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Vie Protestante Réformée

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 23:03

J'établirai une distinction entre mon peuple et ton peuple. Ce signe sera pour demain.

Exode 8.23

 

Pharaon a un peuple et le Seigneur a aussi un peuple.

 

Ces deux peuples peuvent vivre côte à côte et partager les mêmes circonstances, mais il y a entre eux une différence que le Seigneur saura mettre en Lumière.

 

Au travers des mêmes événements, on verra une distinction s'établir entre le Peuple Elu de Dieu et les enfants de ce monde.

 

Particulièrement pendant les époques de jugement Dieu deviendra un Sanctuaire pour Ses Saints.

 

Cette distinction commence à se faire remarquer pour les Croyants dès le moment de leur conversion alors que leurs péchés sont effacés, tandis que les inconvertis demeurent sous la condamnation.

 

Dès ce jour, ils deviennent une race à part qui vit sous une nouvelle discipline et jouit d'autres privilèges.

 

Leurs maisons sont préservées de cet essaim de maux qui attaquent et tourmentent les Egyptiens.

 

Ils sont gardés de la souillure de la chair, ainsi que de la corruption de la fausseté et du gain, ils sont préservés du rongement des soucis, et du tourment de la haine qui désole tant de familles.

 

Restons en assurance, Croyant(e) dans l'épreuve, car quand même nous avons et aurions beaucoup d'afflictions, nous sommes gardés de maux bien pires encore qui infestent les maisons et les coeurs des serviteurs du Prince de ce monde.

 

Le Seigneur a mis une différence entre nous et eux.

 

Veillons à la conserver dans notre esprit, dans nos aspirations, dans notre caractère et dans nos relations.

 

Amen,

 

 

Charles-Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 21:35

 

Car je suis avec toi, dit l'Éternel, pour te délivrer; J'anéantirai toutes les nations parmi lesquelles je t'ai dispersé, Mais toi, je ne t'anéantirai pas; Je te châtierai avec équité, Je ne puis pas te laisser impuni. Jérémie 30.11

 

Ne jamais être châtié serait un signe extrêmement fâcheux de la part de Dieu.

 

Cela signifierait :

 

« Il s’'est attaché aux idoles : laissez-le

 

Dieu veuille que ce ne soit jamais notre lot !

 

Une prospérité ininterrompue est une chose qui devrait nous faire craindre et trembler.

 

Toutes celles et ceux que Dieu aime Tendrement, Il les reprend et les châtie.

 

Celles et ceux qu'Il n’estime pas, Il leur donne le loisir de s'’engraisser à leur aise comme les bœufs destinés à la boucherie.

 

Mais, dans Son Amour, Notre Père Céleste use de la verge avec Ses Enfants.

 

Cependant remarquons que ce sera « avec mesure » qu'Il nous corrigera.

 

L'Amour du Père nous est donné sans mesure, mais Son Châtiment nous est également mesuré soigneusement.

 

Un homme ne pouvait, sous l'’ancienne loi israélite, recevoir que « quarante coups de verge moins un»; cela forçait de compter exactement et limitait la souffrance.

 

Ainsi encore, pour tout membre du peuple de la Foi, chaque coup est compté.

 

C’'est la mesure de la Sagesse de Notre Père, la mesure de la Sympathie de Notre Père, la mesure de l'Amour de Notre Père qui règle notre châtiment.

 

Loin de nous la pensée de nous rebeller contre le règlement Divin.

 

Seigneur, si Tu es à mon côté pour compter les gouttes amères dans la coupe de ma souffrance, je la prendrai avec joie de Ta Main et la boirai suivant Tes Saintes Directions en Te disant :

 

 « Que Ta Volonté soit faite. J’'ai confiance en Toi, Mon Père, car Tu sais ce qui est bon pour Ton Enfant 

 

Amen,

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 13:47

Cur Deus Homo ?

 

Pourquoi Dieu s’est-il incarné ? S’interrogeait saint Anselme, le grand théologien du Moyen Âge.

 

La réponse évidente est : pour la rédemption du genre humain.

 

Jésus-Christ est venu chercher et sauver le pécheur ; nous affranchir non seulement des conséquences de la faute, mais encore, ce qui est primordial à cette Oeuvre de Rédemption, nous libérer du pouvoir et de la domination du péché, afin de nous restaurer dans Son Royaume de Paix, de Justice et de Sainteté.

 

Cela implique que Son Objectif n’aurait pas été atteint à moins que ceux qu’Il destine à ce Salut, des membres de la race humaine déchue, puissent être façonnés d’après le modèle original et se retrouvent selon l’archétype de l’humanité qu’est Jésus-Christ en personne.

 

Si nous avons compris ce point essentiel de la Révélation Biblique, alors nous serons aussi en mesure de saisir la différence radicale qui sépare notre Foi Chrétienne des autres religions de l’humanité, fussent-elles ces religions qu’on appelle supérieures ou spirituelles…

 

Statistiquement parlant, on peut dénombrer une grande variété et diversité de religions.

 

Toutefois, si nous nous plaçons du point de vue de l’objectif atteint par Christ, il n’existe en définitive que deux types de religion.

 

La première cherche et s’imagine trouver le salut à travers les efforts de l’homme.

 

À ses yeux, l’homme devient l’architecte de son propre salut et de sa destinée, aussi bien terrestre qu’éternelle.

 

L’autre religion déclare que le salut se trouve en dehors de l’homme et au-dessus de lui, qu’il dépend d’une puissance qui le transcende ; pour le dire autrement, il n’existe pas de « self-made-man », un homme qui forgerait lui-même sa personnalité religieuse ou spirituelle.

 

L’exemple le plus clair de ce type de religion nous est offert par saint Paul, qui dans l’un de ses textes déclare :

 

« Par la grâce de Dieu je suis ce que je suis. » (1 Corinthien 15:10).

 

Le contraste entre ces deux types de religion n’est ni d’apparence ni superficiel, mais fondamental ; l’une est anthropocentrique, l’autre théocentrique, et l’abîme qui les sépare est infranchissable.

 

La première est une philosophie moraliste, peut-être et même certainement très élevée, mais irréaliste, tout en se voulant morale, volontariste et respectueuse des capacités humaines.

 

Elle abondera en conseils sages et en admonestations positives ; elle fera appel aux bons sentiments et tentera de créer des intentions positives chez son adepte.

 

Hélas, elle ignore où se trouve exactement la seule source capable de faire couler les puissants courants pouvant balayer tout obstacle, l’Origine de la Seule Révélation Vraie donnée aux hommes.

 

L’autre type de religion, celle que nous appelons théocentrique — elle aussi riche en spiritualité et en sagesse — a comme marque distinctive, non pas la confiance dans le pouvoir humain, mais en une grâce restauratrice et réformatrice, grâce qui — faut-il le souligner — descend d’en haut, de la Source de toute vie, de toute bonté, de toute puissance.

 

À ses yeux, seul un Rédempteur tout puissant et un Seigneur vivant peut transformer la nature humaine et orienter le cours de son existence.

 

Est-il besoin de démontrer à quel type de religion appartient la Foi Chrétienne ?

 

Qu’il soit seulement précisé qu’elle fait partie d’une catégorie unique, exceptionnelle, de religion.

 

Même à l’intérieur des religions qui se réclameront, à tort à notre avis, du théocentrisme, la Révélation Chrétienne, selon l’Ancien et le Nouveau Testament, est une exception.

 
C’est à ce titre de religion révélée exceptionnelle qu’elle proclame, propose et offre la Rédemption Divine.
 
Parce qu’elle reconnaît un autre comme Seigneur et Sauveur, la Foi Biblique Chrétienne se présente comme le type même de la religion théocentrique.
 
C’est à ce même titre encore qu’elle est capable de susciter en l’homme, objet de la Grâce, une nouvelle conscience transformée et mettre en branle des forces nouvelles en vue d’une action rénovatrice.
 
Sans doute, les interprétations de la foi chrétienne ont été, au cours des siècles, nombreuses et variées, et parfois, hélas !, contradictoires.
 
Ici même, je signalerai, non tant les divergences entre Églises et confessions, mais un certain courant théologique qui traverse, aussi étonnant que cela puisse paraître, différentes Églises.
 
Le courant théologique auquel je songe est appelé libéral dans le protestantisme ; c’est une branche du christianisme qui cherche à gommer, à oblitérer la différence fondamentale, essentielle et vitale entre la religion réellement évangélique dans le bon sens du terme et les autres religions ; ce faisant, ce courant réduit le Jésus des Évangiles et le Christ de notre foi universelle aux dimensions d’une grande figure religieuse, pionnier de l’universalité religieuse, messager d’une paternité divine s’étendant indistinctement à tous les hommes, apôtre de la fraternité humaine, et peut-être même — temps modernes obligent — premier révolutionnaire prônant l’égalité absolue entre tous les êtres !
 
Nonobstant ces déclarations généreuses, le Christ authentique comme le Christianisme Originel sont, l’un comme l’autre, ceux que l’Église apostolique avait saisis et proclamés ; l’Église des premiers siècles, celle qui a formulé nos grandes doctrines, les a fidèlement recueillies de la tradition primitive et, à son tour, les a transmises aux générations futures.
 
 
Aussi pouvons-nous déclarer avec certitude que le Jésus des courants libéraux est totalement étranger au Christ de notre Foi ; il n’est certainement pas le Sauveur Divin que nous adorons, et le Salut que nous devons obtenir n’est pas le fruit de Sa Grande Oeuvre, mais plus simplement une idée généreuse, mais chimérique, issue de la pensée humaine tragiquement insuffisante…
 
Ce courant théologique, cette interprétation libérale du protestantisme, ne nous offre point de Sauveur capable de Compatir à nos misères, point de Seigneur réellement ressuscité du tombeau, aucune autorité remise entre Ses Mains, nul Paraclet qui soit Notre Défenseur, donc pas de Saint Esprit…
 
Une telle théologie, avec ses variantes et ses multiples colorations, veut donner les traits d’un personnage historique nommé Jésus comme modèle et inspirateur d’une morale élevée, exemple de celui qui non seulement proclame de grands idéaux, mais qui est encore capable de sacrifier sa personne pour les réaliser.
 
Pourtant, force nous est de constater qu’un tel Christ serait simplement un Jésus qui, en présence d’un paralysé, même plein de bonnes et généreuses intentions à son égard, lui tiendrait un discours du genre : Mon enfant, ne vois-tu pas que si tu m’imitais tu ferais à ton tour de grands bonds, tu sautillerais gaiement au lieu de rester accroupi sur ta civière de misère ?
 
Que serait-il advenu aux nombreux paralysés, aveugles, malades, à ceux possédés du démon, à tous ceux et celles dont l’Évangile nous retrace la guérison miraculeuse, si le Christ Sauveur ne les avait pas effectivement arrachés à leur tragique situation ; s’Il ne s’était contenté que de leur prêcher une morale spirituelle et l’exemple d’un modèle émouvant…
 
Où en serions-nous nous-mêmes s’Il n’avait pas baissé Ses Yeux de Compassion sur notre mal, étendu Son Bras de Secours, descendu dans notre propre abîme existentiel pour nous arracher à notre incurable maladie ?
 
Et nous savons à quel prix Il a effectué ce Salut qui est plus qu’un sauvetage, cette Rédemption qui est plus qu’une émancipation…
 
S’Il n’avait pas fait Don de Sa Divine Personne, où en serions-nous actuellement ?
 
Sans espérance et sans Dieu dans le monde !
 
Non, mille fois non, nous ne voulons pas d’un Christ peut-être merveilleux et idéalisé, mais dont le cadavre serait toujours gisant quelque part dans une tombe anonyme au fin fond de la Judée…
 
Nous voulons, au contraire, du Christ selon les Évangiles, celui de la prédication apostolique, le Christ du dogme de l’Église, de Nicée et de Chalcédoine, le Christ de la tradition universelle, le Christ des saints et des martyrs.
 
Pas plus qu’un Christ modèle, un Christ simple prophète ne nous serait guère plus secourable.
 
En matière de prophètes — qu’il s’agisse de « nabi » selon l’original hébreu, ou de « prophètès » selon la version grecque — et surtout de gourous, de swamis et autres marabouts, l’humanité en regorge ; à tel point que, paraphrasant une célèbre parole de Jean Calvin, nous pouvons affirmer que l’esprit de l’homme est une boutique pour forger des prophètes de cette espèce, et ce depuis toujours.
 
Le Christ qu’il nous faut n’est pas celui de la morale ni celui d’oracles exaltés, mais le Fils de Dieu, l’Agneau sans tache qui, pour nous hommes et pour notre Salut, a effectué l’expiation des péchés.
 
Je comprends fort bien que, pour l’esprit humain, arrogant et autosuffisant, une telle idée d’expiation soit inadmissible, si ce n’est inconcevable.
 
Mais si le Christ n’est pas cette victime expiatoire, le Substitut et le Médiateur, le Prêtre qui est simultanément le Sacrifice, il n’a pas grand chose à apporter à l’humanité malheureuse, égarée et dévoyée dont nous faisons tous partie sans exception.
 
Mais grâces soient rendues à Dieu, il l’est !
 
Telle est, mon ami(e), la Bonne Nouvelle qui depuis vingt siècles a retenti pour réjouir des myriades de cœurs, pour arracher à leur perdition des hommes et des femmes autrement voués à une éternelle perdition.
 
Désormais, et il n’est jamais trop tard pour personne, nous verrons en Lui, non quelqu’un dispensant des conseils de sagesse, un maître-rabbi qui luit par l’originalité de son enseignement ou le philanthrope qui nous émeut par son admirable générosité, mais l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde.
 
Celui qui, après avoir effectué l’Oeuvre Principale, c’est-à-dire nous avoir arrachés à la mort spirituelle et transportés au Royaume de Son Admirable Lumière, nous inculque également Ses Vérités Éternelles.
 
Et voici le second volet de notre religion théocentrique : Savoir que le Christ, qui a vécu une existence sans péché, dont nul n’a pu mettre en doute la pureté, en qui ne s’est trouvé rien de blâmable et qui fut au-dessus de tout soupçon, est celui qui veut et peut nous élever jusqu’à Sa propre hauteur.
 
De sorte que, lorsqu’Il apparaîtra de nouveau pour prendre avec Lui les Siens, Il les transportera définitivement dans Son Royaume Eternel, Il les présentera à leur tour sans blâme et sans reproche, comme Lui est sans reproche, sans ride ni tache, purs et propres, saints et glorifiés.
 
Telle est la mission rédemptrice de Notre Christ.
 
Nous ne l’échangerons pas contre les portraits chimériques qu’en font les théologies-fictions produites par des alchimistes qui rejettent l’or pur de l’Évangile pour n’en tirer que des gadgets en matière plastique…
 
Nous voulons nous en tenir au Christ qui nous sauve et nous restitue l’image d’après laquelle nous avions originellement été conçus.
 
Et seulement lorsqu’au préalable il aura été Notre Divin Sauveur, Il deviendra aussi Notre Modèle Céleste.
 
Il régénérera notre personne tout entière.
 
Il effectuera en nous la transformation radicale qu’il nous faut et détruira la nature soumise à la vanité pour en créer une autre, destinée à la béatitude éternelle.
 
De cet arbre nouveau, l’on cueillera de bons fruits ; il donnera ses moissons en saison et hors saison ; il verdira sans cesse, été comme hiver ; il fleurira pour la Gloire même de Notre Dieu et Sauveur.
 
Amen,
 
 
 
 
 
 

Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

 

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 23:07
Enseigne moi Ô Dieu

Tes préceptes sont éternellement justes, donne moi l’intelligence, pour que je les vive, je t’invoque de tout mon cœur, exauce moi Éternel, afin que je garde tes statuts, (…) afin que j’observe tes préceptes. (Psaume 119)

 

 

La Bible n’est pas un porte bonheur.

 

Elle n’est pas un objet doté d’une force magique dont on peut se servir pour éloigner les difficultés.

 

Il ne s’agit pas d’ouvrir la Bible et de pointer un texte au hasard en pensant :

 

« Voilà ce que Dieu me dit »…

 

Il ne suffit pas non plus de la lire uniquement mais appliquer avec Son Aide ce que l’Écriture nous apprend et enseigne à toutes nos circonstances de vie.

 

Sinon, nous ressemblons à un malade qui lit et relit l’ordonnance du Médecin, tout en ne faisant pas la démarche d’aller chercher ses médicaments et de les prendre.

 

La Bible a été donnée pour être certes entendue mais reçue.

 

Elle ne donne la paix et n’apporte des réponses qu’à celle ou celui qui croit à l’œuvre de Christ, s’appliquant ensuite aidé par le Saint Esprit à vivre ce qu’elle dit.

 

Pour celle ou celui qui la lit et la médite, elle devient une nourriture spirituelle qui ne lui fait pas que du bien, mais l’aide à vivre et suivre les commandements de Dieu.

 

Elle lui transmet la joie et la paix dans la souffrance comme en temps paisible tout en l’aidant encore à vivre une vie qui plaît à Dieu.

 

Si nous avons besoin de conseils, si nous sommes découragés, si nous avons une décision difficile à prendre, si nous sommes tombés, si nous voulons avec honnêteté et droiture connaître la pensée de Dieu sur tel sujet, c’est dans la Bible que nous trouverons ce qu’il nous faut.

 

Prendre chaque jour ce moment plus qu’important, vital, mais naturel à notre nouveauté de vie, il est nécessaire et impératif de lire la Bible, placer un temps quotidien dans la prière, se mettre véritablement à l’écoute de Dieu, non dans une subjectivité romantique, mais dans le sérieux que cet instant impose, révérant Notre Père Céleste désirant toujours Notre Bien.

 

La légèreté comme le légalisme n'ont pas leur place, mais comme le publicain, comme Enfant de Dieu, mettons notre confiance et foi en Christ, Notre Divin Avocat, Sauveur et Seigneur pour apprendre et Lui obéir.

 

Enseigne-moi, Ô Mon Dieu, la voie de Tes Statuts, pour que je la retienne jusqu’à la fin ! Donne-moi l’intelligence pour que je garde Ta Loi et que je l’observe de tout mon cœur ! Conduis-moi dans le sentier de Tes Commandements ! Car je l’aime. (…) Fais-moi vivre dans Ta Justice ! (…) Incline mon cœur vers Tes Préceptes, (…) Fais-moi vivre dans Ta Voie !

 

Amen,

 

 

.

Psaume 119

 

Heureux celui (celle) qui est intègre dans sa voie,

Qui marche selon la Loi de Dieu.

Heureux celui (celle) qui garde Ses Préceptes,

Qui Le cherche de tout son cœur,

Qui ne commet point d’iniquité,

Et qui marche dans Ses Voies !

Tu as prescrit Tes Ordonnances,

Pour qu’on les observe avec soin.

Puissent mes actions être bien réglées,

Afin que je garde Tes Statuts !

Alors je ne rougirai pas,

A la vue de tous Tes Commandements.

Je te louerai dans la droiture de mon cœur,

En apprenant les Lois de Ta Justice.

Je veux garder Tes Statuts :

Ne m’abandonne pas entièrement !

Comme le jeune homme (fille) rendra-t-il (elle) pur(e) son sentier ?

En se dirigeant d’après Ta Sainte Parole.

Je te cherche de tout mon cœur :

Ne me laisse pas m’égarer loin de Tes Commandements !

Je serre Ta Parole dans mon cœur,

Afin de ne pas pécher contre Toi.

Béni sois-Tu, ô Mon Dieu !

Enseigne-moi Tes Statuts !

De mes lèvres j’énumère

Toutes les sentences de Ta Bouche.

Je me réjouis en suivant Tes Préceptes,

Comme si je possédais tous les trésors.

Je médite Tes Ordonnances,

J’ai Tes Sentiers sous les yeux.

Je fais mes délices de Tes Statuts,

Je n’oublie pas Ta Parole.

Fais du bien à Ton(Ta) Serviteur (Servante),

Pour que je vie et que j’observe Ta Parole.

Ouvre mes yeux, pour que je contemple

Les Merveilles de Ta Loi !

Je suis un(e)étranger(e) sur la terre :

Ne me cache pas Tes Commandements !

Mon âme est brisée par le désir

Qui touche la porte vers Tes Lois.

Tu menaces les orgueilleux,

Qui s’égarent loin de Tes Commandements.

Décharge-moi de l’opprobre et du mépris !

Car j’observe Tes Préceptes.

Des Princes ont beau s’asseoir et parler contre nous,

Ton (Ta) Serviteur (Servante) médite Tes Statuts.

Tes Préceptes font mes délices,

Ce sont mes conseillers.

Mon âme est attachée à la poussière :

Rends-moi la vie selon Ta Parole !

Je raconte mes voies, et Tu m’exauces :

Ô Mon Dieu, Enseigne-moi Tes Statuts !

Fais-moi comprendre la voie de Tes Ordonnances,

Et je méditerai sur Tes Merveilles !

Mon âme pleure de chagrin :

Relève-moi selon Ta Parole !

Eloigne de moi la voie du mensonge,

Et accorde-moi la Grâce de suivre Ta Loi !

Je choisis la voie de la Vérité,

Je place Tes Lois sous mes yeux.

Je m’attache à Tes Préceptes :

Eternel, ne me rends point confus !

Je cours dans la voie de Tes Commandements,

Car Tu élargis mon cœur.

Enseigne-moi, Ô Mon Dieu, la voie de Tes Statuts,

Pour que je la retienne jusqu’à la fin !

Donne-moi l’intelligence pour que je garde Ta Loi

Et que je l’observe de tout mon cœur !

Conduis-moi dans le sentier de Tes Commandements !

Car je l’aime.

Incline mon cœur vers Tes Préceptes,

Et non vers le gain !

Détourne mes yeux de la vue des choses vaines,

Fais-moi vivre dans Ta Voie !

Accomplis envers Ton(Ta) Serviteur (Servante)Ta Promesse,

Qui est pour celles et ceux qui Te craignent !

Eloigne de moi l’opprobre que je redoute !

Car Tes Jugements sont pleins de Bonté.

Voici, ce que je désire :

Pratiquer Tes Ordonnances.

Fais-moi vivre dans Ta Justice !

Ô Mon Dieu, que Ta Miséricorde vienne sur moi,

Ton Salut selon Ta Promesse !

Et Je pourrai répondre à celui (celle) qui m’outrage,

Car je me confie en Ta Parole.

N’ôte pas entièrement de ma bouche la parole de la Vérité !

Car j’espère en Tes Jugements.

Je garderai Ta Loi constamment,

A toujours et à perpétuité.

Je marcherai au large,

Car je recherche Tes Ordonnances.

Je parlerai de Tes Préceptes et je ne rougirai pas.

Je fais mes délices de Tes Commandements,

Je Les aime.

Je veux méditer Tes Statuts.

Souviens-Toi de Ta Promesse à Ton(Ta) Serviteur(Servante),

Puisque Tu m’as donné l’espérance !

C’est ma consolation dans ma misère,

Car Ta Promesse me rend la vie.

Les orgueilleux peuvent me charger de railleries ;

Je ne m’écarterai pas de Ta Loi.

Je pense à Tes Jugements d’autrefois, ô Eternel !

Et je me console.

Je suis saisi(e) à la vue de ceux abandonnant Ta Loi.

Tes Statuts sont le sujet de mes cantiques,

La nuit je me rappelle Ton Nom, Ô Mon Dieu !

Et je garde Ta Loi.

C’est là ce qui m’est propre,

Car j’observe Tes Ordonnances.

Ma part, Ô Eternel ! Je le dis,

C’est de garder Tes Paroles.

Je t’implore de tout mon cœur :

Aie pitié de moi dans ma faiblesse, selon Ta Promesse !

Je réfléchis à mes voies,

Et je dirige mes pieds vers Tes Préceptes.

Je me hâte, je ne diffère pas d’observer Tes Commandements.

Les pièges des méchants m’environnent ;

Je n’oublie pas Ta Loi.

Au milieu de la nuit je me lève pour Te louer,

A cause des jugements de Ta Justice.

Je suis l’ami(e)de tous ceux qui Te craignent,

De tous ceux qui gardent et veulent garder Tes Ordonnances.

La terre, Ô Eternel ! Est pleine de Ta Grande Bonté ;

Enseigne-moi Tes Statuts !

Tu fais du Bien à Ton(Ta) Serviteur(Servante),

Ô Mon Dieu ! Selon Ta Promesse.

Enseigne-moi le bon sens et l’intelligence !

Car je crois à Tes Commandements.

Avant d’avoir été humilié(e), je m’égarais ;

Maintenant j’observe Ta Parole.

Tu es Bon et Bienfaisant ;

Enseigne-moi Tes Statuts !

Les orgueilleux peuvent imaginer contre moi des faussetés ;

Moi, je garde de tout mon cœur Tes Ordonnances.

Leur cœur peut être insensible comme la graisse ;

Moi, je fais et ferai mes délices de Ta Loi.

Il m’est bon d’être humilié(e),

Afin que j’apprenne Tes Statuts.

Mieux vaut pour moi la Loi de Ta Bouche

Que mille objets d’or et d’argent.

Tes Mains m’ont créé(e), Elles m’ont formé(e),

Donne-moi l’intelligence, pour que j’apprenne Tes Commandements !

Ceux qui Te craignent me voient et se réjouissent,

Car j’espère en Tes Promesses.

Je sais, Ô Mon Dieu ! Que Tes Jugements sont Justes ;

C’est par Fidélité que Tu m’as humilié(e).

Que Ta Bonté soit ma Consolation,

Comme Tu l’as promis à Ton(Ta) Serviteur(Servante).

Que Tes Compassions viennent sur moi, pour que je vive !

Car Ta Loi fait mes délices.

Qu’ils soient confondus, les orgueilleux opprimant sans cause,

Moi, je médite et méditerai Tes Ordonnances.

Qu’ils reviennent à moi, ceux qui te craignent,

Et ceux qui connaissent Tes Préceptes !

Que mon cœur soit sincère dans Tes Statuts,

Afin que je ne sois pas couvert de honte.

Mon âme languit après Ton Salut ;

J’espère en Ta Promesse.

Mes yeux languissent après Ta Promesse ;

Je dis : quand me consoleras-Tu ?

Car je suis comme une outre dans la fumée ;

Je n’oublie pas Tes Statuts.

Quel est le nombre des jours de Ton(Ta) Serviteur(Servante) ?

Quand feras-Tu Justice des orgueilleux méchants creusant des fosses

Et n’agissant pas selon Ta Loi ?

Tous Tes Commandements ne sont que Fidélité ;

Face à ceux faisant le mal.

Ils ont failli me terrasser et m’auraient exterminé ;

Mais moi, je n’abandonne ni n’abandonnerai Tes Ordonnances.

Rends-moi la vie selon Ta Bonté,

Afin que j’observe les Préceptes de Ta Bouche !

A toujours, Ô Eternel !

Ta Parole subsiste dans les cieux.

De génération en génération Ta Fidélité subsiste ;

Tu as fondé la terre, et elle demeure ferme.

C’est d’après Tes Lois que tout subsiste aujourd’hui,

Car toutes choses Te sont assujetties.

Si Ta Loi n’avait fait mes délices,

J’aurais alors péri dans ma misère.

Je n’oublierai jamais Tes Ordonnances,

Car c’est par Elles que Tu me rends la vie.

Je suis à Toi : Sauve-moi !

Car je recherche Tes Ordonnances.

Que les méchants m’attendent ;

Je suis attentif(ve) à Tes Préceptes.

Je vois des bornes à tout ce qui est parfait :

Tes Commandements n’ont pas de limite.

Combien j’aime Ta Loi !

Elle est tout le jour l’objet de ma méditation.

Tes commandements me rendent plus sage que mes ennemis,

Car je les ai toujours et Tu es toujours avec moi.

Auprès de Toi Ô Mon Dieu,

Tes Préceptes sont l’Objet de ma méditation.

Avec Toi Ô Mon Dieu, j’observe Tes Ordonnances.

Je retiens mon pied loin de tout mauvais chemin,

Afin de garder Ta Parole.

Je ne m’écarte pas de Tes Lois,

Car c’est Toi Eternel qui m’enseignes.

Que Tes Paroles sont Douces à mon palais,

Plus que le miel à ma bouche !

Par Tes Ordonnances je deviens intelligent,

Aussi je hais et veut haïr toute voie de mensonge.

Ta Parole est une Lampe à mes pieds,

Et une Lumière sur mon chemin.

Je veux observer les Lois de Ta Justice.

Je suis bien humilié(e) :

Ô Mon Dieu, rends-moi la vie selon Ta Parole !

Agrée, Ô Eternel !

Les sentiments que ma bouche exprime,

Et enseigne-moi Tes Lois !

Ma vie est continuellement exposée devant Toi,

Et je n’oublie pas Ta Loi.

Si les méchants tendent des pièges,

Je ne m’égare pas loin de Tes Ordonnances.

Tes Préceptes sont pour toujours Mon Héritage,

Car Ils sont la joie de mon cœur.

J’incline mon cœur à pratiquer Tes Statuts,

Toujours, jusqu’à la fin.

J’aime Ta Loi.

Tu es mon Asile et mon Bouclier ;

J’espère en Ta Promesse.

Que s’éloigne les méchants,

Afin que j’observe les Commandements de Mon Dieu !

Soutiens-moi selon Ta Promesse, afin que je vive,

Et ne me rends pas confus(e) dans mon espérance.

Sois Mon Appui, pour que je sois sauvé,

Et que je m’occupe sans cesse de Tes Statuts.

Tu méprises tous ceux s’écartant de Tes Statuts,

Car leur tromperie est sans effet.

Tu es Juste dans Tes Jugements,

C’est pourquoi j’aime Tes Préceptes. (…)

Prends sous Ta Garantie le bien de Ton(Ta) Serviteur(Servante)(…)

Agis envers Ton(Ta) Serviteur(Servante) selon Ta Bonté,

Et Enseigne-moi Tes Statuts !

Je suis Ton(Ta) Serviteur (Servante), Ton Enfant :

Donne-moi l’intelligence, pour que je connaisse Tes Préceptes !(…)

C’est pourquoi j’aime Tes Commandements, plus que l’or et que l’or fin ;

C’est pourquoi je trouve justes toutes Tes Ordonnances,

Haïssant toute voie de mensonge.

Tes Préceptes sont Admirables :

Aussi mon âme les observe.

La révélation de Tes Paroles éclaire,

Elle donne de l’intelligence aux simples.

J’ouvre la bouche et je soupire,

Car je suis avide de Tes Commandements.

Tourne vers moi Ta Face, et Aie pitié de moi,

Selon Ta Coutume à l’égard de ceux qui aiment ton Nom.

Affermis mes pas dans Ta Parole,

Et ne laisse aucune iniquité dominer sur moi.

Délivre-moi du méchant,

Fais luire Ta Face sur Ton(Ta) Serviteur(Servante)

Et Enseigne-moi Tes Statuts.

Mes yeux répandent des torrents de larmes,

Parce qu’on n’observe pas Ta Loi.

Tu es Juste, Ô Mon Dieu !

Et Tes Jugements sont Equitables ;

Tu fondes Tes Préceptes sur la Justice

Et sur la plus grande Fidélité.

Mon zèle me consume,

Parce que mes adversaires oublient Tes Paroles.

Ta Parole est entièrement éprouvée,

Et Ton(Ta) Serviteur(Servante) l’aime.

Je suis petit(e) et méprisé(e) ?

Je n'oublie pas Tes Ordonnances.

Ta Justice est une Justice Eternelle,

Et Ta Loi est La Vérité.

Si la détresse et l'angoisse m'atteignent ;

Tes Commandements font mes délices.

Tes Préceptes sont éternellement Justes ;

Donne-moi l'Intelligence, pour que je vive !

Je t'invoque de tout mon cœur :

Exauce-moi, Eternel,

Afin que j'observe Tes Statuts !

Je T'invoque : sauve moi,

Afin que j'observe Tes Préceptes !

Je devance l'aurore et je crie :

J'espère en Tes Promesses.

Je devance les veilles et j'ouvre les yeux

Pour méditer Ta Parole.

Ecoute ma voix selon Ta Bonté !

Rends-moi la vie selon Ton Jugement !(...)

Tu es Proche, Ô Eternel !

Et Tous Tes Commandements sont La Vérité.

Dès longtemps, je sais par Tes Préceptes

Que Tu les as établis pour toujours.

Vois ma misère, et délivre-moi !

Car je n'oublie pas Ta Loi.

Défends ma cause, et rachète-moi ;

Rends-moi la vie selon Ta Promesse

Le Salut est loin des méchants,

Car ils ne recherchent pas Tes Statuts.

Tes Compassions sont Grandes, Ô Éternel !

Rends-moi la vie selon Tes Jugements !

Mes adversaires sont nombreux ;

Je ne m'écarte pas de Tes Préceptes.

Je vois avec forte déplaisance les parjures

Qui n'observent pas Ta Parole.

Considère que j'aime Tes Ordonnances :

Éternel, rends-moi la vie selon Ta Bonté !

Le fondement de Ta Parole est la Vérité,

Et toutes les lois de Ta Justice sont éternelles.

Que des princes me persécutent sans cause ;

Mon cœur ne tremble qu'à Tes Paroles.

Je me réjouis de Ta Parole,

Comme celui qui trouve un grand butin.

Je hais, j'abhorre le mensonge ;

J'aime Ta Loi.

Le jour je Te célèbre,

A cause des lois de Ta Justice.

Il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment Ta Loi,

Et il ne leur arrive aucun malheur.

J'espère en Ton Salut, Ô Mon Dieu !

Et je pratique Tes Commandements.

Mon âme observe Tes Préceptes,

Et je les aime beaucoup.

Je garde Tes Ordonnances et Tes Préceptes,

Car toutes mes voies sont devant Toi.

Que mon cri parvienne jusqu'à Toi, Ô Éternel !

Donne-moi l'intelligence, selon Ta Promesse !

Que mes lèvres publient Ta Louange !

Car Tu m'enseignes Tes Statuts.

Que ma langue chante Ta Parole !

Car tous Tes Commandements sont Justes.

Que Ta Main me soit en aide !

Car j'ai choisi Tes Ordonnances.

Je soupire après Ton Salut, Ô Éternel !

Et Ta Loi fait mes délices.

Que mon âme vive et qu'elle te loue !

Et que Tes Jugements me soutiennent !

Je suis errant comme une brebis perdue :

Cherche Ton(Ta) Serviteur(Servante),

Car je n'oublie pas Tes Commandements.

 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 13:24
Les faibles prières exaucées

Béni soit Dieu, qui n'a pas rejeté ma prière (Psaume 66:20)

En regardant en arrière sur le caractère véritable de nos prières, si nous le faisons honnêtement, nous serons remplis d'étonnement en constatant que Dieu y a toujours répondu.

 

Certains peuvent penser que leurs prières étaient dignes d'être acceptées, comme le pharisien le fit, mais le vrai Chrétien, dans un examen plus lumineux, pleure sur ses prières, et s'il pouvait retracer ses pas il désirerait prier plus ardemment.

 

Souvenons nous Chrétiennes et chrétiens, combien nos prières ont pu être froides parfois.

 

Quand dans notre intimité nous aurions dû lutter comme Jacob le fit ; mais au lieu de cela, nos requêtes ont été vacillantes et peu nombreuses, loin de cet humble croyant et persévérant dans la foi et  qui s'écrie:

 

"Je ne te laisserai aller que Tu ne m'aies béni ".

 
Pourtant, ce qui est étonnant à dire, Dieu a entendu ces prières froides que furent les notres, et non seulement entendu, mais Il y a répondu.
 
Réfléchissons aussi, combien peu fréquentes ont été certaines prières, à moins de n'avoir connu le malheur, et alors seulement aller souvent au Trône de la Grâce.
 
Et quand la délivrance est venue, où est passée la supplication constante ?
 
Pourtant, malgré tout ça, il y a pu avoir cessation de prier comme jadis cela était, mais Dieu n'a pas cessé de bénir.
 
Quand il y eut négligence manifeste du Trône de la Grâce, Dieu ne l'a pas déserté, mais l'éclat de la lumière de la Shekina a toujours été visible entre les ailes du Chérubin.
 
Oh que c'est merveilleux que le Seigneur ait eu égard à ces spasmes de l'importunité qui viennent et qui s'en vont selon nos nécessités.
 
Quel est ce Dieu qui peut écouter les prières de celles et ceux qui viennent à Lui quand ils ont des besoins pressants, mais le négligent quand ils ont reçu une grâce ; qui s'approchent de Lui quand ils sont contraints de venir, mais qui le plus souvent oublient de s'adresser à Lui quand les grâces sont abondantes et que les malheurs ont disparu ?
 
Que sa Gracieuse Bonté qui écoute de telles prières touche nos coeurs, pour que nous puissions être trouvés désormais :
 
"Priant toujours par toutes sortes de prières et de supplications par l'Esprit".
 
Amen,
 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé
 

 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 13:00
Les fondements de la foi

« Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle. » 

Éphésiens 2:20
 
 
En face de moi ce professeur de théologie, homme de vaste culture disparu depuis et dont les positions théologiques sont aux antipodes des miennes.
 
Il avait été membre du jury qui, vingt ans auparavant, m’avait examiné lors de mon entrée dans le ministère pastoral.
 
La conversation est polie.
 
Soudain, il me pose la question :
 
« Si je vous traitais de fondamentaliste, me dit-il, seriezvous vexé ? Est-ce une injure pour vous ? »
 
« Nullement, lui réponds-je. Je serais même très honoré d’être considéré comme un tenant des positions fondamentales et d’être traité de fondamentaliste. »
 
Je lui en donne les raisons, et le présent exposé reprendra, en les développant, l’essentiel de mes arguments.
 
Les termes de fondamentaliste et d’intégriste recouvrent actuellement un sens tout à fait péjoratif ; ce sont des appellations dérogatoires, et peu nombreux sont les chrétiens prêts à les accepter comme un terme ou un adjectif les qualifiant ainsi.
 
La majorité de nos contemporains s’en servent pour dénigrer les chrétiens opposés à tout libéralisme.
 
On ne prend même pas le soin de s’informer correctement des positions défendues, disons, par le protestant orthodoxe, si souvent taxé « d’attardé »; ailleurs, il sera ouvertement méprisé si, allant contre les courants qui se prétendent « dans le sens de l’histoire », il s’en tient aux doctrines chrétiennes essentielles, telles que la christologie, la Trinité ou l’attachement sincère et sans réserve à l’autorité des saintes Écritures.
 
Il sera alors considéré comme un fondamentaliste à l’esprit étroit et rigide, rebelle à toute ouverture d’esprit, récalcitrant à tout progrès dans la pensée, nostalgique d’un passé à jamais révolu…
 
Le dénigrement systématique et facile se dispense de tout effort honnête ; il ne regarde pas en face les questions et les problèmes essentiels ; il n’examine pas sans partialité les positions que défendent les fondamentalistes, pas plus que l’esprit ou les motifs qui les poussent à le faire.
 
Qu’est-ce donc que le fondamentalisme, tel que je le conçois avec un grand nombre d’autres chrétiens ?
 
Pour commencer, voici une appréciation globale positive sur l’orthodoxie théologique, c’est-à-dire sur l’expression correcte de la foi et sa conformité à la révélation qui la fonde.
 
Une position fondamentaliste se veut exclusivement au service de l’Église afin de contribuer pleinement à son édification.
 
La proclamation de l’Évangile transmis depuis vingt siècles reste aussi pertinente pour la situation actuelle qu’elle le fut pour les fidèles de l’Église primitive.
 
L’orthodoxie est également facteur d’unité et de solidité pour l’Église chrétienne.
 
En outre, et ce point mériterait un exposé à part, elle est garante de stabilité sociale et politique.
 
Les décisions du Concile de Chalcédoine, en 451 de notre ère, relatives à la personne une en deux natures, divine et humaine, de Jésus-Christ, sont aussi importantes pour le témoignage de l’Église que pour une vie sociale et politique normale dans le siècle présent.
 
La position orthodoxe de la foi, les déclarations théologiques qui s’en tiennent au fondement de celle-ci, le combat pour en préserver la pureté et l’intégrité sont des services rendus au peuple du Christ dans les temps qui sont les nôtres.
 
Les fondements de la foi possèdent un caractère universel ; lorsque nous confessons le Credo, « je crois l’Église universelle, apostolique, une et sainte », nous confessons tout d’abord l’universalité de la foi ; l’Église apparaît seulement après.
 
La foi doit être universelle pour que l’Église puisse le devenir à son tour.
 
Grâce à une telle foi, dont l’origine est en la volonté de Dieu et qui est transmise par l’Église, la vie chrétienne du baptême au catéchisme, de l’ordination des ministres à la mission dans le monde, cessera d’être une affaire d’opportunité ou de contingence, voire de manœuvres ecclésiastiques ou de diplomatie manipulatrice, pour permettre à l’Église de rester debout, de s’édifier, d’être vigilante, d’être nourrie et de combattre sur le seul fondement établi une fois pour toutes.
 
Quels sont alors les éléments qui composent ce fondement ?
 
Pour commencer, prenons garde à un très grave et dangereux écueil : ne faisons pas de la foi et de sa profession une affaire purement cérébrale.
 
Qu’il nous soit permis de signaler, en passant, que parler de théologie correcte n’est nullement une affaire d’intellectualisme auquel on pourrait opposer une spontanéité et un subjectivisme qui, hélas !, ne s’appuient pas sur un socle doctrinal solide.
 
Défendre une position théologique fidèle est loin d’être une adhésion froide, dépourvue de cœur, qui assène des vérités sèches et sans vie.
 
L’intellectualisme stérile de la foi, même sous prétexte de fidélité, recèle en effet un danger mortel, et cela est apparent dans des orthodoxies mortes, figées et improductives.
 
Cependant, verser dans l’extrême opposé n’est pas une solution envisageable.
 
Éprouver la foi d’une manière tout à fait personnelle et en faire l’expérience vivante ne nous autorise pas à la confondre avec nos propres états d’âme, à nous livrer à une expression de la foi qui, en dernière analyse, n’aura comme fondement que ses propres élans et ne sera que l’expression de sentiments fragiles et peu fiables.
 
Nous n’avons ni à être éclectiques, choisissant dans la foi ce qui nous convient ou nous plaît, ni à nous laisser aller dans le déversement désordonné de toutes sortes de sentiments futiles et nocifs.
 
La doctrine chrétienne n’est pas en soi facteur de division, de conflit, d’âpres polémiques ; mais le dialogue en soi ne garantit pas comme par enchantement l’unité idéale dont on rêve.
 
Nous n’avons à opter ni pour un absolutisme doctrinaire rigide, hostile et extrême ni pour une prétendue « ouverture » sans base biblique ni ossature doctrinale.
 
La Réforme du seizième siècle, comme d’ailleurs les Pères ecclésiastiques des premiers siècles, a distingué entre ce qui est fondamental et ce qui est secondaire, ce qui est périphérique et ce qui est essentiel à la foi et à l’Église.
 
La Réforme a su conserver admirablement le sens de la mesure théologique et maintenir un sain équilibre doctrinal, mettant le peuple de Dieu en garde contre toute rupture, causée soit par des outrances laxistes, soit par l’intransigeance des extrémistes.
 
Comme le disait avec raison Blaise Pascal :
 
« On ne montre pas sa grandeur pour être à une extrémité, mais bien en touchant les deux extrêmes à la fois et remplissant tout l’entre-deux ».
 
« Dans les choses essentielles, dit-on souvent, garder l’unité; dans les choses secondaires, laisser la liberté, et en tout conserver les liens de la charité. »
 
Certes, la rage de certains théologiens a causé d’irréparables dommages à l’Église ; ceci est bien connu dans le monde ecclésiastique.
 
Mais cette rage-là n’est pas, croyez-moi, le fait des seuls fondamentalistes.
 
Loin de là !
 
Avec quelle intolérance le côté opposé, tout en se voulant libéral, s’acharne à clouer le bec aux orthodoxes !
 
D’un côté comme de l’autre, on a perdu toute innocence.
 
Il est bon alors de se rappeler une autre règle essentielle : S’il faut combattre à tout prix l’erreur théorique, il faut aussi prendre garde à ne pas blesser inutilement la personne de son adversaire.
 
L’anecdote personnelle par laquelle je commençais mon exposé a donné une bonne illustration, j’espère, de la manière de mener le dialogue entre adversaires.
 
En ce qui concerne les points secondaires de la foi, ils sont actuellement bien plus nombreux et infiniment plus complexes que dans le passé.
 
Du côté luthérien, on parle des adiaphora, c’est-à-dire des choses indifférentes pour la bonne profession de la foi ou de la vie pratique ; du côté réformé calviniste, je crois avec plus de justesse, on parle de choses moyennes.
 
Quelques simples critères bibliques nous permettront d’effectuer des distinctions nécessaires.
 
« L’éternel Notre Dieu, l’Éternel est un. » (Deutéronome 6:14).
 
Cette déclaration du livre du Deutéronome précède le premier et le grand commandement de la foi biblique.
 
Elle est le premier article de tout catéchisme chrétien.
 
Cela veut dire en pratique que ni les Baals ni les Astartés du pays de Canaan, ni les Zeus des Grecs ni l’Allah des déserts d’Arabie ne sont le vrai Dieu auquel le chrétien doit soumission.
 
Il n’est pas légitime de changer le nom du Dieu de la révélation biblique en s’imaginant que l’on parle du même Dieu…
 
Il n’existe pas de révélation générale qui, de manière univoque, identifierait les divinités du passé et du présent avec l’Éternel Dieu de la Bible chrétienne.
 
Aucune de ces religions et spiritualités n’annonce le Dieu à la fois unique et trinitaire.
 
Pas plus d’ailleurs que « le fondement de l’être » de tel théologien protestant moderne ou de tel théologien ex-catholique romain.
 
Non seulement la déclaration biblique est vraie, mais encore elle l’est exclusivement, de manière absolument certaine et vraie, qui ne tolère la moindre comparaison.
 
Car si deux absolus existaient, celui du Dieu de la Bible et celui d’une autre foi, ils ne pourraient que s’exclure mutuellement.
 
D’autres points fondamentaux sont aussi clairement exposés dans la Bible.
 
Leur répudiation reviendrait à ignorer le véritable christianisme.
 
Songeons à la doctrine de la régénération, du renouvellement de la personne mortelle et pécheresse par l’efficace du Saint-Esprit.
 
Le baptême administré au nom du Christ, avant même d’avoir pu développer une foi et un témoignage personnels ; la prière adressée à Dieu au nom du Christ et portée au trône de sa grâce par le pouvoir efficace de l’Esprit Saint, ce sont là des points essentiels et fondamentaux de la foi.
 
Confesser Jésus-Christ comme le Fils unique de Dieu, engendré et non créé, manifestation visible sur terre du Père, et non seulement « fenêtre sur le ciel », « copain du ciel », ou doux enfant saintsulpicien des crèches populaires…
 
Voilà encore un point vital pour se tenir sur le fondement de la foi.
 
Cette confession sera associée bientôt à celle de la Trinité (Matthieu 28:20).
 
Pour n’en rester qu’au chapitre de la christologie, rappelons la très forte insistance du Nouveau Testament sur l’incarnation.
 
Quiconque déclare que ce Jésus n’est pas le Fils incarné de Dieu se fait complice et est le porte-parole de l’Antichrist (1 Jean 4:3; 2 Jean 7).
 
Au sein de l’Église, disent les écrits du Nouveau Testament, se trouvent des docteurs auxquels non seulement il ne faut accorder aucun crédit, mais qu’il ne faut même pas accueillir ou saluer ! (2 Jean 10).
 
Certains articles de foi furent proclamés en premier (voir 1 Corinthien 15:3-5) : la mort expiatoire du Christ, conformément aux écrits de l’Ancien Testament; de même, sa résurrection corporelle, article auquel tout fidèle doit accorder sa foi sans réserve, dans l’espérance de sa propre résurrection.
 
Au temps de la Réforme, l’article de la justification par la grâce seule, au moyen de la foi, était considéré comme l’un des plus importants du débat ecclésiastique.
 
Car prêcher un légalisme à la manière des judaïsants contemporains de saint Paul ou des modernes insistant sur le salut par les œuvres, c’est annoncer « un autre évangile », opposé au véritable (Galates 1:8).
 
Ces critères bibliques permettront de discerner avec précision et certitude ce qui est vital pour la foi et la proclamation de l’Évangile au cours de notre génération.
 
Il ne nous est guère possible d’établir ici une liste exhaustive des articles fondamentaux de la foi chrétienne, dont nous avons donné quelques indications.
 
Cependant, il est opportun de rappeler que l’Église fidèle ne se contentera pas d’une confession et d’une déclaration minimes de sa foi.
 
Car même l’admirable Symbole des apôtres est, à cet égard, nettement insuffisant.
 
Une bonne confession de foi comportera le plus grand nombre d’éléments de connaissance biblique possibles, afin de permettre d’évaluer la richesse de la révélation et de témoigner de la plénitude de la foi.
 
Si le Symbole des apôtres est insuffisant, que dire de la Déclaration du Conseil œcuménique des Églises !
 
Pour le chrétien réformé, elle est totalement inadéquate.
 
Si nous sommes disposés à admettre ce qui constitue le contenu fondamental de la foi, nous exercerons une vigilance toujours accrue pour empêcher les égarements, pour découvrir l’erreur et combattre l’hérésie qui menace sans cesse l’intégrité de la foi.
 
L’Église fidèle a le droit et le devoir d’exercer une discipline, de contrôler l’enseignement de ses ministres, au besoin de les excommunier, si cet enseignement n’est pas conforme à la saine doctrine.
 
Aussi pénible que soit une amputation, l’Église prononcera l’anathème basée sur Galates 1:18.
 
En exerçant ses responsabilités, elle ne sera ni sectaire ni intégriste au sens péjoratif du terme, mais agira selon sa vocation : celle de rester la servante du Seigneur et de dispenser fidèlement sa sainte Parole.
 
On ne peut que déplorer l’idée erronée de l’amour chrétien, laquelle, hélas !, a couvert une multitude d’hérésies.
 
La Réforme du seizième siècle était née de cette exclusive préoccupation de fidélité.
 
L’Écriture seule, mais aussi le Christ seul, la grâce seule et la foi seule, ne sont pas des clichés éculés, mais les éléments vitaux d’une profession de foi fidèle et adéquate.
 
Les Églises chrétiennes qui maintiennent une orthodoxie partielle négligent des points essentiels de la foi.
 
On ne saurait, par amour d’un œcuménisme sans ossature, se rapprocher d’elles.
 
Il ne suffit pas de professer la Trinité, il faut encore saisir toutes les implications théoriques et morales de la rédemption.
 
Il n’est pas légitime d’établir un dialogue œcuménique avec ceux qui refusent la doctrine de la pure grâce et de célébrer en commun des baptêmes, des eucharisties ou des mariages si, de part et d’autre, on ne souscrit pas aux points fondamentaux de la foi révélée.
 
S’il ne faut point intellectualiser la foi, il ne faut pas davantage banaliser et trivialiser la doctrine biblique.
 
La foi qui se nourrit de l’Écriture sainte y reconnaîtra et y découvrira non seulement un événement, une histoire, mais aussi l’interprétation correcte de celle-ci.
 
Puisse l’Esprit de Dieu accorder à l’Église toute la lucidité et tout le courage pour que, éclairée et guidée par la Parole, elle demeure non seulement ancrée en le fondement de la vérité, mais encore en être la colonne et l’appui, aussi bien par sa confession de la foi que par son témoignage vécu.
 
Amen,
 
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

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Sourcewww.ressourceschretiennes.com

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 07:27
Pour le Chrétien : question de "droits" ou de devoirs ?
Nous entendons beaucoup parler aujourd’hui des droits de la personne. 
 
Il y a la « Déclaration universelle des droits de l’homme », la « Convention européenne des droits de l’homme », la « Commission des droits de la personne », etc.
 
On nous dit que toute personne a droit à la vie, à la liberté et à la justice.
 
Peu de gens s’opposeraient à cela.
 
Cependant, on nous parle aussi du « droit à l’avortement », des « droits des homosexuels », etc.
 
Les gens réclament le « droit » au style de vie de leur choix, même lorsque les autres croient que leur choix est très mal.
 
On nous met en garde de ne pas exercer de « discrimination » envers qui que ce soit à cause de ses croyances ou de son comportement.
 
Que penser de tout cela ?
 
  • Autorité
 
La véritable question est celle de l’autorité .
 
Que signifient les mots « droits », « bien » ou « mal »?
 
Qui définit ces termes ?
 
Dans une démocratie, la volonté de la majorité est considérée comme suprême dans bien des domaines.
 
Cela se voit de plus en plus dans les débats éthiques, politiques ou économiques.
 
Autrement, les décisions sont laissées à la volonté de l’individu.
 
Un homme doit suivre sa propre conscience, peu importe ce qu’elle lui dicte.
 
Voilà les autorités qui gouvernent aujourd’hui notre société.
 
  • Norme
 
Il est facile de voir que de telles autorités sont à la source de normes de vie instables.
 
Ce qui est moral pour une génération peut devenir immoral pour la génération suivante, tel que donner une fessée à des enfants désobéissants.
 
Ce qui est acceptable pour un homme dans sa jeunesse peut devenir inacceptable pour la même personne dans sa vieillesse, à mesure que ses pensées mûrissent.
 
Si nous voulons trouver la véritable norme régissant le bien et le mal, nous devons nous détourner tout à fait de l’homme et regarder bien plus haut.
 
 

Devant Dieu, nous n’avons aucun droit, nous n’avons que des devoirs.
Cela est d’autant plus vrai depuis la chute.
Si nos « droits » nous étaient accordés, nous aurions à subir la punition pour nos péchés.
Notre plus grand devoir consiste à rechercher le pardon du Seigneur par la foi en Jésus-Christ et à garder ses commandements.

David Blunt,

 
  • Absolu 
 
Celui qui a créé l’homme et qui lui a donné une conscience est celui qui détient l’autorité ultime sur l’homme. 
 
Nous honorons le Dieu Absolu 
 
Les gens diront peut-être : Quel dieu ? 
 
Quelle religion est la bonne ? 
 
Cependant, nous ne dirigeons pas les hommes vers une religion; nous les dirigeons vers la Parole de Dieu, la Bible
 
C’est là que se trouve la voix de l’autorité absolue. 
 
C’est là que se trouve la norme éternelle. 
 
Personne ne peut réclamer le droit de croire à autre chose que ce que la Bible sanctionne ou d’agir de manière contraire à ce qu’elle enseigne. 
 
Ni la société ni la conscience individuelle ne peuvent conférer quelque droit que ce soit lorsque Dieu ne le fait pas. 
 
  • Devoirs 
 
Aujourd’hui, au milieu de cette insistance sur nos droits, l’idée des devoirs et des responsabilités est une des choses les plus négligées. 
 
En fait, devant Dieu, nous n’avons aucun droit, nous n’avons que des devoirs. 
 
Cela est d’autant plus vrai depuis la chute. 
 
Si nos « droits » nous étaient accordés, nous aurions à subir la punition pour nos péchés. 
 
Notre plus grand devoir consiste à rechercher le pardon du Seigneur par la foi en Jésus-Christ et à garder ses commandements.
 
Amen,
 
Pasteur David Blunt, 

Église de North Uist 

(Écosse) 

 

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Sourcewww.ressourceschretiennes.com 

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:45
La volonté humaine n'est pas niée mais restaurée

La volonté humaine n'est pas niée mais restaurée

d'après le solide fondement du salut,

série d’études doctrinales sur les Canons de Dordrecht. 

 

 

 

Or, de même que par la chute, l’homme n’a pas cessé d’être homme, doué d’entendement et de volonté, et que le péché qui s’est répandu dans tout le genre humain, n’a pas aboli la nature du genre humain, mais l’a dépravée et tuée spirituellement ; de même, cette Grâce Divine de la régénération n’agit point dans les hommes comme dans des troncs et des souches de bois ; elle n’annihile pas davantage la volonté et ses propriétés, ni ne la force ou contraint contre son gré.

 

Au contraire, elle la vivifie spirituellement, la guérit, corrige et fléchit, aussi doucement que puissamment, afin que là où auparavant dominaient pleinement la rébellion et la résistance de la chair commence à régner désormais la prompte et sincère obéissance de l’esprit en quoi consistent le véritable et spirituel rétablissement et la liberté de notre volonté.

 

C’est pourquoi, si cet admirable Artisan de tout bien n’agissait de la sorte envers nous, il ne resterait à l’homme aucune espérance de se relever de la chute au moyen du libre arbitre par lequel, alors qu’il était encore debout, il s’est précipité dans la perdition.Canons de Dordrecht, article IV.16

 

La régénération est entièrement l’œuvre de Dieu.

 

La puissance du Saint-Esprit est efficace pour renverser toute résistance chez un pécheur rebelle et produire la foi et la conversion.

 

Cela veut-il dire que la puissance du Saint-Esprit forcerait les gens contre leur volonté ?

 

Ou bien l’homme serait-il inerte comme une roche et subirait-il passivement sa conversion ?

 

Les arminiens ont soulevé cette objection contre la doctrine réformée de la grâce souveraine.

 

L’article 16 répond admirablement.

 

Cet article parle de l’Oeuvre du Saint-Esprit dans la conversion du pécheur de manière respectueuse et glorieuse.

 

Le Saint-Esprit n’écrase pas la volonté humaine, il la restaure.

 

L’homme déchu conserve sa volonté.

 

Si tout dépend de la Grâce Souveraine de Dieu, que reste-t-il de la volonté de l’homme et de sa capacité de prendre des décisions ?

 

L’homme n’est-il pas un robot ou une marionnette ?

 

En disant cela, on fait de la doctrine Réformée une caricature ridicule.

 

On suppose que les êtres humains pécheurs seraient sans intelligence ni volonté et qu’ils n’auraient pas la capacité de penser, de choisir ou d’agir.

 

En réponse, nous disons que, même après la chute, « l’homme n’a pas cessé d’être homme, doué d’entendement et de volonté […] le péché qui s’est répandu dans tout le genre humain, n’a pas aboli la nature du genre humain, mais l’a dépravée et tuée spirituellement » (IV.16).

 

Nous ne sommes pas devenus des animaux ou des troncs d’arbres.

 

Nous sommes toujours des humains, avec la faculté de penser, de vouloir et d’agir.

 

Quand nous disons que l’homme ne peut pas venir à la foi par l’exercice de sa volonté, cela ne veut pas dire que l’homme n’a pas de volonté.

 

Il conserve sa volonté, mais il est maintenant un ennemi de Dieu et sa volonté est tordue, tournée contre Dieu.

 

« Car les tendances de la chair sont ennemies de Dieu, parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle en est même incapable. » (Romains 8:7).

 

L’homme naturel ne peut pas et ne veut pas aimer Dieu, mais il garde toujours une volonté.

 

Son inimitié contre Dieu est une rébellion active, une haine volontaire.

 

Il utilise toute la force, toutes les facultés que Dieu lui a données pour les diriger maintenant contre Dieu.

 

Quand Dieu vient faire son Oeuvre de Régénération, Il prend tout cela en considération.

 

Il ne nous traite pas comme des marionnettes, mais comme des personnes responsables, douées d’intelligence, de sentiments et de volonté.

 

« Lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu… » (Romains 5:8).

 

Dieu régénère cette volonté rebelle.

 

Comment le Saint-Esprit agit-Il exactement sur notre volonté ?

 

« De même, cette grâce divine de la régénération n’agit point dans les hommes comme dans des troncs et des souches de bois; elle n’annihile pas davantage la volonté et ses propriétés, ni ne la force ou contraint contre son gré. Au contraire, elle la vivifie spirituellement, la guérit, corrige et fléchit, aussi doucement que puissamment. » (IV.16).

 

Quand Dieu vient faire Son Oeuvre de Régénération, Il ne nous traite pas comme des roches, comme si nous étions neutres devant Lui.

 

Le Saint-Esprit ne nie pas notre volonté, Il ne la détruit pas, Il ne la casse pas, Il la régénère.

 

Dieu agit dans le cœur de ceux qui sont ses ennemis pour que notre volonté, qui était orientée contre Lui, soit réorientée vers Lui.

 

David a prié :

 

« Ô Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de ta face, ne me retire pas ton Esprit Saint. » (Psaume 51:12).

 

David reconnaissait qu’il dépendait entièrement de la Grâce de Dieu.

 

Il avait absolument besoin de l’action du Saint-Esprit dans son cœur pour que son esprit, ses pensées et sa volonté soient bien disposés.

 

Ainsi, Dieu change notre volonté de l’intérieur avec douceur, puissance et amour.

 

« L’Amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » (Romains 5:5).

 

Un maçon doit parfois casser des briques ou tailler des pierres pour qu’elles puissent entrer au bon endroit selon son plan de construction.

 

Dieu n’agit pas ainsi avec nous.

 

Son Oeuvre du Salut est absolument magnifique !

 

Elle ne consiste pas à casser notre volonté pour que nous puissions entrer dans Son Plan, mais à la plier et à la restaurer.

 

Nous devrions en tirer des leçons importantes, que ce soit dans notre façon d’éduquer nos enfants, apporter le Culte de famille ou dans notre façon de prêcher à l’Église.

 

Nous risquons souvent d’être trop mous ou trop durs envers ceux qui sont confiés à nos bons soins.

 

L’Église de Dieu en général et nos enfants en particulier doivent être dirigés vers l’Amour et la Grâce du Seigneur et vers l’obéissance au Seigneur d’une manière à la fois douce et puissante.

 

Nous désirons parfois des changements immédiats et radicaux dans la vie des autres ou, au contraire, nous perdons tout espoir de changement et nous baissons les bras.

 

Le Seigneur, Lui, agit avec une Force Tranquille, sans fanfare ni trompette, mais avec beaucoup d’efficacité.

 

« Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel. » (Zacharie 4:6).

 

Puisque Dieu ne détruit pas notre volonté, mais la restaure, Il nous tient responsables.

 

« Ainsi, mes bien-aimés […] travaillez à votre salut avec crainte et tremblement […] Car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant. » (Philippiens 2:12-13).

 

La Bible ne laisse aucune place à la passivité.

 

La passivité, c’est l’attitude de celui qui se dit :

 

« Je suis incapable de faire quoi que ce soit pour mon salut. Je dois attendre que le Seigneur agisse. »

 

Le Seigneur nous adresse au contraire de nombreuses exhortations :

 

« Crois, viens, entre dans Mon Repos, tourne-toi vers Moi, écoute Ma Parole, éloigne-toi du péché, crois en Jésus-Christ et tu seras sauvé. »

 

De même, nous sommes responsables d’annoncer l’Évangile.

 

Il ne nous est pas permis de dire :

 

« Les gens sont morts spirituellement, que pouvons-nous faire ? »

 

Oui, certainement, ils sont morts spirituellement.

 

La seule façon pour eux d’être sauvés est d’être transformés en profondeur par la Grâce Souveraine de Dieu.

 

Ils demeurent toutefois responsables.

 

Ils ont une volonté, une intelligence, des émotions.

 

Ils doivent entendre l’Évangile et nous devons leur en parler.

 

Dieu agit envers nous comme avec des gens responsables qui ont une volonté ayant besoin d’être vivifiée, guérie, corrigée, fléchie, restaurée.

 

Le résultat de cette régénération ?

 

L’œuvre régénératrice du Saint-Esprit produit un changement remarquable.

 

« Afin que là où auparavant dominaient pleinement la rébellion et la résistance de la chair commence à régner désormais la prompte et sincère obéissance de l’esprit en quoi consistent le véritable et spirituel rétablissement et la liberté de notre volonté. » (IV.16).

 

Par la Grâce de Dieu, notre rébellion est remplacée par une obéissance sincère.

 

Notre résistance est remplacée par le début d’une nouvelle obéissance.

 

« Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris à connaître le Christ […] si vous avez été instruits en lui, conformément à la vérité qui est en Jésus : c’est-à-dire vous dépouiller, à cause de votre conduite passée, de la vieille nature qui se corrompt par les convoitises trompeuses, être renouvelés par l’Esprit dans votre intelligence, et revêtir la nature nouvelle, créée selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. » (Éphésiens 4:20-24).

 

Cette parole est suivie de plusieurs exhortations à rejeter le mensonge, à vivre honnêtement, etc.

 

Quand nous sommes renouvelés intérieurement par l’Esprit, nous commençons à avoir le nouveau désir de plaire au Seigneur et à vivre d’une nouvelle façon.

 

C’est là l’Oeuvre que Dieu accomplit en nous qui nous amène à désirer vivre pour Dieu.

 

Aucun chrétien ne va dire :

 

« Non, je ne veux pas servir Dieu, je ne veux pas être chrétien. »

 

La Grâce Merveilleuse de Dieu, qui est Agissante dans la volonté humaine, nous amène à vouloir servir Dieu de tout notre cœur.

 

Cette œuvre de transformation est un processus qui s’étend durant toute notre vie.

 

Nous vivons encore bien des luttes et la nature pécheresse est toujours là.

 

Nous sommes loin d’être parfaits !

 

Cette obéissance sincère ne fait que « commencer à régner », mais elle commence réellement à régner, de sorte qu’au milieu des attaques de l'adversaire de nos âmes, du péché et de notre propre chair, nous commençons à goûter la victoire.

 

Nous avons constamment besoin de regarder à Jésus Christ pour le pardon des péchés qui nous restent.

 

Nous voulons toutefois obéir au Seigneur, sachant que c’est la Grâce de Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire.

 

Si le Seigneur nous abandonnait à nous-mêmes, nous serions à jamais perdus.

 

Si l’acceptation du salut dépendait de notre libre volonté, nous serions sans espoir.

 

« Si cet admirable Artisan de tout bien n’agissait de la sorte envers nous, il ne resterait à l’homme aucune espérance de se relever de la chute au moyen du libre arbitre par lequel, alors qu’il était encore debout, il s’est précipité dans la perdition. » (IV.16).

 

La volonté humaine ne peut se détourner de ses mauvaises voies et se tourner vers Dieu que par la Grâce Souveraine de Dieu.

 

Le Seigneur nous change progressivement.

 

Il fléchit notre volonté avec douceur et puissance afin d’accomplir le but qu’Il s’était fixé.

 

Rendons gloire à Dieu pour l’Oeuvre de Régénération qu’Il accomplit Seul et qui produit en nous « le véritable et spirituel rétablissement et la liberté de notre volonté ». 

 

Amen,

 
Pasteur Paulin Bédard,
 
 
 

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Source :  www.ressourceschretiennes.com 

 

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:38
Spiritualité et humanité

L'homme moderne est en quête d'une spiritualité qui lui procure paix et bonheur.

 

Déçu par l'économisme déshumanisé, par l'exploitation forcenée de la science et de la technologie, il se tourne vers le "spirituel".

 

Il cherche une issue dans notre monde postchrétien qui a rejeté les valeurs de référence basées sur les Ecritures si chères aux Réformateurs.

 

Mais quelle "spiritualité" adopter ?

 

Le modèle que nous allons choisir est capital, car la spiritualité englobe tous les domaines de notre expérience humaine.

 

Si ce modèle est déficient, notre expérience humaine s'en trouvera grandement affectée.

 

Tout en cherchant à promouvoir une saine spiritualité, incitons à réfléchir sur une fausse spiritualité qui, sous des formes modernes d'ésotérisme, de gnosticisme ou d'occultisme, aboutit invariablement à l'esclavage de Satan.

 

Nous devons revenir au modèle de spiritualité que la Bible nous présente.

 

Dieu créa l'univers, entre autres les réalités matérielles riches en diversité et en beauté.

 

L'homme fut le couronnement de la création, car il a été fait à l'image de Dieu, à Sa Ressemblance (Genèse 1.27) .

 

Dieu insuffla dans ses narines un souffle vital, et l'homme devint un être vital (Genèse 2.7).

 

Cela était très bon (Genèse v.31) aux yeux de Dieu.

 

L'homme était doté d'une partie physique, son ossature, son système sanguin, ses muscles, ses nerfs, etc.

 

Mais il lui fut aussi insufflé une âme qui fit de lui UNE PERSONNE.

 

Adam pouvait penser, aimer, créer, jouir des beautés de la terre, discerner le juste du faux, parler, communiquer avec Son Créateur.

 

Dieu avait fait tout cela dans un cadre religieux.

 

Il voulait que l'homme soit heureux en Sa Présence.

 

Les relations d'Adam et d'Eve avec Leur Créateur étaient exprimées dans la totalité de leur expérience humaine.

 

C'était l'expérience spirituelle idéale.

 

Ils vivaient une vie humaine normale sous le Regard de Dieu.

 

Ils étaient spirituels, donc authentiquement humains.

 

Il ne leur était pas nécessaire de s'éloigner de l'expérience humaine pour être plus près de Dieu.

 

Malheureusement, Adam se détourna du cadre moral fixé par Dieu en désobéissant.

 

Son autonomie entraîna tous les humains et la création dans cette expérience de la rupture d'avec Dieu.

 

Mais l'homme ne perdit pas les attributs qui faisaient de lui une créature à l'image de Dieu ; il a donc une place à part dans la création.

 

Il continue à faire ses expériences humaines (Mathieu :24.38), garde une «conscience» (Romains 2) et peut découvrir la vérité à travers la création (Mathieu 16.3; Romains 1.19).

 

Il a de la valeur, il n'est pas une machine.

 

Mais il est perdu, loin de Dieu, et le jugement l'atteindra irrémédiablement.

 

Le seul remède à l'inimitié entre l'homme et Son Créateur se trouve en Christ, car Dieu a tant aimé le monde (Jean 3.16) qu'Il est devenu homme par Jésus-Christ pour expier nos péchés par Sa mort à la Croix.

 

Le salut par la foi est devenu le processus de la restauration de l'homme.

 

Sauvé par grâce, justifié par la foi, il ne perd pas son humanité, mais au contraire, il la réintègre comme avant la chute.

 

Cette réconciliation avec pieu va toucher toute son expérience humaine, et lui apprendre à prier, à méditer la Parole, à aimer, à travailler, à rendre sa famille heureuse, à être créatif, à jouir de la beauté et à créer la beauté.

 

Il peut donc être informaticien, menuisier, pasteur ou artiste à valeur égale, car il n'y pas "d'activité spirituelle" qui ait plus de valeur qu'une "activité séculière".

 

Le couronnement final sera la résurrection de nos corps, l'achèvement parfait de cette restauration physique et spirituelle lors du retour triomphant de Jésus-Christ.

 

Pour l'instant, nous devons donc travailler à la restauration de la totalité de notre expérience humaine, car tous les aspects de notre vie sont sous le regard du Seigneur.

 

Nous devons nous méfier des schémas de "superspiritualité" qui arrachent le "spirituel" à "l'humain".

 

Etre spirituel veut dire être humain.

 

C'est le processus de notre sanctification, qui ne s'acquiert pas par une sorte d'initiation, de consommé instantané.

 

Non, à partir de la régénération par l'Esprit Saint, ce rétablissement de notre être à l'image de Dieu est la base de la vraie spiritualité.

 

Cette expérience humaine est spirituelle, la vie chrétienne normale consistant à vivre notre spiritualité dans tous les domaines.

 

Rien d'extraordinaire, si ce n'est que de mener une vie ordinaire sous le regard de Dieu.

 

Ce ne sont ni le légalisme ni l'ascétisme, ni la recherche fanatique d'un plus qui nous aident dans ce processus, mais l'injonction de Paul en Romains 8.13 : 

 

Si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. 

 

C'est notre nature terrestre (Colossiens 3.5), le péché (Romains 6) que nous devons faire mourir, en "offrant nos corps" comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Romains 12.1-2).

 

Ayant revêtu la nature nouvelle qui se renouvelle en vue d'une pleine connaissance selon l'image de Celui qui l'a créée (Colossiens 3.10), désirons donc vivre notre humanité authentique, notre spiritualité dans la vie quotidienne selon l'exhortation de Paul : 

 

Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu (1 Corinthiens 10.31).

 

amen,

 

Henri LUSCHER,

Eglise AB de Vevey (Suisse)

 

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Source : Promesses

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 06:39
Vérité bénie de la perfection qui est en Christ Jésus

Vérité bénie de la perfection qui est en Christ Jésus

"Afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ"

Colossiens 1-28

 

 

Sentons nous dans notre âme que la perfection n'habite pas en nous ?

 

Chaque jour ne nous l'enseigne-t-il pas ?

 

Toutes les larmes qui s'écoulent de nos yeux ne pleurent-elles pas l'imperfection ?

 

Tout soupir qui s'échappe de notre poitrine ne crie-t-il pas l'imperfection ?

 

Toute parole dure qui s'échappe de nos lèvres ne profère-t-elle pas l'imperfection ?

 

Nous avons trop souvent vu la réalité de notre coeur pour rêver un instant qu'une quelconque perfection habite en nous.

 

Mais, au sein de cette triste conscience d'imperfection, une consolation s'offre à nous :

 

Nous sommes "devenu Parfait en Jésus Christ".

 

Nous le sommes aux Yeux de Dieu.

 

En ce moment même, Il nous a accueilli dans le Bien Aimé.

 

Il existe aussi une autre perfection, encore à venir, dont toute la postérité possède la promesse.

 

N'est-il pas plaisant de regarder vers le jour où le croyant sera délivré de toute tache de péché, et où il se présentera irréprochable devant le Trône de Dieu, sans tache ni ride ni rien de semblable ?

 

L'Eglise de Christ sera alors d'une telle pureté, que même le regard du Dieu Omniscient ne verra aucune tache ni défaut en elle.

 

Recouverte de la Robe de Jésus, elle se tiendra en une telle Sainteté et Gloire, que l'on pourra dire qu'elle est Sainte comme le Saint d'Israël.

 

Alors, nous connaîtrons, goûterons et éprouverons le bonheur de cette courte mais immense expression :

 

"Tout pleinement en Christ".

 

Nous ne saisirons pas complètement avant ce jour quelles sont toutes les hauteurs et profondeurs du salut qui est en Jésus Christ.

 

Notre coeur ne bondit-il pas à une telle pensée ?

 

Souillé comme nous le sommes aujourd'hui, un jour, nous serons pur.

 

Quel merveilleux salut nous avons en Christ !

 

Il prend le vermisseau et en fait un ange ; Il se saisit de la chose déformée et sale, et Il la nettoie ; Il la rend parfaite dans Sa Gloire, sans pareille dans Sa Beauté, et digne de la compagnie des saints anges.

 

Mon âme, lève toi et admire cette Vérité Bénie de la Perfection qui est en Christ Jésus.

 

Amen,

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 06:36
Le principe de restitution

Le principe de restitution

Les casseurs devraient être les payeurs :

 

on entend souvent dire cela, et je suppose que la plupart d’entre nous sommes d’accord avec ce principe. 

 

Pourquoi en effet devrais-je, payer avec mes impôts les dégâts occasionnés par des vandales, moi qui n’ai jamais détruit aucune propriété publique ou privée ? 

 

La même chose s’applique aux personnes coupables de corruption ou détournements de fonds, souvent d’ailleurs des gens qui occupent les hautes sphères de l’État. 

 

Qui doit rembourser ? 

 

Dans la Bible, le principe de restitution se trouve clairement établi, en particulier au livre de l’Exode.

 

Celui ou celle qui est responsable d’un dommage sur la propriété d’autrui, volontaire ou involontaire, doit rembourser ou compenser. 

 

Lisez par exemple le passage suivant, tiré du chapitre  22

 

Lorsqu’un homme fera du dégât dans un champ ou dans une vigne, et qu’il enverra son bétail paître dans le champ d’autrui, il donnera en compensation le meilleur produit de son champ et le meilleur produit de sa vigne.

 

Aujourd’hui, dans nos sociétés, nous sommes confrontés à deux maux également destructeurs :

 

  • d’une part un laxisme rampant qui tient pratiquement le coupable pour innocent, en l’exonérant de peines proportionnées au mal commis (ceci parce que la notion de mal  est devenue de plus en plus floue, étant sujette à des interprétations subjectives ou biaisées);

  • d’autre part le code de la sharia ou les membres du voleur peuvent être coupés, le privant carrément de l’aptitude à travailler afin de rembourser (par la contrainte pénale) ce qu’il a volé ou détruit. 

 

Dans la Bible, l’image de Dieu placée en l’homme se reflète notamment par sa capacité à travailler, à produire, à bâtir, à développer. 

 

Appliquer pénalement le principe de restitution dans tous les cas où cela se justifie, c’est d’abord exercer la justice avec équité (car il est évidemment injuste de faire payer les contribuables respectueux de la loi, pour les dommages causés par d’autres).

 

Mais c’est aussi développer chez les délinquants le sens du travail, les aider à regagner quelque chose de cette image de Dieu qui est en eux.

 

Au chapitre 19 de l’évangile selon Luc, nous avons l’exemple d’un fonctionnaire des impôts corrompu, Zachée, dont la rencontre avec Jésus va complètement changer la vie: convaincu de l’injustice qu’il a fait subir à d’autres, c’est animé d’un esprit de repentance qu’il déclare à Jésus :

 

Voici, Seigneur : je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.  

 

Zachée s’applique à lui-même le principe de restitution. 

 

Et Jésus lui répond : 

 

Aujourd’hui le salut est venu sur cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.  Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.  

 

Cette transformation profonde dans le cœur et l’attitude de Zachée est vraiment liée à sa rencontre avec Jésus, Lui qui sur la Croix fera la restitution pour les péchés des humains, en payant à leur place la dette incommensurable qu’ils devaient à Dieu.

 

C’est sur cette remise de dette devant Dieu qu’un nouveau départ est possible, même pour les pécheurs les plus endurcis. 

 

Une application équitable du principe de restitution exprimera justement la possibilité pour des délinquants de mesurer concrètement le remboursement de leur dette vis-à-vis de la société.

 

Et lorsque ce remboursement aura été effectué, ils auront la possibilité de reconstruire leur vie sur une base honorable, équipés (et non pas mutilés) pour travailler en comprenant désormais la valeur des objets et des biens :

 

ceux des autres, et ceux qu’ils acquerront désormais par un labeur honnête.

 

Amen,

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

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Source : Foi & Vie Réformées

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 07:31
L'antinomisme,

Du grec, « anti », opposé à, et « nomos », loi (à ne pas confondre avec « anomie », être sans loi), l’antinomisme est cette idée théologique selon laquelle la foi aurait définitivement aboli la loi, ou bien son usage, de sorte que le chrétien ne lui est plus soumis.

 

Les conceptions extrêmes de l’interprétation de la liberté vis-à-vis de la loi aboutissent à une conduite licencieuse, condamnée aussi bien par le Nouveau Testament que par les réformateurs.

 

Mais, nous l’avons souligné, tant le Nouveau Testament que la Réforme refusent aussi toute éthique ou morale légaliste.

 

Bien que le terme n’apparaisse pas dans le Nouveau Testament, le sujet y est fréquemment abordé.

 

L’antinomisme théorique est présent et dénoncé dans la lettre aux Romains par l’insistance sur la doctrine de la grâce ; l’abus pratique de l’Évangile est condamné dans Éphésiens 5 et 6, et 2 Pierre 2 comme Jude le condamnent sans ambages.

 

Un enseignement gnostique à caractère antinomien a commis des ravages même durant le ministère des apôtres.

 

Ainsi, les nicolaïtes (Apocalypse. 2:6,14,15) s’en référaient à la doctrine de Balaam, en approuvant la fornication et en abusant des choses indifféremment.

 

Selon une tradition qu’atteste Irénée, ces hérétiques primitifs étaient des adeptes de la doctrine de Nicolaos, diacre et prosélyte d’Antioche (Ac. 6:5).

 

Il s’avère difficile d’authentifier la véracité de cette tradition, bien que Clément d’Alexandrie atteste qu’une certaine indiscrétion en acte et en parole de sa part a été déformée et servit d’excuses pour une certaine conduite licencieuse (Stromat. 2:20; 3:4).

 

Selon Justin Martyr (Apol. 1:25,26; Dial. 120), et Irénée (ibid.), Simon le Magicien, père des aberrations gnostiques, accepta un culte non seulement pour lui-même, mais encore pour sa pensée (« Ennoia »), incarnée dans une femme du nom d’Hélène.

 

L’antinomisme ne reconnaît aucune obligation envers la loi morale biblique.

 

Il s’agit d’un phénomène particulièrement religieux dans lequel ce qui légitimement devrait être qualifié de mal, de mauvais, est justifié de manière religieuse ou théologique.

 

Toute hérésie, a-t-on dit, surgit de l’esprit charnel, lequel est incapable de soumission à la loi divine.

 

Le terme fut forgé par Luther, dans sa controverse avec Agricola, mais s’appliquera parfaitement à toutes les formes d’opposition à la loi biblique, manifestée au cours de l’histoire de l’Église.

 

Les spécialistes nous rappellent la difficulté qu’il y a à définir avec précision le courant antinomien.

 

Ceci s’explique par le fait que l’antinomisme n’est pas une théorie construite avec grande clarté.

 

Ceux qu’on accuserait de l’erreur récusent invariablement d’être qualifié d’antinomistes, ou bien ils reformuleront leurs positions à l’égard de la loi.

 

En outre, l’association de notions théoriques relatives à la liberté chrétienne avec des pratiques de conduite licencieuse accroît davantage la difficulté de lui donner une définition suffisamment claire et précise.

 

Une autre difficulté dont il faut également tenir compte est que, suivant les positions dogmatiques auxquelles on tient, la définition ou bien l’évaluation critique varieront également.

 

Ainsi, l’adepte de la théologie arminienne variera dans son attitude de celle du théologien calvinien réformé.

 

Malgré les difficultés évidentes, on peut, non sans justesse, constater ce qui suit.

 

Pour l’antinomien :

 

1. La loi a été rendue caduque par l’avènement de la grâce. Seule la justification par la foi rend les bonnes œuvres nécessaires, mais pas la loi morale.

 

2. Puisque les bonnes œuvres ne sont pas nécessaires au salut, la soumission à la loi morale n’est plus requise.

 

3. Dieu ne voit plus aucun péché dans le croyant qu’il a justifié, lequel n’est plus tenu à pratiquer la loi, et Dieu ne tient pas compte de son péché.

 

4. Par conséquent, Dieu ne punit pas le fidèle justifié lorsque celui-ci commet un péché.

 

5. Le péché ne porte pas préjudice au croyant.

 

6. Puisque l’Évangile n’admet aucun devoir ni obligation, la foi et la repentance ne sont pas des commandements.

 

7. Le chrétien n’est pas tenu de se repentir pour obtenir le pardon d’un péché qu’il a commis.

 

8. Il n’a nul besoin de mortifier la chair. Le Christ a tout payé pour lui.

 

9. Il ne doit pas s’affliger s’il chute, mais s’en tenir fermement à l’assurance de son salut, même au sein des pires actes immoraux.

 

10. La foi qui justifie est l’assurance que l’on est déjà justifié.

 

11. Les élus sont déjà justifiés avant même qu’ils croient, depuis toute éternité.

 

12. Par conséquent, ils n’ont jamais été enfants de colère et de rébellion.

 

13. Leur péché, en ce qui concerne sa réalité, a été imputé au Christ, donc il n’est pas leur péché, et la sainteté du Christ leur est attribuée en tant que leur propre sanctification.

 

14. La sanctification n’est pas la preuve de la justification, car l’assurance du salut et du pardon est le fruit d’une révélation immédiate que l’on a été élu.

 

15. Aucune conviction par la loi ne précède l’union du pécheur avec le Christ, d’autant que le Christ s’est librement offert aux pécheurs, en tant que des pécheurs.

 

16. La repentance est produite non par la loi, mais par l’Évangile.

 

17. C’est le conseil ou la volonté secrète de Dieu qui est la règle de conduite du chrétien.

 

18. Dieu est l’auteur et celui qui approuve le péché; car le péché est l’accomplissement de sa volonté.

 

19. À moins que le Saint-Esprit œuvre la sainteté dans l’âme, il n’existe aucune obligation d’être saint ou de s’efforcer à atteindre cet objectif.

 

20. Tout ce qui est extérieur à la vie chrétienne est inutile puisque seul l’Esprit donne la vie.

 

 

Bien que la liste ci-dessus ne soit pas complète, elle n’est pas pour autant incohérente.

 

Dans les propositions 1 à 14, nous voyons des conséquences illégitimes tirées de la doctrine de la justification par la foi ; celles 15 et 16, de l’offre libre du salut et de l’efficacité de l’Évangile; de 17 à 20 de la conviction de la souveraineté transcendante de Dieu.

 

L’on peut dire que l’antinomisme peut être qualifié principalement comme l’abus de la grâce qui justifie, en dénonçant l’autorité de la loi, en minimisant la nécessité de la repentance et même de la foi, en rendant nul le besoin de sanctification, en plaçant un accent exagéré sur l’assurance, en niant le rôle instrumental de la loi dans la conversion.

 

Il est certain que la racine théologique de l’antinomisme moderne se trouve dans la théologie hérétique de Pélage.

 

Dans la proposition 17, l’on apercevra une inconsistance interne du système qui réfute le don gratuit, lequel est pourtant affirmé dans la proposition 15.

 

La proposition 18, quant à elle, est blasphématoire, détruisant l’Évangile et la loi ensemble, mais avec la proposition 17 elle réfute la distinction entre volonté secrète et révélée de Dieu.

 

La proposition 20 tend vers un mysticisme en représentant la souveraineté divine comme un facteur qui abolit la responsabilité humaine.

 

Si l’on pousse davantage cet élément de mysticisme, celui-ci sapera le fondement même de la justification en éliminant tout sentiment de faute.

 

Cette tension entre mystique et sentiment de culpabilité prouve la contradiction interne fondamentale de tout système antinomien (Voir Encyclopedia of Christianity, Vol. 1, article “Antinomianism”) .

 

L’antinomisme est par définition refus même de l’ordre créé.

 

L’ordre créationnel, y compris le corps humain, est indifférent à ses yeux.

 

Aussi, tout comportement licencieux, dans son corps, ne porte aucune conséquence.

 

Les chrétiens qui se réclament d’une spiritualité excessive sont coupables d’antinomisme.

 

Ils s’abusent en devenant eux-mêmes une loi pour leur conduite.

 

L’antinomisme est en outre une vilification et corruption des valeurs morales, ainsi que nous l’avons dit plus haut.

 

Au nom de l’amour et de la beauté, on peut se permettre l’acte de forniquer (voir plus loin l’éthique de situation), de même pour justifier la répression, la cruauté, le génocide ou la purification ethnique au nom des idéaux nationaux ou religieux !

 

En troisième lieu, l’antinomisme cherche à se justifier avec des arguments tirés de l’ordre biologique ou celui de la psychologie.

 

Il plaide en faveur de la détente nerveuse, ou à cause d’elle, évoque la fragilité humaine en faveur de l’état biologique (nous dirions pour un naturisme) et justifie des actes mauvais, méchants, immoraux.

 

Il faut évoquer également une interprétation dispensationaliste selon laquelle en l’attente eschatologique du retour du Christ, certains idéaux du Royaume sont impossibles à mettre en pratique ; aussi ils ne nous imposent aucune obligation morale.

 

Enfin, rappelons une lecture déformée de la doctrine du salut par la seule grâce, notamment dans les écrits de saint Paul, lecture qui surévalue la grâce au détriment de la loi, enseignement pernicieux contre lequel s’est vigoureusement élevé l’apôtre (voir Romains 3:8; 6:1,4).

 

Car, comme Jacques, Paul fait bien ressortir la vérité éthique fondamentale selon laquelle la foi sans les œuvres est nulle.

 

La lutte contre l’antinomisme requiert une parfaite, claire et correcte connaissance de l’Évangile. 

 
 
 
Aaron Kayayan,
pasteur Protestant Réformé

 

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L'antinonisme Refuge Protestant

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Sourceressourceschretiennes.com

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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