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Vie Protestante Réformée

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 21:32

 

Que dire d’un point de vue Chrétien, de la devise - connue internationalement - de la république française :

 

liberté, égalité, fraternité ?

 

Quand on y réfléchit bien, on est frappé de voir que chacun de ces motifs, et même leur combinaison en une seule devise, prend sa source dans une thématique Chrétienne.

 

Cela peut sembler étrange lorsque l’on sait que l’esprit de la Révolution française a été tout sauf attaché à la foi et à la tradition Chrétienne.

 

Et pourtant...

 

Prenons le thème de la liberté.

 

Il est central à travers toute la Bible : le peuple d’Israël est libéré par Dieu de l’esclavage en Egypte.

 

Au vingtième chapitre du livre de l’Exode, le Décalogue, c’est-à-dire les Dix Commandements, commence par ces mots qui servent d’introduction à la Loi Divine :

 

Je suis l'Eternel, Ton Dieu qui t'ai fait sortir d'Egypte, du pays où tu étais esclave.

 

Cela dit, la libération accomplie par Dieu n’est pas là pour laisser le peuple d’Israël maître de son destin, libre de faire ce qu’il lui plaît, mais au contraire pour le lier à ce Dieu Tout Puissant et à Sa Loi, qui le maintiendra sur un sentier sûr et stable, quelles que soient les circonstances de son histoire.

 

Donc il ne s’agit pas d’une libération politique et sociale laissant la porte ouverte à une autonomie sans bornes, mais d’une liberté assurée dans une vie d’Alliance avec Dieu.

 

La lettre de Jacques, dans le Nouveau Testament, s’en fait l’écho de cette manière :

 

Voici au contraire, écrit-il, un homme qui scrute la loi parfaite qui donne la liberté, il lui demeure fidèlement attaché et, au lieu de l’oublier après l’avoir entendue, il y conforme ses actes: cet homme sera heureux dans tout ce qu’il fait. 

 

Cette liberté, c’est finalement celle que Jésus-Christ a acquise pour les croyants en venant accomplir parfaitement la Loi et le Plan de Dieu annoncés dans la Bible.

 

A ceux qui avaient cru en Lui il déclarait un jour :

 

Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres. 

 

Mais ces gens lui ont répondu :

 

Nous, nous sommes les descendants d’Abraham, nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire: “vous serez des hommes libres”? Vraiment je vous l’assure, leur répondit Jésus, tout homme qui commet le péché est esclave du péché. Or un esclave ne fait pas partie de la famille, un fils, lui, en fait partie pour toujours. Si donc c’est le Fils de Dieu qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment des hommes libres.

 

Voilà la clé de la vraie liberté, dans l’Evangile : c’est Jésus-Christ Seulement, en tant que Fils de Dieu, qui peut l’accorder, car, selon Ses Propres Paroles, Il est Le Chemin, La Vérité et La Vie.

 

Quel contraste avec la devise : “Ni Dieu, ni maître” que l’on veut si souvent faire passer pour l’expression de la vraie liberté.

 

On peut bien séculariser tous les grands thèmes Chrétiens, comme on le fait depuis quelque deux cent cinquante ans, mais sans le Fondement du Christ on aboutit à l’échec de l’application de tous nos impératifs moraux et humanistes.

 

L’égalité est un des thèmes favoris de la plupart des gens et aussi le second volet de la devise républicaine de la France, comme chacun sait.  

 

Tout comme le thème de la liberté, il relève bien d’une thématique Chrétienne, même si on lui a fait prendre ensuite une autre connotation. 

 

L’égalité entre tous les êtres humains au sens Chrétien, elle existe  bien sûr au regard de Dieu, qui est en premier lieu le Créateur de tous.  

 

Tous les hommes et toutes les femmes, à toutes les époques de l’histoire humaine, ont été créés à l’Image de Dieu, nous dit la Genèse.

 

C’est cela qui définit leur identité primordiale, leur dignité et leur vocation d’êtres humains. 

 

 Par delà la diversité de caractéristiques et de dons particuliers, il y a en chacun cette marque qui nous lie non seulement à Notre Créateur, mais aussi à notre prochain, dans une relation devant être marquée par l’amour et le respect.  

 

Toute idéologie raciste s’en trouve par là-même exclue dès le départ.  

 

Mais l’égalité entre tous les hommes est hélas aussi celle d’une condition de déchéance aux Yeux de Dieu depuis un acte de rébellion ayant entraîné dans sa chute l’humanité toute entière.  

 

Condition de rupture d’alliance qui obscurcit complètement notre rapport à Dieu et à notre prochain : source de misère, de tensions, de violence et de haine dont on voit les traces à tous les échelons de la vie :  au niveau personnel, social et politique.  

 

L’apôtre Paul résume cette condition de manière lapidaire au troisième chapitre de sa lettre aux chrétiens de Rome :  

 

Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu.  

 

Bien sûr, la déchéance en question s’exprime à des degrés différents dans la vie des uns et des autres, car Dieu, par Sa Providence Souveraine, en limite les effets les plus destructeurs et permet que la vie continue sur terre.  

 

Mais personne ne peut se croire exempté de cette condition de rupture qui en fin de compte mène à la mort.  

 

Pourtant, au milieu de cette condition mortelle marquée par la déchéance, surgit une espérance adressée à tous, indistinctement (autre signe d’égalité dans la Foi Chrétienne):

 

celle du salut, de la réconciliation avec Dieu.  

 

Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu, et ils sont déclarés justes par sa grâce : c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ.  

 

A partir de là, une humanité nouvelle revient à la vie, appelée au Service de Dieu et du prochain dans l’amour et le respect.  

 

Une des marques de l’égalité humaine sur laquelle la Bible insiste souvent, conformément à l’égalité de condition d’êtres créés à l’Image de Dieu, c’est celle de tous devant la justice humaine.  

 

Il ne s’agit pas  d’essayer d’effacer radicalement toutes les distinctions sociales, comme on le voudrait souvent sur la base d’une autre conception de l’égalité, mais d’assurer une justice publique impartiale pour tous, quel que soit leur statut social.  

 

Dans la Bible, un des meilleurs exemples nous en est donné avec Josaphat, roi du petit royaume de Juda au neuvième siècle avant Jésus-Christ.  

 

Dans le premier livre des Chroniques, dans l’Ancien Testament, au chapitre 19, il est dit : 

 

Josaphat établit des juges dans toutes les villes fortifiées du pays de Juda, et leur donna les instructions suivantes : Veillez avec soin à ce que vous faites, car ce n’est pas pour des hommes que vous prononcez des jugements, mais pour l’Eternel, et il vous assistera lorsque vous rendrez la justice. Maintenant, agissez en craignant l’Eternel et soyez circonspects dans tout ce que vous faites, car l’Eternel, notre Dieu, ne tolère ni l’injustice, ni la partialité, ni la corruption par des cadeaux.   

 

La fraternité entre les hommes, est l’idéal à atteindre qu’exprime le troisième volet de la devise de la république française : liberté, égalité, fraternité.  

 

Tout comme les deux précédents, il trouve sa source dans l’enseignement Chrétien, même s’il s’appuie sur des idées assez différentes, et finalement contradictoires.  

 

Vous connaissez sûrement l’Ode à la Joie du poète allemand Schiller, mis en musique par Beethoven dans le dernier mouvement de sa neuvième symphonie : 

 

Tous les hommes deviendront frères chantent les solistes et le choeur.  

 

Où en sommes-nous aujourd’hui dans la réalisation universelle de ce bel idéal ?  

 

Les peuples ne sont-ils plus en compétition les uns avec les autres ?  

 

La lutte économique et la survie des plus forts aux dépens des plus faibles a-t-elle laissé la place à l’harmonie généralisée dans les relations humaines ?  

 

Il y a en fait une grosse contradiction dans l’idéologie dominante qui gouverne les pensées et les coeurs des hommes de notre époque : on ne peut pas déclarer à la fois que la loi de base qui régit les relations humaines et animales c’est la survie du plus fort au dépend du plus faible, avec pour conséquence évidente l’élimination de ceux qui ne savent ou ne peuvent pas s’adapter, et que d’autre part l’idéal à atteindre c’est la fraternité humaine généralisée.  

 

Il faut être totalement schizophrène pour soutenir que ces deux principes peuvent exister ensemble.  

 

C’est bien pourtant ce qu’on voudrait nous faire croire.  

 

Pour la Foi Chrétienne, la fraternité entre les hommes est avant tout le fait d’une réconciliation avec Dieu opérée par Jésus-Christ, qui est devenu Le Modèle d’une humanité nouvelle.

 

Sur ce fondement, le Christ déclare à Ses Disciples au moment du repas pascal célébré en commun peu avant son arrestation, son procès et sa crucifixion :  

 

Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. 

 

Reconnaître en l’autre son semblable n’est possible que si on reconnaît d’abord qu’il est créé à l’image de Dieu lui aussi, tout comme soi-même, et que cette image est sacrée.  

 

Je vous parlais de l’égalité des hommes devant Dieu, en particulier devant la justice publique.  

 

Aucun favoritisme n’est toléré devant le siège judiciaire, aucune corruption n’est permise.  

 

Mais sur quelle base ?  

 

Uniquement sur celle du Dieu Eternel et Tout Puissant qui jugera Lui-même tous les hommes.  

 

Cette égalité devant la justice doit permettre de protéger les plus démunis, les plus faibles, contre l’abus et l’exploitation des plus puissants, sans toutefois que cette protection devienne partiale et injuste à son tour.  

 

Un très beau texte du livre du Deutéronome, dans l’Ancien Testament, à la fin du dixième chapitre nous dit ceci : 

 

L’Eternel votre Dieu est le Dieu suprême et le Seigneur des seigneurs, le grand Dieu, puissant et redoutable, qui ne fait pas de favoritisme et ne se laisse pas corrompre par des présents.  Il rend justice à l’orphelin et à la veuve et témoigne son amour à l’étranger en lui assurant le pain et le vêtement.  Vous aussi vous aimerez l’étranger parmi vous, car vous avez été étrangers en Egypte. 

 

L’amour du prochain, c’est donc avant tout l’exercice d’une justice impartiale à son égard, la reconnaissance de son droit à exister en paix, même et surtout s’il est plus fragile que les autres.  

 

C’est cela que l’Evangile proclame, et c’est bien le contraire de l’idéologie naturaliste qui non seulement admet la survie exclusive du plus fort, mais de plus l’encourage de manière éhontée.

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi &Vie Réformées

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 21:20

Charles Spurgeon

 

Le juste marchera

dans son intégrité;

Heureux ses enfants après lui !

Proverbes 20.7

 

 

Nous préoccuper au sujet de notre famille peut être naturel, mais nous ferons bien de reporter ce soin sur notre propre caractère.

 

Si nous marchons devant le Seigneur en intégrité, nous ferons plus pour nos enfants qu’en leur acquérant une fortune.

 

La sainteté de la vie d’un père est le plus bel héritage de ses fils.

 

Le juste laisse à ses enfants son exemple, qui sera la plus riche source de bien-être véritable.

 

Combien attribuent les succès de leur vie à l’exemple reçu de leurs parents !

 

Il leur laisse aussi sa réputation.

 

Les hommes ont de nous une opinion d’autant meilleure que nous sommes les fils d’un homme sur qui l’on pouvait compter, les successeurs d’un commerçant d’excellente réputation.

 

Oh, si tous les jeunes gens étaient soucieux de conserver intact le nom de leur famille !

 

Par-dessus tout, il leur laisse ses prières et la bénédiction du Dieu qui les exauce.

 

C’est ce qui fait que sa postérité est favorisée parmi les fils des hommes.

 

Dieu sauvera nos enfants même après notre mort.

 

Oh, puissent-ils l’être dès maintenant !

 

Notre intégrité peut être le moyen de sauver nos fils et nos filles.

 

S’ils voient dans nos vies la réalité de notre religion, ils seront conduits à croire en Jésus pour eux-mêmes.

 

Seigneur, accomplis ta promesse pour ma maison ! 

 

 

 

C.-H. SPURGEON,

Charles-Haddon-Spurgeon-par-Alexander-Melville.jpg

(Promesses Quotidiennes)

Bible

Croix Huguenote

 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 21:08

Refuge Protestant

 

Moïse est  l'exemple d'un serviteur qui est resté, d'une manière remarquable, toute sa vie à l'école de Dieu.

 

Il a vécu cent vingt ans (Deut. 34 : 7) ; sa vie se partage en trois étapes distinctes :

 

  • quarante ans à la cour du Pharaon (Act. 7 : 23),

 

  • quarante ans derrière le désert à paître des troupeaux (v. 30),

 

  • quarante ans de traversée du désert pour arriver aux frontières de Canaan (v. 36).

 

Trois étapes, trois classes différentes à l'école de Dieu.

 

Considérons les leçons reçues par Moïse dans chacune de ces classes.

 
 
A la cour du Pharaon, Moïse a dû apprendre ce que valait l'Egypte, c'est-à-dire le monde.
 
Non seulement le monde sous son caractère d'opposition à Dieu et à son peuple (avec ses exacteurs, Ex. 2 : 11), mais le monde sous son jour le plus favorable, avec sa science et ses devins, ses arts, ses richesses et les délices du péché (Héb. 11 : 25-26) ; et avec la fille du Pharaon, au coeur si généreux, dont il aurait pu être appelé le fils (Ex. 2 : 8-10).
 
Que vaut ce monde ?  
 
Rien pour le coeur de Moïse.
 
Il ne mérite que le jugement.
 
Aussi Moïse se lève-t-il pour tuer l'Egyptien.
 
Mais, telle n'était pas, alors, la pensée de Dieu.
 
Nous n'avons pas, nous non plus, à livrer combat contre « le sang et la chair», mais à nous séparer du monde.  
 
Moïse choisit d'être « dans l'affliction avec le peuple de Dieu » ; « l'opprobre de Christ » était pour lui « un plus grand trésor que les richesses de l'Egypte » (Héb. 11 : 25-27).
 
Quarante ans peuvent paraître bien longs pour apprendre une telle leçon !
 
Mais, réfléchissons, l'avons-nous bien apprise nous-mêmes ?
 
Et nous, qui sommes plus âgés que Moïse à ce moment-là, l'avons-nous bien retenue ?
 
« Ne sais-tu pas encore que l'Egypte est ruinée ? » (Ex. 10 : 7).
 
Moïse, bon élève, peut entrer dans une autre classe.
 
Ne pensons pas que les exercices y seront plus faciles.
 
L'école se tient « derrière le désert » ; l'occupation y est bien humble pour un tel homme : garder des troupeaux qui ne sont pas à lui !
 
L'épreuve est longue, quarante années.
 
Mais quelles leçons Dieu va donner à son serviteur !
 
Il a appris ce que vaut le monde ; il faut maintenant qu'il sache ce que lui-même et le peuple valent ; il doit apprendre à connaître Dieu.
 
A la fin de ce temps d'exercices, dans une grande vision, il se verra, lui et le peuple auquel il appartient : un « buisson à épines », bon seulement pour le feu.
 
« Le meilleur, dira le prophète Michée, est comme une ronce, le plus droit pire qu'une haie d'épines » (Mich. 7 : 4).
 
Ce n'est pas une chose agréable à apprendre.  
 
Nous méritions la mort.
 
Mais voici la grande vision :
 
« Le buisson était tout ardent de feu et le buisson n'était pas consumé » (Ex. 3 : 2).
 
Moïse se détourne :
 
« Pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? ».
 
Dieu lui parle :
 
« N'approche pas d'ici ; ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte ».
 
 Sans doute Moïse n'a-t-il pas compris pleinement toute la leçon que Dieu veut lui donner.
 
Nous sommes nous « détournés» de notre chemin pour voir cette grande vision ?
 
Dieu avait un autre moyen pour ôter le péché du monde : Il pouvait l'anéantir par un jugement.
 
La flamme pouvait le dévorer. Elle ne l'a pas fait.
 
Moïse, bien des siècles plus tard, sur une autre montagne, comprendra ce qu'il ne comprit pas alors :
 
pour sauvegarder la Sainteté de Dieu et satisfaire Son Amour, le jugement divin en a frappé un Autre.
 
« D'en haut il a envoyé dans mes os un feu qui les a maîtrisés » (Lam. 1 : 13).
 
Sur la sainte montagne, Dieu permet à son serviteur de contempler la Victime, de parler « avec Lui » de sa mort qu'Il allait accomplir (Luc 9 : 30-31).
 
Quelle glorieuse récompense Dieu donne à la fidélité de Moïse !
 
Telles étaient quelques-unes des leçons enseignées par Dieu à son serviteur :
 
ce que nous étions et ce que Dieu est, ce que nous méritions et ce que Dieu a fait.
 
Moïse a quatre-vingts ans.
 
C'est un vieillard.
 
Il a atteint la limite d'âge qu'il fixe lui-même aux vigoureux (Ps. 90 : 10).
 
Aspire-t-il à une retraite bien gagnée ?
 
Non. Il a appris ce qu'est le monde, le moi et Dieu.
 
Voici maintenant, si l'on peut dire, la classe d'application.
 
Sans doute n'a-t-il pas tout appris.
 
La connaissance de Dieu est infinie.
 
Il a été « enfant», puis « jeune homme» ; il est maintenant un « père » (1 Jean 2 : 12-14).
 
Il connaîtra mieux « Celui qui est dès le commencement » ; jusqu'à la fin de sa vie, il apprendra de Lui.
 
Paul désirait aussi « le connaître, Lui » (Phil. 3 : 10).
 
Puissions-nous, jeunes ou plus âgés, rester toute notre vie à l'école de notre Dieu, actifs pour croître « dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ » (2 Pier. 3 : 18), appréciant toujours davantage « l'excellence de la connaissance du Christ Jésus (notre) Seigneur » (Phil. 3 : 8).
 
Imitons Moïse qui, à la fin de sa course, âgé de cent vingt ans, contemple le pays lointain avec un « oeil qui n'était pas affaibli » et une vigueur qui « ne s'en était pas allée» (Deut. 34 : 7).

Par ton Esprit, Seigneur, enseigne moi à vivre à ton honneur où que je sois.
 
Jusqu'au bout du chemin, par Ton Pouvoir Divin, que je reste en Ta Main, O Mon Sauveur !
 
Amen,
 
Bible (129)
Croix Huguenote
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 10:18

refuge Protestant

de Paul WELLS

Croix huguenote

 

Le protestantisme français moderniste et pluraliste, essentiellement horizontaliste, a compromis son avenir en s’étant trop bien adapté au monde. Il se distingue de moins en moins des humanismes variés contemporains.

 

Les évangéliques, quant à eux, qui se félicitent d’être attentifs à garder leur distance vis-à-vis du monde, risquent de subir un sort équivalent pour une autre raison. La dichotomie, la séparation, qu’ils établissent, bien souvent, entre la foi et la vie, leur foi trop subjective qui fait la part belle à l’expérience, les conduisent à accueillir, sans vraie critique, les feelings de la société et les font ressembler à ceux qui se tirent une balle dans le pied.

 

Parmi les quatre sola (seul) du protestantisme – la foi, la grâce, la gloire de Dieu, l’Ecriture – le sola Scriptura est fondamental. Sans ce sola, le sens des autres sola est inévitablement modifié. Quand l’Ecriture est considérée comme une autorité parmi d’autres, son statut se trouve relativisé, et celui de la foi, de la grâce et du service de Dieu le sont également.

 

Le protestantisme perd alors le fondement de sa spécificité religieuse ainsi que sa vitalité spirituelle, même s’il vivote comme phénomène socioculturel.

 

Certains ont essayé de trouver un refuge contre le relativisme ambiant dans un biblicisme «pur et dur» qui, malgré les apparences, n’est pas le sola Scriptura de la Réforme. Celui-ci se préoccupe de situer l’autorité de l’Ecriture en la considérant supérieure à d’autres autorités, ecclésiastiques ou humaines. L’Ecriture scrute la culture et l’histoire avec un regard critique. Après Dieu, elle est l’autorité suprême.

 

Le biblicisme – qui caractérise souvent les milieux évangéliques – à la différence, prétend se limiter à la Bible, opérant une sorte d’enfermement en elle, à l’exclusion de toute autre chose. Les adeptes du biblicisme prétendent ne se ressourcer qu’avec la Bible et disent se désintéresser de tout le reste. L’Ecriture seule, le sola Scriptura, se transforme pour eux, inconsciemment, en un «seul avec l’Ecriture», une forme d’individualisme.

 

La prétention de se limiter à la Bible est, paradoxalement, des plus modernes et s’accommode de comportements et d’attitudes typiques de l’hyper-modernité. Pour les biblicistes, un gouffre se creuse entre la foi et la culture au point que la foi ne les détourne pas d’adopter toutes les attitudes que suscite la culture ambiante.

 

Les biblicistes sont loin d’être des «arriérés». Ils «bétonnent» leur «foi» dans un discours pieux et, curieusement, s’adaptent sans grande peine au climat de la culture environnante. Ces «évangélistes» sont peut-être des «fous de Jésus»1, ils sont également, sans y avoir vraiment réfléchi, des «fous du monde moderne», de ses possibilités de communication et de consommation. Ils ont, en plus, un esprit triomphaliste.

 

Tout comme le protestantisme traditionnel se délite dès qu’il abandonne la spécificité du sola Scriptura, la foi évangélique, quand elle succombe aux tentations du biblicisme, peut apparaître spirituelle, tout en arborant des attitudes mondaines, que camoufle et justifie un langage pieux.

 

Le déclin du christianisme en Occident est dû à la mise en question de la Bible reconnue comme texte sacré. La critique a fait son travail de démolition. Au milieu du XIXe siècle, Arthur Drews a prétendu que Jésus n’avait jamais existé, opinion que même Ernst Troeltsch, le père de la méthode critique moderne, a refusé d’accepter.

 

Aujourd’hui, on peut lire, dans des publications populaires, que si David ou Salomon ont vraiment été rois en Israël, leur histoire est bien différente de celle que la Bible raconte2. A propos de Jésus, nombreux sont ceux qui estiment que le peu de choses que l’on sait de lui serait l’expression de ce que pensaient ses apôtres, c’est-à-dire ne serait pas enraciné dans la réalité. La Bible est poussée en dehors du champ de l’histoire dans le domaine subjectif du symbole ou du mythe.

 

Un fait nouveau est apparu assez récemment. Après la remise en question de l’histoire biblique et des miracles, de nouvelles questions surgissent non à partir de l’examen du texte de la Bible, mais «de l’extérieur». Le vrai visage de Jésus, dit-on, se trouverait dans d’autres textes du monde antique que l’Eglise aurait censurés.

 

Ces textes présentent un Jésus plus éclectique qui prendrait sa place aux côtés des grandes figures des religions du monde. Ainsi serait ouvert le chemin vers une spiritualité universelle. Les évangiles gnostiques sont présentés comme étant des sources comparables aux évangiles bibliques pour connaître Jésus.

 

Le canon de l’Ecriture, son caractère unique, se trouve remis en question. C’est comme si on enlevait les couvertures de nos Bibles pour reconstituer celles-ci en y ajoutant les textes, gnostiques et autres, dont l’origine remonte aux quatre premiers siècles. Toutes les parties de ce nouvel ensemble sont considérées comme ayant une égale valeur.

 

L’effet «Dan Brown» contribue à faire croire que ce que l’on connaît de Jésus par la Bible est peu crédible et que la vérité à son sujet est sans doute ailleurs. En tout cas, cette vérité n’est pas unique, mais plurielle. Le relativisme moderne avec sa spiritualité diffuse a des correspondances dans le monde antique. En définitive, la vérité n’est nulle part et chacun est isolé dans sa recherche spirituelle.

 

Paradoxalement, le «danbrownisme» n’est rien d’autre qu’une entreprise de dissimulation du caractère historique du Nouveau Testament. Les évangiles bibliques constituent, avec les textes de Josèphe ou de Pline, une des principales sources de la connaissance que nous avons du monde antique. Ils sont beaucoup plus proches, dans le temps, de Jésus que n’importe quel évangile gnostique, étant écrits entre quelques dizaines et une centaine d’années au plus après lui.

 

Le visage du Jésus des évangiles du Nouveau Testament est loin d’être flou et apparaît comme celui de quelqu’un en rupture avec les spiritualités de l’humanité. Il est urgent, aujourd’hui, d’avoir une pleine conscience de l’importance et de la fiabilité des évangiles de l’Eglise.

 

Ce double mouvement, intérieur et extérieur, effectué par la critique a modifié l’image de la Bible et ce que l’on en attend. Les chrétiens, en particulier les protestants, sont de moins en moins soumis à l’autorité d’une Eglise institution et de son enseignement confessionnel. Il en résulte l’adoption d’une foi soft qui s’adapte très bien au climat culturel ambiant, une foi qui relativise, en pratique, la vérité.

 

Le résultat obtenu peut être apprécié à la lumière non seulement du principe formel de la Réforme, mais de son principe matériel, la foi. La foi qui justifie, selon nos ancêtres, a trois aspects: la connaissance, la reconnaissance et la certitude. On affirmait que ces trois aspects complémentaires étaient réunis dans une foi qui sauve.

 

Dans la nouvelle situation post-critique et dans notre culture environnante, la foi se réduit au troisième, et cela dans le sens subjectif d’une conviction intérieure, pour beaucoup d’évangéliques et pour les biblicistes tout particulièrement. La foi, pour eux, est personnelle et individuelle, une expérience du vécu, dont le fondement n’est pas nécessairement la reconnaissance d’un fait historique objectif.

 

Cette conception fait courir aux évangéliques biblicistes un grand danger: celui de relativiser, à leur tour, le contenu de la foi biblique fondée sur la révélation divine. Cette conception les laisse, en effet, dans une attitude de neutralité vis-à-vis de la culture globale, qui ne leur pose pas de graves problèmes d’adaptation puisqu’ils ne se distinguent pas de leurs contemporains par un comportement socio-économique ou des références vraiment autres.

 

Un seul domaine constitue peut-être une exception: l’éthique vis-à-vis de laquelle les évangéliques biblicistes prennent une certaine distance par rapport à des questions comme l’homosexualité. Mais, aux Etats-Unis, l’évolution des divorces dans les milieux évangéliques montre que, même sur le plan de l’éthique, les évangéliques sont capables de monter dans le train qui passe.

 

David Wells (ce n’est pas un de mes parents!), un des analystes américains les plus remarqués du phénomène évangélique, tire la sonnette d’alarme dans le dernier de ses livres. Il remarque que le problème que les méga-Eglises évangéliques ont à résoudre est celui de leur réussite due à leur adaptation à la culture hyper-capitaliste3. Elles ont reproduit le modèle du Disneyland.

 

Ces Eglises ont, en quelque sorte, commercialisé la foi en créant un univers aseptisé, sécurisé et divertissant, où toute la famille, notamment bourgeoise, est à l’aise et apprécie de se trouver dans un milieu «à part», à l’abri des crises de la société et loin des malheurs du monde. Aux Etats-Unis, il est possible de passer toute sa vie dans des complexes ecclésiastiques où l’on peut trouver coiffeur, «resto», gymnase, disco avec le soft-rock chrétien aussi bien que la louange.

 

La réussite des évangéliques dans ce pays tient au fait qu’ils ont su s’adapter au monde et aux valeurs de la post-modernité. Le contenu de la foi plus ou moins assurée est noyé dans la cool communication d’un message qui promet le bonheur dans cette vie et sa prolongation dans celle qui est à venir.

 

Cette description n’a pas grand-chose à voir avec la situation et l’identité des évangéliques en France, direz-vous. Tant mieux! Pourtant, si on y regarde de près et qu’on va au-delà des apparences, on trouve des similarités remarquables.

 

La différence est essentiellement due au fait que nos frères d’outre-Atlantique sont un peu plus avancés que nous, mais il est probable que si nous avions les mêmes moyens qu’eux, nous ferions la même chose…

 

La séparation bien réelle entre la foi et la vie que l’on peut observer dans bien des milieux évangéliques conduit à de graves atteintes au contenu de la foi chrétienne, la solidité de la foi biblique étant remplacée par des comportements typés. Cette évolution est le reflet de ce qui se passe, en général, dans le monde moderne. C’est ainsi que les vertus sont remplacées par des valeurs choisies pour soi-même, le caractère par la personnalité et la nature humaine par le «moi»4.

 

Le résultat est l’institution d’un système de valeurs personnelles, agréables pour l’individu, car considérées comme «valorisantes» pour lui. La foi se réduit à ce que l’individu peut accepter comme agréable et valorisant pour lui.

 

Dans cette perspective, la doctrine chrétienne n’a que peu d’intérêt ou de place. L’expérience spirituelle, en revanche, est un produit intéressant que l’Eglise peut commercialiser et que l’individu consommera parce que cela lui plaît.

 

Le christianisme est en train de perdre son fondement objectif et prend place, comme une autre, parmi les nombreuses formes de spiritualité présentées à nos contemporains.

 

Le choisir plutôt que la sagesse du dalaï-lama, par exemple, relève tout simplement de la préférence individuelle. Le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on. Le relativisme qui coupe la foi de son fondement biblique et qui aboutit à une foi subjective est de ce type.

 

Vers la fin de son livre, David Wells dit que la théologie libérale du siècle dernier, en voulant se mettre au diapason du monde, en se montrant «à la page», est arrivée à l’auto-élimination. Le danger, aujourd’hui, pour les évangéliques, est comparable. Si, pour s’être adaptés à l’esprit du jour, ils perdent leur spécificité, si leur foi est délavée, diluée, ils risquent de dégrader le contenu même de la foi et, malgré leur grande vitalité, de s’autodétruire. Le résultat sera le même que celui qu’obtient la théologie critique la plus féroce.

 

L’identité de la foi évangélique et, par implication, du protestantisme dépendra des capacités dont on fera preuve, face à cette situation, pour réagir et pour maintenir avec lucidité ses distances par rapport à l’esprit du siècle, et cela dans tous les domaines de la vie individuelle et collective.

 


  • P. Wells est professeur de théologie systématique à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence et éditeur de la revue.

Bibles013

 

Le Monde, 24 décembre 2005, 18.

2 L’Express, «La Bible. Le vrai, le faux», 15 décembre 2005, 23-46.

3 D. Wells, Above all Earthly Pow’rs (Grand Rapids: Eerdmans, 2005). Wells est professeur à Gordon-Conwell Theological Seminary, près de Boston.

4 D. Wells, op. cit., 49ss.

 

 

Source : Résister & Construire
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 07:45

Refuge Protestant

Certainement notre coeur se réjouira en Lui,

Parce que nous avons mis notre confiance

 En son Saint Nom.

Psaume 33.21.

 

 

 

 

Sur  la plante de la foi pousse la fleur de la joie du coeur.

 

Elle ne fleurit pas toujours tout d’abord, mais elle vient en son temps.

 

Confions-nous en l’Eternel dans nos heures de tristesse, et au jour marqué, il répondra à notre confiance en nous donnant la joie du Seigneur pour fruit de notre foi.

 

Le doute engendre la souffrance, mais la confiance amène la joie.

 

L’assurance exprimée ici par le Psalmiste est, en réalité, une promesse dont une sainte confiance nous garantit l’accomplissement.

 

Approprions-nous la donc.

 

Si nous ne pouvons nous réjouir en cet instant, aussi sûr que le Dieu de David est notre Dieu, nous aurons lieu de le faire bientôt.

 

Méditons sur le Saint Nom de ce Dieu, afin que nous ayons d’autant plus confiance, et que nous nous réjouissions d’autant plus sûrement.

 

Il a pour caractère d’être saint, juste, miséricordieux, fidèle, invariable.

 

Un Dieu semblable n’est-il pas digne de notre confiance ?

 

Il est tout sage, tout-puissant, et toujours et partout présent.

 

Ne pouvons-nous pas nous reposer sur lui avec abandon?

 

Faisons-le dès maintenant et sans réserve.

 

Jehova-Jiré pourvoira ; Jehova-Shalom enverra la paix, Jehova-Tsidkenu justifiera ; Jehova-Schamma sera toujours là, et avec Jehova-Nissi, nous vaincrons tous nos ennemis.

 

Ceux qui mettent leur confiance en ton Saint Nom se réjouiront en Toi, Seigneur !

 

 spurgeon

 C.-H. SPURGEON,

(Promesses Quotidiennes)

Bible

Croix Huguenote

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:00

refuge protestant

Ne vous inquiétez de rien,

Mais en toute chose

faites connaître vos besoins à Dieu

par des prières et des supplications,

avec des actions de grâces.

(Philippiens 4.6)

 

Ne nous inquiétons de rien....

 

Facile à dire, penserons nous avec raison !

 

Comment ne pas s'inquiéter pour soi même ou pour ses proches quand nous sommes confrontés à des problèmes de santé, de chômage ou encore à des conflits ?

 

Comment ne pas s'inquiéter pour son avenir ou sa retraite  ?

 

Comment ne pas s'inquiéter face à toutes les menaces qui pèsent sur notre pays ou sur la planète ?

 

Nous pouvons reconnaître cependant qu'il arrive que notre imagination peut exacerber ces inquiétudes fondées.

 

Mais l'apôtre Paul nous dit aujourd'hui comme hier aux Philippiens :

 

Ne vous inquiétez de rien.

 

Paul qui a connu les persécutions, les coups de bâtons, la prison, les naufrages, la maladie, la trahison a eu bien des raisons justifiées pour s'inquiéter de la même manière.

 

Mais, ô suprême grâce dont le Chrétien peut s'appuyer :

 

Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous serez vêtus. (Luc 12.22)

 

Il a fait sienne ces paroles de Jésus.

 

Ce n'est pas d'optimisme démesuré ou d'insouciance dont il fit preuve, mais tout simplement de confiance en Dieu même.

 

Il sait dans quelles mains il a placé sa vie et son avenir.

 

Il s'attend pleinement à Dieu qui l'aime et veille sur lui.

 

Nous sommes invités à notre tour à cette confiance et cette dépendance.

 

Sachons, dans la prière, nous placer entre les mains de Dieu qui nous aime tant et Lui remettre tout ce qui peut nous mettre en souci légitimement.

 

 

Bernard Grebille,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :  VA

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 09:14

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Luc 2.8-20

Les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé. ( Luc 2.20 )

 

Noël. Non absent de la pensée de personne.

 

La ville, et même les campagnes ont mis partout les guirlandes lumineuses.

 

Radios, journaux, télévision cherchent d’ultimes clients pour vendre les cadeaux indispensables (croit-on) que nous ferons à Noël.

 

Tous les enfants y ont droit (dit-on aussi) de sorte que les ONG qui les secourent sollicitent de diverses manières des dons permettant de gâter ceux qui, sans notre argent, en seraient privés.


C’est bien beau, tout cela ; c’est gentil (Pourquoi pas ?), mais ne passe-t-on pas, le plus souvent, à côté de l’essentiel ?


La première responsabilité des parents est de transmettre aux enfants les commandements de Dieu.

 

Or, la fête de Noël, ‘créée’ pour rappeler la naissance d’un certain Jésus est de plus en plus totalement païenne.

 

Et, même dans bien des familles chrétiennes, on la fête sans un seul vrai rappel de sa signification profonde...

 

Pouvons-nous imaginer les bergers retrouvant les leurs : parents, épouse, enfants et taisant ce qu’ils avaient vu et entendu ?


Et si nous, nous avons vu et entendu… et vécu La Bonne Nouvelle extraordinaire de Noël, pouvons-nous la fêter sans y glorifier, sans louer Dieu … Et sans  rien en dire à ceux qui en partagent les moments sur la raison vitale ?

 

 

 

pasteur Richard F. Doulière,

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 06:10

L’homme sans morale est un malfaisant.


L'homme pervers, l'homme inique, marche la fausseté dans la bouche Proverbes 6.12

 

 

La crainte de Dieu n’est pas seulement le commencement de la sagesse.

 

Elle est aussi la source de toute morale dans ce monde.

 

C’est par une morale commune que la vie en société est possible.

 

La morale est faite d’un ensemble de règles, dites ou non dites, qui régissent une société en vue du bien-vivre ensemble.

 

Plus une société s’éloigne de Dieu, des préceptes de Sa Parole, plus son niveau de moralité baisse.

 

La morale commune disparaît pour faire place à une société individualiste dans laquelle chacun cherche à satisfaire d’abord son intérêt.

 

Il y a toujours eu, dans toute société, des êtres amoraux ou immoraux.

 

Lorsque le niveau moral est élevé, ils sont immédiatement réprimandés.

 

Mais, demande l’auteur du psaume 11, que peut faire le juste lorsque les fondements moraux sont renversés ? (Psaume 11.3)


Nous ne cessons de nous plaindre, dans notre société, de la violence faite aux personnes.

 

De fait, il n’y a plus de morale commune.

 

Notre société est plus que jamais fracturée.

 

La raison en est que tout, désormais, est relatif.

 

Il n’y a plus d’absolu, plus de sacré… sauf la prétention de chacun de vivre comme il l’entend.

 

Nous n’avons plus de dénominateur commun.

 

Quelle solution alors face à tout cela ?

 

Revenir à Dieu par Jésus Christ étant le point de jonction entre nous et Lui.

 

Lui Seul est capable de rétablir de l'ordre sain dans nos vies ainsi qu'une vie vraie et morale à Sa Seule Gloire. 

 

Amen,

 

 

G. Georgel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Vivre aujourd'hui

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 06:00

Difficultés, souffrances,

Le croyant doit-il échapper à la souffrance, aux maladies et aux difficultés ?

 

C'est ce que certains soutiennent, en se basant sur des versets comme Matthieu 8:16-17 et 1 Jean 3:8.

 

Or ce n'est pas le sens de ces versets, et par contre, beaucoup de passages annoncent que les difficultés ne sont pas épargnées au croyant. — Rom. 5:2-3; 8:22-23; Actes 14:22; 2 Tim. 2:3; 3:12; 4:5Voir aussi l'évangile de la prospérité (contre) -

 

Les questions surgissent toujours, dans les difficultés, et plus les difficultés sont grandes : 
          

Pourquoi l'épreuve ?

Pourquoi les difficultés ?

Pourquoi la maladie ?

Pourquoi la souffrance ?

 

Le Livre de JOB est fondamental pour saisir la réponse.

 

Quelques points clefs :

DIEU PARLE une fois, deux fois, (33:14), il opère deux fois, trois fois (33:29) - l'épreuve peut aller très loin, être très longue, être très difficile / dure (33:19-22; 36:8). 

 

Job était juste pratiquement, quand tout allait bien (1:1), il avait accepté l'épreuve jusqu'à un très haut degré (1:21; 2:10), mais il est sorti de ses gonds quand, l'épreuve s'est prolongée et que ses trois amis l'ont accusé injustement de choses qu'il n'avait pas commises.

 

DIEU ENSEIGNE (36:22) - Dieu peut aussi Se servir d'intermédiaires (- messagers - ) pour le faire (33:23), le meilleur étant Christ Lui-même

  • pour ouvrir les yeux de l'homme sur ce qu'il est et a fait (36:9)
    pour détourner l'homme de ce qu'il fait (33:17)
    pour le détourner de l'orgueil (33:17)
    pour délivrer son âme (33:18, 30)
    pour montrer à l'homme ce qui, pour lui, est la droiture (33:23)
    pour l'amener à se reconnaître pécheur (33:27; 36:10)
    pour l'amener à écouter (33:16, 34; 34:1; 42:4)
    pour l'amener à supplier, à crier à Dieu comme seule source de délivrance (33:26; 36:13) [Grâce Divine]
    pour l'amener à désirer être sondé intérieurement par Dieu (34:32; Ps. 139:23-24)
    pour l'amener à se juger intérieurement (42:6)
    pour l'amener à revenir à Dieu (36:10)
    pour l'amener à se tourner vers Son Créateur, Seule Source de Joie (35:10; 33:27), Seule Source de Vraie Paix (34:29), comme autrefois le fils prodigue revenant sur lui-même et désirant la maison du Père

     

L'ERREUR fondamentale DE L'HOMME est sa tendance à

  • à demander des comptes à Dieu en se plaçant au même niveau que Lui (33:12, 13; 36:23)
    à considérer Dieu comme son ennemi (33:10)
    à mépriser les relations avec Dieu (34:9)
    à être aveugle quant à son propre état de péché (33:9; 34:31)
    à être aveugle et sourd quant à ce que Dieu fait ou dit (33:14b)
    à ne pas voir sa propre arrogance (35:15)
    à accuser Dieu d'être injuste, s'estimant plus juste que Dieu (33:9; 34:5, 12; 35:2; 40:3) 
    à accuser Dieu de traiter inégalement les uns et les autres (34:18-19)
    à se croire intelligent à avoir de telles pensées au sujet de Dieu (34:35; 35:16)
    à s'étonner que Dieu ne répond pas tout de suite quand on l'accuse pareillement (35:12-14; 36:16-17)
    à penser que si Dieu tarde, c'est qu'Il ne s'occupe pas des choses (34:25-28)
    à oublier que si Dieu agissait selon ce que l'homme mérite, Il détruirait tout tout de suite (34:15-16)

     

     

NE JAMAIS OUBLIER que

  • Dieu est JUSTE (34:10, 12, 18-19; 36:2)
    Dieu ne cherche pas à nous écraser de Sa Grandeur, mais Il a un But Moral envers l'homme (42:4)
    Toute la science humaine ne permet pas d'accéder à la sagesse, car la sagesse c'est la Crainte du Seigneur et se retirer du mal (ch. 28) 
    Dieu est pour Sa Créature, non pas contre (33:10 + 12)
    Dieu a égard à tous, quel qu'il soit (36:5; 39:3)
    Dieu sait ce qu'Il fait, même si l'homme ne comprend pas (36:5; 37:5)
    Dieu se sert de moyens qu'on ne comprend pas (ch. 40 et 41)
    Dieu voit tous les hommes et ce qu'ils font (34:21) ; Il suit les Siens de près (36:7)
    c'est Dieu qui rend intelligent et fait comprendre les choses (35:11)
    Dieu a en vue le bien final de Sa Créature, au-delà de ce qu'on aurait pensé (33:25; 37:9b + 37:22a + 23:10)
    Le plus important n'est pas que Dieu ôte la maladie et la souffrance, même si nous aimerions parfois légitimement, mais que nous découvrions ce qu'est traverser l'épreuve avec Lui (35:10 - des chants dans la nuit; idem 33:27; 38:4,7; 2 Cor. 12:7-9)
    Dieu a un But Merveilleux (33:25-27; 37:5; 42:3)

     

IL FAUT QUE L'HOMME ÉCOUTE CE QUE DIEU LUI DIT (36:11-12)

et APPRENNE À COMPTER SUR LUI EN TOUTES CHOSES

 

Parce qu'encore Dieu a un But pour chacun(e) d'entre nous, ne l'oublions jamais quelles que soient les vicissitudes que nous traversons dans la vie.

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Bibliquest

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 19:06

Il est courant de nos jours d’entendre dire que toutes les manières de croire en Dieu, de Le servir et de L’adorer se valent.

 

Toutes les religions sont égales, dit-on, et mènent à Dieu, seul le chemin emprunté est différent ; on ne doit surtout pas considérer les autres voies comme fausses et chercher à convaincre qui que ce soit que seule la voie qu’on emprunte est véritable.

 

Comment répondre à ce relativisme ?

 

Dire que la Bible Seule révèle de manière satisfaisante qui est Dieu, est-ce être intolérant et dangereusement intégriste ?

 

Cela mène-t-il à plus ou moins long terme à la persécution de ceux qui croient autrement ?

 

C’est ce que l’humanisme contemporain veut faire croire, essayant de donner mauvaise conscience à toutes celles et ceux qui cherchent Dieu dans Sa Parole Révélée et nulle part ailleurs.

 

Mais il nous faut tout d’abord nous poser la question suivante :

 

Sommes-nous par nous-mêmes capables de connaître Dieu de manière satisfaisante ?

 

Pouvons-nous par nous-mêmes, à l’aide de notre intelligence naturelle, avoir accès à Dieu, l’adorer et vivre en communion avec Lui ?

 

Ou bien en sommes nous incapables et avons-nous besoin d’un guide sûr, rien moins que Dieu Lui-même pour nous mener à Lui ?

 

Depuis le début de l’ère chrétienne, le Chrétien croit avec l’apôtre paul que Dieu Se révèle dans la nature, ou, si l’on veut, dans Sa Création : celle-ci est si parfaite, si grandiose, elle témoigne de tant de science et de sagesse, qu’en dépit de la chute de l’homme et de son état de pécheur, il lui est impossible de ne pas voir Dieu à travers le monde.

 

Au verset 20 du premier chapitre de sa lettre aux chrétiens de Rome, dans le nouveau testament, Paul écrit qu'en effet, les perfections invisibles de Dieu, Sa Puissance Eternelle et Sa Divinité se voient fort bien depuis la création du monde quand on les considère dans ses ouvrages.

 

Dans ses écrits, le réformateur Jean Calvin parle souvent de la création comme « miroir de la Gloire Divine ».

 

Il veut dire par là qu’on peut comprendre quelque chose de Dieu, et savoir qu’Il est l’Auteur de l’univers, simplement en regardant la manière merveilleuse dont le monde est conçu.

 

Cela dit, depuis plus de cent ans, l’idée que le monde n’est que le fruit du hasard et que donc rien n’a de sens, est partagée par beaucoup, surtout dans les pays occidentaux.

 

Ce que nous voyons en nous et autour de nous n’est qu’une forme de chaos, dit-on, un ensemble d’éléments auquel il ne faut pas chercher à donner sens en dernier recours, car rien dans le monde n’a de sens.

 

Mais alors, il n’y a ni vrai ni faux ; et s’il n’y a ni vrai ni faux, pourquoi ce que dit un Chrétien serait-il vrai ?

 

Et s’il n’y a aucun sens dans le monde, ce que le Chrétien dit, ce que les Chrétiens disent, en fait, n’a pas de sens non plus.

 

Pourquoi devrions nous les écouter et accepter comme vrai ce qu’ils disent ?

 

Pourquoi se donner même la peine d’essayer de convaincre les autres que ce que l’on dit est vrai ?

 

Car toute tentative pour essayer de convaincre quelqu’un repose sur l’idée qu’on a raison, et que ce qu’on pense a une plus grande valeur et davantage de cohérence que ce que dit ou pense l’autre.

 

Le Chrétien, lui, croit qu’il y a une vérité, et accepte par la foi la Parole de Jésus-christ lorsqu’Il dit (évangile selon Jean, 4:6) : Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.

 

Le Chrétien croit aussi que ce qui s’oppose à la Vérité, ce n’est pas le hasard, ou le chaos, mais tout simplement le mensonge.

 

Pourtant, notre question de départ demeure entière :

 

Pouvons-nous connaître Dieu par nous-mêmes ?

 

Si nous admirons la nature, la manière dont le corps humain est fait, si nous découvrons chaque jour de nouvelles raisons de nous étonner devant les merveilles de la création, est-ce suffisant pour connaître Dieu de manière satisfaisante ?

 

Il faut croire que non, car s’il suffisait d’observer la nature pour trouver Dieu, alors tous les hommes et toutes les femmes vivraient en communion parfaite avec Dieu, et le monde serait un paradis perpétuel.

 

Reprenons ce qu’écrit Paul, dans le passage de sa lettre aux Chrétiens de Rome cité plus haut (9-22) :

 

Car ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, Dieu Lui-même le leur ayant fait connaître. En effet, les Perfections Invisibles de Dieu, Sa Puissance Eternelle et Sa Divinité se voient fort bien depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Les hommes sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne L’ont pas glorifié comme Dieu et ne Lui ont pas rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans de vains raisonnements, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont remplacé la Gloire du Dieu Incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles.

 

Pour l’apôtre paul, ce que nous pouvons connaître de Dieu par Ses Oeuvres, loin d’amener les hommes à une connaissance satisfaisante de Sa Personne, ne sert qu’à rendre les hommes inexcusables parce qu’ils ne L’ont pas adoré et servi comme ils auraient dû.

 

Au contraire, ils ont fabriqué des statues d’animaux et les ont adorées comme si elles étaient dieu.

 

C’est pourquoi, Paul a écrit juste avant l’extrait cité ci-dessus :

 

La Colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la Vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, car Dieu le leur a manifesté.

 

Pour Paul donc, ce qu’on peut connaître de Dieu de manière naturelle aurait dû amener les hommes à adorer le Créateur en vérité. mais au lieu de cela, les hommes ont retenu la Vérité captive et déformé la vraie religion en adorant des créatures au lieu du Créateur.

 

Les hommes sont donc inexcusables.

 

Pour connaître Dieu en Vérité, il nous faut donc un autre guide, un guide sûr qui ne nous trompera pas.

 

Le Chrétien croit que la Bible, ce Livre composé au cours de plus d’un millénaire, est La Révélation finale par laquelle Dieu s’est fait connaître aux hommes.

 

Cette Révélation progressive concernant le Plan de Dieu pour le monde qu’Il a créé, a d’abord été adressée à un peuple, le Peuple d’Israël.

 

Mais cette Révélation atteint son point culminant lorsque Dieu vient Lui-même habiter parmi les hommes en La Personne de Son Fils Eternel, Jésus-Christ, Vrai Dieu devenu homme.

 

Le tout début de la lettre aux Hébreux, dans le nouveau testament, déclare à ce sujet :

 

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu nous a parlé par le Fils en ces derniers temps.

 

Bien que le Peuple d’Israël ait toujours reçu la mission de proclamer aux nations païennes la Lumière concernant Le Seul Vrai Dieu, ce mandat prend une nouvelle dimension avec la venue de Jésus-Christ.

 

Car le Fils Eternel de Dieu venant habiter parmi les hommes envoie Ses disciples jusqu’aux extrémités de la terre annoncer une Bonne Nouvelle : Il est justement venu faire connaître et adorer Dieu en esprit et en vérité, réconciliant avec Son Père Eternel les hommes et femmes éloignés de Dieu.

 

Ce dernier point - la nécessaire réconciliation avec Dieu - est essentiel à saisir pour qui veut comprendre proprement ce qu’est la foi Chrétienne et l’espérance qu’elle porte en son cœur.

Connaître Dieu en Vérité ne consiste pas en une connaissance d’ordre purement intellectuel, comme s’il suffisait de donner son assentiment rationnel à une ou des propositions logiques concernant l’être suprême.

Eric Kayayan,

 

Connaître Dieu en Vérité ne consiste pas en une connaissance d’ordre purement intellectuel, comme s’il suffisait de donner son assentiment rationnel à une ou des propositions logiques concernant l’être suprême.

 

Connaître, au sens Biblique du terme, c’est vivre dans une relation intime, à l’image de la relation intime qui lie un homme et une femme dans une union indissociable.

 

Cette connaissance engage l’être tout entier, non pas seulement les facultés rationnelles.

 

La véritable connaissance de Dieu passe donc par un engagement personnel total.

 

Comment un tel engagement serait-il possible de la part de l’homme qui ne fait que supputer, tâtonner, cogner sa tête contre les parois de l’existence, commettre individuellement ou collectivement tout ce que sa conscience même réprouve ?

 

Sans une réconciliation initiée par Dieu, cette relation est tout simplement impossible et c’est là où nous voyons Dieu s’engager totalement, en Jésus-Christ, dans cette magnifique Oeuvre de Réconciliation.

 

Jésus-Christ réconcilie le monde avec Dieu par un sacrifice Parfait et Définitif qu’Il accomplit afin que les fautes des hommes, leur désobéissance et leur aveuglement volontaire leur soient pardonnés.

 

Jésus-Christ donne Sa Vie pour payer une rançon à Dieu qu’aucun homme ou aucune femme ne pourrait payer.

 

Cette rançon, Dieu L’exige pour que les hommes en rupture de ban avec Leur Créateur, soient Réconciliés avec Lui.

 

Car il y a un prix à payer : notre propre vie, dont nous avons renié le sens initial et parfait en fuyant loin de Dieu.

 

Or, ce prix de la réconciliation exigé par Le Créateur, Dieu décide de Le payer Lui-même.

 

Alors, qui peut être mis au bénéfice d’une telle Réconciliation ?

 

Qui peut bénéficier de ce Don Divin ?

 

N’importe qui, vous et moi.

 

Et que faut-il faire pour en bénéficier ?

 

Dieu ne demande qu’une chose :

 

croire qu’Il a effectivement accompli ce Salut en payant Lui-même la rançon qu’Il exigeait.

 

Dieu est Celui qui nous sauve, qui nous Réconcilie avec Lui, et Il le fait gratuitement.

 

Ce n’est pas en accomplissant toutes sortes de rituels, de gestes mécaniques, ou encore en essayant par nous-mêmes d’atteindre Dieu que nous y parviendrons.

 

Au contraire, tous nos efforts seront inutiles et ne feront que nous plonger dans un abîme de doute, de culpabilité et de malheur.

 

Notre libération n’est possible que si nous acceptons par la foi, comme des enfants reconnaissants, que Dieu Le Père a accompli notre salut par le Don de Son Fils Jésus-Christ.

 

c’est cela la Bonne Nouvelle à travers le mot Evangile.

 

L’apôtre Paul, après avoir lui-même refusé de croire en ce Salut Gratuit, et après avoir même persécuté à mort les premiers Chrétiens, écrit dans sa lettre à l’église d’Ephèse (2:0) :

 

C’est par la Grâce de Dieu en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est Le Don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes Son Ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.

 

On le voit, l’offre du Salut est une offre gratuite.

 

Mais si les croyants appartiennent désormais à Dieu en Jésus-Christ, et si désormais l’Esprit de Dieu habite en eux après avoir chassé tout autre esprit opposé à Dieu, c’est pour qu’ils accomplissent les œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance pour qu’ils les pratiquent.

 

Cela veut dire que les croyants n’accomplissent pas ces œuvres pour mériter leur salut, mais par reconnaissance envers Dieu qui les a Gratuitement Sauvés, ils vivent désormais une vie d’obéissance à la Loi de Leur Seigneur Jésus-Christ et ils portent des fruits d’obéissance qui plaisent à Dieu.

 

En Jésus-christ ils ont obtenu une nouvelle vie.

 

Reprenons cependant la question initiale du pluralisme religieux, par lequel nous commencions ce chapitre.

 

Qui n’a jamais entendu ces paroles célèbres prononcées il y a quelque quarante ans par André Malraux :

 

Le vingt-et-unième siècle sera religieux ou ne sera pas.

 

Paroles que certains considèrent comme prophétiques. Qu’a-t-il voulu dire par là ?

 

Sans doute qu’après le vingtième siècle, considéré comme irréligieux, globalement indifférent, voire opposé au sentiment religieux, les hommes et femmes vivant au vingt-et-unième siècle retourneraient inévitablement, quant à eux, à des formes d’expression religieuse très marquées : cela serait même la caractéristique principale du prochain siècle.

 

Pourtant, on peut à bon droit se demander si une telle phrase rend justice au vingtième siècle.

 

Car on a pu voir tout autant d’expressions religieuses en ce siècle qu’au cours des époques précédentes.

 

Seulement, elles ont pris des formes et des expressions différentes de celles traditionnellement reconnues comme telles.

 

Ainsi, le culte de la personnalité dans les régimes politiques dictatoriaux, revêt un caractère religieux tout à fait marqué, avec cérémonies, chants, hymnes et déclarations de loyauté inaltérable.

 

Le régime nazi en allemagne dans les années trente et quarante, ou les différents régimes communistes, ont connu leurs célébrations, leurs liturgies voire leurs hystéries qui faisaient avant tout appel à une forme de sentiment religieux.

 

Aujourd’hui, le sport médiatisé est une des formes les plus claires de communion religieuse : autour d’un ballon rond (ou ovale !) se développe un sentiment d’exaltation peu commun, marqué par toutes sortes de rites, de sentiments fraternels, de moments de dévotion intense.

 

On a pu entendre dire qu’une équipe sportive a été « crucifiée » par une autre ; en politique on parle même parfois du « catéchisme » d’un parti donné.

 

On pourrait aussi parler en long et en large du culte obsessionnel du sexe, manifesté dans tant de productions cinématographiques ou autres.

 

La question que nous devons nous poser est donc :

 

Quelle sera la religion du vingt-et-unième siècle ?

 

Car l’homme ne saurait vivre sans exprimer ce qui constitue son fonds le plus profond : créé à l’Image de Dieu, il est constamment à la recherche d’un absolu, d’une relation avec Son Créateur, mais il détourne le plus souvent cette quête vers d’autres objets ou personnes que Son Créateur, que ce soit une personne humaine, une activité quelconque, une appartenance idéologique ou ethnique, ou encore un bien matériel donné.

 

La question de l’idolâtrie, de sa signification et de ses implications dans la vie des hommes, retiendra du reste notre attention au cours du chapitre huit.

 

Il nous faut aussi reconnaître que le marché religieux, en ce vingt-et-unième siècle, est particulièrement ouvert.

 

Avec la circulation des idées, les moyens contemporains de communication, les médias, chacun peut choisir à sa guise la religion à laquelle il souhaite s’adonner :

 

  • le bouddhisme ou les religions orientales,

  • l’animisme traditionnel,

  • les enseignements du soufisme musulman,

  • le new âge,

  • etc...

 

Au milieu de tout cela, que représente réellement le Christianisme ?

 

Celui, celle et ceux confessant Jésus-Christ peuvent-ils encore se prévaloir de l’exclusivité de leur foi ?

 

Pourquoi tenir à la confession de Jésus-Christ comme Vrai Dieu, envoyé par le Père Céleste comme seul médiateur entre Dieu et les hommes ?

 

Un passage de l’évangile selon Matthieu (6:9), nous éclairera singulièrement à ce sujet :

 

Jésus se rendit dans la région de Césarée de Philippe. Il interrogea ses disciples : que disent les gens au sujet du Fils de l’homme ? Qui est-il d’après eux ? Ils répondirent : Pour les uns, c’est Jean Baptiste ; pour d’autres : Elie ; pour d’autres encore Jérémie ou un autre prophète. – et vous, leur demanda-t-il, qui dites vous que Je suis ? Simon Pierre lui répondit : Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant. Jésus lui dit alors : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon Père céleste qui te l’a révélé. Et moi, je te déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai Mon Eglise, contre laquelle la mort elle-même ne pourra rien. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu interdiras sur la terre aura été interdit aux yeux de Dieu et tout ce que tu permettras sur la terre aura été permis aux yeux de Dieu.

 

Pour bien comprendre la portée de la question de Jésus, et la réponse de pierre, il faut savoir que l’endroit même ou Jésus a posé cette fameuse question était le lieu de nombreux cultes et religions.

 

Déjà sept cents ans avant la venue de Jésus-Christ, le prophète Esaïe avait parlé de cette région en ces termes (2-9:) :

 

Mais il n’y aura pas toujours des ténèbres sur ce pays envahi par l’angoisse. Si, dans les temps passés, Dieu a couvert d’opprobre tout le pays de Zabulon et le pays de Nephtali, dans les temps à venir, il couvrira de gloire la route de la mer, au-delà du Jourdain, le district des nations païennes. Le peuple qui vivait dans les ténèbres verra briller une grande lumière : la lumière resplendira sur ceux qui habitaient le pays dominé par d’épaisses ténèbres.

 

De fait, la région de Césarée de philippe était marquée par le culte du dieu syrien Baal, sous diverses formes.

 

Mais pour tout Israélite Croyant, cette région était aussi le lieu où le fleuve Jourdain prend sa source.

 

Et cette rivière rappelait à tout Croyant la Religion d’Israël.

Il y avait aussi, dans une montagne des environs, une grotte supposée être le lieu de la naissance de la divinité pan, le dieu de la nature.

 

Césarée était tellement identifiée au dieu pan, qu’elle portait le nom de panéas. aujourd’hui, située en syrie, elle s’appelle Baniyas.

 

Mais entre-temps, le roi Hérode avait fait bâtir un magnifique temple de marbre en l’honneur de César Auguste, l’empereur romain.

 

Or les empereurs romains allaient bientôt exiger qu’on les vénère comme des demi-dieux, et ce pour consolider leur autorité politique.

 

Désormais donc, la ville s’appellerait césarée.

 

Plus tard, le troisième fils d’Hérode le Grand, Philippe, allait ajouter son nom à la ville, dès lors connue sous le nom de césarée de philippe.

 

Pourquoi toutes ces précisions historiques ?

 

Simplement pour souligner que c’est dans ce contexte hautement païen, dans cette région pleine de cultes et de religions diverses que Jésus attendait de Ses Disciples la réponse exacte à la question de Son Identité : à savoir qu’Il est Le Christ, Le Fils du Dieu Vivant.

 

Poser cette question à quelques kilomètres du palais édifié à la gloire de César, représentait un défi de taille.

 

Celui qui attendait de Ses Disciples une telle confession n’était après tout qu’un obscur enseignant religieux, un jeune rabbi suivi de douze jeunes disciples.

 

Sa renommée commençait à s’étendre, mais seulement localement.

 

Et il n’existait aucun consensus au sujet de sa personne.

 

Au mieux, on le considérait comme un prophète, ou comme la réincarnation d’un des anciens prophètes d’Israël.

 

En posant cette question, Jésus a-t-Il essayé de se rassurer sur Sa Mission ?

 

A-t-Il voulu remonter sa cote de popularité en testant Ses Disciples ?

 

Ou bien attendait-Il une réponse qui puisse Lui indiquer quelle était Sa véritable Identité, au milieu de tant de religions en compétition ?

 

Pas du tout !

 

Jésus savait parfaitement qui Il était, et n’allait pas l’apprendre de la bouche de Ses Propres Disciples.

 

Mais, en posant cette question, Il avait un plan, celui de l’Edification de Son Eglise.

 

Or, pour que ce Plan se réalise, il fallait que la confession de Son Identité comme Le Christ, Le Messie Promis et attendu, le Fils même du Dieu vivant, soit fermement établie, comme Le Fondement même de l’Eglise.

 

Comment Pierre a-t-il pu trouver la réponse vraie à la question posée, alors que tant de fausses réponses étaient données autour de lui, dans cette région de césarée de philippe ?

 

On ne voyait en effet en Jésus qu’un prophète parmi bien d’autres.

 

Aujourd’hui de même, bien des gens qui se disent religieux ne voient en Jésus qu’un prophète, à l’égal d’autres prophètes ou soi-disant tels ; un homme particulièrement vertueux qui a cherché Dieu intensément, et rien de plus.

 

L’apôtre Paul, quant à lui, écrit dans sa première lettre aux corinthiens (2) que nul ne peut dire Jésus est Seigneur si ce n’est inspiré par l’esprit de dieu. et c’est bien ce que Jésus répondit à pierre, après que celui-ci l’ait identifié comme le christ, le Fils du dieu vivant : Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon père céleste qui te l’a révélé.

 

Il en va de même pour tout Croyant qui, deux mille ans après Pierre, confesse Jésus comme le Christ, Le Fils du Dieu Vivant.

 

Nul ne pourrait le faire, si l’Esprit de Dieu ne l’illuminait, ne le forçait hors de l’obscurité des religions et cultes de tout poil.

 

Mais il importe de bien comprendre que le climat religieux qui nous entoure aujourd’hui, et qui tâche d’obscurcir la Divinité Parfaite et Suffisante de l’homme Jésus, n’est pas nouveau.

 

Comme il a été dit plus haut, le pluralisme religieux était aussi prononcé au temps de Jésus-Christ qu’il l’est aujourd’hui.

 

Les religions orientales, les cultes de toutes sortes fleurissaient au sein de l’empire romain.

 

Et pourtant, c’est dans ce contexte que Jésus a réclamé pour lui, et pour lui seul, l’autorité suprême.

 

Aussi, les Chrétiens ne devraient pas se laisser déstabiliser dans leur confession de la messianité et la divinité de Jésus-christ, comme si notre époque avait ouvert des perspectives religieuses que le passé ne connaissait pas, comme s’il leur fallait désormais relativiser cette Foi en Christ, Seul Médiateur et Sauveur.

 

Citons pour conclure ce que l’apôtre Paul écrit à ce sujet dans sa lettre aux Ephésiens (4.4-5) :

En parvenant tous ensemble à l’unité dans la foi et dans la connaissance du Fils de Dieu (…) nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur.

 

Au contraire, en exprimant La Vérité dans l’amour, nous grandirons à tous égards vers Celui qui est La Tête : Christ !

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan, 

Pasteur Réformé & Responsable 
du site Foi&Vie Réformées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Rendre compte de l'espérance du Pasteur Eric Kayayan dirigé et édité par Jean-Marc Berthoud dans Collection Messages l'Age d'homme

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 08:45

 

Le message de l'Évangile est souvent pris à la légère, par les non-croyants, mais également par certains croyants qui ont une attitude négligente envers le message apostolique. Le texte étudié par le pasteur Pascal Denault dans ce message constitue un avertissement sévère et lourd de conséquences concernant le danger qui guette une telle négligence. Mais si l'appel pressant est bien présent, l'appel à repentance et retour vers Christ reste et demeure non seulement la seule issue salutaire, mais présentée avec la douceur et l'attention du berger appelé par Dieu afin qu'un grand nombre soit sauvé et ne périsse dans ses péchés et illusions.

Hébreux 2:1-4

C'est pourquoi nous devons d'autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d'elles.

Car, si la parole annoncée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu une juste rétribution, comment échapperons -nous en négligeant un si grand salut, qui, annoncé d'abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l'ont entendu, Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint -Esprit distribués selon sa volonté. 

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Text of Samuel Trevor Francis (O the Deep, Deep Love of Jésus) connu sous le nom en France de Torrent d'Amour et de Grâce. Congregational singing Grace Community Church - Sun Valley, California

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 00:12

Confiance dans la Bonne Providence

par Jean Calvin,

 

Au chef des chantres. Des fils de Koré. Psaume.

Vous tous, peuples, battez des mains ! Poussez vers Dieu des cris de joie ! Car l'Eternel, le Très-Haut, est redoutable, Il est un grand roi sur toute la terre. Il nous assujettit des peuples, Il met des nations sous nos pieds ; Il nous choisit notre héritage, La gloire de Jacob qu'il aime. -Pause. Dieu monte au milieu des cris de triomphe, L'Eternel s'avance au son de la trompette. Chantez à Dieu, chantez ! Chantez à notre roi, chantez ! Car Dieu est roi de toute la terre : Chantez un cantique ! Dieu règne sur les nations, Dieu a pour siège son saint trône. Les princes des peuples se réunissent Au peuple du Dieu d'Abraham ; Car à Dieu sont les boucliers de la terre: Il est souverainement élevé.

Psaume 47

 

Ceux qui attribuent à Dieu la louange du Tout-Puissant recueillent de cela double fruit.

 

Premièrement, d’autant qu’Il a assez ample faculté de bien faire, vu que le ciel et la terre sont sous Sa Possession et Seigneurie et que toutes créatures dépendent de Son Plaisir pour s’assujettir à Lui en obéissance.

 

Secondement, parce qu’on peut assurément reposer en Sa Protection, vu que toutes choses qui pourraient nuire, de quelque part que ce soit, sont sujettes à Sa Volonté, vu que Satan avec toute sa rage et son appareil est réprimé par Sa Volonté comme d’une bride et vu que ce qui peut contrevenir à notre salut est soumis à Son Commandement.

 

Et il ne faut pas penser qu’il y ait autrement moyen de corriger ou apaiser les épouvantements ou craintes excessives et superstitions que nous concevons aisément quand les dangers se présentent ou que nous les appréhendons.

 

Je dis que nous sommes craintifs d’une façon superstitieuse, si quand les créatures nous menacent ou présentent quelque épouvantement, nous les redoutons comme si elles avaient quelque pouvoir de nuire d’elles-mêmes, ou qu’il nous en vint quelque dommage par cas fortuit, ou que Dieu ne fût point suffisant pour nous aider à leur encontre.

 

Comme, par exemple : le prophète défend aux enfants de Dieu de craindre les étoiles et signes du ciel, comme font les incrédules (Jérémie 10:2).

 

Certes il ne condamne point toute crainte ; mais quand les infidèles transfèrent le gouvernement du monde de Dieu aux étoiles, ils imaginent que tout leur bonheur ou malheur dépend d’elles et non pas de la Volonté de Dieu.

 

Ainsi au lieu de craindre Dieu, ils craignent les étoiles, planètes et comètes !

 

Ainsi, qui voudra éviter cette infidélité qu’il se souvienne toujours que la puissance, action ou mouvement qu’ont les créatures, n’est point une chose qui se promène et voltige à leur plaisir, mais que Dieu par Son Conseil secret y gouverne tout que rien n’advient qu’Il n’ait Lui-même déterminé de Son Vouloir.

 

C’est pourquoi que ceci soit premièrement bien résolu.

 

C’est que quand on parle de la Providence de Dieu, ce mot ne signifie pas qu’étant oisif Il spécule ce qui se fait en terre, mais plutôt qu’Il est comme un Patron de navire qui tienne le gouvernail pour diriger tous événements.

 

Jean Calvin,

 

- Institution de la religion chrétienne , I, 16, 3-4 -

PRIÈRE

Peuples, le voici, qui se montre ici !

Que, pour l’honorer, et pour l’adorer,

On aille au-devant du grand Dieu vivant !

Chantez donc, chantez ses grandes bontés ;

D’un cœur plein de foi, chantez notre Roi,

Le vrai, le seul Dieu, qui règne en tous lieux. 

Amen,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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