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Vie Protestante Réformée

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 13:00
Les fondements de la foi

« Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle. » 

Éphésiens 2:20
 
 
En face de moi ce professeur de théologie, homme de vaste culture disparu depuis et dont les positions théologiques sont aux antipodes des miennes.
 
Il avait été membre du jury qui, vingt ans auparavant, m’avait examiné lors de mon entrée dans le ministère pastoral.
 
La conversation est polie.
 
Soudain, il me pose la question :
 
« Si je vous traitais de fondamentaliste, me dit-il, seriezvous vexé ? Est-ce une injure pour vous ? »
 
« Nullement, lui réponds-je. Je serais même très honoré d’être considéré comme un tenant des positions fondamentales et d’être traité de fondamentaliste. »
 
Je lui en donne les raisons, et le présent exposé reprendra, en les développant, l’essentiel de mes arguments.
 
Les termes de fondamentaliste et d’intégriste recouvrent actuellement un sens tout à fait péjoratif ; ce sont des appellations dérogatoires, et peu nombreux sont les chrétiens prêts à les accepter comme un terme ou un adjectif les qualifiant ainsi.
 
La majorité de nos contemporains s’en servent pour dénigrer les chrétiens opposés à tout libéralisme.
 
On ne prend même pas le soin de s’informer correctement des positions défendues, disons, par le protestant orthodoxe, si souvent taxé « d’attardé »; ailleurs, il sera ouvertement méprisé si, allant contre les courants qui se prétendent « dans le sens de l’histoire », il s’en tient aux doctrines chrétiennes essentielles, telles que la christologie, la Trinité ou l’attachement sincère et sans réserve à l’autorité des saintes Écritures.
 
Il sera alors considéré comme un fondamentaliste à l’esprit étroit et rigide, rebelle à toute ouverture d’esprit, récalcitrant à tout progrès dans la pensée, nostalgique d’un passé à jamais révolu…
 
Le dénigrement systématique et facile se dispense de tout effort honnête ; il ne regarde pas en face les questions et les problèmes essentiels ; il n’examine pas sans partialité les positions que défendent les fondamentalistes, pas plus que l’esprit ou les motifs qui les poussent à le faire.
 
Qu’est-ce donc que le fondamentalisme, tel que je le conçois avec un grand nombre d’autres chrétiens ?
 
Pour commencer, voici une appréciation globale positive sur l’orthodoxie théologique, c’est-à-dire sur l’expression correcte de la foi et sa conformité à la révélation qui la fonde.
 
Une position fondamentaliste se veut exclusivement au service de l’Église afin de contribuer pleinement à son édification.
 
La proclamation de l’Évangile transmis depuis vingt siècles reste aussi pertinente pour la situation actuelle qu’elle le fut pour les fidèles de l’Église primitive.
 
L’orthodoxie est également facteur d’unité et de solidité pour l’Église chrétienne.
 
En outre, et ce point mériterait un exposé à part, elle est garante de stabilité sociale et politique.
 
Les décisions du Concile de Chalcédoine, en 451 de notre ère, relatives à la personne une en deux natures, divine et humaine, de Jésus-Christ, sont aussi importantes pour le témoignage de l’Église que pour une vie sociale et politique normale dans le siècle présent.
 
La position orthodoxe de la foi, les déclarations théologiques qui s’en tiennent au fondement de celle-ci, le combat pour en préserver la pureté et l’intégrité sont des services rendus au peuple du Christ dans les temps qui sont les nôtres.
 
Les fondements de la foi possèdent un caractère universel ; lorsque nous confessons le Credo, « je crois l’Église universelle, apostolique, une et sainte », nous confessons tout d’abord l’universalité de la foi ; l’Église apparaît seulement après.
 
La foi doit être universelle pour que l’Église puisse le devenir à son tour.
 
Grâce à une telle foi, dont l’origine est en la volonté de Dieu et qui est transmise par l’Église, la vie chrétienne du baptême au catéchisme, de l’ordination des ministres à la mission dans le monde, cessera d’être une affaire d’opportunité ou de contingence, voire de manœuvres ecclésiastiques ou de diplomatie manipulatrice, pour permettre à l’Église de rester debout, de s’édifier, d’être vigilante, d’être nourrie et de combattre sur le seul fondement établi une fois pour toutes.
 
Quels sont alors les éléments qui composent ce fondement ?
 
Pour commencer, prenons garde à un très grave et dangereux écueil : ne faisons pas de la foi et de sa profession une affaire purement cérébrale.
 
Qu’il nous soit permis de signaler, en passant, que parler de théologie correcte n’est nullement une affaire d’intellectualisme auquel on pourrait opposer une spontanéité et un subjectivisme qui, hélas !, ne s’appuient pas sur un socle doctrinal solide.
 
Défendre une position théologique fidèle est loin d’être une adhésion froide, dépourvue de cœur, qui assène des vérités sèches et sans vie.
 
L’intellectualisme stérile de la foi, même sous prétexte de fidélité, recèle en effet un danger mortel, et cela est apparent dans des orthodoxies mortes, figées et improductives.
 
Cependant, verser dans l’extrême opposé n’est pas une solution envisageable.
 
Éprouver la foi d’une manière tout à fait personnelle et en faire l’expérience vivante ne nous autorise pas à la confondre avec nos propres états d’âme, à nous livrer à une expression de la foi qui, en dernière analyse, n’aura comme fondement que ses propres élans et ne sera que l’expression de sentiments fragiles et peu fiables.
 
Nous n’avons ni à être éclectiques, choisissant dans la foi ce qui nous convient ou nous plaît, ni à nous laisser aller dans le déversement désordonné de toutes sortes de sentiments futiles et nocifs.
 
La doctrine chrétienne n’est pas en soi facteur de division, de conflit, d’âpres polémiques ; mais le dialogue en soi ne garantit pas comme par enchantement l’unité idéale dont on rêve.
 
Nous n’avons à opter ni pour un absolutisme doctrinaire rigide, hostile et extrême ni pour une prétendue « ouverture » sans base biblique ni ossature doctrinale.
 
La Réforme du seizième siècle, comme d’ailleurs les Pères ecclésiastiques des premiers siècles, a distingué entre ce qui est fondamental et ce qui est secondaire, ce qui est périphérique et ce qui est essentiel à la foi et à l’Église.
 
La Réforme a su conserver admirablement le sens de la mesure théologique et maintenir un sain équilibre doctrinal, mettant le peuple de Dieu en garde contre toute rupture, causée soit par des outrances laxistes, soit par l’intransigeance des extrémistes.
 
Comme le disait avec raison Blaise Pascal :
 
« On ne montre pas sa grandeur pour être à une extrémité, mais bien en touchant les deux extrêmes à la fois et remplissant tout l’entre-deux ».
 
« Dans les choses essentielles, dit-on souvent, garder l’unité; dans les choses secondaires, laisser la liberté, et en tout conserver les liens de la charité. »
 
Certes, la rage de certains théologiens a causé d’irréparables dommages à l’Église ; ceci est bien connu dans le monde ecclésiastique.
 
Mais cette rage-là n’est pas, croyez-moi, le fait des seuls fondamentalistes.
 
Loin de là !
 
Avec quelle intolérance le côté opposé, tout en se voulant libéral, s’acharne à clouer le bec aux orthodoxes !
 
D’un côté comme de l’autre, on a perdu toute innocence.
 
Il est bon alors de se rappeler une autre règle essentielle : S’il faut combattre à tout prix l’erreur théorique, il faut aussi prendre garde à ne pas blesser inutilement la personne de son adversaire.
 
L’anecdote personnelle par laquelle je commençais mon exposé a donné une bonne illustration, j’espère, de la manière de mener le dialogue entre adversaires.
 
En ce qui concerne les points secondaires de la foi, ils sont actuellement bien plus nombreux et infiniment plus complexes que dans le passé.
 
Du côté luthérien, on parle des adiaphora, c’est-à-dire des choses indifférentes pour la bonne profession de la foi ou de la vie pratique ; du côté réformé calviniste, je crois avec plus de justesse, on parle de choses moyennes.
 
Quelques simples critères bibliques nous permettront d’effectuer des distinctions nécessaires.
 
« L’éternel Notre Dieu, l’Éternel est un. » (Deutéronome 6:14).
 
Cette déclaration du livre du Deutéronome précède le premier et le grand commandement de la foi biblique.
 
Elle est le premier article de tout catéchisme chrétien.
 
Cela veut dire en pratique que ni les Baals ni les Astartés du pays de Canaan, ni les Zeus des Grecs ni l’Allah des déserts d’Arabie ne sont le vrai Dieu auquel le chrétien doit soumission.
 
Il n’est pas légitime de changer le nom du Dieu de la révélation biblique en s’imaginant que l’on parle du même Dieu…
 
Il n’existe pas de révélation générale qui, de manière univoque, identifierait les divinités du passé et du présent avec l’Éternel Dieu de la Bible chrétienne.
 
Aucune de ces religions et spiritualités n’annonce le Dieu à la fois unique et trinitaire.
 
Pas plus d’ailleurs que « le fondement de l’être » de tel théologien protestant moderne ou de tel théologien ex-catholique romain.
 
Non seulement la déclaration biblique est vraie, mais encore elle l’est exclusivement, de manière absolument certaine et vraie, qui ne tolère la moindre comparaison.
 
Car si deux absolus existaient, celui du Dieu de la Bible et celui d’une autre foi, ils ne pourraient que s’exclure mutuellement.
 
D’autres points fondamentaux sont aussi clairement exposés dans la Bible.
 
Leur répudiation reviendrait à ignorer le véritable christianisme.
 
Songeons à la doctrine de la régénération, du renouvellement de la personne mortelle et pécheresse par l’efficace du Saint-Esprit.
 
Le baptême administré au nom du Christ, avant même d’avoir pu développer une foi et un témoignage personnels ; la prière adressée à Dieu au nom du Christ et portée au trône de sa grâce par le pouvoir efficace de l’Esprit Saint, ce sont là des points essentiels et fondamentaux de la foi.
 
Confesser Jésus-Christ comme le Fils unique de Dieu, engendré et non créé, manifestation visible sur terre du Père, et non seulement « fenêtre sur le ciel », « copain du ciel », ou doux enfant saintsulpicien des crèches populaires…
 
Voilà encore un point vital pour se tenir sur le fondement de la foi.
 
Cette confession sera associée bientôt à celle de la Trinité (Matthieu 28:20).
 
Pour n’en rester qu’au chapitre de la christologie, rappelons la très forte insistance du Nouveau Testament sur l’incarnation.
 
Quiconque déclare que ce Jésus n’est pas le Fils incarné de Dieu se fait complice et est le porte-parole de l’Antichrist (1 Jean 4:3; 2 Jean 7).
 
Au sein de l’Église, disent les écrits du Nouveau Testament, se trouvent des docteurs auxquels non seulement il ne faut accorder aucun crédit, mais qu’il ne faut même pas accueillir ou saluer ! (2 Jean 10).
 
Certains articles de foi furent proclamés en premier (voir 1 Corinthien 15:3-5) : la mort expiatoire du Christ, conformément aux écrits de l’Ancien Testament; de même, sa résurrection corporelle, article auquel tout fidèle doit accorder sa foi sans réserve, dans l’espérance de sa propre résurrection.
 
Au temps de la Réforme, l’article de la justification par la grâce seule, au moyen de la foi, était considéré comme l’un des plus importants du débat ecclésiastique.
 
Car prêcher un légalisme à la manière des judaïsants contemporains de saint Paul ou des modernes insistant sur le salut par les œuvres, c’est annoncer « un autre évangile », opposé au véritable (Galates 1:8).
 
Ces critères bibliques permettront de discerner avec précision et certitude ce qui est vital pour la foi et la proclamation de l’Évangile au cours de notre génération.
 
Il ne nous est guère possible d’établir ici une liste exhaustive des articles fondamentaux de la foi chrétienne, dont nous avons donné quelques indications.
 
Cependant, il est opportun de rappeler que l’Église fidèle ne se contentera pas d’une confession et d’une déclaration minimes de sa foi.
 
Car même l’admirable Symbole des apôtres est, à cet égard, nettement insuffisant.
 
Une bonne confession de foi comportera le plus grand nombre d’éléments de connaissance biblique possibles, afin de permettre d’évaluer la richesse de la révélation et de témoigner de la plénitude de la foi.
 
Si le Symbole des apôtres est insuffisant, que dire de la Déclaration du Conseil œcuménique des Églises !
 
Pour le chrétien réformé, elle est totalement inadéquate.
 
Si nous sommes disposés à admettre ce qui constitue le contenu fondamental de la foi, nous exercerons une vigilance toujours accrue pour empêcher les égarements, pour découvrir l’erreur et combattre l’hérésie qui menace sans cesse l’intégrité de la foi.
 
L’Église fidèle a le droit et le devoir d’exercer une discipline, de contrôler l’enseignement de ses ministres, au besoin de les excommunier, si cet enseignement n’est pas conforme à la saine doctrine.
 
Aussi pénible que soit une amputation, l’Église prononcera l’anathème basée sur Galates 1:18.
 
En exerçant ses responsabilités, elle ne sera ni sectaire ni intégriste au sens péjoratif du terme, mais agira selon sa vocation : celle de rester la servante du Seigneur et de dispenser fidèlement sa sainte Parole.
 
On ne peut que déplorer l’idée erronée de l’amour chrétien, laquelle, hélas !, a couvert une multitude d’hérésies.
 
La Réforme du seizième siècle était née de cette exclusive préoccupation de fidélité.
 
L’Écriture seule, mais aussi le Christ seul, la grâce seule et la foi seule, ne sont pas des clichés éculés, mais les éléments vitaux d’une profession de foi fidèle et adéquate.
 
Les Églises chrétiennes qui maintiennent une orthodoxie partielle négligent des points essentiels de la foi.
 
On ne saurait, par amour d’un œcuménisme sans ossature, se rapprocher d’elles.
 
Il ne suffit pas de professer la Trinité, il faut encore saisir toutes les implications théoriques et morales de la rédemption.
 
Il n’est pas légitime d’établir un dialogue œcuménique avec ceux qui refusent la doctrine de la pure grâce et de célébrer en commun des baptêmes, des eucharisties ou des mariages si, de part et d’autre, on ne souscrit pas aux points fondamentaux de la foi révélée.
 
S’il ne faut point intellectualiser la foi, il ne faut pas davantage banaliser et trivialiser la doctrine biblique.
 
La foi qui se nourrit de l’Écriture sainte y reconnaîtra et y découvrira non seulement un événement, une histoire, mais aussi l’interprétation correcte de celle-ci.
 
Puisse l’Esprit de Dieu accorder à l’Église toute la lucidité et tout le courage pour que, éclairée et guidée par la Parole, elle demeure non seulement ancrée en le fondement de la vérité, mais encore en être la colonne et l’appui, aussi bien par sa confession de la foi que par son témoignage vécu.
 
Amen,
 
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 07:27
Pour le Chrétien : question de "droits" ou de devoirs ?
Nous entendons beaucoup parler aujourd’hui des droits de la personne. 
 
Il y a la « Déclaration universelle des droits de l’homme », la « Convention européenne des droits de l’homme », la « Commission des droits de la personne », etc.
 
On nous dit que toute personne a droit à la vie, à la liberté et à la justice.
 
Peu de gens s’opposeraient à cela.
 
Cependant, on nous parle aussi du « droit à l’avortement », des « droits des homosexuels », etc.
 
Les gens réclament le « droit » au style de vie de leur choix, même lorsque les autres croient que leur choix est très mal.
 
On nous met en garde de ne pas exercer de « discrimination » envers qui que ce soit à cause de ses croyances ou de son comportement.
 
Que penser de tout cela ?
 
  • Autorité
 
La véritable question est celle de l’autorité .
 
Que signifient les mots « droits », « bien » ou « mal »?
 
Qui définit ces termes ?
 
Dans une démocratie, la volonté de la majorité est considérée comme suprême dans bien des domaines.
 
Cela se voit de plus en plus dans les débats éthiques, politiques ou économiques.
 
Autrement, les décisions sont laissées à la volonté de l’individu.
 
Un homme doit suivre sa propre conscience, peu importe ce qu’elle lui dicte.
 
Voilà les autorités qui gouvernent aujourd’hui notre société.
 
  • Norme
 
Il est facile de voir que de telles autorités sont à la source de normes de vie instables.
 
Ce qui est moral pour une génération peut devenir immoral pour la génération suivante, tel que donner une fessée à des enfants désobéissants.
 
Ce qui est acceptable pour un homme dans sa jeunesse peut devenir inacceptable pour la même personne dans sa vieillesse, à mesure que ses pensées mûrissent.
 
Si nous voulons trouver la véritable norme régissant le bien et le mal, nous devons nous détourner tout à fait de l’homme et regarder bien plus haut.
 
 

Devant Dieu, nous n’avons aucun droit, nous n’avons que des devoirs.
Cela est d’autant plus vrai depuis la chute.
Si nos « droits » nous étaient accordés, nous aurions à subir la punition pour nos péchés.
Notre plus grand devoir consiste à rechercher le pardon du Seigneur par la foi en Jésus-Christ et à garder ses commandements.

David Blunt,

 
  • Absolu 
 
Celui qui a créé l’homme et qui lui a donné une conscience est celui qui détient l’autorité ultime sur l’homme. 
 
Nous honorons le Dieu Absolu 
 
Les gens diront peut-être : Quel dieu ? 
 
Quelle religion est la bonne ? 
 
Cependant, nous ne dirigeons pas les hommes vers une religion; nous les dirigeons vers la Parole de Dieu, la Bible
 
C’est là que se trouve la voix de l’autorité absolue. 
 
C’est là que se trouve la norme éternelle. 
 
Personne ne peut réclamer le droit de croire à autre chose que ce que la Bible sanctionne ou d’agir de manière contraire à ce qu’elle enseigne. 
 
Ni la société ni la conscience individuelle ne peuvent conférer quelque droit que ce soit lorsque Dieu ne le fait pas. 
 
  • Devoirs 
 
Aujourd’hui, au milieu de cette insistance sur nos droits, l’idée des devoirs et des responsabilités est une des choses les plus négligées. 
 
En fait, devant Dieu, nous n’avons aucun droit, nous n’avons que des devoirs. 
 
Cela est d’autant plus vrai depuis la chute. 
 
Si nos « droits » nous étaient accordés, nous aurions à subir la punition pour nos péchés. 
 
Notre plus grand devoir consiste à rechercher le pardon du Seigneur par la foi en Jésus-Christ et à garder ses commandements.
 
Amen,
 
Pasteur David Blunt, 

Église de North Uist 

(Écosse) 

 

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:45
La volonté humaine n'est pas niée mais restaurée

.

d'après le solide fondement du salut,

série d’études doctrinales sur les Canons de Dordrecht. 

 

 

 

Or, de même que par la chute, l’homme n’a pas cessé d’être homme, doué d’entendement et de volonté, et que le péché qui s’est répandu dans tout le genre humain, n’a pas aboli la nature du genre humain, mais l’a dépravée et tuée spirituellement ; de même, cette Grâce Divine de la régénération n’agit point dans les hommes comme dans des troncs et des souches de bois ; elle n’annihile pas davantage la volonté et ses propriétés, ni ne la force ou contraint contre son gré.

 

Au contraire, elle la vivifie spirituellement, la guérit, corrige et fléchit, aussi doucement que puissamment, afin que là où auparavant dominaient pleinement la rébellion et la résistance de la chair commence à régner désormais la prompte et sincère obéissance de l’esprit en quoi consistent le véritable et spirituel rétablissement et la liberté de notre volonté.

 

C’est pourquoi, si cet admirable Artisan de tout bien n’agissait de la sorte envers nous, il ne resterait à l’homme aucune espérance de se relever de la chute au moyen du libre arbitre par lequel, alors qu’il était encore debout, il s’est précipité dans la perdition.Canons de Dordrecht, article IV.16

 

La régénération est entièrement l’œuvre de Dieu.

 

La puissance du Saint-Esprit est efficace pour renverser toute résistance chez un pécheur rebelle et produire la foi et la conversion.

 

Cela veut-il dire que la puissance du Saint-Esprit forcerait les gens contre leur volonté ?

 

Ou bien l’homme serait-il inerte comme une roche et subirait-il passivement sa conversion ?

 

Les arminiens ont soulevé cette objection contre la doctrine réformée de la grâce souveraine.

 

L’article 16 répond admirablement.

 

Cet article parle de l’Oeuvre du Saint-Esprit dans la conversion du pécheur de manière respectueuse et glorieuse.

 

Le Saint-Esprit n’écrase pas la volonté humaine, il la restaure.

 

L’homme déchu conserve sa volonté.

 

Si tout dépend de la Grâce Souveraine de Dieu, que reste-t-il de la volonté de l’homme et de sa capacité de prendre des décisions ?

 

L’homme n’est-il pas un robot ou une marionnette ?

 

En disant cela, on fait de la doctrine Réformée une caricature ridicule.

 

On suppose que les êtres humains pécheurs seraient sans intelligence ni volonté et qu’ils n’auraient pas la capacité de penser, de choisir ou d’agir.

 

En réponse, nous disons que, même après la chute, « l’homme n’a pas cessé d’être homme, doué d’entendement et de volonté […] le péché qui s’est répandu dans tout le genre humain, n’a pas aboli la nature du genre humain, mais l’a dépravée et tuée spirituellement » (IV.16).

 

Nous ne sommes pas devenus des animaux ou des troncs d’arbres.

 

Nous sommes toujours des humains, avec la faculté de penser, de vouloir et d’agir.

 

Quand nous disons que l’homme ne peut pas venir à la foi par l’exercice de sa volonté, cela ne veut pas dire que l’homme n’a pas de volonté.

 

Il conserve sa volonté, mais il est maintenant un ennemi de Dieu et sa volonté est tordue, tournée contre Dieu.

 

« Car les tendances de la chair sont ennemies de Dieu, parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle en est même incapable. » (Romains 8:7).

 

L’homme naturel ne peut pas et ne veut pas aimer Dieu, mais il garde toujours une volonté.

 

Son inimitié contre Dieu est une rébellion active, une haine volontaire.

 

Il utilise toute la force, toutes les facultés que Dieu lui a données pour les diriger maintenant contre Dieu.

 

Quand Dieu vient faire son Oeuvre de Régénération, Il prend tout cela en considération.

 

Il ne nous traite pas comme des marionnettes, mais comme des personnes responsables, douées d’intelligence, de sentiments et de volonté.

 

« Lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu… » (Romains 5:8).

 

Dieu régénère cette volonté rebelle.

 

Comment le Saint-Esprit agit-Il exactement sur notre volonté ?

 

« De même, cette grâce divine de la régénération n’agit point dans les hommes comme dans des troncs et des souches de bois; elle n’annihile pas davantage la volonté et ses propriétés, ni ne la force ou contraint contre son gré. Au contraire, elle la vivifie spirituellement, la guérit, corrige et fléchit, aussi doucement que puissamment. » (IV.16).

 

Quand Dieu vient faire Son Oeuvre de Régénération, Il ne nous traite pas comme des roches, comme si nous étions neutres devant Lui.

 

Le Saint-Esprit ne nie pas notre volonté, Il ne la détruit pas, Il ne la casse pas, Il la régénère.

 

Dieu agit dans le cœur de ceux qui sont ses ennemis pour que notre volonté, qui était orientée contre Lui, soit réorientée vers Lui.

 

David a prié :

 

« Ô Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé. Ne me rejette pas loin de ta face, ne me retire pas ton Esprit Saint. » (Psaume 51:12).

 

David reconnaissait qu’il dépendait entièrement de la Grâce de Dieu.

 

Il avait absolument besoin de l’action du Saint-Esprit dans son cœur pour que son esprit, ses pensées et sa volonté soient bien disposés.

 

Ainsi, Dieu change notre volonté de l’intérieur avec douceur, puissance et amour.

 

« L’Amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » (Romains 5:5).

 

Un maçon doit parfois casser des briques ou tailler des pierres pour qu’elles puissent entrer au bon endroit selon son plan de construction.

 

Dieu n’agit pas ainsi avec nous.

 

Son Oeuvre du Salut est absolument magnifique !

 

Elle ne consiste pas à casser notre volonté pour que nous puissions entrer dans Son Plan, mais à la plier et à la restaurer.

 

Nous devrions en tirer des leçons importantes, que ce soit dans notre façon d’éduquer nos enfants, apporter le Culte de famille ou dans notre façon de prêcher à l’Église.

 

Nous risquons souvent d’être trop mous ou trop durs envers ceux qui sont confiés à nos bons soins.

 

L’Église de Dieu en général et nos enfants en particulier doivent être dirigés vers l’Amour et la Grâce du Seigneur et vers l’obéissance au Seigneur d’une manière à la fois douce et puissante.

 

Nous désirons parfois des changements immédiats et radicaux dans la vie des autres ou, au contraire, nous perdons tout espoir de changement et nous baissons les bras.

 

Le Seigneur, Lui, agit avec une Force Tranquille, sans fanfare ni trompette, mais avec beaucoup d’efficacité.

 

« Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon Esprit, dit l’Éternel. » (Zacharie 4:6).

 

Puisque Dieu ne détruit pas notre volonté, mais la restaure, Il nous tient responsables.

 

« Ainsi, mes bien-aimés […] travaillez à votre salut avec crainte et tremblement […] Car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire selon son dessein bienveillant. » (Philippiens 2:12-13).

 

La Bible ne laisse aucune place à la passivité.

 

La passivité, c’est l’attitude de celui qui se dit :

 

« Je suis incapable de faire quoi que ce soit pour mon salut. Je dois attendre que le Seigneur agisse. »

 

Le Seigneur nous adresse au contraire de nombreuses exhortations :

 

« Crois, viens, entre dans Mon Repos, tourne-toi vers Moi, écoute Ma Parole, éloigne-toi du péché, crois en Jésus-Christ et tu seras sauvé. »

 

De même, nous sommes responsables d’annoncer l’Évangile.

 

Il ne nous est pas permis de dire :

 

« Les gens sont morts spirituellement, que pouvons-nous faire ? »

 

Oui, certainement, ils sont morts spirituellement.

 

La seule façon pour eux d’être sauvés est d’être transformés en profondeur par la Grâce Souveraine de Dieu.

 

Ils demeurent toutefois responsables.

 

Ils ont une volonté, une intelligence, des émotions.

 

Ils doivent entendre l’Évangile et nous devons leur en parler.

 

Dieu agit envers nous comme avec des gens responsables qui ont une volonté ayant besoin d’être vivifiée, guérie, corrigée, fléchie, restaurée.

 

Le résultat de cette régénération ?

 

L’œuvre régénératrice du Saint-Esprit produit un changement remarquable.

 

« Afin que là où auparavant dominaient pleinement la rébellion et la résistance de la chair commence à régner désormais la prompte et sincère obéissance de l’esprit en quoi consistent le véritable et spirituel rétablissement et la liberté de notre volonté. » (IV.16).

 

Par la Grâce de Dieu, notre rébellion est remplacée par une obéissance sincère.

 

Notre résistance est remplacée par le début d’une nouvelle obéissance.

 

« Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris à connaître le Christ […] si vous avez été instruits en lui, conformément à la vérité qui est en Jésus : c’est-à-dire vous dépouiller, à cause de votre conduite passée, de la vieille nature qui se corrompt par les convoitises trompeuses, être renouvelés par l’Esprit dans votre intelligence, et revêtir la nature nouvelle, créée selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. » (Éphésiens 4:20-24).

 

Cette parole est suivie de plusieurs exhortations à rejeter le mensonge, à vivre honnêtement, etc.

 

Quand nous sommes renouvelés intérieurement par l’Esprit, nous commençons à avoir le nouveau désir de plaire au Seigneur et à vivre d’une nouvelle façon.

 

C’est là l’Oeuvre que Dieu accomplit en nous qui nous amène à désirer vivre pour Dieu.

 

Aucun chrétien ne va dire :

 

« Non, je ne veux pas servir Dieu, je ne veux pas être chrétien. »

 

La Grâce Merveilleuse de Dieu, qui est Agissante dans la volonté humaine, nous amène à vouloir servir Dieu de tout notre cœur.

 

Cette œuvre de transformation est un processus qui s’étend durant toute notre vie.

 

Nous vivons encore bien des luttes et la nature pécheresse est toujours là.

 

Nous sommes loin d’être parfaits !

 

Cette obéissance sincère ne fait que « commencer à régner », mais elle commence réellement à régner, de sorte qu’au milieu des attaques de l'adversaire de nos âmes, du péché et de notre propre chair, nous commençons à goûter la victoire.

 

Nous avons constamment besoin de regarder à Jésus Christ pour le pardon des péchés qui nous restent.

 

Nous voulons toutefois obéir au Seigneur, sachant que c’est la Grâce de Dieu qui opère en nous le vouloir et le faire.

 

Si le Seigneur nous abandonnait à nous-mêmes, nous serions à jamais perdus.

 

Si l’acceptation du salut dépendait de notre libre volonté, nous serions sans espoir.

 

« Si cet admirable Artisan de tout bien n’agissait de la sorte envers nous, il ne resterait à l’homme aucune espérance de se relever de la chute au moyen du libre arbitre par lequel, alors qu’il était encore debout, il s’est précipité dans la perdition. » (IV.16).

 

La volonté humaine ne peut se détourner de ses mauvaises voies et se tourner vers Dieu que par la Grâce Souveraine de Dieu.

 

Le Seigneur nous change progressivement.

 

Il fléchit notre volonté avec douceur et puissance afin d’accomplir le but qu’Il s’était fixé.

 

Rendons gloire à Dieu pour l’Oeuvre de Régénération qu’Il accomplit Seul et qui produit en nous « le véritable et spirituel rétablissement et la liberté de notre volonté ». 

 

Amen,

 
Pasteur Paulin Bédard,
 
 
 
La volonté humaine n'est pas niée mais restaurée

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La volonté humaine n'est pas niée mais restaurée

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Source :  www.ressourceschretiennes.com 

 

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:38
Spiritualité et humanité

L'homme moderne est en quête d'une spiritualité qui lui procure paix et bonheur.

 

Déçu par l'économisme déshumanisé, par l'exploitation forcenée de la science et de la technologie, il se tourne vers le "spirituel".

 

Il cherche une issue dans notre monde postchrétien qui a rejeté les valeurs de référence basées sur les Ecritures si chères aux Réformateurs.

 

Mais quelle "spiritualité" adopter ?

 

Le modèle que nous allons choisir est capital, car la spiritualité englobe tous les domaines de notre expérience humaine.

 

Si ce modèle est déficient, notre expérience humaine s'en trouvera grandement affectée.

 

Tout en cherchant à promouvoir une saine spiritualité, incitons à réfléchir sur une fausse spiritualité qui, sous des formes modernes d'ésotérisme, de gnosticisme ou d'occultisme, aboutit invariablement à l'esclavage de Satan.

 

Nous devons revenir au modèle de spiritualité que la Bible nous présente.

 

Dieu créa l'univers, entre autres les réalités matérielles riches en diversité et en beauté.

 

L'homme fut le couronnement de la création, car il a été fait à l'image de Dieu, à Sa Ressemblance (Genèse 1.27) .

 

Dieu insuffla dans ses narines un souffle vital, et l'homme devint un être vital (Genèse 2.7).

 

Cela était très bon (Genèse v.31) aux yeux de Dieu.

 

L'homme était doté d'une partie physique, son ossature, son système sanguin, ses muscles, ses nerfs, etc.

 

Mais il lui fut aussi insufflé une âme qui fit de lui UNE PERSONNE.

 

Adam pouvait penser, aimer, créer, jouir des beautés de la terre, discerner le juste du faux, parler, communiquer avec Son Créateur.

 

Dieu avait fait tout cela dans un cadre religieux.

 

Il voulait que l'homme soit heureux en Sa Présence.

 

Les relations d'Adam et d'Eve avec Leur Créateur étaient exprimées dans la totalité de leur expérience humaine.

 

C'était l'expérience spirituelle idéale.

 

Ils vivaient une vie humaine normale sous le Regard de Dieu.

 

Ils étaient spirituels, donc authentiquement humains.

 

Il ne leur était pas nécessaire de s'éloigner de l'expérience humaine pour être plus près de Dieu.

 

Malheureusement, Adam se détourna du cadre moral fixé par Dieu en désobéissant.

 

Son autonomie entraîna tous les humains et la création dans cette expérience de la rupture d'avec Dieu.

 

Mais l'homme ne perdit pas les attributs qui faisaient de lui une créature à l'image de Dieu ; il a donc une place à part dans la création.

 

Il continue à faire ses expériences humaines (Mathieu :24.38), garde une «conscience» (Romains 2) et peut découvrir la vérité à travers la création (Mathieu 16.3; Romains 1.19).

 

Il a de la valeur, il n'est pas une machine.

 

Mais il est perdu, loin de Dieu, et le jugement l'atteindra irrémédiablement.

 

Le seul remède à l'inimitié entre l'homme et Son Créateur se trouve en Christ, car Dieu a tant aimé le monde (Jean 3.16) qu'Il est devenu homme par Jésus-Christ pour expier nos péchés par Sa mort à la Croix.

 

Le salut par la foi est devenu le processus de la restauration de l'homme.

 

Sauvé par grâce, justifié par la foi, il ne perd pas son humanité, mais au contraire, il la réintègre comme avant la chute.

 

Cette réconciliation avec pieu va toucher toute son expérience humaine, et lui apprendre à prier, à méditer la Parole, à aimer, à travailler, à rendre sa famille heureuse, à être créatif, à jouir de la beauté et à créer la beauté.

 

Il peut donc être informaticien, menuisier, pasteur ou artiste à valeur égale, car il n'y pas "d'activité spirituelle" qui ait plus de valeur qu'une "activité séculière".

 

Le couronnement final sera la résurrection de nos corps, l'achèvement parfait de cette restauration physique et spirituelle lors du retour triomphant de Jésus-Christ.

 

Pour l'instant, nous devons donc travailler à la restauration de la totalité de notre expérience humaine, car tous les aspects de notre vie sont sous le regard du Seigneur.

 

Nous devons nous méfier des schémas de "superspiritualité" qui arrachent le "spirituel" à "l'humain".

 

Etre spirituel veut dire être humain.

 

C'est le processus de notre sanctification, qui ne s'acquiert pas par une sorte d'initiation, de consommé instantané.

 

Non, à partir de la régénération par l'Esprit Saint, ce rétablissement de notre être à l'image de Dieu est la base de la vraie spiritualité.

 

Cette expérience humaine est spirituelle, la vie chrétienne normale consistant à vivre notre spiritualité dans tous les domaines.

 

Rien d'extraordinaire, si ce n'est que de mener une vie ordinaire sous le regard de Dieu.

 

Ce ne sont ni le légalisme ni l'ascétisme, ni la recherche fanatique d'un plus qui nous aident dans ce processus, mais l'injonction de Paul en Romains 8.13 : 

 

Si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez. 

 

C'est notre nature terrestre (Colossiens 3.5), le péché (Romains 6) que nous devons faire mourir, en "offrant nos corps" comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Romains 12.1-2).

 

Ayant revêtu la nature nouvelle qui se renouvelle en vue d'une pleine connaissance selon l'image de Celui qui l'a créée (Colossiens 3.10), désirons donc vivre notre humanité authentique, notre spiritualité dans la vie quotidienne selon l'exhortation de Paul : 

 

Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu (1 Corinthiens 10.31).

 

amen,

 

Henri LUSCHER,

Eglise AB de Vevey (Suisse)

 

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Source : Promesses

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 06:39
Vérité bénie de la perfection qui est en Jésus Christ

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"Afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ"

Colossiens 1-28

 

 

Sentons nous dans notre âme que la perfection n'habite pas en nous ?

 

Chaque jour ne nous l'enseigne-t-il pas ?

 

Toutes les larmes qui s'écoulent de nos yeux ne pleurent-elles pas l'imperfection ?

 

Tout soupir qui s'échappe de notre poitrine ne crie-t-il pas l'imperfection ?

 

Toute parole dure qui s'échappe de nos lèvres ne profère-t-elle pas l'imperfection ?

 

Nous avons trop souvent vu la réalité de notre coeur pour rêver un instant qu'une quelconque perfection habite en nous.

 

Mais, au sein de cette triste conscience d'imperfection, une consolation s'offre à nous :

 

Nous sommes "devenu Parfait en Jésus Christ".

 

Nous le sommes aux Yeux de Dieu.

 

En ce moment même, Il nous a accueilli dans le Bien Aimé.

 

Il existe aussi une autre perfection, encore à venir, dont toute la postérité possède la promesse.

 

N'est-il pas plaisant de regarder vers le jour où le croyant sera délivré de toute tache de péché, et où il se présentera irréprochable devant le Trône de Dieu, sans tache ni ride ni rien de semblable ?

 

L'Eglise de Christ sera alors d'une telle pureté, que même le regard du Dieu Omniscient ne verra aucune tache ni défaut en elle.

 

Recouverte de la Robe de Jésus, elle se tiendra en une telle Sainteté et Gloire, que l'on pourra dire qu'elle est Sainte comme le Saint d'Israël.

 

Alors, nous connaîtrons, goûterons et éprouverons le bonheur de cette courte mais immense expression :

 

"Tout pleinement en Christ".

 

Nous ne saisirons pas complètement avant ce jour quelles sont toutes les hauteurs et profondeurs du salut qui est en Jésus Christ.

 

Notre coeur ne bondit-il pas à une telle pensée ?

 

Souillé comme nous le sommes aujourd'hui, un jour, nous serons pur.

 

Quel merveilleux salut nous avons en Christ !

 

Il prend le vermisseau et en fait un ange ; Il se saisit de la chose déformée et sale, et Il la nettoie ; Il la rend parfaite dans Sa Gloire, sans pareille dans Sa Beauté, et digne de la compagnie des saints anges.

 

Mon âme, lève toi et admire cette Vérité Bénie de la Perfection qui est en Christ Jésus.

 

Amen,

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Vérité bénie de la perfection qui est en Jésus Christ

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Vérité bénie de la perfection qui est en Jésus Christ

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 06:36
Le principe de restitution

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Les casseurs devraient être les payeurs :

 

on entend souvent dire cela, et je suppose que la plupart d’entre nous sommes d’accord avec ce principe. 

 

Pourquoi en effet devrais-je, payer avec mes impôts les dégâts occasionnés par des vandales, moi qui n’ai jamais détruit aucune propriété publique ou privée ? 

 

La même chose s’applique aux personnes coupables de corruption ou détournements de fonds, souvent d’ailleurs des gens qui occupent les hautes sphères de l’État. 

 

Qui doit rembourser ? 

 

Dans la Bible, le principe de restitution se trouve clairement établi, en particulier au livre de l’Exode.

 

Celui ou celle qui est responsable d’un dommage sur la propriété d’autrui, volontaire ou involontaire, doit rembourser ou compenser. 

 

Lisez par exemple le passage suivant, tiré du chapitre  22

 

Lorsqu’un homme fera du dégât dans un champ ou dans une vigne, et qu’il enverra son bétail paître dans le champ d’autrui, il donnera en compensation le meilleur produit de son champ et le meilleur produit de sa vigne.

 

Aujourd’hui, dans nos sociétés, nous sommes confrontés à deux maux également destructeurs :

 

  • d’une part un laxisme rampant qui tient pratiquement le coupable pour innocent, en l’exonérant de peines proportionnées au mal commis (ceci parce que la notion de mal  est devenue de plus en plus floue, étant sujette à des interprétations subjectives ou biaisées);

  • d’autre part le code de la sharia ou les membres du voleur peuvent être coupés, le privant carrément de l’aptitude à travailler afin de rembourser (par la contrainte pénale) ce qu’il a volé ou détruit. 

 

Dans la Bible, l’image de Dieu placée en l’homme se reflète notamment par sa capacité à travailler, à produire, à bâtir, à développer. 

 

Appliquer pénalement le principe de restitution dans tous les cas où cela se justifie, c’est d’abord exercer la justice avec équité (car il est évidemment injuste de faire payer les contribuables respectueux de la loi, pour les dommages causés par d’autres).

 

Mais c’est aussi développer chez les délinquants le sens du travail, les aider à regagner quelque chose de cette image de Dieu qui est en eux.

 

Au chapitre 19 de l’évangile selon Luc, nous avons l’exemple d’un fonctionnaire des impôts corrompu, Zachée, dont la rencontre avec Jésus va complètement changer la vie: convaincu de l’injustice qu’il a fait subir à d’autres, c’est animé d’un esprit de repentance qu’il déclare à Jésus :

 

Voici, Seigneur : je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.  

 

Zachée s’applique à lui-même le principe de restitution. 

 

Et Jésus lui répond : 

 

Aujourd’hui le salut est venu sur cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.  Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.  

 

Cette transformation profonde dans le cœur et l’attitude de Zachée est vraiment liée à sa rencontre avec Jésus, Lui qui sur la Croix fera la restitution pour les péchés des humains, en payant à leur place la dette incommensurable qu’ils devaient à Dieu.

 

C’est sur cette remise de dette devant Dieu qu’un nouveau départ est possible, même pour les pécheurs les plus endurcis. 

 

Une application équitable du principe de restitution exprimera justement la possibilité pour des délinquants de mesurer concrètement le remboursement de leur dette vis-à-vis de la société.

 

Et lorsque ce remboursement aura été effectué, ils auront la possibilité de reconstruire leur vie sur une base honorable, équipés (et non pas mutilés) pour travailler en comprenant désormais la valeur des objets et des biens :

 

ceux des autres, et ceux qu’ils acquerront désormais par un labeur honnête.

 

Amen,

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Le principe de restitution

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Le principe de restitution

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Source : Foi & Vie Réformées

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 07:31
L'antinomisme,

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Du grec, « anti », opposé à, et « nomos », loi (à ne pas confondre avec « anomie », être sans loi), l’antinomisme est cette idée théologique selon laquelle la foi aurait définitivement aboli la loi, ou bien son usage, de sorte que le chrétien ne lui est plus soumis.

 

Les conceptions extrêmes de l’interprétation de la liberté vis-à-vis de la loi aboutissent à une conduite licencieuse, condamnée aussi bien par le Nouveau Testament que par les réformateurs.

 

Mais, nous l’avons souligné, tant le Nouveau Testament que la Réforme refusent aussi toute éthique ou morale légaliste.

 

Bien que le terme n’apparaisse pas dans le Nouveau Testament, le sujet y est fréquemment abordé.

 

L’antinomisme théorique est présent et dénoncé dans la lettre aux Romains par l’insistance sur la doctrine de la grâce ; l’abus pratique de l’Évangile est condamné dans Éphésiens 5 et 6, et 2 Pierre 2 comme Jude le condamnent sans ambages.

 

Un enseignement gnostique à caractère antinomien a commis des ravages même durant le ministère des apôtres.

 

Ainsi, les nicolaïtes (Apocalypse. 2:6,14,15) s’en référaient à la doctrine de Balaam, en approuvant la fornication et en abusant des choses indifféremment.

 

Selon une tradition qu’atteste Irénée, ces hérétiques primitifs étaient des adeptes de la doctrine de Nicolaos, diacre et prosélyte d’Antioche (Ac. 6:5).

 

Il s’avère difficile d’authentifier la véracité de cette tradition, bien que Clément d’Alexandrie atteste qu’une certaine indiscrétion en acte et en parole de sa part a été déformée et servit d’excuses pour une certaine conduite licencieuse (Stromat. 2:20; 3:4).

 

Selon Justin Martyr (Apol. 1:25,26; Dial. 120), et Irénée (ibid.), Simon le Magicien, père des aberrations gnostiques, accepta un culte non seulement pour lui-même, mais encore pour sa pensée (« Ennoia »), incarnée dans une femme du nom d’Hélène.

 

L’antinomisme ne reconnaît aucune obligation envers la loi morale biblique.

 

Il s’agit d’un phénomène particulièrement religieux dans lequel ce qui légitimement devrait être qualifié de mal, de mauvais, est justifié de manière religieuse ou théologique.

 

Toute hérésie, a-t-on dit, surgit de l’esprit charnel, lequel est incapable de soumission à la loi divine.

 

Le terme fut forgé par Luther, dans sa controverse avec Agricola, mais s’appliquera parfaitement à toutes les formes d’opposition à la loi biblique, manifestée au cours de l’histoire de l’Église.

 

Les spécialistes nous rappellent la difficulté qu’il y a à définir avec précision le courant antinomien.

 

Ceci s’explique par le fait que l’antinomisme n’est pas une théorie construite avec grande clarté.

 

Ceux qu’on accuserait de l’erreur récusent invariablement d’être qualifié d’antinomistes, ou bien ils reformuleront leurs positions à l’égard de la loi.

 

En outre, l’association de notions théoriques relatives à la liberté chrétienne avec des pratiques de conduite licencieuse accroît davantage la difficulté de lui donner une définition suffisamment claire et précise.

 

Une autre difficulté dont il faut également tenir compte est que, suivant les positions dogmatiques auxquelles on tient, la définition ou bien l’évaluation critique varieront également.

 

Ainsi, l’adepte de la théologie arminienne variera dans son attitude de celle du théologien calvinien réformé.

 

Malgré les difficultés évidentes, on peut, non sans justesse, constater ce qui suit.

 

Pour l’antinomien :

 

1. La loi a été rendue caduque par l’avènement de la grâce. Seule la justification par la foi rend les bonnes œuvres nécessaires, mais pas la loi morale.

 

2. Puisque les bonnes œuvres ne sont pas nécessaires au salut, la soumission à la loi morale n’est plus requise.

 

3. Dieu ne voit plus aucun péché dans le croyant qu’il a justifié, lequel n’est plus tenu à pratiquer la loi, et Dieu ne tient pas compte de son péché.

 

4. Par conséquent, Dieu ne punit pas le fidèle justifié lorsque celui-ci commet un péché.

 

5. Le péché ne porte pas préjudice au croyant.

 

6. Puisque l’Évangile n’admet aucun devoir ni obligation, la foi et la repentance ne sont pas des commandements.

 

7. Le chrétien n’est pas tenu de se repentir pour obtenir le pardon d’un péché qu’il a commis.

 

8. Il n’a nul besoin de mortifier la chair. Le Christ a tout payé pour lui.

 

9. Il ne doit pas s’affliger s’il chute, mais s’en tenir fermement à l’assurance de son salut, même au sein des pires actes immoraux.

 

10. La foi qui justifie est l’assurance que l’on est déjà justifié.

 

11. Les élus sont déjà justifiés avant même qu’ils croient, depuis toute éternité.

 

12. Par conséquent, ils n’ont jamais été enfants de colère et de rébellion.

 

13. Leur péché, en ce qui concerne sa réalité, a été imputé au Christ, donc il n’est pas leur péché, et la sainteté du Christ leur est attribuée en tant que leur propre sanctification.

 

14. La sanctification n’est pas la preuve de la justification, car l’assurance du salut et du pardon est le fruit d’une révélation immédiate que l’on a été élu.

 

15. Aucune conviction par la loi ne précède l’union du pécheur avec le Christ, d’autant que le Christ s’est librement offert aux pécheurs, en tant que des pécheurs.

 

16. La repentance est produite non par la loi, mais par l’Évangile.

 

17. C’est le conseil ou la volonté secrète de Dieu qui est la règle de conduite du chrétien.

 

18. Dieu est l’auteur et celui qui approuve le péché; car le péché est l’accomplissement de sa volonté.

 

19. À moins que le Saint-Esprit œuvre la sainteté dans l’âme, il n’existe aucune obligation d’être saint ou de s’efforcer à atteindre cet objectif.

 

20. Tout ce qui est extérieur à la vie chrétienne est inutile puisque seul l’Esprit donne la vie.

 

 

Bien que la liste ci-dessus ne soit pas complète, elle n’est pas pour autant incohérente.

 

Dans les propositions 1 à 14, nous voyons des conséquences illégitimes tirées de la doctrine de la justification par la foi ; celles 15 et 16, de l’offre libre du salut et de l’efficacité de l’Évangile; de 17 à 20 de la conviction de la souveraineté transcendante de Dieu.

 

L’on peut dire que l’antinomisme peut être qualifié principalement comme l’abus de la grâce qui justifie, en dénonçant l’autorité de la loi, en minimisant la nécessité de la repentance et même de la foi, en rendant nul le besoin de sanctification, en plaçant un accent exagéré sur l’assurance, en niant le rôle instrumental de la loi dans la conversion.

 

Il est certain que la racine théologique de l’antinomisme moderne se trouve dans la théologie hérétique de Pélage.

 

Dans la proposition 17, l’on apercevra une inconsistance interne du système qui réfute le don gratuit, lequel est pourtant affirmé dans la proposition 15.

 

La proposition 18, quant à elle, est blasphématoire, détruisant l’Évangile et la loi ensemble, mais avec la proposition 17 elle réfute la distinction entre volonté secrète et révélée de Dieu.

 

La proposition 20 tend vers un mysticisme en représentant la souveraineté divine comme un facteur qui abolit la responsabilité humaine.

 

Si l’on pousse davantage cet élément de mysticisme, celui-ci sapera le fondement même de la justification en éliminant tout sentiment de faute.

 

Cette tension entre mystique et sentiment de culpabilité prouve la contradiction interne fondamentale de tout système antinomien (Voir Encyclopedia of Christianity, Vol. 1, article “Antinomianism”) .

 

L’antinomisme est par définition refus même de l’ordre créé.

 

L’ordre créationnel, y compris le corps humain, est indifférent à ses yeux.

 

Aussi, tout comportement licencieux, dans son corps, ne porte aucune conséquence.

 

Les chrétiens qui se réclament d’une spiritualité excessive sont coupables d’antinomisme.

 

Ils s’abusent en devenant eux-mêmes une loi pour leur conduite.

 

L’antinomisme est en outre une vilification et corruption des valeurs morales, ainsi que nous l’avons dit plus haut.

 

Au nom de l’amour et de la beauté, on peut se permettre l’acte de forniquer (voir plus loin l’éthique de situation), de même pour justifier la répression, la cruauté, le génocide ou la purification ethnique au nom des idéaux nationaux ou religieux !

 

En troisième lieu, l’antinomisme cherche à se justifier avec des arguments tirés de l’ordre biologique ou celui de la psychologie.

 

Il plaide en faveur de la détente nerveuse, ou à cause d’elle, évoque la fragilité humaine en faveur de l’état biologique (nous dirions pour un naturisme) et justifie des actes mauvais, méchants, immoraux.

 

Il faut évoquer également une interprétation dispensationaliste selon laquelle en l’attente eschatologique du retour du Christ, certains idéaux du Royaume sont impossibles à mettre en pratique ; aussi ils ne nous imposent aucune obligation morale.

 

Enfin, rappelons une lecture déformée de la doctrine du salut par la seule grâce, notamment dans les écrits de saint Paul, lecture qui surévalue la grâce au détriment de la loi, enseignement pernicieux contre lequel s’est vigoureusement élevé l’apôtre (voir Romains 3:8; 6:1,4).

 

Car, comme Jacques, Paul fait bien ressortir la vérité éthique fondamentale selon laquelle la foi sans les œuvres est nulle.

 

La lutte contre l’antinomisme requiert une parfaite, claire et correcte connaissance de l’Évangile. 

 
 
 
Aaron Kayayan,
pasteur Protestant Réformé

 

L'antinomisme,

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L'antinomisme,

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Sourceressourceschretiennes.com

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 05:58
Présence de Dieu

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« Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. »  Psaume 103:13 

 

La présence du Dieu de la Bible est intimement liée à Son Divin Pouvoir et à Sa Sagesse Infinie.

 

La création du monde, de même que la rédemption des hommes, ont été depuis toujours le champ où se déploie la Puissance du Créateur et où se révèle Sa Sagesse Paternelle.

 

« Que tes œuvres sont en grand nombre, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de ce que tu possèdes. » (Psaume 104:24).

 

Et l’apôtre Paul, dans un texte extraordinaire, s’exclame :

 

« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies impénétrables! Qui a connu la pensée du Seigneur ou qui a été son conseiller ? » (Romains 11:33-34).

 

Cependant, la Présence Divine nous révèle bien davantage que puissance et sagesse.

 

Si l’une est la vertu de Sa Divine Personne, qui prouve la perfection de Ses Actes que l’autre dévoile clairement, nous découvrons en Lui une Richesse de sentiments (même si les limites de notre nature humaine ne nous permettent pas d’en saisir entièrement la nature et la signification) qui nous laissent émerveillés :

 

« Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. » (Psaume 103:13).

 

Mais les sentiments Divins peuvent aussi se traduire à travers Sa Redoutable Colère, qui bouleverse peuples et nations et qui fait trembler les puissants de la terre.

 

Écoutez encore le psalmiste déclarer et avertir :

 

« Et maintenant, rois, ayez du discernement, recevez instruction, juges de la terre! Servez l’Éternel avec crainte […] de peur qu’il ne se mette en colère et que vous ne périssiez dans votre voie. Car sa colère est prompte à s’enflammer. » (Psaume 2:10).

 

Ainsi, le Dieu de la Bible n’est ni une personne distante ni une personne impassible.

 

Pour Le connaître et pour reconnaître Son Attitude envers nous, nous aurons donc à tenir compte de Ses Emotions Saintes.

 

Nos propres émotions témoignent de notre sympathie, dans la joie ou dans la peine, vis-à-vis de nos proches.

 

Dans la paix ou dans la faute, dans l’espérance ou dans le désespoir, nos émotions nous permettent de nous engager plus profondément, par l’action ou par les idées, en faveur des autres.

 

C’est ainsi que Dieu s’engage en notre faveur.

 

Son pouvoir Majestueux et Sa Sagesse Bienfaisante se rapprochent de nous grâce aux émotions propres à Sa Divine Personne.

 

Ce rapport de Dieu avec les hommes est parfaitement illustré dans l’Écriture par l’analogie du mariage.

 

Dieu y est décrit comme l’Epoux de Son Peuple, et les prophètes de l’Ancien Testament ont eu souvent recours à cette image, reconnaissant ainsi le riche contenu des Sentiments de Dieu.

 

Le prophète Osée en a donné une description émouvante et dramatique qui nous bouleverse chaque fois que nous la lisons :

 

« Plaidez, plaidez contre votre mère, car elle n’est pas ma femme, et moi je ne suis pas son mari ! Qu’elle ôte de sa figure les signes de ses prostitutions, et de son sein les signes de ses adultères! » (Osée 2:4).

 

Plus loin, le prophète Ésaïe a pris les accents d’une rare, d’une insurpassable élévation en décrivant les sentiments dont était mû le Dieu de l’Alliance :

 

« Sois sans crainte, car tu ne seras pas honteuse; ne sois pas confuse, car tu ne seras pas déshonorée; mais tu oublieras la honte de ta jeunesse et tu ne te souviendras plus du déshonneur de ton veuvage. Car celui qui t’a faite est ton époux : l’Éternel des armées est son nom; et ton rédempteur est le Saint d’Israël. Il se nomme Dieu de toute la terre; car l’Éternel te rappelle comme une femme abandonnée dont l’esprit est affligé. La compagne de jeunesse peut-elle être répudiée? dit ton Dieu… » (Ésaïe 54:4-6).

 

Le Nouveau Testament ne reste pas en retrait par rapport à cette description.

 

Le Christ nous est présenté comme l’Époux Aimant, Tendre et Dévoué de son épouse, l’Église.

 

Connaître Dieu dans et avec les sentiments, voilà qui enrichira et confortera notre foi en Lui.

 

Ses Sentiments sont la dynamique vigoureuse qui met en branle Son Amour Créateur ou qui déclenche une Colère Vigoureuse.

 

Or, précisément à cause de cet aspect de la Personne Divine, nos offenses et nos transgressions blessent Dieu dans ce qu’il y a de plus profond en Lui.

 

Notre péché est de même nature que l’infidélité de l’épouse volage qui offense son mari et le fait souffrir.

 

Puis-je me permettre de dire que Dieu souffre de notre révolte ?

 

Car le péché n’est pas seulement révolte, mais encore source de peine pour Dieu, et c’est pourquoi il donne lieu à Sa Sainte Colère.

 

Mais la Colère de Dieu n’est pas ressentiment amer et stérile.

 

C’est l’autre face de Son Amour offensé qui se manifeste en présence de notre trahison.

 

La Colère de Dieu est ce qui préserve et maintient intact Son Amour envers nous.

 

Dieu ne reste donc pas indifférent devant l’iniquité qui détruit l’Objet de Son Amour.

 

Voilà ce qui explique que même le Courroux de Dieu sert à nous appeler à la repentance !

 

Lisez ces lignes du livre du Deutéronome :

 

« Rien de ce qui sera voué à l’interdit ne s’attachera à ta main, afin que l’Éternel revienne de l’ardeur de sa colère et qu’il t’accorde sa compassion. » (Deutéronome 13:18).

 

Les Sentiments de Dieu nous permettent de comprendre la raison de la mort expiatoire du Christ.

 

La mort du Christ, nous l’apprenons par le Nouveau Testament, est une mort de substitution, de remplacement.

 

Elle se comprend comme une substitution juridique.

 

Pourtant, il ne faut pas en éliminer l’élément émotif qui l’entoure et la pénètre de part en part.

 

Il y a dans cette passion et cette mort une intensité indescriptible.

 

Même chez l’homme pécheur les sentiments tendent très souvent à remplacer la peine ou la douleur d’un être bien-aimé.

 

Combien de parents, parmi nous, n’en témoigneraient-ils pas !

 

Dans l’Ancien Testament, c’est inévitablement l’exemple du roi David qui vient à l’esprit.

 

Ayant appris la mort tragique de son fils rebelle Absalom, David pleura amèrement, exprimant avec des accents pathétiques le vœu d’être mort à la place de son fils (2 Samuel 19:1-2).

 

Et pourtant, nos sentiments humains ont leurs limites.

 

Personne, parmi nous, ne peut totalement et adéquatement remplacer autrui.

 

L’Emotion de Dieu dépasse infiniment le plus pur et le plus désintéressé de nos sentiments.

 

En Christ, et surtout dans Sa mort, Il l’a prouvé à la face du monde.

 

Cette émotion a trouvé son Parfait Accomplissement et son expression la plus totale en Christ, dans lequel Dieu nous a rendu visite, afin de nous remplacer.

 

Tout ceci n’est pas étranger aux problèmes aigus que nous vivons à notre époque.

 

Nous sommes actuellement, sans doute, bien plus que jadis, aux prises avec des problèmes émotionnels quasi insolubles.

 

Pensez seulement à ce que signifie, à cet égard, l’expression moderne devenue courante :

 

« hygiène mentale ».

 

Nous en manquons tous !

 

D’où la prolifération de conseillers, de psychologues et de la pratique psychanalytique.

 

Même beaucoup de chrétiens sont en pleine confusion dans ce domaine.

 

C’est donc l’occasion de nous rappeler les termes du Psaume 103, de nous souvenir sans cesse des Sentiments pleins de Compassion de Notre Dieu qui ne nourrit pas à notre égard des sentiments négatifs ou destructeurs.

 

« Qui est Dieu comme toi, pardonnant la faute et passant sur le crime en efaveur du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la bienveillance. Il aura encore compassion de nous. » (Michée 7:18-19).

 

Sa Colère est certes réelle, mais à cause de Son amour elle ne dure pas éternellement.

 

« Un court instant je t’avais abandonnée, mais avec une grande compassion je te recueillerai; dans un débordement d’indignation je t’avais un instant dérobé ma face, mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. » (Ésaïe 54:7-8).

 

C’est donc Son Amour, dans Sa Richesse, Sa Profondeur, Sa Solidité, qui devrait nous servir à la fois de source et de modèle pour notre vie émotive.

 

De tels sentiments créeront une atmosphère saine pour nous-mêmes et pour les autres, et ils seront aussi facteur « d’hygiène mentale ».

 

Ils transformeront autant nos foyers que les relations entre hommes et entre peuples, entre classes et entre races.

 

Ils feront apparaître et mettront en valeur ce qui est beau, ce qui est tendre, ce qui permet l’épanouissement de l’amour créateur.

 

Patience, longanimité, paix et réconciliation seront alors les fruits mûris dans et grâce à la Présence de Dieu dans notre vie.

 

L’émotivité humaine, la nôtre, celle de nos contemporains, prend actuellement des aspects hideux : ceux de l’agression, de la violence, de l’esprit possessif, de la destruction, de la course suicidaire vers la mort…

 

Nous tremblons, avec raison, en présence de ces sentiments violents déchaînés et des émotions débridées.

 

En Dieu, nous trouverons la source intarissable et le modèle frais d’une émotivité saine, bienfaisante, harmonieuse.

 

Ses sentiments sont généreux et accessibles à tous et à chacun d’entre nous.

 

Nous pourrons vivre grâce à Ses Sentiments de tendresse, Le louer pour Son Amour, Le connaître comme l’Unique Créateur et le Seul Rédempteur. 

 

Amen,

 

 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé
Présence de Dieu

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Présence de Dieu

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Source : ressourceschretiennes.com

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 07:37
Ne cherchez pas le vivant parmi les morts

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Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? 

 

Une parole toute simple adressée au matin de Pâques, il y a bientôt deux mille ans,  par deux hommes aux vêtements resplendissants à quelques femmes totalement désemparées après la mort infamante sur la croix, l’avant-veille, de leur maître et ami, un certain Jésus de Nazareth. 

 

Elles étaient venues pour rendre un dernier hommage au corps supplicié de celui qui leur avait montré une voie meilleure, excellente même, mais qui semblait avoir été emporté par les forces obscures mises en œuvre par ses nombreux ennemis, plus encore par son ennemi fondamental, le père de tout meurtre et de tout mensonge. 

 

Et voilà que même ce dernier hommage leur était refusé : le corps avait disparu de la tombe, la lourde pierre qui en fermait l’accès avait été roulée. 

 

Mais par qui ? 

 

Qui, avant même les premières heures de l’aube, aurait bien pu vouloir dérober ce corps supplicié témoin de l’échec d’une mission apparemment impossible ? 

 

Les deux hommes aux vêtements resplendissants apporteront la réponse à ces femmes dévouées mais encore dans l’incompréhension totale du drame cosmique qui venait de se jouer : 

 

Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée et qu’il disait : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le troisième jour. » Et elles se souvinrent des paroles de Jésus. 

 

« Il faut que, il fallait que… »

 

Le texte des évangiles est parsemé de telles affirmations faites par Jésus lui-même :

 

il est écrit dans la Loi et les prophètes que cela doit arriver car tel est le plan divin de salut pour l’humanité. 

 

Contrairement aux apparences, Jésus n’a pas été la proie d’une destinée tragique, l’objet impuissant de la fatalité, comme dans les tragédies grecques de l’Antiquité. 

 

Sa mort sur la Croix n’a pas été l’expression d’un chaos moral insurmontable qui engloutit même ceux qui expriment l’idéal le plus élevé et tentent de le partager avec leurs frères humains. 

 

Non, cette mort a été le prélude nécessaire à sa résurrection, car, comme le dira Pierre, un de ses disciples proches, à une foule rassemblée à Jérusalem quelques semaines plus tard : 

 

Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. 

 

Résurrection physique, matérielle, qui est aussi le prélude de la résurrection de tous les croyants, ceux qui, illuminés par l’Esprit de Dieu sur la signification de ces événements, ne cherchent plus le vivant parmi les morts.

 

Ne nous laissons donc pas détourner de cette espérance et de cet héritage par toutes les voix mielleuses et fielleuses qui voudraient nous donner de Pâques une interprétation autre que celle donnée par le Maître lui-même à ses disciples et amis, ceux pour lesquels il est mort et ressuscité.

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Ne cherchez pas le vivant parmi les morts

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Ne cherchez pas le vivant parmi les morts

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:10
Utilité précieuse et salutaire de l'Ecriture Sainte

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"Grande est l'utilité de l'Ecriture" 

(2 Timothée 3 :14-17)

 

 

1. Les Saintes Ecritures montrent le chemin du Salut

 

Dans 2 Timothée 3 : 14-17, Paul écrit à son jeune collaborateur pourquoi il doit être entièrement convaincu de l'Ecriture Sainte qu'il a déjà apprise dans son enfance :

 

"Pour toi, reste attaché à tout ce que tu as appris et reçu avec une entière conviction. Tu sais de qui tu l'as appris. Depuis ton enfance, en effet, tu connais les Saintes Ecritures, elle peuvent te donner la vraie sagesse, qui conduit au salut par la foi en Jésus Christ." (2 Timothée 3 : 14-15).

 

Le thème central de la Parole de Dieu est donc le salut de l'homme. 

 

Paul lie entèrement l'importance de la Bible au salut.

 

Et cependant, ce n'est pas la Parole de Dieu qui nous sauve, mais Jésus Christ Seul.

 

La Bible - et Seule la Bible - nous rend sage, pour nous conduire au salut qui est en Jésus Christ.

 

Ni plus, ni moins.

 

En effet, que saurions nous de Jésus Christ et de Son Oeuvre Salvatrice, si Dieu ne nous l'avait pas révélé et même donné par écrit entre nos mains ?

 

Les paroles de la bible sont donc nécessaires pour être sauvé.

 

La Bible est elle par conséquent un livre ...magique ?

 

La possession de la Bible fait elle d'ennemis de Dieu des enfants de Dieu ?

 

Non, Paul dit bien clairement ce qui nous sauve :

 

A savoir, la foi en Jésus Christ.

 

Croire signifie avoir confiance.

 

Celui qui met sa confiance en ce que Christ est mort pour ses péchés sur la croix, et demande par conséquent le pardon de ses péchés, est sauvé de la damnation éternelle.

 

Alors, pourquoi encore la Bible ?

 

Paul dit certes que la foi en Jésus nous sauve, mais que la Bible nous rend "sage" pour cette foi.

 

C'est par la Bible seulement que nous savons ce que Dieu a fait pour nous, et qu'Il veut nous sauver.

 

Sans ce que Dieu nous dit dans la Bible, nous ne pouvons être sauvé - bien que le salut lui-même ait été produit par l'action de Dieu et non par un rapport en faisant mention.

 

C'est donc la tâche de la Bible de convaincre les hommes de la Vérité Divine selon laquelle chaque homme est un pécheur devant Dieu et qu'il n'y a qu'un salut.

 

Ce que Paul dit ici à propos de l'Ecriture est à délimiter de deux côtés.

 

D'un côté, il y a la pensée à rejeter, selon laquelle l'Ecriture elle-même apporte le salut.

 

D'un autre côté, la pensée que le salut est indépendant de l'Ecriture est à rejeter également.

 

Au contraire, sans la Révélation, nous ne pourrions accéder au salut qui n'est qu'en Christ.

 

2. La mission de la Bible est elle par cela remplie ?

 

Pour beaucoup, la Bible est une révélation Divine tant qu'elle parle du salut.

 

Tout ce qui dépasse cela est par contre une oeuvre accessoire humaine.

 

Mais que dit la Bible elle même à cet égard ?

 

Lisons la continuation des versets dans l'épître de Paul :

 

"Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre" (2 Timothée 3 : 16-17).

 

Avec le salut par la foi que l'on a apprise par la Bible, commencerait donc seulement l'importance de la Bible.

 

Or, pas seulement ce qui nous est dit sur le salut est important, mais "toute Ecriture" est inspirée.

 

Ici, on doit entrer dans le texte fondamental grec.

 

Il existe en effet une traduction de ce texte disant à peu près ceci :

 

"Toute Ecriture inspirée de Dieu est utile."

 

On en déduit donc que seules certaines Ecritures ou certaines parties de la Bible sont inspirées et que celles ci sont alors utiles.

 

On justifie ainsi la différentiation faite par la critique de la Bible entre ce qui vient de Dieu et ce que des hommes ont transmis, et qui, de nos jours, ne nous intéresse encore que sur le plan historique.

 

Mais en grec, les deux témoignages mis en regard ont la même valeur :

 

La Bible est premièrement inspirée de Dieu et secondement utile pour les choses citées plus haut.

 

Si la Bible est inspirée par Dieu, littéralement "remplie par le souffle de l'Esprit", cela signifie que la parole humaine, en quelque sorte celle de Paul, et la Parole Divine, sont entrées dans une inséparable unité.

 

La Bible n'est pas dictée par Dieu.

 

Dieu n'a pas éliminé la personnalité des auteurs, mais l'a vraiment laissé se manifester.

 

On prétend que le coran, ou le livre des mormons ont originellement été dictés ou écrits par Dieu ou un ange.

 

Comme l'homme n'y a pas participé, ceux ci doivent donc provenir de Dieu.

 

Mais seul l'ennemi de nos âmes travaille avec contrainte.

 

Le Dieu de la Bible n'a pas contraint les auteurs de celle-ci.

 

Au contraire, des hommes, dans leur style, avec leur expérience, et dans leur situation historique, ont parlé et écrit.

 

L'Esprit de Dieu, cependant, s'en est en même temps servi pour mettre la Parole de Dieu par écrit.

 

Que des hommes aient écrit la bible,est très important en ce qui concerne la foi.

 

Mais Dieu a en même temps veillé à ce qu'ils mettent Sa Volonté par écrit.

 

Ainsi, toute Ecriture est remplie de l'Esprit de Dieu.

 

Quels sont alors le sens et l'utilité de la Bible ?

 

Paul nomme quatre choses :

 

A. La Bible est utile pour enseigner

 

Par la Blible, nous apprenons donc comment Dieu voit les choses.

 

Nous devenons par elle des élèves.

 

Ceci est en accord avec l'ordre de mission, car nous devons faire de tous les hommes des "élèves" (la plupart du temps traduit par "disciples").

 

Aussi parce que nous devons enseigner à ces disciples à observer "tout ce que Je vous ai prescrit" (Mathieu 28 : 18-20).

 

Quand Dieu n'enseigne pas quelque chose dans la Bible, nous ne savons pas de quelle manière Il la voit.

 

Mais lorsqu'Il enseigne quelque chose, c'est la Vérité digne de foi, universellement valable, sous un aspect humain.

 

Ce que la Bible enseigne à propos de la création ou du peuple d'Israël, les données relatives à l'Histoire ou à l'homme, les valeurs éthiques qu'elle nous transmet, et aussi les limites qu'elle nous fixe, tout cela est important pour nous.

 

Beaucoup de ces choses peuvent nous donner en ce moment l'impression de ne pas nous concerner directement, comme c'est souvent le cas lorsqu'il s'agit d'un enseignement, mais c'est toutefois important de les apprendre.

 

B. La Bible est utile pour convaincre

 

Mais l'enseignement n'est pas suffisant pour apprécier le sens de la Bible.

 

Dieu ne veut pas simplement par Sa Parole, nous transmettre des choses justes, mais donner Son Empreinte à notre vie et la transformer.

 

A l'aide de la Bible, nous pouvons vérifier et la transformer.

 

A l'aide de la Bible, nous pouvons vérifier si nous vivons selon cet enseignement.

 

La Bible corrige notre faux raisonnement et notre mauvaise façon d'agir, elle nous convainc donc.

 

Ce n'est pas sans raison que la Bible se qualifie elle-même de "miroir".

 

Comme il est dangereux de connaître seulement l'enseignement de la Bible et de ne pas découvrir à la fois ses propres fautes !

 

C'est ce que Jacques exprime, car ainsi on se trompe soi-même. (Jacques 1 : 22-25).

 

C. La Bible est utile pour corriger

 

Mais aussi la mise à découvert des fautes, des péchés, la constatation de transgressions à partir de l'Enseignement Biblique seul, ne permet pas encore d'apprécier à sa juste valeur le sens de la Bible, et peut rester une simple expérience théorique.

 

Comme ce serait terrible si l'Enseignement Biblique mettait nos fautes à découvert tout en ne proposant pas une autre aide ! 

 

Mais Dieu ne met pas nos péchés à découvert pour nous compromettre ou simplement pour venir à bout de notre passé.

 

Il veut au contraire nous aider, nous sauver, nous restaurer et nous permettre d'avoir un meilleur avenir.

 

De cette manière, la Bible nous montre comment par la pénitence et le changement de comportement, la repentance, la conversion, retourner sur le bon et droit chemin conforme à l'enseignement.

 

La Bible ne nous présente donc pas seulement la Loi, autrement dit, le Commandement :

 

"C'est ainsi que tu dois être",

 

mais aussi l'Evangile, c'est à dire :

 

"Par le pardon et la confiance, la foi en Dieu, tu peux être ainsi."

 

D. La Bible est utile pour instruire dans la justice.

 

"...afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre." 

 

Même si la Bible, par son Enseignement, mettait notre culpabilité à découvert, et si nous nous tirions d'affaire, ce ne serait pas encore tout.

 

Dieu ne veut pas seulement que nous apprenions constamment de nos fautes.

 

Il veut que dans la confiance et foi en Lui, nous ne commettions pas du tout les fautes.

 

C'est à cela que la Bible veut nous éduquer.

 

La Bible met en garde et console.

 

Le mot "enseignement" signifie en réalité "éducation".

 

L'éducation forme l'homme selon les Pensées de Dieu.

 

Chaque Croyant(e) a la possibilité d'obtenir à travers la Bible une formation perpétuelle offerte personnellement par Dieu.

 

Par cela, elle et il peut devenir un "adulte spirituel". "dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal" (Hébreux 5:14).

 

Mais combien ne la laissent-ils pas échapper ?

 

Comparons la bible à un atlas routier, même si cette comparaison, comme toutes les autres, est tellement boiteuse et ne peut éclairier qu'un aspect.

 

La première fonction d'un atlas routier est d'avoir raison.

 

Il montre correctement quel chemin prendre pour se rendre de A à B.

 

Mais à quoi cela me sert-il si j'ai depuis longtemps pris une mauvaise route ?

 

En effet, il est fréquent que nous n'ouvrions l'atlas routier qu'au moment où nous constatons que nous nous sommes totalement trompés de direction !...

 

Mais après m'être rendu compte que j'étais en route non pas de A vers B, mais dans une mauvaise direction, l'atlas routier me montre le meilleur chemin vers ma destination originelle.

 

Cependant, celle ou celui qui a vraiment la sagesse, consulte, la fois suivante, d'abord l'atlas routier.

 

Instruit(e) à ses dépens, il ou elle prend tout de suite la bonne direction.

 

L'atlas routier est en effet là pour cela !

 

Mais bien qu'il aide tellement les égarés, et montre clairement les détours, on ne l'a pas en fin de compte acheté pour prendre des détours, mais afin de les éviter.

 

Ainsi, la Bible veut aussi nous enseigner le bon chemin, mettre le mauvais à découvert, et nous montrer le chemin le plus court pour retourner vers la réelle destination ; mais en dernière conséquence nous apprendre à suivre plutôt dès le début le fiable Chemin de Dieu.

 

Amen,

 

 

 

Thomas Schirrmacher,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Utilité précieuse et salutaire de l'Ecriture Sainte

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Utilité précieuse et salutaire de l'Ecriture Sainte

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Source : Héraut de sa venue

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:03
La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

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« Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que le droit coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable. » Amos 5:23-24

 
 
 
Les maux les plus difficiles à combattre sont ceux qui se dissimulent sous l’apparence de la religion et de la piété.
 
La profession extérieure de la foi donne toujours l’impression d’une sensibilité morale, et l’accomplissement de « bonnes œuvres » celle de la vertu !
 
On accepte religion et piété sans le discernement véritable qui devraient les entourer.
 
Le prophète Amos ne s’est pas laissé impressionner par les prétentions religieuses de ses contemporains.
 
Selon lui, aussi ferventes que soient les pratiques religieuses des gens, elles ne peuvent pas guérir le mal social et moral lorsqu’on sépare la foi et la pratique de celle-ci.
 
C’est pourquoi il écrit de la part de Dieu :
 
« Je hais et je méprise vos fêtes et vos jeûnes; je ne prendrai aucun plaisir à vos assemblées solennelles. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écouterai pas le son de tes luths. »
 
C’est avec une sévérité exceptionnelle qu’Amos dénonça la religion — divorcée de la morale — des gens de son époque.
 
Il proclama le renouveau spirituel et national non pas en rénovant les cérémonies ou en augmentant leur nombre, mais par l’exercice de la justice, qui devrait couler comme l’eau d’une source.
 
Selon lui, la sensibilité morale fait partie intégrante d’une religion authentique.
 
Le culte rendu à Dieu ne devra pas être dissocié du souci et du soin que l’on doit avoir pour son prochain.
 
La justice et le respect des droits de l’homme font partie d’une religion vivante et vraie.
 
Le culte que la communauté rend à Dieu est une nécessité absolue.
 
Mais que l’Église et chaque Chrétien à titre individuel prennent garde à ne pas se réfugier ni à se complaire dans une pratique religieuse qui se dissocierait de toute œuvre de justice et qui prendrait distance par rapport aux problèmes moraux que soulève une société corrompue.
 
Au contraire, sa religion doit l’engager à combattre le mal sous toutes ses formes et elle doit devenir la source d’une puissance qui vainc le pouvoir des ténèbres.
 
Prière :
Nous te remercions, Seigneur, pour l’occasion que tu nous accordes de célébrer Ton Culte. Nous confessons que notre religion sera corrompue, formalité vide et routine confortable, à moins de se conformer à Tes Exigences Ethiques. Nous voulons porter des fruits authentiques dans la vie de la foi. Que nous puissions abonder en œuvres de justice et de bonté envers notre prochain par le Christ, Notre Sauveur. 
 
 
Amen,
 
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

 

La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

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La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:00
Une génération adultère et perverse

Lire les évangiles directement dans la Bible nous confronte au fait que l’Évangile à l’eau de rose qu’on nous propose si souvent de nos jours, n’a pas grand-chose en commun avec les textes inspirés de la Bible. 

 

Les paroles souvent rugueuses de Jésus ne peuvent cependant être éliminées si facilement, à moins de créer un faux en écritures, comme on dit en langage juridique pour décrire des comptes truqués. 

 

Parmi ces paroles rugueuses on trouve régulièrement l’expression : 

 

génération perverse, ou génération adultère, 

 

que Jésus applique à ses contemporains qui refusent de croire en Sa Personne et Sa Mission Divine.

 

Par exemple, au chapitre 8 de l’évangile selon Marc Jésus dit :

 

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? En effet quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges.  

 

En lisant ces paroles, on est bien sûr amené à se demander :

 

Jésus ne s’adresse-t-Il qu’à ses contemporains, ou bien à toutes les générations d’hommes et de femmes jusqu’à Son Retour en Gloire, donc nous-mêmes aujourd’hui y compris ? 

 

Il n’y a pas de doute que nous aussi nous sommes inclus dans cet avertissement, car l’envoi de Ses disciples vers toutes les nations pour annoncer l’Évangile jusqu’à son retour promis inclut toutes les générations d’hommes et de femmes à venir. 

 

On voit donc bien par-là qu’essayer d’adoucir les Paroles de Jésus lorsqu’on les trouve trop rugueuses, bref substituer un évangile à l’eau de rose à celui révélé dans la Bible, c’est justement avoir honte de Lui et de Ses Paroles.  

 

Prétendre être chrétien tout en niant que Jésus-Christ demande une allégeance totale et sans compromis à Sa Personne, c’est tout simplement Le renier, et avec lui son propre salut. 

 

Dans son discours de Pentecôte, le disciple Pierre, qui avait lui-même renié Jésus peu après son arrestation en niant Le connaître, prononce ces paroles vitales à la foule de Jérusalem qui s’était rassemblée : 

 

Repentez-vous, et que chacun soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.  Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par beaucoup d’autres paroles, il rendait témoignage et les exhortait, en disant : Sauvez-vous de cette génération perverse.

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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