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Vie Protestante Réformée

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Bouchra Maurice 

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 15:26
Orages de la vie

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Marc 6, 45-53

 

Mettons en évidence quatre points qui peuvent nous encourager dans les orages de la vie.

 

Jésus envoie ses disciples sur le lac

 

C'est le Seigneur Lui-même qui a envoyé ses disciples sur le lac.

 

Il les a même contraints à monter dans la barque.

 

Il peut nous arriver de rencontrer des difficultés dont nous sommes nous-mêmes responsables, parce que nous nous sommes engagés dans un mauvais chemin.

 

Il nous faut alors moissonner ce que nous avons semé.

 

Mais ici nous voyons que nous pouvons aussi nous trouver dans des situations difficiles où notre foi est éprouvée à l'extrême, dans un chemin où le Seigneur nous a expressément envoyés.

 

Mais quoi qu'il en soit, nous pourrons constater que le Seigneur contrôle constamment toute chose.

 

Ce qui nous arrive n'est pas le produit du hasard.

 

Il a ses plans et les réalise par les moyens qu'Il juge bon.

 

Après plusieurs années d'immenses épreuves, jetant un regard en arrière, Joseph pouvait dire à ses frères :

 

« Et maintenant, ce n'est pas vous qui m'avez envoyé ici, mais c'est Dieu » (Genèse 45, 8).

 

Quelle vision des choses et quelle leçon pour nous !

 

Dans notre vie, rien n'arrive que Dieu n'ait pas commandé et qui ne soit pas pour notre bien (cf. Lam. 3, 37).

 

Le Seigneur prie sur la montagne et voit ses disciples se tourmenter à ramer

 

Le Seigneur Jésus nous suit des yeux dans la détresse et nous accompagne par la prière.

 

La situation des disciples ne le laissait pas indifférent.

 

Même s'Il était éloigné d'eux pour un moment, rien de ce qui les concernait ne Lui échappait.

 

Il était monté sur la montagne pour prier.

 

De là Il voyait ses disciples et leurs circonstances adverses.

 

Aujourd'hui Christ est dans le ciel.

 

Il est là comme Notre Miséricordieux et Fidèle Souverain Sacrificateur auprès de Dieu.

 

Il est plein de Compassion pour nous.

 

Il s'occupe de nous. Rien ne Lui échappe.

 

Son Regard est dirigé vers nous.

 

C'est ce qu'exprime le psalmiste :

 

« Les yeux de l'Éternel regardent vers les justes, et ses oreilles sont ouvertes à leur cri » (Psaume 34, 15).

 

Depuis le ciel, Christ voit :

 

  • chaque difficulté que nous rencontrons,
  • chaque larme que nous versons,
  • chaque sentiment de notre coeur, même s'il est inconnu de ceux qui nous entourent,
  • chaque moment de solitude qui nous oppresse,
  • chaque injustice dont nous pourrions être victimes,
  • chaque question à laquelle nous ne trouvons pas de réponse ici-bas.

 

Devant lui toutes choses sont nues et découvertes ; nous sommes entièrement transparents.

 

Depuis le ciel, Il ne nous perd jamais des yeux.

 

Il connaît nos sentiments dans chaque situation.

 

Le Seigneur vient vers ses disciples au moment opportun

 

Jésus ne se contente pas de nous regarder et de Compatir avec nous, mais Il vient auprès de nous dans nos difficultés.

 

Il ne s'est pas simplement présenté à Ses Disciples dans la barque, mais Il a marché sur les vagues, ces vagues qui parlent des circonstances difficiles qu'il nous arrive de rencontrer.

 

C'est justement là que nous pouvons faire l'expérience de Sa Présence et de Son Secours.

 

Lorsque les trois amis de Daniel étaient dans la fournaise, le Seigneur est venu auprès d'eux dans le feu ardent (Daniel 3, 25).

 

Lorsque Paul était seul dans sa prison, le Seigneur s'est tenu près de lui (2 Timothée 4, 17).

 

C'est ce dont nous pouvons aussi faire l'expérience.

 

En Ésaïe nous lisons :

 

« Dans toutes leurs détresses, il a été en détresse, et l'Ange de sa face les a sauvés ; dans son amour et sa miséricorde il les a rachetés, et il s'est chargé d'eux, et il les a portés tous les jours d'autrefois » (63, 9).

 

Et dans un autre passage du même prophète, nous trouvons :

 

« Mais maintenant, ainsi dit l'Éternel, qui t'a créé, ô Jacob, et qui t'a formé, ô Israël : Ne crains point, car je t'ai racheté ; je t'ai appelé par ton nom, tu es à moi. Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas. Car moi, je suis l'Éternel, ton Dieu, le Saint d'Israël, ton sauveur... tu es devenu précieux à mes yeux... et moi, je t'ai aimé... Ne crains pas, car je suis avec toi » (43, 1-5).

 

Quel appui pour nous que cette Présence de Notre Dieu dans les circonstances difficiles !

 

Le Seigneur se fait connaître à ses disciples

 

Les disciples n'ont pas tout de suite reconnu leur Maître.

 

Cela nous arrive souvent aussi.

 

En le voyant marcher sur la mer, ils ont cru que c'était un fantôme et ont crié de peur.

 

Mais aussitôt Il leur a parlé.

 

Il leur a adressé des paroles de consolation, des paroles qui encouragent, des paroles par lesquelles tout est transformé.

 

Ce qu'Il a dit alors à Ses disciples est pour nous aussi.

 

« Ayez bon courage. »

 

Nous n'avons pas à rester résignés, fatigués et sans courage.

 

Le Seigneur nous parle afin de nous encourager.

 

Ecoutons-Le.

 

Il veut nous donner la force de supporter l'épreuve que Lui-même a envoyée pour notre bien.

 

« N'ayez point de peur. »

 

Les circonstances de la vie sont souvent de nature à nous faire peur et à nous rendre soucieux quant à l'avenir.

 

Que va-t-il advenir ?

 

Faut-il avoir peur de ce qui pourrait survenir avec Christ à nos côtés ?

 

L'apôtre Pierre nous exhorte :

 

« Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous » (1 Pierre 5, 7).

 

« C'est Moi ».

 

Il est l'éternel JE SUIS, l'Immuable, le Rocher des siècles.

 

Dans le dernier livre de l'Ancien Testament, nous lisons :

 

« Car Moi, l'Éternel, Je ne change pas » (Malachie 3, 6).

 

Dans un monde où tout est en bouleversement continuel, nous pouvons nous abandonner entièrement au Seigneur.

 

Rien ne peut l'ébranler.

 

Au moment où le Seigneur est monté dans la barque, les disciples ont pu voir le vent et les vagues s'apaiser.

 

En ce qui nous concerne, il n'en est pas toujours ainsi.

 

Mais une chose est certaine pour nous croyant : Le Seigneur est à bord, le bateau ne peut jamais couler.

 

Et le moment vient où nous arriverons sains et saufs au port.

 

« Alors ils ont crié à l'Éternel dans leur détresse, et il les a fait sortir de leurs angoisses ; il arrête la tempête, la changeant en calme, et les flots se taisent, et ils se réjouissent de ce que les eaux sont apaisées, et il les conduit au port qu'ils désiraient. Qu'ils célèbrent l'Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils des hommes » (Psaume 107, 28-31).

 

Amen,

 

 

 

E.A. Bremicker,

Orages de la vie

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Orages de la vie

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 08:34
La bonne attitude à l'égard de la Grâce de Dieu

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Dieu ne doit cette Grâce à personne.

 

Car que devrait-Il à celui qui ne peut rien donner le premier, pour qu’Il lui rende en retour ?

 

Et que devrait-Il donc à celui qui, de soi, n’a rien que péché et mensonge ?

 

Celui qui reçoit cette Grâce en doit donc éternellement rendre grâce à Dieu, et c’est bien ce qu’il fait.

 

Celui qui ne la reçoit point : ou bien il ne se soucie nullement de ces choses spirituelles, et se plaît dans ce qui est sien, ou, étant sans souci, se glorifie en vain d’avoir ce qu’il n’a point. 

Pour ceux qui n’ont pas encore été appelés, il faut prier Dieu qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient ; et il ne nous faut d’aucune manière nous enorgueillir comme si nous nous étions distingués nous-mêmes. — Canons de Dordrecht, article IV.15

 

Dieu ne doit Sa Grâce à personne.

 

Quelle devrait être notre attitude à l’égard de la Grâce de Dieu ?

 

Plusieurs objectent en pouvant dire :

 

« Ce n’est pas juste. Vous dites que Dieu accorde sa grâce à qui il veut. Dieu ne peut pas faire une telle chose ! »

 

Ce genre d’attitude s’enracine dans l’idée que Dieu nous devrait quelque chose.

 

Dieu n’est cependant pas obligé de sauver qui que ce soit.

 

« Dieu ne doit cette Grâce à personne. Car que devrait-Il à celui qui ne peut rien donner le premier, pour qu’Il lui rende en retour? » (IV.15).

 

Comment oserions-nous dire :

 

« Dieu, tu me dois quelque chose »?

 

« Qui Lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ? » (Romains 11:35).

 

Même avant l’entrée du péché dans le monde, il était impossible de prétendre une telle chose.

 

Parmi tous les bienfaits qu’Adam possédait, qu’est-ce qu’il n’avait pas reçu de Dieu ?

 

Le jardin ? Son épouse ? Sa propre vie ?

 

Qu’est-ce qu’Adam aurait pu faire pour obliger Dieu à lui devoir quelque chose ?

 

Rien du tout.

 

Imaginons Adam allant cueillir des fleurs pour les offrir à Dieu et Lui dire :

 

« Voilà Seigneur, maintenant tu me dois quelque chose ».

 

Dieu aurait pu aisément répondre :

 

« Le monde est à Moi et tout ce qui le remplit. » (Psaume 50:12).

 

Ou bien, imaginons Adam après sa journée de travail allant dire au Seigneur :

 

« Regarde tout ce que j’ai fait. Tu me dois maintenant quelque chose. »

 

« Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. » (Luc 17:10).

 

C’était le devoir d’Adam de servir Dieu dans le jardin.

 

Dieu ne lui devait rien.

 

Adam n’avait aucun droit de Lui exiger quelque chose, ne l'a pas fait et pour cause.

 

Il le savait pleinement, reconnaissant.

 

 Il en est de même de nous.

 

Est-ce que je me suis moi-même donné la vie ?

 

Non. Je suis vivant à cause de Dieu.

 

Tout ce que j’ai, c’est Dieu qui me l’a donné.

 

« Car en Lui nous avons la vie, le mouvement et l’être. » (Actes 17:28).

 

Dieu ne me doit absolument rien.

 

Au contraire, c’est moi qui Lui dois tout.

 

Maintenant que le péché est entré dans le monde, le problème est bien pire.

 

Dieu nous doit encore moins de choses.

 

« Et que devrait-Il donc à celui qui, de soi, n’a rien que péché et mensonge ? » (IV.15).

 

Dans le paradis, Dieu n’était pas obligé, mais Il a fait avec nous une Alliance d’Amour.

 

Nous avons alors rejeté Dieu, nous avons bafoué Son Amour.

 

Par nature, tout ce que nous pouvons offrir à Dieu n’est rien d’autre que péché et mensonge.

 

Dieu nous doit-Il quelque faveur à cause de cela ?

 

Pas du tout !

 

C’est nous qui accumulons chaque jour une dette de plus en plus grande envers Lui.

 

Nous méritons la condamnation éternelle.

 

« Car le salaire du péché c’est la mort… » (Romains 6:23a).

 

Dieu n’est certainement pas obligé de nous donner le salut.

 

Ce qu’il y a de plus étonnant, c’est que Dieu donne gratuitement.

 

« Mais le Don Gratuit de Dieu, c’est la Vie Eternelle en Jésus-Christ Notre Seigneur. » (Romains 6:23b).

 

Alors, quelle devrait être notre attitude ?

 

Notre gratitude envers le Dieu de Grâce.

 

La Seule réponse qui convient au Don de la Grâce est un cœur rempli de gratitude.

 

« Celui qui reçoit cette Grâce en doit donc éternellement rendre grâce à Dieu. » (IV.15).

 

Le fait que Dieu nous ait accordé Sa Miséricorde ne peut jamais être une raison de nous enorgueillir.

 

C’est uniquement une raison d’avoir une plus grande humilité et davantage de reconnaissance envers Dieu.

 

L’apôtre Paul a dit avec une profonde gratitude :

 

« Je rends grâces à Celui qui m’a fortifié, JésusChrist Notre Seigneur, de ce qu’Il m’a estimé fidèle en m’établissant dans le service, moi qui étais auparavant un blasphémateur, un persécuteur, un emporté. Mais Il m’a fait Miséricorde, parce que j’agissais par ignorance, dans l’incrédulité. Et la Grâce de Notre Seigneur a surabondé, avec la foi et l’amour qui est en Jésus-Christ. C’est une parole certaine et digne d’être entièrement reçue que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis, moi, le premier. » (1 Timothée 1:12-15).

 

Paul a eu l’humilité de confesser ses transgressions et il a remercié Dieu du fond du cœur pour Son si Grand Pardon.

 

Je suis tellement reconnaissant de ce que Dieu ne m’a pas traité comme je le méritais, mais qu’Il a donné Son Fils afin que je reçoive Son Pardon et la Vie Eternelle.

 

Jamais nous ne pourrons dire :

 

« Dieu a fait énormément pour moi, mais j’en fais quand même beaucoup pour Lui. »

 

Nous avons envers Lui une dette éternelle de reconnaissance.

 

Nous ne devrions jamais servir Dieu avec lourdeur :

 

« Ah!, je dois encore servir Dieu… C’est un peu pénible. Il me semble que j’ai déjà fait ma part. »

 

Notre vie devrait être un service joyeux et plein de reconnaissance.

 

« Je rends continuellement grâces à Dieu à votre sujet, pour la Grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ, de ce que vous avez été enrichis en Lui, en toute chose, en toute parole et en toute connaissance. » (1 Corinthiens 1:4-5).

 

Quelle est l’attitude de celui qui n’a pas reçu la grâce ?

 

« Ou bien il ne se soucie nullement de ces choses spirituelles, et se plaît dans ce qui est sien, ou, étant sans souci, se glorifie en vain d’avoir ce qu’il n’a point. » (IV.15).

 

Il y a des gens qui sont satisfaits d’eux-mêmes et qui pensent ne pas avoir de problème avec Dieu.

 

« Tout va bien dans ma vie ! Je n’ai pas besoin de Dieu. »

 

Si nous vivons de la Grâce de Dieu, nous ne pourrons jamais nous plaire en nous-mêmes ou penser que nous sommes arrivés.

 

« Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je poursuis ma course afin de la saisir, puisque moi aussi, j’ai été saisi par le Christ-Jésus. » (Philippiens 3:12).

 

Ceux qui n’ont pas reçu la Grâce ne se soucient pas de remercier Dieu et sont remplis d’orgueil.

 

Ils pensent que leurs richesses viennent de leurs efforts et de leur sagesse.

 

Le Seigneur a bien averti Son Peuple de ne pas tomber dans ce piège.

 

« Garde-toi de dire en ton cœur; ma force et la vigueur de ma main m’ont acquis ces richesses. Tu te souviendras de l’Éternel, ton Dieu, car c’est Lui qui te donne de la force pour acquérir ces richesses, afin de confirmer, comme Il le fait aujourd’hui, Son Alliance qu’Il a jurée à tes pères. » (Deutéronome 8:17-18).

 

Notre attitude remplie de grâce envers les autres.

 

Si quelqu’un se dit chrétien et que sa conduite est chrétienne, je dois l’accepter comme un Croyant.

 

Quelle devrait être notre attitude envers ceux qui n’ont pas encore reçu la grâce de Dieu ?

 

« Pour ceux qui n’ont pas encore été appelés, il faut prier Dieu qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient; et il ne nous faut d’aucune manière nous enorgueillir contre eux, comme si nous nous étions distingués nous-mêmes. » (IV.15).

 

Paul nous exhorte à « faire des requêtes, prières, intercessions, actions de grâces, pour tous les hommes » (1 Timothée 2:1).

 

Je suis reconnaissant pour la Grâce que Dieu m’a faite, je prie pour qu’Il accorde cette même Grâce à d’autres pécheurs indignes comme moi.

 

Gardons-nous de nous penser supérieurs aux autres ou de nous dire que, si Dieu nous a choisis, c’est parce que nous aurions des qualités que d’autres n’ont pas.

 

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4:7).

 

Quand on voit un certain progrès chez une personne, on peut être tenté de dire :

 

« Cette personne ne croit pas encore, mais je suis certain qu’elle va croire un jour. C’est une bonne personne. »

 

C'est de l’orgueil attribuant le salut à nos œuvres.

 

Ou bien :

 

« Cette autre personne ne croit pas encore, mais c’est peine perdue. Il n’y a rien à faire avec elle. »

 

Ce n’est pas à nous de dire qu’un tel est un bon et meilleur candidat au salut et pas un autre.

 

N'oublions pas qui nous sommes, d'où nous venons, et d'où Dieu est venu nous chercher.

 

La Grâce de Dieu est Surnaturelle, Puissante et Surprenante.

 

« Dieu donne la vie aux morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas. » (Romains 4:17).

 

Si Dieu a réussi Son Oeuvre de Grâce dans la vie de pécheurs perdus comme nous, croyons qu’Il le fera aussi dans la vie d’autres pécheurs perdus.

 

Que le Seigneur fasse de nous des gens remplis de gratitude envers Notre Dieu de Grâce et qu’il nous rende capables de désirer la même Grâce envers les autres. Sans exception aucune.

 

Amen,

 
 
 
Paulin Bédard,
pasteur
La bonne attitude à l'égard de la Grâce de Dieu

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La bonne attitude à l'égard de la Grâce de Dieu

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Source : Ressources Chrétiennes,

 

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 07:54
Accepter nos épreuves avec foi par Jean Calvin,

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Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Notre Seigneur Jésus Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la Gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'Amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous a été donné. (Romains 5:1-5 )

 

Nul n’a dûment renoncé à soi-même, sinon quand il s’est tellement résigné à Dieu qu’il souffre volontairement toute sa vie être gouvernée au plaisir d’icelui.

 

Celui qui aura une telle affection, quelque chose qu’il advienne, jamais ne se réputera malheureux, et ne se plaindra point de sa condition comme pour taxer Dieu obliquement.

 

Or combien cette affection est nécessaire, il apparaîtra si nous considérons à combien d’accidents nous sommes sujets.

 

Il y a mille maladies qui nous molestent assidûment les unes après les autres.

 

Maintenant la peste nous tourmente, maintenant la guerre, maintenant une gelée ou une grêle nous apporte stérilité et par conséquent nous menace d’indigence ; maintenant par mort nous perdons femme, enfants ou autres parents ; aucune fois le feu se mettra en notre maison.

 

Ces choses font que les hommes maudissent leur vie, détestent le jour de leur nativité, ont en exécration le ciel et la lumière, détractent [accusent injustement] Dieu et, comme ils sont éloquents à blasphémer, l’accusent d’injustice et de cruauté.

 

Au contraire, il faut que l’homme fidèle contemple, même en ces choses, la Clémence de Dieu et sa Bénignité Paternelle.

 

Pourtant, soit qu’il se voit désolé par la mort de tous ses prochains et sa maison comme déserte, si ne laissera-t-il point de bénir Dieu.

 

Mais plutôt se convertira à cette cogitation que, puisque la Grâce de Dieu habite en sa maison, elle ne la laissera point désolée ; soit que ses blés et vignes soient gâtés et détruits par gelée, grêle ou autre tempête et que par cela il prévoit danger de famine, encore ne perdra point courage et ne se mécontentera point de Dieu.

 

Mais plutôt persistera en confiance ferme, disant en son cœur : nous sommes toutefois de la tutelle du Seigneur, nous sommes les brebis de sa nourriture (Ps. 79:13).

 

Quelque stérilité donc qu’il y ait, il nous donnera toujours de quoi vivre.

 

Soit qu’il endure affliction de maladie, il n’en sera point abattu par la douleur pour s’en déborder en impatience et se plaindre de Dieu.

 

Mais plutôt, en considérant la Justice et Bonté du Père céleste, en ce qu'Il le châtie, il se réduira par cela à patience.

 

PRIÈRE

Du fond de ma détresse j’espère en Ta Parole, dans l’abîme où je suis, je compte, ô Mon Sauveur, à Toi Seul je m’adresse. Qu’elle éclaire et console et les jours et les nuits mon âme en sa frayeur. Mon Dieu, prête l’oreille, j’attends plus que la garde. Au cri de ma douleur n’attend l’aube du jour ; et que ma plainte éveille mon cœur vers Toi. Regarde avec pitié, Dieu Sauveur mon coeur qui cherche Ton Secours. 

 

Amen,

 

Jean Calvin,

Institution de la religion chrétienne,

 

Accepter nos épreuves avec foi par Jean Calvin,

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Accepter nos épreuves avec foi par Jean Calvin,

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Accepter nos épreuves avec foi par Jean Calvin,

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:21
Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Partie 1)

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Des douleurs cachées et plus que profondes de certaines vies viennent parfois d’expériences passées qui ont profondément et horriblement blessés de diverses manières (Dérives sectaires, abus, malhonnêteté, abandon, etc...). Ceci même en des endroits se réclamant de "Chrétien" ou  ...d' "Evangélique", et dont, aucun(e) n'aurait imaginé(e) un seul instant une quelconque probabilité infime, tout ceci couvert, choyé parfois et éhontément étouffé par des dirigeants peu amène de la réalité Chrétienne et du respect, de l'honneur et Sainteté de Dieu et ce que nous Lui devons. Pour d'autres, cela a pu être en dehors avec un vécu conséquent et plus que très lourd. Dans ce message réécrit pour le site, le Pasteur Denaut expose en toute simplicité comment être guéris par la grâce de l’Évangile des blessures et des tristesses du passé et considère également la question du pardon et de son application selon différentes circonstances. Victime ou même coupable de soi même ? Pour celles et ceux ayant vécu des  expériences difficiles dans ce domaine, lisez ce message très à propos, mais aussi apporté dans la douceur convenant à guérir certaines blessures causées cruellement et que Dieu voit, n'en doutez nullement. (Refuge Protestant)

Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Partie 1)

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Vous connaissez peut-être l’histoire de l’homme qui avait mal partout.

 

Il n’y avait aucune partie de son corps qui était sans souffrance.

 

Lorsqu’il rencontra le médecin, il lui expliqua son problème :

 

« Docteur, j’ai mal partout ! Si je touche mon épaule avec mon index comme cela… Aïe! Aïe! C’est très douloureux. Si je touche mon front… Ouch ! C’est insupportable. Regardez, lorsque je touche mon genou avec le même doigt… Aïe ! Ça fait mal. Docteur, il n’y a aucune partie de mon corps que je peux toucher sans ressentir une douleur vive. Je dois avoir une maladie très grave, un cancer généralisé ou quelque chose de ce genre."

 

Après lui avoir fait passer un scanner de la tête aux pieds, le médecin l’informa qu’il avait une fracture de l’index.

 

Cette petite histoire est comique, mais ceux qui ont reçu une grave blessure locale ressentent réellement une douleur généralisée.

 

De plus, il est vrai que lorsqu’un seul membre souffre, tous les membres souffrent avec lui (1 Corinthiens 12.26).

 

Dans le contexte original, l’apôtre Paul parle des membres du corps qu’est l’Église en s’inspirant de la réalité de notre corps physique.

 

Nous pouvons reprendre cette même image et l’appliquer aux événements de notre vie.

 

Si un événement entraîne de la souffrance, c’est toute notre vie qui souffre.

 

L’âme forme un tout et il est impossible que les grandes souffrances de l’âme n’affectent qu’un aspect de notre vie.

 

Je ne peux pas avoir été blessé sérieusement dans une relation et me sentir parfaitement bien par la suite, en gardant le sourire dans tous les domaines de ma vie sauf lorsque je suis confronté à cette relation.

 

Certaines souffrances sont assez supportables, d’autres placent notre vie entière sous un nuage noir.

 

Dans le dernier chapitre, il est question du rapport entre le péché et la dépression de l’âme.

 

Nous considérerons la même question, à la différence que nous examinerons les souffrances dont nous sommes victimes alors qu’au chapitre précédent il fut question des souffrances dont nous sommes coupables.

 

Bien que nous soyons tous responsables du péché, nous sommes tous, à des degrés différents, victimes de la puissance destructrice du péché dans le monde.

 

Lorsque j’étais aumônier de prison, j’ai souvent pu constater le lien entre la petite enfance et la délinquance chez les détenus.

 

Une majorité de la population carcérale fut victime d’abus très tôt dans leur vie avant de devenir des criminels plus tard.

 

Très souvent, être victime du péché peut empirer notre état de pécheur, car le péché que l’on commet ne peut jamais être justifié par le péché que l’on subit.

 

Les abus, les traumatismes, les souffrances aiguës dont nous sommes victimes ne nous laissent pas indemnes.

 

Tout comme il est impossible de ne pas ressentir de douleur et de n’avoir aucune cicatrice au contact de notre peau avec du métal brûlant, il est impossible de ne pas souffrir et de ne pas être marqué lorsque nous sommes victimes de traumatisme.

 

Dans le langage psychologique d’aujourd’hui, nous appelons cette souffrance un choc post-traumatique.

 

Les traumatismes sont des blessures qui causent généralement un état dépressif de léger à sévère et qui empêchent le bon fonctionnement des pensées, des capacités et des relations.

 

Certaines blessures font mal sur le coup, mais elles guérissent vite et ne laissent que peu de séquelles.

 

D’autres blessures sont profondes et prennent du temps à guérir.

 

Parfois, elles demeurent souffrantes pour le reste de notre vie : il faut alors réapprendre à vivre afin que les blessures ne nous empêchent pas de mener une vie heureuse, d’avoir des relations saines et de continuer d’avancer malgré la difficulté constante.

 

Pour nous aider à comprendre les souffrances d’une âme traumatisée, lisez le chapitre 3 des lamentations de Jérémie où il décrit les souffrances qui causent la dépression de son âme.

 

1. Je suis l’homme qui a vu la misère

 

1. Je suis l’homme qui a vu la misère, je suis l’homme qui a vu la misère sous la verge de sa fureur.

2 Il m’a conduit, mené dans les ténèbres, et non dans la lumière.

3 Contre moi il tourne et retourne sa main tout le jour.

4 Il a fait dépérir ma chair et ma peau, il a brisé mes os.

5 Il a bâti autour de moi, il m’a environné de poison et de douleur.

6 Il me fait habiter dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts dès longtemps.

7 Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas : il m’a donné de pesantes chaînes.

8 J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière.

9 Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers.

10 Il a été pour moi un ours en embuscade, un lion dans un lieu caché.

11 Il a détourné mes voies, il m’a déchiré, il m’a jeté dans la désolation.

12 Il a tendu son arc, et il m’a placé comme un but pour sa flèche.

13 Il a fait entrer dans mes reins les traits de son carquois.

14 Je suis pour tout mon peuple un objet de raillerie, chaque jour l’objet de leurs chansons.

15 Il m’a rassasié d’amertume, il m’a enivré d’absinthe.

16 Il a brisé mes dents avec des cailloux, il m’a couvert de cendre.

17 Tu m’as enlevé la paix : je ne connais plus le bonheur.

18 Et j’ai dit : ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel !

19 Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison :

20 quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi.

 

(Lm 3.1-20)

 

Jérémie est dans un état de désolation et il souffre une effroyable détresse.

 

Keith Throop écrit : « Aujourd’hui, on dirait au minimum que Jérémie a un syndrome de stress post traumatique . »   Keith Throop, Toward a Biblical Perspective on Depression : Jeremiah.

 

Sans faire une analyse psychiatrique du prophète, je crois que l’on peut dire sans risquer de se tromper que Jérémie était dans un état dépressif sévère.

 

« Quand je pense à ma détresse et à ma misère, à l’absinthe et au poison : quand mon âme s’en souvient, elle est abattue au dedans de moi. »

 

Jérémie est connu comme étant le prophète qui pleure.

 

Le peintre Rembrandt a réalisé une peinture intitulée Lamentations de Jérémie sur la destruction de Jérusalem qui montre le vieux prophète assis, triste et confus.

 

Pourquoi Jérémie se lamente-t-il ainsi ?

 

Qu’est-ce qui cause sa souffrance ?

 

Dans les deux chapitres qui précèdent, il nous parle des causes de sa souffrance.

 

Il a vu son peuple refuser de se repentir devant les oracles de jugement dont il était chargé.

 

Il a été persécuté moralement et physiquement par les habitants de Jérusalem et par les autorités.

 

Puis il a vu la guerre.

 

Il a vu sa ville être investie par les armées babyloniennes.

 

Sous ses yeux le Temple a été détruit et la ville fut mise à feu et à sang.

 

Il a vu des parents être tués devant leurs enfants épouvantés et les enfants être emportés en captivité.

 

Il a vu des familles pleurer alors qu’elles furent séparées pour toujours et emporter de force loin de chez eux.

 

Il a entendu le cri de femmes violées et de personnes terrorisées et massacrées.

 

Ceux qui furent laissés derrière par les Babyloniens, Jérémie les a vus languissants et mourants de faim et de soif dans une ville remplie de cadavres où l’on entendait que des gémissements.

 

Il existe peu de chocs aussi traumatisants que ceux causés par la guerre, tant pour les combattants que pour les victimes civiles.

 

Il est certain qu’en entendant ce genre de description nous avons tendance à trouver nos maux assez véniels en comparaison.

 

Mais il n’est pas nécessaire d’avoir connu la guerre pour être sévèrement blessé dans son âme.

 

S’il faut se fier aux chiffres que nous entendons, une importante partie de ceux qui liront ces lignes ont pu être victime d’abus sexuels ou autres abus.

 

Les séquelles de l’abus sexuel comme tout autre abus très grave, s’il s’est déroulé sur une période prolongée, sont généralement sévères.

 

Les personnes abusées sexuellement ou autres auront souvent l’âme déchirée par un sentiment de honte et un problème aigu de confiance envers les autres, en elles-mêmes et, comme Jérémie, elles auront peine à se reposer paisiblement en Dieu et à voir en Lui un Père Bienveillant et Aimant (Lm 3.7-9, 17-18) :

 

7 Il m’a entouré d’un mur, pour que je ne sorte pas : il m’a donné de pesantes chaînes.

8 J’ai beau crier et implorer du secours, il ne laisse pas accès à ma prière.

9 Il a fermé mon chemin avec des pierres de taille, il a détruit mes sentiers. (…)

17 Tu m’as enlevé la paix : je ne connais plus le bonheur.

18 Et j’ai dit : ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel !

 

Souvent ces personnes seront en proie à l’anxiété et auront une perception déformée de la réalité.

 

Elles devront fréquemment lutter avec la dépression de l’âme.

 

D’autres ont été violentés physiquement et verbalement.

 

Au lieu de parents tendres et aimants, ils ont eu des parents qui les ont maltraités et leur ont brisé le cœur.

 

Au lieu d’un grand frère protecteur, ils ont eu un bourreau qui les terrorisait.

 

Certains n’ont pas subi ces violences ouvertement, mais ils ont été rejetés.

 

Leur âme d’enfant fut blessée par un père absent, une mère indifférente, une famille où l’on ne faisait que survivre, un dirigeant despotique plus proche du mercenaire que du berger, etc...

 

Ce qui a été brisé dans l’enfance est toujours douloureux dans la vie adulte.

 

C’est en raison de cette grande vulnérabilité chez les enfants que le Seigneur déclare (Luc 17.1-2) :

 

 Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent !

2 Il vaudrait mieux pour lui qu’on mît à son cou une pierre de moulin et qu’on le jetât dans la mer, que s’il scandalisait un de ces petits.

 

Tous les scandales qui traumatisent l’âme n’arrivent pas nécessairement pendant la petite enfance.

 

Certains sont victimes d’intimidation et de harcèlement à l’école ou au travail.

 

D’autres comme cité plus haut ont vécu des abus d’autorité  et spirituel dans une église et ont beaucoup souffert d’un faux enseignement et des torts dans leur conscience.

 

D’autres encore sont ou furent sous la tyrannie de la manipulation et sont étouffés par une relation qui leur enlève toute leur énergie et leur joie de vivre.

 

Certains parents ont le cœur brisé par la conduite de leurs enfants qui leur suscite bien des pleurs.

 

Des hommes et des femmes ont été humiliés et dévastés par l’infidélité ou l’abandon de la personne à laquelle ils avaient donné leur cœur et toute leur confiance.

 

Mais n'oublions pas également qu'il existe également des blessures qui marquent notre âme et la jettent dans un abîme de dépression et qui ne viennent pas toujours de la méchanceté des hommes.

 

Parfois ce sont des tragédies qui surviennent et laissent nos cœurs en lambeau.

 

Chaque fois que j’entends l’histoire de parents qui ont perdu un enfant, ma gorge se serre et mes yeux se remplissent de larmes.

 

Qu’en est-il de ces parents qui doivent continuer à vivre après le décès de leur enfant ? D'un viol ou agression sexuelle ?

 

Il arrive que ce soit l’inverse et qu’un enfant ait dû apprendre à survivre après la disparition d’un papa ou d’une maman.

 

Pensez aux époux qui ont été séparés par la mort bien avant d’avoir atteint ensemble la vieillesse.

 

La liste des tragédies que nous pourrions énumérer est infinie.

 

Et nous n’avons pas à passer nous-mêmes par ces chocs traumatisants pour que notre âme en soit troublée.

 

Rappelez-vous que Jérémie commence sa plainte en disant :

 

« Je suis l’homme qui a vu la misère ».

 

Nous ne faisons que voir la misère autour de nous et une inquiétude dépressive s’empare de nous.

 

Nous avons peur d’avoir le cancer, peur d’échouer dans le mariage ou comme parents, peur qu’il arrive du mal à nos petits, peur de mourir, peur de la manière dont nous mourrons, peur de la guerre, peur du réchauffement de la planète, peur d’avoir un accident, peur de nous faire attaquer lorsqu’il fait noir, peur d’être abandonnés, nous avons peur d’avoir peur…

 

La peur est une caractéristique prédominante de la dépression de l’âme.

 

Edward Welch note que nous séparons souvent à tort « anxiété et dépression » parce que :

 

Les gens anxieux semblent agités et sans repos, alors que typiquement la dépression s’exprime par la passivité et la résignation.

C’est pourquoi, il faut écouter attentivement votre cœur.

Trouvez vos peurs !

Il est possible qu’elles contribuent aux sentiments de dépression, et il y a plusieurs façons d’en être soulagées. (…)

 

Peu importe la peur particulière que vous avez, la peur pose toujours les mêmes questions :

 

«En qui auras-tu confiance ? Vers qui ou quoi iras-tu lorsque tu es effrayé et anxieux ?»

 

L’Écriture présente l’histoire d’un Dieu qui démontre qu’Il est digne de confiance, puis Il invite des gens méfiants et inquiets à avoir confiance en Lui.

 

Devant une invitation aussi attrayante, l’on pourrait croire que personne ne pourrait résister, mais nous avons tous nos raisons pour mettre notre confiance dans les choses que nous pouvons voir ( Edward Welch, Depression, p. 128, 130). 

 

 

(Pour lire la suite, cliquer sur le lien

Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Partie 1)

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Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Partie 1)

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Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Partie 1)

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2. L’espoir renouvelé

 

 

Mais tout n’est pas sombre dans le chapitre 3 des Lamentations.

 

De même, tout ne devrait pas être sombre dans l’âme qui a été blessée ou qui craint de l’être.

 

Lisez bien ! Jérémie interrompt ses lamentations pour s’écrier (Lm 3.21-26) :

 

21 Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce qui me donnera de l’espérance.

22 Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme :

23 elles se renouvellent chaque matin. Oh ! Que ta fidélité est grande !

24 L’Éternel est mon partage, dit mon âme : c’est pourquoi je veux espérer en lui.

25 L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche.

26 Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel.

 

La consolation de Jérémie c’est l’Évangile, la Grâce de l’Éternel qui n’est pas anéantie par le désastre qui s’abat sur Jérusalem.

 

En fait, chaque matin Sa Grâce et les Promesses de Sa Grâce sont maintenues, même lorsque tout s’écroule.

 

Dieu a promis le renouvellement de toute chose, la fin de la souffrance et du mal et chaque jour qui passe ne signifie pas que cette promesse a été mise aux oubliettes, mais qu’elle est sans cesse renouvelée et toujours plus proche.

 

L’histoire n’est pas terminée et malgré la souffrance et la mort, il y a encore de la vie et de l’espoir.

 

Ce que Dieu a promis, Il l’accomplira.

 

Toutes celles et ceux qui espèrent en l’Éternel et qui attendent Son Secours ne seront pas confus ni trompés :

 

Sa Fidélité est Grande et Il viendra en Personne nous secourir.

 

Environ un siècle avant Jérémie, le prophète Ésaïe avait annoncé de quelle manière l’Éternel guérirait tous ceux qui espèrent en son salut (Es 52.14-53.5) :

 

14 De même qu’Il a été pour plusieurs un sujet d’effroi, -tant Son Visage était défiguré, tant Son Aspect différait de celui des fils de l’homme, -

15 de même Il sera pour beaucoup de peuples un sujet de joie : devant Lui des rois fermeront la bouche : car ils verront ce qui ne leur avait point été raconté, ils apprendront ce qu’ils n’avaient point entendu.

---

1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le Bras de l’Éternel ?

2 Il s’est élevé devant Lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée : Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire.

3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de Lui aucun cas.

4 Cependant, ce sont nos souffrances qu'Il a portées, c’est de nos douleurs qu’Il s’est chargé : et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié.

5 Mais Il était Blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités : le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur Lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

 

2 Edward Welch, Depression, p. 128, 130. 6 Nous insistons souvent et avec raison sur le fait que Christ a porté nos péchés et qu’Il a été puni à notre place. Cependant, la Bible enseigne également qu’Il a porté nos souffrances et que la guérison de toutes nos blessures se trouve en Lui, dans Ses Meurtrissures.

 

Le Seigneur proclame (Mt 5.4) « Heureux les affligés, car ils seront consolés! » 

 

L’apôtre décrit le chrétien comme une personne consolée et guérie qui apporte autour d’elle la consolation (2 Co 1.3-7).

 

Pierre de même que Jean dans l’Apocalypse, présentent le salut comme la guérison complète et finale de l’homme (1 P 2.24 : Ap 22.2).

 

L’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ répare tout ce qui est brisé dans l’homme lorsque celui-ci reçoit cet Amour.

 

Jérémie avait raison d’espérer et de se réjouir en repassant les promesses de Dieu dans son âme languissante.

 

Une guérison progressive

 

Bien qu’il n’y ait que l’Évangile qui apporte une guérison parfaite, celle-ci ne sera pas instantanée.

 

Dès l’instant où l’Esprit saint, le Consolateur, entre dans une âme pour en faire sa demeure, une guérison commence.

 

Il est vrai que nous pouvons connaître un degré très élevé de restauration dans cette vie, mais la guérison finale est pour la vie à venir dans la gloire (Ap 21.3-4) :

 

3 Et j’entendis du trône une forte voix qui disait : Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes ! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux.

4 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

 

La guérison se produit donc de manière progressive jusqu’à ce qu’elle soit achevée dans la gloire finale.

 

Un des effets que produit la grâce de l’Évangile, c’est la transformation du cœur.

 

La Grâce prend un cœur amer et rigide et le rend doux et tendre.

 

Elle prend une âme rancunière et hostile et la rend indulgente et aimante.

 

Elle prend une personne craintive et la rend confiante : une personne blessée et la rend secourable.

 

Tel est le fruit de l’Évangile : reproduire la grâce dont nous avons été l’objet.

 

La grâce est le fruit par excellence d’une vie graciée.

 

Un chrétien est un pécheur pardonné, mais également un pécheur qui pardonne tout en haïssant le mal.

 

Non seulement le pardon est-il une évidence de la guérison, mais il est absolument nécessaire à la guérison.

 

Les personnes qui vivent avec de l’amertume de la rancune et du ressentiment se nuisent à elles-mêmes et s’enfoncent souvent dans un état dépressif.

 

Y a-t-il des gens à qui vous devez pardonner ?

 

Certaines personnes vous ont-elles déjà porté préjudice ?

 

Vous ont-elles fait souffrir et ne s’en sont jamais excusées ?

 

Peut-être certains sont-ils si insensibles qu’ils ne réalisent même pas qu’ils vous ont blessés !

 

En pensant à leur indifférence face à votre souffrance vous doublez de colère envers elles :

 

« En plus de m’avoir fait souffrir, cette personne n’a pas la décence d’éprouver du regret ! »

 

Y a-t-il des péchés qui vous semblent impardonnables ?

 

Y a-t-il des personnes à qui vous n’arriveriez pas à pardonner, même si vous le vouliez ?

 

Qu’est-ce que le pardon et comment doit-il s’appliquer ?

 

L’une des meilleures explications que j’ai entendues concernant le pardon distingue trois sortes de pardon.

 

Le pardon prendra des formes différentes selon les circonstances.

 

Exonérer

 

Exonérer signifie que nous oublions entièrement l’offense et rétablissons la relation comme s’il n’y avait jamais eu de faute.

 

Nous exonérons une personne lorsque le dommage était accidentel et qu’aucun blâme ne peut être réellement porté.

 

Nous exonérons aussi une personne lorsqu’elle n’a pas la maturité pour comprendre ce qu’elle fait ou dit : par exemple un commentaire désobligeant ou une action irréfléchie d’un enfant.

 

Devons-nous aussi exonérer une personne qui nous a fait du mal de manière coupable ?

 

Nous devons pardonner une personne si elle regrette sincèrement ce qu’elle a fait, si elle s’avoue coupable sans chercher de fausses excuses, si elle demande notre pardon en promettant de ne plus recommencer.

 

Dans ce cas, nous devons pardonner et rétablir la relation.

 

Le pardon nous libérera et libérera la personne coupable : refuser de pardonner dans de telles circonstances est un péché et entraînera plus de dommages pour notre âme.

 

 

Supporter

 

Qu’arrive-t-il lorsque la personne s’excuse à moitié ?

 

Lorsqu’elle reconnaît qu’elle a mal agi, mais vous accuse en retour ?

 

Autrement dit, que faire lorsque les excuses ne sont pas sincères ?

 

Il est important de s’évaluer et de reconnaître que dans un conflit nous pouvons aussi avoir notre part de responsabilité et avons également besoin d’être pardonnés nous-mêmes.

 

Nous devons accepter que nous traitons avec des êtres imparfaits comme nous qui non seulement peuvent nous traiter injustement, mais aussi qui se repentiront imparfaitement.

 

Dans ce cas, nous devons supporter.

 

Les excuses ne seront peut-être pas parfaites, mais si cette relation est importante pour nous, nous passerons par-dessus l’offense et accepterons des excuses imparfaites.

 

Supporter signifie que nous renonçons aux sentiments de vengeance et que nous ne reviendrons pas sans cesse sur cette affaire.

 

Cependant, nous serons prudents à l’avenir.

 

Il n’est pas question de devenir méfiant ou de faire semblant de pardonner, mais de supporter l’offense, de préserver la relation autant que possible sans pour autant devenir naïf et risquer de se faire tromper à nouveau.

 

Ce genre de pardon doit s’appliquer avec des personnes qui vous sont importantes malgré leurs fautes envers vous ou des personnes que vous devrez continuer à voir.

 

Il est possible en empruntant cette présentation au docteur Stephen Marmer qui enseigne la psychiatrie à l’Université de Californie à Los Angeles.

 

Cette présentation tripartite du pardon peut-être visionnée à l’adresse suivante :

http://youtu.be/6xsVM_gd0Tc 8

 

qu’après un laps de temps où la personne aura prouvé une bonne conduite, vous lui donniez à nouveau votre pleine confiance.

 

 

Relâcher

 

Que faire maintenant dans une situation où la personne ne reconnaît pas sa culpabilité ou vous fait des excuses qui sont presque une insulte, tellement elles manquent de compassion ?

 

Que faire avec des agresseurs qui n’ont jamais imploré notre pardon ?

 

Que faire avec des personnes qui nous ont trahis ou menti ou abandonnés ?

 

Que faire avec une personne qui n’arrive pas à voir le mal qu’elle fait ?

 

Dans ce cas, il faut relâcher.

 

Relâcher est un type de pardon où nous n’exonérons pas le coupable, nous ne supportons pas non plus.

 

Il n’est même pas nécessaire de continuer d’entretenir une relation avec cette personne.

(Nota Refuge Protestant : même exemple pour tout endroit où l'apostasie, l'hérésie, gravités spirituelles ou morales diverses existent sans aucun retour saint et sain)

 

Cependant, relâcher exige de ne plus entretenir de mauvais sentiments et de la colère envers cette personne.

 

Il faut relâcher le pesant fardeau de l’offense passée et continuer à avancer.

 

Ce pardon est plus facile à dire qu’à faire, mais en y appliquant tout notre cœur nous y parviendrons par la Grâce de Dieu.

 

Concrètement, la prière sera le meilleur outil pour délivrer nos cœurs.

 

Nous devons nous en remettre à Dieu et lui laisser le jugement.

 

Nous devons demander au Seigneur de libérer notre cœur de toutes les traces du mal.

 

Puis, extrêmement important, en priant pour notre ennemi (Mt 5.44), Dieu changera notre ressentiment en compassion et, peut-être, cette personne en viendra-t-elle à une véritable repentance.

 

Une chose est certaine cependant : la Grâce de Dieu est efficace pour guérir tout cœur aussi blessé ou méchant qu’il soit.

 

Cette Grâce est offerte à tous les hommes aussi blessés ou méchants qu’ils soient.

 

Pour recevoir cette Grâce, il faut reconnaître que nous en avons besoin parce que le péché, le nôtre et celui des autres, a ruiné notre existence.

 

Lorsque nous venons à Dieu avec un tel cœur repentant et suppliant Il nous accorde Sa Grâce inconditionnellement et en totalité.

 

12 Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

13 Portez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi.

14 Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection. 15 Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants.

Colossiens 3.12-15

 

 

 

Pasteur Pascal Denault

de l'Eglise Baptiste Réformée de St Jérôme

(Québec)

 

 

Les souffrances d'une âme traumatisée par le Pasteur Pascal Denault (Dernière partie)

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:03
Ne nous conformons pas au siècle présent (Charles Spurgeon)

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Que tes ami(e)s les plus choisi(e)s soient parmi ceux qui ont fait de Jésus leur Principal Ami.

(x)

"Ne vous conformez pas au siècle présent". (Romains 12:2)

 

S'il était possible à un chrétien d'être sauvé alors qu'il se conforme au monde, ce serait tout au moins au travers du feu.

 

Un salut aussi dénué de tout est presque autant à craindre qu'à désirer...

 

Ami(e) lecteur(rice), souhaitez vous quitter ce monde dans les ténèbres d'un lit de mort environné de découragement ?

 

Désirez vous entrer au Ciel comme un marin victime d'un naufrage se hisse sur les falaises de son pays natal ?

 

Si oui, alors soyez mondain(e).

 

Assemblez vous avec les enfants de Mammon et refusez de sortir du camp en portant l'opprobre de Christ.

 

Voulez vous au contraire goûter d'un ciel ici-bas tout autant que de la Gloire à venir ?

 

Voulez vous saisir avec tous les saints quelles sont la hauteur et la profondeur, et connaître l'Amour de Christ qui surpasse toute intelligence ?

 

Désirez vous bénéficier d'une abondante entrée dans la joie de Votre Seigneur ?

 

Alors.

 

Sortez du milieux d'eux, et séparez vous, ne touchez pas à ce qui est impur.

 

Désirez vous parvenir à une pleine assurance de la foi ?

 

Cela vous est impossible tant que vous communiez avec des pécheurs.

 

Voulez vous brûler d'un amour empli de force ?

 

Les douches d'une société impie l'éteindront.

 

Vous ne pouvez pas devenir un(e) grand(e) chrétien(ne) - vous serez peut être un bébé dans la Grâce, mais vous ne serez jamais un homme ou une femme parfait(e) en Jésus Christ tant que vous vous abandonnerez aux maximes et aux manières de faire des hommes du monde.

 

Il ne sied pas à un héritier du Ciel d'être le ou la meilleur(e) ami(e) des héritiers de l'enfer.

 

Le ou la courtisan(e) est suspect(e)  s'il(elle) manifeste trop de familiarité avec les ennemis de Son Roi.

 

Même les petites inconséquences sont dangereuses.

 

Les petites épines causent les plus douloureuses blessures et les minuscules mites détruisent les meilleurs habits.

 

Pareillement, les petites frivolités et les petits écarts déroberont un millier de joies à la vie Chrétienne.

 

O, vous qui faites profession de foi mais qui êtes trop peu séparé des hommes pécheurs, vous ne savez pas ce que vous perdez à cause de votre conformité à ce monde.

 

Cette attitude coupe les tendons de votre force et vous fait ramper là où vous devriez courir.

 

Aussi, pour votre propre consolation et votre croissance dans la Grâce, si vous êtes Chrétien(ne), soyez Chrétien(ne), et soyez le de manière marquée et résolue.

 

Amen,

 

 

Ne nous conformons pas au siècle présent (Charles Spurgeon)

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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Lorsque je traîne un vêtement propre dans la boue, ce n’est pas la boue qui est rendue plus propre, mais le vêtement qui est inévitablement sali. Il en sera de même pour les croyants s’ils se complaisent dans la compagnie d’hommes impurs ou moqueurs.

(x)

Ne nous conformons pas au siècle présent (Charles Spurgeon)

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Ne nous conformons pas au siècle présent (Charles Spurgeon)

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:00
De l'abus et de l'oubli de la Loi de Dieu par Jean Marc Berthoud,

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La recherche du salut par des voies légales, que ce soit par les oeuvres morales ou par celles de la législation, est un phénomène bien plus courant qu'on ne le croit.

 

La législation de la sociale-démocratie, du socialisme et du communisme, qui préconise une solution législative étatique aux problèmes de la société, est fondée sur la croyance que de telles lois sauveront les hommes.

 

Nous voyons la même prétention salvatrice, la même religion profane, chez les éducateurs, les psychiatres et les assistants sociaux qui s'imaginent guérir l'homme par leur activisme (1).

 

Le pasteur Rushdoony éclaire excellemment l'actualité de l'enseignement biblique sur cette question :

 

« Les lois fondées sur la Bible ne cherchent pas à sauver l'homme ou à instaurer «le meilleur des mondes», la «grande société», la «paix mondiale» ou un monde «libéré de toute pauvreté» ou une quelconque autre utopie semblable. Le but de la loi biblique est de punir le mal, de le restreindre, de protéger la vie et les biens des hommes et de promouvoir une justice pour tous. Ce n'est pas la fonction de l'Etat et de ses lois de changer les hommes, de les réformer. Ceci est une question spirituelle, l'affaire de la religion. L'homme ne peut être changé que par la grâce de Dieu, par le ministère de la Parole. La législation publique est incapable de changer le caractère des hommes.

La loi peut contenir, limiter la volonté mauvaise, le coeur mauvais de l'homme en lui faisant craindre les conséquences de ses actes. Sur une autoroute, nous ralentissons tous un peu quand nous voyons la voiture de police... L'existence de la loi et son application stricte restreignent les tendances pécheresses de l'homme. Bien que l'inclination de l'homme au mal puisse être freinée par l'application stricte de la loi, sa nature n'est jamais changée par cette loi: il ne peut être sauvé par la loi. Seule la grâce de Dieu en Jésus-Christ assure son salut. » (2)

 

Ainsi les législateurs démocrates et totalitaires qui s'imaginent pouvoir transformer l'homme par des lois sont les frères du légalisme religieux, pharisaïque.

 

La prétention, par exemple. du communisme de changer l'homme, d'en faire «un homme nouveau» par la législation et par l'action contraignante de l'Etat, n'est qu'une pure utopie légaliste.

 

Le salut par les oeuvres de religieux est devenu laïque, politique.

 

Il n'en est pas moins futile.

 

Si l'Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. Si Dieu ne garde la ville ceux qui la gardent veillent en vain. (Ps 127.1)

 

En dehors de Jésus-Christ l'homme est incapable de faire quoi que ce soit d'utile, de solide, de durable (Jean 15.5).

 

La loi de Dieu a comme but de faire connaître la différence absolue entre le bien et le mal afin de diriger l'homme vers le bien et le mener sur le chemin de la vérité.

 

La grâce recrée l'homme à l'image du Christ.

 

La vie nouvelle que Dieu donne à l'homme régénéré s'exprime par l'observation de la loi de Dieu, dans le but de rendre l'homme conforme à Dieu.

 

Voici alors l'essentiel de ce qu'on appelle le «légalisme»:

 

chercher à obtenir le salut, soit salut social ou politique, soit salut personnel et spirituel, par les oeuvres de la loi.

 

Définissons brièvement quelques aspects de ce légalisme selon la Bible.

 

Premièrement est légalisme toute prétention de nous réconcilier avec Dieu, de nous sauver par nous-mêmes, par nos propres efforts en cherchant à obéir à la loi de Dieu en dehors de la foi en Jésus-Christ et de son oeuvre parfaite, en dehors de l'imputation gratuite de sa justice au croyant.

 

Deuxièmement, toute adjonction de traditions humaines, de commandements humains, aux exigences de la loi de Dieu est du légalisme.

 

Il nous faudrait des études détaillées qui nous permettent de discerner exactement comment le Nouveau Testament comprend l'Ancien.

 

(Nota Refuge Protestant : un autre point sera rajouté très rapidement ici concernant le danger et erreur courante de certains chrétiens d'hier et aujourd'hui que l'Apôtre Paul avait condamné avec justesse, à savoir judaïser par des lois et coutumes l'oeuvre parfaite de Christ à la croix)

 

Affirmer que des commandements de Dieu aient été abrogés sans que la Bible elle-même ne l'affirme, est une position antinomienne (3).

 

Une telle attitude conduit à la destruction de l'individu, de l'Eglise et de toutes les institutions que Dieu a établies pour ordonner la société afin de permettre aux hommes de vivre et de vivre heureux.

 

La conséquence d'un tel légalisme laïque d'un «salut» profane fait d'oeuvres sociales, économiques, politiques, techniques et scientifiques, sans Dieu et en dehors du cadre de la loi de Dieu, est la constitution d'une providence étatique où la planification de l'homme se substitue à la providence divine.

 

L'antinomisme, marque d'un christianisme apostat, a fait beaucoup pour ouvrir cette voie.

 

L'Etat providence a grandi du rejet par les chrétiens de l'obéissance qu'ils devaient à la loi de Dieu, obéissance qui aurait dû les conduire à ces innombrables oeuvres sociales et éducatives qu'ils ont abandonnées à l'Etat.

 

Ainsi l'Etat, en assumant toutes sortes de fonctions sociales et économiques qui ne lui sont pas propres, a tout simplement oublié la tâche si essentielle qui est la sienne: exercer la justice. 

 

Car la fonction de l'Etat n'est pas de recréer l'homme socialement ou individuellement, mais de punir les malfaiteurs et ainsi de permettre aux gens de bien de vaquer paisiblement à leurs affaires.

 

Un Etat fidèle à la fonction que Dieu lui assigne ne doit en aucun cas se substituer aux institutions établies par le Créateur, la famille, l'Eglise et toutes les associations que l'homme se donne en conformité avec la loi de Dieu (4).

 

Mais quel a été l'effet de cette antinomisme des chrétiens dans l'élaboration du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui ?

 

«La question de la restauration et du développement dans la société moderne des principes de la loi biblique a, depuis plus d'un siècle, été ignorée dans l'Occident chrétien. Pour de nombreux aspects de cette question cela est vrai depuis au moins trois siècles. Les implications pratiques de la loi biblique ainsi que son application à tous les domaines de la vie de la société - la vie de l'Etat inclu - sont méconnues autant par les chercheurs chrétiens que par ceux qui travaillent dans une perspective purement laïque. La conséquence en est que la faillite des structures légales positivistes (celle de ce qu'on nomme «l'état de droit», réd.) dans le monde entier,... n'a pas provoqué la réaction chrétienne indispensable.

Seul, en effet, le rétablissement de la loi biblique comme fondement du droit a une chance de résoudre durablement cette crise juridique. Pendant plus de trois siècles, les chrétiens ont tout simplement adapté les structures légales de leurs pays aux normes humanistes. La conséquence en est que nous nous trouvons maintenant dans une culture sécularisée en voie de dissolution. Ainsi que le sel qui aurait perdu sa saveur, les chrétiens ont en effet perdu toute capacité de construire des institutions fondées explicitement sur des principes bibliques. L'accent mis par les chrétiens sur leur piété personnelle et une sainteté vécues uniquement dans le cadre étroit de la famille et de l'Eglise, a eu comme résultat d'abandonner l'évolution du monde aux puissances ténébreuses. Maintenant que le monde est, apparemment, entre les mains de l'ennemi de nos âmes, les chrétiens se rendent compte soudainement que ni leurs églises, ni leurs familles sont à l'abri de l'infection culturelle ambiante, infection qui prend rapidement la forme d'une épidémie» (5).

 

Le pasteur Rushdoony, de son côté, relève lui aussi que la conséquence de l'oubli et de l'abandon de la loi divine comme norme de toutes les institutions sociales, a pour inévitable conséquence la dislocation de la société.

 

«Au fur et à mesure que l'humanisme répand son cancer dans le monde entier nous pouvons observer un mépris grandissant pour la loi sous toutes ses formes. Le christianisme évangélique ainsi que la plupart des manifestations de la foi en ce siècle, témoignent de ce mépris de la loi par leur antinomisme et leur humanisme implicite. C'est ainsi qu'ils sont affectés par cette maladie mortelle qu'est l'humanisme.

Ce qui caractérise la religion antinomienne, c'est son impuissance. 

Cela implique en réalité la mort de la religion, car renoncer à la loi n'est rien d'autre que refuser à Dieu et à la foi toute prétention à une autorité finale, à une souveraineté absolue.

Mais il est impossible aux hommes de vivre sans loi. Le cri des anciens Perses: «Nous sommes des hommes, donnez-nous des lois!» est devenu le besoin vital, la faim grandissante des hommes du vingtième siècle. Et à ce besoin d'une loi, seule la loi biblique peut répondre. Tous les autres systèmes sont en déconfiture complète» (6).

 

 

Le monde est parvenu à cet état de confusion et d'arbitraire grâce à ce qu'on peut appeler la démission de la loi à l'intérieur des églises.

 

Cette lumière qu'est la Parole-Loi de Dieu ne brille plus dans les ténèbres de ce monde.

 

L'Eglise a mis sa lampe sous le boisseau.

 

L'on ne voit plus la cité de Dieu sur la montagne.

 

Le monde, en conséquence, n'a plus de boussole et les hommes se livrent à l'anarchie, au nihilisme et à des réactions arbitraires d'autoritarisme.

 

Comme le dit fort bien Jean Brun, faute de référence vraie absolue, on passe sans autre de la pourriture à la dictature.

 

L'antinomisme chrétien est le levain qui corrompt toute la pâte.

 

Le légalisme arbitraire la fige en masse totalitaire.

 

Soyons de ceux qui demeurent affamés et assoiffés de la justice divine. 

 

Nous serons rassasiés et notre soif sera étanchée (Mt 5.6).

 

Dieu fera alors à nouveau de ses enfants la lumière de ce monde et le sel de la terre.

 

Amen,

 

 

De l'abus et de l'oubli de la Loi de Dieu par Jean Marc Berthoud,

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Jean Marc Berthoud,

Théologien 

Eglise Réformée Baptiste de Lausanne

 

De l'abus et de l'oubli de la Loi de Dieu par Jean Marc Berthoud,

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De l'abus et de l'oubli de la Loi de Dieu par Jean Marc Berthoud,

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De l'abus et de l'oubli de la Loi de Dieu par Jean Marc Berthoud,

Source :

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Notes 


(1) Pour l'éducation voyez: R. J. Rushdoony: The Messianic Character of American Education. the Craig Press (Nutley) New Jersey, 1976 (1963).

Pour la psychologie: W. K. Kilpatrick: Séduction psychologique, Centre Biblique Européen, Lausanne, 1985. 


(2) R. J. Rushdoony: Law and Liberty (Craig Press), 1971, p. 3. 


(3) Antinomisme: Doctrine qui enseigne, au nom de la suprématie de la grâce, l'indifférence à la loi. (Larousse) 


(4) Voyez à ce sujet notre importante étude: J-M. Berthoud: «Du Pouvoir» - Documentation chrétienne N0 XVII, septembre 1977, C. P. 468, 1001 Lausanne, Suisse. 


(5) Gary North: Editor's Introduction. The Journal of Christian Reconstruction, Symposium on Biblical Law, Vol. Il, No. 2,1976, p. 1. 


(6)R.J. Rushdoony: Biblical Law and Western Civilisation, Ibid. p. 12, PO. Box 158, Vallecito,

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 20:19
Comment conduire nos enfants à Christ – Quelques conseils aux parents chrétiens – par le Pasteur Pascal Denault

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Quatre questions en ouvrant la Parole de Dieu :

(1) Comment amener concrètement nos enfants à Christ ?

(2) Pourquoi les disciples s’opposèrent-ils ?

(3) En quoi devons-nous ressembler aux enfants pour entrer dans le royaume ?

(4) Qu’est-ce que Jésus fait aux enfants qu’on Lui apporte ?

 

Puisque le but de cette exhortation est de conduire nos enfants à Christ, voici quelques questions pour les aider à méditer la Parole du Seigneur :


1. Quel était le but des parents en amenant leurs enfants à Jésus?
2. Comment les parents peuvent-ils faire aujourd’hui pour amener leurs enfants à Jésus puisqu’il n’est plus sur la terre?
3. Est-ce que les parents doivent amener leurs enfants à Jésus une seule fois?
4. Qu’est-ce que les parents doivent essayer de faire comprendre à leurs enfants en les amenant à Jésus?
5. Donne au moins une raison pourquoi les gens sont souvent dérangés par les enfants?
6. Pourquoi Jésus dit-il qu’il faut ressembler aux enfants pour entrer dans le royaume de Dieu?

a. Parce que les enfants sont purs devant Dieu.
b. Parce que les enfants peuvent uniquement recevoir leur place comme un cadeau.
c. Parce que les enfants méritent une place dans le royaume de Dieu.

7. Qu’est-ce que Jésus fait aux enfants qu’on Lui apporte ?

13On lui amena des petits enfants, afin qu’il les touchât. Mais les disciples reprirent ceux qui les amenaient. 14Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit: Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. 15Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point. 16Puis il les prit dans ses bras, et les bénit, en leur imposant les mains. (Marc 10.13-16)

 

 

Pasteur Pascal Denault

de l'Eglise Baptiste Réformé Baptiste de St Jérôme

(Québec) )

 

Comment conduire nos enfants à Christ – Quelques conseils aux parents chrétiens – par le Pasteur Pascal Denault

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Comment conduire nos enfants à Christ – Quelques conseils aux parents chrétiens – par le Pasteur Pascal Denault

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Comment conduire nos enfants à Christ – Quelques conseils aux parents chrétiens – par le Pasteur Pascal Denault

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 20:37
Canonisation – Panthéonisation : qui sont les saints ?... par le Pasteur Eric Kayayan,

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La cérémonie de “panthéonisation" en présence du président de la République où les cendres de femmes ou hommes illustres dans l'histoire sont reçues avec les plus grands honneurs au Panthéon en signe de reconnaissance de la patrie pour leur action courageuse et/ou patriotique évoque immédiatement une version « laïque » ou « républicaine » de la canonisation de « saints » par un certain nombre d’églises (catholique romaine, orthodoxe russe ou grecque, apostolique arménienne etc.) 


 

Comment, en effet,  ne pas être frappé par l’analogie qui existe entre d’une part le long processus menant  à la sélection des personnes panthéonisées, l’insistance sur leurs vertus qui les distingue du commun des mortels,  la solennité avec laquelle le rituel est conduit, et d’autre part la manière dont les églises sus-mentionnées déclarent « saintes » des croyants qui ont,  non pas « bien mérité de la patrie terrestre »,  mais plutôt « bien mérité de la patrie céleste » ?

 

Il est évident qu’avec cette analogie, comme de fait avec beaucoup d’autres semblables, l’idéal républicain – aussi laïque qu’il se prétende – reste fortement influencé par cela même dont il tente de se distancier.

 

Souvent il ne fait qu’imiter ce qu’il pourfend  par ailleurs. 


Peut-être au fond que cette connivence de rituels et de sacralisation trouve sa source dans un héritage commun : celui des empereurs romains déifiés – à moitié, ou totalement – après leur mort, afin que le souvenir de leur vie et de leur rôle à la tête de l’État impérial continue à servir de ciment pour la préservation de cet État, lui-même divinisé.

 

Quoiqu’il en soit – et quelle que soit la forme de la reconnaissance collective que l’on témoigne à des hommes ou  des femmes qui ont servi la patrie terrestre de manière exceptionnelle – il est nécessaire de se poser la question de savoir qui sont les « saints » que tant d’églises pensent pouvoir mettre sur un piédestal spirituel après leur existence terrestre ?

 

Que signifie « être saint »

 

A qui s’applique ce mot si souvent employé dans la tradition chrétienne? 

 

Pour bien le comprendre, lisons quelques extraits de lettres écrites par l’apôtre Paul, dans la seconde partie de la Bible.  

 

Au début de ses lettres, Paul s’identifie et identifie également ceux à qui il adresse sa lettre. 

 

Par exemple, dans sa lettre aux chrétiens de Rome, il s’adresse à – je cite – :

 

tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints”.  

 

Et il les salue au nom de Dieu de la manière suivante :

 

Que la grâce et la paix vous soient donnés de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !”

 

Dans la première lettre aux Corinthiens, Paul adresse une salutation semblable à – je cite –  l’église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus, appelés à être saints avec tous ceux qui invoquent en tout lieu le nom de notre Seigneur Jésus Christ.”  

 

Je pourrais citer d’autres salutations de l’apôtre Paul, comme celle qui ouvre la seconde lettre aux Corinthiens :

 

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l’église de Dieu qui est à Corinthe et à tous les saints qui sont dans l’Achaïe.”  

(Précisons que l’Achaïe était une région de la Grèce)


 

Quoi qu’il en soit, il est clair, au vu de ces passages de la Bible et de dizaines d’autres semblables, que les saints, ce sont tous les chrétiens, quels qu’ils soient, qui ont été appelés à croire en Jésus-Christ, mis à part pour former le peuple de Dieu et qui font partie de l’Église. 


 

Il suffit de lire la première lettre aux Corinthiens pour se rendre compte que ces nouveaux croyants étaient bien loin d’avoir atteint la perfection morale à laquelle ils étaient aussi appelés (lisez en particulier le chapitre 6, versets 9 à 11)


Mais, dans la seconde partie de la Bible,  leurs graves imperfections morales ne remettent pas en cause le fait qu’ils aient été mis à part, appelés à croire, donc sanctifiés par Dieu. 

 

Celui-ci les conduit par son Saint Esprit, donc Il les sanctifie progressivement en les appelant à l’obéissance à ses commandements, à un changement de vie qui rompt avec les pratiques païennes dont ils étaient coutumiers. 

 

Il en va de même deux mille ans plus tard, car l’appel de Dieu à croire en l’Évangile est adressé journellement à des myriades d’hommes et de femmes de par le monde. 

 

Toutes celles et tous ceux qui croient sincèrement sont donc les saints dont parle le Nouveau Testament. 


 

A vous toutes et tous aussi qui croyez s’adresse cette autre parole de l’apôtre Paul dans sa lettre aux chrétiens d’Ephèse :


 

Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage; mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu.  Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle.”

 

 

Amen,

Canonisation – Panthéonisation : qui sont les saints ?... par le Pasteur Eric Kayayan,

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Pasteur Eric Kayayan,

Foi & Vie Réformées

Canonisation – Panthéonisation : qui sont les saints ?... par le Pasteur Eric Kayayan,

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Canonisation – Panthéonisation : qui sont les saints ?... par le Pasteur Eric Kayayan,

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:56

spurgeon refuge du chrétien

 

 

Quiconque aime l’Évangile ne pourra se dissimuler que les jours sont mauvais.

 

Pourtant, nous avons la conviction solennelle que la situation dans beaucoup d’églises dépasse de beaucoup ce que l’on peut imaginer et que l’on se trouve en pleine dégringolade.

 

Lisez les journaux divers qui représentent cette école de « cette nouvelle théologie » et demandez-vous : 

 

Jusqu’où vont-ils aller ?

 

Quelle doctrine reste-il à abandonner ?

 

Quelle autre vérité vont-ils encore traîner dans la boue ?

 

Une nouvelle religion est née qui diffère du christianisme autant que l’eau du vin.

 

Dénuée de toute honnêteté morale, elle se présente comme la foi chrétienne historique, « légèrement améliorée » et, sous ce déguisement, elle usurpe des chaires qui furent construites pour la prédication de l’Évangile.  

 

On repousse la rédemption avec mépris ; on tourne l’inspiration de l’ Ecriture en dérision ; on abaisse le Saint-Esprit au simple rang d’une influence ; le châtiment du péché devient fiction, et la résurrection un mythe antique.

 

Et pourtant ces ennemis s’attendent à ce qu’on les appelle frères, que nous leur restions unis !


Avec la fausseté doctrinale, vient un déclin naturel de la vie spirituelle que l’on voit dans un goût pour les amusements douteux et la désertion des réunions de prière.

 

Les églises sont-elles en bonne santé lorsqu’elles n’ont plus qu’une réunion de prière squelettique par semaine ?

 

En fait, beaucoup voudraient marier l’Eglise et le théâtre, les jeux et la prière, la danse et les cultes.

 

Quand la foi ancienne disparaît, et que l’enthousiasme pour l’Évangile s’ éteint, il n’y a pas à s’étonner que les gens cherchent d’autres délices.


Spurgeon poursuivit, par des mots de cette nature, sa description de l’apostasie prévalente, et de la mort spirituelle qu’elle provoquait dans un grand nombre d’églises. Il exprima sa tristesse profonde devant cette situation, puis il aborda la question du chrétien qui reste en association avec ceux qui nient la Parole de Dieu.

Sa déclaration revêt autant d’importance pour aujourd’hui qu’à son époque (Arnold Dallimore) :


La question se pose maintenant sérieusement de savoir jusqu’où ceux qui demeurent dans la foi donnée aux saints une fois pour toutes doivent fraterniser avec ceux qui s’en détournent pour un autre évangile.

 

L’amour chrétien a ses exigences, et l’on doit éviter les divisions comme un mal grave.

 

Mais dans quelle mesure avons-nous le droit de nous unir avec ceux qui se détournent de la vérité ?…

 

Il incombe aujourd’hui aux croyants de faire preuve de prudence, et de ne pas donner leur soutien et leur encouragement à ceux qui trahissent le Seigneur.

 

Il est une chose que de surmonter les barrières des dénominations pour l’amour de la vérité… Mais il s’agit de toute autre chose que de sacrifier et d’assujettir la défense de la vérité à la prospérité et à l’unité d’une dénomination.

 

Beaucoup de gens accommodants ferment les yeux sur l’erreur… Que chaque croyant juge pour lui-même.

 

Pour notre part, nous avons renforcé notre porte et mis des verrous supplémentaires.

 

Car, sous couvert de mendier l’amitié du serviteur, il y en a qui visent à dérober le Maître.


Au plus fort de la controverse, Spurgeon écrivit :

 

« Le Seigneur connait le chemin que je prends, et je laisse cette affaire à son Arbitrage Divin. J’ai élevé ma protestation et souffert une perte d’amitiés, de réputation, … Mais la souffrance que cela m’a coûté, personne ne peut la mesurer. Je ne peux faire de compromis avec La Vérité de Dieu. » 

 

 

Arnold Dallimore,

Bible (134)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

source : « Charles Spurgeon, une biographie », par A. Dallimore

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 18:04
Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ? par le pasteur Pascal Denault

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Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ?

 

Cette question surgit nécessairement lorsque nous lisons la dernière partie du premier paragraphe dans la confession de foi baptiste de Londres de 1689  :

 

Il est amour, plein de grâce, de miséricorde et de patience. Il abonde en bonté et en vérité. Il pardonne l’iniquité, la transgression et le péché. Il récompense ceux qui le cherchent avec assiduité. Il est en outre très juste et terrible en ses jugements, haïssant tout péché et n’innocente d’aucune façon le coupable.

 

Dieu est amour (1 Jn 4.16).

 

Il n’est pas animé par la méchanceté, mais par la bonté.

 

Il y a en lui de la tendresse et de la douceur envers les êtres qu’il a créés.

 

L’affection que les parents ressentent envers leurs enfants est semblable à l’affection qui anime Dieu envers l’homme (Ps 103.13) :

 

« Comme un père a compassion de ses enfants, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. »

 

 

La bonté des parents envers leurs petits est radicalement inférieure à la bonté du Seigneur envers nous (Mt 7.9-11).

 

Dieu est miséricordieux : il a un cœur pour la misère, il éprouve de la compassion.

 

Il n’est pas indifférent à nos souffrances et à nos tristesses ; il a des entrailles de miséricorde (Lc 1.78).

 

« Quand un malheureux crie, l’Éternel entend, et il le sauve de toutes ses détresses. L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement. » (Ps 34.719).

 

Dieu prend plaisir à pardonner les péchés et à oublier les offenses (Mi 7.18-19) :

 

18 Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l’iniquité, qui oublies les péchés du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la miséricorde. 19 Il aura encore compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités ; tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés.

 

Dieu est saint (Es 6.3).

 

Il est parfaitement juste, « Dieu est un juste juge » (Ps 7.12).

 

Il n’y a en lui aucune trace de mal ni aucune communion avec le péché (1 Jn 1.5).

 

Il déteste la méchanceté et l’injustice ; il les hait d’une haine éternelle.

 

Ses yeux sont trop purs pour voir le mal, il ne peut regarder l’iniquité (Ha 1.13).

 

Il a en horreur l’orgueil, le mensonge, la violence, la perfidie, la perversité, la fausseté et les querelles (Pr 6.16-19).

 

Dieu ne peut rester les bras croisés devant le mal, car il ne peut d’aucune façon en être complice et l’innocenter (Gn 18.25) :

 

« Celui qui juge toute la terre n’exercera-t-il pas la justice? ».

 

Le Seigneur punit le crime, il exécute la justice et le jugement, il rétribue le péché et condamne le criminel.

 

Comment la miséricorde de Dieu et sa justice peuvent-elles coexister ?

 

D’un côté, si Dieu pardonne le péché peut-il être juste puisque toute transgression et toute désobéissance méritent une juste rétribution (Hé 2.2) ?

 

De l’autre côté, si Dieu punit toute transgression et toute désobéissance, comment peut-il être miséricordieux ?

 

Dieu ne peut pas être miséricordieux s’il ne le pardonne pas le mal, mais il ne peut pas être juste s’il ne le punit pas.

 

Il ne faut pas imaginer que Dieu soit partagé comme nous entre ses sentiments ou qu’il y aurait en lui deux volontés qui laisseraient Dieu dans l’indécision.

 

Dieu est un être simple dans lequel il n’y a aucun conflit.

 

Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ?

 

 

La seule et unique réponse à cette question est l’Évangile.

 

L’Évangile est plus qu’un acte de rédemption, il est une nécessité ontologique d’un Dieu à la fois rempli d’amour et de colère envers l’homme.

 

La raison pour laquelle seul le Dieu de la Bible peut être le vrai Dieu est l’Évangile.

 

Toute conception de la divinité qui n’implique pas l’Évangile est une conception idolâtre.

 

Par quel autre moyen que l’Évangile Dieu peut-il être miséricordieux et juste ?

 

L’Évangile manifeste l’amour de Dieu qui a tant aimé l’homme qu’il l’a sauvé par la mort de son Fils (Jn 3.16Rm 5.8 ; 1 Jn 4.9).

 

L’Évangile manifeste aussi la pleine justice de Dieu contre le péché (Rm 1.17; 3.25).

 

Seul l’Évangile manifeste un Dieu d’amour et de justice ; si quelqu’un a l’Évangile, il a Dieu (1 Jn 4.14-15) :

 

 

14 Et nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. 15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 

 

L’Évangile est à la fois parfaite justice et parfait amour; il n’existe pas de tension entre les deux pour Dieu.

 

Une fausse doctrine du salut mène à la perdition, car sans l’Évangile on ne peut connaître Dieu (Ga 1.8 ; 1 Co 15.1-2).

 

Certaines personnes disent croire en Dieu et avoir confiance en son amour sans croire dans l’Évangile.

 

Ce n’est pas en Dieu qu’elles croient, mais en une idole qu’elles se sont fabriquée et à laquelle elles ont attribué l’amour.

 

Cet amour est vain et ne peut rien pour ces personnes qui verront leur espoir périr (1 Jn 4.8-10).

 

Parce que Dieu est véritablement amour et véritablement juste, l’Évangile est absolument nécessaire.

 

L’essence de Dieu révèle l’Évangile et l’Évangile révèle l’essence de Dieu.

 

Nous devons chérir la doctrine de Dieu aussi précieusement que nous chérissons l’Évangile.

 

Compromettre l’un c’est compromettre l’autre, avoir l’un c’est avoir l’autre.

 

En Dieu, dans l’Évangile, « la bonté et la fidélité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent » (Ps 85.11).

 

À cause de l’Évangile, nous pouvons véritablement affirmer :

 

« L’Éternel est miséricordieux et juste » (Ps 116.5).

 

 

 

Amen,

 

Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ? par le pasteur Pascal Denault

Pasteur Pascal Denault,

Eglise Baptiste Réformé St Jérôme (Quebec)

Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ? par le pasteur Pascal Denault

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Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ? par le pasteur Pascal Denault

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 15:37

refuge du Chrétien 92

Sanctifie-les par ta vérité.

(Jean 17:17)

Par Charles Spurgeon



La sanctification commence dans la régénération.

L’Esprit de Dieu infuse dans l’homme ce nouveau principe de vie par lequel il devient "une nouvelle créature" en Jésus-Christ.

Cette oeuvre qui commence à la nouvelle naissance est poursuivie de deux manières :

La mortification, par laquelle les convoitises de la chair sont maîtrisées et gardées sous contrôle, maintenues crucifiées; et la vivification, le renouvellement qui fait que la vie que Dieu a déposée en nous est destinée à devenir une source d’eau qui jaillit jusque dans la vie éternelle.

Ceci est l’opération de chaque jour en ce qui est appelé la "persévérance," par laquelle le chrétien est préservé et gardé dans un état de grâce, et qui le fait abonder en de bonnes oeuvres à la louange et la gloire de Dieu; et elle culmine ou vient à la perfection, dans la gloire, quand l’âme complètement épurée est saisie pour demeurer avec les êtres Saints à la droite de la majesté du Très haut.

Mais tandis que l’Esprit de Dieu est ainsi l’auteur de la sanctification, pourtant il y a une action visible employée qui ne doit pas être oubliée.

"Sanctifie-les" dit Jésus, par ta vérité : Ta Parole est la Vérité.


 Les passages de l’Ecriture qui prouvent que l’instrument de notre sanctification est la Parole de Dieu sont très nombreux.

L’Esprit de Dieu apporte à nos esprits les préceptes et les doctrines de la Vérité, et les applique avec puissance.

Ils sont entendus par l’oreille, et étant reçus dans le coeur, ils mettent en nous le vouloir et le faire pour le bon plaisir de Dieu.

La vérité est celui qui sanctifie et si nous n’entendons pas ou ne lisons pas la vérité, nous ne croîtrons pas dans la sanctification.

Nous progresserons seulement en apparence de vie, comme aussi nous progresserons seulement en apparence de compréhension, "ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier."

Ne prononcez pas de paroles erronées, aucun homme ne peut admettre une quelconque erreur de jugement, sans tôt ou tard tolérer une erreur dans la pratique.

Garde ferme la vérité, car en gardant ainsi ferme la vérité, tu seras sanctifié par l’Esprit de Dieu.


spurgeon.jpg

Pasteur Charles Spurgeon,

bibles

Croix Huguenote

 

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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