Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur Facebook, Google +

en cliquant sur l'un des deux liens 

ci dessous

Facebook suivi

 

  Google + 

 

14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 14:47
Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

.

« Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain. » Exode 20:7

 

Le commerce d’autographes semble jouir d’une prospérité peu commune.

 

De nombreuses firmes exploitent les noms des vedettes de cinéma, de la télévision ou de la chanson dont la simple signature au bas d’une photo est devenue une ressource inespérée.

 

Le public amateur de ces marchandises ignore souvent le nom véritable de ses idoles qui, presque toujours, prennent un pseudonyme pour rehausser leur prestige.

 

Dieu, Lui, nous fait connaître Son Nom véritable.

 

Celui-ci n’est pas une simple étiquette collée à Sa Personne.

 

Il est irremplaçable.

 

Ni placage ni description extérieure, le nom de Dieu est l’équivalent de Sa Propre Personne.

 

En nous révélant son nom, Dieu cesse d’être pour nous un inconnu, un être abstrait et solitaire.

 

Comme la nuée et la colonne de feu témoignaient de Sa Présence auprès des tribus israélites qu’Il conduisait à travers le désert, Son Nom révélé offrait également la garantie de cette proximité.

 

« Je suis Celui qui suis. » (Exode 3:14).

 

Devant le miracle du buisson ardent ou au sommet du mont Horeb, Moïse comprend à qui Il aura désormais affaire.

 

Pour un païen, connaître le nom de la divinité équivalait à posséder magiquement son dieu.

 

Il pouvait ainsi subtiliser sa puissance et la rendre docile à ses projets.

 

Une certaine technique de l’invocation lui donnait l’illusion de déjouer les projets funestes, de conjurer les malédictions et de se mettre à l’abri de forces obscures, malicieuses et redoutables.

 

Quel contraste avec la sérénité du croyant qui, lui aussi, invoque le Nom de Dieu, mais dans des dispositions combien différentes !

 

Il puise dans la Révélation la connaissance que Dieu donne de Sa Personne et de Ses Desseins.

 

Les vagues incertitudes cèdent la place à une ferme assurance.

 

En L’invoquant de tout leur cœur, des faibles ont bravé des dangers et vaincu des géants.

 

Et à travers leurs faiblesses et leurs erreurs, le Nom de Dieu demeurait en eux le Signe de Sa Puissance Agissante et Efficace.

 

C’est Ce Nom, c’est-à-dire la Personne de Dieu, qu’il ne faut pas prendre en vain.

 

Le troisième commandement nous invite à bannir de notre langage et de notre vie toute utilisation profane de Son Saint Nom, depuis la plus grossière jusqu’aux plus subtiles.

 

Car nous devrons rendre compte un jour de nos paroles, de nos actes et de nos pensées.

 

Et tout d’abord de nos paroles.

 

Chassons de notre langage les exclamations vulgaires qui nous paraissent peut-être sans gravité et auxquelles nous nous sommes accoutumés avec tant de désinvolture.

 

Les invocations légères ou malignes du Nom de Notre Seigneur, aussi bien que les jurons grossiers, trouvent dans le ciel un Auditeur sans cesse Présent et Attentif.

 

Aucune profanation de Son Nom ne Lui échappe; aucun abus dont Il ne tienne compte.

 

Nos actes peuvent compromettre à leur tour la Sainteté de Dieu.

 

Si nous restons silencieux devant les multiples abus de Son Nom, refusant de prendre la défense de Sa Réputation…; si en face du paganisme anti-chrétien qui resurgit un peu partout dans notre monde moderne et qui attaque avec virulence…; si nous n’échappons pas aux équivoques que condamne la Sainteté de Dieu…; lorsque nous manquons du simple, mais difficile courage de dire non, n’aurons-nous pas, nous aussi, profané le Nom de Dieu ?

 

C’est un danger redoutable que de croire en Dieu et d’hésiter entre le blanc et le noir, la Lumière et les ténèbres, le oui et le non.

 

Enfin, notre attitude intérieure, nonobstant les apparences, pourrait être l’évidence d’une culpabilité et d’une profanation dans ce domaine.

 

Habituellement, nous pensons au troisième commandement à propos des blasphèmes impies des « gens du dehors ».

 

Il est bon et impératif de nous rappeler que la Loi de Dieu s’adresse tout d’abord à son peuple.

 

Sa Parole est toujours un message personnel.

 

Elle s’adresse à moi, mais ne m’autorise pas à m’ériger en juge.

 

Elle m’invite et m’exhorte d’abord à ma propre conversion.

 

À cette condition-là, le Nom de Dieu ne sera pas blasphémé dans le monde.

 

Ainsi, ceux qui ne partagent pas notre foi ou qui la combattent prendront peut-être le temps d’écouter les Chrétiens qui ne se contentent pas de parler de leur foi, mais qui la vivent profondément.

 

Il nous faut entendre à bon escient les exigences de la Parole de Dieu, Ses Avertissements et Ses promesses.

 

Les actes religieux accomplis sans conviction ni but, ou ce qui est pis, dans un but tout à fait intéressé, sont les formes les plus déplorables de la profanation du Nom de Dieu.

 

Le Seigneur nous révèle Son Nom : « Je suis Celui qui suis. »

 

Je me révèle comme Je Veux.

 

La tentation consiste à vouloir nous servir de Dieu et échapper en même temps à Son Appel contraignant.

 

Ceci est plus grave que de jurer par la parole.

 

Il est possible d’user d’un langage poli et respectueux, et néanmoins tomber dans la profanation et l’irresponsabilité.

 

Il est possible de substituer notre religion personnelle à la Révélation Libératrice de Dieu.

 

Dieu, ainsi que la Bible, la prière et les sacrements, moyens de grâce efficaces, peuvent devenir autant de tentations magiques lorsqu’ils sont employés en dehors de Sa Souveraine Volonté.

 

Si nous croyons que Dieu est le Fondement Indispensable de notre vie, ne vivons pas comme s’Il ne pouvait pas et ne voulait pas s’intéresser à notre vie quotidienne.

 

Jésus a dit :

 

« Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait La Volonté de Mon Père qui est dans les cieux. » (Mattieu 7:21).

 

Quelle exigence redoutable de la part de Celui qui n’a jamais pactisé avec la facilité et les faux semblants !

 

L’interdiction du troisième commandement vise avant tout les abus de nature religieuse.

 

Nous ne pouvons pas être croyants pour des raisons matérielles, sociales, morales ou psychologiques.

 

« Tu aimeras le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. » (Matthieu 22:37).

 

C’est donc devant Sa Présence et sous Sa Garde que nous sommes appelés à vivre.

 

C’est Lui Seul la raison et l’objet de notre foi.

 

Et puisque nous sommes appelés à défendre Son Nom devant les hommes, ne nous contentons pas de froncer les sourcils lorsque l’on jure par Son Nom ou lorsque l’on tient des propos injurieux à Son Egard.

 

Notre vie entière doit Lui obéir dans la plénitude.

 

Il la veut dans sa totalité, cœur, âme, force et savoir, avec toute notre affectivité, au-dessus même de notre vie ; avec toutes les possibilités qui sont mises par Lui à notre disposition.

 

Sa Loi n’est pas une quelconque morale ni une suite de règles stéréotypées, mais elle est l’image même de Sa propre Action en faveur de l’homme.

 

Dieu ne s’est-Il pas offert à nous ; ne s’est-Il pas abaissé et appauvri totalement ?

 

Dieu Seul peut bien parler de Dieu !

 

Il a honoré Son Nom.

 

Il a enlevé les masques dont les hommes s’affublent.

 

Il a refusé tout compromis avec l’impureté, le mensonge et l’hypocrisie.

 

Jésus-Christ, Son Fils, a prié ainsi :

 

« Père […] je T’ai glorifié sur la terre […] J’ai manifesté Ton Nom aux hommes » (Jean 17:4,6), en ajoutant aussitôt : « Je me sanctifie Moi-même pour eux. » (Jean 17:19).

 

Sur la croix, le Nom de Dieu fut avili, profané, aussi bien par les païens que par le peuple religieux par excellence.

 

Et pourtant, sur cette colline où les passants injuriaient Jésus et où les bourreaux se moquaient de leur victime, Dieu a dressé une barrière infranchissable et Il a sauvegardé pour toujours Sa Sainteté.

 

Il était descendu graver Son Nom, non plus sur des tables de pierre, mais sur la chair et par le sang de Celui qu'Il avait destiné à porter Personnellement Son Saint Nom parmi les humains.

 

Et au matin de Pâques, les ténèbres de la crucifixion furent définitivement chassées.

 

Aux yeux de tous les hommes, Dieu fit éclater la Gloire de Son Nom Saint, Juste et Vrai.

 

En Christ, ce Nom est Plénitude.

 

Aussi, les hommes qui Le prononcent et qui doivent L’annoncer savent qu’il n’y a pas dans le ciel ou sur la terre aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés.

 

Nul ne doit l’ignorer.

 
Amen,
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Réformé

 

Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

.

Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

.

Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

.

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
commenter cet article
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:38
Le culte en famille

.

Une pratique et un art en voie de disparition, une pratique délaissée.

 

Personne n’a besoin de me dire à quel point les parents d’aujourd’hui sont occupés.

 

Dans de nombreux foyers chrétiens, on tient pour acquis que deux salaires sont maintenant nécessaires sur le plan économique.

 

Les familles, de plus en plus fragmentées, ont de plus en plus de difficulté à trouver du temps pour être simplement ensemble, alors encore moins pour un culte en famille.

 

Partager un repas en famille est devenu un événement spécial que l’on réserve pour les congés et qui se produit rarement au cours d’une semaine normale.

 

Les soupers réchauffés au four micro-ondes ainsi que des parents et des enfants épuisés sont la conséquence des nombreux conflits d’horaire.

 

Dans un tel cadre, l’idée même d’un culte en famille nous semble un anachronisme sorti tout droit de l’époque de « La petite maison dans la prairie », où les membres de la famille discutaient tranquillement autour du feu.

 

Cependant, si l’on retournait dans le temps vers le milieu du dix neuvième siècle, voici ce que nous pourrions entendre de la bouche de pasteurs fidèles à la Bible qui se faisaient du souci pour leurs Églises parce que le culte en famille était peu observé :

 

« Tout comme l’observation du jour du sabbat et l’enseignement catéchétique des enfants, le culte en famille a perdu du terrain. Il y a de nombreux chefs de famille, membres communiants de nos Églises, ainsi que, selon un rapport à peine croyable, certains anciens et diacres qui ne conduisent pas quotidiennement leurs familles dans l’adoration de Dieu au foyer. » (Thoughts on Family Worship, « Quelques pensées sur le culte en famille », écrit par James W. Alexander en 1847).

 

À une époque bien moins compliquée que la nôtre, le pasteur Alexander voyait l’importance du culte en famille et se lamentait pourtant que de moins en moins de maisonnées prenaient cette pratique au sérieux.

 

Dans son livre que nous venons de citer, un classique, Alexander décrit avec émotion les bienfaits que procure le culte en famille à la personne qui le prépare, aux parents, aux enfants, à l’Église, à la parenté, à l’état ou à la nation et même à la postérité.

 

Je recommande cette courte lecture, tout particulièrement à ceux qui ont besoin d’être convaincus de l’importance du culte en famille, toujours aussi grande à notre époque que dans le reste de l’histoire de l’Église.

 

Un devoir parental

 

Les raisons pour lesquelles nous ne pratiquons pas et ne voulons pas pratiquer le culte en famille sont aussi nombreuses que les jours que nous remplissons de choses moins importantes.

 

Au chapitre 21 de la Confession de foi de Westminster, intitulé « Le culte religieux et le jour du sabbat », la section 6 déclare :

 

« Dieu doit être adoré partout en esprit et en vérité, aussi bien quotidiennement en famille qu’individuellement dans le secret. »

 

On lit dans l’Ordre et discipline ecclésiastique de l’Église Presbytérienne en Amérique du Nord (PCA), au chapitre 63, intitulé « La vie chrétienne au foyer » :

 

« En plus du culte public, il est du devoir de chaque personne dans le secret et de chaque famille en privé d’adorer Dieu […] Le culte en famille, que chaque famille devrait observer, consiste en la prière, la lecture des Écritures et les chants de louange, ou en une version abrégée dans laquelle notre reconnaissance envers Dieu est exprimée à voix haute. Les parents devraient instruire leurs enfants dans la Parole de Dieu et dans les principes de notre sainte religion. La lecture de livres de dévotion devrait être encouragée et toutes les occasions appropriées pour l’instruction religieuse devraient être saisies. »

 

Depuis très longtemps, nos pères dans la foi ont reconnu la nécessité de construire la famille au moyen du temps consacré au culte familial.

 

Jonathan Edwards, le grand prédicateur du dix huitième siècle, disait que chaque foyer chrétien est une « petite Église », où chaque père est le pasteur de cette petite communauté à l’intérieur de l’Église plus grande.

 

Si nous voulons nous assurer que les enfants voient en leurs parents des exemples vivants de la foi, ils doivent le voir plus souvent qu’une fois par semaine le dimanche.

 

Lorsque, en tant qu’ancien, je visite des familles, une des façons les plus pénétrantes (et embarrassantes) pour aider à déterminer si une famille grandit dans la foi et dans la connaissance du Christ consiste à poser des questions aux parents sur leur culte personnel et sur leur culte en famille.

 

S’il n’y a rien du lundi matin au samedi soir, il ne reste que très peu de temps à l’Église pour remplir, pendant l’école du dimanche et le culte, le vide spirituel laissé par une semaine de confrontation avec le monde déchu et avec nos natures pécheresses.

 

En faire une priorité

 

Alors, comment trouver la motivation pour avoir « le désir de vouloir », comme le disait Charles Spurgeon ?

 

Je me souviens que, lorsque j’étais un jeune ancien dans une Église en Californie, je disais aux familles dont j’étais responsable que le culte en famille devait être une de leurs plus grandes priorités.

 

Si un membre avait le courage et la perspicacité de me demander comment je m’y prenais avec ma jeune famille grandissante, c’est une réponse tout en détours qui parvenait à ses oreilles :

 

« Faites ce que je dis et non ce que je fais. »

 

Oui, c’était bel et bien une grande priorité dans ma famille, mais qui ne se faisait jamais.

 

Évidemment, j’avais le temps d’aller faire du jogging, de lire des piles de magazines (c’était avant l’Internet) et je pouvais trouver toutes sortes d’autres excuses médiocres pour ne pas faire ce que je leur disais être fondamental à la vie chrétienne au foyer.

 

Si nous avons le temps de vérifier le temps qu’il fait à l’autre bout du monde tous les jours sur Internet (ou de lire d’autres nouvelles aussi importantes), n’avons-nous pas le temps de conduire nos familles au Trône de la Grâce ?

 

Ne prétendons pas que quelque chose est une priorité dans notre vie si nous laissons un tas d’autres choses de moindre importance nous empêcher de l’accomplir.

 

Peut-être que la plupart d’entre nous ne consacrent qu’un petit cinq minutes par jour à la prière en famille, mais c’est un premier pas vers quelque chose de grandiose.

 

Réfléchissons avec quelle rapidité passe le temps que nos enfants de l’alliance sont avec nous; ils viennent à peine de naître que déjà le temps de quitter la maison arrive.

 

L’un après l’autre, mes enfants quittent la maison et se marient.

 

Il me semble qu’hier encore je changeais leurs couches !

 

Pourtant en y pensant bien, si nous avons un bref culte en famille pendant environ quarante semaines par année (en éliminant l’été, les vacances et d’autres événements imprévus), alors au cours de la vingtaine d’années pendant lesquelles Dieu nous confie la responsabilité de nos enfants au foyer, nous avons environ 4000 occasions d’ouvrir la Parole de Dieu, de louer le Seigneur par le chant, de prier pour leurs besoins ainsi que pour ceux des autres.

 

Le plus important, toutefois, c’est qu’ils reçoivent alors l’héritage d’une communion quotidienne avec Dieu et de tous les bienfaits qui en découlent.

 

Ils héritent d’une tradition familiale qui leur viendra plus naturellement qu’elle ne l’est venue pour moi qui ai grandi dans une famille où la lecture des Écritures et la prière quotidiennes ne faisaient pas partie des traditions.

 

Le culte en famille devrait avoir pour but la prière, la lecture de la Parole de Dieu et un chant de louange ou de reconnaissance.

 

Le matériel utilisé peut aller en profondeur ou être plus simple, selon l’âge des enfants.

 

Comment s’y prendre ?

 

Nous arrivons à la question difficile : Comment s’y prendre ?

 

Pères, c’est à nous de prendre les commandes.

 

Comme pour les autres aspects de la direction spirituelle, notre Epouse espère que nous aurons la motivation de donner la direction.

 

Si nous abandonnons et que nous lui demandons de le faire, ce sera beaucoup moins profitable et nos enfants comprendront très bien le message :

 

le culte en famille n’est pas une grande priorité.

 

Comme je l’ai dit précédemment, commençons par quelque chose que nous pourrons vraiment accomplir.

 

Décidons si le matin ou le soir serait préférable, avant ou après le déjeuner ou le souper.

 

Il existe plusieurs types de matériel intéressant et sérieux qui peuvent nous aider à couvrir les fondements de la foi au rythme de chacun :

 

des Bibles, des livres de prières ou de méditations, des catéchismes pour enfants, des leçons bibliques, des recueils de chants, des suggestions d’activités pratiques, etc.

 

Une suggestion serait de commencer par lire un proverbe ou un psaume chaque jour.

 

Dieu nous a donné trente-et-un chapitres dans le livre des Proverbes, alors c’est facile de lire un chapitre par jour et de savoir où on est rendu.

 

Exemple simple sans aucune prétention :

Si aujourd’hui c’est le 21 du mois, il s’agit tout simplement de lire le chapitre 21 !

 

Nous verrons comment Dieu nous donnera des idées et des conseils très pratiques pour la journée devant nous.

 

Écoutons pendant que notre Epouse et nos enfants expriment leurs requêtes de prière.

 

Écrivons-les, ce qui nous permettra de voir comment Dieu répond à nos prières.

 

Le point crucial, c’est de faire du culte en famille une véritable priorité qui ne se fera pas emporter par un tas d’autres choses secondaires.

 

Comme le dit le pasteur Alexander dans son livre sur le culte en famille :

 

« Laissons les autres héritages se détruire, mais ne privons pas notre progéniture de l’adoration de ce Dieu qui a été Notre Refuge dans toutes les générations. »

 

Amen,

 

Rv Brad Winsted ,

 

Eglise Presbytérienne Atlanta, Georgie (USA)

 

 

 

 

 

 

 

 

Le culte en famille

.

Le culte en famille

.

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant, - dans Réflexion
commenter cet article
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:33
L'Autorité des Saintes Ecritures

.

"Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture."

(Ephésiens 6-14)

 

Il ne fait aucun doute que la plupart des problèmes rencontrés dans les églises, communautés ainsi que dans le monde ont pour cause un éloignement de plus en plus marqué de l'autorité des Saintes Ecritures.

 

La Parole de Dieu est remplacée par la philosophie humaine, l'avis des "savants" est plus déterminant que la Révélation Divine.

 

Les dirigeants spirituels eux-mêmes louent le progrès des connaissances scientifiques, s'inclinant devant la vision du monde qu'elles inspirent.

 

De plus en plus, la Bible est perçue comme un livre parmi tant d'autres.

 

Elle est considérée comme n'étant plus d'actualité, son contenu comme trop intolérant.

 

"L'homme moderne ne peut pas se fier à un tel livre. Cela fait longtemps d'ailleurs que la science a réfuté les vérités bibliques", telle est l'opinion générale.

 

(Note Refuge Protestant : il y a quelques temps de cela, à une question lancée à un homme de haut rang s'il croyait en Dieu, sa réponse suffisante et méprisante fut à la hauteur du rejet conséquent et paradoxe grotesque en laquelle elle fut exprimée  : j'ai ..."l'humilité"... d'être ...agnostique... )

 

Par conséquent, le Message Biblique n'est plus écouté et ne rencontre plus aucun intérêt.

 

Chacun de nous doit s'interroger :

 

"Est ce que je crois en l'infaillibilité de la Bible, Parole de Dieu ? Est ce que je lui confère l'autorité qui lui revient dans toutes les questions que je me pose à propos de Dieu, de la foi, des origines et du sens de la vie ? Ma pensée est elle forgée par la Parole de Dieu ou est ce que je me réfère à mes propres jugements, décidant seul(e) quels éléments des Saintes Ecritures constituent pour moi une obligation ?"

 

L'arrière pensée de ces questions est évidente :

 

La Bible est elle un Message et une Révélation Divine, ou est ce que je préfère me fier aux spéculations, aux connaissances et aux opinions humaines ?

 

Ou, pour faire plus simple, est ce que je place véritablement ma confiance dans ce que me dit la Bible ?

 

Est ce qu'elle détermine ma pensée et ma vie ?

 

Ou est ce que je me laisse influencer par l'esprit du temps et par l'opinion du plus grand nombre ?

 

Nous n'avons de choix qu'entre ces deux possibilités.

 

Les premiers Chrétiens avaient la certitude que la Bible était la Parole de Dieu.

 

Des siècles durant, ils furent unanimes pour dire non seulement que la Bible "contenait" la Parole de Dieu, mais qu'elle était pleinement inspirée de Dieu et donc infaillible.

 

Il y a près de 500 ans, les réformateurs luttèrent en faveur de la vérité selon laquelle non seulement la Bible renferme la Révélation de Dieu à l'humanité, mais encore que ses auteurs ont été dirigés par l'Esprit de Dieu et donc préservés d'erreurs.

 

Ceci fut de tout temps le point de vue de la véritable Eglise de Christ.

 

Chaque être humain a besoin d'autorité.

 

Sans elle, le juste et le faux n'existeraient pas, tout ne serait que chaos et désordre.

 

Il a été démontré bien trop souvent dans les générations passées où mène l'absence du respect de l'autorité :

 

Chacun fait ce qui lui semble bon.

 

D'innombrables personnes sont ainsi abandonnées à leurs erreurs.

 

Elles ne sont pas orientées vers la Vérité Divine et ne peuvent donc plus prendre conscience de leur état de perdition.

 

Le monde a beau parler de progrès et de développement, l'homme ne fait que tourner en rond s'il ne bénéficie pas de l'orientation que lui fournit la Parole de Dieu.

 

Soit nous nous soumettons à l'Autorité de Dieu, soit nous recherchons une quelconque autre autorité qui toutefois ne nous sera d'aucun secours.

 

Voilà précisément ce qu'apprirent des hommes tels que Martin Luther, John Wycliffe, Jean Hus et bien d'autres.

 

Ils prirent conscience de la richesse des Vérités Divines renfermées dans la Bible.

 

Ils réalisèrent que l'opinion du plus grand nombre était en opposition avec le Message de Dieu.

 

Bien que seus face à l'apparente supériorité humaine, ils n'avaient aucune crainte.

 

Ils avaient à leurs côtés l'Autorité de la Parole de Dieu.

 

Quelle position adoptons nous aujourd'hui ?

 

Comment pouvons nous connaître le fondement et les principes de notre vie ?

 

Quelle doit être notre façon de vivre ?

 

Et comment résister au grand ennemi de Dieu sans connaître la Vérité absolue et sans la prendre pour ceinture ?

 

Où trouver la réponse à toutes les questions auxquelles la vie nous confronte sinon dans la Bible, Parole Infaillible de Dieu ?

 

Soit je bâtis ma vie sur le sable, soit je choisis de poser le pied de la confiance sur le Roc Inébranlable des Saintes Ecritures.

 

Amen,

 

 

 

D. Martyn Loyd-Jones,

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Autorité des Saintes Ecritures

.

L'Autorité des Saintes Ecritures

.

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant, - dans Réflexion
commenter cet article
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:31
Brève exhortation sur l'éducation Chrétienne

.

  • Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas. (Proverbes 22-6)
  • Pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. (Ephésiens 6-4)
  • Pères, n'irritez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent (...) car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n'y a point d'acception de personnes. (Colossiens 3/22-25)

 

L'éducation Chrétienne se résume en deux brèves exhortations :

 

  • Compter sur Dieu pour élever nos enfants,

 

  • Instruire et former nos enfants pour Lui.

 

Réaliser la première sans la seconde aboutit à l'anarchie ; la seconde sans la première conduit au légalisme et aux dérives sectaires.

 

Mais les deux ensemble forment le Christianisme pratique solide.

 

C'est le doux privilège de tous les parents Chrétiens de compter sur Dieu, avec toute la confiance possible, pour l'éducation de leurs enfants, mais il est lié à la responsabilité la plus sérieuse quant à l'éducation.

 

Car un parent croyant qui affirme compter sur Dieu pour le salut de ses enfants et pour l'intégrité morale de leur future carrière dans ce monde, alors qu'il néglige le devoir de les éduquer, se fait terriblement illusion.

 

Insistons très sérieusement sur cela tant pour les parents Chrétiens parvenus à un âge dit mûr, comme des plus jeunes en particulier.

 

Il y a un grand danger d'esquiver le devoir envers les enfants, d'en rejeter la responsabilité sur d'autres de quelque manière que ce soit (catéchèse, école, etc....), ou de le négliger tout à fait.

 

Peut être certain(e)s n'y trouvent pas de plaisir et reculent devant cette charge permanente.

 

Mais sur le temps, celles et ceux tombant dans ce piège s'apercevrons que les problèmes, les soucis, les chagrins, les épreuves, tout ce qui résultera d'avoir négligé le devoir parental sera mille fois pire que tout ce qu'implique l'accomplissement même de ce devoir.

 

Il y a pour tout Chrétien véritable, non seulement l'amour profond envers Dieu, mais également un grand bonheur à marcher dans le chemin de ce qui est dû au Seigneur.

 

Chaque fois qu'un père et(ou) une mère font un pas dans ce chemin, ils peuvent et nous pouvons compter sur les ressources sans nombre que nous avons en Dieu quand nous gardons Ses Commandements.

 

Adressons nous simplement jour après jour, heure après heure, à Notre Père Céleste ; nous obtiendrons tout ce qui nous est nécessaire comme grâce, douceur, autorité, sagesse et force morale pour nous rendre capables d'assumer les saintes fonctions de nos responsabilités de parents Chrétiens.

 

 

 

C.H. Mackintosh,

 

 

Brève exhortation sur l'éducation Chrétienne

.

Brève exhortation sur l'éducation Chrétienne

.

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant, - dans Réflexion
commenter cet article
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:29
Comment la prière devient pour les enfants une réalité vivante

.

De nos jours, plus que jamais, on est curieux de l'origine des choses, de la manière dont elles se forment, de ce qu'elles comportent de réalité ou de simple apparence.

 

Nous cherchons des raisons, nous cherchons des explications, qu'il s'agisse de longueurs d'onde ou de névroses, d'une banqueroute financière ou d'une nouvelle doctrine théologique, d'un Gandhi ou d'un Mussolini.

 

Notre époque ne croit plus qu'à la recherche, aux enquêtes, aux questionnaires.

 

Il est grand temps, me semble-t-il, que quelqu'un essaye de se servir pratiquement des résultats de toutes ces enquêtes pour en tirer, par exemple dans la question qui nous occupe, des indications précises et utilisables, au lieu de laisser les parents et les éducateurs, après s'être débattus dans l'incertitude et le découragement, se réfugier enfin dans l'abstention ; au lieu de laisser les enfants abandonnés à eux-mêmes, privés de la boussole qui seule pourrait les guider, et les sauver de tous les péchés qu'entraînent l'ignorance, la négligence, l'absence de bonnes habitudes.

 

C'est là ce que je voudrais essayer de faire ici, sur cette question de la prière.

La formation du caractère et l'éducation religieuse n'ont pas manqué d'être soumises, elles aussi, à la recherche et à l'enquête méthodiques.

 

Le premier problème qui se présente à nous, en étudiant les résultats des recherches sur la prière, soit chez les enfants, soit chez les adultes, est un problème pratique :

 

Comment nous y prendre pour apprendre aux enfants à prier et pour les pénétrer de la réalité de Dieu et de la prière ?

 

C'est un problème fondamental, car de sa solution dépend toute la formation du caractère.

Sans la parfaite droiture, on ne peut former aucun vrai caractère.

 

Sans la vraie religion, on n'a aucune base solide pour la parfaite droiture.

 

Sans la prière authentique, il ne saurait y avoir de vraie religion.

 

La prière est donc le fondement premier et le fondement nécessaire de toute éducation religieuse, et cette éducation doit commencer dès que l'enfant commence à parler, et peut-être même plus tôt.

 

Dès que l'enfant peut comprendre certains mots, il est en état de saisir et de prendre l'attitude de la prière.

 

Quant au sens même de la prière, il le saisira à la fois par l'attitude de ses parents et par les mots qu'ils prononcent et la façon dont ils les prononcent.

 

Quelle n'est pas la responsabilité devant Dieu des parents qui devant un petit enfant parlent à Dieu sans conviction !

Que l'enfant s'agenouille, ou bien qu'il incline la tête quand son père ou sa mère prie avec lui, et qu'il apprenne que cela s'appelle « la prière ».

 

Qu'il s'habitue à entendre ces mots :

 

« Dieu, prière, prier Dieu, s'agenouiller, incliner la tête. »

 

Et puis dès qu'il est capable, si peu que ce soit, d'articuler quelques mots, qu'il commence à prier lui-même, à sa façon ; non pas à réciter une prière, mais vraiment à prier.

 

Autrefois l'on apprenait aux enfants des petites ritournelles dans ce genre :

 

« Je me couche sans peur dans mon petit lit blanc.
Le bon ange me dit : Dors bien, petit enfant,
Dors bien, dors bien !
Pense à Dieu dans le ciel et puis ne dis plus rien. »
 

Quelle impression cela peut-il faire à notre époque sur un enfant d'aujourd'hui et sur ceux qui l'entourent ?

 

Les jouets perfectionnés que la science et l'industrie lui offrent ne lui paraîtront-ils pas cent fois plus réels que ces ritournelles puériles ?

Non, les premières prières de l'enfant ne doivent pas être des mots qu'il répète mécaniquement.

 

Il faut qu'elles jaillissent de sa pensée enfantine, telle qu'elle est.

 

Rappelons-nous que l'enfant pense, bien avant de parler lui-même.

 

Si nous voulons que sa prière exprime vraiment ce qu'il a dans le coeur, qu'elle le mette en contact avec Dieu, il faut qu'il trouve en lui-même et ce qu'il dira dans sa prière et les mots pour le dire.

 

L'instinct naturel de l'enfant comme de l'adulte est essentiellement égoïste : il s'intéresse avant tout, quoi de plus naturel ? à son propre corps, à ses propres actions, à ses propres désirs.

 

C'est cela qui lui apparaît avant tout comme réel, et ses premières prières se rapportent tout naturellement à ce dont il a envie, à ce dont il a besoin, à ce qu'il convoite.

 

Au lieu de réprimer ces prières enfantines ou d'en rire, profitons-en pour infléchir graduellement les désirs de l'enfant vers ce qui n'est plus égoïste, vers les plaisirs des autres et les désirs des autres.

 

Nous y arriverons sans peine.

Les premières prières d'un enfant sont naturellement des requêtes ou pour lui-même ou pour les autres.

 

Dès que nous sentirons que cela est possible, donnons-lui l'idée d'ajouter à ses demandes l'expression de sa reconnaissance envers Dieu.

 

Mais que ce ne soit pas par une formule stéréotypée.

 

Apprenons seulement à l'enfant à dire : Merci !

 

Merci à Dieu pour tout ce que Dieu lui donne, exactement comme nous lui apprenons à dire merci pour tout ce qu'on lui donne.

 

Ne craignons pas de lui répéter la chose, pour qu'elle se grave dans son esprit.

Après la reconnaissance, il faut apprendre à l'enfant à joindre à sa prière l'intercession pour les autres.

 

Prenons d'abord la personne pour qui l'intercession paraîtra à l'enfant la plus indiquée tel de ses camarades, une personne malade ou affligée.

 

À notre École du dimanche, un enfant dans sa prière dit « 0 Dieu, que papa se mette à sourire  »

 

On n'a pas besoin de souligner l'importance et l'efficacité d'une prière comme celle-là.

Enfin l'adoration doit intervenir dans la prière de l'enfant.

 

Mais là encore, il importe avant tout que l'enfant s'y sente porté tout naturellement, et que ce ne soit pas une notion abstraite, étrangère à sa pensée d'enfant, des mots qu'on lui inculque et qui ne lui disent rien.

Qu'on me permette ici d'insister sur un point.

 

Je voudrais qu'on évitât scrupuleusement de donner à l'enfant aucune définition de Dieu, qui serait un effort pour le délimiter en usant d'expressions et de métaphores humaines.

 

On verra plus loin les raisons qui me poussent à faire une telle recommandation.

 

La prière d'adoration contient en elle implicitement tout ce qu'il importe de savoir de Dieu.

 

Que l'enfant se fasse à lui-même sa notion de Dieu, sans autres directives que l'idée de Bonté infinie et d'Amour infini, qui résulte nécessairement de la manière dont nous avons appris à l'enfant à prier.

Dès que la prière de l'enfant s'est haussée jusqu'à l'adoration, il a commencé à saisir dans sa vie la réalité de Dieu, quelque chose qui dépasse tout être humain, et même son père et sa mère.

 

Si vague et enfantine que puisse être sa conception, c'est néanmoins déjà une conception de Dieu, du Père de tous les humains.

La prière de l'enfant doit donc évoluer graduellement de l'amour de soi à l'amour des autres.

 

Elle doit englober successivement la requête, la reconnaissance, l'intercession, et enfin l'adoration.

 

Il est impossible de fixer avec exactitude l'âge où chaque enfant pourra saisir pleinement chacun de ces degrés successifs.

 

Il est fort possible, il est même peut-être souhaitable que les tout jeunes enfants ne soient pas à même de s'en faire une idée très précise et très explicite, mais il est pourtant désirable que l'habitude et je dirai le sentiment de la prière soient acquis de très bonne heure.

La prière spontanée, où l'enfant use de son propre langage, doit exister au commencement, pour que l'enfant sente par lui-même ce que c'est que la prière.

 

Mais d'assez bonne heure il convient d'y ajouter certaines prières dont le texte est fixé, prières liturgiques, que l'enfant devrait apprendre par coeur.

 

Ces prières pourront aider l'enfant à franchir les divers stades que nous venons d'énumérer, mais il est entendu que ceux qui l'instruisent doivent éviter par-dessus tout que l'enfant perde sa spontanéité, son naturel, son altruisme instinctif.

On peut indiquer plusieurs raisons assez importantes pour lesquelles il est bon d'enseigner aux enfants des prières toutes faites.

 

Premièrement, elles donnent aux enfants de bons exemples de ce que devraient être leurs prières.

 

Les enfants sont amenés par là à imiter eux-mêmes ces prières qu'on leur apprend, de la même façon qu'ils imitent la prière de leur papa ou de leur maman.

 

En second lieu, la notion essentielle de communion dans la prière se manifeste et prend corps pour ainsi dire dans l'esprit de l'enfant quand il répète une prière liturgique en même temps que ses petits camarades, ou bien en même temps que l'un de ses parents ou de ses éducateurs.

 

Il est facile de faire comprendre aux enfants que lorsque le but pour lequel on prie est le même pour tous, il vaut mieux que les mots et les expressions employés soient exactement les mêmes, sans quoi, au lieu de réaliser l'unité et la communion parfaite dans la prière, on n'aboutirait qu'à la confusion et à la discorde.

 

En troisième lieu, la prière liturgique incite à une certaine gravité de ton, à une attitude de respect et d'adoration.

 

Nous-mêmes n'avons-nous pas une tendance à réciter les prières liturgiques de notre Prayer Book sur un ton plus solennel et plus grave que celui qui nous vient naturellement dans nos prières d'abondance ?

 

Il en est de même pour l'enfant.

Cela peut lui être d'un grand secours pour l'aider à saisir tout le respect et tout le sérieux que comporte un acte d'adoration.

 

Cela contribuera à développer en lui ce sentiment d'adoration qui nous est apparu comme le plus haut degré de la prière, et qui doit s'unir chez l'enfant à la spontanéité de la prière instinctive et enfantine.

Il est à propos de ne commencer d'apprendre à l'enfant une prière liturgique que lorsqu'on a le sentiment qu'il est arrivé à bien saisir par lui-même ce que c'est que la prière.

 

À partir de ce moment-là, il est bon de conjoindre les deux sortes de prière, la prière spontanée et la prière liturgique, et de les faire progresser côte à côte.

 

Toute prière que l'on enseigne à un enfant doit être choisie avec beaucoup de soin et de discernement.

 

Elle doit être dans un langage simple, entièrement accessible à l'intelligence de l'enfant.

 

Au début elle ne devrait comprendre, parmi les éléments successifs que nous avons énumérés plus haut, que ceux-là seulement dont l'enfant a déjà connaissance par ses petites prières spontanées.

 

Mais bien entendu il faut viser à ce que la prière apprise par l'enfant puisse embrasser peu à peu tous ces éléments distincts.

C'est vers cette époque que l'on pourra apprendre à l'enfant la prière du Seigneur, l'Oraison dominicale, la prière exemplaire par excellence.

 

L'explication de cette prière, phrase après phrase, peut très bien précéder, dans l'éducation religieuse de l'enfant, l'usage qu'il en fera plus tard, comme d'une prière proprement dite.

 

On expliquera successivement à l'enfant chaque membre de phrase, en le rattachant étroitement à celui qui précède :

 

Notre Père ...
Qui es aux cieux ...
Que ton saint Nom soit glorifié.
Que ton règne vienne.
Que ta volonté soit faite...
Sur la terre...
Comme elle se fait dans le ciel.
Donne-nous aujourd'hui le pain de la journée.
Et pardonne-nous nos offenses...
Comme nous pardonnons...
À ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous amène pas dans la tentation,
Mais délivre-nous du Malin.
 

Que l'enfant peu à peu apprenne toutes ces phrases par coeur.

 

Tâchons de trouver pour chacune d'elles une image et un exemple qui les lui gravent dans la mémoire.

 

Usons de tous les moyens que met à notre disposition la pédagogie moderne, pour que ce texte sacré ne soit pas pour les enfants un amas de mots incompris, une ritournelle, un simple exercice de mémoire.

 

Vous trouverons bien des indications profitables dans le nombreuses publications destinées aux moniteurs d'Écoles de catéchèse.

Il est bon que les enfants fassent leur prière tantôt à haute voix, tantôt en silence.

 

Il est bon de leur faire saisir, par la prière silencieuse, ce qu'est la communion directe avec Dieu.

 

Il est bon, par la prière à haute voix, de leur faire saisir la valeur de la communion avec les autres, de combattre en eux la fausse honte, de justifier par là les moments réguliers où l'on prie ensemble.

 

La prière à haute voix permet en outre à l'éducateur de se rendre mieux compte des progrès de l'enfant, soit dans sa conception de la prière, soit dans l'expression qu'il arrive à lui donner.

De même, il est bon d'apprendre aux enfants à prier tantôt seuls et tantôt avec les autres, de façon que ces deux manières de prier leur soient également agréables et faciles.

 

Les enfants sont portés tout naturellement à ces deux sortes de prières ; il faut se garder seulement de leur rien suggérer qui les trouble ou qui leur donne la crainte du qu'en dira-t-on.

 

Une petite fille de notre École du dimanche avait appris de sa monitrice la pratique du recueillement, pour prier Dieu et pour l'écouter.

 

Rentrée chez elle, le soir, elle dit tout naïvement à une grande personne de sa famille :

 

« Est-ce que tu ne voudrais pas te recueillir aussi devant Dieu ? Est-ce que tu ne veux pas que nous ayons ensemble un recueillement, pour écouter Dieu, tous les deux ? »

L'attitude qu'on prend pour la prière a son importance.

 

Les enfants là-dessus commencent naturellement par imiter les grandes personnes, mais il est bon qu'ils se rendent compte de ce que signifie cette attitude et qu'ils la prennent à bon escient.

 

Il convient de leur apprendre pourquoi nous inclinons la tête, pourquoi nous nous agenouillons, pourquoi nous nous tenons debout pour prier, et aussi pour quelles raisons nous observons tantôt telle attitude, et tantôt telle autre.

 

Il faut leur apprendre que si nous fermons les yeux en priant, c'est pour écarter de notre pensée toutes les choses du dehors qui pourraient nous distraire et nous empêcher de communier avec Dieu sans interruption.

 

En suivant l'exemple que nous leur donnons, en imitant notre attitude, ils se pénètrent insensiblement de ce que j'appellerai l'atmosphère de la prière.

 

On doit tout faire pour développer et pour maintenir cette atmosphère de prière, de réalité spirituelle et d'adoration.

 

Une telle influence fera plus que beaucoup d'autres moyens pour préserver les enfants de la légèreté et du langage malpropre.

 

Le petit garçon ou la petite fille qui sent, dans sa prière, la réalité de Dieu et celle de Jésus Christ, ne se laissera pas aller à parler le mauvais langage de tant des enfants d'aujourd'hui.

Pour exemple, dans notre École du dimanche, nous essayons d'appliquer quelques unes de ces idées sur la prière, et nous avons sujet d'être reconnaissants à Dieu pour les résultats déjà obtenus.

 

Pour commencer, lorsque tous les enfants sont réunis ensemble, nous leur apprenons à fléchir les genoux et à incliner la tête dès qu'ils sont entrés dans l'église, pour le service d'adoration qui précède la leçon.

 

Après quoi nous leur faisons chercher et nous dire de leur mieux la raison d'une telle attitude.

 

Puis nous leur demandons quel doit être l'objet de la prière qu'ils doivent faire à ce moment-là.

 

Les trois choses qu'ils ont trouvées et dont ils nous ont fait part, c'est :

1° demander à Dieu de bénir notre École du dimanche ;
2° demander à Dieu que les moniteurs fassent bien leurs groupes ;
3° demander à Dieu que les élèves écoutent bien et apprennent bien leur leçon.

Il s'agit ici, on le voit, de requête et d'intercession.

 

Il nous reste à y joindre la reconnaissance et l'adoration.

 

Jusqu'à présent nous n'avons pas essayé de rédiger un texte fixe pour cette prière du début.

 

Je me contente de rappeler de temps en temps aux enfants les trois points qu'ils ont trouvés par eux-mêmes pour cette prière initiale.

Nous avions un petit bonhomme qui s'asseyait toujours à l'extrémité du premier banc, tout en avant.

 

Il disait toujours cette première prière à très haute voix, sa tête inclinée et les deux mains serrées sur ses yeux bien fermés.

 

Nous le laissions faire, pour ne pas susciter en lui le sentiment de son importance ou la crainte du qu'en dira-t-on.

 

D'ailleurs, les autres enfants n'y prenaient pas garde.

 

Mais je me demandais quelquefois ce que pouvait ressentir un moniteur insuffisamment préparé en entendant retentir cette prière dans l'église :

 

« Que Dieu bénisse notre École ! Que Dieu fasse bien parler ceux qui nous instruisent ! Que Dieu nous fasse bien écouter ! »

Une autre indication que nous avons donnée à nos enfants les oriente vers l'idée de la sincérité parfaite et les prépare à l'usage des prières liturgiques.

 

C'est tout simplement une remarque sur le sens et la portée du mot « amen ».

 

Les enfants savaient déjà que ce mot, à la fin d'une prière, signifie qu'on la signe pour ainsi parler, c'est à dire qu'on est tout à fait d'accord avec tout ce qu'elle contient.

 

Nous en avons profité pour leur recommander de faire bien attention à tout ce que renferme une prière, de manière à être parfaitement d'accord avec tout ce qu'elle dit.


Nous avons pu bien expliquer ce que c'est que le recueillement.

 

Les enfants prient à haute voix, ils prient en silence, ils prient en même temps que leurs monitrices et moniteurs.

 

Ils se communiquent les uns aux autres les directions qu'ils ont reçues durant le silence.

 

Les résultats sont d'une richesse et d'une portée merveilleuses.

J'en reviens donc à ce que je disais au début de ce chapitre.

 

L'éducation religieuse doit commencer dès que l'enfant commence à parler, et même avant.

 

La première chose à faire, c'est de lui apprendre à prier.

 

Sans ce fondement indispensable de la prière spontanée et vivante, la religion n'est qu'une habitude extérieure et sans efficacité.

 

Olive Jones,

 

Comment la prière devient pour les enfants une réalité vivante

.

Comment la prière devient pour les enfants une réalité vivante

29.

SourceRegards

Dieu parle aux enfants (1937)

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
commenter cet article
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:43
Respect de la parole donnée

Dans un monde où les engagements personnels et communautaires sont si facilement violés, où les accords internationaux sont dénoncés ou faussement interprétés pour donner la main libre aux visées des uns et des autres, où « les promesses des politiciens n’engagent que ceux qui y croient », où les déclarations faites la main sur le cœur cachent les doigts croisés derrière le dos, on peut se demander comment tout rapport social juste et équilibré est envisageable. 

 

En fait, dans de telles conditions, on se demande comment un minimum d’ordre et d’harmonie entre les humains est encore possible. 

 

Le fondement de la vie en commun, des échanges particuliers et collectifs ne repose-t-il pas en grande partie sur le respect de la parole donnée ? 

 

Ou bien ce respect n’est-il qu’une apparence nécessaire afin de gagner la confiance de ses interlocuteurs ou de ses partenaires puis de mieux les dévorer le moment venu ?

 

Ces questions méritent d’être posées non pas par rapport à un ou plusieurs incidents particuliers ou communautaires dont on aurait à se plaindre, mais de manière plus fondamentale. 


 

Il est toujours facile et assez naturel de se présenter comme une victime et de se plaindre quand nous nous sentons trompés, mais ne nous plaignons-nous que pour passer de l’autre côté de la barrière quand cela nous arrange et sert nos intérêts immédiats ou à long terme ?  


 

Dans la Bible, la notion d’Alliance entre Dieu et Sa Création, plus spécifiquement entre l’Éternel Dieu (Yahweh) et Son peuple, repose sur le total et parfait engagement du Seigneur dont la Parole donnée est Véridique et accomplit ce pour quoi elle est envoyée.


 

Il n’y a aucune fraude, aucun mensonge en Lui, et Il attend qu’il en soit de même du côté de Ses Créatures. 


 

Lorsqu’Il dit à Adam, par rapport au commandement donné de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal : 


 

Le jour où tu en mangeras, tu mourras, 


 

cette parole s’accomplit lors de la transgression du commandement par le premier couple humain. 


 

De même, lorsqu’Il promet que malgré les morsures infligées au talon par le serpent, la descendance de la femme écrasera sa tête, cette promesse s’accomplit au moment de la venue du Sauveur promis au cours des siècles dans l’Ancien Testament : par Son Sacrifice volontairement consenti sur la Croix, Jésus-Christ met à mort la puissance  du tentateur, qui est aussi le père du mensonge.


 

Dans l’évangile selon Jean, Jésus l’a qualifié comme tel devant ceux qui n’acceptaient pas sa filiation éternelle avec le Père céleste, et suivaient donc la voix du père du mensonge (Jean 8 :44-45)


 

Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père.  Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s’est pas tenu dans la Vérité, parce que la Vérité n’est pas en lui.  Lorsqu’il profère le mensonge, ses paroles viennent de lui-même car il est menteur et le père du mensonge.  Et Moi, parce que Je dis la Vérité, vous ne Me croyez pas !


 

Bien sûr cette victoire du Christ sur la Croix demeure paradoxale puisque c’est par une mort expiatoire que le pouvoir mortifère du père du mensonge est anéanti.


 

Paradoxale mais bien réelle pourtant !


 

Souvent elle semble être, aux yeux mêmes des croyants, aléatoire, fugitive ou reportée à plus tard, au vu des événements  et du torrent de mensonges qui font le lot quotidien de l’actualité. 


 

En fait cette victoire est d’abord visible dans le comportement des Croyants greffés en Christ par une Vraie Foi. 


 

A ceux-ci, l’apôtre Paul, dans sa lettre aux chrétiens de Colosses (chapitre 3, versets 9 et 10) écrit : 


 

Ne mentez pas les uns aux autres, vous qui avez dépouillé la vieille nature avec ses pratiques et revêtu la nature nouvelle qui se renouvelle en vue d’une pleine connaissance selon l’image de celui qui l’a créée. 


 

Paul fait écho aux paroles de Jésus dans le sermon sur la montagne (évangile selon Matthieu, 5:37)


 

Que votre parole soit oui, oui ; non, non ; ce qu’on y rajoute vient du malin. 


 

Jésus, Lui,  confirme et souligne la portée de deux commandements dans le Décalogue : le troisième (Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel ton Dieu en vain ; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain) et le neuvième (Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain). 


 

Ni duplicité, ni mensonge, ni calculs malhonnêtes donc, aussi naïf que cela puisse paraître aux yeux de ceux qui s’en font une spécialité et en tirent même gloire. 


 

Et peu importe s’ils sont majoritaires dans ce monde. 


 

Pour la gouverne de ceux qui souhaitent le suivre, le Seigneur Jésus déclare dans le même sermon sur la montagne (5:21):


 

Quiconque me dit : « Seigneur, Seigneur ! » n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. 


 

Là aussi un avertissement à prendre au sérieux, car il provient de Celui qui a aussi déclaré : 


 

Les cieux et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas ! (Matthieu 24:35; Marc 13:31; Luc 21:33).


 

Amen,


 


 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé


 


 


 

 

.

.

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant, - dans Réflexion
commenter cet article
14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 12:42

Charles haddon Spurgeon Refuge du Chrétien8

 

Certains prêchent aujourd’hui dans le but de divertir.

 

Tant qu’il peut assembler les foules, leur chatouiller l’oreille et les renvoyer ronronnantes de suffisance, l’orateur se réjouit et se félicite.

 

Paul ne cherchait pas à plaire au public ni à assembler une foule.

 

Susciter l’intérêt n’avait pour lui aucune utilité si cela n’amenait pas les hommes au salut.

 

Si la vérité ne perçait pas les cœurs, n’affectait pas les vies et ne créait pas des hommes nouveaux, Paul se lamentait :


“Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Eternel ?”.

 

On pense aussi que l’effort chrétien devrait servir à éduquer les hommes.

 

L’éducation en elle-même revêt une très grande valeur et les chrétiens devraient se réjouir d’avoir aujourd’hui les moyens d’en bénéficier de manière générale.

 

L’Église de Christ n’a jamais été engagée dans la promotion de l’ignorance mais dans le soutien de la connaissance.

 

Mais si sa mission se résume à former les facultés mentales de nos semblables, elle commet une très grave erreur.

 

Jésus-Christ vint dans le monde pour chercher et sauver ce qui était perdu.

 

Il a donné cette même mission à son église.


Elle trahit son Maître si elle se laisse séduire par les beautés et les merveilles de cette vie, au point d’oublier que sa seule raison d’être parmi les fils des hommes consiste en la proclamation de Christ et de sa crucifixion.

 

L’Église a le salut des âmes pour vocation.


Le serviteur de Dieu doit employer tous les moyens pour le salut. Il ne sert pas vraiment Christ si ce n’est pas là le grand désir de son cœur.

 

Les missionnaires tombent bien au-dessous de leur place légitime lorsqu’ils se contentent de promouvoir la culture.

 

Leur objectif suprême doit être le salut …

 

Paul n’essaie pas de promouvoir (non plus) la moralité.

 

L’Évangile en est le meilleur promoteur.

 

Une fois sauvé, l’homme devient moral et grandit dans l’expérience de la sainteté.

 

Mais celui qui vise la moralité manque complètement la cible.

 

Même s’il l’atteignait (chose impossible), il n’a pas touché le but pour lequel il est envoyé dans le monde.

 

Le docteur Chalmers prêchait la moralité dans sa première paroisse, mais il ne vit aucun bien sortir de ses exhortations.

 

En revanche, dès qu’il proclama Christ crucifié, un bourdonnement et une agitation survinrent (ainsi qu’une grande opposition).

 

Mais la grâce remporta la victoire.

 

Celui qui désire obtenir du parfum doit planter des fleurs.

 

Quiconque veut la moralité doit amener les hommes au salut.

 

Le cadavre ne bouge pas à moins de recevoir la vie, et une vie ordonnée provient d’un renouvellement initial intérieur opéré par le Saint-Esprit.

 

Ne nous satisfaisons pas d’enseigner aux gens leurs devoirs envers leur prochain, ou même envers Dieu, ce qui n’est que simple légalisme.

 

Nous allons beaucoup plus loin en amenant les hommes à ce qu’ils devraient être par la puissance de l’Esprit de Dieu.

 

Nous ne plaçons pas devant des aveugles ce qu’ils devraient voir, mais nous leur ouvrons les yeux au nom de Jésus.

 

Nous ne disons pas au captif de quelle liberté il devrait jouir, mais nous ouvrons la porte et enlevons ses fers.

 

Montrons aux hommes comment Jésus-Christ offre gratuitement tout ce qui est essentiel à la vie éternelle à quiconque vient et place sa confiance en lui.

 

 

 

Charles Spurgeon

Pasteur Charles Spurgeon,

Bible

Croix Huguenote

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
commenter cet article
8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 18:57

Refuge protestant 2 Dans un  des numéros de PROMESSES, il fut consacré un article à la première formule des cinq soli :

 

«Sola Scriptura».

 

Les Réformateurs exprimaient ainsi leur conviction que l’Ecriture Sainte était l’Unique et Ultime Autorité pour tout ce qui touchait à la foi et à la vie chrétienne.

 

Nous avons ajouté qu’aujourd’hui cette même formule atteste la pleine suffisance de l’Ecriture dans les domaines de l’évangélisation, de la sanctification, de la direction divine et des réformes sociales.

 

Reculer pour mieux sauter

 

Pourquoi les milieux évangéliques ont ils un impérieux besoin de redécouvrir ces formules de la Réforme ?

 

Nous pourrions évoquer deux raisons.

 

Premièrement, les églises deviennent de plus en plus mondaines !

 

En abandonnant peu à peu les vérités de la Bible et l’expression de ces vérités dans la théologie historique de l’Eglise, il est essayé d’accomplir l’œuvre de Dieu en adoptant la théologie du monde, sa sagesse, ses valeurs, ses méthodes, ses priorités et son ordre du jour.

 

En l’absence d’une saine et solide théologie Biblique, bien comprise et appliquée, elle a remplacée les catégories classiques de péché, de colère de Dieu, de culpabilité, de jugement et de repentance, par une approche thérapeutique où l’accent est mis sur la relation d’aide, la psychologie ou la sociologie.

 

Feu le philosophe chrétien Francis Schaeffer disait en 1978 que «s'il ne s'arrête pas cet éloignement de l’autorité suprême de la Bible chez les évangéliques , il n'y aura pas d’église à léguer aux enfants.» (Nota Refuge du Chrétien : le Protestantisme actuel n'y échappe malheureusement pas, loin de là, il faut le reconnaître) 

 

Mais pire que cela à l’heure actuelle, s'il n'y a plus aucun retour à la vérité de la Parole de Dieu pour la confesser comme l’avaient fait les Réformateurs, il n'y aura pas d’église du tout à confier à nos successeurs !


Deuxièmement, comme l’a si bien dit la «Déclaration de l’Alliance évangélique italienne » (1), concernant les évangéliques, ils ont besoin d’avoir une compréhension authentique de la foi évangélique avant d’acquérir, par exemple, une compréhension authentique du catholicisme.

 

Et cette Déclaration de continuer :


«L’enseignement biblique, redécouvert à la Réforme et touchant au «sola, solus » comme au cœur de l’Evangile, est un point crucial qu’une conception évangélique considère comme non négociable (c’est nous (Franck Horton) qui mettons en italique).

 

L’Ecriture seule, le Christ seul, la grâce seule, la foi seule et à Dieu seul la gloire… ensemble ces affirmations constituent les critères de l’étude du catholicisme et le principe d’interprétation à utiliser dans l’analyse des forces à l’œuvre dans l’Eglise catholique romaine.

 

Sur la base du «sola, solus», la distance qui sépare le catholicisme contemporain de la foi évangélique n’est pas plus réduite qu’au moment de la Réforme du XVIe siècle.

 

En fait, après le premier et le deuxième concile du Vatican, le catholicisme continue d’ajouter à l’Ecriture l’autorité de la tradition et l’autorité de l’enseignement du magistère.

 

Au Christ, il a ajouté l’Eglise comme une extension de l’incarnation.

 

A la grâce, il ajoute la nécessité de bénéfices qui proviennent de l’office sacramentel de l’Eglise.

 

A la foi, il a ajouté la nécessité des bonnes actions pour le salut.

 

A la célébration de Dieu, il a ajouté la vénération d’une foule d’autres figures qui détournent du culte au seul vrai Dieu. (…)

 

Aucun changement de fond n’est intervenu (depuis le concile de Trente).»


Christ Seul !


Alarmés par la dérive des milieux évangéliques, 120 pasteurs, théologiens et éducateurs s'étaient réunis en avril 1996, pour appeler les églises à se repentir de leur mondanité, et à recouvrer les doctrines bibliques, apostoliques, qui seules peuvent donner intégrité et puissance au témoignage chrétien.

 

De leur consultation en était sortie la «Déclaration de Cambridge», dont une version française a été publiée dans la Revue Réformée (Aix-en-Provence).

 

Cette Déclaration commente et soutient les cinq «soli» des Réformateurs, avant d’appeler les églises évangéliques à la repentance et à une nouvelle réforme.

 

Voici ce qu’elle dit au sujet de la deuxième formule : «Solus Christus» :


«Nous réaffirmons que notre salut est accompli par l’œuvre médiatrice du Christ historique seul. Sa vie sans péché et son œuvre expiatoire seules suffisent pour notre justification et notre réconciliation avec le Père.»


«Là où l’œuvre du Christ comme substitut n’est pas déclarée, et où la foi en Christ et son œuvre n’est pas sollicitée, nous nions que l’Evangile ait été prêché »(2).


Commentant ces affirmations, l’un des participants à la consultation a dit :


« La formule «solus Christus» signifie que Jésus a tout accompli, de sorte qu’aucun mérite de la part de l’homme, aucun mérite des saints, aucune œuvre que nous aurions accomplie ici ou au purgatoire, ne peut ajouter quoi que ce soit à cette œuvre salvatrice achevée. En fait, toute tentative d’ajouter (à l’œuvre de Jésus) est une perversion de l’évangile… voire, n’est pas l’évangile du tout !»


« Proclamer Christ seul, c’est le proclamer comme Prophète, Sacrificateur et Roi qui seul suffit au chrétien. Nous n’avons pas besoin d’autres prophètes pour révéler la parole et la volonté de Dieu (3). Jésus a dit dans la Bible tout ce qu’il nous faut entendre. Nous n’avons pas besoin d’autres prêtres ou sacrificateurs comme médiateurs du salut et des bénédictions divines ; Jésus est notre seul et unique Médiateur. Nous n’avons pas besoin d’autres rois ou gourous pour contrôler la pensée et la vie des croyants; Jésus seul est le Roi du croyant individuel et de l’Eglise. Jésus est tout pour nous ! » (4).


Un autre participant a ajouté :


« Si nous représentons le Christ principalement comme Thérapeute Divin, Guide, Ami, Héros, Source de Puissance, Réformateur Politique, Guérisseur, ou quelque autre titre à la place de Médiateur entre Dieu et les méchants, nous lui enlevons le rôle central de sa personne, et nous sapons l’essentiel de sa mission et de son œuvre (1 Cor 1.22 ; 2.2) »(5).


Le Christ Unique, Incomparable


Le titre «Christ» (Christos en grec) correspond au Messie de l’AT (machiah en hébreu), et signifie «l’Oint».

 

Il est intéressant de constater qu’on pratiquait l’onction avec une huile spéciale (Ex 30.22-33), parfois pour la consécration d’un prophète, toujours pour celle d’un prêtre ou d’un roi.

 

Un homme n’était pas autorisé à cumuler ces offices.


1) Le prophète, agent de la révélation, porte- parole chargé de transmettre les messages de Dieu à l’homme, avait pour exemple Elie (1 Rois 19.16).


2) Le souverain sacrificateur (ou prêtre), médiateur qui représentait le peuple coupable devant Dieu, avait pour exemple Aaron (Ex 29.4-7 ; Lév 8.12).


3) Le roi, revêtu d’autorité, chargé de régner, avait pour premier exemple Saül (1 Sam 10.1 ; 24.7-11).


Au travers d’une cérémonie solennelle, Dieu, l’initiateur, indiquait son choix souverain, mettait l’oint à part pour lui en vue d’une tâche déterminée par lui, le plaçait sous sa protection et le chargeait d’accomplir fidèlement son service.

 

Toutefois, ces offices ne pouvaient être que provisoires, car leur accomplissement laissait toujours à désirer.

 

C’est pourquoi l’A.T. annonce l’avènement de Celui qui est promis par Dieu, Fils (Ps 2.7) et Serviteur (Es 42.1) et qui - fait absolument unique - cumulera les trois fonctions en une seule Personne : Prophète (Deut 18.15,18-19 ; Es 61.1-2), Souverain Sacrificateur (Es 53), et Roi (Ps 2 ; Jér 23.5-6 ; etc.).

 

Certains textes réunissent les offices de Sacrificateur et Roi (Ps 110.1,4 ; Zach 6.12-13).

 

Le dénouement vient en la personne de Jésus-Christ, «que les deux Testaments regardent : l’Ancien comme son attente, le Nouveau comme son accomplissement, tous deux comme leur centre» (Pascal).

 

Oint par l’Esprit Saint, Jésus-Christ, Fils unique du Dieu unique, incarné, entre dans notre temps et notre espace pour remplir complètement et parfaitement les trois offices :


1) Prophète (Luc 4.18-19 ; Jean 4.25- 26 ; Héb 1.1-4.13).

 

Avec Simon Pierre, nous croyons qu’il a les paroles de la vie éternelle (Jean 6.68-69), car «jamais homme n’a parlé comme parle cet homme» (7.46). Il dit ce qu’il a vu chez son Père (8.38a), et nous sommes responsables de la manière dont nous écoutons ses paroles (12.47-48). Le ciel et la terre passeront, mais ses paroles ne passeront point (Mat 24.35).


2) Souverain Sacrificateur (Héb 3.3 ; 4.14-10.25 ; etc.).

 

Jésus seul s’est offert lui-même, volontairement, une fois pour toutes, en sacrifice parfait pour les péchés du peuple (7.27) ; il est toujours vivant pour intercéder en faveur de ceux qui s’approchent de Dieu par lui, et les sauver parfaitement (25) ; il est capable de compatir à nos faiblesses, ayant été tenté comme nous à tous égards, sans commettre de péché (4.15).


3) Roi (Mat 2.2 ; Marc 15.2 ; Luc 1.31- 33 ; etc. jusqu’à l’Apoc 11.15 et 19.16).

 

Car «Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père» (Phil 2.9-11).


Le mot de la fin


Accepter la formule Sola Scriptura, c’est découvrir que le salut en Jésus Christ est le message qui traverse l’Ecriture de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse ; c’est donc nous laisser conduire au Christ seul, Christus solus, et faire nôtre la priorité de l’Apôtre Paul :

 

«Je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié» (1 Cor 2.2).

 

Frank Horton,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 


Notes :

(1) Reproduite dans «Fac réflexion», no 51-52, 2000/2-3, Faculté Libre de Théologie Evangélique, pp. 44-49
(2) Here We Stand, Baker Books, Grand Rapids, Mich., 1996, p.16
(3) Sans doute dans le sens de transmettre les révélations constitutives de la «foi transmise une fois pour toutes» (Jude 3)
(4) Op. cit. p. 11s.
(5) Op. cit. p. 117 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sourcepromesses

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
commenter cet article
7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:49

refuge du chrétien assemblée du désert

Nous vivons à une époque où la quasi majorité des évangéliques, tout comme désormais le protestantisme, associent l'adoration principalement à la musique, et dans la plupart des cas avec une musique parfois équivoque quant à la résultante qu'elle produit, façonne, cultive et forge dramatiquement.

 

C'est qu'ayant abandonné une théologie Biblique, on a déplacé le centre de l'adoration.

 

Dans le culte d'adoration, on recherche ce qui peut plaire à l'homme.

 

Et on croit que l'adoration est avant tout à expérimenter.

 

Pour beaucoup tristement, si l'on ne "s'amuse" pas à "l'église", on n'y retourne pas.

 

Mais bibliquement, l'adoration est à offrir, et elle est centrée sur Dieu :  

 

« Venez, prosternons-nous, inclinons-nous, et mettons-nous à genoux devant l'Eternel qui nous a faits » (Psaumes 95.6).

 

Nos pères ont compris que la Parole de Dieu est le moyen par lequel la présence de Dieu est assurée.

 

« La foi se forge d'ordinaire par le ministère de la Parole » (CFB 1689, 14:1)

 

« Afin que la Parole de Dieu habitant abondamment en tous, ils puissent rendre à Dieu un culte qui lui soit agréable » (CFB 1:8).

 

« Le véritable culte de Dieu comprend : la lecture des Écritures, la prédication et l'écoute de la Parole de Dieu, l'instruction et l'avertissement mutuels par des psaumes, des hymnes, et des chants spirituels, chantant au Seigneur avec la grâce dans le cœur comme aussi l'administration du baptême et de la Sainte Cène » (CFB 22:5).

 

La Parole de Dieu doit avoir la prééminence dans tout culte vraiment agréable à Dieu.

 

C'est pourquoi il ne peut être accepté l'idée (par trop courante en milieu évangélique) selon laquelle les chrétiens sont libres d'innover quand il s'agit d'organiser le culte.

 

L'innovation a mal servi Caïn (Genèse 4.3-7).

 

Aussi sincère que pût être Caïn, Dieu n'a pas eu égard à son culte.

 

Que les frères avaient reçu des prescriptions claires ne saurait être mis en doute (Hébreux 11.4; Romains 10.17).

 

Encore une fois nos pères ont bien jugé :

 

« Mais, quant à la manière de lui rendre un culte, c'est Dieu lui même qui l'a ordonnée et précisée, par sa volonté révélée, de sorte qu'aucun culte ne peut lui être rendu selon l'imagination et les méthodes des hommes ni selon les suggestions de Satan, sous quelque représentation que ce soit, ou de quelque autre manière non prescrite dans les Saintes Écritures » (CFB 1689, 22:1).

 

La Confession Helvétique Postérieure (1566) exprime la même doctrine de la façon suivante :

 

« Nous enseignons également que Dieu doit être adoré - comme lui-même nous l'a commandé en esprit et en vérité sans aucune superstition, mais avec sincérité et selon sa Parole, de peur qu'il ne nous dise un jour : qui a requis cela de vos mains ? (Esaïe 1.12) En effet, Paul aussi dit : Dieu n'est point servi par les mains des hommes, comme s'il avait besoin de quelque chose, vu que c'est lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses » (Actes 17.25).


Bible

Croix Huguenote

 

 

 


 

 

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
commenter cet article
6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 18:51

 

Refuge protestant 44

L'évangile "emballé" au goût du jour...

(Adaptation texte pour Refuge Protestant)

 

De grandes églises multitudinistes se vident, des églises de professants et même d'évangéliques sérieuses stagnent, tandis que des églises  toute étiquette confondue genre «music-hall » , et celles qui présentent du sensationnel, augmentent leurs effectifs, parce qu'elles offrent des divertissements et de l'ambiance, ce qui répond apparemment aux besoins de l'homme de notre époque.

 

Ces dérivatifs agissent comme une drogue.

 

Une publication chrétienne allemande (lDEA-Spektrum) titrait en grandes lettres et en première page :

 

« Volle Kirchen nur durch Attraktionen ? » («Des églises remplies, seulement par le moyen d'attractions ? »)

 

avec un article intitulé :

 

« Muss Gottesdienst Spass machen ? » (« Est-ce que le culte doit être divertissant, ou amusant ? »).

 

Voilà la question !

 

En d'autres termes, est-ce que la Bible ne suffit plus ?

 

Il est pourtant écrit qu'elle est «vivante, plus tranchante qu'une épée à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du coeur» (Héb. 4 : 12).

 

Ou alors ne serait-elle plus prêchée fidèlement, intégralement, par la puissance du Saint-Esprit ?

 

Il se pourrait aussi qu'elle ne soit plus reçue par une génération composée surtout d'irréligieux ou d'insensibles aux choses de Dieu... aimant le plaisir plus que Dieu, tout en conservant encore une apparence de piété (2 Tim. 3 : 1-5).

 

La Parole de Dieu dénonce le mal en appelant le pécheur à la repentance et au changement de vie par la foi en Jésus-Christ.

 

Or, cela rebute l'homme naturel qui préfère entendre des choses plaisantes (2 Tim. 4 : 3) par... « un chanteur agréable, possédant une belle voix, et habile dans la musique » (Ez. 33 : 32).

 

Aussi la tactique actuelle de beaucoup de mouvements et de médias est-elle d'essayer d'attirer les personnes étrangères à la foi, et surtout les jeunes, en leur présentant l'Evangile « emballé » au goût du jour.1*

 

C'est ainsi qu'on a recours au spectacle théâtral et musical («Zone vive»), à la Méga musique avec 100 % d'action et 25 000 volts présentant la vie entière comme une pièce de théâtre dont nous sommes les metteurs en scène et les acteurs.

 

Pas de questions posées par les vieux!. . . C'est cool, c'est un peu fou et en plus c'est international» (Prospectus Street 97 d'«Opération Mobilisation »).

 

Une folie internationale (!), n'a-t-on vraiment rien d'autre à proposer à la jeunesse d'aujourd'hui ?

 

Alors on lui offre des orchestres avec batteries, des meetings de masse, des campagnes avec production de stars et d'artistes avec pop, rock, dance, techno, ambiance survoltée,2*mimes, pantomimes, déguisements, clowneries, etc.

 

Les responsables d'un nouvel émetteur chrétien fonctionnant 24h sur 24 à Berlin3*veulent garder les deux pieds sur terre et désirent atteindre les personnes étrangères aux églises en leur apportant ce qu'elles aiment entendre : musique, informations consacrées à l'actualité politique, économique, social, services, divertissements... et la ...Parole de Dieu.(Nota Refuge du Chrétien : S'il n'y avait que l'Allemagne... France, Grande Bretagne, Etats Unis, Canada, Corée du sud, Cameroun et bien d'autres ont depuis longtemps emboîté le pas rivalisant d'excellence et ingéniosité s'écartant à grand pas et du message de l'Evangile qui libère, et de sa vie dans toute la force et beauté réelle de son essence et réalité)

 

Un pasteur demande plus de sentiment, d'érotisme et de mystique au culte !

 

C'est donc le goût du public qui doit déterminer le genre de musique et de productions à présenter et le style d'émission à adopter! 

 

Comment justifier cette évolution ?

 

a) Des cultures différentes 

 

On en fait une question culturelle.

 

La culture est un fourre-tout.

 

Vu que les cultures sont diverses et variables à travers les âges on dit qu'il faut adapter la transmission de l'Evangile au monde dans lequel nous vivons et aux âmes que nous désirons atteindre.

 

Il est vrai que les apôtres ont su adapter leurs messages aux Juifs et aux Grecs.

 

En prêchant le même Evangile Pierre a abordé autrement les Juifs à Jérusalem que Paul les Athéniens et l'Aréopage.

 

Dans leur présentation du divin message Christ et les apôtres ont tenu compte de l'arrière-plan religieux, culturel et social des uns et des autres sans utiliser toutefois un quelconque art musical ou théâtral juif, romain ou grec pour amorcer leurs auditeurs.

 

b) Les bonnes intentions !

 

L'intention d'utiliser toutes sortes de techniques peut être bonne, mais est-ce qu'on n'en arrive pas ainsi à appliquer le principe attribué aux Jésuites exprimé en ces termes :

 

« la fin justifie les moyens » ?

 

On dit que tout est en mutation dans tous les domaines et que les églises n'échappent guère à cette évolution.

 

On pense qu'il faut abandonner les vieux clichés et les méthodes désuètes si l'on veut promouvoir la croissance des églises et gagner le monde.

 

Mais où est-il écrit que nous devons gagner le monde en nous y conformant ?

 

Jésus a dit :

 

«Que servirait-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perdait son âme ? » (Mat. 16 : 26),

 

Est-ce que les églises ne risquent pas aussi de perdre leur « âme » en voulant gagner le monde ?

 

Ne serait-ce pas plutôt le monde qui est en train de gagner les églises ? 

 

c) La Bible

 

On cherche même à justifier certaines pratiques par des textes bibliques.

 

Pourquoi n'utiliserait-on pas la danse et des orchestres bruyants avec des instruments à percussion pour animer le culte chrétien, puisque le Psaume 150 parle bien de trompette, de luth, de harpe, de chalumeau, de tambourin, de cymbales retentissantes avec lesquels on louait l'éternel ?

 

Mais le culte juif comportait beaucoup d'autres éléments (autel, sacrifices d'animaux, encens, vêtements sacerdotaux...) dont on ne trouve plus aucune trace chez les premiers chrétiens qui «persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières » (Actes 2 : 42).

 

Par leur témoignage oral et vécu ils trouvèrent grâce auprès de tout le peuple.

 

Tout cela serait-il devenu insuffisant aujourd'hui, ou ne le vivons-nous plus avec assez de ferveur pour que les coeurs en soient touchés ?

 

A moins que nous nous trouvions déjà dans ces derniers temps de séduction et d'apostasie où même ceux qui font profession de connaître Dieu le renient par leurs oeuvres (Tite 1 : 16). 

 

d) Le succès !

 

Un journal rapporte que seule une vingtaine de personnes assistaient encore il y a dix ans au culte dominical de l'église protestante Middle Collegiale de New York.

 

Aujourd'hui l'auditoire s'élève de nouveau à plus de 200 personnes, anciens membres d'Églises catholique, épiscopale, baptiste, méthodiste..... dont un tiers sont des homosexuels !

 

D'où est donc venu ce regain d'intérêt conduisant à une congrégation «oecuménique» aussi hétérogène ?

 

On a proposé des services de garderie d'enfants après l'école et de l'aide aux malades du sida, on a organisé des concerts de jazz sur les marches de l'église.

 

Mais comme disait quelqu'un :

 

« L'essentiel, c'est que l'essentiel demeure l'essentiel ! »

 

Le service d'entraide est très une bonne chose, et certaines églises ne le pratiquent d'ailleurs pas assez.

 

Or, l'essentiel, c'est quand même qu'on ose encore parler du péché et appeler tout homme à la repentance et à la foi en Jésus-Christ, crucifié et ressuscité pour la justification des pécheurs.

 

Rendons service autant que nous le pouvons, mais proclamons pardessus tout le Salut en Christ, tout en dénonçant le mal sous toutes ses formes, y compris l'hypocrisie, l'avarice, le mensonge, le légalisme, l'adultère, le concubinage, l'homosexualité, etc., toutes choses que la Parole de Dieu condamne.


(...) Il y a manifestement des églises «ouvertes» à tout vent, sans confession de foi précise, sans discipline, où tout venant est reçu sans autre, quels que soient ses vues, sa vie ou son comportement moral.

 

Et ce relâchement ne date pas d'aujourd'hui.

 

Il y a déjà plus de vingt ans que la « mixité » se pratiquait dans des camps de vacances «chrétiennes» partageant ou cotoyant tentes entre filles et garçons.4* (c'est ce qu'un pasteur pentecôtiste en France avait établi lors de camps de jeunes, aujourd'hui louangé pour sa grande ouverture à la "grâce" plus libertaire qu'émancipant l'homme du péché et de sa misère...)

 

(...) Le succès de l'« ouverture », de l'élargissement et de l'abandon d'une éthique biblique ferme est évident.

 

Mais succès n'est pas synonyme de conversion, de régénération et de croissance spirituelle.

 

Il ne nous appartient pas de nous prononcer sur les résultats spirituels effectifs, car Dieu ne saurait être limité dans son action par des initiatives et des infidélités humaines.

 

Quelle souffrance terrible de constater la superficialité des « conversions » obtenues là où les portes ont été élargies et les exigences divines méconnues afin de faire grandir numériquement une église, asseoir une étiquette ou d'augmenter indirectement pour d'autres ses ressources financières...

 

Ce n'est finalement pas le succès qui compte, mais le fruit qui demeure.

 

Il semblerait que si l'on voulait rétablir dans les églises, les groupements, les colonies de vacances et les camps de jeunes une véritable éthique chrétienne avec l'indispensable discipline, les églises fondraient et les jeunes s'en iraient !

 

Voilà où nous en sommes arrivés à la fin du deuxième millénaire à force de vouloir nous conformer au monde pour le gagner, plutôt que de nous laisser transformer dans notre intelligence pour que nous discernions quelle est la volonté du Seigneur, ce qui est bon, agréable et parfait à Ses yeux (Rom. 12 : 2), même si cela devait être déplaisant aux yeux des hommes, voire de certains dit chrétiens. 

 

Conclusion

 

On cherche donc manifestement à s'adapter à la nouvelle mentalité et beaucoup d'églises , sacrifient à cette mode sous prétexte de pouvoir ainsi mieux atteindre l'homme de la rue et ' le jeune blasé qui ne s'intéressent pas autrement aux réalités spirituelles.

 

À l'instar des apôtres nous devons assurément tenir compte de la connaissance - ou de l'ignorance - de nos auditeurs afin de nous faire bien comprendre.

 

Mais les apôtres n'ont jamais essayé de distraire leur public, de le piéger (1Cor. 7 : 35) ou de l'amorcer par toutes sortes d'astuces ou de ruses (2 Cor. 12: 16), ce dont on avait, semble-t-il, faussement accusé l'apôtre.

 

Pas de musique mondaine, pas de danse, pas de distractions (1 Cor. 7 :35) et de paroles flatteuses (1 Thess. 2 : 5), de «discours persuasifs de la sagesse » (1 Cor. 2 : 4), de féminisme (1Tim. 2:12), d'annonces de miracles et de guérisons.

 

Ils n'ont pas introduit dans leur service des divertissements en imitation de ce qui se faisait dans le monde gréco-romain.

 

Le goût des auditeurs païens n'a pas déterminé leur forme de prédication et de témoignage.

 

Pourquoi devrait-il en être autrement aujourd'hui ?

 

Matière à réflexion pour ceux qui sont disposés à rechercher la pensée du Seigneur dans les Ecritures et qui osent aller à contre-courant, par une impérieuse nécessité.

 

Amen,

 

 

J. Hoffmann,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

1 Voir « Le Matin Dimanche » sous : « Le supermarché de la religion» «Services au goût du jour»

2 Voir « Festival Groupe de jeunes » BN 5/96 p. 170

3 « Radio Paradiso ». OUC (« Die Gemeinde » 6/97).

4 « La mixité » Dr. Emile Louendin Du Centre Protestant de Carhaix Plouguer en Bretagne (Le vrai scoutisme) « Document » No 20 - 1975. Cité dans « La crise de l'éthique » (Association Vaudoise de Parents Chrétiens), texte reproduit dans les BN 4/ 76 et 5/76 sous « La nouvelle morale». La Bonne Nouvelle

 

 

 

Source :  regards 

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant, - dans Réflexion
commenter cet article
5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 18:55

refuge du chrétien assemblée du désert

 

''On nous dit que le plus grand besoin de l'Eglise aujourd'hui est de se repentir de son “manque d'unité”...Nous disons qu'avant de se repentir de son “manque d'unité”, l'Eglise ferait mieux de se repentir de son apostasie. Elle doit se repentir d'avoir perverti et cherché à remplacer la “foi confiée aux saints une fois pour toutes”. Elle doit se repentir d'avoir placé sa propre pensée et ses méthodes au dessus de la révélation divine des Saintes Ecritures. C'est là la raison de son manque de puissance spirituelle et de son incapacité à délivrer un message vivant dans la puissance de l'Esprit à un monde qui périt''
Martin Lloyd-Jones (1899-1981) enclumemarteau.jpg

Croix Huguenote

Refuge Protestant s'associe pleinement avec les Luthériens confessionnels sur ce que les croyants issus des traditions réformée, anglicane, luthérienne, baptiste ont déclarés, et que l'on retrouve encore dans la vie de Chrétiens véritables qu'ils soient de ces dénominations ou d'autres en France par la Grâce et immense Bonté de Dieu.

 

Beaucoup de Chrétiens issus du monde évangélique ou protestant, se désespèrent, s'inquiètent ou quittent leurs églises dans ce qu'il y a encore quelques années en arrière n'avait jamais atteint d'aussi grandes proportions désastreuses.

 

Des unions, rassemblements, ententes diverses s'entendent au détriment de la Parole de Dieu pour accueillir ce qui n'aurait jamais été imaginé d'antan sur le plan aussi bien spirituel que moral. 

 

C'est malheureusement ce qui se passe dans beaucoup d'églises aujourd'hui, en France, tout comme ailleurs. 

 

Même les vocables "doctrine", "obéissance", "repentance", "péché", "mensonge", "hypocrisie" et autres tant la liste serait longue, crééent une "allergie" sans précédent, donnant en certains lieux désormais, une linéature moins "traumatisante", plus philosophique, sociologique, romantique, voire ailleurs enflammée parfois, sensorielle surtout, mais toujours assaisonnée de versets sortis du contexte dans une concoction peace and love version ne rien voir, ne rien dire, ne rien entendre de contraire à cette "révolution printanière" si bien inspirée...

 

"Sagesse", "tempérance", "amour", "patience" deviennent dans leurs spécifications d'ahurissantes antinomies d'avec sa vraie définition et ce que Dieu entend Lui par ces termes, avec tout ce que cela représente et se vit au sens Chrétien.

 

On ne ment plus, mais l'on se trompe.

 

A supposer qu'on ne vole plus, l'on emprunte à longue durée. ...Indéterminée... certainement....

 

Un ancien premier ministre dernièrement lors d'une grande soirée électorale ironisait qu'on ne pouvait plus reprocher au criminel après tout que l'acte répréhensible qu'il eut pu accomplir serait de sa faute, c'était celle de la société, de son ...ADN et autres onguents bien arrangeants.

 

Mais, il reprenait avec une parfaite objectivité : nous sommes responsables.

 

Peu porteur de nos jours, mais la réalité dans toute sa lumière.

 

Sur le plan spirituel, comme moral, nous sommes responsables devant Dieu.

 

Si la notion d'enfant roi que l'on connaît tant existe et se trouve à être déploré et plaint pour les conséquences évidentes qu'elle créée, il n'y a aucune hésitation d'affirmer qu'aujourd'hui cette même situation s'implante tranquillement par "absorption homéopathique" mais certain, dans beaucoup d'églises, toute étiquette ou dénomination confondue.

 

Ce n'est plus Notre Sauveur qui règne, mais ce que pense et définit l'ambiance du moment, relooké, reformulé, réadapté.

 

Ce n'est toujours plus Notre Sauveur qui conseille, instruit et conduit, mais le sentiment ou l'intérêt humain trempé dans un peu de christianisme à senteur s'affirmant presque plus ..."humanisé"...et... vrai...

 

C'est se faire traducteur à la place de Dieu dans une "translation" express, relative et légère à teneur "googlelienne".

 

Et l'on confond dès lors rapidement et "exquise" aisance l'humanisme et esprit d'humanité, deux cadres forts différents même s'il semble se ressembler en apparence.

 

L'esprit d'humanité du Chrétien se soumet et obéit à Christ.

 

L'humanisme lui, tend et obéit vers l'homme, par l'homme, pour l'homme, mais surtout sans Dieu, ou du moins seulement là où çà l'arrange, lui convient et surtout suffit.

 

Ce n'est en tout cas certainement pas l'unité "chrétienne" ou le témoignage démonstratif de l'amour entre frères et soeurs, mais conciliance à fermer les yeux sur ce que Dieu demande non seulement de régler, mais rejeter dans ce qui fait horreur à Sa Sainteté.

 

Un spot publicitaire des années 80 vantait la marque Canada Dry en ces termes :

 

"çà ressemble à de l'alcool, mais ce n'est pas de l'alcool".

 

Quelle tristesse profonde que de remplacer l'authenticité magnifique et solennelle beauté en Jésus par du fermentée, macérée, distillée.

 

Tout ceci se trouve encore, avec beaucoup de tristesse devant le regard de Dieu, bien souvent encouragée par des pasteurs, conducteurs, ou responsables, là même parfois où l'on aurait le moins imaginée, mais aussi par ce que Spurgeon aurait nommé "bouc" plutôt que brebis, preuve et démonstration d'indépendantisme où il devient interdit d'interdire, où par un de ces "hauts faits" provenant plus du "génie" charnel (ou malhonnêteté ?) que de l'authenticité d'appartenance à Christ, on ne veut plus indirectement ni Dieu ni Maître, amenant à une réaction sur un autre domaine d'un grand auteur musicien du siècle dernier : Bien sûr, plus de pères, rien que des fils !....

 

L'appellation "évangélique" aujourd'hui fait honte au regard du constat visible, tant de "l'esprit"  qui l'anime dans sa grande majorité, et où l'on s'interroge peu si, en beaucoup d'endroits, en être "remplis" se situe plus soit dans l'illuminisme, le mysticisme, ou dans le sensoriel et balancement d'arrière train que dans le coeur.

 

Les enfants de parents Chrétiens dans une grande majorité hélas, connaissent de moins en moins le Dieu de leurs pères, ou si mal...

 

On ne se pose plus guère question aujourd'hui face à un étrange libéralisme, un attrait à ciment social, un idéal romantique ou philosophique, plutôt qu'authenticité transformant et libérant toute âme captive. 

 

On ne se pose plus guère interrogation quant à la légèreté marqué par la tolérance au silence coupable, l'hypocrisie, le mensonge, et autres traits paradoxaux en totale opposition avec ce que Dieu attend de chaque véritable enfant de Dieu.

 

Inutile de souligner ou d'apporter d'eau au moulin quant aux regards extérieurs tour à tour choqués par l'émotionnalisme démesurée, ou uniquement attirés par un certain attrait faisant appel en d'autres endroits à ce qui s'apparenterait à de l'atticisme, ou un intérêt et force politique, enfin ou presque débarrassé de Dieu si gênant dans ses exigences.

 

Rien de nouveau sous le soleil encore où, en relisant le livre de Jérémie, Dieu avec Amour prévenait, avertissait le Peuple d'Israël des dangers encourrus, et ce, pour son unique bien.

 

Nous pouvons retrouver aisément à travers Ses appels à revenir vers Lui, partager aujourd'hui la même supplication envers Notre Père Céleste :

 

(...) Ils m'ont abandonné, moi, la source d'eau vive, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées, qui ne retiennent pas l'eau. (...)  Éternel, tes yeux ne (cherchent-ils) pas la fidélité ?(...)et ils n'en souffrent pas ; (...) ils ont refusé de recevoir la leçon ; ils ont durci leur visage plus qu'un roc. Ils ont ...refusé de se convertir. Je disais ce ne sont que des pauvres gens, ils agissent follement parce qu'ils ne connaissent pas la voie de l'Eternel, le droit de leur Dieu. Je m'en irai plutôt vers les grands et je leur parlerai ; car eux, ils connaissent la voie de l'Eternel, le droit de leur Dieu ; mais eux aussi ont tous ensemble brisé le joug, rompu les liens. (...) Regardez, informez vous, cherchez dans les places, s'il s'y trouve un homme, s'il y en a un qui pratique la justice, qui s'attache à la vérité, et Je pardonnerai (...) Oh ! Si ma tête était remplie d'eau, si mes yeux étaient une source de larmes, je pleurerais jour et nuit les filles et les fils (...)

 

Si Refuge Protestant rejette et refuse l'étiquette "évangélique" dans son attribution actuelle dénominative, il n'en écarte pas cependant, bien au contraire l'être de coeur, mais dans toute l'essence qu'appelle sa définition de Bonne Nouvelle, et dans tout ce que Dieu en chacune et chacun a opéré par Sa Grâce.

 

Tout Véritable Chrétien est évangélique dans la réalité profonde, tout comme le furent avant nous Luther, Calvin, Monod, Spurgeon, Müller, Taylor, Darby, Dhombres et bien d'autres, et comme le sont encore aujourd'hui, celles et ceux que Dieu connaît comme Ses Fils et Ses Filles.

 

Mais certainement pas dans la démonstration tristement étiquetée visible de nos jours.

 

Evolution oblige ? Réalité Chrétienne ? Ou "réforme" de l'autorité de Dieu ? Dieu a t-Il réellement dit...

 

Puisse le Seigneur bénir et aider toutes celles et ceux désireux non d'aimer ou d'embrasser un glacial dogmatisme orthodoxe ; la froideur orgueilleuse comme despotique n'ont aucune place non plus chez le Chrétien ; mais voulant être attaché au Roc Divin en rejetant toute parodie, apostasie, aimant Notre Dieu et Sauveur pour le don ineffable accompli pour notre rachat, en gardant cet esprit huguenot dans toute l'essence même qu'il représente de la réalité Chrétienne, l'enracinement dans la Bible, la foi de l'Eglise Primitive, de la Réforme et affection des exemples bibliques, tels sont les aspirations pour chacune et chacun dans notre prière quotidienne en associant la même direction que Josué : Moi et ma maison, nous servirons l'Eternel.

 

Gardons ces versets attachés à notre coeur qu'alors que nous étions encore sans force, Jésus au temps marqué par Dieu, est mort pour nous sauver et délivrer.

 

Je serai Leur Dieu. Je leur donnerai un même coeur et une même voie, afin qu'ils me craignent toujours, pour leur bonheur et celui de leurs enfants après eux. (Jérémie 32/38-39)

 

N'oublions pas que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable,  tout ce qui mérite l’approbation,  ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de nos pensées selon  Philippiens 4. 8 ne s'émancipe ou ne s'abstrait aucunement de se souvenir des conducteurs qui annoncent la Parole de Dieu, de considérer quelle a été la fin de leur vie, et d'imiter leur foi selon Hébreux 13-7, et que, l'excellent témoignage des Béréens soit de celui auquel nous voulons rester ancrés pour affirmer « Ta Parole est la vérité, Sanctifie-nous uniquement par Ta Vérité» et non nos impressions ou préférences.

 

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées !  Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l'éternité ! Tel est le magnifique témoignage de tout Chrétien s'alliant en Christ au texte ci dessous avec ses Frères et ses Soeurs de l'Eglise Universelle.

 

 

Refuge Protestant,

Croix Huguenote

  

------

livre et bougie

 

Ci dessous, la Déclaration de Cambridge, rédigée en 1996 par l'Alliance des Evangéliques Confessants, un groupe de chrétiens réunissant des croyants issus des traditions réformée, anglicane, luthérienne et baptiste.
 

Ce beau texte pointait déjà du doigt des tendances délétères qui n'ont fait hélas que se renforcer, notamment en France.
 
En se joignant en tant que Luthériens confessionnels, nous invitons nos frères et soeurs attachés à l'autorité de la Bible "à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes" (Jude 1.3) et à résister aux vents mauvais des fausses doctrines.

 

Aujourd’hui, les églises évangéliques sont de plus en plus soumises à l’esprit du siècle, plutôt qu’à l’Esprit du Christ.
 
En tant qu’évangéliques, nous nous exhortons les uns les autres à nous repentir de ce péché et à retrouver la foi chrétienne historique.
 
Au fil de l’histoire, les mots changent de sens. C’est ce qui est arrivé au mot « évangélique ».
 
Dans le passé, il exprimait l’accord qui unissait des chrétiens appartenant à une grande diversité de traditions ecclésiastiques.
Etre « évangélique », c’était être soucieux de confesser sa foi.
 
C’était croire les vérités essentielle du christianisme telles qu’elles ont été définies par les grands conciles œcuméniques de l’Eglise.
 
De plus, les évangéliques se partageaient l’héritage commun des sola de la Réforme protestante du XVIe siècle.
 
Aujourd’hui, la lumière de la Réforme s’est nettement affaiblie et le mot « évangélique » s’est mis à recouvrir des réalités tellement diverses qu’il a perdu sa signification.
 
L’unité forgée pendant des siècles est en grand danger.
 
Face à cette crise et à cause de notre amour pour le Christ, pour son Evangile et pour l’Eglise, nous souhaitons formuler tout à nouveau notre adhésion aux vérités centrales de la Réforme, telles qu’elles ont été confessées historiquement par les évangéliques.
 
 

I. Sola Scriptura: l’érosion de l’autorité

 

 

L’Ecriture seule, telle est la règle inerrante pour la vie de l’Eglise. Or, à l’heure actuelle, une dissociation est effectuée entre elle et sa fonction d’autorité.
 
L’Eglise – y compris parmi les « évangéliques » – se laisse trop souvent diriger, en pratique, par la culture ambiante.
 
Techniques thérapeutiques, stratégies de marketing, rythme de la civilisation des loisirs correspondent mieux que la Parole de Dieu à ce qu’elle souhaite, à sa manière de fonctionner, à ce qu’elle offre.
 
Nombre de pasteurs ont négligé, comme c’est leur rôle, de veiller de près sur le culte, y compris sur la substance doctrinale des chants.
 
Au fur et à mesure que l’autorité biblique se diluait en pratique, que les vérités scripturaires s’estompaient dans l’esprit des chrétiens et que les doctrines perdaient leur pointe, l’Eglise a progressivement été dépouillée de son authenticité, de son autorité morale et du sens de sa vocation.
 
Au lieu de nous efforcer d’adapter la foi chrétienne pour qu’elle corresponde mieux aux besoins des consommateurs, nous devons proclamer la Loi de Dieu comme étant la norme de toute justice véritable et l’Evangile comme l’unique vérité qui sauve.
 
L’Eglise a besoin de la vérité biblique pour comprendre ce qu’elle doit faire, pour s’édifier et pour exercer la discipline en son sein.
 
L’Ecriture doit nous faire percevoir, au-delà des apparences trompeuses, quels sont nos besoins réels, et nous libérer de l’habitude de tout évaluer à l’aune des images séduisantes, des clichés, des promesses et des priorités d’une culture de masse.
C’est à la seule lumière de la vérité de Dieu que nous pouvons nous comprendre et découvrir comment Dieu a pourvu à nos besoins.
Il importe donc de prêcher et d’enseigner la Parole de Dieu dans l’Eglise.
Les sermons ont à présenter et à expliquer les enseignements bibliques et non à exposer les opinions du prédicateur ou les idées du moment.
Nous ne devons rien accepter d’autre que ce que Dieu a donné.
 
L’œuvre du Saint-Esprit dans une expérience personnelle ne saurait être dissociée de l’Ecriture.
L’Esprit ne s’exprime pas d’une manière qui s’écarte de l’Ecriture.
Sans l’Ecriture, nous n’aurions jamais connu la grâce de Dieu en Christ.
Le critère de la vérité, c’est la parole biblique et non l’expérience spirituelle.
 

Première thèse: Sola Scriptura

 

Nous réaffirmons que l’Ecriture inerrante est l’unique source de la révélation divine écrite et qu’elle seule peut lier notre conscience.
Seule, la Bible enseigne tout ce qui est nécessaire pour notre salut et notre délivrance du péché; elle est la norme du comportement chrétien.
 
Nous nions qu’un credo, un concile, ou quiconque puisse lier la conscience du chrétien ; que l’Esprit saint parle de manière indépendante de l’Ecriture ou s’oppose à elle ; que l’expérience spirituelle d’une personne puisse servir de véhicule à la révélation.
 
 

II. Solus Christus: l’érosion de la foi centrée sur Christ

 

 

Au fur et à mesure que la foi « évangélique » s’est sécularisée, ses intérêts se sont confondus avec ceux de la culture ambiante.
 
Il en est résulté une perte de toute valeur absolue, le développement d’un individualisme permissif, la substitution du bien-être à la sainteté, de la guérison à la repentance, de l’intuition à la vérité, du feeling à la foi, du hasard à la providence et de la satisfaction immédiate à l’espérance persévérante.
 
Le Christ et sa croix ne sont plus au centre de nos préoccupations.
 

Seconde thèse: Solus Christus

 

Nous réaffirmons que notre salut est accompli par l’œuvre de médiation du seul Christ historique.
 
Sa vie sans péché et l’expiation qu’il a endurée à notre place sont pleinement suffisantes pour assurer notre justification et notre réconciliation avec le Père.
 
Nous nions que l’Evangile soit prêché si l’œuvre expiatoire du Christ n’est pas proclamée et si la foi en Christ et en son œuvre n’est pas sollicitée.
 
 

III. Sola Gratia: l’érosion de l’Evangile

 

 

La nature humaine déchue a suscité une confiance injustifiée dans les capacités de l’homme.
 
Cette confiance dénuée de fondement existe maintenant dans la mouvance évangélique, qu’il s’agisse de l’Evangile de l’estime de soi ou de celui de la santé et de la richesse, que l’Evangile y soit transformé en produit à vendre et les pécheurs en consommateurs désireux de l’acheter, ou qu’on apprécie la vérité de la foi chrétienne à son efficacité.
 
Tous ces dérapages portent atteinte à la doctrine de la justification en dépit des textes officiels de nos Eglises.
 
La grâce de Dieu en Christ est non seulement nécessaire, mais la seule cause efficace du salut.
 
Nous confessons que les êtres humains naissent spirituellement morts et sont incapables de toute coopération avec la grâce qui régénère.
 

Troisième thèse: Sola Gratia

 

Nous réaffirmons que le salut par la grâce seule nous délivre de la colère de Dieu.
 
L’œuvre surnaturelle du Saint-Esprit nous conduit au Christ en nous délivrant de l’esclavage du péché et en nous faisant passer de la mort à la vie spirituelles.
 
Nous nions que le salut soit, en quelque manière, une œuvre humaine.
 
Les méthodes, les techniques et les stratégies sont, en elles-mêmes, incapables de susciter cette transformation. La nature humaine non régénérée ne peut pas susciter la foi.
 
 

IV. Sola Fide: l’érosion de l’article de foi principal

 

 

La justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de lui.
Tel est l’article de foi sur lequel l’Eglise est fondée, autrement elle s’écroule.
 
Aujourd’hui, nombre de responsables, de théologiens et de pasteurs qui se prétendent évangéliques le négligent, le déforment ou vont même jusqu’à le contester.
 
L’homme déchu a, certes, toujours refusé d’admettre qu’il avait besoin que lui soit imputée la justice de Christ; aussi la modernité n’a-t-elle eu qu’à attiser cette opposition à l’Evangile biblique.
 
Nous avons permis à cet état d’esprit d’influer sur la nature de notre ministère et sur notre prédication.
 
Nombre des membres du « mouvement de la croissance de l’Eglise » croient qu’une bonne compréhension sociologique de la mentalité des participants au culte est tout aussi importante pour la diffusion de l’Evangile que la proclamation de la vérité biblique.
 
D’où un divorce entre les convictions théologiques et les pratiques du ministère.
 
Dans de nombreuses églises, le recours aux techniques du marketing accentue cette tendance en effaçant la différence entre Parole biblique et monde, en supprimant le scandale de la croix du Christ et en réduisant la foi chrétienne à des principes et des méthodes qui assurent le succès du business corporatif.
 
Même s’ils disent adhérer à la théologie de la croix, ces mouvements vident celle-ci de sa substance.
 
Il n’y a pas d’autre Evangile que celui qui affirme que Christ s’est substitué à nous en prenant notre place, Dieu lui imputant notre péché et nous imputant sa justice.
 
C’est parce que Christ a enduré le jugement que nous méritions que nous pouvons vivre de la grâce, Dieu nous ayant définitivement pardonnés, acceptés et adoptés comme ses enfants.
 
En dehors de l’œuvre salvatrice du Christ, rien… pas même notre insertion sociale, notre engagement ou notre bonne volonté, ne fonde notre acceptation par Dieu.
 
L’Evangile déclare ce que Dieu a fait pour nous en Christ et non ce que nous pouvons faire pour nous approcher de Dieu.
 

Quatrième thèse: Sola Fide

 

Nous réaffirmons que la justification est acquise par la seule grâce, au moyen de la foi seule, à cause de Christ et seulement de Lui.
 
Par la justification, la justice de Christ nous est imputée, car elle seule est capable de satisfaire la justice parfaite de Dieu.
 
Nous nions que la justification repose sur quelque mérite qui nous soit propre ou provienne d’une infusion en nous de la justice de Christ.
 
Nous nions aussi qu’une institution, se prétendant une Eglise, puisse légitimement être reconnue comme telle si elle récuse ou condamne l’article de foi : Sola Fide.
 
 

V. Soli Deo Gloria: l’érosion d’une adoration centrée sur Dieu

 

 

Partout où, dans l’Eglise, l’autorité de la Bible est perdue, le Christ n’est plus au centre, l’Evangile est gauchi ou la foi pervertie, cela a toujours été pour une seule raison : nos intérêts ont supplanté ceux de Dieu et nous appliquons nos méthodes pour accomplir la mission qu’il nous a confiée.
 
Il est malheureusement courant, aujourd’hui, que Dieu ne soit plus au centre de la vie de l’Eglise.
C’est pourquoi le culte se transforme en divertissement, la prédication de l’Evangile en opération de marketing, la foi en technique, l’éthique en feeling positif à notre endroit et la fidélité en réussite.
 
Résultat : Dieu, le Christ et la Bible ont perdu beaucoup de leur sens et de leur importance à nos yeux.
 
Dieu n’est pas là pour satisfaire nos ambitions humaines, nos convoitises et nos appétits, ni même nos intérêts spirituels personnels.
 
Aussi convient-il de centrer notre adoration sur Dieu lui-même plutôt que de rechercher la satisfaction de nos propres besoins.
 
Dans le culte, Dieu est souverain, pas nous.
 
Nous avons à nous soucier du Royaume de Dieu et non de notre puissance, de notre popularité ou de notre succès.
 

Cinquième thèse: Soli Deo Gloria

 

Nous réaffirmons que le salut, puisqu’il est de Dieu et a été accompli par lui, est à sa gloire; nous devons toujours l’en glorifier.
 
Jusqu’à notre mort, nous avons à vivre devant la face de Dieu, sous son autorité et pour sa seule gloire.
 
Nous nions qu’il soit possible de glorifier Dieu en confondant culte et divertissement, en négligeant la Loi ou l’Evangile dans notre prédication ou en substituant à l’Evangile la recherche de l’épanouissement du moi, celle de l’auto-estime ou de la réalisation personnelle.
 
 

VI. Un appel à la repentance et à la réformation

 

 

La fidélité dont les Eglises évangéliques ont fait preuve dans le passé s’inscrit en net contraste avec leur infidélité présente.
 
Au début de ce siècle, les Eglises ont soutenu un effort missionnaire remarquable et édifié de nombreuses institutions ou œuvres au service de la vérité biblique et du Royaume du Christ.
 
Le comportement des chrétiens et leurs aspirations différaient, profondément, de ceux de leurs contemporains.
 
Aujourd’hui, il en va souvent autrement.
 
De nos jours, la mouvance évangélique est en train de perdre sa fidélité à la Bible, sa boussole morale, et son zèle missionnaire.
 
Aussi nous repentons-nous de notre trop grande conformité au monde.
 
Nous avons succombé à l’attrait des faux « évangiles » de notre culture sécularisée.
 
Nous avons affaibli le témoignage de l’Eglise par notre manque de vraie repentance, notre aveuglement face à nos propres péchés alors que nous les discernons si bien chez autrui, et par notre refus inexcusable de faire connaître autour de nous l’œuvre salvatrice de Dieu en Jésus-Christ.
 
Nous invitons donc avec instance les évangéliques qui s’écartent d’elle sur les points évoqués jusqu’ici à revenir à la Parole de Dieu.
 
Notre appel s’adresse aussi à ceux qui affirment l’existence d’une espérance de vie éternelle en dehors d’une foi explicite en Jésus-Christ, à ceux qui prétendent que les hommes qui rejettent le Christ dans cette vie seront annihilés dans l’autre et ne subiront pas le juste jugement de Dieu dans une souffrance éternelle, ou à ceux qui affirment qu’évangéliques et catholiques romains sont un en Christ même là où la doctrine biblique de la justification est abandonnée.
 
L’Alliance des évangéliques confessants exhorte tous les chrétiens à tenir compte de la présente déclaration dans le culte de leur Eglise, comme dans son ministère, ses actions, sa vie et son annonce de l’Evangile.
 
Pour l’amour de Christ.
 
Amen.
5 solas logo
Eglise Luthérienne Poitou

 

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant - dans Réflexion
commenter cet article
5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 18:53

JM BERTHOUD1 Refuge du chrétien (20)

Partout nous devons constater le déclin des Eglises.

 

Nous pouvons remarquer quatre aspects de cette situation : d’abord un déclin doctrinal; puis le déclin d’une vraie spiritualité ; il s’ensuit des divisions ; et finalement on constate la perte de la jeunesse.

 

Quelles seraient les causes d’une telle dégradation de beaucoup d'Eglises ?

 

Ces causes sont nombreuses mais relevons également une raison importante, souvent oubliée, de ce déclin :

 

la négligence et la disparition du culte de famille.


Que nous dit la Bible à ce sujet ?


“Si quelqu’un n’a pas soin des siens, surtout de ceux de sa famille il a renié la foi et est pire qu’un infidèle.” (I Timothée 1 :8)


Sur bien des sujets, la Bible nous parle explicitement.

 

Sur d’autres, il nous faut tirer des leçons précises à partir d’indications fragmentaires que l’on trouve dans différentes parties de la Bible.

 

C’est le cas de notre sujet.

 

Le texte de la première lettre de Paul à Timothée que nous venons de citer semble nous parler uniquement des soins matériels que nous devons accorder à nos parents âgés.

 

Mais pour un chrétien, l’expression prendre soin des siens n’implique-t-elle rien d’autre que de fournir à ses proches, et ici tout particulièrement à ses parents, la nourriture, le logement et le vêtement ?

 

Le chrétien ne doit-il pas prendre soin des siens sur le plan spirituel aussi ?

 

Le livre des Actes nous dit que Corneille, l’officier romain, tout en étant un païen était un homme pieux..

 

Mais sa piété en tant que chef de famille responsable n’était pas une piété individualiste; elle ne le concernait pas lui seul mais toute la maisonnée placée sous son autorité.

 

Lorsque Pierre arriva chez lui, c’était toute la communauté familiale qui attendait le message de Dieu.

 

Peut-on imaginer qu’une telle piété familiale ait cessé avec la réception du Saint-Esprit et avec le baptême de toute sa famille ? (Actes 10)


Il n’est guère possible de légitimer bibliquement la doctrine du baptême des petits enfants, à partir du fait de conversions multiples comme celles qui eurent lieu dans la maison de Corneille ainsi qu’à d’autres occasions.

 

Nous pensons cependant que nous pouvons tirer des conclusions précises pour notre sujet sur ce qui y est dit de la piété familiale pratiquée dans de telles communautés.

 

C’est cette piété domestique communautaire que nous appelons le culte de famille .

 

Le livre des Actes des Apôtres contient de nombreuses indications précises nous montrant que la vie de l’église à cette époque était étroitement liée à la piété communautaire des familles chrétiennes qui en faisaient partie.


Regardons d’un peu plus près ce que la Bible nous dit au sujet de l’exercice de cette piété.

 

Comme pour d’autres questions pratiques, c’est l’Ancien Testament qui nous fournit l’enseignement de base.

 

Cet enseignement est repris et est appliqué de manière plus précise et plus approfondie par le Nouveau Testament à la vie de tous les chrétiens.

 

Cet enseignement biblique sur le culte de famille réapparait dans l’Eglise de Dieu chaque fois que le Saint-Esprit remet en honneur la lecture et la prédication de la Parole de Dieu.

 

En étudiant ces textes, nous y verrons de manière précise, ce que Paul voulait dire aux chrétiens quand il écrivait dans sa lettre aux Ephésiens :

 

“Et vous pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les instruisant et en les avertissant selon le Seigneur.” (Ephésiens 6 :4)

 

" Pères, n'irritez point vos enfants, de peur qu'ils ne perdent courage.  (...) Celui qui agit injustement, recevra selon son injustice; et il n'y a point d'acception de personnes."(Colossiens 3 21/25)


Exemples tirés de l’Ancien Testament


Que faisait le patriarche Noé ?

 

Lors de la sortie de l’arche après la délivrance du déluge Noé rendit à Dieu un culte familial :

 

“Noé bâtit un autel à l’Eternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les animaux purs et il offrit des holocaustes sur l’autel.“ (Genèse 8 :20)

 

Le patriarche Job se comportait de la même façon.

 

Lui aussi rendait un culte à Dieu pour sa famille.

 

Voici ce que nous lisons à son sujet :

 

“Cet homme était intègre et droit ; il craignait Dieu et s’écartait du mal.” (Job 1 :1) Ses fils et ses filles organisaient des banquets les uns chez les autres. Alors,“Job envoyait chercher ses fils et les sanctifiait, puis il se levait de bon matin et offrait pour chacun d’eux un holocauste, car Job disait : Peut-être mes fils ont-ils péché et ont-ils maudit Dieu dans leur coeur. C’est ainsi que Job agissait toujours.” (Job 1 :5)


Nous avons déjà là un modèle de piété familiale chrétienne.


Prenons le cas d’un Abraham.

 

Lors de la visite des trois envoyés aux chênes de Mamré, peu de temps avant la destruction de Sodome et Gomorrhe.

 

L’Eternel présent parmi ses visiteurs dit à Abraham :

 

“Cacherais-je à Abraham ce que je vais faire? Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et en lui seront bénies toutes les nations de la terre. Car je l’ai choisi afin qu’il ordonne à ses fils et à sa famille après lui de garder la voie de l’Eternel, en prodiguant la justice et le droit ; ainsi l’Eternel accomplira pour Abraham ce qu’il avait dit à son sujet.” (Genèse 18 :17-19)


Etant habités par la même foi que celle qui animait Abraham nous sommes ses enfants chéri(e)s  (Romains 2 :28-29; Galates 3 :7).

 

Ne devrions-nous pas également ordonner à nos fils et à leurs familles qui nous suivront de garder la voie de Dieu en pratiquant la justice et le droit ?

 

Jacob fit de même lors de sa rencontre avec l’Eternel à Bethel, rencontre où son nom fut changé de Jacob en Israël.

 

Car il célébra là un culte familial exigeant préalablement la purification des siens :

 

“Jacob dit à sa famille et à tous ceux qui étaient avec lui : Otez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, purifiez-vous et changez de vêtements. Nous nous lèverons et monterons à Béthel ; là je dresserai un autel au Dieu qui m’a répondu au jour de ma détresse et qui a été avec moi pendant le voyage que j’ai fait.” (Genèse 35 :1-3)


Nous voyons à nouveau ici comment le père de famille exerçait ses fonctions de prêtre et de prophète.


Ces fonctions ne se limitent pas à la seule période des patriarches où le culte public, plus tard célébré dans le tabernacle ou le temple, n’était pas encore institué.

 

Le sacrifice de la Pâque fut célébré séparément par chaque famille israëlite lors de la sortie d’Egypte.

 

Cet exemple montre clairement que la famille juive formait alors une cellule religieuse autonome.

 

Certes l’institution du culte et des sacrifices ainsi que le développement de la fonction prophétique et, plus tard, celui de la royauté davidique, limitèrent la portée de ces fonctions religieuses du père de famille.

 

Mais la famille juive n’en demeura pas moins l’endroit par excellence où l’Israëlite pieux adorait Dieu et apprenait à le connaître.


Nous prendrons un dernier exemple dans l’Ancien Testament avec Josué.

 

Ces paroles qu’il adressa à la fin de sa vie aux familles d’Israël s’appliquent également aux familles chrétiennes de tous les temps :

 

“Maintenant, craignez l’Eternel et servez-le avec intégrité et fidélité. Otez les dieux qu’ont servis vos pères, de l’autre côté du fleuve et en Egypte, et servez l’Eternel. Et si vous ne pensez pas devoir servir l’Eternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : ou les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Eternel.” (Josué 24 : 14-15)


Comment puis-je “moi et ma maison servir l’Eternel“ sans pratiquer un culte de famille, sans consacrer quotidiennement en famille un moment pour adorer Dieu, le louer, lire et méditer sa Parole en commun, intercéder auprès de Lui ?

 

Le psalmiste nous pose la question :

 

“Comment le jeune homme rendra-t-il pur son sentier ? “

 

et il répond,

 

“En observant ta Parole .” (Psaume 119 : 9)

 

Mais comment ce jeune homme (cette jeune fille) pourra-t-il observer la Parole de Dieu s’il ne reçoit pas chaque jour de son père, de sa mère, dans sa famille, régulièrement, jour après jour, l’instruction de cette Parole ?

 

Ceci nous amène à examiner les prescriptions de la Loi divine relatives à cette question.


Les enseignements de Loi de Dieu


Examinons ensemble les enseignements de la Loi de Dieu se rapportant à l’instruction que les parents doivent donner à leur enfants au sujet des choses de Dieu.

 

La Thora — et l’enseignement de la loi ne diffère aucunement de celui du Nouveau Testament — ne nous parle pas d’écoles du dimanche, de groupes de jeunes, de classes de catéchumènes ou d’écoles chrétiennes comme instruments établis par Dieu pour l’instruction de la jeunesse.

 

Ce n’est pas que de telles institutions pédagogiques ne puissent avoir leur place, et parfois une place capitale, dans l’éducation chrétienne des jeunes.

 

Je pense ici en particulier à la nécessité urgente de fonder aujourd’hui des écoles vraiment chrétiennes.

 

Mais l’accent de la Parole porte ailleurs.

 

Il place ici la responsabilité carrément sur les épaules de la famille.

 

Nous pouvons ajouter que sans cette instruction familiale biblique des enfants par leurs parents, ces instruments ecclésiastiques ou scolaires que nous venons de nommer ne pourront que très difficilement aboutir à la formation spirituelle et intellectuelle véritable de nos jeunes de manière à ce que plus tard ils puissent, à leur tour, devenir ces piliers sans lesquels de nouvelles familles bibliques ne sauraient subsister.


Dans le livre du Deutéronome que nous pourrions appeler (avec les Proverbes) le livre des familles, nous lisons :

 

“Quelle est, en effet, la grande nation qui ait des dieux aussi proche d’elle que l’Eternel notre Dieu l’est de nous toutes les fois que nous l’invoquons ? Et quelle est la grande nation qui ait des préceptes et des ordonnances justes, comme toute cette loi que je vous présente aujourd’hui? Seulement, prends garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les événements que tes yeux ont vus, et qu’ils ne s’éloignent de ton coeur ; fais-les connaître à tes fils et aux fils de tes fils.” (Deutéronome 4 :7-9)


Il n’est pas question ici de ce que les sacrificateurs ou les docteurs de la loi instruisent la jeunesse d’Israël.

 

Mais chaque père de famille doit faire connaître les enseignements de Dieu à ses propres enfants afin que la génération nouvelle puisse elle aussi recevoir le dépôt de la foi et le garder.


Comment le père ou la mère israélite devaient-ils répondre aux interrogations de leurs enfants sur les cérémonies du culte, sur l’histoire d’Israël et sur les lois du peuple de Dieu ?

 

Nous lisons encore dans le Deutéronome :


“Lorsque demain ton fils te demandera : Que signifient ces déclarations, ces prescriptions et ces ordonnances que l’Eternel notre Dieu vous a commandées? Tu diras à ton fils : Nous étions esclaves du Pharaon en Egypte, et l’Eternel nous a fait sortir de l’Egypte à main forte. L’Eternel a opéré, sous nos yeux, des signes et des prodiges, grands et désastreux, contre l’Egypte, contre Pharaon et contre toute sa maison; et il nous a fait sortir de là, pour nous amener dans le pays qu’il avait juré à nos pères de nous donner. L’Eternel nous a commandé de mettre en pratique toutes ces prescriptions et de craindre l’Eternel, notre Dieu, afin que nous soyons toujours heureux et qu’il nous conserve la vie, comme il le fait aujourd’hui. Pour nous la justice sera d’observer et de mettre en pratique tous ses commandements devant l’Eternel, notre Dieu, comme il nous l’a commandé.” (Deutéronome 6 :20-25)


Nous voyons à nouveau que le rapport éducatif fondamental est celui du père au fils, de la mère à sa fille; et que le lieu privilégié de cette communication de la Vérité divine est la famille et, avant tout, le culte rendu en famille à Dieu.

 

“Ecoute Israël ! L’Eternel notre Dieu, l’Eternel est un. Tu aimeras l’Eternel de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces paroles que je te donne aujourd’hui seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur ta main, et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur tes portes.” (Deutéronome 6 :4-9. Voyez aussi Deutéronome 11 : 18-21).


Les Proverbes, commentaire de la Loi de Dieu


Dans les sept premiers chapitres du livre des Proverbes nous trouvons un commandement répété bien des fois qui engage les pères à instruire leurs propres enfants dans les voies de Dieu.

 

Ces textes énumèrent toutes les bénédictions qui découleront d’un tel enseignement familial reçu avec docilité par les enfants.


“Mon fils si tu reçois mes paroles, et si tu retiens mes commandements (…) Alors tu comprendras la crainte de l’Eternel. Et tu trouveras la connaissance de Dieu (…) Alors tu comprendras la justice, l’équité, la droiture, toutes les routes qui mènent au bien.” (Proverbes 2 :1-9)

 

“Mon fils, n’oublie pas mon enseignement. Et que ton coeur garde mes commandements. Car ils augmenteront la durée de tes jours, les années de ta vie et de ta paix (…) Ne sois pas sage à tes propres yeux, crains l’Eternel, écarte-toi du mal, ce sera la santé pour ton corps et un rafraîchissement pour tes os” (Proverbes 3 :1-8)

 

“Mon fils, sois attentif à ma sagesse.Tends l’oreille à mon intelligence afin que tu gardes la réflexion, et que tes lèvres retiennent la connaissance.” (Proverbes 6 :20-23)


Et finalement cette si belle description des fruits d’une éducation parentale chrétienne :


“Ecoutez mes fils, l’instruction d’un père

Et soyez attentif, pour connaiîre l’intelligence;

Car je vous donne un bon savoir.

Ne rejetez pas mon enseignement.

J’étais, en effet, un fils pour mon père

Un fils tendre et unique auprès de ma mère.

Il m’enseignait alors et me disait :

Que ton coeur retienne mes paroles;

Garde mes commandements et tu vivras.(…)

Voici le commencement de la sagesse : acquiers la sagesse,

Avec tout ton acquis, acquiers l’intelligence.

Exalte-là : elle t’élèvera;

Elle fera ta gloire, si tu l’embrasses

Elle mettra sur ta tête un gracieux ruban,

Elle t’ornera d’un magnifique diadème.” (Proverbes 4 :1-9)

Toutes ces citations du livre des Proverbes amènent comme conclusion ces paroles :

“Oriente le jeune garçon sur la voie qu’il doit suivre

Même quand il sera vieux, il ne s’en écartera pas.” (Proverbes 22 :6)


Paul : sanctification des familles par l’enseignement de la vérité dans le foyer


Dans la première épître aux Corinthiens l’apôtre Paul en traitant du cas des mariages mixtes, païens-chrétiens, montre la puissance vivifiante et sanctifiante de cet enseignement familial de la Vérité.

 

De tels chrétiens mariés à des inconvertis ne doivent pas s’en séparer car ils détiennent des moyens capables de gagner leur conjoint à la foi.

 

Ce sont ces mêmes moyens, dit Paul, qui sanctifient les enfants de familles chrétiennes.

 

Ne vous séparez pas, dit-il au conjoint chrétien :

 

“Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme non-croyante est sanctifiée par le frère, autrement …” ajoute-t-il de manière significative “… vos enfants seraient impurs tandis qu’en fait ils sont saints.” Si telle est lasituation des enfants élevés dans des familles mixtes cette sainteté sera encore plus évidente des enfants dont les deux parents partagent la même foi. Paul précise sa pensée en écrivant : “En effet, comment savoir, femme, si tu sauveras ton mari? Ou savoir mari, si tu sauveras ta femme?” (I Corinthiens 7 :12-16)


Mais comment s’opèrent, bibliquement, tant la sanctification que le salut ?

 

S’agirait-il d’une espèce de parfum spirituel qui agit magiquement par osmose, sans paroles, sans enseignement, sans prise de conscience, de repentance, de conversion ?

 

Pour ce qui regarde le salut Paul répond de la manière la plus claire dans l’épître aux Romains :

 

“Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment entendront-ils parler de lui sans prédicateurs?” (Romains 10 :14)

 

Ainsi le mari chrétien et inversement annonçant la Parole à son épouse incroyante est un prédicateur de la Parole de Dieu.

 

Il en est de même pour le père ou la mère à l’égard de leurs enfants non-régénérés.

 

Car c’est la Parole de Dieu prêchée fidèlement et dont la prédication est accompagnée de l’action du Saint-Esprit qui seule régénère l’enfant.

 

Là où le conjoint par souci de paix doit garder le silence sur les questions se rapportant à la foi, son obéissance silencieuse à la Parole de Dieu sera comme un enseignement visible et cette instruction par l’exemple conduira à des circonstances où il sera possible d’annoncer verbalement l’Evangile.

 

Une telle situation où l’enseignement verbal n’est pas immédiatement possible ne peut se produire que là où un chrétien est marié à un non chrétien.

 

Pour ce qui concerne une famille chrétienne normale, ce n’est évidemment pas aux enfants d’imposer silence à leurs parents.

 

Jacques n’écrit-il pas :

 

“Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de la vérité.” (Jacques 1 :18)

 

Et Paul ajoute,

 

“Ainsi la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la parole du Christ.” (Romains 10 :17)


Il en est de même pour la sanctification dont la régénération n’est que le premier moment.

 

Paul le dit également au sujet de la prière par laquelle nous remercions Dieu pour notre nourriture :

 

“ Tout est sanctifié par la Parole de Dieu et la prière.” (I Timothée 4 :4)

 

Ce texte, si on y ajoutait la louange des cantiques, pourrait être pris comme une excellente définition du culte de famille.

 

Jésus-Christ Lui-même, en Jean 17, prie pour ceux qui croiraient en Lui par la prédication de la Parole de Dieu dans tous les âges de l’Eglise :

 

“Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les garder du Malin. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la Vérité; ta parole est la vérité.” (Jean 17 :15-17)


C’est cette Parole prêchée quotidiennement dans la famille qui a le pouvoir de régénérer le conjoint non croyant.

 

C’est cette même parole fidèlement lue et expliquée chaque jour dans le culte de famille qui a le pouvoir, accompagnée de la prière fervente des parents, de sanctifier nos enfants.

 

N’oublions pas qu’en Christ, le chrétien est prêtre, prophète et roi.

 

Dans le culte de famille le père exerce les fonctions de prêtre et de prophète.

 

Dans ce culte domestique il offre un sacrifice de louange à Dieu, intercède pour sa famille, lit et explique la Parole de Dieu à sa maisonnée.

 

Comme chef de famille, il en est le roi, le magistrat.


Les difficultés qu’expérimentent bien des Eglises avec leurs jeunes proviennent tout d’abord de l’atrophie, du dépérissement, de la disparition de cette institution biblique du culte familial.

 

Si les jeunes dans beaucoup d'Eglises sont tellement réfractaires à la Parole de Dieu, s’ils sont si marqués par l’esprit du monde, cela ne viendrait-il pas en premier lieu de l’abandon par les chrétiens de ces Eglises de cette prédication quotidienne de la Parole de Dieu dans leurs foyers ?

 

Comment nos jeunes peuvent-ils être gardés du mal, protégés des influences néfastes du monde, fortifiés dans la foi et encouragés à faire le bien si nos foyers ne font pas chaque jour l’expérience de cette force vivifiante qui vient de la lecture fidèle, en commun, de la Parole de Dieu, des cantiques chantés ensemble, de la prière commune adressée à Dieu ?

 

Comment nos familles pourront-elles être sauvées et sanctifiées si nous écartons de leur sein les moyens de grâce que Dieu nous a donnés pour atteindre ces buts ?


Conclusion


Ma conclusion traitera brièvement de quelques considérations pratiques relatives au culte de famille et formulera certaines observations sur les bienfaits que l’on peut attendre de son exercice régulier et fidèle.


Qui doit diriger le culte ?

 

La famille est autant une entité spirituelle qu’une institution sociale, économique et politique.

 

Le chef de ce petit corps social est le père.

 

Ainsi ce sera normalement la tâche du père de famille d’instruire sa famille dans les choses de Dieu.

 

Il devra évidemment être assisté, comme en toutes choses, par son épouse.


Que doit-être le contenu de ce culte ?

 

Avec de tout petits enfants, on peut se contenter de prier et de chanter avec eux, bien que leur participation au culte de leurs parents ne pourra que leur faire du bien.

 

Il ne faut pas penser, comme le font couramment ces adeptes de la pédagogie moderne (e.g. Piaget), qui sont bien malheureusement trop nombreux parmi les chrétiens, que les enfants en bas âge ressemblent intellectuellement à de petits animaux.

 

Comme ceux-ci ils seraient incapables de raison et leur l’intelligence devrait évoluer pour atteindre celle de l’âge adulte.

 

Selon cette psychologie évolutive les enfants au début de leur scolarité ne seraient pas encore parvenus au stade d’êtres humains pleinement rationnels.

 

Mais une telle perspective est entièrement fausse.

 

Dès sa venue à l’existence, l’enfant est créé à l’image de Dieu.

 

Il est dès ses débuts doué de toutes les facultés humaines.

 

Son intelligence peut être éveillée bien plus tôt que ne le pensent nos psychologues-épistémologues évolutionnistes.


Normalement ce culte de famille devrait, comme tout culte normal, comporter les éléments suivants :


(a) la lecture de la Bible et son explication;


(b) le chant de cantiques, de psaumes et de choeurs tirés de la Parole de Dieu;


(c) la prière de louange et d’intercession en commun.


La cène, le baptême et le sermon étant des actes proprement ecclésiastiques, doivent évidemment être réservés aux occasions où l’Eglise toute entière se rassemble.

 

Ajoutons ici quelques remarques supplémentaires :

  • Au fur et à mesure que grandissent les enfants, une place plus grande devrait être réservée pour leurs questions, pour leurs remarques. Le culte de famille doit être un endroit où les enfants peuvent exprimer leurs préoccupations, leurs interrogations, leurs difficultés sans pour autant que ce moment de recueillement en famille devienne un simple lieu de discussion et de bavardage. Il faut à tout prix maintenir dans le culte de famille les sentiments de crainte et de respect dûs à Dieu.


  • Tous devraient prier. Le culte de famille est l’endroit où les enfants apprennent à s’adresser librement et directement à Dieu. Les sujets de prière doivent être adaptés aux circonstances de la vie de la famille, de la vie de chacun, de l’Eglise et même de la nation.


  • La routine n’est guère à craindre si la piété des parents reste vivante.


Quand doit avoir lieu le culte de famille?


Anciennement, dans les familles issues de la Réforme du XVIème siècle, (et cela était souvent aussi le cas dans celles issues des Réveils du XIXème siècle), un bref recueillement en famille avait lieu le matin.

 

Le soir, un culte plus substantiel était célébré pour toute la maisonnée.

 

Ceci impliquait la participation de tous ceux qui vivaient sous le même toit, visites, serviteurs et apprentis inclus.

 

C’est ce qui se passait aussi dans mon enfance dans notre famille missionnaire en Afrique du Sud.

 

C’est aussi ce que l’on pouvait voir dans les familles de paysans Afrikaners d’origine calviniste.


Dans notre famille, nous n’avons qu’un seul culte de famille avec nos cinq enfants.

 

Il a lieu ordinairement le soir, directement après le souper, car les enfants doivent ensuite se séparer pour vaquer à leurs affaires, faire leurs leçons, laver la vaisselle, jouer d’un instrument, etc…

 

Il est toujours plus difficile de les rassembler une fois qu’ils se sont dispersés.

 

Cette bonne routine doit être maintenue avec beaucoup de persévérance et de force.

 

Il faut, comme pour toute discipline saine, constamment résister à notre tendance naturelle à la négligence.

 

Le culte de famille doit ainsi devenir aussi habituel que les repas.

 

Il n’est aucunement facultatif.

 

Il est aussi important spirituellement qu’une famille se nourrisse en commun de la Parole de Dieu qu’il est essentiel que ses membres se nourrissent physiquement.

 

La famille dans sa vie communautaire doit être centrée sur la Bible, sur la louange commune de Dieu et sur la prière adressée au Dieu trois fois saint et non sur la télévision ou le journal quotidien, etc.

 

Pour que cette institution soit rétablie, se maintienne et se fortifie il faut que les parents (et en particulier le père) fassent preuve d’une autorité persévérante, douce mais ferme et patiente.

 

Ils devront faire face à la résistance de leurs enfants tant qu’ils ne marchent pas personnellement avec Dieu.

 

Mais - faut-il le dire ? Dans une famille chrétienne l’orientation spirituelle et pratique ne vient pas des enfants mais des parents.

 

Ce ne sont pas les désirs si variables des enfants qui doivent déterminer la direction donnée à la famille.

 

Nous sommes les disciples de Jésus-Christ et non du Dr. Spock ou du Professeur Piaget !

 

La présence d’étrangers dans le foyer ne doit pas être une raison de supprimer ou de déplacer l’heure du culte de famille.

 

Nos voisins, amis et parents ont eux aussi droit à être exposés à la Parole de Dieu lue et méditée en famille.


Le culte de famille tient une place intermédiaire indispensable entre le culte personnel du chrétien et le culte de l’Eglise.


Le culte de famille se trouve placé entre le culte personnel que le chrétien rend à Dieu dans l’intimité et le culte qu’il rend avec ses frères et soeurs réunis en Eglise.

 

Sans le premier, le culte de famille dégénérera en routine, car il a besoin d’être nourri d’une communion personnelle intime des parents (et des enfants) avec la divine Trinité.

 

Mais sans le culte de l’Eglise, le culte de famille risque de dévier, car pour demeurer sain, il a constamment besoin de la nourriture spirituelle que Dieu fournit d’habitude seulement à l’Eglise rassemblée sous la direction de ceux qui sont seuls autorisés à lui donner l’enseignement public de la Parole de Dieu.

 

Le culte de famille se place ainsi entre la communion intime du croyant avec Dieu et l’adoration communautaire des chrétiens rassemblés en Eglise.

 

Là où le culte de famille est vigoureux et vivant, il devient une cellule de vie chrétienne vigoureuse et efficace et rend inutile ces églises de maisons, parfois tristement mal nécessaire dû à la décomposition de l’Eglise institution, mais qui en d'autres circonstances plus discutables (indépendantisme, rebellion, liberticisme...) font un immense tort à la vie de l’église locale et aux paroisses.


Quels bienfaits doit-on attendre de l’institution d’un culte de famille régulier ?


(a) Il s’agit tout d’abord d’une obéissance aux commandements de Dieu. Cette obéissance, comme toute obéissance à Dieu, entraînera de nombreuses bénédictions.


(b) La lecture familiale de la Bible, la prière en commun et le chant ne peuvent qu’avoir des effets bénéfiques sur les enfants. Les exposer ainsi régulièrement à la Parole divine est une manière excellente de leur annoncer l’Evangile et de faire progresser l’oeuvre de sanctification dans leur vie. Même s’ils ne deviennent pas dans leur enfance des chrétiens qui connaissent Dieu personnellement comme Père, ce qui aura été semé portera très souvent des fruits remarquables à long terme .


(c) Pour les parents, et en particulier pour le père, le fait d’assumer selon ses capacités une telle responsabilité spirituelle ne peut que contribuer à ses progrès dans la Foi et dans la connaissance de Dieu. Etre ainsi obligé d’affronter spirituellement ceux qui chaque jour nous voient vivre ne peut que nous rendre plus conscients de nos insuffisances comme pères et mères et nous obliger à recourir à la miséricorde de Dieu pour avoir la force de persévérer dans une telle responsabilité.


(d) Semer ainsi la Parole de Dieu lue d’une manière suivie tous les jours de l’année remplit la mémoire et l’intelligence des parents et des enfants de la Parole de Dieu. Une telle discipline doctrinale et spirituelle établit, tant chez les parents que chez les enfants, une armature spirituelle et intellectuelle capitale dans la bataille où nous sommes tous engagés contre la puissance d’égarement de l’esprit anti-chrétien qui règne dans le monde. Pour les enfants en particulier, il est très important qu’il existe dans la famille un tel moment de ressourcement quotidien, car cette discipline spirituelle familiale régulière les fortifiera dans leurs luttes contre les influences intellectuelles et morales mauvaises qu’ils doivent si souvent affronter à l’école. Là ils peuvent poser des questions à leurs parents et recevoir de leur part des réponses bibliques. Il est également incontestable que la discipline régulière de la lecture en commun de la Bible et la concentration intellectuelle et doctrinale qu’implique la prière en commun forment les capacités intellectuelles de ceux qui pratiquent un tel culte familial.


(e) Pour l’Eglise, le fait que le père de famille conduise lui-même ainsi le culte familial et dirige la vie spirituelle de sa famille est un immense bienfait. Une telle discipline familiale conduit à la formation de parents spirituellement adultes et responsables, aptes à assumer d’importantes tâches dans l’Eglise. C’est une pépinière d’anciens et de diacres. Par ailleurs, méditer de cette façon chaque jour la Bible en famille revient à s’exposer à toute la Parole de Dieu. Cela ne peut qu’avoir des effets doctrinaux bénéfiques sur ceux qui pratiquent une telle discipline. Une Eglise locale dont toutes les familles pratiquent ce culte domestique sera protégée de toutes sortes de difficultés spirituelles et doctrinales car la faiblesse de nos Eglises dans ces domaines provient avant tout d’une fréquentation insuffisante de la Bible. En plus, c’est une immense force pour une Eglise locale d’avoir de nombreuses cellules de prières familiales. Comme dit le dicton :“Une Eglise qui prie produit un pasteur qui prêche.” Une telle Eglise entendra alors la Parole de Dieu prêchée avec force.


(f) Un autre point important à considérer est qu’une famille qui prie et lit ainsi la Bible en commun et qui exerce en même temps une réelle hospitalité devient par cela même une force d’évangélisation remarquable. Comment pourrait-il en être autrement vu que, par cette manière d’agir, la lumière de Dieu n’est pas cachée sous le boisseau mais elle éclaire tous ceux qui peuvent entrer dans la maison ? Si ces deux disciplines du culte familial quotidien et de l’hospitalité étaient restaurées et généralisées dans les foyers chrétiens nous n’aurions aucunement besoin d’avoir recours à toutes sortes de méthodes d’évangélisation aussi artificielles que nuisibles et inefficaces pour annoncer la Parole de Dieu dans nos localités et à notre voisinage.


(g) Finalement, un tel rassemblement quotidien autour de la Parole de Dieu est un merveilleux instrument de cohésion familiale. A une époque où tant de forces tendent à disperser les membres de la famille, il est capital pour la survie du foyer chrétien, de cette institution, la famille, si indispensable tant pour la société que pour l’Eglise, de restaurer le coeur spirituel de la vie familiale chrétienne dans son ancienne plénitude.


  • Là, tous sont rassemblés sous l’autorité de la Parole de Dieu.


  • Là, s’exerce le ministère spirituel du berger de la famille, le père, qui rassemble ses brebis autour de la Parole de vie.


  • Là tous peuvent prier Dieu et s’attendre à Sa réponse aux intercessions de chacun.


  • Là, peuvent être amenés à Dieu les peines. les difficultés, les péchés de la journée. Car les membres de la famille laissés à eux-mêmes subiraient inévitablement les effets diviseurs provenant du péché et des peines quotidiennes.

 

  • Là, chacun peut en commun se ressourcer et se décharger de cette lassitude morale et spirituelle qui peuvent devenir source de mort pour les familles même les plus vivantes.


  • Là, surtout, la famille se réunit en la présence de Celui qui est la source de sa vie et de son unité, le Seigneur Jésus-Christ lui-même, pour lui exprimer en commun son amour, sa joie et son adoration.


Pour conclure, disons avec le psalmiste :

 

“Voici qu’il est bon, qu’il est agréable pour des frères d’habiter ensemble!

C’est comme l’huile la meilleure qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur les bords de ses vêtements.

C’est comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion; car c’est là que l’Eternel donne la bénédiction, la vie pour l’éternité.”

Psaume 133 :1-3

 

Amen,

 

jean-marc-berthoud.jpg

Jean Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Résister et construire

Repost 0
Published by Refuge Protestant Refuge Protestant, - dans Réflexion
commenter cet article

Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch