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Vie Protestante Réformée

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 06:39
Vérité bénie de la perfection qui est en Jésus Christ

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"Afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ"

Colossiens 1-28

 

 

Sentons nous dans notre âme que la perfection n'habite pas en nous ?

 

Chaque jour ne nous l'enseigne-t-il pas ?

 

Toutes les larmes qui s'écoulent de nos yeux ne pleurent-elles pas l'imperfection ?

 

Tout soupir qui s'échappe de notre poitrine ne crie-t-il pas l'imperfection ?

 

Toute parole dure qui s'échappe de nos lèvres ne profère-t-elle pas l'imperfection ?

 

Nous avons trop souvent vu la réalité de notre coeur pour rêver un instant qu'une quelconque perfection habite en nous.

 

Mais, au sein de cette triste conscience d'imperfection, une consolation s'offre à nous :

 

Nous sommes "devenu Parfait en Jésus Christ".

 

Nous le sommes aux Yeux de Dieu.

 

En ce moment même, Il nous a accueilli dans le Bien Aimé.

 

Il existe aussi une autre perfection, encore à venir, dont toute la postérité possède la promesse.

 

N'est-il pas plaisant de regarder vers le jour où le croyant sera délivré de toute tache de péché, et où il se présentera irréprochable devant le Trône de Dieu, sans tache ni ride ni rien de semblable ?

 

L'Eglise de Christ sera alors d'une telle pureté, que même le regard du Dieu Omniscient ne verra aucune tache ni défaut en elle.

 

Recouverte de la Robe de Jésus, elle se tiendra en une telle Sainteté et Gloire, que l'on pourra dire qu'elle est Sainte comme le Saint d'Israël.

 

Alors, nous connaîtrons, goûterons et éprouverons le bonheur de cette courte mais immense expression :

 

"Tout pleinement en Christ".

 

Nous ne saisirons pas complètement avant ce jour quelles sont toutes les hauteurs et profondeurs du salut qui est en Jésus Christ.

 

Notre coeur ne bondit-il pas à une telle pensée ?

 

Souillé comme nous le sommes aujourd'hui, un jour, nous serons pur.

 

Quel merveilleux salut nous avons en Christ !

 

Il prend le vermisseau et en fait un ange ; Il se saisit de la chose déformée et sale, et Il la nettoie ; Il la rend parfaite dans Sa Gloire, sans pareille dans Sa Beauté, et digne de la compagnie des saints anges.

 

Mon âme, lève toi et admire cette Vérité Bénie de la Perfection qui est en Christ Jésus.

 

Amen,

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Vérité bénie de la perfection qui est en Jésus Christ

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Vérité bénie de la perfection qui est en Jésus Christ

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 06:36
Le principe de restitution

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Les casseurs devraient être les payeurs :

 

on entend souvent dire cela, et je suppose que la plupart d’entre nous sommes d’accord avec ce principe. 

 

Pourquoi en effet devrais-je, payer avec mes impôts les dégâts occasionnés par des vandales, moi qui n’ai jamais détruit aucune propriété publique ou privée ? 

 

La même chose s’applique aux personnes coupables de corruption ou détournements de fonds, souvent d’ailleurs des gens qui occupent les hautes sphères de l’État. 

 

Qui doit rembourser ? 

 

Dans la Bible, le principe de restitution se trouve clairement établi, en particulier au livre de l’Exode.

 

Celui ou celle qui est responsable d’un dommage sur la propriété d’autrui, volontaire ou involontaire, doit rembourser ou compenser. 

 

Lisez par exemple le passage suivant, tiré du chapitre  22

 

Lorsqu’un homme fera du dégât dans un champ ou dans une vigne, et qu’il enverra son bétail paître dans le champ d’autrui, il donnera en compensation le meilleur produit de son champ et le meilleur produit de sa vigne.

 

Aujourd’hui, dans nos sociétés, nous sommes confrontés à deux maux également destructeurs :

 

  • d’une part un laxisme rampant qui tient pratiquement le coupable pour innocent, en l’exonérant de peines proportionnées au mal commis (ceci parce que la notion de mal  est devenue de plus en plus floue, étant sujette à des interprétations subjectives ou biaisées);

  • d’autre part le code de la sharia ou les membres du voleur peuvent être coupés, le privant carrément de l’aptitude à travailler afin de rembourser (par la contrainte pénale) ce qu’il a volé ou détruit. 

 

Dans la Bible, l’image de Dieu placée en l’homme se reflète notamment par sa capacité à travailler, à produire, à bâtir, à développer. 

 

Appliquer pénalement le principe de restitution dans tous les cas où cela se justifie, c’est d’abord exercer la justice avec équité (car il est évidemment injuste de faire payer les contribuables respectueux de la loi, pour les dommages causés par d’autres).

 

Mais c’est aussi développer chez les délinquants le sens du travail, les aider à regagner quelque chose de cette image de Dieu qui est en eux.

 

Au chapitre 19 de l’évangile selon Luc, nous avons l’exemple d’un fonctionnaire des impôts corrompu, Zachée, dont la rencontre avec Jésus va complètement changer la vie: convaincu de l’injustice qu’il a fait subir à d’autres, c’est animé d’un esprit de repentance qu’il déclare à Jésus :

 

Voici, Seigneur : je donne aux pauvres la moitié de mes biens, et si j’ai fait tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple.  

 

Zachée s’applique à lui-même le principe de restitution. 

 

Et Jésus lui répond : 

 

Aujourd’hui le salut est venu sur cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d’Abraham.  Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.  

 

Cette transformation profonde dans le cœur et l’attitude de Zachée est vraiment liée à sa rencontre avec Jésus, Lui qui sur la Croix fera la restitution pour les péchés des humains, en payant à leur place la dette incommensurable qu’ils devaient à Dieu.

 

C’est sur cette remise de dette devant Dieu qu’un nouveau départ est possible, même pour les pécheurs les plus endurcis. 

 

Une application équitable du principe de restitution exprimera justement la possibilité pour des délinquants de mesurer concrètement le remboursement de leur dette vis-à-vis de la société.

 

Et lorsque ce remboursement aura été effectué, ils auront la possibilité de reconstruire leur vie sur une base honorable, équipés (et non pas mutilés) pour travailler en comprenant désormais la valeur des objets et des biens :

 

ceux des autres, et ceux qu’ils acquerront désormais par un labeur honnête.

 

Amen,

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Le principe de restitution

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Le principe de restitution

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Source : Foi & Vie Réformées

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 07:31
L'antinomisme,

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Du grec, « anti », opposé à, et « nomos », loi (à ne pas confondre avec « anomie », être sans loi), l’antinomisme est cette idée théologique selon laquelle la foi aurait définitivement aboli la loi, ou bien son usage, de sorte que le chrétien ne lui est plus soumis.

 

Les conceptions extrêmes de l’interprétation de la liberté vis-à-vis de la loi aboutissent à une conduite licencieuse, condamnée aussi bien par le Nouveau Testament que par les réformateurs.

 

Mais, nous l’avons souligné, tant le Nouveau Testament que la Réforme refusent aussi toute éthique ou morale légaliste.

 

Bien que le terme n’apparaisse pas dans le Nouveau Testament, le sujet y est fréquemment abordé.

 

L’antinomisme théorique est présent et dénoncé dans la lettre aux Romains par l’insistance sur la doctrine de la grâce ; l’abus pratique de l’Évangile est condamné dans Éphésiens 5 et 6, et 2 Pierre 2 comme Jude le condamnent sans ambages.

 

Un enseignement gnostique à caractère antinomien a commis des ravages même durant le ministère des apôtres.

 

Ainsi, les nicolaïtes (Apocalypse. 2:6,14,15) s’en référaient à la doctrine de Balaam, en approuvant la fornication et en abusant des choses indifféremment.

 

Selon une tradition qu’atteste Irénée, ces hérétiques primitifs étaient des adeptes de la doctrine de Nicolaos, diacre et prosélyte d’Antioche (Ac. 6:5).

 

Il s’avère difficile d’authentifier la véracité de cette tradition, bien que Clément d’Alexandrie atteste qu’une certaine indiscrétion en acte et en parole de sa part a été déformée et servit d’excuses pour une certaine conduite licencieuse (Stromat. 2:20; 3:4).

 

Selon Justin Martyr (Apol. 1:25,26; Dial. 120), et Irénée (ibid.), Simon le Magicien, père des aberrations gnostiques, accepta un culte non seulement pour lui-même, mais encore pour sa pensée (« Ennoia »), incarnée dans une femme du nom d’Hélène.

 

L’antinomisme ne reconnaît aucune obligation envers la loi morale biblique.

 

Il s’agit d’un phénomène particulièrement religieux dans lequel ce qui légitimement devrait être qualifié de mal, de mauvais, est justifié de manière religieuse ou théologique.

 

Toute hérésie, a-t-on dit, surgit de l’esprit charnel, lequel est incapable de soumission à la loi divine.

 

Le terme fut forgé par Luther, dans sa controverse avec Agricola, mais s’appliquera parfaitement à toutes les formes d’opposition à la loi biblique, manifestée au cours de l’histoire de l’Église.

 

Les spécialistes nous rappellent la difficulté qu’il y a à définir avec précision le courant antinomien.

 

Ceci s’explique par le fait que l’antinomisme n’est pas une théorie construite avec grande clarté.

 

Ceux qu’on accuserait de l’erreur récusent invariablement d’être qualifié d’antinomistes, ou bien ils reformuleront leurs positions à l’égard de la loi.

 

En outre, l’association de notions théoriques relatives à la liberté chrétienne avec des pratiques de conduite licencieuse accroît davantage la difficulté de lui donner une définition suffisamment claire et précise.

 

Une autre difficulté dont il faut également tenir compte est que, suivant les positions dogmatiques auxquelles on tient, la définition ou bien l’évaluation critique varieront également.

 

Ainsi, l’adepte de la théologie arminienne variera dans son attitude de celle du théologien calvinien réformé.

 

Malgré les difficultés évidentes, on peut, non sans justesse, constater ce qui suit.

 

Pour l’antinomien :

 

1. La loi a été rendue caduque par l’avènement de la grâce. Seule la justification par la foi rend les bonnes œuvres nécessaires, mais pas la loi morale.

 

2. Puisque les bonnes œuvres ne sont pas nécessaires au salut, la soumission à la loi morale n’est plus requise.

 

3. Dieu ne voit plus aucun péché dans le croyant qu’il a justifié, lequel n’est plus tenu à pratiquer la loi, et Dieu ne tient pas compte de son péché.

 

4. Par conséquent, Dieu ne punit pas le fidèle justifié lorsque celui-ci commet un péché.

 

5. Le péché ne porte pas préjudice au croyant.

 

6. Puisque l’Évangile n’admet aucun devoir ni obligation, la foi et la repentance ne sont pas des commandements.

 

7. Le chrétien n’est pas tenu de se repentir pour obtenir le pardon d’un péché qu’il a commis.

 

8. Il n’a nul besoin de mortifier la chair. Le Christ a tout payé pour lui.

 

9. Il ne doit pas s’affliger s’il chute, mais s’en tenir fermement à l’assurance de son salut, même au sein des pires actes immoraux.

 

10. La foi qui justifie est l’assurance que l’on est déjà justifié.

 

11. Les élus sont déjà justifiés avant même qu’ils croient, depuis toute éternité.

 

12. Par conséquent, ils n’ont jamais été enfants de colère et de rébellion.

 

13. Leur péché, en ce qui concerne sa réalité, a été imputé au Christ, donc il n’est pas leur péché, et la sainteté du Christ leur est attribuée en tant que leur propre sanctification.

 

14. La sanctification n’est pas la preuve de la justification, car l’assurance du salut et du pardon est le fruit d’une révélation immédiate que l’on a été élu.

 

15. Aucune conviction par la loi ne précède l’union du pécheur avec le Christ, d’autant que le Christ s’est librement offert aux pécheurs, en tant que des pécheurs.

 

16. La repentance est produite non par la loi, mais par l’Évangile.

 

17. C’est le conseil ou la volonté secrète de Dieu qui est la règle de conduite du chrétien.

 

18. Dieu est l’auteur et celui qui approuve le péché; car le péché est l’accomplissement de sa volonté.

 

19. À moins que le Saint-Esprit œuvre la sainteté dans l’âme, il n’existe aucune obligation d’être saint ou de s’efforcer à atteindre cet objectif.

 

20. Tout ce qui est extérieur à la vie chrétienne est inutile puisque seul l’Esprit donne la vie.

 

 

Bien que la liste ci-dessus ne soit pas complète, elle n’est pas pour autant incohérente.

 

Dans les propositions 1 à 14, nous voyons des conséquences illégitimes tirées de la doctrine de la justification par la foi ; celles 15 et 16, de l’offre libre du salut et de l’efficacité de l’Évangile; de 17 à 20 de la conviction de la souveraineté transcendante de Dieu.

 

L’on peut dire que l’antinomisme peut être qualifié principalement comme l’abus de la grâce qui justifie, en dénonçant l’autorité de la loi, en minimisant la nécessité de la repentance et même de la foi, en rendant nul le besoin de sanctification, en plaçant un accent exagéré sur l’assurance, en niant le rôle instrumental de la loi dans la conversion.

 

Il est certain que la racine théologique de l’antinomisme moderne se trouve dans la théologie hérétique de Pélage.

 

Dans la proposition 17, l’on apercevra une inconsistance interne du système qui réfute le don gratuit, lequel est pourtant affirmé dans la proposition 15.

 

La proposition 18, quant à elle, est blasphématoire, détruisant l’Évangile et la loi ensemble, mais avec la proposition 17 elle réfute la distinction entre volonté secrète et révélée de Dieu.

 

La proposition 20 tend vers un mysticisme en représentant la souveraineté divine comme un facteur qui abolit la responsabilité humaine.

 

Si l’on pousse davantage cet élément de mysticisme, celui-ci sapera le fondement même de la justification en éliminant tout sentiment de faute.

 

Cette tension entre mystique et sentiment de culpabilité prouve la contradiction interne fondamentale de tout système antinomien (Voir Encyclopedia of Christianity, Vol. 1, article “Antinomianism”) .

 

L’antinomisme est par définition refus même de l’ordre créé.

 

L’ordre créationnel, y compris le corps humain, est indifférent à ses yeux.

 

Aussi, tout comportement licencieux, dans son corps, ne porte aucune conséquence.

 

Les chrétiens qui se réclament d’une spiritualité excessive sont coupables d’antinomisme.

 

Ils s’abusent en devenant eux-mêmes une loi pour leur conduite.

 

L’antinomisme est en outre une vilification et corruption des valeurs morales, ainsi que nous l’avons dit plus haut.

 

Au nom de l’amour et de la beauté, on peut se permettre l’acte de forniquer (voir plus loin l’éthique de situation), de même pour justifier la répression, la cruauté, le génocide ou la purification ethnique au nom des idéaux nationaux ou religieux !

 

En troisième lieu, l’antinomisme cherche à se justifier avec des arguments tirés de l’ordre biologique ou celui de la psychologie.

 

Il plaide en faveur de la détente nerveuse, ou à cause d’elle, évoque la fragilité humaine en faveur de l’état biologique (nous dirions pour un naturisme) et justifie des actes mauvais, méchants, immoraux.

 

Il faut évoquer également une interprétation dispensationaliste selon laquelle en l’attente eschatologique du retour du Christ, certains idéaux du Royaume sont impossibles à mettre en pratique ; aussi ils ne nous imposent aucune obligation morale.

 

Enfin, rappelons une lecture déformée de la doctrine du salut par la seule grâce, notamment dans les écrits de saint Paul, lecture qui surévalue la grâce au détriment de la loi, enseignement pernicieux contre lequel s’est vigoureusement élevé l’apôtre (voir Romains 3:8; 6:1,4).

 

Car, comme Jacques, Paul fait bien ressortir la vérité éthique fondamentale selon laquelle la foi sans les œuvres est nulle.

 

La lutte contre l’antinomisme requiert une parfaite, claire et correcte connaissance de l’Évangile. 

 
 
 
Aaron Kayayan,
pasteur Protestant Réformé

 

L'antinomisme,

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L'antinomisme,

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Sourceressourceschretiennes.com

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 06:10
Jean Calvin : la vraie religion

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Le cœur fidèle ne se forge point un Dieu tel quel à la volée, mais il regarde celui qui est seul et vrai Dieu et ne lui attribue point tout ce que bon lui semble, mais est content de l’avoir tel qu’il se manifeste, se gardant toujours diligemment de ne sortir point hors de sa volonté par audacieuse outrecuidance.

 

L’ayant ainsi connu, pource qu’il entend que, par sa providence, il modère toutes choses, il se confie de l’avoir pour tuteur et protecteur, et pourtant se commet en sa garde, d’autant qu’il le connaît être auteur de tout bien; s’il est pressé de quelque nécessité, incontinent il se retire à son secours et, ayant invoqué son nom, attend aide de lui; d’autant qu’il est persuadé de sa bonté et bénignité, il se repose sûrement en sa clémence et ne doute point d’avoir toujours à toutes ses misères remède appareille à la miséricorde d’icelui.

 

En tant qu’il le reconnaît Seigneur et Père, il le répute être digne duquel au commandement il s’adonne, duquel il révère la majesté, duquel il tâche d’avancer la gloire, duquel il suive la volonté.

 

En tant qu’il le voit être juste juge, lequel fera une fois vengeance sur tous transgresseurs, il se propose toujours son trône devant les yeux afin d’être retiré de tout ce qui provoque son ire.

 

Néanmoins, il n’est pas tellement étonné en pensant à son jugement qu’il s’en veuille soustraire, même quand il aurait moyen d’évader.

 

Mais au contraire ne le reçoit pas moins volontiers pour correcteur des méchants que pour rémunérateur des bons, vu qu’il connaît n’appartenir moins à sa gloire, qu’il fasse punition des mauvais et iniques que de rétribuer le loyer de la vie éternelle aux fidèles.

 

Davantage, il n’est pas réprimé par la seule crainte de sa vengeance pour ne point pécher, mais d’autant qu’il l’aime et révère comme son Père et le craint comme son Seigneur, même quand il n’y aurait nul enfer, si a-t-il horreur de l’offenser.

 

Voilà que c’est de pure et vraie religion, c’est à savoir la foi conjointe avec crainte de Dieu non feinte, tellement que sous le nom de crainte soit comprise tant la dilection de sa justice qu’il a ordonnée par sa Loi que la révérence qui est, volontairement et de courage entier, portée à sa majesté.

 

Or donc si nous sommes tous nés à cette condition de connaître Dieu (et la connaissance d’icelui est vaine et infructueuse sinon qu’elle vienne jusques à ce point-là), il est manifeste que tous ceux qui n’adressent point à ce but toutes les cogitations et actions de leur vie, déclinent et défaillent de l’ordre de leur création.

 

Ce qui n’a même été inconnu des philosophes, car autre chose n’a entendu dire Platon quand par plusieurs fois il a enseigné que le souverain bien de l’âme est la similitude de Dieu, quand, étant parvenue à la vraie contemplation d’icelui, est en lui du tout transformée.

 

Par quoi Grylus argue très sagement en Plutarque quand il tient que, si la religion était ôtée de la vie des hommes non seulement ils n’auraient nulle excellence par-dessus les bêtes brutes, mais en plusieurs manières seraient beaucoup plus misérables.

 

À savoir d’autant qu’étant sujets à tant d’espèces de maux, mènent une vie laborieuse et sans repos.

 

Pource qu’il n’y a que la seule connaissance de Dieu qui les rende supérieurs, par laquelle ils peuvent aspirer à l’immortalité.

 

PRIÈRE

 

Maintiens ta grâce aux hommes droits ;

Donne à qui aime et suit ta voix L’appui de ta justice.

Garde-moi de tomber aux mains

De ces méchants, de ces hautains,

De peur que je faiblisse.

Car ils voudraient chasser les tiens,

Les séparer de leur soutien,

De leur seule assurance.

C’est fait !

Tu les as renversés

Ils ne pourront se relever.

Gloire à ta délivrance. 

 
 
 
 
Jean Calvin, 
Jean Calvin : la vraie religion

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Jean Calvin : la vraie religion
.​ Lecture : Esaïe 41

 

 

 

 

Source :ressourceschretiennes.com

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 05:58
Présence de Dieu

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« Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. »  Psaume 103:13 

 

La présence du Dieu de la Bible est intimement liée à Son Divin Pouvoir et à Sa Sagesse Infinie.

 

La création du monde, de même que la rédemption des hommes, ont été depuis toujours le champ où se déploie la Puissance du Créateur et où se révèle Sa Sagesse Paternelle.

 

« Que tes œuvres sont en grand nombre, ô Éternel ! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de ce que tu possèdes. » (Psaume 104:24).

 

Et l’apôtre Paul, dans un texte extraordinaire, s’exclame :

 

« Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies impénétrables! Qui a connu la pensée du Seigneur ou qui a été son conseiller ? » (Romains 11:33-34).

 

Cependant, la Présence Divine nous révèle bien davantage que puissance et sagesse.

 

Si l’une est la vertu de Sa Divine Personne, qui prouve la perfection de Ses Actes que l’autre dévoile clairement, nous découvrons en Lui une Richesse de sentiments (même si les limites de notre nature humaine ne nous permettent pas d’en saisir entièrement la nature et la signification) qui nous laissent émerveillés :

 

« Comme un père a compassion de ses enfants, ainsi l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. » (Psaume 103:13).

 

Mais les sentiments Divins peuvent aussi se traduire à travers Sa Redoutable Colère, qui bouleverse peuples et nations et qui fait trembler les puissants de la terre.

 

Écoutez encore le psalmiste déclarer et avertir :

 

« Et maintenant, rois, ayez du discernement, recevez instruction, juges de la terre! Servez l’Éternel avec crainte […] de peur qu’il ne se mette en colère et que vous ne périssiez dans votre voie. Car sa colère est prompte à s’enflammer. » (Psaume 2:10).

 

Ainsi, le Dieu de la Bible n’est ni une personne distante ni une personne impassible.

 

Pour Le connaître et pour reconnaître Son Attitude envers nous, nous aurons donc à tenir compte de Ses Emotions Saintes.

 

Nos propres émotions témoignent de notre sympathie, dans la joie ou dans la peine, vis-à-vis de nos proches.

 

Dans la paix ou dans la faute, dans l’espérance ou dans le désespoir, nos émotions nous permettent de nous engager plus profondément, par l’action ou par les idées, en faveur des autres.

 

C’est ainsi que Dieu s’engage en notre faveur.

 

Son pouvoir Majestueux et Sa Sagesse Bienfaisante se rapprochent de nous grâce aux émotions propres à Sa Divine Personne.

 

Ce rapport de Dieu avec les hommes est parfaitement illustré dans l’Écriture par l’analogie du mariage.

 

Dieu y est décrit comme l’Epoux de Son Peuple, et les prophètes de l’Ancien Testament ont eu souvent recours à cette image, reconnaissant ainsi le riche contenu des Sentiments de Dieu.

 

Le prophète Osée en a donné une description émouvante et dramatique qui nous bouleverse chaque fois que nous la lisons :

 

« Plaidez, plaidez contre votre mère, car elle n’est pas ma femme, et moi je ne suis pas son mari ! Qu’elle ôte de sa figure les signes de ses prostitutions, et de son sein les signes de ses adultères! » (Osée 2:4).

 

Plus loin, le prophète Ésaïe a pris les accents d’une rare, d’une insurpassable élévation en décrivant les sentiments dont était mû le Dieu de l’Alliance :

 

« Sois sans crainte, car tu ne seras pas honteuse; ne sois pas confuse, car tu ne seras pas déshonorée; mais tu oublieras la honte de ta jeunesse et tu ne te souviendras plus du déshonneur de ton veuvage. Car celui qui t’a faite est ton époux : l’Éternel des armées est son nom; et ton rédempteur est le Saint d’Israël. Il se nomme Dieu de toute la terre; car l’Éternel te rappelle comme une femme abandonnée dont l’esprit est affligé. La compagne de jeunesse peut-elle être répudiée? dit ton Dieu… » (Ésaïe 54:4-6).

 

Le Nouveau Testament ne reste pas en retrait par rapport à cette description.

 

Le Christ nous est présenté comme l’Époux Aimant, Tendre et Dévoué de son épouse, l’Église.

 

Connaître Dieu dans et avec les sentiments, voilà qui enrichira et confortera notre foi en Lui.

 

Ses Sentiments sont la dynamique vigoureuse qui met en branle Son Amour Créateur ou qui déclenche une Colère Vigoureuse.

 

Or, précisément à cause de cet aspect de la Personne Divine, nos offenses et nos transgressions blessent Dieu dans ce qu’il y a de plus profond en Lui.

 

Notre péché est de même nature que l’infidélité de l’épouse volage qui offense son mari et le fait souffrir.

 

Puis-je me permettre de dire que Dieu souffre de notre révolte ?

 

Car le péché n’est pas seulement révolte, mais encore source de peine pour Dieu, et c’est pourquoi il donne lieu à Sa Sainte Colère.

 

Mais la Colère de Dieu n’est pas ressentiment amer et stérile.

 

C’est l’autre face de Son Amour offensé qui se manifeste en présence de notre trahison.

 

La Colère de Dieu est ce qui préserve et maintient intact Son Amour envers nous.

 

Dieu ne reste donc pas indifférent devant l’iniquité qui détruit l’Objet de Son Amour.

 

Voilà ce qui explique que même le Courroux de Dieu sert à nous appeler à la repentance !

 

Lisez ces lignes du livre du Deutéronome :

 

« Rien de ce qui sera voué à l’interdit ne s’attachera à ta main, afin que l’Éternel revienne de l’ardeur de sa colère et qu’il t’accorde sa compassion. » (Deutéronome 13:18).

 

Les Sentiments de Dieu nous permettent de comprendre la raison de la mort expiatoire du Christ.

 

La mort du Christ, nous l’apprenons par le Nouveau Testament, est une mort de substitution, de remplacement.

 

Elle se comprend comme une substitution juridique.

 

Pourtant, il ne faut pas en éliminer l’élément émotif qui l’entoure et la pénètre de part en part.

 

Il y a dans cette passion et cette mort une intensité indescriptible.

 

Même chez l’homme pécheur les sentiments tendent très souvent à remplacer la peine ou la douleur d’un être bien-aimé.

 

Combien de parents, parmi nous, n’en témoigneraient-ils pas !

 

Dans l’Ancien Testament, c’est inévitablement l’exemple du roi David qui vient à l’esprit.

 

Ayant appris la mort tragique de son fils rebelle Absalom, David pleura amèrement, exprimant avec des accents pathétiques le vœu d’être mort à la place de son fils (2 Samuel 19:1-2).

 

Et pourtant, nos sentiments humains ont leurs limites.

 

Personne, parmi nous, ne peut totalement et adéquatement remplacer autrui.

 

L’Emotion de Dieu dépasse infiniment le plus pur et le plus désintéressé de nos sentiments.

 

En Christ, et surtout dans Sa mort, Il l’a prouvé à la face du monde.

 

Cette émotion a trouvé son Parfait Accomplissement et son expression la plus totale en Christ, dans lequel Dieu nous a rendu visite, afin de nous remplacer.

 

Tout ceci n’est pas étranger aux problèmes aigus que nous vivons à notre époque.

 

Nous sommes actuellement, sans doute, bien plus que jadis, aux prises avec des problèmes émotionnels quasi insolubles.

 

Pensez seulement à ce que signifie, à cet égard, l’expression moderne devenue courante :

 

« hygiène mentale ».

 

Nous en manquons tous !

 

D’où la prolifération de conseillers, de psychologues et de la pratique psychanalytique.

 

Même beaucoup de chrétiens sont en pleine confusion dans ce domaine.

 

C’est donc l’occasion de nous rappeler les termes du Psaume 103, de nous souvenir sans cesse des Sentiments pleins de Compassion de Notre Dieu qui ne nourrit pas à notre égard des sentiments négatifs ou destructeurs.

 

« Qui est Dieu comme toi, pardonnant la faute et passant sur le crime en efaveur du reste de ton héritage ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la bienveillance. Il aura encore compassion de nous. » (Michée 7:18-19).

 

Sa Colère est certes réelle, mais à cause de Son amour elle ne dure pas éternellement.

 

« Un court instant je t’avais abandonnée, mais avec une grande compassion je te recueillerai; dans un débordement d’indignation je t’avais un instant dérobé ma face, mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. » (Ésaïe 54:7-8).

 

C’est donc Son Amour, dans Sa Richesse, Sa Profondeur, Sa Solidité, qui devrait nous servir à la fois de source et de modèle pour notre vie émotive.

 

De tels sentiments créeront une atmosphère saine pour nous-mêmes et pour les autres, et ils seront aussi facteur « d’hygiène mentale ».

 

Ils transformeront autant nos foyers que les relations entre hommes et entre peuples, entre classes et entre races.

 

Ils feront apparaître et mettront en valeur ce qui est beau, ce qui est tendre, ce qui permet l’épanouissement de l’amour créateur.

 

Patience, longanimité, paix et réconciliation seront alors les fruits mûris dans et grâce à la Présence de Dieu dans notre vie.

 

L’émotivité humaine, la nôtre, celle de nos contemporains, prend actuellement des aspects hideux : ceux de l’agression, de la violence, de l’esprit possessif, de la destruction, de la course suicidaire vers la mort…

 

Nous tremblons, avec raison, en présence de ces sentiments violents déchaînés et des émotions débridées.

 

En Dieu, nous trouverons la source intarissable et le modèle frais d’une émotivité saine, bienfaisante, harmonieuse.

 

Ses sentiments sont généreux et accessibles à tous et à chacun d’entre nous.

 

Nous pourrons vivre grâce à Ses Sentiments de tendresse, Le louer pour Son Amour, Le connaître comme l’Unique Créateur et le Seul Rédempteur. 

 

Amen,

 

 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé
Présence de Dieu

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Présence de Dieu

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Source : ressourceschretiennes.com

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 07:37
Ne cherchez pas le vivant parmi les morts

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Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? 

 

Une parole toute simple adressée au matin de Pâques, il y a bientôt deux mille ans,  par deux hommes aux vêtements resplendissants à quelques femmes totalement désemparées après la mort infamante sur la croix, l’avant-veille, de leur maître et ami, un certain Jésus de Nazareth. 

 

Elles étaient venues pour rendre un dernier hommage au corps supplicié de celui qui leur avait montré une voie meilleure, excellente même, mais qui semblait avoir été emporté par les forces obscures mises en œuvre par ses nombreux ennemis, plus encore par son ennemi fondamental, le père de tout meurtre et de tout mensonge. 

 

Et voilà que même ce dernier hommage leur était refusé : le corps avait disparu de la tombe, la lourde pierre qui en fermait l’accès avait été roulée. 

 

Mais par qui ? 

 

Qui, avant même les premières heures de l’aube, aurait bien pu vouloir dérober ce corps supplicié témoin de l’échec d’une mission apparemment impossible ? 

 

Les deux hommes aux vêtements resplendissants apporteront la réponse à ces femmes dévouées mais encore dans l’incompréhension totale du drame cosmique qui venait de se jouer : 

 

Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé, lorsqu’il était encore en Galilée et qu’il disait : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le troisième jour. » Et elles se souvinrent des paroles de Jésus. 

 

« Il faut que, il fallait que… »

 

Le texte des évangiles est parsemé de telles affirmations faites par Jésus lui-même :

 

il est écrit dans la Loi et les prophètes que cela doit arriver car tel est le plan divin de salut pour l’humanité. 

 

Contrairement aux apparences, Jésus n’a pas été la proie d’une destinée tragique, l’objet impuissant de la fatalité, comme dans les tragédies grecques de l’Antiquité. 

 

Sa mort sur la Croix n’a pas été l’expression d’un chaos moral insurmontable qui engloutit même ceux qui expriment l’idéal le plus élevé et tentent de le partager avec leurs frères humains. 

 

Non, cette mort a été le prélude nécessaire à sa résurrection, car, comme le dira Pierre, un de ses disciples proches, à une foule rassemblée à Jérusalem quelques semaines plus tard : 

 

Dieu l’a ressuscité, en le délivrant des liens de la mort, parce qu’il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. 

 

Résurrection physique, matérielle, qui est aussi le prélude de la résurrection de tous les croyants, ceux qui, illuminés par l’Esprit de Dieu sur la signification de ces événements, ne cherchent plus le vivant parmi les morts.

 

Ne nous laissons donc pas détourner de cette espérance et de cet héritage par toutes les voix mielleuses et fielleuses qui voudraient nous donner de Pâques une interprétation autre que celle donnée par le Maître lui-même à ses disciples et amis, ceux pour lesquels il est mort et ressuscité.

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

Ne cherchez pas le vivant parmi les morts

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Ne cherchez pas le vivant parmi les morts

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:10
Utilité précieuse et salutaire de l'Ecriture Sainte

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"Grande est l'utilité de l'Ecriture" 

(2 Timothée 3 :14-17)

 

 

1. Les Saintes Ecritures montrent le chemin du Salut

 

Dans 2 Timothée 3 : 14-17, Paul écrit à son jeune collaborateur pourquoi il doit être entièrement convaincu de l'Ecriture Sainte qu'il a déjà apprise dans son enfance :

 

"Pour toi, reste attaché à tout ce que tu as appris et reçu avec une entière conviction. Tu sais de qui tu l'as appris. Depuis ton enfance, en effet, tu connais les Saintes Ecritures, elle peuvent te donner la vraie sagesse, qui conduit au salut par la foi en Jésus Christ." (2 Timothée 3 : 14-15).

 

Le thème central de la Parole de Dieu est donc le salut de l'homme. 

 

Paul lie entèrement l'importance de la Bible au salut.

 

Et cependant, ce n'est pas la Parole de Dieu qui nous sauve, mais Jésus Christ Seul.

 

La Bible - et Seule la Bible - nous rend sage, pour nous conduire au salut qui est en Jésus Christ.

 

Ni plus, ni moins.

 

En effet, que saurions nous de Jésus Christ et de Son Oeuvre Salvatrice, si Dieu ne nous l'avait pas révélé et même donné par écrit entre nos mains ?

 

Les paroles de la bible sont donc nécessaires pour être sauvé.

 

La Bible est elle par conséquent un livre ...magique ?

 

La possession de la Bible fait elle d'ennemis de Dieu des enfants de Dieu ?

 

Non, Paul dit bien clairement ce qui nous sauve :

 

A savoir, la foi en Jésus Christ.

 

Croire signifie avoir confiance.

 

Celui qui met sa confiance en ce que Christ est mort pour ses péchés sur la croix, et demande par conséquent le pardon de ses péchés, est sauvé de la damnation éternelle.

 

Alors, pourquoi encore la Bible ?

 

Paul dit certes que la foi en Jésus nous sauve, mais que la Bible nous rend "sage" pour cette foi.

 

C'est par la Bible seulement que nous savons ce que Dieu a fait pour nous, et qu'Il veut nous sauver.

 

Sans ce que Dieu nous dit dans la Bible, nous ne pouvons être sauvé - bien que le salut lui-même ait été produit par l'action de Dieu et non par un rapport en faisant mention.

 

C'est donc la tâche de la Bible de convaincre les hommes de la Vérité Divine selon laquelle chaque homme est un pécheur devant Dieu et qu'il n'y a qu'un salut.

 

Ce que Paul dit ici à propos de l'Ecriture est à délimiter de deux côtés.

 

D'un côté, il y a la pensée à rejeter, selon laquelle l'Ecriture elle-même apporte le salut.

 

D'un autre côté, la pensée que le salut est indépendant de l'Ecriture est à rejeter également.

 

Au contraire, sans la Révélation, nous ne pourrions accéder au salut qui n'est qu'en Christ.

 

2. La mission de la Bible est elle par cela remplie ?

 

Pour beaucoup, la Bible est une révélation Divine tant qu'elle parle du salut.

 

Tout ce qui dépasse cela est par contre une oeuvre accessoire humaine.

 

Mais que dit la Bible elle même à cet égard ?

 

Lisons la continuation des versets dans l'épître de Paul :

 

"Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre" (2 Timothée 3 : 16-17).

 

Avec le salut par la foi que l'on a apprise par la Bible, commencerait donc seulement l'importance de la Bible.

 

Or, pas seulement ce qui nous est dit sur le salut est important, mais "toute Ecriture" est inspirée.

 

Ici, on doit entrer dans le texte fondamental grec.

 

Il existe en effet une traduction de ce texte disant à peu près ceci :

 

"Toute Ecriture inspirée de Dieu est utile."

 

On en déduit donc que seules certaines Ecritures ou certaines parties de la Bible sont inspirées et que celles ci sont alors utiles.

 

On justifie ainsi la différentiation faite par la critique de la Bible entre ce qui vient de Dieu et ce que des hommes ont transmis, et qui, de nos jours, ne nous intéresse encore que sur le plan historique.

 

Mais en grec, les deux témoignages mis en regard ont la même valeur :

 

La Bible est premièrement inspirée de Dieu et secondement utile pour les choses citées plus haut.

 

Si la Bible est inspirée par Dieu, littéralement "remplie par le souffle de l'Esprit", cela signifie que la parole humaine, en quelque sorte celle de Paul, et la Parole Divine, sont entrées dans une inséparable unité.

 

La Bible n'est pas dictée par Dieu.

 

Dieu n'a pas éliminé la personnalité des auteurs, mais l'a vraiment laissé se manifester.

 

On prétend que le coran, ou le livre des mormons ont originellement été dictés ou écrits par Dieu ou un ange.

 

Comme l'homme n'y a pas participé, ceux ci doivent donc provenir de Dieu.

 

Mais seul l'ennemi de nos âmes travaille avec contrainte.

 

Le Dieu de la Bible n'a pas contraint les auteurs de celle-ci.

 

Au contraire, des hommes, dans leur style, avec leur expérience, et dans leur situation historique, ont parlé et écrit.

 

L'Esprit de Dieu, cependant, s'en est en même temps servi pour mettre la Parole de Dieu par écrit.

 

Que des hommes aient écrit la bible,est très important en ce qui concerne la foi.

 

Mais Dieu a en même temps veillé à ce qu'ils mettent Sa Volonté par écrit.

 

Ainsi, toute Ecriture est remplie de l'Esprit de Dieu.

 

Quels sont alors le sens et l'utilité de la Bible ?

 

Paul nomme quatre choses :

 

A. La Bible est utile pour enseigner

 

Par la Blible, nous apprenons donc comment Dieu voit les choses.

 

Nous devenons par elle des élèves.

 

Ceci est en accord avec l'ordre de mission, car nous devons faire de tous les hommes des "élèves" (la plupart du temps traduit par "disciples").

 

Aussi parce que nous devons enseigner à ces disciples à observer "tout ce que Je vous ai prescrit" (Mathieu 28 : 18-20).

 

Quand Dieu n'enseigne pas quelque chose dans la Bible, nous ne savons pas de quelle manière Il la voit.

 

Mais lorsqu'Il enseigne quelque chose, c'est la Vérité digne de foi, universellement valable, sous un aspect humain.

 

Ce que la Bible enseigne à propos de la création ou du peuple d'Israël, les données relatives à l'Histoire ou à l'homme, les valeurs éthiques qu'elle nous transmet, et aussi les limites qu'elle nous fixe, tout cela est important pour nous.

 

Beaucoup de ces choses peuvent nous donner en ce moment l'impression de ne pas nous concerner directement, comme c'est souvent le cas lorsqu'il s'agit d'un enseignement, mais c'est toutefois important de les apprendre.

 

B. La Bible est utile pour convaincre

 

Mais l'enseignement n'est pas suffisant pour apprécier le sens de la Bible.

 

Dieu ne veut pas simplement par Sa Parole, nous transmettre des choses justes, mais donner Son Empreinte à notre vie et la transformer.

 

A l'aide de la Bible, nous pouvons vérifier et la transformer.

 

A l'aide de la Bible, nous pouvons vérifier si nous vivons selon cet enseignement.

 

La Bible corrige notre faux raisonnement et notre mauvaise façon d'agir, elle nous convainc donc.

 

Ce n'est pas sans raison que la Bible se qualifie elle-même de "miroir".

 

Comme il est dangereux de connaître seulement l'enseignement de la Bible et de ne pas découvrir à la fois ses propres fautes !

 

C'est ce que Jacques exprime, car ainsi on se trompe soi-même. (Jacques 1 : 22-25).

 

C. La Bible est utile pour corriger

 

Mais aussi la mise à découvert des fautes, des péchés, la constatation de transgressions à partir de l'Enseignement Biblique seul, ne permet pas encore d'apprécier à sa juste valeur le sens de la Bible, et peut rester une simple expérience théorique.

 

Comme ce serait terrible si l'Enseignement Biblique mettait nos fautes à découvert tout en ne proposant pas une autre aide ! 

 

Mais Dieu ne met pas nos péchés à découvert pour nous compromettre ou simplement pour venir à bout de notre passé.

 

Il veut au contraire nous aider, nous sauver, nous restaurer et nous permettre d'avoir un meilleur avenir.

 

De cette manière, la Bible nous montre comment par la pénitence et le changement de comportement, la repentance, la conversion, retourner sur le bon et droit chemin conforme à l'enseignement.

 

La Bible ne nous présente donc pas seulement la Loi, autrement dit, le Commandement :

 

"C'est ainsi que tu dois être",

 

mais aussi l'Evangile, c'est à dire :

 

"Par le pardon et la confiance, la foi en Dieu, tu peux être ainsi."

 

D. La Bible est utile pour instruire dans la justice.

 

"...afin que l'homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre." 

 

Même si la Bible, par son Enseignement, mettait notre culpabilité à découvert, et si nous nous tirions d'affaire, ce ne serait pas encore tout.

 

Dieu ne veut pas seulement que nous apprenions constamment de nos fautes.

 

Il veut que dans la confiance et foi en Lui, nous ne commettions pas du tout les fautes.

 

C'est à cela que la Bible veut nous éduquer.

 

La Bible met en garde et console.

 

Le mot "enseignement" signifie en réalité "éducation".

 

L'éducation forme l'homme selon les Pensées de Dieu.

 

Chaque Croyant(e) a la possibilité d'obtenir à travers la Bible une formation perpétuelle offerte personnellement par Dieu.

 

Par cela, elle et il peut devenir un "adulte spirituel". "dont le jugement est exercé par l'usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal" (Hébreux 5:14).

 

Mais combien ne la laissent-ils pas échapper ?

 

Comparons la bible à un atlas routier, même si cette comparaison, comme toutes les autres, est tellement boiteuse et ne peut éclairier qu'un aspect.

 

La première fonction d'un atlas routier est d'avoir raison.

 

Il montre correctement quel chemin prendre pour se rendre de A à B.

 

Mais à quoi cela me sert-il si j'ai depuis longtemps pris une mauvaise route ?

 

En effet, il est fréquent que nous n'ouvrions l'atlas routier qu'au moment où nous constatons que nous nous sommes totalement trompés de direction !...

 

Mais après m'être rendu compte que j'étais en route non pas de A vers B, mais dans une mauvaise direction, l'atlas routier me montre le meilleur chemin vers ma destination originelle.

 

Cependant, celle ou celui qui a vraiment la sagesse, consulte, la fois suivante, d'abord l'atlas routier.

 

Instruit(e) à ses dépens, il ou elle prend tout de suite la bonne direction.

 

L'atlas routier est en effet là pour cela !

 

Mais bien qu'il aide tellement les égarés, et montre clairement les détours, on ne l'a pas en fin de compte acheté pour prendre des détours, mais afin de les éviter.

 

Ainsi, la Bible veut aussi nous enseigner le bon chemin, mettre le mauvais à découvert, et nous montrer le chemin le plus court pour retourner vers la réelle destination ; mais en dernière conséquence nous apprendre à suivre plutôt dès le début le fiable Chemin de Dieu.

 

Amen,

 

 

 

Thomas Schirrmacher,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Utilité précieuse et salutaire de l'Ecriture Sainte

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Utilité précieuse et salutaire de l'Ecriture Sainte

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Source : Héraut de sa venue

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:03
La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

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« Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que le droit coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable. » Amos 5:23-24

 
 
 
Les maux les plus difficiles à combattre sont ceux qui se dissimulent sous l’apparence de la religion et de la piété.
 
La profession extérieure de la foi donne toujours l’impression d’une sensibilité morale, et l’accomplissement de « bonnes œuvres » celle de la vertu !
 
On accepte religion et piété sans le discernement véritable qui devraient les entourer.
 
Le prophète Amos ne s’est pas laissé impressionner par les prétentions religieuses de ses contemporains.
 
Selon lui, aussi ferventes que soient les pratiques religieuses des gens, elles ne peuvent pas guérir le mal social et moral lorsqu’on sépare la foi et la pratique de celle-ci.
 
C’est pourquoi il écrit de la part de Dieu :
 
« Je hais et je méprise vos fêtes et vos jeûnes; je ne prendrai aucun plaisir à vos assemblées solennelles. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques. Je n’écouterai pas le son de tes luths. »
 
C’est avec une sévérité exceptionnelle qu’Amos dénonça la religion — divorcée de la morale — des gens de son époque.
 
Il proclama le renouveau spirituel et national non pas en rénovant les cérémonies ou en augmentant leur nombre, mais par l’exercice de la justice, qui devrait couler comme l’eau d’une source.
 
Selon lui, la sensibilité morale fait partie intégrante d’une religion authentique.
 
Le culte rendu à Dieu ne devra pas être dissocié du souci et du soin que l’on doit avoir pour son prochain.
 
La justice et le respect des droits de l’homme font partie d’une religion vivante et vraie.
 
Le culte que la communauté rend à Dieu est une nécessité absolue.
 
Mais que l’Église et chaque Chrétien à titre individuel prennent garde à ne pas se réfugier ni à se complaire dans une pratique religieuse qui se dissocierait de toute œuvre de justice et qui prendrait distance par rapport aux problèmes moraux que soulève une société corrompue.
 
Au contraire, sa religion doit l’engager à combattre le mal sous toutes ses formes et elle doit devenir la source d’une puissance qui vainc le pouvoir des ténèbres.
 
Prière :
Nous te remercions, Seigneur, pour l’occasion que tu nous accordes de célébrer Ton Culte. Nous confessons que notre religion sera corrompue, formalité vide et routine confortable, à moins de se conformer à Tes Exigences Ethiques. Nous voulons porter des fruits authentiques dans la vie de la foi. Que nous puissions abonder en œuvres de justice et de bonté envers notre prochain par le Christ, Notre Sauveur. 
 
 
Amen,
 
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Protestant Réformé

 

La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

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La Communauté de Dieu et le prophète Amos,

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:00
Une génération adultère et perverse

Lire les évangiles directement dans la Bible nous confronte au fait que l’Évangile à l’eau de rose qu’on nous propose si souvent de nos jours, n’a pas grand-chose en commun avec les textes inspirés de la Bible. 

 

Les paroles souvent rugueuses de Jésus ne peuvent cependant être éliminées si facilement, à moins de créer un faux en écritures, comme on dit en langage juridique pour décrire des comptes truqués. 

 

Parmi ces paroles rugueuses on trouve régulièrement l’expression : 

 

génération perverse, ou génération adultère, 

 

que Jésus applique à ses contemporains qui refusent de croire en Sa Personne et Sa Mission Divine.

 

Par exemple, au chapitre 8 de l’évangile selon Marc Jésus dit :

 

Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? En effet quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges.  

 

En lisant ces paroles, on est bien sûr amené à se demander :

 

Jésus ne s’adresse-t-Il qu’à ses contemporains, ou bien à toutes les générations d’hommes et de femmes jusqu’à Son Retour en Gloire, donc nous-mêmes aujourd’hui y compris ? 

 

Il n’y a pas de doute que nous aussi nous sommes inclus dans cet avertissement, car l’envoi de Ses disciples vers toutes les nations pour annoncer l’Évangile jusqu’à son retour promis inclut toutes les générations d’hommes et de femmes à venir. 

 

On voit donc bien par-là qu’essayer d’adoucir les Paroles de Jésus lorsqu’on les trouve trop rugueuses, bref substituer un évangile à l’eau de rose à celui révélé dans la Bible, c’est justement avoir honte de Lui et de Ses Paroles.  

 

Prétendre être chrétien tout en niant que Jésus-Christ demande une allégeance totale et sans compromis à Sa Personne, c’est tout simplement Le renier, et avec lui son propre salut. 

 

Dans son discours de Pentecôte, le disciple Pierre, qui avait lui-même renié Jésus peu après son arrestation en niant Le connaître, prononce ces paroles vitales à la foule de Jérusalem qui s’était rassemblée : 

 

Repentez-vous, et que chacun soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.  Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par beaucoup d’autres paroles, il rendait témoignage et les exhortait, en disant : Sauvez-vous de cette génération perverse.

 

Amen,

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 14:47
Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

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« Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain. » Exode 20:7

 

Le commerce d’autographes semble jouir d’une prospérité peu commune.

 

De nombreuses firmes exploitent les noms des vedettes de cinéma, de la télévision ou de la chanson dont la simple signature au bas d’une photo est devenue une ressource inespérée.

 

Le public amateur de ces marchandises ignore souvent le nom véritable de ses idoles qui, presque toujours, prennent un pseudonyme pour rehausser leur prestige.

 

Dieu, Lui, nous fait connaître Son Nom véritable.

 

Celui-ci n’est pas une simple étiquette collée à Sa Personne.

 

Il est irremplaçable.

 

Ni placage ni description extérieure, le nom de Dieu est l’équivalent de Sa Propre Personne.

 

En nous révélant son nom, Dieu cesse d’être pour nous un inconnu, un être abstrait et solitaire.

 

Comme la nuée et la colonne de feu témoignaient de Sa Présence auprès des tribus israélites qu’Il conduisait à travers le désert, Son Nom révélé offrait également la garantie de cette proximité.

 

« Je suis Celui qui suis. » (Exode 3:14).

 

Devant le miracle du buisson ardent ou au sommet du mont Horeb, Moïse comprend à qui Il aura désormais affaire.

 

Pour un païen, connaître le nom de la divinité équivalait à posséder magiquement son dieu.

 

Il pouvait ainsi subtiliser sa puissance et la rendre docile à ses projets.

 

Une certaine technique de l’invocation lui donnait l’illusion de déjouer les projets funestes, de conjurer les malédictions et de se mettre à l’abri de forces obscures, malicieuses et redoutables.

 

Quel contraste avec la sérénité du croyant qui, lui aussi, invoque le Nom de Dieu, mais dans des dispositions combien différentes !

 

Il puise dans la Révélation la connaissance que Dieu donne de Sa Personne et de Ses Desseins.

 

Les vagues incertitudes cèdent la place à une ferme assurance.

 

En L’invoquant de tout leur cœur, des faibles ont bravé des dangers et vaincu des géants.

 

Et à travers leurs faiblesses et leurs erreurs, le Nom de Dieu demeurait en eux le Signe de Sa Puissance Agissante et Efficace.

 

C’est Ce Nom, c’est-à-dire la Personne de Dieu, qu’il ne faut pas prendre en vain.

 

Le troisième commandement nous invite à bannir de notre langage et de notre vie toute utilisation profane de Son Saint Nom, depuis la plus grossière jusqu’aux plus subtiles.

 

Car nous devrons rendre compte un jour de nos paroles, de nos actes et de nos pensées.

 

Et tout d’abord de nos paroles.

 

Chassons de notre langage les exclamations vulgaires qui nous paraissent peut-être sans gravité et auxquelles nous nous sommes accoutumés avec tant de désinvolture.

 

Les invocations légères ou malignes du Nom de Notre Seigneur, aussi bien que les jurons grossiers, trouvent dans le ciel un Auditeur sans cesse Présent et Attentif.

 

Aucune profanation de Son Nom ne Lui échappe; aucun abus dont Il ne tienne compte.

 

Nos actes peuvent compromettre à leur tour la Sainteté de Dieu.

 

Si nous restons silencieux devant les multiples abus de Son Nom, refusant de prendre la défense de Sa Réputation…; si en face du paganisme anti-chrétien qui resurgit un peu partout dans notre monde moderne et qui attaque avec virulence…; si nous n’échappons pas aux équivoques que condamne la Sainteté de Dieu…; lorsque nous manquons du simple, mais difficile courage de dire non, n’aurons-nous pas, nous aussi, profané le Nom de Dieu ?

 

C’est un danger redoutable que de croire en Dieu et d’hésiter entre le blanc et le noir, la Lumière et les ténèbres, le oui et le non.

 

Enfin, notre attitude intérieure, nonobstant les apparences, pourrait être l’évidence d’une culpabilité et d’une profanation dans ce domaine.

 

Habituellement, nous pensons au troisième commandement à propos des blasphèmes impies des « gens du dehors ».

 

Il est bon et impératif de nous rappeler que la Loi de Dieu s’adresse tout d’abord à son peuple.

 

Sa Parole est toujours un message personnel.

 

Elle s’adresse à moi, mais ne m’autorise pas à m’ériger en juge.

 

Elle m’invite et m’exhorte d’abord à ma propre conversion.

 

À cette condition-là, le Nom de Dieu ne sera pas blasphémé dans le monde.

 

Ainsi, ceux qui ne partagent pas notre foi ou qui la combattent prendront peut-être le temps d’écouter les Chrétiens qui ne se contentent pas de parler de leur foi, mais qui la vivent profondément.

 

Il nous faut entendre à bon escient les exigences de la Parole de Dieu, Ses Avertissements et Ses promesses.

 

Les actes religieux accomplis sans conviction ni but, ou ce qui est pis, dans un but tout à fait intéressé, sont les formes les plus déplorables de la profanation du Nom de Dieu.

 

Le Seigneur nous révèle Son Nom : « Je suis Celui qui suis. »

 

Je me révèle comme Je Veux.

 

La tentation consiste à vouloir nous servir de Dieu et échapper en même temps à Son Appel contraignant.

 

Ceci est plus grave que de jurer par la parole.

 

Il est possible d’user d’un langage poli et respectueux, et néanmoins tomber dans la profanation et l’irresponsabilité.

 

Il est possible de substituer notre religion personnelle à la Révélation Libératrice de Dieu.

 

Dieu, ainsi que la Bible, la prière et les sacrements, moyens de grâce efficaces, peuvent devenir autant de tentations magiques lorsqu’ils sont employés en dehors de Sa Souveraine Volonté.

 

Si nous croyons que Dieu est le Fondement Indispensable de notre vie, ne vivons pas comme s’Il ne pouvait pas et ne voulait pas s’intéresser à notre vie quotidienne.

 

Jésus a dit :

 

« Quiconque me dit : Seigneur, Seigneur ! n’entrera pas forcément dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait La Volonté de Mon Père qui est dans les cieux. » (Mattieu 7:21).

 

Quelle exigence redoutable de la part de Celui qui n’a jamais pactisé avec la facilité et les faux semblants !

 

L’interdiction du troisième commandement vise avant tout les abus de nature religieuse.

 

Nous ne pouvons pas être croyants pour des raisons matérielles, sociales, morales ou psychologiques.

 

« Tu aimeras le Seigneur Ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. » (Matthieu 22:37).

 

C’est donc devant Sa Présence et sous Sa Garde que nous sommes appelés à vivre.

 

C’est Lui Seul la raison et l’objet de notre foi.

 

Et puisque nous sommes appelés à défendre Son Nom devant les hommes, ne nous contentons pas de froncer les sourcils lorsque l’on jure par Son Nom ou lorsque l’on tient des propos injurieux à Son Egard.

 

Notre vie entière doit Lui obéir dans la plénitude.

 

Il la veut dans sa totalité, cœur, âme, force et savoir, avec toute notre affectivité, au-dessus même de notre vie ; avec toutes les possibilités qui sont mises par Lui à notre disposition.

 

Sa Loi n’est pas une quelconque morale ni une suite de règles stéréotypées, mais elle est l’image même de Sa propre Action en faveur de l’homme.

 

Dieu ne s’est-Il pas offert à nous ; ne s’est-Il pas abaissé et appauvri totalement ?

 

Dieu Seul peut bien parler de Dieu !

 

Il a honoré Son Nom.

 

Il a enlevé les masques dont les hommes s’affublent.

 

Il a refusé tout compromis avec l’impureté, le mensonge et l’hypocrisie.

 

Jésus-Christ, Son Fils, a prié ainsi :

 

« Père […] je T’ai glorifié sur la terre […] J’ai manifesté Ton Nom aux hommes » (Jean 17:4,6), en ajoutant aussitôt : « Je me sanctifie Moi-même pour eux. » (Jean 17:19).

 

Sur la croix, le Nom de Dieu fut avili, profané, aussi bien par les païens que par le peuple religieux par excellence.

 

Et pourtant, sur cette colline où les passants injuriaient Jésus et où les bourreaux se moquaient de leur victime, Dieu a dressé une barrière infranchissable et Il a sauvegardé pour toujours Sa Sainteté.

 

Il était descendu graver Son Nom, non plus sur des tables de pierre, mais sur la chair et par le sang de Celui qu'Il avait destiné à porter Personnellement Son Saint Nom parmi les humains.

 

Et au matin de Pâques, les ténèbres de la crucifixion furent définitivement chassées.

 

Aux yeux de tous les hommes, Dieu fit éclater la Gloire de Son Nom Saint, Juste et Vrai.

 

En Christ, ce Nom est Plénitude.

 

Aussi, les hommes qui Le prononcent et qui doivent L’annoncer savent qu’il n’y a pas dans le ciel ou sur la terre aucun autre nom par lequel nous puissions être sauvés.

 

Nul ne doit l’ignorer.

 
Amen,
 
 
Aaron Kayayan,
Pasteur Réformé

 

Respect du nom de Dieu par le pasteur Aaron Kayayan,

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:38
Le culte en famille

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Une pratique et un art en voie de disparition, une pratique délaissée.

 

Personne n’a besoin de me dire à quel point les parents d’aujourd’hui sont occupés.

 

Dans de nombreux foyers chrétiens, on tient pour acquis que deux salaires sont maintenant nécessaires sur le plan économique.

 

Les familles, de plus en plus fragmentées, ont de plus en plus de difficulté à trouver du temps pour être simplement ensemble, alors encore moins pour un culte en famille.

 

Partager un repas en famille est devenu un événement spécial que l’on réserve pour les congés et qui se produit rarement au cours d’une semaine normale.

 

Les soupers réchauffés au four micro-ondes ainsi que des parents et des enfants épuisés sont la conséquence des nombreux conflits d’horaire.

 

Dans un tel cadre, l’idée même d’un culte en famille nous semble un anachronisme sorti tout droit de l’époque de « La petite maison dans la prairie », où les membres de la famille discutaient tranquillement autour du feu.

 

Cependant, si l’on retournait dans le temps vers le milieu du dix neuvième siècle, voici ce que nous pourrions entendre de la bouche de pasteurs fidèles à la Bible qui se faisaient du souci pour leurs Églises parce que le culte en famille était peu observé :

 

« Tout comme l’observation du jour du sabbat et l’enseignement catéchétique des enfants, le culte en famille a perdu du terrain. Il y a de nombreux chefs de famille, membres communiants de nos Églises, ainsi que, selon un rapport à peine croyable, certains anciens et diacres qui ne conduisent pas quotidiennement leurs familles dans l’adoration de Dieu au foyer. » (Thoughts on Family Worship, « Quelques pensées sur le culte en famille », écrit par James W. Alexander en 1847).

 

À une époque bien moins compliquée que la nôtre, le pasteur Alexander voyait l’importance du culte en famille et se lamentait pourtant que de moins en moins de maisonnées prenaient cette pratique au sérieux.

 

Dans son livre que nous venons de citer, un classique, Alexander décrit avec émotion les bienfaits que procure le culte en famille à la personne qui le prépare, aux parents, aux enfants, à l’Église, à la parenté, à l’état ou à la nation et même à la postérité.

 

Je recommande cette courte lecture, tout particulièrement à ceux qui ont besoin d’être convaincus de l’importance du culte en famille, toujours aussi grande à notre époque que dans le reste de l’histoire de l’Église.

 

Un devoir parental

 

Les raisons pour lesquelles nous ne pratiquons pas et ne voulons pas pratiquer le culte en famille sont aussi nombreuses que les jours que nous remplissons de choses moins importantes.

 

Au chapitre 21 de la Confession de foi de Westminster, intitulé « Le culte religieux et le jour du sabbat », la section 6 déclare :

 

« Dieu doit être adoré partout en esprit et en vérité, aussi bien quotidiennement en famille qu’individuellement dans le secret. »

 

On lit dans l’Ordre et discipline ecclésiastique de l’Église Presbytérienne en Amérique du Nord (PCA), au chapitre 63, intitulé « La vie chrétienne au foyer » :

 

« En plus du culte public, il est du devoir de chaque personne dans le secret et de chaque famille en privé d’adorer Dieu […] Le culte en famille, que chaque famille devrait observer, consiste en la prière, la lecture des Écritures et les chants de louange, ou en une version abrégée dans laquelle notre reconnaissance envers Dieu est exprimée à voix haute. Les parents devraient instruire leurs enfants dans la Parole de Dieu et dans les principes de notre sainte religion. La lecture de livres de dévotion devrait être encouragée et toutes les occasions appropriées pour l’instruction religieuse devraient être saisies. »

 

Depuis très longtemps, nos pères dans la foi ont reconnu la nécessité de construire la famille au moyen du temps consacré au culte familial.

 

Jonathan Edwards, le grand prédicateur du dix huitième siècle, disait que chaque foyer chrétien est une « petite Église », où chaque père est le pasteur de cette petite communauté à l’intérieur de l’Église plus grande.

 

Si nous voulons nous assurer que les enfants voient en leurs parents des exemples vivants de la foi, ils doivent le voir plus souvent qu’une fois par semaine le dimanche.

 

Lorsque, en tant qu’ancien, je visite des familles, une des façons les plus pénétrantes (et embarrassantes) pour aider à déterminer si une famille grandit dans la foi et dans la connaissance du Christ consiste à poser des questions aux parents sur leur culte personnel et sur leur culte en famille.

 

S’il n’y a rien du lundi matin au samedi soir, il ne reste que très peu de temps à l’Église pour remplir, pendant l’école du dimanche et le culte, le vide spirituel laissé par une semaine de confrontation avec le monde déchu et avec nos natures pécheresses.

 

En faire une priorité

 

Alors, comment trouver la motivation pour avoir « le désir de vouloir », comme le disait Charles Spurgeon ?

 

Je me souviens que, lorsque j’étais un jeune ancien dans une Église en Californie, je disais aux familles dont j’étais responsable que le culte en famille devait être une de leurs plus grandes priorités.

 

Si un membre avait le courage et la perspicacité de me demander comment je m’y prenais avec ma jeune famille grandissante, c’est une réponse tout en détours qui parvenait à ses oreilles :

 

« Faites ce que je dis et non ce que je fais. »

 

Oui, c’était bel et bien une grande priorité dans ma famille, mais qui ne se faisait jamais.

 

Évidemment, j’avais le temps d’aller faire du jogging, de lire des piles de magazines (c’était avant l’Internet) et je pouvais trouver toutes sortes d’autres excuses médiocres pour ne pas faire ce que je leur disais être fondamental à la vie chrétienne au foyer.

 

Si nous avons le temps de vérifier le temps qu’il fait à l’autre bout du monde tous les jours sur Internet (ou de lire d’autres nouvelles aussi importantes), n’avons-nous pas le temps de conduire nos familles au Trône de la Grâce ?

 

Ne prétendons pas que quelque chose est une priorité dans notre vie si nous laissons un tas d’autres choses de moindre importance nous empêcher de l’accomplir.

 

Peut-être que la plupart d’entre nous ne consacrent qu’un petit cinq minutes par jour à la prière en famille, mais c’est un premier pas vers quelque chose de grandiose.

 

Réfléchissons avec quelle rapidité passe le temps que nos enfants de l’alliance sont avec nous; ils viennent à peine de naître que déjà le temps de quitter la maison arrive.

 

L’un après l’autre, mes enfants quittent la maison et se marient.

 

Il me semble qu’hier encore je changeais leurs couches !

 

Pourtant en y pensant bien, si nous avons un bref culte en famille pendant environ quarante semaines par année (en éliminant l’été, les vacances et d’autres événements imprévus), alors au cours de la vingtaine d’années pendant lesquelles Dieu nous confie la responsabilité de nos enfants au foyer, nous avons environ 4000 occasions d’ouvrir la Parole de Dieu, de louer le Seigneur par le chant, de prier pour leurs besoins ainsi que pour ceux des autres.

 

Le plus important, toutefois, c’est qu’ils reçoivent alors l’héritage d’une communion quotidienne avec Dieu et de tous les bienfaits qui en découlent.

 

Ils héritent d’une tradition familiale qui leur viendra plus naturellement qu’elle ne l’est venue pour moi qui ai grandi dans une famille où la lecture des Écritures et la prière quotidiennes ne faisaient pas partie des traditions.

 

Le culte en famille devrait avoir pour but la prière, la lecture de la Parole de Dieu et un chant de louange ou de reconnaissance.

 

Le matériel utilisé peut aller en profondeur ou être plus simple, selon l’âge des enfants.

 

Comment s’y prendre ?

 

Nous arrivons à la question difficile : Comment s’y prendre ?

 

Pères, c’est à nous de prendre les commandes.

 

Comme pour les autres aspects de la direction spirituelle, notre Epouse espère que nous aurons la motivation de donner la direction.

 

Si nous abandonnons et que nous lui demandons de le faire, ce sera beaucoup moins profitable et nos enfants comprendront très bien le message :

 

le culte en famille n’est pas une grande priorité.

 

Comme je l’ai dit précédemment, commençons par quelque chose que nous pourrons vraiment accomplir.

 

Décidons si le matin ou le soir serait préférable, avant ou après le déjeuner ou le souper.

 

Il existe plusieurs types de matériel intéressant et sérieux qui peuvent nous aider à couvrir les fondements de la foi au rythme de chacun :

 

des Bibles, des livres de prières ou de méditations, des catéchismes pour enfants, des leçons bibliques, des recueils de chants, des suggestions d’activités pratiques, etc.

 

Une suggestion serait de commencer par lire un proverbe ou un psaume chaque jour.

 

Dieu nous a donné trente-et-un chapitres dans le livre des Proverbes, alors c’est facile de lire un chapitre par jour et de savoir où on est rendu.

 

Exemple simple sans aucune prétention :

Si aujourd’hui c’est le 21 du mois, il s’agit tout simplement de lire le chapitre 21 !

 

Nous verrons comment Dieu nous donnera des idées et des conseils très pratiques pour la journée devant nous.

 

Écoutons pendant que notre Epouse et nos enfants expriment leurs requêtes de prière.

 

Écrivons-les, ce qui nous permettra de voir comment Dieu répond à nos prières.

 

Le point crucial, c’est de faire du culte en famille une véritable priorité qui ne se fera pas emporter par un tas d’autres choses secondaires.

 

Comme le dit le pasteur Alexander dans son livre sur le culte en famille :

 

« Laissons les autres héritages se détruire, mais ne privons pas notre progéniture de l’adoration de ce Dieu qui a été Notre Refuge dans toutes les générations. »

 

Amen,

 

Rv Brad Winsted ,

 

Eglise Presbytérienne Atlanta, Georgie (USA)

 

 

 

 

 

 

 

 

Le culte en famille

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:33
L'Autorité des Saintes Ecritures

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"Tenez donc ferme : ayez à vos reins la vérité pour ceinture."

(Ephésiens 6-14)

 

Il ne fait aucun doute que la plupart des problèmes rencontrés dans les églises, communautés ainsi que dans le monde ont pour cause un éloignement de plus en plus marqué de l'autorité des Saintes Ecritures.

 

La Parole de Dieu est remplacée par la philosophie humaine, l'avis des "savants" est plus déterminant que la Révélation Divine.

 

Les dirigeants spirituels eux-mêmes louent le progrès des connaissances scientifiques, s'inclinant devant la vision du monde qu'elles inspirent.

 

De plus en plus, la Bible est perçue comme un livre parmi tant d'autres.

 

Elle est considérée comme n'étant plus d'actualité, son contenu comme trop intolérant.

 

"L'homme moderne ne peut pas se fier à un tel livre. Cela fait longtemps d'ailleurs que la science a réfuté les vérités bibliques", telle est l'opinion générale.

 

(Note Refuge Protestant : il y a quelques temps de cela, à une question lancée à un homme de haut rang s'il croyait en Dieu, sa réponse suffisante et méprisante fut à la hauteur du rejet conséquent et paradoxe grotesque en laquelle elle fut exprimée  : j'ai ..."l'humilité"... d'être ...agnostique... )

 

Par conséquent, le Message Biblique n'est plus écouté et ne rencontre plus aucun intérêt.

 

Chacun de nous doit s'interroger :

 

"Est ce que je crois en l'infaillibilité de la Bible, Parole de Dieu ? Est ce que je lui confère l'autorité qui lui revient dans toutes les questions que je me pose à propos de Dieu, de la foi, des origines et du sens de la vie ? Ma pensée est elle forgée par la Parole de Dieu ou est ce que je me réfère à mes propres jugements, décidant seul(e) quels éléments des Saintes Ecritures constituent pour moi une obligation ?"

 

L'arrière pensée de ces questions est évidente :

 

La Bible est elle un Message et une Révélation Divine, ou est ce que je préfère me fier aux spéculations, aux connaissances et aux opinions humaines ?

 

Ou, pour faire plus simple, est ce que je place véritablement ma confiance dans ce que me dit la Bible ?

 

Est ce qu'elle détermine ma pensée et ma vie ?

 

Ou est ce que je me laisse influencer par l'esprit du temps et par l'opinion du plus grand nombre ?

 

Nous n'avons de choix qu'entre ces deux possibilités.

 

Les premiers Chrétiens avaient la certitude que la Bible était la Parole de Dieu.

 

Des siècles durant, ils furent unanimes pour dire non seulement que la Bible "contenait" la Parole de Dieu, mais qu'elle était pleinement inspirée de Dieu et donc infaillible.

 

Il y a près de 500 ans, les réformateurs luttèrent en faveur de la vérité selon laquelle non seulement la Bible renferme la Révélation de Dieu à l'humanité, mais encore que ses auteurs ont été dirigés par l'Esprit de Dieu et donc préservés d'erreurs.

 

Ceci fut de tout temps le point de vue de la véritable Eglise de Christ.

 

Chaque être humain a besoin d'autorité.

 

Sans elle, le juste et le faux n'existeraient pas, tout ne serait que chaos et désordre.

 

Il a été démontré bien trop souvent dans les générations passées où mène l'absence du respect de l'autorité :

 

Chacun fait ce qui lui semble bon.

 

D'innombrables personnes sont ainsi abandonnées à leurs erreurs.

 

Elles ne sont pas orientées vers la Vérité Divine et ne peuvent donc plus prendre conscience de leur état de perdition.

 

Le monde a beau parler de progrès et de développement, l'homme ne fait que tourner en rond s'il ne bénéficie pas de l'orientation que lui fournit la Parole de Dieu.

 

Soit nous nous soumettons à l'Autorité de Dieu, soit nous recherchons une quelconque autre autorité qui toutefois ne nous sera d'aucun secours.

 

Voilà précisément ce qu'apprirent des hommes tels que Martin Luther, John Wycliffe, Jean Hus et bien d'autres.

 

Ils prirent conscience de la richesse des Vérités Divines renfermées dans la Bible.

 

Ils réalisèrent que l'opinion du plus grand nombre était en opposition avec le Message de Dieu.

 

Bien que seus face à l'apparente supériorité humaine, ils n'avaient aucune crainte.

 

Ils avaient à leurs côtés l'Autorité de la Parole de Dieu.

 

Quelle position adoptons nous aujourd'hui ?

 

Comment pouvons nous connaître le fondement et les principes de notre vie ?

 

Quelle doit être notre façon de vivre ?

 

Et comment résister au grand ennemi de Dieu sans connaître la Vérité absolue et sans la prendre pour ceinture ?

 

Où trouver la réponse à toutes les questions auxquelles la vie nous confronte sinon dans la Bible, Parole Infaillible de Dieu ?

 

Soit je bâtis ma vie sur le sable, soit je choisis de poser le pied de la confiance sur le Roc Inébranlable des Saintes Ecritures.

 

Amen,

 

 

 

D. Martyn Loyd-Jones,

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Autorité des Saintes Ecritures

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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