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Vie Protestante Réformée

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:56
Dégringolade par le Pasteur Charles Haddon Spurgeon

Quiconque aime l’Évangile ne pourra se dissimuler que les jours sont mauvais.

 

Pourtant, nous avons la conviction solennelle que la situation dans beaucoup d’églises dépasse de beaucoup ce que l’on peut imaginer et que l’on se trouve en pleine dégringolade.

 

Lisez les journaux divers qui représentent cette école de « cette nouvelle théologie » et demandez-vous : 

 

Jusqu’où vont-ils aller ?

 

Quelle doctrine reste-il à abandonner ?

 

Quelle autre vérité vont-ils encore traîner dans la boue ?

 

Une nouvelle religion est née qui diffère du christianisme autant que l’eau du vin.

 

Dénuée de toute honnêteté morale, elle se présente comme la foi chrétienne historique, « légèrement améliorée » et, sous ce déguisement, elle usurpe des chaires qui furent construites pour la prédication de l’Évangile.  

 

On repousse la rédemption avec mépris ; on tourne l’inspiration de l’ Ecriture en dérision ; on abaisse le Saint-Esprit au simple rang d’une influence ; le châtiment du péché devient fiction, et la résurrection un mythe antique.

 

Et pourtant ces ennemis s’attendent à ce qu’on les appelle frères, que nous leur restions unis !

 

Avec la fausseté doctrinale, vient un déclin naturel de la vie spirituelle que l’on voit dans un goût pour les amusements douteux et la désertion des réunions de prière.

 

Les églises sont-elles en bonne santé lorsqu’elles n’ont plus qu’une réunion de prière squelettique par semaine ?

 

En fait, beaucoup voudraient marier l’Eglise et le théâtre, les jeux et la prière, la danse et les cultes.

 

Quand la foi ancienne disparaît, et que l’enthousiasme pour l’Évangile s’ éteint, il n’y a pas à s’étonner que les gens cherchent d’autres délices.

 

Spurgeon poursuivit, par des mots de cette nature, sa description de l’apostasie prévalente, et de la mort spirituelle qu’elle provoquait dans un grand nombre d’églises. Il exprima sa tristesse profonde devant cette situation, puis il aborda la question du chrétien qui reste en association avec ceux qui nient la Parole de Dieu.

Sa déclaration revêt autant d’importance pour aujourd’hui qu’à son époque (Arnold Dallimore) :

 

La question se pose maintenant sérieusement de savoir jusqu’où ceux qui demeurent dans la foi donnée aux saints une fois pour toutes doivent fraterniser avec ceux qui s’en détournent pour un autre évangile.

 

L’amour chrétien a ses exigences, et l’on doit éviter les divisions comme un mal grave.

 

Mais dans quelle mesure avons-nous le droit de nous unir avec ceux qui se détournent de la vérité ?…

 

Il incombe aujourd’hui aux croyants de faire preuve de prudence, et de ne pas donner leur soutien et leur encouragement à ceux qui trahissent le Seigneur.

 

Il est une chose que de surmonter les barrières des dénominations pour l’amour de la vérité… Mais il s’agit de toute autre chose que de sacrifier et d’assujettir la défense de la vérité à la prospérité et à l’unité d’une dénomination.

 

Beaucoup de gens accommodants ferment les yeux sur l’erreur… Que chaque croyant juge pour lui-même.

 

Pour notre part, nous avons renforcé notre porte et mis des verrous supplémentaires.

 

Car, sous couvert de mendier l’amitié du serviteur, il y en a qui visent à dérober le Maître.

 

Au plus fort de la controverse, Spurgeon écrivit :

 

« Le Seigneur connait le chemin que je prends, et je laisse cette affaire à son Arbitrage Divin. J’ai élevé ma protestation et souffert une perte d’amitiés, de réputation, … Mais la souffrance que cela m’a coûté, personne ne peut la mesurer. Je ne peux faire de compromis avec La Vérité de Dieu. » 

 

 

Arnold Dallimore,

Bible (134)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

source : « Charles Spurgeon, une biographie », par A. Dallimore

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 18:04
Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ? par le pasteur Pascal Denault

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Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ?

 

Cette question surgit nécessairement lorsque nous lisons la dernière partie du premier paragraphe dans la confession de foi baptiste de Londres de 1689  :

 

Il est amour, plein de grâce, de miséricorde et de patience. Il abonde en bonté et en vérité. Il pardonne l’iniquité, la transgression et le péché. Il récompense ceux qui le cherchent avec assiduité. Il est en outre très juste et terrible en ses jugements, haïssant tout péché et n’innocente d’aucune façon le coupable.

 

Dieu est amour (1 Jn 4.16).

 

Il n’est pas animé par la méchanceté, mais par la bonté.

 

Il y a en lui de la tendresse et de la douceur envers les êtres qu’il a créés.

 

L’affection que les parents ressentent envers leurs enfants est semblable à l’affection qui anime Dieu envers l’homme (Ps 103.13) :

 

« Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. »

 

 

La bonté des parents envers leurs petits est radicalement inférieure à la bonté du Seigneur envers nous (Mt 7.9-11).

 

Dieu est miséricordieux : il a un cœur pour la misère, il éprouve de la compassion.

 

Il n’est pas indifférent à nos souffrances et à nos tristesses ; il a des entrailles de miséricorde (Lc 1.78).

 

« Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. » (Ps 34.719).

 

Dieu prend plaisir à pardonner les péchés et à oublier les offenses (Mi 7.18-19) :

 

18 Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la miséricorde. 19 Il aura encore compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités ; tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés.

 

Dieu est saint (Es 6.3).

 

Il est parfaitement juste, « Dieu est un juste juge » (Ps 7.12).

 

Il n’y a en lui aucune trace de mal ni aucune communion avec le péché (1 Jn 1.5).

 

Il déteste la méchanceté et l’injustice ; il les hait d’une haine éternelle.

 

Ses yeux sont trop purs pour voir le mal, il ne peut regarder l’iniquité (Ha 1.13).

 

Il a en horreur l’orgueil, le mensonge, la violence, la perfidie, la perversité, la fausseté et les querelles (Pr 6.16-19).

 

Dieu ne peut rester les bras croisés devant le mal, car il ne peut d’aucune façon en être complice et l’innocenter (Gn 18.25) :

 

« Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice? ».

 

Le Seigneur punit le crime, il exécute la justice et le jugement, il rétribue le péché et condamne le criminel.

 

Comment la miséricorde de Dieu et sa justice peuvent-elles coexister ?

 

D’un côté, si Dieu pardonne le péché peut-il être juste puisque toute transgression et toute désobéissance méritent une juste rétribution (Hé 2.2) ?

 

De l’autre côté, si Dieu punit toute transgression et toute désobéissance, comment peut-il être miséricordieux ?

 

Dieu ne peut pas être miséricordieux s’il ne le pardonne pas le mal, mais il ne peut pas être juste s’il ne le punit pas.

 

Il ne faut pas imaginer que Dieu soit partagé comme nous entre ses sentiments ou qu’il y aurait en lui deux volontés qui laisseraient Dieu dans l’indécision.

 

Dieu est un être simple dans lequel il n’y a aucun conflit.

 

Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ?

 

 

La seule et unique réponse à cette question est l’Évangile.

 

L’Évangile est plus qu’un acte de rédemption, il est une nécessité ontologique d’un Dieu à la fois rempli d’amour et de colère envers l’homme.

 

La raison pour laquelle seul le Dieu de la Bible peut être le vrai Dieu est l’Évangile.

 

Toute conception de la divinité qui n’implique pas l’Évangile est une conception idolâtre.

 

Par quel autre moyen que l’Évangile Dieu peut-il être miséricordieux et juste ?

 

L’Évangile manifeste l’amour de Dieu qui a tant aimé l’homme qu’il l’a sauvé par la mort de son Fils (Jn 3.16Rm 5.8 ; 1 Jn 4.9).

 

L’Évangile manifeste aussi la pleine justice de Dieu contre le péché (Rm 1.17; 3.25).

 

Seul l’Évangile manifeste un Dieu d’amour et de justice ; si quelqu’un a l’Évangile, il a Dieu (1 Jn 4.14-15) :

 

 

14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. 15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 

 

L’Évangile est à la fois parfaite justice et parfait amour; il n’existe pas de tension entre les deux pour Dieu.

 

Une fausse doctrine du salut mène à la perdition, car sans l’Évangile on ne peut connaître Dieu (Ga 1.8 ; 1 Co 15.1-2).

 

Certaines personnes disent croire en Dieu et avoir confiance en son amour sans croire dans l’Évangile.

 

Ce n’est pas en Dieu qu’elles croient, mais en une idole qu’elles se sont fabriquée et à laquelle elles ont attribué l’amour.

 

Cet amour est vain et ne peut rien pour ces personnes qui verront leur espoir périr (1 Jn 4.8-10).

 

Parce que Dieu est véritablement amour et véritablement juste, l’Évangile est absolument nécessaire.

 

L’essence de Dieu révèle l’Évangile et l’Évangile révèle l’essence de Dieu.

 

Nous devons chérir la doctrine de Dieu aussi précieusement que nous chérissons l’Évangile.

 

Compromettre l’un c’est compromettre l’autre, avoir l’un c’est avoir l’autre.

 

En Dieu, dans l’Évangile, « la bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent » (Ps 85.11).

 

À cause de l’Évangile, nous pouvons véritablement affirmer :

 

« L’Éternel est miséricordieux et juste » (Ps 116.5).

 

 

 

Amen,

 

Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ? par le pasteur Pascal Denault

Pasteur Pascal Denault,

Eglise Baptiste Réformé St Jérôme (Quebec)

Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ? par le pasteur Pascal Denault

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Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ? par le pasteur Pascal Denault

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 15:37
Seigneur Dieu, ta Parole est Vérité

Sanctifie-les par ta vérité.

(Jean 17:17)

Par Charles Spurgeon



La sanctification commence dans la régénération.

L’Esprit de Dieu infuse dans l’homme ce nouveau principe de vie par lequel il devient "une nouvelle créature" en Jésus-Christ.

Cette oeuvre qui commence à la nouvelle naissance est poursuivie de deux manières :

La mortification, par laquelle les convoitises de la chair sont maîtrisées et gardées sous contrôle, maintenues crucifiées; et la vivification, le renouvellement qui fait que la vie que Dieu a déposée en nous est destinée à devenir une source d’eau qui jaillit jusque dans la vie éternelle.

Ceci est l’opération de chaque jour en ce qui est appelé la "persévérance," par laquelle le chrétien est préservé et gardé dans un état de grâce, et qui le fait abonder en de bonnes oeuvres à la louange et la gloire de Dieu; et elle culmine ou vient à la perfection, dans la gloire, quand l’âme complètement épurée est saisie pour demeurer avec les êtres Saints à la droite de la majesté du Très haut.

Mais tandis que l’Esprit de Dieu est ainsi l’auteur de la sanctification, pourtant il y a une action visible employée qui ne doit pas être oubliée.

"Sanctifie-les" dit Jésus, par ta vérité : Ta Parole est la Vérité.


 Les passages de l’Ecriture qui prouvent que l’instrument de notre sanctification est la Parole de Dieu sont très nombreux.

L’Esprit de Dieu apporte à nos esprits les préceptes et les doctrines de la Vérité, et les applique avec puissance.

Ils sont entendus par l’oreille, et étant reçus dans le coeur, ils mettent en nous le vouloir et le faire pour le bon plaisir de Dieu.

La vérité est celui qui sanctifie et si nous n’entendons pas ou ne lisons pas la vérité, nous ne croîtrons pas dans la sanctification.

Nous progresserons seulement en apparence de vie, comme aussi nous progresserons seulement en apparence de compréhension, "ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier."

Ne prononcez pas de paroles erronées, aucun homme ne peut admettre une quelconque erreur de jugement, sans tôt ou tard tolérer une erreur dans la pratique.

Garde ferme la vérité, car en gardant ainsi ferme la vérité, tu seras sanctifié par l’Esprit de Dieu.

 

spurgeon.jpg

Pasteur Charles Spurgeon,

bibles

Croix Huguenote

 

 
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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 17:49
A la croisée des chemins

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Première lettre de Jean, dans le Nouveau Testament, passage tiré du second chapitre de cette lettre :

 

“Je vous écris ceci, enfants: vos péchés vous sont pardonnés à cause de ce que Jésus-Christ a fait.  Je vous écris ceci, pères: vous connaissez celui qui est dès le commencement.  Je vous écris ceci, jeunes gens: vous avez vaincu le diable.  Je vous le confirme, enfants: vous connaissez le Père.  Je vous le confirme, pères: vous connaissez celui qui est dès le commencement.  Je vous le confirme, jeunes gens: vous êtes forts, la Parole de Dieu demeure en vous et vous avez vaincu le diable. N’aimez pas le monde ni rien de ce qui fait partie de ce monde.  Si quelqu’un aime le monde, l’amour pour le Père n’est pas en lui.  En effet, tout ce qui fait partie du monde: les mauvais désirs qui animent l’homme livré à lui-même, la soif de posséder ce qui attire les regards, et l’orgueil qu’inspirent les biens matériels, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde.  Or le monde passe avec tous ses attraits, mais celui qui accomplit la volonté de Dieu demeure éternellement.”

 

Dans la vie, nous sommes souvent placés à la croisée de plusieurs chemins, devant des choix qui engagent notre futur de manière très sérieuse :

- quelle carrière professionnelle choisir,  

- vers quel pays émigrer, peut être sans espoir de retour,

- avec quel époux ou quelle épouse s’engager pour la vie ?  

 

Nous pouvons être confronté à une croisée des chemins lorsque nous devons enterrer un être cher, sachant bien que notre vie ne sera plus jamais la même.  

 

De tels moments interviennent dans la vie de tout un chacun et nous forcent à opérer des choix décisifs lors de notre pélerinage terrestre.  

 

Mais, dans la vie, la croisée des chemins n’est pas seulement quelque chose de très épisodique.  

 

Car en y regardant de plus près, nous sommes chaque jour confrontés à des choix qui peuvent avoir des conséquences dramatiques sur notre existence.

 

Agir avec intégrité dans une situation où on nous a confié des responsabilités financières très sensibles, garder le contrôle de soi en dépit de pressions presque intolérables qui pourraient nous amener à commettre un geste irréparable… etc..., les exemples ne manquent dans aucun domaine.

 

Au dix-septième siècle, John Bunyan a parlé de la croisée des chemins de manière frappante dans un livre écrit en prison : le “Voyage du Pélerin”, allégorie sur le pélerinage que constitue la vie chrétienne.  

 

Le personnage central, Chrétien, quitte la Cité de la Destruction chargé d’un fardeau extrêmement lourd à porter.

 

En dépit des moqueries de son entourage proche, il s’en va seul, son lourd fardeau attaché aux  épaules, se dirigeant vers la Cité Céleste dont il a pris connaissance en lisant un livre bien particulier.  

 

Sur son chemin, il rencontrera bien des obstacles, bien des personnages qui lui recommanderont de se diriger sur telle ou telle route, bien des croisements de chemins où il lui faudra faire un choix décisif.  

 

Lors d’un moment crucial lors de ce périple, il parviendra à la colline de la Croix, et c’est là que le lourd fardeau dont il est chargé, tombera enfin de ses épaules.  

 

Mais il s’égarera souvent aussi, prenant la mauvaise route, ayant été invité à prendre des raccourcis qui semblent offrir bien des avantages ; il sera exposé à des dangers ou des tentations quasi insurmontables, mais il parviendra finalement à destination.  

 

Dans le texte de la lettre de Jean, l’auteur nomme de tels dangers  “tout ce qui fait partie du monde”:

 

les mauvais désirs qui animent l’homme livré à lui-même, la soif de posséder ce qui attire les regards, et l’orgueil qu’inspirent les biens matériels, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde.”  

 

En employant ce mot, “le monde”, il ne veut pas dire la bonne Création de Dieu, l’univers qui reflète la gloire de son Créateur, mais un état de déchéance spirituelle qui englobe l’humanité, et qui devient le terreau de toutes sortes de turpitudes, de convoitises, de tendances à la fois alléchantes et destructrices.  

 

On n’en finirait pas de nommer ces tendances et la manière dont elles s’expriment dans la vie des hommes :  l’arrogance de la jeunesse, qui se croit invincible et immortelle, les désirs jamais assouvis de posséder sexuellement autant de partenaires que possible, la poursuite effrénée de la richesse matérielle, la soif du pouvoir, la tendance calculée à manipuler émotionnellement les autres pour exercer sur eux une forme de contrôle psychologique, que sais-je encore…

 

 “N’aimez pas le monde ni rien de ce qui fait partie de ce monde.  Si quelqu’un aime le monde, l’amour pour le Père n’est pas en lui”, écrit Jean.  

 

Mais il ne fait pas que mettre en garde ses lecteurs, il leur montre quelles sont les armes par lesquelles ils vaincront.

 

En s’adressant d’abord aux enfants, puis aux jeunes gens, et enfin aux pères, il pourrait signifier différents degrés de maturité spirituelle, plutôt que différentes classes d’âges.  

 

Dans ce cas, aux enfants dans la foi, c’est-à-dire à ceux qui y sont récemment parvenus, il leur rappelle l’assurance que leurs péchés ont été pardonnés grâce au sacrifice accompli sur la Croix par Jésus-Christ.  

 

Tout comme Chrétien, le héros du livre de John Bunyan, est libéré du fardeau qu’il portait jusque là, et est rendu désormais capable de poursuivre sa route de manière allégée, les enfants dans la foi sont libres de marcher sur la voie royale tracée pour eux, sans que leur conscience les accable constamment.  

 

Les pères dans la foi, eux, savent que Jésus-Christ était dès le commencement, avant même la fondation du monde.  

 

Quant aux jeunes gens, ils ont vaincu l’adversaire le plus redoutable, le prince de ce monde, Satan. 

 

Notons bien, le temps passé que Jean utilise :

 

“vous avez vaincu le diable”, et non pas “vous allez vaincre le diable”, comme si cela relevait d’un futur encore non réalisé…  

 

Mais de quelle arme disposent-ils donc, ces jeunes gens qui ont vaincu le diable ?  

 

 “Je vous le confirme, jeunes gens: vous êtes forts, la Parole de Dieu demeure en vous et vous avez vaincu le diable.”  

 

La Parole de Dieu est l’arme principale dont les pélerins sont équipés lors de leur long voyage.  

 

Elle est aussi une carte qui nous aide à nous diriger au cours de notre vie, une carte que nous pouvons consulter à chaque croisée des chemins.  

 

Au centre de cette carte se trouve Jésus-Christ, Il en éclaire tous les angles, toutes les facettes.  

 

Pour utiliser une autre image, la vie peut être comparée à un puzzle fait de pièces éparses que chacun d’entre nous tâche de reconstituer.  

 

Le point de départ de cette reconstruction, la pièce par laquelle il faut commencer, c’est Jésus-Christ; c’est à partir de Lui que les pièces s’emboîtent dans le bon ordre.  

 

Autrement, on s’acharne à emboîter des pièces qui ne vont pas ensemble, et l’on n’arrive jamais à reconstituer de manière satisfaisante l’image d’ensemble.  

 

On pense bien y parvenir, mais c’est une image déformée, à l’instar de nos fantasmes, que l’on construit.  

 

Ce qui fait partie du monde, comme le décrit Jean, guide nos tentatives infructueuses, que nous nous obstinons cependant à prendre pour des succès.  

 

Or, a-t-il conclu, le monde passe avec tous ses attraits, mais celui qui accomplit la volonté de Dieu demeure éternellement.” 

 

Terminons enfin sur la première lettre de Jean, en en lisant le début du premier chapitre, afin que la lumière de la Parole de Dieu éclaire notre cheminement de pélerins, afin qu’à la croisée des chemins, toutes et tous soient équipés de la seule carte qui vaille la peine d’être consultée :

 

“Nous vous annonçons le message de celui qui est la vie.  Nous vous annonçons ce qui était dès le commencement: nous l’avons entendu, nous l’avons vu de nos propres yeux, nous l’avons contemplé et nos mains l’ont touché. Celui qui est la vie s’est manifesté: nous l’avons vu, nous en parlons en témoins et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée pour nous.  Oui, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous.  Or, la communion dont nous jouissons est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.  Si nous vous écrivons ces choses, c’est pour que notre joie soit complète.  Voici le message que nous avons entendu de Jésus-Christ et que nous vous annonçons: Dieu est lumière et il n’y a aucune trace de ténèbres en lui.  Si nous prétendons être en communion avec lui, tout en vivant dans les ténèbres, nous sommes des menteurs et nous n’agissons pas comme la vérité l’exige de nous.  Mais si nous vivons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, alors nous sommes en communion les uns avec les autres, et parce que Jésus, son Fils, a versé son sang, nous sommes purifiés de tout péché.  Si nous prétendons n’être coupable d’aucun péché, nous vivons dans l’illusion, et la vérité n’habite pas en nous.  Si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. Mes chers enfants, je vous écris ceci afin que vous ne péchiez pas.  Si, toutefois, il arrivait à quelqu’un de commettre un péché, nous avons un Défenseur auprès du Père: Jésus-Christ le juste.  Car il a apaisé la colère de Dieu contre nous en s’offrant pour nos péchés – et pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.”

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi & Vie Réformées

A la croisée des chemins

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A la croisée des chemins

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 14:47

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A qui la faute ?

 

Que de fois une telle question ne se pose-t-elle pas lorsqu’arrive un accident ou un malheur quelconque ?  

 

Qui est responsable, qui doit être blâmé ou puni ?  

 

Faut-il accuser le destin, la fatalité ?  

 

Plus sérieusement encore, si Dieu existe vraiment, comment laisse-t-Il de telles choses se passer ?  

 

La recherche des culpabilités et des coupables est une activité courante chez les humains.  

 

A moins d'être motivée et justifiée, en d'autres occasions, elle se trouve plutôt accompagnée de tentatives pour se dédouaner de sa propre culpabilité.  

 

Comme si le coupable c’était toujours l’autre et jamais soi-même.  

 

Cette tendance apparaît dès les toutes premières pages de la Bible, lorsqu’après la Chute du premier couple humain, induit à désobéir à Dieu, Adam rejette la responsabilité de son acte de désobéissance sur... sa femme Eve ! Et comble des combles, indirectement sur... Dieu Lui-même !!! en lui disant :

 

“C’est la femme que tu as placée auprès de moi qui m’a donné du fruit de cet arbre, et j’en ai mangé.”  

 

Péché s'accompagnant de malhonnêteté et toupet impensable propre à la nature humaine cherchant désespérément à ensevelir honte, gêne, peur mais surtout la mise en lumière intenable de sa propre nature découverte.

 

Quant à la femme, elle a également recours à une explication pleinement ridicule que malhonnête, cherchant un hypothétique dédouanement tout aussi spongieux que fut celui de son "courageux" époux face au Créateur  :

 

“C’est le serpent qui m’a trompée, et j’en ai mangé.” 

 

S’il arrive bien des malheurs sans qu’une responsabilité humaine directe soit à blâmer, comme dans le cas de terribles inondations ou d’un tremblement de terre, il faut reconnaître que ce qui accable le plus souvent les hommes est le fruit de leurs mauvaises actions, et, plus spécifiquement, de leur désobéissance à la Loi divine. 

 

Quels peuvent être quelques exemples ?

 

  • meurtres individuels ou collectifs, en directe contravention avec le sixième commandement : “Tu ne commettras pas de meurtre”.  

 

  • Jalousies et convoitises pour s’emparer des biens de son prochain ou diffamer son nom, en directe contravention avec les neuvième et dixième commandements de cette même Loi : “Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain; “Tu ne convoiteras pas le bien de ton prochain”.  

 

  • Vols, corruption et exploitation matérielle des uns par les autres, voire d’une nation par une autre, en directe contravention avec le huitième commandement : “Tu ne déroberas pas”.  

 

  • Trahisons et misères personnelles entre hommes et femmes en raison de la désobéissance au septième commandement : “Tu ne commettras pas d’adultère”. 

 

  • Esclavage spirituel et régression morale en raison de la désobéissance au premier commandement qui conditionne tous les autres : “Je suis l’Eternel ton Dieu qui t’ai fait sortir d’Egypte, du pays où tu étais esclave; tu n’auras pas d’autre dieu que moi.”  

 

L’irresponsabilité et le manque de prévoyance sont une autre forme de désobéissance à la loi divine, clairement énoncée dans le mandat confié à l’homme lors de sa création.  

 

Cette incurie n’est pas seulement personnelle, mais également collective, lorsque les autorités publiques négligent leurs devoirs et plongent des populations entières dans la misère par leurs politiques insensées.  

 

Alors, à qui la faute, à qui s’en prendre quand cela va mal ?  

 

Prenons la Loi de Dieu au sérieux, avec toutes Ses implications, et nous verrons alors clairement ce qu’il en coûte aux humains de mépriser les ordonnances de Dieu révélées dans Sa Parole.

 

 

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 14:08
La doctrine de la Grâce de Dieu donne un contenu solide à la foi

La doctrine de la Grâce de Dieu

donne un contenu solide à la foi

 

 

La religion d’une grande majorité de ceux qui professent la foi chrétienne consiste à se rendre à intervalles réguliers dans un lieu de culte.

 

Mais ils ignorent tout de la doctrine et ne se préoccupent pas outre mesure de telle ou telle vérité.

 

Je ne dis pas cela par préjugé, mais je me suis entretenu avec un très grand nombre de gens qui appartiennent depuis des années à diverses églises.

 

Je ne peux pas dire qu’ils se trouvent dans l’erreur car ils ne savent rien eux-mêmes et ne possèdent ni avis personnel ni la moindre conviction précise.

 

Ils sont prêts à croire presque tout ce qu’un prédicateur zélé puisse leur enseigner.

 

Même un enfant qui a étudié les textes de Westminster en sait plus long sur les doctrines de la grâce et la doctrine biblique en général que des milliers d’adultes à qui d’éloquentes prédications se contentent d’enseigner du vide.

 

Une personne très judicieuse remarqua un jour qu’en suivant un cours d’astronomie ou de géologie vous retirez vite une idée assez claire de la pensée du professeur.

 

En revanche, même en écoutant certains pasteurs, non pas une année mais douze, vous ne découvrirez pas leurs convictions.

 

Il ne devrait pas en être ainsi.

 

Beaucoup de chrétiens, trop de chrétiens ne savent plus ce qu’ils croient.

 

Ceci mène à ces grands rapprochements qui prennent place aujourd’hui au détriment de la vérité et à la prolifération de toutes sortes d’erreurs parmi nous.

 

En revanche, les doctrines de l’Evangile correctement adoptées, confèrent une certitude précieuse et solide au chrétien, pour laquelle il accepterait de mourir si la persécution s’allumait de nouveau.

 

Dites à un homme  que c’est Dieu qui sauve dans sa Grâce.

 

La doctrine de la Grâce a plus de force et de solidité que les thèses si souples et fumeuses de certains « théologiens » !

 

Pourquoi les croyants se réunissaient ils jadis par milliers dans les forêts, au péril de leur vie ?

 

Pour entendre la théologie édulcorée de nos anti-calvinistes modernes ?

 

Non, il leur fallait une nourriture plus solide et appétissante.

 

Quand écouter un prédicateur pouvait entraîner la mort, ces gens ne bravaient pas les intempéries et les craintes de la nuit pour de belles dissertations philosophiques ou des préceptes moraux.

 

On ne risque pas vie pour ce genre d’ineptie.

 

Pourquoi se réunissaient ils alors ?

 

Eh bien, pour entendre proclamer la doctrine de la Grâce de Dieu, celle de Jésus et de ses disciples, celle de Paul, d’Augustin, de Luther et Calvin.

 

Elle contient quelque chose qui touche le cœur du chrétien, une nourriture qui correspond à son appétit spirituel.

 

Ces croyants bravaient l’épée et risquaient leur vie pour entendre cette doctrine là : la Grâce de Dieu.

 

Quand le Saint Esprit écrit ces vérités dans un cœur, l’homme se lève les yeux et discerne partout l’œuvre de Dieu.

 

Voyant la main divine dans la nature et la providence, il ne donne pas aux lois de la nature ou aux décisions des hommes la gloire due au Très Haut, mais se prosterne en toute humilité devant le Souverain invisible.

 

Quelle bénédiction de pouvoir inviter ses semblables à voir Dieu en toutes choses !

 

La Grâce de Dieu engendre l’humilité.

 

« Je ne suis rien et rien en moi ne mérite quelqu’estime. Je le sais, rien de bon n’habite en moi. Je suis sauvé, mais Dieu Seul en est responsable. »

 

Rien n’humilie tant l’homme et le pousse à se prosterner devant le Trône de la Grâce, mais rien non plus ne lui donne tant de bonheur et de courage devant les hommes !

 

Il s’agit d’une vérité grandiose ; plaise à Dieu de nous en enseigner à tous la puissance !

 

Mais voilà pourquoi j’aime la Grâce de Dieu.

 

Elle offre une grande espérance au pécheur.

 

Malheureusement, certains proclament l’élection comme s’il s’agissait d’une barrière pour empêcher le pécheur de s’approcher de Christ, ou d’une hallebarde pour lui couper l’accès à la Grâce.

 

Dieu merci, il n’en est rien !

 

Ami pécheur, qui que tu sois, ton plus grand encouragement doit être d’apprendre que le salut vient par Grâce.

 

Si les mérites le procuraient, que deviendrais tu, toi qui bois et blasphèmes, toi, le débauché et l’adultère, qui as autrefois maudit Dieu et, même encore, ne l’aime pas ?

 

Mais le salut est entièrement par Grâce.

 

Alors, aussi sale ta vie passée ou présente soit elle, ne la laisses pas t’empêcher de venir à Jésus.

 

Christ reçoit les pécheurs car Dieu a élu des pécheurs, parmi les plus répréhensibles même.

 

Pourquoi pas toi ?

 

Il reçoit tous ceux qui viennent à Lui.

 

Certains l’ont haï et insulté ouvertement ses serviteurs.

 

Mais, dès l’instant où ils ont crié :

 

« O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis un pécheur »,  Il leur a fait grâce, et Il agira de même envers toi si tu viens à Lui.

 

S’il me fallait te dire de gagner ton salut sans compter sur sa Grâce, ce serait une triste nouvelle.

 

Tu es mort dans tes péchés ?

 

Dieu donne la vie !

 

Tu es impur ?

 

Il lave !

 

Tu es nu, Il vêtit !

 

Un salut parfait t’attend !

 

Oh, ami, que Dieu te donne la grâce de te saisir de Sa Grâce !

 

Nous célébrerons alors ensemble la gloire et les louanges de la Grâce Divine !

 

Amen,

 

spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 08:28

Em-Bounds.jpg

 

Le message qui tue peut être parfaitement orthodoxe, dogmatiquement, inviolablement orthodoxe.

 

Nous aimons l'orthodoxie, la saine doctrine.

 

Elle est bonne. Elle est la meilleure.

 

C'est l'enseignement pur et tranchant de la Parole de Dieu, les trophées remportés par la Vérité dans sa guerre contre l'erreur, le rempart que la foi a dressé contre les assauts dévastateurs de l'incrédulité ou de l'ignorance, qu'elles soient sincères ou téméraires.

 

Mais cette orthodoxie, aussi pure et dure que le cristal, dans son attitude active, peut n'être que la lettre qui tue, aussi étoffée, aussi instruite qu'elle soit.

 

Rien n'est plus mort que l'orthodoxie morte, trop morte pour avoir la liberté de la méditation, de la pensée, de l'étude, ou de la prière.


La prédication biblique qui tue peut avoir une certaine pénétration, saisir certains principes; elle peut être capable de supporter la critique ; elle peut avoir toute la précision de la lettre, toute la grammaire et les pensées qui en dérivent ; elle peut être capable de façonner la lettre pour en présenter le plan le plus beau et l'illuminer; elle peut l'étudier comme un homme de loi étudie ses textes afin de formuler son dossier ou de défendre sa cause ; elle peut rassembler tout cela et cependant être comme la gelée, une gelée mortelle.

 

La prédication de la lettre peut être éloquente, fleurie de rhétorique et de poésie, parsemée de prières, épicée de sensations fortes, illuminée par le génie humain; mais néanmoins ces choses peuvent ne ressembler qu'aux précieux habits dont on ensevelit les princes, comme les magnifiques et rares fleurs dont on décore les cercueils.

 

Mais le sermon qui tue peut également être sans recherche, marqué d'aucune fraîcheur de pensée ou de sentiment, habillé d'insipides généralités ou de fades spécialités, d'un style irrégulier, négligé, ne montrant pas plus de sérieux que d'étude, ne comportant pas plus de pensées que d'expression ou de prières.

 

Sous une telle prédication, combien vaste et complète est la désolation !

 

Combien profonde la mort spirituelle !


Cette prédication de la lettre s'occupe de la surface et de l'ombre des choses, et non du cœur lui-même.

 

Elle ne pénètre pas dans les profondeurs de notre être.

 

Elle n'a pas la révélation des choses cachées ; elle ne saisit pas la vie profonde du Dieu de la Bible.

 

Elle est fidèle (et encore parfois pas toujours...) à l'extérieur, mais l'extérieur n'est que la coquille qui doit être brisée et dans laquelle l'amande doit être cherchée.

 

La lettre peut être présentée de manière attractive et être élégante, mais cette attraction n'est pas du Seigneur ni cette élégance pour le Ciel.

 

Le manquement se trouve dans le prédicateur.

 

Dieu ne l'a pas façonné.

 

Il n'a jamais été dans les mains de Dieu comme l'argile dans les mains du potier.

 

Il s'est peut être donné beaucoup de peine pour faire son sermon, le bourrer de pensées et y mettre le point final de manière à ce que son plan soit clair et ses impressions fortes ; mais les Paroles de Dieu n'ont jamais été cherchées, étudiées, sondées, expérimentées.

 

Il ne s'est jamais tenu devant le " Trône haut élevé" ; il n'a jamais entendu le chant des séraphins, jamais eu la vision, ni senti l'angoisse de Sa terrible Sainteté ; il n'a jamais crié, dans un complet abandon et désespoir sur lui-même, sous la conviction de sa faiblesse et de sa culpabilité ; sa vie n'a jamais été renouvelée, son cœur profondément touché, nettoyé, mis en feu par le charbon ardent de l'Autel Divin.

 

Son ministère peut attirer des gens pour l'écouter, pour se joindre à son église, pour participer à ses formes et cérémonies ; mais là ne se trouvent pas de véritables attirances vers Dieu, aucun motif doux et saint de communion divine.

 

L'Eglise a été repeinte mais non édifiée, entretenue parfois mais non sanctifiée.

 

La vie est supprimée ; un frisson s'est fait sentir dans l'atmosphère de fin d'été ; le sol est desséché.

 

La Cité de Dieu devient le refuge de la mort, l'Eglise, un cimetière et non une armée prête au combat.

 

La louange et la prière suffoquent, l'adoration se meurt.

 

Le serviteur et son sermon ont favorisé le péché, non la sainteté, peuplé l'enfer et non le Ciel.


La prédication qui tue est celle qui ne possède pas l'esprit de prière, cette ardente attente à l'intervention divine.

 

Sans prière, le porte-parole crée la mort et non la vie.

 

Le prédicateur qui est faible dans la prière est également faible dans la capacité de donner la vie.

 

Celui qui a délaissé la prière comme l'élément principal et primordial de son caractère a ainsi dépouillé son sermon de toute puissance vivifiante.

 

Probablement, y a-t-il et y aura-t-il des prières, mais cette sorte de prière professionnelle aide plutôt la prédication dans son œuvre de mort.

 

Cette prière formaliste glace et tue autant elle-même que la prédication.

 

La plus grande partie de la paresse, de l'impiété, et des attitudes irrévérencieuses d'une congrégation ou de beaucoup d'églises doivent être attribuée à la prière " professionnelle" des conducteurs.

 

C'est souvent que leurs prières se distinguent ou par leur longueur, ou par leur sécheresse, leur confusion, ou leur vide.

 

Sans onction et donc sans cœur véritable, ces discours tombent comme un gel destructeur sur toutes les grâces de l'adoration.


Faisons une pause. Arrêtons-nous!

 

Considérons attentivement nos voies!

 

Où en sommes-nous ? Que faisons-nous ?

 

Quel respect nous devrions avoir !

 

Prier Dieu ! Le Grand Dieu, le Créateur de tous les mondes, le Juge de tous les hommes !

 

Quelle simplicité ! quelle sincérité, quelle vérité jusque dans les motifs les plus secrets !

 

Combien nous devrions être réels, naturels, y mettant tout notre cœur !

 

Prier Dieu, le plus noble exercice, le plus sublime effort de l'homme, la chose la plus réelle !

 

N'allons-nous pas écarter définitivement et maudire la prédication qui tue et la prière qui tue, afin que le terrain soit libre pour la chose elle-même, la plus puissante des actions : la prière pleine de l'Esprit de la Bible ?

 

La prédication qui crée la vie libère la puissance la plus élevée que les Cieux et la terre puissent connaître ; elle puise dans les trésors infinis du Dieu de grâce pour les besoins et la misère des hommes.

 


  E.M. Bounds,


Bible

Croix Huguenote

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 20:26
L'utilité des confessions de foi

Aujourd’hui, de nombreuses églises rejettent les confessions de foi, particulièrement parmi les milieux évangéliques.

 

Les confessions de foi sont quelque chose d’archaïque, disent-ils, qui ne correspond plus à ce qu’on attend de la foi à notre époque.

 

Le problème des chrétiens qui affirment cela est, à mon avis, qu’ils méconnaissent 2 choses principales :

 

- d’une part, ce qu’est vraiment la foi ;

 

- d’autre part, ce qu’est l’Eglise.

 

Notre foi doit avoir un contenu

 

Quand on leur demande ce qu’est la foi, ils répondent que c’est, d’une part, un vécu relationnel et, d’autre part, que cette foi nécessite la ferme conviction que Dieu existe.

 

La preuve que cette foi est authentique, c’est la façon dont le croyant la vit, disent-ils.

 

Cette définition n’est bien sûr pas fausse, mais elle est d’un côté assez subjective, car la foi est aussi une connaissance de la Révélation de Dieu.

 

Quand on parle de connaissance de Dieu, il n’est pas question d’une expérience mystique, car nous ne pouvons connaître de Dieu que ce qu’Il nous révèle au travers de sa Parole.

 

Cette connaissance présente un côté tout à fait objectif.


La foi, c’est principalement un ensemble de doctrines auxquelles nous croyons, qui nous sauvent si nous les retenons telles qu’elles nous ont été transmises.

 

L’épître de Jude la définit ainsi :

Mes chers amis, j’avais le vif désir de vous écrire au sujet du salut qui nous est commun. J’ai vu la nécessité de le faire maintenant afin de vous recommander de lutter pour la foi qui a été transmise une fois pour toutes à ceux qui appartiennent à Dieu. Jude 3

 

et l’apôtre Paul d’ajouter :

 

Mes frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez reçue et à laquelle vous demeurez attachés. C’est par elle que vous êtes sauvés si vous la retenez telle que je vous l’ai annoncée ; autrement vous auriez cru en vain. 1 Corinthiens 15:1-2

 

C’est cette connaissance qui produit l’assurance de la foi, lorsque le Saint-Esprit est à l’oeuvre dans un vrai croyant.

 

L’épître aux Romains souligne qu’afin d’être sauvé nous devons exprimer ce que nous croyons.

 

Le témoignage que nous devons rendre n’est pas l’affirmation que nous croyons mais de ce que nous croyons.

 

En effet, si de ta bouche, tu déclares que Jésus est Seigneur et si dans ton coeur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé, car celui qui croit dans son coeur, Dieu le déclare juste ; celui qui affirme de sa bouche, Dieu le sauve. Romains 10:9-10

 

Lorsque Jésus demande à Pierre ce qu’il pense à son sujet, ce dernier ne dit pas :

 

Jésus, je t’aime bien mais rend une belle confession de foi :

Simon Pierre lui répondit : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Matthieu 16:16

 

Il n’existe pas de garantie absolue que quelqu’un qui fait une confession de foi correcte  est vraiment sauvé mais la probabilité qu’il soit sauvé est plus grande que pour quelqu’un qui ne sait pas articuler ce qu’il croit.

 

Certains diront maintenant: mais pourquoi écrire des confessions de foi alors que nous avons l’Ecriture ?

 

La Bible n’est-elle pas suffisante ?


Bien sûr  la Bible contient tout ce qui est nécessaire à la vie de la foi (1 Timothée 3:16), mais nous avons également besoin d’instruments qui nous permettent de résumer aussi son enseignement.

 

Les confessions de foi ont été concues pour les chrétiens afin qu’ils puissent rendre témoignage correctement mais aussi afin de vérifier que ce qu’on leur enseigne sur la Bible est correct.

 

Une confession de foi conforte l’unité de l’Eglise

 

Les adversaires des confessions de foi disent que celles-ci divisent plus qu’elles ne rassemblent. 

 

Nous pensons au contraire que la confession d’une foi commune est importante pour maintenir l’unité de l’Eglise.

 

Les divisions pour raisons doctrinales se produisent souvent là où il n’y a pas de confession commune.

 

De plus, le risque est grand que les communautés sans confession de foi développent des enseignements non-bibliques.

 

Les confessions de foi ne sont bien sûr pas infaillibles comme l’Ecriture, mais elles peuvent être corrigées.

 

Lorsque c’est nécessaire, elles doivent cependant l’être par l’ensemble de l’Eglise.

 

Le danger aujourd’hui c’est que beaucoup d’églises voient les traditions comme quelque chose de négatif.

 

L’Eglise s’inscrit dans la continuité apostolique et une église qui ne s’inscrit pas dans cette tradition, court le danger de ne pas constituer l’Eglise.

 

L’attachement aux confessions de foi historiques est la preuve qu’une église est bien dans la lignée apostolique et donc qu’elle est bien chrétienne.

 

Les confessions de foi dans la Bible et dans l’Histoire

 

Les confessions de la foi ne commencent pas avec le Nouveau Testament; on en trouve déjà dans l’Ancien.

 

Le Sh’ma Israël est certainement la plus connue d’entre elles :

Ecoute, Israël, l’Eternel est notre Dieu, il est le seul Eternel. Tu aimeras l’Eternel ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Deutéronome 6:4-5

 

Dans le Nouveau Testament nous trouvons de nombreuses confessions de foi.

 

Ces confessions de foi doivent être transmises et reconnues par l’ensemble du peuple de Dieu :

 

Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures ; il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Ecritures. 1 Corinthiens 15:3-4

 

Voici ce que nous reconnaissons ensemble :

 

il est grand le secret du plan de Dieu, le Christ, qui fait l’objet de notre foi. Il s’est révélé comme un être humain, et, déclaré juste par le Saint-Esprit, il a été vu par les anges. Il a été proclamé parmi les non-Juifs. On a cru en lui dans le monde entier. Il a été élevé dans la gloire.1 Timothee 3:16

 

L’histoire de l’Eglise est pleine de confessions et de crédos.

 

Nous en citons ici quelques uns : (nota refuge du Chrétien : l'on pourrait citer également celles appartenant aux Assemblées de Frères qu'il soit plus sensible dans la pensée de Georg Müller, ou de Darby)

 

- Des crédos communs à tous les chrétiens sont par exemple : le Symbole des apôtres et le Symbole de Nicée sur la personne de Jésus-Christ (325).

 

- Les Luthériens ont la Confession de foi d’Augsburg (1530).

 

- Chez les chrétiens réformés, nous trouvons sur le continent les trois formes de l’unité : le Catéchisme de Heidelberg (1563), la Confessio Belgica (1566) et les Canons de Dordrecht(1619)

 

et, dans le monde anglo-saxon la Confession de foi de Westminster (1646).

 

Les réformés baptistes ont leur confession de 1689.

 

 

Jean-Louis Goiran,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Le Cep,

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 12:46
Un Benjamin de vie par le pasteur Charles Spurgeon,

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"Elle lui donna le nom de Ben-Oni (fils de ma douleur) ; mais le père l'appela Benjamin (fils de ma droite)". Genèse 35-18

 

 

 

Pour toutes choses, il existe à la fois un côté éclairé et un côté sombre.

 

La tristesse de ses douleurs d'enfantement et de sa mort submergeaient Rachel.

 

Bien que se lamentant de la perte de sa femme bien aimée, Jacob voyait la Miséricorde manifestée dans la naissance de l'enfant.

 

Nous ferons bien si, alors que la chair se lamente des épreuves, notre foi triomphe dans la Fidélité Divine.

 

Le lion de Samson procura du miel, et nos adversités le feront également si nous les considérons correctement.

 

Bien qu'en furie, la mer continue cependant de nourrir d'innombrables multitudes de poissons.

 

Les bois impénétrables abritent d'abondants tapis de merveilleuses fleurs.

 

Le vent de tempête chasse la pestilence, et la gelée mordante prépare le sol pour les semailles.

 

Les nuages sombres donnent des gouttes scintillantes, et la terre sombre produit des fleurs de toutes les couleurs.

 

Une veine de bien traverse toutes les mines du mal.

 

Un coeur triste possède une capacité particulière à découvrir le point de vue le moins avantageux pour contempler l'épreuve.

 

S'il existait un seul bourbier dans le monde entier, un tel homme ne tarderait pas à s'y enfoncer jusqu'au cou.

 

Si un seul lion arpente la vaste étendue du désert, cet homme ne manque pas d'en entendre le rugissement.

 

Une touche de folie nous entoure tous, et nous sommes enclins par moments à nous écrier comme Jacob :

 

"C'est sur moi que tout cela retombe". (Genèse 42-36)

 

La foi marche et doit marcher en rejetant tous ses soucis sur Christ.

 

Elle s'attend à ce que les pires calamités produisent de bons résultats.

 

Comme les hommes de Gédéon, elle ne s'inquiète pas des vases brisés, mais elle se réjouit et doit se réjouir dans la lueur de la torche qui se manifeste avec d'autant plus de clarté.

 

De la rugueuse coquille de l'huître de la difficulté, elle extrait l'unique perle de l'honneur.

 

Des sombres profondeurs de l'océan de la détresse, elle ramène l'inestimable corail de l'expérience.

 

Lorsque la marée de sa prospérité se retire, la foi trouve des trésors sur le sable ainsi découvert.

 

Quand le soleil de son plaisir se couche, elle met l'oeil au télescope de son espérance pour détecter l'étoile des Promesses Célestes.

 

Lorsque la mort elle même paraît, la foi indique la lumière de la résurrection qui attend au delà du tombeau.

 

Elle transforme ainsi le Ben-Oni de notre mort en un Benjamin de vie.

 

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

Pasteur Charles Spurgeon,

 

 

 

 

Un Benjamin de vie par le pasteur Charles Spurgeon,

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Un Benjamin de vie par le pasteur Charles Spurgeon,

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Un Benjamin de vie par le pasteur Charles Spurgeon,

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 18:46
Confession de l'homme selon le coeur de Dieu par Charles Spurgeon,

"J'étais stupide et sans intelligence, j'étais à ton égard comme les bêtes. Cependant je suis toujours avec Toi." (Psaume 73-22/23)

N'oublions pas qu'il s'agit ici de la confession de l'homme selon le coeur de Dieu.

En nous parlant de sa vie intérieure, il écrit :

"J'étais stupide et sans intelligence."

Le mot "stupide" signifie ici davantage que dans la langue ordinaire.

Dans un verset précédent, David écrit :

"Je portais envie aux insensés (même mot), en voyant le bonheur des méchants" (Verset 3).

Cela nous montre que la folie qui occupait sa pensée contenait du péché.

Il se qualifie ainsi de "stupide", et le déclare sans ambages.

Il ne pouvait pas dire toute l'étendue de sa stupidité.

Il s'agissait d'une folie pécheresse, condamnable à cause de sa perversité et de son ignorance obstinée, et que le prétexte de la faiblesse ne pouvait excuser.

Il semble en effet avoir envié la prospérité présente des impies, tout en oubliant la terrible fin qui attend tous ceux qui leur ressemblent.

Sommes nous meilleurs que David, pour nous appeler sages ?

Prétendrions nous avoir atteint la perfection, ou la verge de Dieu nous a-t-elle châtiés au point de nous débarrasser de tout notre entêtement ?

Ce serait vraiment de l'orgueil que de dire pareille chose !

Si David était stupide, conbien devrions nous l'être à nos propres yeux, si seulement nous pouvions nous voir en réalité !

Regardons en arrière, ami(e) croyant(e), et pensons à la façon dont nous avons douté de Dieu, alors qu'Il faisait preuve de tant de fidélité à notre égard.

Pensons à notre cri rebelle quand, au travers de l'affliction, Il nous a ouvert la porte vers de plus grandes bénédictions.

Pensons aux nombreuses occasions où nous avons lu les promesses dans l'obscurité, où nous nous sommes mépris sur Ses Actions, et où nous avons écrié :

"C'est sur moi que tout retombe !", alors qu'en fait..., toutes choses concouraient pour notre bien !

Pensons à la fréquence avec laquelle nous avons préféré le péché en raison de ses plaisirs, alors qu'il produisait pour nous une racine d'amertume !

Sans conteste, si nous connaissons notre propre coeur, nous nous reconnaîtrons coupables de cette stupidité pécheresse.

Et, possédant la conscience de cette "stupidité", nous devons adopter comme nôtre la résolution que prit David en conséquence :

"Tu me conduiras par Ton Conseil" (Verset 24).

Cependant, car, en dépit de toute la stupidité et ignorance que David venait de confesser à Dieu, il n'en est pas moins sauvé, accepté et assurément béni par la Présence Continuelle de Dieu.

Pleinement conscient de son propre état de péché, de la tromperie et de la bassesse de sa nature, il chante cependant, dans un élan merveilleux de foi :

"Cependant, je suis toujours avec Toi." (Verset 23)

Ami(e) Croyant(e), il nous faut nous associer à la confession du psalmiste et dire avec lui :

"Cependant, puisque j'appartiens à Christ, je suis toujours avec Dieu !"

Cela veut dire, continuellement dans Son Esprit.

Il pense toujours à moi pour me faire du bien.

Continuellement devant Ses Yeux, les yeux du Dieu qui ne dort jamais, mais qui veille sans cesse à mon bien-être.

Continuellement dans Sa Main, de sorte que nul ne peut m'en arracher.

Continuellement sur Son Coeur, placé là comme un mémorial, de même que le souverain sacrificateur portait sans cesse les noms des douze tribus sur sa poitrine.

"Tu penses toujours à moi, Ô Dieu ! Les entrailles de Ton Amour s'émeuvent continuellement à mon égard. Tu orientes toujours la Providence à mon profit. Tu m'as placé comme un bandeau autour de Ton Bras. Ton Amour possède la force de la mort, et les fleuves ne peuvent l'éteindre ou l'engloutir."

Quelle surprenante grâce !

"Tu me vois en Christ et, bien que haïssable en moi même, Tu me vois recovert par les habits de Christ et lavé en Son Sang. Tu m'acceptes ainsi en Ta Présence, et je demeure continuellement en Ta Faveur, "toujours avec Toi"."

Voilà une consolation pour l'âme éprouvée et affligée.

Les tempêtes nous contrarient au dedans, mais regardons le calme qui règne au dehors.

"Cependant" ; ô disons le en notre coeur, et saisissons nous de la Paix que cela donne ! :

"Cependant je suis toujours avec Toi !".

Amen,

Confession de l'homme selon le coeur de Dieu par Charles Spurgeon,

Pasteur Charles Spurgeon,

Confession de l'homme selon le coeur de Dieu par Charles Spurgeon,

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 21:13
Etre un homme et une femme spirituelle selon le coeur de Dieu par le pasteur Kayayan de Vie & Foi Réformées

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Que veut dire: être un homme ou une femme spirituel(le) ?

Est-ce que c’est être quelqu’un qui se désintéresse des choses pratiques ou de la réalité matérielle ?

Ce n’est pas le sens qu’en donne la Bible en tout cas.

Quand on lit attentivement la Bible, on découvre que l’homme ou la femme spirituel(le) c’est avant tout quelqu’un qui cherche à envisager tous les aspects de l’existence en se soumettant à ce que Dieu révèle dans sa Parole et en lui faisant entièrement confiance.

Oui, cela veut dire bien sûr que cette personne a la certitude que Dieu a parlé aux hommes au cours de l’histoire, qu’Il s’est manifesté à eux, qu’Il leur a parlé de sa présence et de son plan pour eux, car Il est leur Créateur et le Seul qui puisse les sauver de leur misère.

Et effectivement, une personne qui est spirituelle au sens qu’en donne la Bible reconnaît que l’humanité tout entière est dans un état de grande misère et qu’elle a besoin d’un salut préparé pour elle.

L’humanité est incapable de se sauver par elle-même, elle ne fait qu’aggraver sa condition, en dépit de tous ses efforts pour s’en sortir par des plans sociaux, politiques ou économiques, voire même par des programmes de régénération morale.

Elle ne fait que tomber de Charybde en Scylla, même lorsqu’elle semble pouvoir se targuer de succès temporaires.

Une personne spirituelle, au sens biblique, n’est donc pas quelqu’un qui est très attiré par les choses invisibles, par l’invocation des esprits, ou l’évasion de ce monde corrompu et plein de misère.

Car si je reste confronté à moi-même, à mes fantaisies spirituelles, si je me laisse guider uniquement par mon for intérieur et si je mets toute ma confiance en mes propres capacités à trouver ce que je cherche, sans rechercher d’autre interlocuteur que moi-même, je ferai tôt ou tard face au néant, à ma finitude, à mes échecs.

Il est même fort possible que je sombre dans l’occultisme et dans toutes sortes de pratiques complètement destructrices.

C’est d’ailleurs le cas de nos jours d’innombrables gens qui se font souffrir et font souffrir leurs proches en sombrant dans une spirale infernale.

Pour la Bible, une personne spirituelle c’est quelqu’un qui réforme constamment sa vie et son regard sur tous les aspects de l'existence à la lumière de la Parole divine.

Ce faisant il ou elle met sa foi et son espérance en celui qui a été envoyé par le Père céleste pour régner sans partage sur ce monde : son Fils Jésus-Christ, devenu être humain, comme nous, pour servir de médiateur parfait entre Dieu et les hommes.

Sa vie divine, son Esprit, est offert à tous ceux qui croient en lui.

C’est par l’œuvre parfaite qu’il a accomplie durant son passage sur terre que vous pouvons oui devenir une personne véritablement spirituelle.

Amen,

Pasteur Kayayan,

Etre un homme et une femme spirituelle selon le coeur de Dieu par le pasteur Kayayan de Vie & Foi Réformées

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 22:03
Reconnaissant(e) en toute chose

Quoi que vous fassiez en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par Lui des actions de grâces à Dieu le Père.

Colossiens 3.17

Voici deux éléments qui rendront difficile les bêtises ou les erreurs dans le rôle de la reconnaissance.

Comment, en effet, pourrais-je, au nom de Christ, dire ou faire quelque chose de mauvais ?

Comment remercier Dieu pour quoi que ce soit dans nos actions, si celles ci consciemment seraient contraire à Sa Volonté ?

Mais il s’agit bien sans équivoque aucune de tout lier aux actions de grâces ou plutôt, de lier celles-ci à tout ce que je fais.

La locution « actions de grâces » traduit un mot qui signifie ‘expression de reconnaissance’.

Son origine latine, antérieure au XIIesiècle, permet d’y reconnaître l’action que produit, en retour, chacune des grâces reconnues, chacun des bienfaits journaliers de Dieu.

Chaque fois que nous les reconnaîtrons réellement, ces grâces produiront une expression tangible de reconnaissance.

L’exhortation de Paul est sans équivoque :

faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant, par Lui, des actions de grâces.

Mêler étroitement la reconnaissance à toute notre activité et s'appliquer avec Son secours, voilà ce qui peut changer en douce joie les plus petits détails de nos journées, nous gardant ainsi de l’oubli humain que tout ce que nous faisons de bien ne vient pas de nous mais du Seigneur.

Que nos journées soient bonnes ou moins agréables, nous, Enfants de Dieu, en toute chose remercions Notre Père et soyons reconnaissants par des actions de grâces de savoir que nous sommes à Lui, qu'Il nous tient, nous garde à toujours dans Sa Douce et Sainte Main.

Si le Seigneur connaît nos souffrances diverses et soucis, reconnaissons Lui tous les bienfaits petits et grands à notre égard en toute circonstance.

Amen,

Pasteur Doullière,

Reconnaissant(e) en toute chose

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Reconnaissant(e) en toute chose
Source : Etudes & Echanges Chrétiens
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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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