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Vie Protestante Réformée

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Bouchra Maurice 

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 05:58
Présence de Dieu

« Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. »  Psaume 103:13 

 

La présence du Dieu de la Bible est intimement liée à Son Divin Pouvoir et à Sa Sagesse Infinie.

 

La création du monde, de même que la rédemption des hommes, ont été depuis toujours le champ où se déploie la Puissance du Créateur et où se révèle Sa Sagesse Paternelle.

 

« Que tes œuvres sont en grand nombre, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de ce que tu possèdes. » (Psaume 104:24).

 

Et l’apôtre Paul, dans un texte extraordinaire, s’exclame :

 

« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies impénétrables! Qui a connu la pensée du Seigneur ou qui a été son conseiller ? » (Romains 11:33-34).

 

Cependant, la Présence Divine nous révèle bien davantage que puissance et sagesse.

 

Si l’une est la vertu de Sa Divine Personne, qui prouve la perfection de Ses Actes que l’autre dévoile clairement, nous découvrons en Lui une Richesse de sentiments (même si les limites de notre nature humaine ne nous permettent pas d’en saisir entièrement la nature et la signification) qui nous laissent émerveillés :

 

« Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. » (Psaume 103:13).

 

Mais les sentiments Divins peuvent aussi se traduire à travers Sa Redoutable Colère, qui bouleverse peuples et nations et qui fait trembler les puissants de la terre.

 

Écoutez encore le psalmiste déclarer et avertir :

 

« Et maintenant, rois, ayez du discernement, recevez instruction, juges de la terre! Servez l’Éternel avec crainte […] de peur qu’il ne se mette en colère et que vous ne périssiez dans votre voie. Car sa colère est prompte à s’enflammer. » (Psaume 2:10).

 

Ainsi, le Dieu de la Bible n’est ni une personne distante ni une personne impassible.

 

Pour Le connaître et pour reconnaître Son Attitude envers nous, nous aurons donc à tenir compte de Ses Emotions Saintes.

 

Nos propres émotions témoignent de notre sympathie, dans la joie ou dans la peine, vis-à-vis de nos proches.

 

Dans la paix ou dans la faute, dans l’espérance ou dans le désespoir, nos émotions nous permettent de nous engager plus profondément, par l’action ou par les idées, en faveur des autres.

 

C’est ainsi que Dieu s’engage en notre faveur.

 

Son pouvoir Majestueux et Sa Sagesse Bienfaisante se rapprochent de nous grâce aux émotions propres à Sa Divine Personne.

 

Ce rapport de Dieu avec les hommes est parfaitement illustré dans l’Écriture par l’analogie du mariage.

 

Dieu y est décrit comme l’Epoux de Son Peuple, et les prophètes de l’Ancien Testament ont eu souvent recours à cette image, reconnaissant ainsi le riche contenu des Sentiments de Dieu.

 

Le prophète Osée en a donné une description émouvante et dramatique qui nous bouleverse chaque fois que nous la lisons :

 

« Plaidez, plaidez contre votre mère, car elle n’est pas ma femme, et moi je ne suis pas son mari ! Qu’elle ôte de sa figure les signes de ses prostitutions, et de son sein les signes de ses adultères! » (Osée 2:4).

 

Plus loin, le prophète Ésaïe a pris les accents d’une rare, d’une insurpassable élévation en décrivant les sentiments dont était mû le Dieu de l’Alliance :

 

« Sois sans crainte, car tu ne seras pas honteuse; ne sois pas confuse, car tu ne seras pas déshonorée; mais tu oublieras la honte de ta jeunesse et tu ne te souviendras plus du déshonneur de ton veuvage. Car celui qui t’a faite est ton époux : l’Éternel des armées est son nom; et ton rédempteur est le Saint d’Israël. Il se nomme Dieu de toute la terre; car l’Éternel te rappelle comme une femme abandonnée dont l’esprit est affligé. La compagne de jeunesse peut-elle être répudiée? dit ton Dieu… » (Ésaïe 54:4-6).

 

Le Nouveau Testament ne reste pas en retrait par rapport à cette description.

 

Le Christ nous est présenté comme l’Époux Aimant, Tendre et Dévoué de son épouse, l’Église.

 

Connaître Dieu dans et avec les sentiments, voilà qui enrichira et confortera notre foi en Lui.

 

Ses Sentiments sont la dynamique vigoureuse qui met en branle Son Amour Créateur ou qui déclenche une Colère Vigoureuse.

 

Or, précisément à cause de cet aspect de la Personne Divine, nos offenses et nos transgressions blessent Dieu dans ce qu’il y a de plus profond en Lui.

 

Notre péché est de même nature que l’infidélité de l’épouse volage qui offense son mari et le fait souffrir.

 

Puis-je me permettre de dire que Dieu souffre de notre révolte ?

 

Car le péché n’est pas seulement révolte, mais encore source de peine pour Dieu, et c’est pourquoi il donne lieu à Sa Sainte Colère.

 

Mais la Colère de Dieu n’est pas ressentiment amer et stérile.

 

C’est l’autre face de Son Amour offensé qui se manifeste en présence de notre trahison.

 

La Colère de Dieu est ce qui préserve et maintient intact Son Amour envers nous.

 

Dieu ne reste donc pas indifférent devant l’iniquité qui détruit l’Objet de Son Amour.

 

Voilà ce qui explique que même le Courroux de Dieu sert à nous appeler à la repentance !

 

Lisez ces lignes du livre du Deutéronome :

 

« Rien de ce qui sera voué à l’interdit ne s’attachera à ta main, afin que l’Éternel revienne de l’ardeur de sa colère et qu’il t’accorde sa compassion. » (Deutéronome 13:18).

 

Les Sentiments de Dieu nous permettent de comprendre la raison de la mort expiatoire du Christ.

 

La mort du Christ, nous l’apprenons par le Nouveau Testament, est une mort de substitution, de remplacement.

 

Elle se comprend comme une substitution juridique.

 

Pourtant, il ne faut pas en éliminer l’élément émotif qui l’entoure et la pénètre de part en part.

 

Il y a dans cette passion et cette mort une intensité indescriptible.

 

Même chez l’homme pécheur les sentiments tendent très souvent à remplacer la peine ou la douleur d’un être bien-aimé.

 

Combien de parents, parmi nous, n’en témoigneraient-ils pas !

 

Dans l’Ancien Testament, c’est inévitablement l’exemple du roi David qui vient à l’esprit.

 

Ayant appris la mort tragique de son fils rebelle Absalom, David pleura amèrement, exprimant avec des accents pathétiques le vœu d’être mort à la place de son fils (2 Samuel 19:1-2).

 

Et pourtant, nos sentiments humains ont leurs limites.

 

Personne, parmi nous, ne peut totalement et adéquatement remplacer autrui.

 

L’Emotion de Dieu dépasse infiniment le plus pur et le plus désintéressé de nos sentiments.

 

En Christ, et surtout dans Sa mort, Il l’a prouvé à la face du monde.

 

Cette émotion a trouvé son Parfait Accomplissement et son expression la plus totale en Christ, dans lequel Dieu nous a rendu visite, afin de nous remplacer.

 

Tout ceci n’est pas étranger aux problèmes aigus que nous vivons à notre époque.

 

Nous sommes actuellement, sans doute, bien plus que jadis, aux prises avec des problèmes émotionnels quasi insolubles.

 

Pensez seulement à ce que signifie, à cet égard, l’expression moderne devenue courante :

 

« hygiène mentale ».

 

Nous en manquons tous !

 

D’où la prolifération de conseillers, de psychologues et de la pratique psychanalytique.

 

Même beaucoup de chrétiens sont en pleine confusion dans ce domaine.

 

C’est donc l’occasion de nous rappeler les termes du Psaume 103, de nous souvenir sans cesse des Sentiments pleins de Compassion de Notre Dieu qui ne nourrit pas à notre égard des sentiments négatifs ou destructeurs.

 

« Qui est Dieu comme toi, pardonnant la faute et passant sur le crime en efaveur du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la bienveillance. Il aura encore compassion de nous. » (Michée 7:18-19).

 

Sa Colère est certes réelle, mais à cause de Son amour elle ne dure pas éternellement.

 

« Un court instant je t’avais abandonnée, mais avec une grande compassion je te recueillerai; dans un débordement d’indignation je t’avais un instant dérobé ma face, mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. » (Ésaïe 54:7-8).

 

C’est donc Son Amour, dans Sa Richesse, Sa Profondeur, Sa Solidité, qui devrait nous servir à la fois de source et de modèle pour notre vie émotive.

 

De tels sentiments créeront une atmosphère saine pour nous-mêmes et pour les autres, et ils seront aussi facteur « d’hygiène mentale ».

 

Ils transformeront autant nos foyers que les relations entre hommes et entre peuples, entre classes et entre races.

 

Ils feront apparaître et mettront en valeur ce qui est beau, ce qui est tendre, ce qui permet l’épanouissement de l’amour créateur.

 

Patience, longanimité, paix et réconciliation seront alors les fruits mûris dans et grâce à la Présence de Dieu dans notre vie.

 

L’émotivité humaine, la nôtre, celle de nos contemporains, prend actuellement des aspects hideux : ceux de l’agression, de la violence, de l’esprit possessif, de la destruction, de la course suicidaire vers la mort…

 

Nous tremblons, avec raison, en présence de ces sentiments violents déchaînés et des émotions débridées.

 

En Dieu, nous trouverons la source intarissable et le modèle frais d’une émotivité saine, bienfaisante, harmonieuse.

 

Ses sentiments sont généreux et accessibles à tous et à chacun d’entre nous.

 

Nous pourrons vivre grâce à Ses Sentiments de tendresse, Le louer pour Son Amour, Le connaître comme l’Unique Créateur et le Seul Rédempteur. 

 

Amen,

 

 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

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Présence de Dieu par Aaron Kayayan, Pasteur Protestant Réformé

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Source : ressourceschretiennes.com

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 07:37
Ne cherchez pas le vivant parmi les morts

Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? 

 

Une parole toute simple adressée au matin de Pâques, il y a bientôt deux mille ans,  par deux hommes aux vêtements resplendissants à quelques femmes totalement désemparées après la mort infamante sur la croix, l’avant-veille, de leur maître et ami, un certain Jésus de Nazareth. 

 

Elles étaient venues pour rendre un dernier hommage au corps supplicié de celui qui leur avait montré une voie meilleure, excellente même, mais qui semblait avoir été emporté par les forces obscures mises en œuvre par ses nombreux ennemis, plus encore par son ennemi fondamental, le père de tout meurtre et de tout mensonge. 

 

Et voilà que même ce dernier hommage leur était refusé : le corps avait disparu de la tombe, la lourde pierre qui en fermait l’accès avait été roulée. 

 

Mais par qui ? 

 

Qui, avant même les premières heures de l’aube, aurait bien pu vouloir dérober ce corps supplicié témoin de l’échec d’une mission apparemment impossible ? 

 

Les deux hommes aux vêtements resplendissants apporteront la réponse à ces femmes dévouées mais encore dans l’incompréhension totale du drame cosmique qui venait de se jouer : 

 

Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée et qu’il disait : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le troisième jour. » Et elles se souvinrent des paroles de Jésus. 

 

« Il faut que, il fallait que… »

 

Le texte des évangiles est parsemé de telles affirmations faites par Jésus lui-même :

 

il est écrit dans la Loi et les prophètes que cela doit arriver car tel est le plan divin de salut pour l’humanité. 

 

Contrairement aux apparences, Jésus n’a pas été la proie d’une destinée tragique, l’objet impuissant de la fatalité, comme dans les tragédies grecques de l’Antiquité. 

 

Sa mort sur la Croix n’a pas été l’expression d’un chaos moral insurmontable qui engloutit même ceux qui expriment l’idéal le plus élevé et tentent de le partager avec leurs frères humains. 

 

Non, cette mort a été le prélude nécessaire à sa résurrection, car, comme le dira Pierre, un de ses disciples proches, à une foule rassemblée à Jérusalem quelques semaines plus tard : 

 

Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. 

 

Résurrection physique, matérielle, qui est aussi le prélude de la résurrection de tous les croyants, ceux qui, illuminés par l’Esprit de Dieu sur la signification de ces événements, ne cherchent plus le vivant parmi les morts.

 

Ne nous laissons donc pas détourner de cette espérance et de cet héritage par toutes les voix mielleuses et fielleuses qui voudraient nous donner de Pâques une interprétation autre que celle donnée par le Maître lui-même à ses disciples et amis, ceux pour lesquels il est mort et ressuscité.

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:10
Utilité précieuse et salutaire de l'Ecriture Sainte

"Grande est l'utilité de l'Ecriture" 

(2 Timothée 3 :14-17)

 

 

1. Les Saintes Ecritures montrent le chemin du Salut

 

Dans 2 Timothée 3 : 14-17, Paul écrit à son jeune collaborateur pourquoi il doit être entièrement convaincu de l'Ecriture Sainte qu'il a déjà apprise dans son enfance :

 

"Pour toi, reste attaché à tout ce que tu as appris et reçu avec une entière conviction. Tu sais de qui tu l'as appris. Depuis ton enfance, en effet, tu connais les Saintes Ecritures, elle peuvent te donner la vraie sagesse, qui conduit au salut par la foi en Jésus Christ." (2 Timothée 3 : 14-15).

 

Le thème central de la Parole de Dieu est donc le salut de l'homme. 

 

Paul lie entèrement l'importance de la Bible au salut.

 

Et cependant, ce n'est pas la Parole de Dieu qui nous sauve, mais Jésus Christ Seul.

 

La Bible - et Seule la Bible - nous rend sage, pour nous conduire au salut qui est en Jésus Christ.

 

Ni plus, ni moins.

 

En effet, que saurions nous de Jésus Christ et de Son Oeuvre Salvatrice, si Dieu ne nous l'avait pas révélé et même donné par écrit entre nos mains ?

 

Les paroles de la bible sont donc nécessaires pour être sauvé.

 

La Bible est elle par conséquent un livre ...magique ?

 

La possession de la Bible fait elle d'ennemis de Dieu des enfants de Dieu ?

 

Non, Paul dit bien clairement ce qui nous sauve :

 

A savoir, la foi en Jésus Christ.

 

Croire signifie avoir confiance.

 

Celui qui met sa confiance en ce que Christ est mort pour ses péchés sur la croix, et demande par conséquent le pardon de ses péchés, est sauvé de la damnation éternelle.

 

Alors, pourquoi encore la Bible ?

 

Paul dit certes que la foi en Jésus nous sauve, mais que la Bible nous rend "sage" pour cette foi.

 

C'est par la Bible seulement que nous savons ce que Dieu a fait pour nous, et qu'Il veut nous sauver.

 

Sans ce que Dieu nous dit dans la Bible, nous ne pouvons être sauvé - bien que le salut lui-même ait été produit par l'action de Dieu et non par un rapport en faisant mention.

 

C'est donc la tâche de la Bible de convaincre les hommes de la Vérité Divine selon laquelle chaque homme est un pécheur devant Dieu et qu'il n'y a qu'un salut.

 

Ce que Paul dit ici à propos de l'Ecriture est à délimiter de deux côtés.

 

D'un côté, il y a la pensée à rejeter, selon laquelle l'Ecriture elle-même apporte le salut.

 

D'un autre côté, la pensée que le salut est indépendant de l'Ecriture est à rejeter également.

 

Au contraire, sans la Révélation, nous ne pourrions accéder au salut qui n'est qu'en Christ.

 

2. La mission de la Bible est elle par cela remplie ?

 

Pour beaucoup, la Bible est une révélation Divine tant qu'elle parle du salut.

 

Tout ce qui dépasse cela est par contre une oeuvre accessoire humaine.

 

Mais que dit la Bible elle même à cet égard ?

 

Lisons la continuation des versets dans l'épître de Paul :

 

"Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre" (2 Timothée 3 : 16-17).

 

Avec le salut par la foi que l'on a apprise par la Bible, commencerait donc seulement l'importance de la Bible.

 

Or, pas seulement ce qui nous est dit sur le salut est important, mais "toute Ecriture" est inspirée.

 

Ici, on doit entrer dans le texte fondamental grec.

 

Il existe en effet une traduction de ce texte disant à peu près ceci :

 

"Toute Ecriture inspirée de Dieu est utile."

 

On en déduit donc que seules certaines Ecritures ou certaines parties de la Bible sont inspirées et que celles ci sont alors utiles.

 

On justifie ainsi la différentiation faite par la critique de la Bible entre ce qui vient de Dieu et ce que des hommes ont transmis, et qui, de nos jours, ne nous intéresse encore que sur le plan historique.

 

Mais en grec, les deux témoignages mis en regard ont la même valeur :

 

La Bible est premièrement inspirée de Dieu et secondement utile pour les choses citées plus haut.

 

Si la Bible est inspirée par Dieu, littéralement "remplie par le souffle de l'Esprit", cela signifie que la parole humaine, en quelque sorte celle de Paul, et la Parole Divine, sont entrées dans une inséparable unité.

 

La Bible n'est pas dictée par Dieu.

 

Dieu n'a pas éliminé la personnalité des auteurs, mais l'a vraiment laissé se manifester.

 

On prétend que le coran, ou le livre des mormons ont originellement été dictés ou écrits par Dieu ou un ange.

 

Comme l'homme n'y a pas participé, ceux ci doivent donc provenir de Dieu.

 

Mais seul l'ennemi de nos âmes travaille avec contrainte.

 

Le Dieu de la Bible n'a pas contraint les auteurs de celle-ci.

 

Au contraire, des hommes, dans leur style, avec leur expérience, et dans leur situation historique, ont parlé et écrit.

 

L'Esprit de Dieu, cependant, s'en est en même temps servi pour mettre la Parole de Dieu par écrit.

 

Que des hommes aient écrit la bible,est très important en ce qui concerne la foi.

 

Mais Dieu a en même temps veillé à ce qu'ils mettent Sa Volonté par écrit.

 

Ainsi, toute Ecriture est remplie de l'Esprit de Dieu.

 

Quels sont alors le sens et l'utilité de la Bible ?

 

Paul nomme quatre choses :

 

A. La Bible est utile pour enseigner

 

Par la Blible, nous apprenons donc comment Dieu voit les choses.

 

Nous devenons par elle des élèves.

 

Ceci est en accord avec l'ordre de mission, car nous devons faire de tous les hommes des "élèves" (la plupart du temps traduit par "disciples").

 

Aussi parce que nous devons enseigner à ces disciples à observer "tout ce que Je vous ai prescrit" (Mathieu 28 : 18-20).

 

Quand Dieu n'enseigne pas quelque chose dans la Bible, nous ne savons pas de quelle manière Il la voit.

 

Mais lorsqu'Il enseigne quelque chose, c'est la Vérité digne de foi, universellement valable, sous un aspect humain.

 

Ce que la Bible enseigne à propos de la création ou du peuple d'Israël, les données relatives à l'Histoire ou à l'homme, les valeurs éthiques qu'elle nous transmet, et aussi les limites qu'elle nous fixe, tout cela est important pour nous.

 

Beaucoup de ces choses peuvent nous donner en ce moment l'impression de ne pas nous concerner directement, comme c'est souvent le cas lorsqu'il s'agit d'un enseignement, mais c'est toutefois important de les apprendre.

 

B. La Bible est utile pour convaincre

 

Mais l'enseignement n'est pas suffisant pour apprécier le sens de la Bible.

 

Dieu ne veut pas simplement par Sa Parole, nous transmettre des choses justes, mais donner Son Empreinte à notre vie et la transformer.

 

A l'aide de la Bible, nous pouvons vérifier et la transformer.

 

A l'aide de la Bible, nous pouvons vérifier si nous vivons selon cet enseignement.

 

La Bible corrige notre faux raisonnement et notre mauvaise façon d'agir, elle nous convainc donc.

 

Ce n'est pas sans raison que la Bible se qualifie elle-même de "miroir".

 

Comme il est dangereux de connaître seulement l'enseignement de la Bible et de ne pas découvrir à la fois ses propres fautes !

 

C'est ce que Jacques exprime, car ainsi on se trompe soi-même. (Jacques 1 : 22-25).

 

C. La Bible est utile pour corriger

 

Mais aussi la mise à découvert des fautes, des péchés, la constatation de transgressions à partir de l'Enseignement Biblique seul, ne permet pas encore d'apprécier à sa juste valeur le sens de la Bible, et peut rester une simple expérience théorique.

 

Comme ce serait terrible si l'Enseignement Biblique mettait nos fautes à découvert tout en ne proposant pas une autre aide ! 

 

Mais Dieu ne met pas nos péchés à découvert pour nous compromettre ou simplement pour venir à bout de notre passé.

 

Il veut au contraire nous aider, nous sauver, nous restaurer et nous permettre d'avoir un meilleur avenir.

 

De cette manière, la Bible nous montre comment par la pénitence et le changement de comportement, la repentance, la conversion, retourner sur le bon et droit chemin conforme à l'enseignement.

 

La Bible ne nous présente donc pas seulement la Loi, autrement dit, le Commandement :

 

"C'est ainsi que tu dois être",

 

mais aussi l'Evangile, c'est à dire :

 

"Par le pardon et la confiance, la foi en Dieu, tu peux être ainsi."

 

D. La Bible est utile pour instruire dans la justice.

 

"...afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre." 

 

Même si la Bible, par son Enseignement, mettait notre culpabilité à découvert, et si nous nous tirions d'affaire, ce ne serait pas encore tout.

 

Dieu ne veut pas seulement que nous apprenions constamment de nos fautes.

 

Il veut que dans la confiance et foi en Lui, nous ne commettions pas du tout les fautes.

 

C'est à cela que la Bible veut nous éduquer.

 

La Bible met en garde et console.

 

Le mot "enseignement" signifie en réalité "éducation".

 

L'éducation forme l'homme selon les Pensées de Dieu.

 

Chaque Croyant(e) a la possibilité d'obtenir à travers la Bible une formation perpétuelle offerte personnellement par Dieu.

 

Par cela, elle et il peut devenir un "adulte spirituel". "dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal" (Hébreux 5:14).

 

Mais combien ne la laissent-ils pas échapper ?

 

Comparons la bible à un atlas routier, même si cette comparaison, comme toutes les autres, est tellement boiteuse et ne peut éclairier qu'un aspect.

 

La première fonction d'un atlas routier est d'avoir raison.

 

Il montre correctement quel chemin prendre pour se rendre de A à B.

 

Mais à quoi cela me sert-il si j'ai depuis longtemps pris une mauvaise route ?

 

En effet, il est fréquent que nous n'ouvrions l'atlas routier qu'au moment où nous constatons que nous nous sommes totalement trompés de direction !...

 

Mais après m'être rendu compte que j'étais en route non pas de A vers B, mais dans une mauvaise direction, l'atlas routier me montre le meilleur chemin vers ma destination originelle.

 

Cependant, celle ou celui qui a vraiment la sagesse, consulte, la fois suivante, d'abord l'atlas routier.

 

Instruit(e) à ses dépens, il ou elle prend tout de suite la bonne direction.

 

L'atlas routier est en effet là pour cela !

 

Mais bien qu'il aide tellement les égarés, et montre clairement les détours, on ne l'a pas en fin de compte acheté pour prendre des détours, mais afin de les éviter.

 

Ainsi, la Bible veut aussi nous enseigner le bon chemin, mettre le mauvais à découvert, et nous montrer le chemin le plus court pour retourner vers la réelle destination ; mais en dernière conséquence nous apprendre à suivre plutôt dès le début le fiable Chemin de Dieu.

 

Amen,

 

 

 

Thomas Schirrmacher,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Source : Héraut de sa venue

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:03
La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

« Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que le droit coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable. » Amos 5:23-24

 
 
 
Les maux les plus difficiles à combattre sont ceux qui se dissimulent sous l’apparence de la religion et de la piété.
 
La profession extérieure de la foi donne toujours l’impression d’une sensibilité morale, et l’accomplissement de « bonnes œuvres » celle de la vertu !
 
On accepte religion et piété sans le discernement véritable qui devraient les entourer.
 
Le prophète Amos ne s’est pas laissé impressionner par les prétentions religieuses de ses contemporains.
 
Selon lui, aussi ferventes que soient les pratiques religieuses des gens, elles ne peuvent pas guérir le mal social et moral lorsqu’on sépare la foi et la pratique de celle-ci.
 
C’est pourquoi il écrit de la part de Dieu :
 
« Je hais et je méprise vos fêtes et vos jeûnes; je ne prendrai aucun plaisir à vos assemblées solennelles. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écouterai pas le son de tes luths. »
 
C’est avec une sévérité exceptionnelle qu’Amos dénonça la religion — divorcée de la morale — des gens de son époque.
 
Il proclama le renouveau spirituel et national non pas en rénovant les cérémonies ou en augmentant leur nombre, mais par l’exercice de la justice, qui devrait couler comme l’eau d’une source.
 
Selon lui, la sensibilité morale fait partie intégrante d’une religion authentique.
 
Le culte rendu à Dieu ne devra pas être dissocié du souci et du soin que l’on doit avoir pour son prochain.
 
La justice et le respect des droits de l’homme font partie d’une religion vivante et vraie.
 
Le culte que la communauté rend à Dieu est une nécessité absolue.
 
Mais que l’Église et chaque Chrétien à titre individuel prennent garde à ne pas se réfugier ni à se complaire dans une pratique religieuse qui se dissocierait de toute œuvre de justice et qui prendrait distance par rapport aux problèmes moraux que soulève une société corrompue.
 
Au contraire, sa religion doit l’engager à combattre le mal sous toutes ses formes et elle doit devenir la source d’une puissance qui vainc le pouvoir des ténèbres.
 
Prière :
Nous te remercions, Seigneur, pour l’occasion que tu nous accordes de célébrer Ton Culte. Nous confessons que notre religion sera corrompue, formalité vide et routine confortable, à moins de se conformer à Tes Exigences Ethiques. Nous voulons porter des fruits authentiques dans la vie de la foi. Que nous puissions abonder en œuvres de justice et de bonté envers notre prochain par le Christ, Notre Sauveur. 
 
 
Amen,
 
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

 

Croix Huguenote Refuge Protestant

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:00
Une génération adultère et perverse

Lire les évangiles directement dans la Bible nous confronte au fait que l’Évangile à l’eau de rose qu’on nous propose si souvent de nos jours, n’a pas grand-chose en commun avec les textes inspirés de la Bible. 

 

Les paroles souvent rugueuses de Jésus ne peuvent cependant être éliminées si facilement, à moins de créer un faux en écritures, comme on dit en langage juridique pour décrire des comptes truqués. 

 

Parmi ces paroles rugueuses on trouve régulièrement l’expression : 

 

génération perverse, ou génération adultère, 

 

que Jésus applique à ses contemporains qui refusent de croire en Sa Personne et Sa Mission Divine.

 

Par exemple, au chapitre 8 de l’évangile selon Marc Jésus dit :

 

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? En effet quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges.  

 

En lisant ces paroles, on est bien sûr amené à se demander :

 

Jésus ne s’adresse-t-Il qu’à ses contemporains, ou bien à toutes les générations d’hommes et de femmes jusqu’à Son Retour en Gloire, donc nous-mêmes aujourd’hui y compris ? 

 

Il n’y a pas de doute que nous aussi nous sommes inclus dans cet avertissement, car l’envoi de Ses disciples vers toutes les nations pour annoncer l’Évangile jusqu’à son retour promis inclut toutes les générations d’hommes et de femmes à venir. 

 

On voit donc bien par-là qu’essayer d’adoucir les Paroles de Jésus lorsqu’on les trouve trop rugueuses, bref substituer un évangile à l’eau de rose à celui révélé dans la Bible, c’est justement avoir honte de Lui et de Ses Paroles.  

 

Prétendre être chrétien tout en niant que Jésus-Christ demande une allégeance totale et sans compromis à Sa Personne, c’est tout simplement Le renier, et avec lui son propre salut. 

 

Dans son discours de Pentecôte, le disciple Pierre, qui avait lui-même renié Jésus peu après son arrestation en niant Le connaître, prononce ces paroles vitales à la foule de Jérusalem qui s’était rassemblée : 

 

Repentez-vous, et que chacun soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.  Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par beaucoup d’autres paroles, il rendait témoignage et les exhortait, en disant : Sauvez-vous de cette génération perverse.

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 14:47
Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

« Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain. » Exode 20:7

 

Le commerce d’autographes semble jouir d’une prospérité peu commune.

 

De nombreuses firmes exploitent les noms des vedettes de cinéma, de la télévision ou de la chanson dont la simple signature au bas d’une photo est devenue une ressource inespérée.

 

Le public amateur de ces marchandises ignore souvent le nom véritable de ses idoles qui, presque toujours, prennent un pseudonyme pour rehausser leur prestige.

 

Dieu, Lui, nous fait connaître Son Nom véritable.

 

Celui-ci n’est pas une simple étiquette collée à Sa Personne.

 

Il est irremplaçable.

 

Ni placage ni description extérieure, le nom de Dieu est l’équivalent de Sa Propre Personne.

 

En nous révélant son nom, Dieu cesse d’être pour nous un inconnu, un être abstrait et solitaire.

 

Comme la nuée et la colonne de feu témoignaient de Sa Présence auprès des tribus israélites qu’Il conduisait à travers le désert, Son Nom révélé offrait également la garantie de cette proximité.

 

« Je suis Celui qui suis. » (Exode 3:14).

 

Devant le miracle du buisson ardent ou au sommet du mont Horeb, Moïse comprend à qui Il aura désormais affaire.

 

Pour un païen, connaître le nom de la divinité équivalait à posséder magiquement son dieu.

 

Il pouvait ainsi subtiliser sa puissance et la rendre docile à ses projets.

 

Une certaine technique de l’invocation lui donnait l’illusion de déjouer les projets funestes, de conjurer les malédictions et de se mettre à l’abri de forces obscures, malicieuses et redoutables.

 

Quel contraste avec la sérénité du croyant qui, lui aussi, invoque le Nom de Dieu, mais dans des dispositions combien différentes !

 

Il puise dans la Révélation la connaissance que Dieu donne de Sa Personne et de Ses Desseins.

 

Les vagues incertitudes cèdent la place à une ferme assurance.

 

En L’invoquant de tout leur cœur, des faibles ont bravé des dangers et vaincu des géants.

 

Et à travers leurs faiblesses et leurs erreurs, le Nom de Dieu demeurait en eux le Signe de Sa Puissance Agissante et Efficace.

 

C’est Ce Nom, c’est-à-dire la Personne de Dieu, qu’il ne faut pas prendre en vain.

 

Le troisième commandement nous invite à bannir de notre langage et de notre vie toute utilisation profane de Son Saint Nom, depuis la plus grossière jusqu’aux plus subtiles.

 

Car nous devrons rendre compte un jour de nos paroles, de nos actes et de nos pensées.

 

Et tout d’abord de nos paroles.

 

Chassons de notre langage les exclamations vulgaires qui nous paraissent peut-être sans gravité et auxquelles nous nous sommes accoutumés avec tant de désinvolture.

 

Les invocations légères ou malignes du Nom de Notre Seigneur, aussi bien que les jurons grossiers, trouvent dans le ciel un Auditeur sans cesse Présent et Attentif.

 

Aucune profanation de Son Nom ne Lui échappe; aucun abus dont Il ne tienne compte.

 

Nos actes peuvent compromettre à leur tour la Sainteté de Dieu.

 

Si nous restons silencieux devant les multiples abus de Son Nom, refusant de prendre la défense de Sa Réputation…; si en face du paganisme anti-chrétien qui resurgit un peu partout dans notre monde moderne et qui attaque avec virulence…; si nous n’échappons pas aux équivoques que condamne la Sainteté de Dieu…; lorsque nous manquons du simple, mais difficile courage de dire non, n’aurons-nous pas, nous aussi, profané le Nom de Dieu ?

 

C’est un danger redoutable que de croire en Dieu et d’hésiter entre le blanc et le noir, la Lumière et les ténèbres, le oui et le non.

 

Enfin, notre attitude intérieure, nonobstant les apparences, pourrait être l’évidence d’une culpabilité et d’une profanation dans ce domaine.

 

Habituellement, nous pensons au troisième commandement à propos des blasphèmes impies des « gens du dehors ».

 

Il est bon et impératif de nous rappeler que la Loi de Dieu s’adresse tout d’abord à son peuple.

 

Sa Parole est toujours un message personnel.

 

Elle s’adresse à moi, mais ne m’autorise pas à m’ériger en juge.

 

Elle m’invite et m’exhorte d’abord à ma propre conversion.

 

À cette condition-là, le Nom de Dieu ne sera pas blasphémé dans le monde.

 

Ainsi, ceux qui ne partagent pas notre foi ou qui la combattent prendront peut-être le temps d’écouter les Chrétiens qui ne se contentent pas de parler de leur foi, mais qui la vivent profondément.

 

Il nous faut entendre à bon escient les exigences de la Parole de Dieu, Ses Avertissements et Ses promesses.

 

Les actes religieux accomplis sans conviction ni but, ou ce qui est pis, dans un but tout à fait intéressé, sont les formes les plus déplorables de la profanation du Nom de Dieu.

 

Le Seigneur nous révèle Son Nom : « Je suis Celui qui suis. »

 

Je me révèle comme Je Veux.

 

La tentation consiste à vouloir nous servir de Dieu et échapper en même temps à Son Appel contraignant.

 

Ceci est plus grave que de jurer par la parole.

 

Il est possible d’user d’un langage poli et respectueux, et néanmoins tomber dans la profanation et l’irresponsabilité.

 

Il est possible de substituer notre religion personnelle à la Révélation Libératrice de Dieu.

 

Dieu, ainsi que la Bible, la prière et les sacrements, moyens de grâce efficaces, peuvent devenir autant de tentations magiques lorsqu’ils sont employés en dehors de Sa Souveraine Volonté.

 

Si nous croyons que Dieu est le Fondement Indispensable de notre vie, ne vivons pas comme s’Il ne pouvait pas et ne voulait pas s’intéresser à notre vie quotidienne.

 

Jésus a dit :

 

« Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait La Volonté de Mon Père qui est dans les cieux. » (Mattieu 7:21).

 

Quelle exigence redoutable de la part de Celui qui n’a jamais pactisé avec la facilité et les faux semblants !

 

L’interdiction du troisième commandement vise avant tout les abus de nature religieuse.

 

Nous ne pouvons pas être croyants pour des raisons matérielles, sociales, morales ou psychologiques.

 

« Tu aimeras le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. » (Matthieu 22:37).

 

C’est donc devant Sa Présence et sous Sa Garde que nous sommes appelés à vivre.

 

C’est Lui Seul la raison et l’objet de notre foi.

 

Et puisque nous sommes appelés à défendre Son Nom devant les hommes, ne nous contentons pas de froncer les sourcils lorsque l’on jure par Son Nom ou lorsque l’on tient des propos injurieux à Son Egard.

 

Notre vie entière doit Lui obéir dans la plénitude.

 

Il la veut dans sa totalité, cœur, âme, force et savoir, avec toute notre affectivité, au-dessus même de notre vie ; avec toutes les possibilités qui sont mises par Lui à notre disposition.

 

Sa Loi n’est pas une quelconque morale ni une suite de règles stéréotypées, mais elle est l’image même de Sa propre Action en faveur de l’homme.

 

Dieu ne s’est-Il pas offert à nous ; ne s’est-Il pas abaissé et appauvri totalement ?

 

Dieu Seul peut bien parler de Dieu !

 

Il a honoré Son Nom.

 

Il a enlevé les masques dont les hommes s’affublent.

 

Il a refusé tout compromis avec l’impureté, le mensonge et l’hypocrisie.

 

Jésus-Christ, Son Fils, a prié ainsi :

 

« Père […] je T’ai glorifié sur la terre […] J’ai manifesté Ton Nom aux hommes » (Jean 17:4,6), en ajoutant aussitôt : « Je me sanctifie Moi-même pour eux. » (Jean 17:19).

 

Sur la croix, le Nom de Dieu fut avili, profané, aussi bien par les païens que par le peuple religieux par excellence.

 

Et pourtant, sur cette colline où les passants injuriaient Jésus et où les bourreaux se moquaient de leur victime, Dieu a dressé une barrière infranchissable et Il a sauvegardé pour toujours Sa Sainteté.

 

Il était descendu graver Son Nom, non plus sur des tables de pierre, mais sur la chair et par le sang de Celui qu'Il avait destiné à porter Personnellement Son Saint Nom parmi les humains.

 

Et au matin de Pâques, les ténèbres de la crucifixion furent définitivement chassées.

 

Aux yeux de tous les hommes, Dieu fit éclater la Gloire de Son Nom Saint, Juste et Vrai.

 

En Christ, ce Nom est Plénitude.

 

Aussi, les hommes qui Le prononcent et qui doivent L’annoncer savent qu’il n’y a pas dans le ciel ou sur la terre aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés.

 

Nul ne doit l’ignorer.

 
Amen,
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Réformé

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:38
Le culte en famille

Une pratique et un art en voie de disparition, une pratique délaissée.

 

Personne n’a besoin de me dire à quel point les parents d’aujourd’hui sont occupés.

 

Dans de nombreux foyers chrétiens, on tient pour acquis que deux salaires sont maintenant nécessaires sur le plan économique.

 

Les familles, de plus en plus fragmentées, ont de plus en plus de difficulté à trouver du temps pour être simplement ensemble, alors encore moins pour un culte en famille.

 

Partager un repas en famille est devenu un événement spécial que l’on réserve pour les congés et qui se produit rarement au cours d’une semaine normale.

 

Les soupers réchauffés au four micro-ondes ainsi que des parents et des enfants épuisés sont la conséquence des nombreux conflits d’horaire.

 

Dans un tel cadre, l’idée même d’un culte en famille nous semble un anachronisme sorti tout droit de l’époque de « La petite maison dans la prairie », où les membres de la famille discutaient tranquillement autour du feu.

 

Cependant, si l’on retournait dans le temps vers le milieu du dix neuvième siècle, voici ce que nous pourrions entendre de la bouche de pasteurs fidèles à la Bible qui se faisaient du souci pour leurs Églises parce que le culte en famille était peu observé :

 

« Tout comme l’observation du jour du sabbat et l’enseignement catéchétique des enfants, le culte en famille a perdu du terrain. Il y a de nombreux chefs de famille, membres communiants de nos Églises, ainsi que, selon un rapport à peine croyable, certains anciens et diacres qui ne conduisent pas quotidiennement leurs familles dans l’adoration de Dieu au foyer. » (Thoughts on Family Worship, « Quelques pensées sur le culte en famille », écrit par James W. Alexander en 1847).

 

À une époque bien moins compliquée que la nôtre, le pasteur Alexander voyait l’importance du culte en famille et se lamentait pourtant que de moins en moins de maisonnées prenaient cette pratique au sérieux.

 

Dans son livre que nous venons de citer, un classique, Alexander décrit avec émotion les bienfaits que procure le culte en famille à la personne qui le prépare, aux parents, aux enfants, à l’Église, à la parenté, à l’état ou à la nation et même à la postérité.

 

Je recommande cette courte lecture, tout particulièrement à ceux qui ont besoin d’être convaincus de l’importance du culte en famille, toujours aussi grande à notre époque que dans le reste de l’histoire de l’Église.

 

Un devoir parental

 

Les raisons pour lesquelles nous ne pratiquons pas et ne voulons pas pratiquer le culte en famille sont aussi nombreuses que les jours que nous remplissons de choses moins importantes.

 

Au chapitre 21 de la Confession de foi de Westminster, intitulé « Le culte religieux et le jour du sabbat », la section 6 déclare :

 

« Dieu doit être adoré partout en esprit et en vérité, aussi bien quotidiennement en famille qu’individuellement dans le secret. »

 

On lit dans l’Ordre et discipline ecclésiastique de l’Église Presbytérienne en Amérique du Nord (PCA), au chapitre 63, intitulé « La vie chrétienne au foyer » :

 

« En plus du culte public, il est du devoir de chaque personne dans le secret et de chaque famille en privé d’adorer Dieu […] Le culte en famille, que chaque famille devrait observer, consiste en la prière, la lecture des Écritures et les chants de louange, ou en une version abrégée dans laquelle notre reconnaissance envers Dieu est exprimée à voix haute. Les parents devraient instruire leurs enfants dans la Parole de Dieu et dans les principes de notre sainte religion. La lecture de livres de dévotion devrait être encouragée et toutes les occasions appropriées pour l’instruction religieuse devraient être saisies. »

 

Depuis très longtemps, nos pères dans la foi ont reconnu la nécessité de construire la famille au moyen du temps consacré au culte familial.

 

Jonathan Edwards, le grand prédicateur du dix huitième siècle, disait que chaque foyer chrétien est une « petite Église », où chaque père est le pasteur de cette petite communauté à l’intérieur de l’Église plus grande.

 

Si nous voulons nous assurer que les enfants voient en leurs parents des exemples vivants de la foi, ils doivent le voir plus souvent qu’une fois par semaine le dimanche.

 

Lorsque, en tant qu’ancien, je visite des familles, une des façons les plus pénétrantes (et embarrassantes) pour aider à déterminer si une famille grandit dans la foi et dans la connaissance du Christ consiste à poser des questions aux parents sur leur culte personnel et sur leur culte en famille.

 

S’il n’y a rien du lundi matin au samedi soir, il ne reste que très peu de temps à l’Église pour remplir, pendant l’école du dimanche et le culte, le vide spirituel laissé par une semaine de confrontation avec le monde déchu et avec nos natures pécheresses.

 

En faire une priorité

 

Alors, comment trouver la motivation pour avoir « le désir de vouloir », comme le disait Charles Spurgeon ?

 

Je me souviens que, lorsque j’étais un jeune ancien dans une Église en Californie, je disais aux familles dont j’étais responsable que le culte en famille devait être une de leurs plus grandes priorités.

 

Si un membre avait le courage et la perspicacité de me demander comment je m’y prenais avec ma jeune famille grandissante, c’est une réponse tout en détours qui parvenait à ses oreilles :

 

« Faites ce que je dis et non ce que je fais. »

 

Oui, c’était bel et bien une grande priorité dans ma famille, mais qui ne se faisait jamais.

 

Évidemment, j’avais le temps d’aller faire du jogging, de lire des piles de magazines (c’était avant l’Internet) et je pouvais trouver toutes sortes d’autres excuses médiocres pour ne pas faire ce que je leur disais être fondamental à la vie chrétienne au foyer.

 

Si nous avons le temps de vérifier le temps qu’il fait à l’autre bout du monde tous les jours sur Internet (ou de lire d’autres nouvelles aussi importantes), n’avons-nous pas le temps de conduire nos familles au Trône de la Grâce ?

 

Ne prétendons pas que quelque chose est une priorité dans notre vie si nous laissons un tas d’autres choses de moindre importance nous empêcher de l’accomplir.

 

Peut-être que la plupart d’entre nous ne consacrent qu’un petit cinq minutes par jour à la prière en famille, mais c’est un premier pas vers quelque chose de grandiose.

 

Réfléchissons avec quelle rapidité passe le temps que nos enfants de l’alliance sont avec nous; ils viennent à peine de naître que déjà le temps de quitter la maison arrive.

 

L’un après l’autre, mes enfants quittent la maison et se marient.

 

Il me semble qu’hier encore je changeais leurs couches !

 

Pourtant en y pensant bien, si nous avons un bref culte en famille pendant environ quarante semaines par année (en éliminant l’été, les vacances et d’autres événements imprévus), alors au cours de la vingtaine d’années pendant lesquelles Dieu nous confie la responsabilité de nos enfants au foyer, nous avons environ 4000 occasions d’ouvrir la Parole de Dieu, de louer le Seigneur par le chant, de prier pour leurs besoins ainsi que pour ceux des autres.

 

Le plus important, toutefois, c’est qu’ils reçoivent alors l’héritage d’une communion quotidienne avec Dieu et de tous les bienfaits qui en découlent.

 

Ils héritent d’une tradition familiale qui leur viendra plus naturellement qu’elle ne l’est venue pour moi qui ai grandi dans une famille où la lecture des Écritures et la prière quotidiennes ne faisaient pas partie des traditions.

 

Le culte en famille devrait avoir pour but la prière, la lecture de la Parole de Dieu et un chant de louange ou de reconnaissance.

 

Le matériel utilisé peut aller en profondeur ou être plus simple, selon l’âge des enfants.

 

Comment s’y prendre ?

 

Nous arrivons à la question difficile : Comment s’y prendre ?

 

Pères, c’est à nous de prendre les commandes.

 

Comme pour les autres aspects de la direction spirituelle, notre Epouse espère que nous aurons la motivation de donner la direction.

 

Si nous abandonnons et que nous lui demandons de le faire, ce sera beaucoup moins profitable et nos enfants comprendront très bien le message :

 

le culte en famille n’est pas une grande priorité.

 

Comme je l’ai dit précédemment, commençons par quelque chose que nous pourrons vraiment accomplir.

 

Décidons si le matin ou le soir serait préférable, avant ou après le déjeuner ou le souper.

 

Il existe plusieurs types de matériel intéressant et sérieux qui peuvent nous aider à couvrir les fondements de la foi au rythme de chacun :

 

des Bibles, des livres de prières ou de méditations, des catéchismes pour enfants, des leçons bibliques, des recueils de chants, des suggestions d’activités pratiques, etc.

 

Une suggestion serait de commencer par lire un proverbe ou un psaume chaque jour.

 

Dieu nous a donné trente-et-un chapitres dans le livre des Proverbes, alors c’est facile de lire un chapitre par jour et de savoir où on est rendu.

 

Exemple simple sans aucune prétention :

Si aujourd’hui c’est le 21 du mois, il s’agit tout simplement de lire le chapitre 21 !

 

Nous verrons comment Dieu nous donnera des idées et des conseils très pratiques pour la journée devant nous.

 

Écoutons pendant que notre Epouse et nos enfants expriment leurs requêtes de prière.

 

Écrivons-les, ce qui nous permettra de voir comment Dieu répond à nos prières.

 

Le point crucial, c’est de faire du culte en famille une véritable priorité qui ne se fera pas emporter par un tas d’autres choses secondaires.

 

Comme le dit le pasteur Alexander dans son livre sur le culte en famille :

 

« Laissons les autres héritages se détruire, mais ne privons pas notre progéniture de l’adoration de ce Dieu qui a été Notre Refuge dans toutes les générations. »

 

Amen,

 

Rv Brad Winsted ,

 

Eglise Presbytérienne Atlanta, Georgie (USA)

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:33
L'Autorité des Saintes Ecritures

"Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture."

(Ephésiens 6-14)

 

Il ne fait aucun doute que la plupart des problèmes rencontrés dans les églises, communautés ainsi que dans le monde ont pour cause un éloignement de plus en plus marqué de l'autorité des Saintes Ecritures.

 

La Parole de Dieu est remplacée par la philosophie humaine, l'avis des "savants" est plus déterminant que la Révélation Divine.

 

Les dirigeants spirituels eux-mêmes louent le progrès des connaissances scientifiques, s'inclinant devant la vision du monde qu'elles inspirent.

 

De plus en plus, la Bible est perçue comme un livre parmi tant d'autres.

 

Elle est considérée comme n'étant plus d'actualité, son contenu comme trop intolérant.

 

"L'homme moderne ne peut pas se fier à un tel livre. Cela fait longtemps d'ailleurs que la science a réfuté les vérités bibliques", telle est l'opinion générale.

 

(Note Refuge Protestant : il y a quelques temps de cela, à une question lancée à un homme de haut rang s'il croyait en Dieu, sa réponse suffisante et méprisante fut à la hauteur du rejet conséquent et paradoxe grotesque en laquelle elle fut exprimée  : j'ai ..."l'humilité"... d'être ...agnostique... )

 

Par conséquent, le Message Biblique n'est plus écouté et ne rencontre plus aucun intérêt.

 

Chacun de nous doit s'interroger :

 

"Est ce que je crois en l'infaillibilité de la Bible, Parole de Dieu ? Est ce que je lui confère l'autorité qui lui revient dans toutes les questions que je me pose à propos de Dieu, de la foi, des origines et du sens de la vie ? Ma pensée est elle forgée par la Parole de Dieu ou est ce que je me réfère à mes propres jugements, décidant seul(e) quels éléments des Saintes Ecritures constituent pour moi une obligation ?"

 

L'arrière pensée de ces questions est évidente :

 

La Bible est elle un Message et une Révélation Divine, ou est ce que je préfère me fier aux spéculations, aux connaissances et aux opinions humaines ?

 

Ou, pour faire plus simple, est ce que je place véritablement ma confiance dans ce que me dit la Bible ?

 

Est ce qu'elle détermine ma pensée et ma vie ?

 

Ou est ce que je me laisse influencer par l'esprit du temps et par l'opinion du plus grand nombre ?

 

Nous n'avons de choix qu'entre ces deux possibilités.

 

Les premiers Chrétiens avaient la certitude que la Bible était la Parole de Dieu.

 

Des siècles durant, ils furent unanimes pour dire non seulement que la Bible "contenait" la Parole de Dieu, mais qu'elle était pleinement inspirée de Dieu et donc infaillible.

 

Il y a près de 500 ans, les réformateurs luttèrent en faveur de la vérité selon laquelle non seulement la Bible renferme la Révélation de Dieu à l'humanité, mais encore que ses auteurs ont été dirigés par l'Esprit de Dieu et donc préservés d'erreurs.

 

Ceci fut de tout temps le point de vue de la véritable Eglise de Christ.

 

Chaque être humain a besoin d'autorité.

 

Sans elle, le juste et le faux n'existeraient pas, tout ne serait que chaos et désordre.

 

Il a été démontré bien trop souvent dans les générations passées où mène l'absence du respect de l'autorité :

 

Chacun fait ce qui lui semble bon.

 

D'innombrables personnes sont ainsi abandonnées à leurs erreurs.

 

Elles ne sont pas orientées vers la Vérité Divine et ne peuvent donc plus prendre conscience de leur état de perdition.

 

Le monde a beau parler de progrès et de développement, l'homme ne fait que tourner en rond s'il ne bénéficie pas de l'orientation que lui fournit la Parole de Dieu.

 

Soit nous nous soumettons à l'Autorité de Dieu, soit nous recherchons une quelconque autre autorité qui toutefois ne nous sera d'aucun secours.

 

Voilà précisément ce qu'apprirent des hommes tels que Martin Luther, John Wycliffe, Jean Hus et bien d'autres.

 

Ils prirent conscience de la richesse des Vérités Divines renfermées dans la Bible.

 

Ils réalisèrent que l'opinion du plus grand nombre était en opposition avec le Message de Dieu.

 

Bien que seus face à l'apparente supériorité humaine, ils n'avaient aucune crainte.

 

Ils avaient à leurs côtés l'Autorité de la Parole de Dieu.

 

Quelle position adoptons nous aujourd'hui ?

 

Comment pouvons nous connaître le fondement et les principes de notre vie ?

 

Quelle doit être notre façon de vivre ?

 

Et comment résister au grand ennemi de Dieu sans connaître la Vérité absolue et sans la prendre pour ceinture ?

 

Où trouver la réponse à toutes les questions auxquelles la vie nous confronte sinon dans la Bible, Parole Infaillible de Dieu ?

 

Soit je bâtis ma vie sur le sable, soit je choisis de poser le pied de la confiance sur le Roc Inébranlable des Saintes Ecritures.

 

Amen,

 

 

 

D. Martyn Loyd-Jones,

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:31
Brève exhortation sur l'éducation Chrétienne
  • Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas. (Proverbes 22-6)
  • Pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. (Ephésiens 6-4)
  • Pères, n'irritez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent (...) car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n'y a point d'acception de personnes. (Colossiens 3/22-25)

 

L'éducation Chrétienne se résume en deux brèves exhortations :

 

  • Compter sur Dieu pour élever nos enfants,

 

  • Instruire et former nos enfants pour Lui.

 

Réaliser la première sans la seconde aboutit à l'anarchie ; la seconde sans la première conduit au légalisme et aux dérives sectaires.

 

Mais les deux ensemble forment le Christianisme pratique solide.

 

C'est le doux privilège de tous les parents Chrétiens de compter sur Dieu, avec toute la confiance possible, pour l'éducation de leurs enfants, mais il est lié à la responsabilité la plus sérieuse quant à l'éducation.

 

Car un parent croyant qui affirme compter sur Dieu pour le salut de ses enfants et pour l'intégrité morale de leur future carrière dans ce monde, alors qu'il néglige le devoir de les éduquer, se fait terriblement illusion.

 

Insistons très sérieusement sur cela tant pour les parents Chrétiens parvenus à un âge dit mûr, comme des plus jeunes en particulier.

 

Il y a un grand danger d'esquiver le devoir envers les enfants, d'en rejeter la responsabilité sur d'autres de quelque manière que ce soit (catéchèse, école, etc....), ou de le négliger tout à fait.

 

Peut être certain(e)s n'y trouvent pas de plaisir et reculent devant cette charge permanente.

 

Mais sur le temps, celles et ceux tombant dans ce piège s'apercevrons que les problèmes, les soucis, les chagrins, les épreuves, tout ce qui résultera d'avoir négligé le devoir parental sera mille fois pire que tout ce qu'implique l'accomplissement même de ce devoir.

 

Il y a pour tout Chrétien véritable, non seulement l'amour profond envers Dieu, mais également un grand bonheur à marcher dans le chemin de ce qui est dû au Seigneur.

 

Chaque fois qu'un père et(ou) une mère font un pas dans ce chemin, ils peuvent et nous pouvons compter sur les ressources sans nombre que nous avons en Dieu quand nous gardons Ses Commandements.

 

Adressons nous simplement jour après jour, heure après heure, à Notre Père Céleste ; nous obtiendrons tout ce qui nous est nécessaire comme grâce, douceur, autorité, sagesse et force morale pour nous rendre capables d'assumer les saintes fonctions de nos responsabilités de parents Chrétiens.

 

 

 

C.H. Mackintosh,

 

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:29
Comment la prière devient pour les enfants une réalité vivante

De nos jours, plus que jamais, on est curieux de l'origine des choses, de la manière dont elles se forment, de ce qu'elles comportent de réalité ou de simple apparence.

 

Nous cherchons des raisons, nous cherchons des explications, qu'il s'agisse de longueurs d'onde ou de névroses, d'une banqueroute financière ou d'une nouvelle doctrine théologique, d'un Gandhi ou d'un Mussolini.

 

Notre époque ne croit plus qu'à la recherche, aux enquêtes, aux questionnaires.

 

Il est grand temps, me semble-t-il, que quelqu'un essaye de se servir pratiquement des résultats de toutes ces enquêtes pour en tirer, par exemple dans la question qui nous occupe, des indications précises et utilisables, au lieu de laisser les parents et les éducateurs, après s'être débattus dans l'incertitude et le découragement, se réfugier enfin dans l'abstention ; au lieu de laisser les enfants abandonnés à eux-mêmes, privés de la boussole qui seule pourrait les guider, et les sauver de tous les péchés qu'entraînent l'ignorance, la négligence, l'absence de bonnes habitudes.

 

C'est là ce que je voudrais essayer de faire ici, sur cette question de la prière.

La formation du caractère et l'éducation religieuse n'ont pas manqué d'être soumises, elles aussi, à la recherche et à l'enquête méthodiques.

 

Le premier problème qui se présente à nous, en étudiant les résultats des recherches sur la prière, soit chez les enfants, soit chez les adultes, est un problème pratique :

 

Comment nous y prendre pour apprendre aux enfants à prier et pour les pénétrer de la réalité de Dieu et de la prière ?

 

C'est un problème fondamental, car de sa solution dépend toute la formation du caractère.

Sans la parfaite droiture, on ne peut former aucun vrai caractère.

 

Sans la vraie religion, on n'a aucune base solide pour la parfaite droiture.

 

Sans la prière authentique, il ne saurait y avoir de vraie religion.

 

La prière est donc le fondement premier et le fondement nécessaire de toute éducation religieuse, et cette éducation doit commencer dès que l'enfant commence à parler, et peut-être même plus tôt.

 

Dès que l'enfant peut comprendre certains mots, il est en état de saisir et de prendre l'attitude de la prière.

 

Quant au sens même de la prière, il le saisira à la fois par l'attitude de ses parents et par les mots qu'ils prononcent et la façon dont ils les prononcent.

 

Quelle n'est pas la responsabilité devant Dieu des parents qui devant un petit enfant parlent à Dieu sans conviction !

Que l'enfant s'agenouille, ou bien qu'il incline la tête quand son père ou sa mère prie avec lui, et qu'il apprenne que cela s'appelle « la prière ».

 

Qu'il s'habitue à entendre ces mots :

 

« Dieu, prière, prier Dieu, s'agenouiller, incliner la tête. »

 

Et puis dès qu'il est capable, si peu que ce soit, d'articuler quelques mots, qu'il commence à prier lui-même, à sa façon ; non pas à réciter une prière, mais vraiment à prier.

 

Autrefois l'on apprenait aux enfants des petites ritournelles dans ce genre :

 

« Je me couche sans peur dans mon petit lit blanc.
Le bon ange me dit : Dors bien, petit enfant,
Dors bien, dors bien !
Pense à Dieu dans le ciel et puis ne dis plus rien. »
 

Quelle impression cela peut-il faire à notre époque sur un enfant d'aujourd'hui et sur ceux qui l'entourent ?

 

Les jouets perfectionnés que la science et l'industrie lui offrent ne lui paraîtront-ils pas cent fois plus réels que ces ritournelles puériles ?

Non, les premières prières de l'enfant ne doivent pas être des mots qu'il répète mécaniquement.

 

Il faut qu'elles jaillissent de sa pensée enfantine, telle qu'elle est.

 

Rappelons-nous que l'enfant pense, bien avant de parler lui-même.

 

Si nous voulons que sa prière exprime vraiment ce qu'il a dans le coeur, qu'elle le mette en contact avec Dieu, il faut qu'il trouve en lui-même et ce qu'il dira dans sa prière et les mots pour le dire.

 

L'instinct naturel de l'enfant comme de l'adulte est essentiellement égoïste : il s'intéresse avant tout, quoi de plus naturel ? à son propre corps, à ses propres actions, à ses propres désirs.

 

C'est cela qui lui apparaît avant tout comme réel, et ses premières prières se rapportent tout naturellement à ce dont il a envie, à ce dont il a besoin, à ce qu'il convoite.

 

Au lieu de réprimer ces prières enfantines ou d'en rire, profitons-en pour infléchir graduellement les désirs de l'enfant vers ce qui n'est plus égoïste, vers les plaisirs des autres et les désirs des autres.

 

Nous y arriverons sans peine.

Les premières prières d'un enfant sont naturellement des requêtes ou pour lui-même ou pour les autres.

 

Dès que nous sentirons que cela est possible, donnons-lui l'idée d'ajouter à ses demandes l'expression de sa reconnaissance envers Dieu.

 

Mais que ce ne soit pas par une formule stéréotypée.

 

Apprenons seulement à l'enfant à dire : Merci !

 

Merci à Dieu pour tout ce que Dieu lui donne, exactement comme nous lui apprenons à dire merci pour tout ce qu'on lui donne.

 

Ne craignons pas de lui répéter la chose, pour qu'elle se grave dans son esprit.

Après la reconnaissance, il faut apprendre à l'enfant à joindre à sa prière l'intercession pour les autres.

 

Prenons d'abord la personne pour qui l'intercession paraîtra à l'enfant la plus indiquée tel de ses camarades, une personne malade ou affligée.

 

À notre École du dimanche, un enfant dans sa prière dit « 0 Dieu, que papa se mette à sourire  »

 

On n'a pas besoin de souligner l'importance et l'efficacité d'une prière comme celle-là.

Enfin l'adoration doit intervenir dans la prière de l'enfant.

 

Mais là encore, il importe avant tout que l'enfant s'y sente porté tout naturellement, et que ce ne soit pas une notion abstraite, étrangère à sa pensée d'enfant, des mots qu'on lui inculque et qui ne lui disent rien.

Qu'on me permette ici d'insister sur un point.

 

Je voudrais qu'on évitât scrupuleusement de donner à l'enfant aucune définition de Dieu, qui serait un effort pour le délimiter en usant d'expressions et de métaphores humaines.

 

On verra plus loin les raisons qui me poussent à faire une telle recommandation.

 

La prière d'adoration contient en elle implicitement tout ce qu'il importe de savoir de Dieu.

 

Que l'enfant se fasse à lui-même sa notion de Dieu, sans autres directives que l'idée de Bonté infinie et d'Amour infini, qui résulte nécessairement de la manière dont nous avons appris à l'enfant à prier.

Dès que la prière de l'enfant s'est haussée jusqu'à l'adoration, il a commencé à saisir dans sa vie la réalité de Dieu, quelque chose qui dépasse tout être humain, et même son père et sa mère.

 

Si vague et enfantine que puisse être sa conception, c'est néanmoins déjà une conception de Dieu, du Père de tous les humains.

La prière de l'enfant doit donc évoluer graduellement de l'amour de soi à l'amour des autres.

 

Elle doit englober successivement la requête, la reconnaissance, l'intercession, et enfin l'adoration.

 

Il est impossible de fixer avec exactitude l'âge où chaque enfant pourra saisir pleinement chacun de ces degrés successifs.

 

Il est fort possible, il est même peut-être souhaitable que les tout jeunes enfants ne soient pas à même de s'en faire une idée très précise et très explicite, mais il est pourtant désirable que l'habitude et je dirai le sentiment de la prière soient acquis de très bonne heure.

La prière spontanée, où l'enfant use de son propre langage, doit exister au commencement, pour que l'enfant sente par lui-même ce que c'est que la prière.

 

Mais d'assez bonne heure il convient d'y ajouter certaines prières dont le texte est fixé, prières liturgiques, que l'enfant devrait apprendre par coeur.

 

Ces prières pourront aider l'enfant à franchir les divers stades que nous venons d'énumérer, mais il est entendu que ceux qui l'instruisent doivent éviter par-dessus tout que l'enfant perde sa spontanéité, son naturel, son altruisme instinctif.

On peut indiquer plusieurs raisons assez importantes pour lesquelles il est bon d'enseigner aux enfants des prières toutes faites.

 

Premièrement, elles donnent aux enfants de bons exemples de ce que devraient être leurs prières.

 

Les enfants sont amenés par là à imiter eux-mêmes ces prières qu'on leur apprend, de la même façon qu'ils imitent la prière de leur papa ou de leur maman.

 

En second lieu, la notion essentielle de communion dans la prière se manifeste et prend corps pour ainsi dire dans l'esprit de l'enfant quand il répète une prière liturgique en même temps que ses petits camarades, ou bien en même temps que l'un de ses parents ou de ses éducateurs.

 

Il est facile de faire comprendre aux enfants que lorsque le but pour lequel on prie est le même pour tous, il vaut mieux que les mots et les expressions employés soient exactement les mêmes, sans quoi, au lieu de réaliser l'unité et la communion parfaite dans la prière, on n'aboutirait qu'à la confusion et à la discorde.

 

En troisième lieu, la prière liturgique incite à une certaine gravité de ton, à une attitude de respect et d'adoration.

 

Nous-mêmes n'avons-nous pas une tendance à réciter les prières liturgiques de notre Prayer Book sur un ton plus solennel et plus grave que celui qui nous vient naturellement dans nos prières d'abondance ?

 

Il en est de même pour l'enfant.

Cela peut lui être d'un grand secours pour l'aider à saisir tout le respect et tout le sérieux que comporte un acte d'adoration.

 

Cela contribuera à développer en lui ce sentiment d'adoration qui nous est apparu comme le plus haut degré de la prière, et qui doit s'unir chez l'enfant à la spontanéité de la prière instinctive et enfantine.

Il est à propos de ne commencer d'apprendre à l'enfant une prière liturgique que lorsqu'on a le sentiment qu'il est arrivé à bien saisir par lui-même ce que c'est que la prière.

 

À partir de ce moment-là, il est bon de conjoindre les deux sortes de prière, la prière spontanée et la prière liturgique, et de les faire progresser côte à côte.

 

Toute prière que l'on enseigne à un enfant doit être choisie avec beaucoup de soin et de discernement.

 

Elle doit être dans un langage simple, entièrement accessible à l'intelligence de l'enfant.

 

Au début elle ne devrait comprendre, parmi les éléments successifs que nous avons énumérés plus haut, que ceux-là seulement dont l'enfant a déjà connaissance par ses petites prières spontanées.

 

Mais bien entendu il faut viser à ce que la prière apprise par l'enfant puisse embrasser peu à peu tous ces éléments distincts.

C'est vers cette époque que l'on pourra apprendre à l'enfant la prière du Seigneur, l'Oraison dominicale, la prière exemplaire par excellence.

 

L'explication de cette prière, phrase après phrase, peut très bien précéder, dans l'éducation religieuse de l'enfant, l'usage qu'il en fera plus tard, comme d'une prière proprement dite.

 

On expliquera successivement à l'enfant chaque membre de phrase, en le rattachant étroitement à celui qui précède :

 

Notre Père ...
Qui es aux cieux ...
Que ton saint Nom soit glorifié.
Que ton règne vienne.
Que ta volonté soit faite...
Sur la terre...
Comme elle se fait dans le ciel.
Donne-nous aujourd'hui le pain de la journée.
Et pardonne-nous nos offenses...
Comme nous pardonnons...
À ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous amène pas dans la tentation,
Mais délivre-nous du Malin.
 

Que l'enfant peu à peu apprenne toutes ces phrases par coeur.

 

Tâchons de trouver pour chacune d'elles une image et un exemple qui les lui gravent dans la mémoire.

 

Usons de tous les moyens que met à notre disposition la pédagogie moderne, pour que ce texte sacré ne soit pas pour les enfants un amas de mots incompris, une ritournelle, un simple exercice de mémoire.

 

Vous trouverons bien des indications profitables dans le nombreuses publications destinées aux moniteurs d'Écoles de catéchèse.

Il est bon que les enfants fassent leur prière tantôt à haute voix, tantôt en silence.

 

Il est bon de leur faire saisir, par la prière silencieuse, ce qu'est la communion directe avec Dieu.

 

Il est bon, par la prière à haute voix, de leur faire saisir la valeur de la communion avec les autres, de combattre en eux la fausse honte, de justifier par là les moments réguliers où l'on prie ensemble.

 

La prière à haute voix permet en outre à l'éducateur de se rendre mieux compte des progrès de l'enfant, soit dans sa conception de la prière, soit dans l'expression qu'il arrive à lui donner.

De même, il est bon d'apprendre aux enfants à prier tantôt seuls et tantôt avec les autres, de façon que ces deux manières de prier leur soient également agréables et faciles.

 

Les enfants sont portés tout naturellement à ces deux sortes de prières ; il faut se garder seulement de leur rien suggérer qui les trouble ou qui leur donne la crainte du qu'en dira-t-on.

 

Une petite fille de notre École du dimanche avait appris de sa monitrice la pratique du recueillement, pour prier Dieu et pour l'écouter.

 

Rentrée chez elle, le soir, elle dit tout naïvement à une grande personne de sa famille :

 

« Est-ce que tu ne voudrais pas te recueillir aussi devant Dieu ? Est-ce que tu ne veux pas que nous ayons ensemble un recueillement, pour écouter Dieu, tous les deux ? »

L'attitude qu'on prend pour la prière a son importance.

 

Les enfants là-dessus commencent naturellement par imiter les grandes personnes, mais il est bon qu'ils se rendent compte de ce que signifie cette attitude et qu'ils la prennent à bon escient.

 

Il convient de leur apprendre pourquoi nous inclinons la tête, pourquoi nous nous agenouillons, pourquoi nous nous tenons debout pour prier, et aussi pour quelles raisons nous observons tantôt telle attitude, et tantôt telle autre.

 

Il faut leur apprendre que si nous fermons les yeux en priant, c'est pour écarter de notre pensée toutes les choses du dehors qui pourraient nous distraire et nous empêcher de communier avec Dieu sans interruption.

 

En suivant l'exemple que nous leur donnons, en imitant notre attitude, ils se pénètrent insensiblement de ce que j'appellerai l'atmosphère de la prière.

 

On doit tout faire pour développer et pour maintenir cette atmosphère de prière, de réalité spirituelle et d'adoration.

 

Une telle influence fera plus que beaucoup d'autres moyens pour préserver les enfants de la légèreté et du langage malpropre.

 

Le petit garçon ou la petite fille qui sent, dans sa prière, la réalité de Dieu et celle de Jésus Christ, ne se laissera pas aller à parler le mauvais langage de tant des enfants d'aujourd'hui.

Pour exemple, dans notre École du dimanche, nous essayons d'appliquer quelques unes de ces idées sur la prière, et nous avons sujet d'être reconnaissants à Dieu pour les résultats déjà obtenus.

 

Pour commencer, lorsque tous les enfants sont réunis ensemble, nous leur apprenons à fléchir les genoux et à incliner la tête dès qu'ils sont entrés dans l'église, pour le service d'adoration qui précède la leçon.

 

Après quoi nous leur faisons chercher et nous dire de leur mieux la raison d'une telle attitude.

 

Puis nous leur demandons quel doit être l'objet de la prière qu'ils doivent faire à ce moment-là.

 

Les trois choses qu'ils ont trouvées et dont ils nous ont fait part, c'est :

1° demander à Dieu de bénir notre École du dimanche ;
2° demander à Dieu que les moniteurs fassent bien leurs groupes ;
3° demander à Dieu que les élèves écoutent bien et apprennent bien leur leçon.

Il s'agit ici, on le voit, de requête et d'intercession.

 

Il nous reste à y joindre la reconnaissance et l'adoration.

 

Jusqu'à présent nous n'avons pas essayé de rédiger un texte fixe pour cette prière du début.

 

Je me contente de rappeler de temps en temps aux enfants les trois points qu'ils ont trouvés par eux-mêmes pour cette prière initiale.

Nous avions un petit bonhomme qui s'asseyait toujours à l'extrémité du premier banc, tout en avant.

 

Il disait toujours cette première prière à très haute voix, sa tête inclinée et les deux mains serrées sur ses yeux bien fermés.

 

Nous le laissions faire, pour ne pas susciter en lui le sentiment de son importance ou la crainte du qu'en dira-t-on.

 

D'ailleurs, les autres enfants n'y prenaient pas garde.

 

Mais je me demandais quelquefois ce que pouvait ressentir un moniteur insuffisamment préparé en entendant retentir cette prière dans l'église :

 

« Que Dieu bénisse notre École ! Que Dieu fasse bien parler ceux qui nous instruisent ! Que Dieu nous fasse bien écouter ! »

Une autre indication que nous avons donnée à nos enfants les oriente vers l'idée de la sincérité parfaite et les prépare à l'usage des prières liturgiques.

 

C'est tout simplement une remarque sur le sens et la portée du mot « amen ».

 

Les enfants savaient déjà que ce mot, à la fin d'une prière, signifie qu'on la signe pour ainsi parler, c'est à dire qu'on est tout à fait d'accord avec tout ce qu'elle contient.

 

Nous en avons profité pour leur recommander de faire bien attention à tout ce que renferme une prière, de manière à être parfaitement d'accord avec tout ce qu'elle dit.


Nous avons pu bien expliquer ce que c'est que le recueillement.

 

Les enfants prient à haute voix, ils prient en silence, ils prient en même temps que leurs monitrices et moniteurs.

 

Ils se communiquent les uns aux autres les directions qu'ils ont reçues durant le silence.

 

Les résultats sont d'une richesse et d'une portée merveilleuses.

J'en reviens donc à ce que je disais au début de ce chapitre.

 

L'éducation religieuse doit commencer dès que l'enfant commence à parler, et même avant.

 

La première chose à faire, c'est de lui apprendre à prier.

 

Sans ce fondement indispensable de la prière spontanée et vivante, la religion n'est qu'une habitude extérieure et sans efficacité.

 

Olive Jones,

 

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SourceRegards

Dieu parle aux enfants (1937)

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:43
Respect de la parole donnée

Dans un monde où les engagements personnels et communautaires sont si facilement violés, où les accords internationaux sont dénoncés ou faussement interprétés pour donner la main libre aux visées des uns et des autres, où « les promesses des politiciens n’engagent que ceux qui y croient », où les déclarations faites la main sur le cœur cachent les doigts croisés derrière le dos, on peut se demander comment tout rapport social juste et équilibré est envisageable. 

 

En fait, dans de telles conditions, on se demande comment un minimum d’ordre et d’harmonie entre les humains est encore possible. 

 

Le fondement de la vie en commun, des échanges particuliers et collectifs ne repose-t-il pas en grande partie sur le respect de la parole donnée ? 

 

Ou bien ce respect n’est-il qu’une apparence nécessaire afin de gagner la confiance de ses interlocuteurs ou de ses partenaires puis de mieux les dévorer le moment venu ?

 

Ces questions méritent d’être posées non pas par rapport à un ou plusieurs incidents particuliers ou communautaires dont on aurait à se plaindre, mais de manière plus fondamentale. 


 

Il est toujours facile et assez naturel de se présenter comme une victime et de se plaindre quand nous nous sentons trompés, mais ne nous plaignons-nous que pour passer de l’autre côté de la barrière quand cela nous arrange et sert nos intérêts immédiats ou à long terme ?  


 

Dans la Bible, la notion d’Alliance entre Dieu et Sa Création, plus spécifiquement entre l’Éternel Dieu (Yahweh) et Son peuple, repose sur le total et parfait engagement du Seigneur dont la Parole donnée est Véridique et accomplit ce pour quoi elle est envoyée.


 

Il n’y a aucune fraude, aucun mensonge en Lui, et Il attend qu’il en soit de même du côté de Ses Créatures. 


 

Lorsqu’Il dit à Adam, par rapport au commandement donné de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal : 


 

Le jour où tu en mangeras, tu mourras, 


 

cette parole s’accomplit lors de la transgression du commandement par le premier couple humain. 


 

De même, lorsqu’Il promet que malgré les morsures infligées au talon par le serpent, la descendance de la femme écrasera sa tête, cette promesse s’accomplit au moment de la venue du Sauveur promis au cours des siècles dans l’Ancien Testament : par Son Sacrifice volontairement consenti sur la Croix, Jésus-Christ met à mort la puissance  du tentateur, qui est aussi le père du mensonge.


 

Dans l’évangile selon Jean, Jésus l’a qualifié comme tel devant ceux qui n’acceptaient pas sa filiation éternelle avec le Père céleste, et suivaient donc la voix du père du mensonge (Jean 8 :44-45)


 

Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père.  Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s’est pas tenu dans la Vérité, parce que la Vérité n’est pas en lui.  Lorsqu’il profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même car il est menteur et le père du mensonge.  Et Moi, parce que Je dis la Vérité, vous ne Me croyez pas !


 

Bien sûr cette victoire du Christ sur la Croix demeure paradoxale puisque c’est par une mort expiatoire que le pouvoir mortifère du père du mensonge est anéanti.


 

Paradoxale mais bien réelle pourtant !


 

Souvent elle semble être, aux yeux mêmes des croyants, aléatoire, fugitive ou reportée à plus tard, au vu des événements  et du torrent de mensonges qui font le lot quotidien de l’actualité. 


 

En fait cette victoire est d’abord visible dans le comportement des Croyants greffés en Christ par une Vraie Foi. 


 

A ceux-ci, l’apôtre Paul, dans sa lettre aux chrétiens de Colosses (chapitre 3, versets 9 et 10) écrit : 


 

Ne mentez pas les uns aux autres, vous qui avez dépouillé la vieille nature avec ses pratiques et revêtu la nature nouvelle qui se renouvelle en vue d’une pleine connaissance selon l’image de celui qui l’a créée. 


 

Paul fait écho aux paroles de Jésus dans le sermon sur la montagne (évangile selon Matthieu, 5:37)


 

Que votre parole soit oui, oui ; non, non ; ce qu’on y rajoute vient du malin. 


 

Jésus, Lui,  confirme et souligne la portée de deux commandements dans le Décalogue : le troisième (Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel ton Dieu en vain ; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain) et le neuvième (Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain). 


 

Ni duplicité, ni mensonge, ni calculs malhonnêtes donc, aussi naïf que cela puisse paraître aux yeux de ceux qui s’en font une spécialité et en tirent même gloire. 


 

Et peu importe s’ils sont majoritaires dans ce monde. 


 

Pour la gouverne de ceux qui souhaitent le suivre, le Seigneur Jésus déclare dans le même sermon sur la montagne (5:21):


 

Quiconque me dit : « Seigneur, Seigneur ! » n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 


 

Là aussi un avertissement à prendre au sérieux, car il provient de Celui qui a aussi déclaré : 


 

Les cieux et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ! (Matthieu 24:35; Marc 13:31; Luc 21:33).


 

Amen,


 


 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé


 


 


 

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:42
Viser la moralité

Certains prêchent aujourd’hui dans le but de divertir.

 

Tant qu’il peut assembler les foules, leur chatouiller l’oreille et les renvoyer ronronnantes de suffisance, l’orateur se réjouit et se félicite.

 

Paul ne cherchait pas à plaire au public ni à assembler une foule.

 

Susciter l’intérêt n’avait pour lui aucune utilité si cela n’amenait pas les hommes au salut.

 

Si la vérité ne perçait pas les cœurs, n’affectait pas les vies et ne créait pas des hommes nouveaux, Paul se lamentait :

 

“Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Eternel ?”.

 

On pense aussi que l’effort chrétien devrait servir à éduquer les hommes.

 

L’éducation en elle-même revêt une très grande valeur et les chrétiens devraient se réjouir d’avoir aujourd’hui les moyens d’en bénéficier de manière générale.

 

L’Église de Christ n’a jamais été engagée dans la promotion de l’ignorance mais dans le soutien de la connaissance.

 

Mais si sa mission se résume à former les facultés mentales de nos semblables, elle commet une très grave erreur.

 

Jésus-Christ vint dans le monde pour chercher et sauver ce qui était perdu.

 

Il a donné cette même mission à son église.

 

Elle trahit son Maître si elle se laisse séduire par les beautés et les merveilles de cette vie, au point d’oublier que sa seule raison d’être parmi les fils des hommes consiste en la proclamation de Christ et de sa crucifixion.

 

L’Église a le salut des âmes pour vocation.

 

Le serviteur de Dieu doit employer tous les moyens pour le salut. Il ne sert pas vraiment Christ si ce n’est pas là le grand désir de son cœur.

 

Les missionnaires tombent bien au-dessous de leur place légitime lorsqu’ils se contentent de promouvoir la culture.

 

Leur objectif suprême doit être le salut …

 

Paul n’essaie pas de promouvoir (non plus) la moralité.

 

L’Évangile en est le meilleur promoteur.

 

Une fois sauvé, l’homme devient moral et grandit dans l’expérience de la sainteté.

 

Mais celui qui vise la moralité manque complètement la cible.

 

Même s’il l’atteignait (chose impossible), il n’a pas touché le but pour lequel il est envoyé dans le monde.

 

Le docteur Chalmers prêchait la moralité dans sa première paroisse, mais il ne vit aucun bien sortir de ses exhortations.

 

En revanche, dès qu’il proclama Christ crucifié, un bourdonnement et une agitation survinrent (ainsi qu’une grande opposition).

 

Mais la grâce remporta la victoire.

 

Celui qui désire obtenir du parfum doit planter des fleurs.

 

Quiconque veut la moralité doit amener les hommes au salut.

 

Le cadavre ne bouge pas à moins de recevoir la vie, et une vie ordonnée provient d’un renouvellement initial intérieur opéré par le Saint-Esprit.

 

Ne nous satisfaisons pas d’enseigner aux gens leurs devoirs envers leur prochain, ou même envers Dieu, ce qui n’est que simple légalisme.

 

Nous allons beaucoup plus loin en amenant les hommes à ce qu’ils devraient être par la puissance de l’Esprit de Dieu.

 

Nous ne plaçons pas devant des aveugles ce qu’ils devraient voir, mais nous leur ouvrons les yeux au nom de Jésus.

 

Nous ne disons pas au captif de quelle liberté il devrait jouir, mais nous ouvrons la porte et enlevons ses fers.

 

Montrons aux hommes comment Jésus-Christ offre gratuitement tout ce qui est essentiel à la vie éternelle à quiconque vient et place sa confiance en lui.

 

 

 

Charles Spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Bible

Croix Huguenote

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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