq enfants.

 

Il a lieu ordinairement le soir, directement après le souper, car les enfants doivent ensuite se séparer pour vaquer à leurs affaires, faire leurs leçons, laver la vaisselle, jouer d’un instrument, etc…

 

Il est toujours plus difficile de les rassembler une fois qu’ils se sont dispersés.

 

Cette bonne routine doit être maintenue avec beaucoup de persévérance et de force.

 

Il faut, comme pour toute discipline saine, constamment résister à notre tendance naturelle à la négligence.

 

Le culte de famille doit ainsi devenir aussi habituel que les repas.

 

Il n’est aucunement facultatif.

 

Il est aussi important spirituellement qu’une famille se nourrisse en commun de la Parole de Dieu qu’il est essentiel que ses membres se nourrissent physiquement.

 

La famille dans sa vie communautaire doit être centrée sur la Bible, sur la louange commune de Dieu et sur la prière adressée au Dieu trois fois saint et non sur la télévision ou le journal quotidien, etc.

 

Pour que cette institution soit rétablie, se maintienne et se fortifie il faut que les parents (et en particulier le père) fassent preuve d’une autorité persévérante, douce mais ferme et patiente.

 

Ils devront faire face à la résistance de leurs enfants tant qu’ils ne marchent pas personnellement avec Dieu.

 

Mais - faut-il le dire ? Dans une famille chrétienne l’orientation spirituelle et pratique ne vient pas des enfants mais des parents.

 

Ce ne sont pas les désirs si variables des enfants qui doivent déterminer la direction donnée à la famille.

 

Nous sommes les disciples de Jésus-Christ et non du Dr. Spock ou du Professeur Piaget !

 

La présence d’étrangers dans le foyer ne doit pas être une raison de supprimer ou de déplacer l’heure du culte de famille.

 

Nos voisins, amis et parents ont eux aussi droit à être exposés à la Parole de Dieu lue et méditée en famille.

 

Le culte de famille tient une place intermédiaire indispensable entre le culte personnel du chrétien et le culte de l’Eglise.

 

Le culte de famille se trouve placé entre le culte personnel que le chrétien rend à Dieu dans l’intimité et le culte qu’il rend avec ses frères et soeurs réunis en Eglise.

 

Sans le premier, le culte de famille dégénérera en routine, car il a besoin d’être nourri d’une communion personnelle intime des parents (et des enfants) avec la divine Trinité.

 

Mais sans le culte de l’Eglise, le culte de famille risque de dévier, car pour demeurer sain, il a constamment besoin de la nourriture spirituelle que Dieu fournit d’habitude seulement à l’Eglise rassemblée sous la direction de ceux qui sont seuls autorisés à lui donner l’enseignement public de la Parole de Dieu.

 

Le culte de famille se place ainsi entre la communion intime du croyant avec Dieu et l’adoration communautaire des chrétiens rassemblés en Eglise.

 

Là où le culte de famille est vigoureux et vivant, il devient une cellule de vie chrétienne vigoureuse et efficace et rend inutile ces églises de maisons, parfois tristement mal nécessaire dû à la décomposition de l’Eglise institution, mais qui en d'autres circonstances plus discutables (indépendantisme, rebellion, liberticisme...) font un immense tort à la vie de l’église locale et aux paroisses.

Quels bienfaits doit-on attendre de l’institution d’un culte de famille régulier ?

 

(a) Il s’agit tout d’abord d’une obéissance aux commandements de Dieu. Cette obéissance, comme toute obéissance à Dieu, entraînera de nombreuses bénédictions.

 

(b) La lecture familiale de la Bible, la prière en commun et le chant ne peuvent qu’avoir des effets bénéfiques sur les enfants. Les exposer ainsi régulièrement à la Parole divine est une manière excellente de leur annoncer l’Evangile et de faire progresser l’oeuvre de sanctification dans leur vie. Même s’ils ne deviennent pas dans leur enfance des chrétiens qui connaissent Dieu personnellement comme Père, ce qui aura été semé portera très souvent des fruits remarquables à long terme .

 

(c) Pour les parents, et en particulier pour le père, le fait d’assumer selon ses capacités une telle responsabilité spirituelle ne peut que contribuer à ses progrès dans la Foi et dans la connaissance de Dieu. Etre ainsi obligé d’affronter spirituellement ceux qui chaque jour nous voient vivre ne peut que nous rendre plus conscients de nos insuffisances comme pères et mères et nous obliger à recourir à la miséricorde de Dieu pour avoir la force de persévérer dans une telle responsabilité.

 

(d) Semer ainsi la Parole de Dieu lue d’une manière suivie tous les jours de l’année remplit la mémoire et l’intelligence des parents et des enfants de la Parole de Dieu. Une telle discipline doctrinale et spirituelle établit, tant chez les parents que chez les enfants, une armature spirituelle et intellectuelle capitale dans la bataille où nous sommes tous engagés contre la puissance d’égarement de l’esprit anti-chrétien qui règne dans le monde. Pour les enfants en particulier, il est très important qu’il existe dans la famille un tel moment de ressourcement quotidien, car cette discipline spirituelle familiale régulière les fortifiera dans leurs luttes contre les influences intellectuelles et morales mauvaises qu’ils doivent si souvent affronter à l’école. Là ils peuvent poser des questions à leurs parents et recevoir de leur part des réponses bibliques. Il est également incontestable que la discipline régulière de la lecture en commun de la Bible et la concentration intellectuelle et doctrinale qu’implique la prière en commun forment les capacités intellectuelles de ceux qui pratiquent un tel culte familial.

 

(e) Pour l’Eglise, le fait que le père de famille conduise lui-même ainsi le culte familial et dirige la vie spirituelle de sa famille est un immense bienfait. Une telle discipline familiale conduit à la formation de parents spirituellement adultes et responsables, aptes à assumer d’importantes tâches dans l’Eglise. C’est une pépinière d’anciens et de diacres. Par ailleurs, méditer de cette façon chaque jour la Bible en famille revient à s’exposer à toute la Parole de Dieu. Cela ne peut qu’avoir des effets doctrinaux bénéfiques sur ceux qui pratiquent une telle discipline. Une Eglise locale dont toutes les familles pratiquent ce culte domestique sera protégée de toutes sortes de difficultés spirituelles et doctrinales car la faiblesse de nos Eglises dans ces domaines provient avant tout d’une fréquentation insuffisante de la Bible. En plus, c’est une immense force pour une Eglise locale d’avoir de nombreuses cellules de prières familiales. Comme dit le dicton :“Une Eglise qui prie produit un pasteur qui prêche.” Une telle Eglise entendra alors la Parole de Dieu prêchée avec force.

 

(f) Un autre point important à considérer est qu’une famille qui prie et lit ainsi la Bible en commun et qui exerce en même temps une réelle hospitalité devient par cela même une force d’évangélisation remarquable. Comment pourrait-il en être autrement vu que, par cette manière d’agir, la lumière de Dieu n’est pas cachée sous le boisseau mais elle éclaire tous ceux qui peuvent entrer dans la maison ? Si ces deux disciplines du culte familial quotidien et de l’hospitalité étaient restaurées et généralisées dans les foyers chrétiens nous n’aurions aucunement besoin d’avoir recours à toutes sortes de méthodes d’évangélisation aussi artificielles que nuisibles et inefficaces pour annoncer la Parole de Dieu dans nos localités et à notre voisinage.

 

(g) Finalement, un tel rassemblement quotidien autour de la Parole de Dieu est un merveilleux instrument de cohésion familiale. A une époque où tant de forces tendent à disperser les membres de la famille, il est capital pour la survie du foyer chrétien, de cette institution, la famille, si indispensable tant pour la société que pour l’Eglise, de restaurer le coeur spirituel de la vie familiale chrétienne dans son ancienne plénitude.

 

  • Là, tous sont rassemblés sous l’autorité de la Parole de Dieu.

 

  • Là, s’exerce le ministère spirituel du berger de la famille, le père, qui rassemble ses brebis autour de la Parole de vie.

 

  • Là tous peuvent prier Dieu et s’attendre à Sa réponse aux intercessions de chacun.

 

  • Là, peuvent être amenés à Dieu les peines. les difficultés, les péchés de la journée. Car les membres de la famille laissés à eux-mêmes subiraient inévitablement les effets diviseurs provenant du péché et des peines quotidiennes.

 

  • Là, chacun peut en commun se ressourcer et se décharger de cette lassitude morale et spirituelle qui peuvent devenir source de mort pour les familles même les plus vivantes.

 

  • Là, surtout, la famille se réunit en la présence de Celui qui est la source de sa vie et de son unité, le Seigneur Jésus-Christ lui-même, pour lui exprimer en commun son amour, sa joie et son adoration.

 

Pour conclure, disons avec le psalmiste :

 

“Voici qu’il est bon, qu’il est agréable pour des frères d’habiter ensemble!

C’est comme l’huile la meilleure qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur les bords de ses vêtements.

C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion; car c’est là que l’Eternel donne la bénédiction, la vie pour l’éternité.”

Psaume 133 :1-3

 

Amen,

 

jean-marc-berthoud.jpg

Jean Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Résister et construire

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 09:57
La lumière dans les ténèbres

Dans quel monde de ténèbres l’homme ne vit-il pas depuis la chute de nos premiers parents !

 

Aujourd’hui l’iniquité relève la tête plus impudemment que jamais et revendique le droit de s’appeler bien.

 

L’occultisme sous toutes ses formes se proclame le chemin vers la vraie spiritualité.

 

L’humanisme sans Dieu prétend nous libérer de tous les maux.

 

Les hommes en viennent, en excluant l’oeuvre victorieuse de Christ à la croix, à croire pouvoir même apprivoiser la mort, se la rendre amie.

 

L’immoralité réclame le droit d’être considérée l’égal, voire le supérieur du bien tel qu’il est défini par Dieu dans Sa Loi.

 

Celui qui n’adore pas l’humanitarisme ambiant, qui ne s’incline pas devant le pluralisme des valeurs, qui ne se vautre pas dans ce marais qu’est l’égalitarisation de toutes choses (et surtout du bien et du mal) est considéré comme anormal en attendant d’être persécuté, voir éliminé, comme ennemi du consensus antichrétien universel qui se construit sous nos yeux.

 

C’est ainsi que l’on travaille à la construction de cette bienheureuse démocratie qui regrouperait toute l’humanité dans un bien-être programmé pour tous sauf, bien sûr, pour ces gêneurs sous-humains - unmensch - de la béatitude matérialiste universelle que sont embryons, handicapés de toutes sortes et vieux.

 

Voici le paradis que nous prépare une humanité qui ne veut décidément plus entendre parler ni de repentance, ni de conversion, ni de retour à Dieu et moins encore d’une quelconque soumission à Ses Saintes Lois.

 

On peut bien dire d’une telle civilisation :

 

“Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres!” (Matthieu 6:23)
 

Mais la lumière qui est en Christ, lumière qui éclaire toute la création de Dieu, est réellement venue dans le monde.

 

Elle s’est révélée pour nous dans cette fête que nous célébrons à Noël, fête placée de la naissance du Seigneur des seigneurs, du Roi des rois, de Jésus-Christ, de toute éternité Lumière Divine et, aujourd’hui encore, Lumière Unique des nations.

 

Comme l’annonçait Zacharie :

 

par ce petit enfant, vrai Dieu et vrai homme, est venue la connaissance du Salut, le Pardon des péchés, l’ardente Miséricorde du Dieu Juste et Saint.

 

  • “C’est par elle que le soleil levant nous visitera d’en haut
  • Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort
  • Et pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.” (Luc 1:78-79)

 

C’est cette Lumière venue parmi les hommes, qui se trouve à la base, qui est la raison d’être de tout notre travail.

 

Cette Lumière est déjà victorieuse de tous les ténèbres de ce pauvre monde perdu.

 

C’est elle qui nous conduit à travailler à percer les brouillards si épais de ce temps où les hommes se dressent plus que jamais et follement contre leur Dieu.

 

Que la Parole de Dieu éclaire notre chemin et que, par cette Lumière qui illumine tout homme, nos yeux puisse aussi voir la Lumière.

 

Amen,

 

 

 

 

 

 

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Source : Calvinisme d'aujourd'hui

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 18:42
Bâtir un monde nouveau

Qui d’entre nous ne souhaite contribuer à bâtir un monde meilleur ? 

 

Si ce n’est pour notre génération, du moins pour celles qui nous suivront ? 

 

On pourra facilement obtenir un consensus sur cet objectif global, mais dès qu’il s’agit de définir les priorités, les buts, les moyens à mettre en œuvre, les sacrifices à consentir, nous savons tous par expérience que les divisions, voire les oppositions irréductibles se font jour immédiatement,  à tous les niveaux d’ailleurs, pas seulement au niveau politique. 

 

Car la première question que  l’on doit poser est la suivante :

 

Qui définit les normes qui assurent la mise en place de l’ordre, de la justice, de l’harmonie ? 

 

Et si, comme on nous l’assure depuis 150 ans, la vie est avant tout caractérisée par une lutte impitoyable pour la survie, lutte dans laquelle les plus forts l’emportent en éliminant les plus faibles, il est certain que la société assurera la promotion de normes destinées à renforcer  l’issue de cette lutte.

 

Notre culture contemporaine est marquée par une opposition binaire entre d’une part l’idéal des droits de l‘homme, de l’égalité absolue de tous (qui est du reste en train d’aboutir à la confusion totale des genres masculin et féminin) et d’autre part la théorie du gène égoïste, où seule la loi du plus fort doit régner. 

 

En un mot, deux pôles totalement irréconciliables. 

 

Comment sortir de cette opposition destructrice qui mine nos sociétés ?

 

Pour le chrétien qui cherche la réponse au sens de son existence dans la Parole inspirée par l’Esprit de Dieu, la toute première chose à reconnaître c’est que les normes qui doivent être appliquées à la vie individuelle et collective ne sont pas données par l’homme, ses théories, ses spéculations ou ses fantasmes, mais justement dans cette Parole de Vie révélée par l’Auteur de toute vie. 

 

Il y a plus de vingt siècles, l’auteur du psaume 36 l’exprimait de cette manière : 

 

Car chez toi est la source de la vie.  C’est dans ta lumière que nous voyons la lumière.  Maintiens ton amour à tous ceux qui te connaissent, veuille garder ton amour comme la justice à ceux qui sont droits de cœur !   

 

Cette lumière qu’évoque le psalmiste n’a jamais été manifestée aussi clairement que dans la personne, les paroles et l’oeuvre de Jésus-Christ, Celui même qui disait un jour : 

 

Je suis la lumière du monde.  Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie.  

 

Et aussi : 

 

Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin de devenir vous-mêmes des enfants de lumière.  

 

L’affirmation de Jésus-Christ sur Sa Propre Personne nous confronte à tous nos choix, pour le présent comme pour le futur que nous aimerions bâtir.

 

Saurons-nous marcher dans la Seule Vraie Lumière, celle qui transforme de l’intérieur nos vies brisées et les renouvelle à Son Image ?

 

Amen,

 
Eric Kayayan,
Pasteur Réformé

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 18:14
Aucun statut particulier après l'oeuvre de Christ à la croix pour nos péchés

Le Pape François ne veut plus que l’Eglise (la sienne) ne cherche à faire connaître Christ le Messie Véritable au Peuple Juif !

Il n’y a pas de haine plus grande que de fermer aux hommes l’accès au salut en Jésus-Christ. Ce pape François sans chiffre manifeste ainsi, sous prétexte d’amour, la haine la plus inouïe envers le peuple juif en interdisant aux catholiques romains du monde entier de proclamer à ce peuple le salut en Jésus-Christ. Il cherche ainsi à priver les Juifs du salut éternel en Jésus-Christ qu’ils ne sont que trop enclin, par eux-mêmes, à rejeter. (J-M Berthoud)

 

Malheur à vous scribes et Pharisiens hypocrites ! Parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux ; vous n’y entrez pas vous-mêmes et vous n’y laissez pas entrer ceux qui le voudraient.  (Matthieu 23 : 13)

 

---

 

Qu’affirme la Bible, et en particulier le Nouveau Testament, sur le statut de l’homme pécheur devant Dieu ?  

 

Existe-t-il, selon la Bible, des dérogations particulières vis-à-vis de personnes, de groupes ou de nations qui, en raison de leur histoire, de leurs antécédents religieux ou culturels seraient exemptés du Jugement divin ou exclues de la Grâce divine obtenue en Jésus-Christ et en Lui Seul ? 

 

Il n’en est nulle part question et ceux qui tâchent de répandre cette idée-là tout en se disant chrétiens ne sont en fait que des faussaires de l’Évangile, pour ne pas dire des renégats. 

 

Dans sa lettre aux chrétiens de Rome, en particulier au chapitre 3, l’apôtre Paul est formel : 

 

Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit [dans l’Ancien Testament]: il n’y a pas de juste, pas même un seul. Nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu. Tous se sont égarés, ensemble ils sont pervertis, il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. 

 

Paul reprend un peu plus loin (v. 23)

 

Car il n’y a pas de distinction: tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; et ils sont parfaitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est dans le Christ-Jésus.  C’est lui que Dieu a destiné comme moyen d’expiation pour ceux qui auraient la foi en son sang, afin de montrer sa justice.  

 

Et Paul ajoute encore (v.27-30) : 

 

Où donc est le sujet de se glorifier ? Il est exclu.  Par quelle loi ? Par la loi des œuvres ? Non, mais par la loi de la foi.  Car nous comptons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi.  Ou bien Dieu est-il seulement le Dieu des Juifs ?  Ne l’est-il pas aussi des païens? Oui, il l’est aussi des païens, puisqu’il y a un seul Dieu qui justifiera en vertu de la foi les circoncis, et au moyen de la foi les incirconcis. 

 

Bref, ce qu’affirme l’apôtre Paul, c’est qu’aussi bien les nations païennes qui adoraient des idoles, que le peuple juif, dépositaire des Promesses de Dieu et de Son Alliance dans l’Ancien Testament, ne peuvent trouver Ggrâce à Ses Yeux qu’au travers du prisme de l’œuvre Parfaite de Jésus-Christ : Son Sang versé sur la croix les justifie devant Dieu lorsqu’ils croient en cette oeuvre parfaite ; il lave et efface leurs fautes à tous, juifs et non-juifs, circoncis et non-circoncis.

 

 Il n’y pas de distinction entre eux à cet égard, quelle qu’ait été la place prééminente du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament. 

 

C’est d’abord à Jérusalem, donc vers les juifs, que Jésus, avant son Ascension a envoyé Ses Disciples prêcher la Bonne Nouvelle du pardon des péchés par la foi en Son Nom et du salut. 

 

Ce sont bien des juifs, les disciples Pierre et Jean, qui ont dit aux chefs religieux leurs compatriotes, après une guérison miraculeuse d’un boiteux à l’entrée du temple de Jérusalem : 

 

C’est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par lui que cet homme se présente en bonne santé devant vous. C’est lui, « la pierre rejetée par vous, les bâtisseurs, qui est devenue la pierre de l’angle. »  Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. 

 

A ces paroles sans équivoque je ne puis qu’ajouter ceci :

 

A bon entendeur, salut !

 

Amen,

 

Pasteur Eric Kayayan,

 

 

 

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Source : Foi & Vie Réformées

 

 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:26
Orages de la vie

Marc 6, 45-53

 

Mettons en évidence quatre points qui peuvent nous encourager dans les orages de la vie.

 

Jésus envoie ses disciples sur le lac

 

C'est le Seigneur Lui-même qui a envoyé ses disciples sur le lac.

 

Il les a même contraints à monter dans la barque.

 

Il peut nous arriver de rencontrer des difficultés dont nous sommes nous-mêmes responsables, parce que nous nous sommes engagés dans un mauvais chemin.

 

Il nous faut alors moissonner ce que nous avons semé.

 

Mais ici nous voyons que nous pouvons aussi nous trouver dans des situations difficiles où notre foi est éprouvée à l'extrême, dans un chemin où le Seigneur nous a expressément envoyés.

 

Mais quoi qu'il en soit, nous pourrons constater que le Seigneur contrôle constamment toute chose.

 

Ce qui nous arrive n'est pas le produit du hasard.

 

Il a ses plans et les réalise par les moyens qu'Il juge bon.

 

Après plusieurs années d'immenses épreuves, jetant un regard en arrière, Joseph pouvait dire à ses frères :

 

« Et maintenant, ce n'est pas vous qui m'avez envoyé ici, mais c'est Dieu » (Genèse 45, 8).

 

Quelle vision des choses et quelle leçon pour nous !

 

Dans notre vie, rien n'arrive que Dieu n'ait pas commandé et qui ne soit pas pour notre bien (cf. Lam. 3, 37).

 

Le Seigneur prie sur la montagne et voit ses disciples se tourmenter à ramer

 

Le Seigneur Jésus nous suit des yeux dans la détresse et nous accompagne par la prière.

 

La situation des disciples ne le laissait pas indifférent.

 

Même s'Il était éloigné d'eux pour un moment, rien de ce qui les concernait ne Lui échappait.

 

Il était monté sur la montagne pour prier.

 

De là Il voyait ses disciples et leurs circonstances adverses.

 

Aujourd'hui Christ est dans le ciel.

 

Il est là comme Notre Miséricordieux et Fidèle Souverain Sacrificateur auprès de Dieu.

 

Il est plein de Compassion pour nous.

 

Il s'occupe de nous. Rien ne Lui échappe.

 

Son Regard est dirigé vers nous.

 

C'est ce qu'exprime le psalmiste :

 

« Les yeux de l'Éternel regardent vers les justes, et ses oreilles sont ouvertes à leur cri » (Psaume 34, 15).

 

Depuis le ciel, Christ voit :

 

  • chaque difficulté que nous rencontrons,
  • chaque larme que nous versons,
  • chaque sentiment de notre coeur, même s'il est inconnu de ceux qui nous entourent,
  • chaque moment de solitude qui nous oppresse,
  • chaque injustice dont nous pourrions être victimes,
  • chaque question à laquelle nous ne trouvons pas de réponse ici-bas.

 

Devant lui toutes choses sont nues et découvertes ; nous sommes entièrement transparents.

 

Depuis le ciel, Il ne nous perd jamais des yeux.

 

Il connaît nos sentiments dans chaque situation.

 

Le Seigneur vient vers ses disciples au moment opportun

 

Jésus ne se contente pas de nous regarder et de Compatir avec nous, mais Il vient auprès de nous dans nos difficultés.

 

Il ne s'est pas simplement présenté à Ses Disciples dans la barque, mais Il a marché sur les vagues, ces vagues qui parlent des circonstances difficiles qu'il nous arrive de rencontrer.

 

C'est justement là que nous pouvons faire l'expérience de Sa Présence et de Son Secours.

 

Lorsque les trois amis de Daniel étaient dans la fournaise, le Seigneur est venu auprès d'eux dans le feu ardent (Daniel 3, 25).

 

Lorsque Paul était seul dans sa prison, le Seigneur s'est tenu près de lui (2 Timothée 4, 17).

 

C'est ce dont nous pouvons aussi faire l'expérience.

 

En Ésaïe nous lisons :

 

« Dans toutes leurs détresses, il a été en détresse, et l'Ange de sa face les a sauvés ; dans son amour et sa miséricorde il les a rachetés, et il s'est chargé d'eux, et il les a portés tous les jours d'autrefois » (63, 9).

 

Et dans un autre passage du même prophète, nous trouvons :

 

« Mais maintenant, ainsi dit l'Éternel, qui t'a créé, ô Jacob, et qui t'a formé, ô Israël : Ne crains point, car je t'ai racheté ; je t'ai appelé par ton nom, tu es à moi. Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas. Car moi, je suis l'Éternel, ton Dieu, le Saint d'Israël, ton sauveur... tu es devenu précieux à mes yeux... et moi, je t'ai aimé... Ne crains pas, car je suis avec toi » (43, 1-5).

 

Quel appui pour nous que cette Présence de Notre Dieu dans les circonstances difficiles !

 

Le Seigneur se fait connaître à ses disciples

 

Les disciples n'ont pas tout de suite reconnu leur Maître.

 

Cela nous arrive souvent aussi.

 

En le voyant marcher sur la mer, ils ont cru que c'était un fantôme et ont crié de peur.

 

Mais aussitôt Il leur a parlé.

 

Il leur a adressé des paroles de consolation, des paroles qui encouragent, des paroles par lesquelles tout est transformé.

 

Ce qu'Il a dit alors à Ses disciples est pour nous aussi.

 

« Ayez bon courage. »

 

Nous n'avons pas à rester résignés, fatigués et sans courage.

 

Le Seigneur nous parle afin de nous encourager.

 

Ecoutons-Le.

 

Il veut nous donner la force de supporter l'épreuve que Lui-même a envoyée pour notre bien.

 

« N'ayez point de peur. »

 

Les circonstances de la vie sont souvent de nature à nous faire peur et à nous rendre soucieux quant à l'avenir.

 

Que va-t-il advenir ?

 

Faut-il avoir peur de ce qui pourrait survenir avec Christ à nos côtés ?

 

L'apôtre Pierre nous exhorte :

 

« Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous » (1 Pierre 5, 7).

 

« C'est Moi ».

 

Il est l'éternel JE SUIS, l'Immuable, le Rocher des siècles.

 

Dans le dernier livre de l'Ancien Testament, nous lisons :

 

« Car Moi, l'Éternel, Je ne change pas » (Malachie 3, 6).

 

Dans un monde où tout est en bouleversement continuel, nous pouvons nous abandonner entièrement au Seigneur.

 

Rien ne peut l'ébranler.

 

Au moment où le Seigneur est monté dans la barque, les disciples ont pu voir le vent et les vagues s'apaiser.

 

En ce qui nous concerne, il n'en est pas toujours ainsi.

 

Mais une chose est certaine pour nous croyant : Le Seigneur est à bord, le bateau ne peut jamais couler.

 

Et le moment vient où nous arriverons sains et saufs au port.

 

« Alors ils ont crié à l'Éternel dans leur détresse, et il les a fait sortir de leurs angoisses ; il arrête la tempête, la changeant en calme, et les flots se taisent, et ils se réjouissent de ce que les eaux sont apaisées, et il les conduit au port qu'ils désiraient. Qu'ils célèbrent l'Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils des hommes » (Psaume 107, 28-31).

 

Amen,

 

 

 

E.A. Bremicker,

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 08:34
La bonne attitude à l'égard de la Grâce de Dieu

Dieu ne doit cette Grâce à personne.

 

Car que devrait-Il à celui qui ne peut rien donner le premier, pour qu’Il lui rende en retour ?

 

Et que devrait-Il donc à celui qui, de soi, n’a rien que péché et mensonge ?

 

Celui qui reçoit cette Grâce en doit donc éternellement rendre grâce à Dieu, et c’est bien ce qu’il fait.

 

Celui qui ne la reçoit point : ou bien il ne se soucie nullement de ces choses spirituelles, et se plaît dans ce qui est sien, ou, étant sans souci, se glorifie en vain d’avoir ce qu’il n’a point. 

Pour ceux qui n’ont pas encore été appelés, il faut prier Dieu qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient ; et il ne nous faut d’aucune manière nous enorgueillir comme si nous nous étions distingués nous-mêmes. — Canons de Dordrecht, article IV.15

 

Dieu ne doit Sa Grâce à personne.

 

Quelle devrait être notre attitude à l’égard de la Grâce de Dieu ?

 

Plusieurs objectent en pouvant dire :

 

« Ce n’est pas juste. Vous dites que Dieu accorde sa grâce à qui il veut. Dieu ne peut pas faire une telle chose ! »

 

Ce genre d’attitude s’enracine dans l’idée que Dieu nous devrait quelque chose.

 

Dieu n’est cependant pas obligé de sauver qui que ce soit.

 

« Dieu ne doit cette Grâce à personne. Car que devrait-Il à celui qui ne peut rien donner le premier, pour qu’Il lui rende en retour? » (IV.15).

 

Comment oserions-nous dire :

 

« Dieu, tu me dois quelque chose »?

 

« Qui Lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ? » (Romains 11:35).

 

Même avant l’entrée du péché dans le monde, il était impossible de prétendre une telle chose.

 

Parmi tous les bienfaits qu’Adam possédait, qu’est-ce qu’il n’avait pas reçu de Dieu ?

 

Le jardin ? Son épouse ? Sa propre vie ?

 

Qu’est-ce qu’Adam aurait pu faire pour obliger Dieu à lui devoir quelque chose ?

 

Rien du tout.

 

Imaginons Adam allant cueillir des fleurs pour les offrir à Dieu et Lui dire :

 

« Voilà Seigneur, maintenant tu me dois quelque chose ».

 

Dieu aurait pu aisément répondre :

 

« Le monde est à Moi et tout ce qui le remplit. » (Psaume 50:12).

 

Ou bien, imaginons Adam après sa journée de travail allant dire au Seigneur :

 

« Regarde tout ce que j’ai fait. Tu me dois maintenant quelque chose. »

 

« Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. » (Luc 17:10).

 

C’était le devoir d’Adam de servir Dieu dans le jardin.

 

Dieu ne lui devait rien.

 

Adam n’avait aucun droit de Lui exiger quelque chose, ne l'a pas fait et pour cause.

 

Il le savait pleinement, reconnaissant.

 

 Il en est de même de nous.

 

Est-ce que je me suis moi-même donné la vie ?

 

Non. Je suis vivant à cause de Dieu.

 

Tout ce que j’ai, c’est Dieu qui me l’a donné.

 

« Car en Lui nous avons la vie, le mouvement et l’être. » (Actes 17:28).

 

Dieu ne me doit absolument rien.

 

Au contraire, c’est moi qui Lui dois tout.

 

Maintenant que le péché est entré dans le monde, le problème est bien pire.

 

Dieu nous doit encore moins de choses.

 

« Et que devrait-Il donc à celui qui, de soi, n’a rien que péché et mensonge ? » (IV.15).

 

Dans le paradis, Dieu n’était pas obligé, mais Il a fait avec nous une Alliance d’Amour.

 

Nous avons alors rejeté Dieu, nous avons bafoué Son Amour.

 

Par nature, tout ce que nous pouvons offrir à Dieu n’est rien d’autre que péché et mensonge.

 

Dieu nous doit-Il quelque faveur à cause de cela ?

 

Pas du tout !

 

C’est nous qui accumulons chaque jour une dette de plus en plus grande envers Lui.

 

Nous méritons la condamnation éternelle.

 

« Car le salaire du péché c’est la mort… » (Romains 6:23a).

 

Dieu n’est certainement pas obligé de nous donner le salut.

 

Ce qu’il y a de plus étonnant, c’est que Dieu donne gratuitement.

 

« Mais le Don Gratuit de Dieu, c’est la Vie Eternelle en Jésus-Christ Notre Seigneur. » (Romains 6:23b).

 

Alors, quelle devrait être notre attitude ?

 

Notre gratitude envers le Dieu de Grâce.

 

La Seule réponse qui convient au Don de la Grâce est un cœur rempli de gratitude.

 

« Celui qui reçoit cette Grâce en doit donc éternellement rendre grâce à Dieu. » (IV.15).

 

Le fait que Dieu nous ait accordé Sa Miséricorde ne peut jamais être une raison de nous enorgueillir.

 

C’est uniquement une raison d’avoir une plus grande humilité et davantage de reconnaissance envers Dieu.

 

L’apôtre Paul a dit avec une profonde gratitude :

 

« Je rends grâces à Celui qui m’a fortifié, JésusChrist Notre Seigneur, de ce qu’Il m’a estimé fidèle en m’établissant dans le service, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un emporté. Mais Il m’a fait Miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité. Et la Grâce de Notre Seigneur a surabondé, avec la foi et l’amour qui est en Jésus-Christ. C’est une parole certaine et digne d’être entièrement reçue que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis, moi, le premier. » (1 Timothée 1:12-15).

 

Paul a eu l’humilité de confesser ses transgressions et il a remercié Dieu du fond du cœur pour Son si Grand Pardon.

 

Je suis tellement reconnaissant de ce que Dieu ne m’a pas traité comme je le méritais, mais qu’Il a donné Son Fils afin que je reçoive Son Pardon et la Vie Eternelle.

 

Jamais nous ne pourrons dire :

 

« Dieu a fait énormément pour moi, mais j’en fais quand même beaucoup pour Lui. »

 

Nous avons envers Lui une dette éternelle de reconnaissance.

 

Nous ne devrions jamais servir Dieu avec lourdeur :

 

« Ah!, je dois encore servir Dieu… C’est un peu pénible. Il me semble que j’ai déjà fait ma part. »

 

Notre vie devrait être un service joyeux et plein de reconnaissance.

 

« Je rends continuellement grâces à Dieu à votre sujet, pour la Grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ, de ce que vous avez été enrichis en Lui, en toute chose, en toute parole et en toute connaissance. » (1 Corinthiens 1:4-5).

 

Quelle est l’attitude de celui qui n’a pas reçu la grâce ?

 

« Ou bien il ne se soucie nullement de ces choses spirituelles, et se plaît dans ce qui est sien, ou, étant sans souci, se glorifie en vain d’avoir ce qu’il n’a point. » (IV.15).

 

Il y a des gens qui sont satisfaits d’eux-mêmes et qui pensent ne pas avoir de problème avec Dieu.

 

« Tout va bien dans ma vie ! Je n’ai pas besoin de Dieu. »

 

Si nous vivons de la Grâce de Dieu, nous ne pourrons jamais nous plaire en nous-mêmes ou penser que nous sommes arrivés.

 

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je poursuis ma course afin de la saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. » (Philippiens 3:12).

 

Ceux qui n’ont pas reçu la Grâce ne se soucient pas de remercier Dieu et sont remplis d’orgueil.

 

Ils pensent que leurs richesses viennent de leurs efforts et de leur sagesse.

 

Le Seigneur a bien averti Son Peuple de ne pas tomber dans ce piège.

 

« Garde-toi de dire en ton cœur; ma force et la vigueur de ma main m’ont acquis ces richesses. Tu te souviendras de l’Éternel, ton Dieu, car c’est Lui qui te donne de la force pour acquérir ces richesses, afin de confirmer, comme Il le fait aujourd’hui, Son Alliance qu’Il a jurée à tes pères. » (Deutéronome 8:17-18).

 

Notre attitude remplie de grâce envers les autres.

 

Si quelqu’un se dit chrétien et que sa conduite est chrétienne, je dois l’accepter comme un Croyant.

 

Quelle devrait être notre attitude envers ceux qui n’ont pas encore reçu la grâce de Dieu ?

 

« Pour ceux qui n’ont pas encore été appelés, il faut prier Dieu qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient; et il ne nous faut d’aucune manière nous enorgueillir contre eux, comme si nous nous étions distingués nous-mêmes. » (IV.15).

 

Paul nous exhorte à « faire des requêtes, prières, intercessions, actions de grâces, pour tous les hommes » (1 Timothée 2:1).

 

Je suis reconnaissant pour la Grâce que Dieu m’a faite, je prie pour qu’Il accorde cette même Grâce à d’autres pécheurs indignes comme moi.

 

Gardons-nous de nous penser supérieurs aux autres ou de nous dire que, si Dieu nous a choisis, c’est parce que nous aurions des qualités que d’autres n’ont pas.

 

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4:7).

 

Quand on voit un certain progrès chez une personne, on peut être tenté de dire :

 

« Cette personne ne croit pas encore, mais je suis certain qu’elle va croire un jour. C’est une bonne personne. »

 

C'est de l’orgueil attribuant le salut à nos œuvres.

 

Ou bien :

 

« Cette autre personne ne croit pas encore, mais c’est peine perdue. Il n’y a rien à faire avec elle. »

 

Ce n’est pas à nous de dire qu’un tel est un bon et meilleur candidat au salut et pas un autre.

 

N'oublions pas qui nous sommes, d'où nous venons, et d'où Dieu est venu nous chercher.

 

La Grâce de Dieu est Surnaturelle, Puissante et Surprenante.

 

« Dieu donne la vie aux morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas. » (Romains 4:17).

 

Si Dieu a réussi Son Oeuvre de Grâce dans la vie de pécheurs perdus comme nous, croyons qu’Il le fera aussi dans la vie d’autres pécheurs perdus.

 

Que le Seigneur fasse de nous des gens remplis de gratitude envers Notre Dieu de Grâce et qu’il nous rende capables de désirer la même Grâce envers les autres. Sans exception aucune.

 

Amen,

 
 
 
Paulin Bédard,
pasteur

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Source : Ressources Chrétiennes,

 

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 07:54
Accepter nos épreuves avec foi par Jean Calvin,

Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Notre Seigneur Jésus Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la Gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'Amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous a été donné. (Romains 5:1-5 )

 

Nul n’a dûment renoncé à soi-même, sinon quand il s’est tellement résigné à Dieu qu’il souffre volontairement toute sa vie être gouvernée au plaisir d’icelui.

 

Celui qui aura une telle affection, quelque chose qu’il advienne, jamais ne se réputera malheureux, et ne se plaindra point de sa condition comme pour taxer Dieu obliquement.

 

Or combien cette affection est nécessaire, il apparaîtra si nous considérons à combien d’accidents nous sommes sujets.

 

Il y a mille maladies qui nous molestent assidûment les unes après les autres.

 

Maintenant la peste nous tourmente, maintenant la guerre, maintenant une gelée ou une grêle nous apporte stérilité et par conséquent nous menace d’indigence ; maintenant par mort nous perdons femme, enfants ou autres parents ; aucune fois le feu se mettra en notre maison.

 

Ces choses font que les hommes maudissent leur vie, détestent le jour de leur nativité, ont en exécration le ciel et la lumière, détractent [accusent injustement] Dieu et, comme ils sont éloquents à blasphémer, l’accusent d’injustice et de cruauté.

 

Au contraire, il faut que l’homme fidèle contemple, même en ces choses, la Clémence de Dieu et sa Bénignité Paternelle.

 

Pourtant, soit qu’il se voit désolé par la mort de tous ses prochains et sa maison comme déserte, si ne laissera-t-il point de bénir Dieu.

 

Mais plutôt se convertira à cette cogitation que, puisque la Grâce de Dieu habite en sa maison, elle ne la laissera point désolée ; soit que ses blés et vignes soient gâtés et détruits par gelée, grêle ou autre tempête et que par cela il prévoit danger de famine, encore ne perdra point courage et ne se mécontentera point de Dieu.

 

Mais plutôt persistera en confiance ferme, disant en son cœur : nous sommes toutefois de la tutelle du Seigneur, nous sommes les brebis de sa nourriture (Ps. 79:13).

 

Quelque stérilité donc qu’il y ait, il nous donnera toujours de quoi vivre.

 

Soit qu’il endure affliction de maladie, il n’en sera point abattu par la douleur pour s’en déborder en impatience et se plaindre de Dieu.

 

Mais plutôt, en considérant la Justice et Bonté du Père céleste, en ce qu'Il le châtie, il se réduira par cela à patience.

 

PRIÈRE

Du fond de ma détresse j’espère en Ta Parole, dans l’abîme où je suis, je compte, ô Mon Sauveur, à Toi Seul je m’adresse. Qu’elle éclaire et console et les jours et les nuits mon âme en sa frayeur. Mon Dieu, prête l’oreille, j’attends plus que la garde. Au cri de ma douleur n’attend l’aube du jour ; et que ma plainte éveille mon cœur vers Toi. Regarde avec pitié, Dieu Sauveur mon coeur qui cherche Ton Secours. 

 

Amen,

 

Jean Calvin,

Institution de la religion chrétienne,

 

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:21
Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Partie 1)

Des douleurs cachées et plus que profondes de certaines vies viennent parfois d’expériences passées qui ont profondément et horriblement blessés de diverses manières (Dérives sectaires, abus, malhonnêteté, abandon, etc...). Ceci même en des endroits se réclamant de "Chrétien" ou  ...d' "Evangélique", et dont, aucun(e) n'aurait imaginé(e) un seul instant une quelconque probabilité infime, tout ceci couvert, choyé parfois et éhontément étouffé par des dirigeants peu amène de la réalité Chrétienne et du respect, de l'honneur et Sainteté de Dieu et ce que nous Lui devons. Pour d'autres, cela a pu être en dehors avec un vécu conséquent et plus que très lourd. Dans ce message réécrit pour le site, le Pasteur Denaut expose en toute simplicité comment être guéris par la grâce de l’Évangile des blessures et des tristesses du passé et considère également la question du pardon et de son application selon différentes circonstances. Victime ou même coupable de soi même ? Pour celles et ceux ayant vécu des  expériences difficiles dans ce domaine, lisez ce message très à propos, mais aussi apporté dans la douceur convenant à guérir certaines blessures causées cruellement et que Dieu voit, n'en doutez nullement. (Refuge Protestant)

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Vous connaissez peut-être l’histoire de l’homme qui avait mal partout.

 

Il n’y avait aucune partie de son corps qui était sans souffrance.

 

Lorsqu’il rencontra le médecin, il lui expliqua son problème :

 

« Docteur, j’ai mal partout ! Si je touche mon épaule avec mon index comme cela… Aïe! Aïe! C’est très douloureux. Si je touche mon front… Ouch ! C’est insupportable. Regardez, lorsque je touche mon genou avec le même doigt… Aïe ! Ça fait mal. Docteur, il n’y a aucune partie de mon corps que je peux toucher sans ressentir une douleur vive. Je dois avoir une maladie très grave, un cancer généralisé ou quelque chose de ce genre."

 

Après lui avoir fait passer un scanner de la tête aux pieds, le médecin l’informa qu’il avait une fracture de l’index.

 

Cette petite histoire est comique, mais ceux qui ont reçu une grave blessure locale ressentent réellement une douleur généralisée.

 

De plus, il est vrai que lorsqu’un seul membre souffre, tous les membres souffrent avec lui (1 Corinthiens 12.26).

 

Dans le contexte original, l’apôtre Paul parle des membres du corps qu’est l’Église en s’inspirant de la réalité de notre corps physique.

 

Nous pouvons reprendre cette même image et l’appliquer aux événements de notre vie.

 

Si un événement entraîne de la souffrance, c’est toute notre vie qui souffre.

 

L’âme forme un tout et il est impossible que les grandes souffrances de l’âme n’affectent qu’un aspect de notre vie.

 

Je ne peux pas avoir été blessé sérieusement dans une relation et me sentir parfaitement bien par la suite, en gardant le sourire dans tous les domaines de ma vie sauf lorsque je suis confronté à cette relation.

 

Certaines souffrances sont assez supportables, d’autres placent notre vie entière sous un nuage noir.

 

Dans le dernier chapitre, il est question du rapport entre le péché et la dépression de l’âme.

 

Nous considérerons la même question, à la différence que nous examinerons les souffrances dont nous sommes victimes alors qu’au chapitre précédent il fut question des souffrances dont nous sommes coupables.

 

Bien que nous soyons tous responsables du péché, nous sommes tous, à des degrés différents, victimes de la puissance destructrice du péché dans le monde.

 

Lorsque j’étais aumônier de prison, j’ai souvent pu constater le lien entre la petite enfance et la délinquance chez les détenus.

 

Une majorité de la population carcérale fut victime d’abus très tôt dans leur vie avant de devenir des criminels plus tard.

 

Très souvent, être victime du péché peut empirer notre état de pécheur, car le péché que l’on commet ne peut jamais être justifié par le péché que l’on subit.

 

Les abus, les traumatismes, les souffrances aiguës dont nous sommes victimes ne nous laissent pas indemnes.

 

Tout comme il est impossible de ne pas ressentir de douleur et de n’avoir aucune cicatrice au contact de notre peau avec du métal brûlant, il est impossible de ne pas souffrir et de ne pas être marqué lorsque nous sommes victimes de traumatisme.

 

Dans le langage psychologique d’aujourd’hui, nous appelons cette souffrance un choc post-traumatique.

 

Les traumatismes sont des blessures qui causent généralement un état dépressif de léger à sévère et qui empêchent le bon fonctionnement des pensées, des capacités et des relations.

 

Certaines blessures font mal sur le coup, mais elles guérissent vite et ne laissent que peu de séquelles.

 

D’autres blessures sont profondes et prennent du temps à guérir.

 

Parfois, elles demeurent souffrantes pour le reste de notre vie : il faut alors réapprendre à vivre afin que les blessures ne nous empêchent pas de mener une vie heureuse, d’avoir des relations saines et de continuer d’avancer malgré la difficulté constante.

 

Pour nous aider à comprendre les souffrances d’une âme traumatisée, lisez le chapitre 3 des lamentations de Jérémie où il décrit les souffrances qui causent la dépression de son âme.

 

1. Je suis l’homme qui a vu la misère

 

1. Je suis l’homme qui a vu la misère, je suis l’homme qui a vu la misère sous la verge de sa fureur.

2 Il m’a conduit, mené dans les ténèbres, et non dans la lumière.

3 Contre moi il tourne et retourne sa main tout le jour.

4 Il a fait dépérir ma chair et ma peau, il a brisé mes os.

5 Il a bâti autour de moi, il m’a environné de poison et de douleur.

6 Il me fait habiter dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts dès longtemps.

7 Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas : il m’a donné de pesantes chaînes.

8 J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière.

9 Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers.

10 Il a été pour moi un ours en embuscade, un lion dans un lieu caché.

11 Il a détourné mes voies, il m’a déchiré, il m’a jeté dans la désolation.

12 Il a tendu son arc, et il m’a placé comme un but pour sa flèche.

13 Il a fait entrer dans mes reins les traits de son carquois.

14 Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie, chaque jour l’objet de leurs chansons.

15 Il m’a rassasié d’amertume, il m’a enivré d’absinthe.

16 Il a brisé mes dents avec des cailloux, il m’a couvert de cendre.

17 Tu m’as enlevé la paix : je ne connais plus le bonheur.

18 Et j’ai dit : ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel !

19 Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison :

20 quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi.

 

(Lm 3.1-20)

 

Jérémie est dans un état de désolation et il souffre une effroyable détresse.

 

Keith Throop écrit : « Aujourd’hui, on dirait au minimum que Jérémie a un syndrome de stress post traumatique . »   Keith Throop, Toward a Biblical Perspective on Depression : Jeremiah.

 

Sans faire une analyse psychiatrique du prophète, je crois que l’on peut dire sans risquer de se tromper que Jérémie était dans un état dépressif sévère.

 

« Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison : quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi. »

 

Jérémie est connu comme étant le prophète qui pleure.

 

Le peintre Rembrandt a réalisé une peinture intitulée Lamentations de Jérémie sur la destruction de Jérusalem qui montre le vieux prophète assis, triste et confus.

 

Pourquoi Jérémie se lamente-t-il ainsi ?

 

Qu’est-ce qui cause sa souffrance ?

 

Dans les deux chapitres qui précèdent, il nous parle des causes de sa souffrance.

 

Il a vu son peuple refuser de se repentir devant les oracles de jugement dont il était chargé.

 

Il a été persécuté moralement et physiquement par les habitants de Jérusalem et par les autorités.

 

Puis il a vu la guerre.

 

Il a vu sa ville être investie par les armées babyloniennes.

 

Sous ses yeux le Temple a été détruit et la ville fut mise à feu et à sang.

 

Il a vu des parents être tués devant leurs enfants épouvantés et les enfants être emportés en captivité.

 

Il a vu des familles pleurer alors qu’elles furent séparées pour toujours et emporter de force loin de chez eux.

 

Il a entendu le cri de femmes violées et de personnes terrorisées et massacrées.

 

Ceux qui furent laissés derrière par les Babyloniens, Jérémie les a vus languissants et mourants de faim et de soif dans une ville remplie de cadavres où l’on entendait que des gémissements.

 

Il existe peu de chocs aussi traumatisants que ceux causés par la guerre, tant pour les combattants que pour les victimes civiles.

 

Il est certain qu’en entendant ce genre de description nous avons tendance à trouver nos maux assez véniels en comparaison.

 

Mais il n’est pas nécessaire d’avoir connu la guerre pour être sévèrement blessé dans son âme.

 

S’il faut se fier aux chiffres que nous entendons, une importante partie de ceux qui liront ces lignes ont pu être victime d’abus sexuels ou autres abus.

 

Les séquelles de l’abus sexuel comme tout autre abus très grave, s’il s’est déroulé sur une période prolongée, sont généralement sévères.

 

Les personnes abusées sexuellement ou autres auront souvent l’âme déchirée par un sentiment de honte et un problème aigu de confiance envers les autres, en elles-mêmes et, comme Jérémie, elles auront peine à se reposer paisiblement en Dieu et à voir en Lui un Père Bienveillant et Aimant (Lm 3.7-9, 17-18) :

 

7 Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas : il m’a donné de pesantes chaînes.

8 J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière.

9 Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers. (…)

17 Tu m’as enlevé la paix : je ne connais plus le bonheur.

18 Et j’ai dit : ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel !

 

Souvent ces personnes seront en proie à l’anxiété et auront une perception déformée de la réalité.

 

Elles devront fréquemment lutter avec la dépression de l’âme.

 

D’autres ont été violentés physiquement et verbalement.

 

Au lieu de parents tendres et aimants, ils ont eu des parents qui les ont maltraités et leur ont brisé le cœur.

 

Au lieu d’un grand frère protecteur, ils ont eu un bourreau qui les terrorisait.

 

Certains n’ont pas subi ces violences ouvertement, mais ils ont été rejetés.

 

Leur âme d’enfant fut blessée par un père absent, une mère indifférente, une famille où l’on ne faisait que survivre, un dirigeant despotique plus proche du mercenaire que du berger, etc...

 

Ce qui a été brisé dans l’enfance est toujours douloureux dans la vie adulte.

 

C’est en raison de cette grande vulnérabilité chez les enfants que le Seigneur déclare (Luc 17.1-2) :

 

 Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent !

2 Il vaudrait mieux pour lui qu’on mît à son cou une pierre de moulin et qu’on le jetât dans la mer, que s’il scandalisait un de ces petits.

 

Tous les scandales qui traumatisent l’âme n’arrivent pas nécessairement pendant la petite enfance.

 

Certains sont victimes d’intimidation et de harcèlement à l’école ou au travail.

 

D’autres comme cité plus haut ont vécu des abus d’autorité  et spirituel dans une église et ont beaucoup souffert d’un faux enseignement et des torts dans leur conscience.

 

D’autres encore sont ou furent sous la tyrannie de la manipulation et sont étouffés par une relation qui leur enlève toute leur énergie et leur joie de vivre.

 

Certains parents ont le cœur brisé par la conduite de leurs enfants qui leur suscite bien des pleurs.

 

Des hommes et des femmes ont été humiliés et dévastés par l’infidélité ou l’abandon de la personne à laquelle ils avaient donné leur cœur et toute leur confiance.

 

Mais n'oublions pas également qu'il existe également des blessures qui marquent notre âme et la jettent dans un abîme de dépression et qui ne viennent pas toujours de la méchanceté des hommes.

 

Parfois ce sont des tragédies qui surviennent et laissent nos cœurs en lambeau.

 

Chaque fois que j’entends l’histoire de parents qui ont perdu un enfant, ma gorge se serre et mes yeux se remplissent de larmes.

 

Qu’en est-il de ces parents qui doivent continuer à vivre après le décès de leur enfant ? D'un viol ou agression sexuelle ?

 

Il arrive que ce soit l’inverse et qu’un enfant ait dû apprendre à survivre après la disparition d’un papa ou d’une maman.

 

Pensez aux époux qui ont été séparés par la mort bien avant d’avoir atteint ensemble la vieillesse.

 

La liste des tragédies que nous pourrions énumérer est infinie.

 

Et nous n’avons pas à passer nous-mêmes par ces chocs traumatisants pour que notre âme en soit troublée.

 

Rappelez-vous que Jérémie commence sa plainte en disant :

 

« Je suis l’homme qui a vu la misère ».

 

Nous ne faisons que voir la misère autour de nous et une inquiétude dépressive s’empare de nous.

 

Nous avons peur d’avoir le cancer, peur d’échouer dans le mariage ou comme parents, peur qu’il arrive du mal à nos petits, peur de mourir, peur de la manière dont nous mourrons, peur de la guerre, peur du réchauffement de la planète, peur d’avoir un accident, peur de nous faire attaquer lorsqu’il fait noir, peur d’être abandonnés, nous avons peur d’avoir peur…

 

La peur est une caractéristique prédominante de la dépression de l’âme.

 

Edward Welch note que nous séparons souvent à tort « anxiété et dépression » parce que :

 

Les gens anxieux semblent agités et sans repos, alors que typiquement la dépression s’exprime par la passivité et la résignation.

C’est pourquoi, il faut écouter attentivement votre cœur.

Trouvez vos peurs !

Il est possible qu’elles contribuent aux sentiments de dépression, et il y a plusieurs façons d’en être soulagées. (…)

 

Peu importe la peur particulière que vous avez, la peur pose toujours les mêmes questions :

 

«En qui auras-tu confiance ? Vers qui ou quoi iras-tu lorsque tu es effrayé et anxieux ?»

 

L’Écriture présente l’histoire d’un Dieu qui démontre qu’Il est digne de confiance, puis Il invite des gens méfiants et inquiets à avoir confiance en Lui.

 

Devant une invitation aussi attrayante, l’on pourrait croire que personne ne pourrait résister, mais nous avons tous nos raisons pour mettre notre confiance dans les choses que nous pouvons voir ( Edward Welch, Depression, p. 128, 130). 

 

 

(Pour lire la suite, cliquer sur le lien

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Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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