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Vie Protestante Réformée

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 12:07

Charles Spurgeon


 

C'est Dieu qui justifie.

Qui accusera les élus de Dieu ?
C'est Dieu qui justifie !

(Romains 8:33).



C'est un fait vraiment merveilleux que d'être justifié, rendu juste.

 

Si nous n'avions pas violé les lois divines, nous aurions été justes par nature et nous n'aurions jamais eu besoin de justification.

 

Celui qui, toute sa vie, a fait tout son devoir et n'a jamais rien fait que son devoir, est, justifié par la loi morale.

Mais vous, mon cher lecteur; vous n'êtes pas dans ce cas, j'en suis parfaitement sûr. Vous avez trop de loyauté pour prétendre que vous êtes sans péché, aussi avez-vous besoin d'être justifié.

Si donc vous vous justifiez vous-même, vous n'arriverez qu'à vous séduire vous-même.

 

Ne l'essayez pas, cela n'en vaut pas la peine.

Si vous demandez à vos semblables de vous justifier, que pourront-ils faire ?

 

Moyennant cinq sous, plusieurs d'entre eux vous loueront; pour bien moins, d'autres vous calomnieront.

 

A quel prix donc doit-on estimer la valeur de leur jugement ?

Mais notre texte dit:

 

«C'est Dieu qui justifie», et c'est là le point capital.

 

N'est-ce pas là un fait remarquable et digne de toute notre attention ?

 

Venez et voyez.

En tout premier lieu, personne, si ce n'est Dieu Lui-même, n'aurait eu la pensée de justifier des coupables.

Ils se sont révoltés manifestement; de leurs deux mains ils ont fait le mal; ils ont progressé dans la méchanceté; après avoir subi les amères conséquences du péché, et avoir été contraints de le délaisser, ils y sont retournés encore.

 

Ils ont violé la loi et foulé aux pieds l'Évangile de Grâce.

 

Ils ont méprisé les proclamations de la Miséricorde Divine et ont persévéré dans leur impiété.

Comment peuvent-ils donc être pardonnés et justifiés ?

 

Leurs compagnons de péché, désespérant d'eux, disent :

 

«Ce sont des hommes pour lesquels le retour au bien est impossible.»

 

Même les chrétiens les regardent avec tristesse bien plus qu'avec espoir.

Mais tel n'est pas leur Dieu !

 

Dans la splendeur de sa grâce prévenante, Il ne se donnera pas de repos jusqu'à ce qu'il les ait justifiés, et les ait rendus dignes d'être acceptés en Jésus-Christ, son bien-aimé.

Personne, si ce n'est Dieu, n'aurait pu avoir la pensée de me justifier.

 

Je suis un sujet d'étonnement pour moi-même et j'ai la certitude que l’œuvre de la grâce doit être également manifeste pour d'autres.

 

Voyez Saul de Tarse, qui écumait de rage contre les serviteurs de Dieu.

 

Tel qu'un loup dévorant, il s'acharnait contre les brebis et les agneaux sans trêve ni merci, et pourtant Dieu le terrassa sur le chemin de Damas, changea son cœur, le justifia si pleinement que, depuis lors, cet homme devint le plus grand prédicateur de la justification par la foi que le monde ait jamais vu.

Souvent il a dû s'étonner que même il ait pu être justifié par la foi en Jésus-Christ, lui qui avait été un partisan convaincu du salut par les oeuvres de la loi.

 

Qui donc aurait pu avoir la pensée de justifier un homme tel que Saul le persécuteur, sinon Dieu lui-même ?

 

Glorieuse est là grâce du Seigneur !

Mais, quand même quelqu'un aurait eu la pensée de justifier l'impie, Dieu seul aurait pu le faire.

 

C'est une impossibilité pour quelqu'un de pardonner des offenses qui ne le concernent pas.

Voilà une personne qui a eu des torts graves à votre égard; vous pouvez lui pardonner, et j'espère que vous voulez le faire, mais nul autre que vous ne le peut.

 

Vous êtes l'offensé, de vous doit provenir le pardon.

 

Si nous avons péché contre Dieu, il est possible à Dieu de pardonner, car la transgression a été commise contre Lui.

 

C'est ce qui fait dire à David dans le psaume 51:

 

«J'ai péché contre toi, contre toi proprement, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux.»

 

Dieu étant l'offensé a aussi le pouvoir de pardonner l'offense.

Allons donc à Lui et demandons-lui grâce.

 

Ne nous laissons pas égarer par les prêtres qui voudraient que nous nous confessions auprès d'eux.

 

Ils n'ont aucune garantie dans la Parole de Dieu pour étayer leurs prétentions.

 

Mais lors même qu'ils auraient été choisis et consacrés pour absoudre de la part de Dieu, ne vaut-il pas mieux aller nous-mêmes au Tout-Puissant par Jésus-Christ le Médiateur, pour chercher et trouver le pardon auprès de Lui, puisque nous sommes sûrs que telle est la vraie marche à suivre?

 

Il y a trop de risques dans une religion par procuration.

Mieux vaut vous occuper personnellement de ce qui concerne votre âme que de vous en remettre à qui que ce soit.

Dieu seul peut justifier l'impie, mais Il peut le justifier parfaitement.

 

Il efface nos péchés complètement.

 

Il dit qu'en quelque endroit qu'on puisse les chercher on ne pourra jamais les trouver.

 

Par sa bonté infinie, Il a préparé les voies et moyens par lesquels il peut rendre blancs comme la neige des péchés aussi rouges que l'écarlate, et éloigner de nous nos transgressions comme l'orient est éloigné de l'occident.

 

Il ajoute :

 

«Je ne me souviendrai plus de vos péchés.»

 

Il poursuit son oeuvre jusqu'à l'anéantissement du péché.

 

Un ancien prophète s'écriait avec étonnement :

 

«Quel est le Dieu semblable à toi, qui pardonne l'iniquité et qui remets la transgression du reste de ton héritage ? Il ne conserve pas sa colère à toujours, car Il est abondant en grâce.»

 

C'est Dieu qui justifie (2ème partie)

 

Bible

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 19:09

Charles Spurgeon


Nous ne parlons pas maintenant de justice, ni de la manière dont Dieu agit avec les hommes selon leurs propres mérites :

 

si vous vous flattez de traiter alliance avec le Dieu juste d'après les ordonnances de sa loi, vous êtes sous le  coup de l'éternelle colère, car c'est là tout ce que vous méritez.

Que son Nom soit béni ! 

 

Il ne nous a pas traités selon nos péchés, mais Il nous a mis au bénéfice de sa libre grâce et de son infinie compassion.

 

« Je vous recevrai en grâce, ajoute-Il, et je vous aimerai sans contrainte.»

 

Croyez-le, car il est certain que le Très-Haut peut traiter le coupable avec une miséricorde sans bornes.

 

Il peut traiter les impies comme si toujours ils avaient été pieux.

 

Lisez et relisez la parabole de l'enfant prodigue, et considérez comment le père pardonne et reçoit, à son tour, le fils égaré.

 

Il lui témoigne autant d'amour que s'il n'était jamais parti et ne s'était jamais souillé avec les femmes débauchées.

 

Il alla même si loin que le frère aîné se mit à grommeler; mais le père ne cessa jamais d'aimer son fils repentant.

 

O mon frère ! O ma soeur ! Quelque coupable que vous soyez, si vous voulez seulement revenir à votre Dieu et Père, Il vous traitera comme si vous n'aviez jamais péché.

 

Il vous regardera comme juste et vous traitera comme tel.

 

Qu'en dites-vous ?


Ne voyez vous pas. - car je désire ne pas laisser ce beau sujet avant de l'avoir rendu parfaitement clair - ne voyez-vous pas que nul homme n'aurait eu l'idée de justifier l'impie et que personne, sauf Dieu, n'aurait pu le faire, mais que, cependant, Dieu le peut ?

 

Voyez en quels termes l'apôtre jette ce défi «Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu gui justifie.»

 

Quand Dieu a justifié un homme, il est bien justifié, il est parfaitement justifié, à bon droit, il est éternellement justifié.

 

Un jour je lisais dans une brochure remplie de venin contre l'Evangile et contre ceux qui le prêchent, que nous tenons pour vraie une espèce de théorie par laquelle nous nous imaginons que le péché peut être ôté de l'humanité.

 

Nous n'établissons aucune théorie, nous proclamons un fait.

 

Le plus grand fait que la terre ait vu, c'est que Christ, par son précieux sang, efface le péché dès maintenant, et que Dieu, pour l'amour de Christ, traitant les hommes selon son infinie miséricorde, pardonne aux coupables.

 

Il les justifie, non d'après ce qu'Il voit ou prévoit devoir être en eux, mais selon les richesses de la grâce qui remplit son cœur.

 

Cela, nous l'avons proclamé, nous le proclamons, et nous voulons le proclamer tant que nous vivrons.

 

«C'est Dieu qui justifie.»

 

Il justifie l'impie. Comme il n'a pas honte de le faire, nous n'avons pas honte de le répéter.

La justification qui a Dieu Lui-même pour auteur est un fait indiscutable.

 

Si le Juge m'acquitte, qui peut me condamner ?

 

Si le tribunal suprême de l'univers m'a déclaré juste, qui pourra m'accuser ?

La justification divine est une réponse suffisante aux exigences d'une conscience angoissée.

 

Le Saint-Esprit a ses voies et moyens pour faire entrer la paix dans notre être entier de telle sorte que nous ne demeurons pas plus longtemps dans la crainte.

 

Avec cette justification, nous pouvons défier les rugissements et les outrages de Satan et des impies.

 

Avec elle nous ressusciterons sans effroi, et nous affronterons les dernières grandes assises :


Devant le tribunal suprême
Je comparaîtrai hardiment
Qu'ai-je à craindre du Jugement ?
Je suis absous par Dieu lui-même !


Mon ami, le Seigneur peut effacer tous nos péchés.

 

En vous l'affirmant, je ne donne pas un coup d'épée dans l'eau :

 

«Toute espèce de péché et de blasphème seront pardonnés aux hommes».

Quand bien même vous vous seriez plongé dans le crime jusqu'au cou, d'un seul mot, Il peut enlever la souillure en disant :

 

«Je le veux, sois pur.»

 

L'Eternel est riche en miséricorde.(...)

 

C'est Dieu qui justifie (3ème partie)

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 13:05

Charles Spurgeon

Je crois la rémission des péchés.
Et vous, lecteur ?


A cette heure même Il peut vous dire :

 

«Tes péchés te sont pardonnés, va en paix», et s'Il le dit, aucune puissance dans le ciel, ou sur la terre, ou sous la terre, ne peut remettre votre pardon en question et encore moins vous replacer sous le coup de la colère divine. Pourquoi douteriez-vous de l'amour tout-puissant ?

Votre prochain vous aurait-il offensé comme vous avez offensé Dieu, vous ne pourriez pas lui pardonner ; mais devez-vous mesurer Dieu à votre aune ?

 

Ses voies et ses pensées ne sont-elles pas élevées au-dessus des vôtres comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre ?

Mais, ajouterez-vous, ce serait un grand miracle, si Dieu me pardonnait.

Certainement, ce serait un miracle divin et suprême, et il est probable qu'Il le fera, car Il fait des choses grandes et insondables auxquelles nous ne pensons pas.

Pour ma part, j'étais obsédé par un affreux sentiment de ma culpabilité qui me rendait la vie insupportable, mais lorsque j'entendis cette parole :

 

«Regardez vers moi et soyez sauvés, vous tous les bouts de la terre, car Je suis Dieu et il n'y en a point d'autre»,

 

je regardai vers Lui, et en un instant, Dieu me justifia.

 

Jésus-Christ, qui a été fait péché pour moi, voilà ce que je vis, et cette vue me donna la paix de l'âme.

 

Quand, dans le désert, ceux qui étaient mordus par les serpents au venin brûlant regardaient le serpent d'airain, ils étaient guéris sur le champ. Il en fut ainsi lorsque je regardai au Sauveur crucifié.

 

Le Saint-Esprit, en me rendant capable de croire, me donna la paix par la foi.

 

Je me sentis aussi sûr de mon pardon que je l'étais auparavant de ma condamnation.

 

J'étais assuré de ma condamnation parce que la Parole de Dieu me le déclarait et que ma propre conscience m'en rendait témoignage; mais quand Dieu m'eut justifié, j'en fus également assuré par les mêmes témoignages.

 

«Celui qui croit en Lui n'est point condamné», telle, est la déclaration de Dieu dans l'Ecriture, et ma conscience témoignait que je croyais, et qu'en me pardonnant, Dieu était juste.

 

De sorte que j'ai ce double témoignage: celui du Saint-Esprit et celui de ma conscience, et les deux sont d'accord.

 

Oh ! Combien je désire que mon lecteur reçoive le témoignage que Dieu fit sur ce sujet !

 

Et sans tarder, il aura, lui aussi, ce témoignage en lui-même.

Je vais même jusqu'à dire qu'un pécheur justifié par Dieu s'appuie sur un fondement plus ferme qu'un homme juste justifié par ses bonnes oeuvres, si toutefois il en existe un seul.

 

Jamais nous ne, pouvons avoir l'assurance d'avoir fait assez d’œuvres.

 

La conscience sera toujours mal à l'aise, car, après tout, nous pouvons demeurer à court et nous n'avons pour nous rassurer à ce sujet que le verdict incertain d'un jugement faillible.

 

Mais lorsque c'est Dieu Lui-même qui justifie et que le Saint-Esprit nous en rend témoignage en nous donnant la paix avec Dieu, alors nous sentons que le fait est sûr et certain, et nous entrons dans le repos.

 

Aucune langue humaine ne peut exprimer la profondeur du repos qui remplit l'âme quand elle a reçu cette paix de Dieu qui surpasse toute compréhension.

 

Ami lecteur, recherchez-la maintenant.

 

Pasteur Charles Haddon Spurgeon,

spurgeon

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:13

refuge du Chrétien 4

 

 

                                                    
 

Le Christianisme est-il compatible avec la tolérance et le relativisme, tel qu’ils nous sont présentés par le monde moderne ?

 

Non si basé sur le refus de penser contrairement à la notion du mal appelé bien et bien appelé mal.

 

Mais sur un autre plan, oui bien sûr.

 

Mais où se trouve l'intolérance, où commence t elle et où s'arrête t elle ?

 

Penser différemment est il une intolérance ? Être affirmatif dans ses convictions sans chercher à blesser méchamment montre t elle également une intolérance ? Non.


Pour nous Chrétiens, la conclusion que Jésus est Dieu est tout naturellement la conséquence de notre réflexion, basée sur les évidences qui nous sont fournies par les écritures, par l’histoire et aussi notre expérience personnelle, notre rencontre avec Jésus et notre conversion, changement radical de route.

 

Malheureusement de nos jours, beaucoup de nos contemporains ne sont pas convaincus par la logique et la réflexion à cause de la tolérance et du relativisme. Réfléchissons un peu.

 

Pour être tolérant, il faut penser que chaque croyance individuelle, chaque valeur individuelle, tous les styles de vie et toutes les revendications de chacun sont tous égaux et valides et de ce fait méritent un égal respect. (Nazisme ? Pédophilie ? Anarchie ? Adultère ? Bien sûr que non, nous les refusons tous sciemment et intelligemment)

Prenons un exemple :

Revendication de A) Jésus est Dieu.
Revendication de B) Jésus n’est pas Dieu.

Selon le principe de la tolérance et du relativisme, la revendication de A est vrai pour lui même et la revendication de B est vrai pour lui même. Tout le monde est heureux et personne n’est offensée.

Le seul problème ? Ce n’est pas logique et cela ne tient pas debout dès que nous faisons intervenir la logique et la réflexion.

 

Soit Jésus est Dieu ou soit Il ne l’est pas.

 

Il ne peut pas «être Dieu» et ne «pas être Dieu» en même temps.

 

Il «est» OU Il «n’est pas» et si nous prenons la revendication de A et la revendication de B, l’un des deux a raison et l’autre a tort.

Pour nous Chrétiens, Jésus est Dieu. Pour l'autre personne, Il ne l'est pas. Soit. C'est un droit et un choix. Mais une responsabilité lourde dans les deux sens.

 

J’aurais une extrême curiosité de voir celui qui serait persuadé que Dieu n’est point : il me dirait du moins la raison invincible qui a su le convaincre. (La Bruyère)


Nous avons beaucoup d'écrits au style mordant, où l'on se refuse à convenir qu'il existe un dieu. Mais nul athée, autant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
(Kleist Heinrich von)


Il est un Dieu. Les herbes de la vallée et les cèdres du Liban le bénissent, l’insecte bruit ses louanges, et l’éléphant le salue au lever du soleil ; les oiseaux chantent dans le feuillage, le vent le murmure dans les forêts, la foudre tonne sa puissance, et l’Océan déclare son immensité ; l’homme seul a dit : il n’y a point de Dieu. (Chateaubriand)

 



-------

 

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. (Jean 1 :1-5).

Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. (Jean 1 :14).


Evidemment si nous nous contentions de dire Que Jésus est Dieu, ce ne serait pas vraiment un problème pour les adeptes de la tolérance et du relativisme (bien qu’il n’aime pas vraiment cela quand même), car pour beaucoup c’est notre vérité et ils ont bien sûr la leur.

 

C'est la liberté de choix, et aucun chrétien ne viendra le contester.

Ce qui pour eux rend un chrétien intolérant, c’est la revendication d’exclusivité du Christianisme. En effet, Jésus a dit : 

 Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14:6).

 

L'islam ou d'autres croyances ne le font ils pas ? En quoi y aurait il intolérance ? Elle le devient lorsqu'elle est imposée de force ou sournoisement.

 

Le Chrétien croit que Jésus est le Fils de Dieu venu apporter le pardon des péchés pour tous les hommes.

 

Il aspire dans son témoignage bien loin du prosélytisme outrancier connu dans certaines mouvances ou religions faire partager, et connaître la délivrance, le pardon dans l'oeuvre de Jésus sur la Croix (Esaïe 53)

 
Et nous pouvons lire dans le livre des Actes :

Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (
Actes 4:12).

Oui ! Le Chrétien reconnaît et affirme que la Bible est la vrai vérité et que leur vérité ne les sauvera pas car seul Jésus peut sauver. Et pour cela beaucoup peuvent nous haïr et nous considèrent comme étant intolérants et il est vrai que si la référence pour l’intolérance est leur référence (ce qui n’est pas vrai bien sur), nous le sommes à notre corps défendant.

 

Puisque nous pouvons être considérés comme intolérants par la société dans laquelle nous vivons à cause de nos croyances.

 

 

Une chose est sûre, la vérité est la vérité, la vérité est absolue et non relative et Jésus Christ est la vérité.

 

Pleurer, et prier pour le salut de chacun, être un témoignage vrai, de douceur, de vérité, tel est notre devoir combien même il peut susciter refus, haine, ou rejet.

 

Elle n'empêchera jamais notre respect, notre amour, mais aussi le commandement de Jésus d'apporter la Bonne Nouvelle aux coeurs brisés, à celles et ceux qui veulent le connaître.

 

Il n'est pas une surprise que même la philosophie analyse le phénomène de l'athéisme comme relevant de la croyance au même titre que la foi. Hors notre foi n'est pas une philosophie, mais une réalité. Une rencontre personnelle et vraie avec Notre Sauveur.

 

Un athée peut bien évidemment faire siennes les valeurs judéo-chrétiennes (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas convoiter l’épouse du voisin…). La morale n’est pas un monopole du religieux. La religion, même sous appellation chrétienne (étiquette confondue) ne sauve pas et ne sauvera jamais. Croire en Dieu n’a jamais empêché un fanatique de transgresser des valeurs morales.

 

L’histoire nous montre avec constance que le meurtre au nom de Dieu est un phénomène universel. Ce qui fait la morale, c’est un choix conscient. Et l’humaniste, libéré du regard de Dieu, peut décider en conscience d’être moral. Il ne suffit pas de croire en l'existence de Dieu. Les démons y croient aussi, et ils tremblent.

 

Mais c'est de ce que nous aurons fait de Jésus, notre relation et le pardon au pied de la Croix qui fait toute la différence.

 

Heureusement..., Dieu ne croit pas dans les affirmations de sa non existence !!!

 

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Croix Huguenote

 

 

 

 

 


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:37

Les quatre bonheurs du Psaume 32

deur

d'Henri Lüscher

 

 

Quand nous nous sentons coupables, nous avons hautement besoin de l’Écriture pour nous assurer que Dieu ne nous rejettera jamais, et que rien ne nous séparera de son amour. C'est sa Parole qui nous donne la paix. Ce psaume est précisément un remède réservé aux « mutilés » du péché, en rupture avec Dieu. On trouve au début de ce psaume le terme étrange de mashil, parfois traduit par « instruction ». En l'intitulant ainsi, David désire certainement donner à son expérience du péché et du pardon une valeur universelle. Puissions-nous tous goûter la réalité de ce bonheur primordial.

I. Le bonheur dans le pardon divin (1-5)

L’essence de tout bonheur se trouve dans le pardon des péchés. L’homme ne peut absolument pas s’approcher de Dieu et se sauver lui-même – même si, contrairement à l’animal, il est un être moral et religieux, car Dieu « a mis la pensée de l’éternité dans le cœur humain. » (Ecc 3.11). Parce que Dieu se plaît à faire miséricorde, et parce qu’il aime ses créatures, il a conçu un moyen de contrer notre impuissance à le rejoindre. Il a trouvé en son propre Fils le sacrifice qui nous donne la paix et la réconciliation avec Lui. Pour tout croyant : c'est l’importante doctrine de l’imputation, que Paul éclaire dans son chapitre sur la justification par la foi (Rom 4.7-8 ; cf. 2 Cor 5.19, 21).

Le bonheur est aussi pour celui qui vient à Dieu d’un cœur sincère, débarrassé de toute fraude ou hypocrisie naturelle (Jér 17.9). Là encore, l'expérience de la grâce de Dieu est fondamentale (Héb 13.9). L’auteur de l’Épître aux Hébreux nous exhorte à « nous approcher avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience » (Héb 10.22 ; cf. Ps 120.2).

La voie du bonheur : l’affliction et la confession des péchés

Les v. 3-4 rappellent ce qui se produit lorsque le péché n’est pas confessé au Seigneur :

- « je me suis tu » : nous cherchons à cacher le mal qui nous ronge ;
- « sans arrêt je gémissais » : notre conscience est lourde, notre état maladif ; notre âme manque de repos intérieur ;
- « ta main s’appesantissait sur moi » : Dieu se sert de sa main appesantie pour nous affliger, afin de nous pousser à entrer dans la voie du véritable bonheur, par la confession de nos fautes : « Car ma vie s’évanouit comme une fumée, mes dernières forces se sont consumées. Comme l’herbe coupée, mes facultés ont perdu toute fraîcheur » (Ps 102.4-5, version des Psaumes en français courant ; cf. aussi Ps 39.11 ; Job 13.21).

Confession et repentance (v. 5)

Le pécheur non repentant souffre sous un poids terrible, jusqu'au moment où il confesse au Seigneur ce qui cloche dans sa vie. Je reconnais mon péché et m’en humilie en demandant pardon pour tout le mal causé au Seigneur, et peut-être aussi à mon prochain, mon conjoint, mes enfants, mes amis, mes frères et soeurs dans la foi.

Dieu répond en pardonnant mon iniquité.

C’est le pardon complet, en vertu de l’œuvre de la rédemption de Jésus-Christ, de sa mort et de sa résurrection. Ainsi, Dieu efface de « mon compte » mon péché. Le Seigneur s’en est chargé, il l’a porté à la Croix. Ce pardon est une certitude pour moi. Il est pour le présent et pour l’avenir. Je suis libéré du péché, et je refuse l’incitation de la chair et de Satan à retomber dans mes anciens péchés. C’est ce que confirment les passages suivants : 1 Jean 1.7, 9 ; Ps 103.12 ; És 43.25 ; Mich 7.19.

Nous trouvons cette merveilleuse doctrine de l’imputation et du pardon résumée comme suit : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. Heureux l'homme qui est continuellement dans la crainte ! Mais celui qui endurcit son cœur tombe dans le malheur. » (Pr 28.13-14).

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 11:43
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Écrit par Charles Spurgeon  

Qu'est-ce que la vraie repentance, et comment est-elle donnée ?

Il est clair que la repentance est associée au pardon des péchés. Dans Actes 5:31, nous lisons, à propos du Seigneur Jésus:

"Dieu l'a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés."

Ces deux bénédictions nous sont accordées par Celui dont les mains sacrées furent clouées sur le bois de la croix, mais qui est maintenant ressuscité dans la gloire. La repentance et le pardon des péchés ont été décrétés inséparables par la volonté éternelle de Dieu. Ce que Dieu a joint, qu'aucun homme ne le sépare !
La repentance accompagne nécessairement la rémission des péchés. Et vous comprendrez qu'il doit en être ainsi, si vous réfléchissez un peu à cette question. Il est impossible que le pardon des péchés soit accordé à un pécheur impénitent ! Cela ne ferait que le confirmer dans ses mauvaises dispositions, et cela ne l'enseignerait nullement à haïr le péché. Imaginez-vous que le Seigneur puisse dire à un pécheur : "Tu aimes le péché, et tu vis dans le péché. Tu t'y enfonces de plus en plus. Mais je te pardonne quand même !" Ne serait-ce pas accorder une pleine et horrible liberté à l'iniquité ?

Toutes les fondations de l'ordre social seraient détruites, et il s'ensuivrait la pire anarchie morale ! Il m'est impossible de vous décrire les innombrables méfaits qui se produiraient certainement, si l'on dissociait la repentance du pardon des péchés, et si l'on pardonnait le péché, alors que le pécheur continuerait à s'en délecter toujours davantage ! Il est de la véritable nature des choses, si nous croyons en la sainteté de Dieu, que nous ne puissions pas être pardonnés, mais que nous récoltions toutes les conséquences de notre obstination, si nous persévérons dans le péché, et si nous ne voulons pas nous en repentir.

Selon la bonté infinie de Dieu, nous avons la promesse que si nous abandonnons nos péchés, si nous les confessons, et si nous décidons, par la foi, d'accepter la grâce qui nous est donnée en Jésus-Christ, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés, et pour nous purifier de toute iniquité. Mais, aussi certainement que Dieu existe, il n'y a aucune promesse de miséricorde pour ceux qui persévèrent dans leurs mauvaises voies, et qui refusent de reconnaître leurs péchés.

Certainement, aucun rebelle ne peut s'attendre à ce que le Roi lui pardonne sa trahison, tant qu'il demeure dans une révolte ouverte. Personne ne peut être assez fou pour imaginer que le Juge de toute la terre puisse ôter nos péchés, si nous refusons de nous en séparer nous-mêmes.
En outre, il doit en être ainsi si l'on veut reconnaître la perfection de la miséricorde divine. Une miséricorde qui pardonnerait le péché tout en laissant le pécheur vivre dans ce péché ne serait qu'une miséricorde bien faible et bien superficielle. Ce serait une miséricorde injuste et défigurée, boiteuse et privée de toute vigueur.

D'après vous, quel est le plus grand privilège : être libéré de la culpabilité du péché, ou être délivré de la puissance du péché ? Je ne vais pas tenter d'évaluer la grandeur respective de deux bienfaits aussi immenses. Nous n'aurions pu recevoir aucun d'eux si le précieux sang de Jésus n'avait été versé. Mais il me semble toutefois, si je devais les comparer, que le plus grand de ces deux bienfaits est sans doute celui qui me permet d'être délivré de la domination du péché, d'être sanctifié, et d'être transformé à l'image de Dieu.

Etre pardonné est une faveur immense, incomparable. Nous en avons fait l'une des premières notes de notre psaume de louange : "Lui qui pardonne toutes tes iniquités." Mais si Dieu nous pardonnait et si, par la suite, Il nous permettait de continuer à aimer le péché, à nous vautrer dans l'iniquité et à nous plonger dans la convoitise, à quoi aurait servi Son pardon ? N'aurait-il pas été plutôt un cadeau empoisonné, qui n'aurait pas manqué de nous détruire ? Etre lavé, et demeurer ensuite étendu dans la boue ! Etre déclaré pur, et avoir encore la blancheur de la lèpre sur le front ! Ne serait-ce pas la pire caricature de la miséricorde ? A quoi vous servirait-il de sortir un homme de son sépulcre, si vous le laissez dans la mort ? Pourquoi le conduire à la lumière, s'il est toujours aveugle ?

Nous remercions Dieu, parce que Celui qui pardonne nos iniquités guérit aussi nos maladies. Celui qui nous lave des souillures du passé nous fait aussi sortir des voies impures du présent, et nous préserve de toute chute future ! Nous devons joyeusement accepter à la fois la repentance et la rémission des péchés, car ils ne peuvent être séparés. Notre alliance nous a acquis un héritage qui forme un tout indivisible, et qui ne doit pas être morcelé. Morceler l'œuvre de la grâce reviendrait à couper en deux un enfant vivant. Ceux qui permettent cela n'ont aucun intérêt à le faire.

Vous qui cherchez le Seigneur, je vous le demande : "Vous contenteriez-vous de l'une de ces bénédictions seulement ?" Cher lecteur, seriez-vous satisfait, si Dieu vous pardonnait vos péchés, tout en vous permettant de continuer à vivre dans le péché et dans le monde comme auparavant ? Oh non ! L'esprit régénéré craint avant tout le péché, bien plus que la punition du péché ! Le vrai cri de notre cœur n'est pas : "Qui me délivrera de la punition et du jugement ?", mais : "Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Qui me permettra de surmonter la tentation, et de devenir saint comme Dieu est saint ?"

Veillez donc à ce que la repentance reste toujours étroitement associée à la rémission des péchés, puisque cela s'accorde avec le désir de votre cœur, et que cela est nécessaire à la pleine manifestation de votre salut !

En outre, la repentance et le pardon sont étroitement unis dans l'expérience de tous les Chrétiens. Tous ceux qui ont sincèrement confessé leur péché, dans la repentance et la foi, ont toujours reçu le pardon. Par ailleurs, jamais aucun de ceux qui ne se sont pas repentis de leurs péchés n'a été pardonné. Je n'hésite pas à proclamer que dans le Royaume de Dieu, il n'y a jamais eu, il n'y a jamais, et il n'y aura jamais aucun pécheur dont le péché ait été effacé, sans qu'auparavant le cœur de ce pécheur n'ait été conduit à la repentance et à la foi en Christ. Dans notre âme, la haine du péché et la conscience du pardon viendront et demeureront ensemble aussi longtemps que nous vivrons.

Ces deux choses sont interdépendantes : celui qui est pardonné se repent, et celui qui se repent est certainement pardonné. Rappelez-vous avant tout que c'est le pardon qui conduit à la repentance. La loi et les menaces ne font qu'endurcir le cœur. Mais la conscience d'avoir reçu un pardon qui nous est acquis par le sang de Jésus peut ramollir le cœur le plus dur.

C'est quand nous sommes certains d'avoir été pardonnés que nous haïssons l'iniquité. Je suppose que lorsque notre foi devient une pleine assurance, lorsque nous sommes certains, sans l'ombre d'un doute, que le sang de Jésus nous a lavés et rendus plus blancs que la neige, c'est alors que la repentance est aussi la plus profonde. La repentance s'approfondit à mesure que la foi grandit. Ne vous y trompez pas ! Une vraie repentance n'est jamais temporaire et fugace. Elle n'est jamais l'effet de quelques jours ou de quelques semaines. Ce n'est jamais une "pénitence" temporaire qui s'évanouit rapidement ! Mais c'est la grâce de toute une vie, comme la foi elle-même. Les petits enfants du Seigneur se repentent, comme se repentent les jeunes gens et les pères dans le Seigneur. Car la repentance est la compagne inséparable de la foi. Tant que nous marchons par la foi et non par la vue, les larmes de la repentance brillent dans les yeux de la foi ! Aucune repentance véritable ne se produit sans une foi véritable en Jésus ! Et aucune véritable foi en Jésus n'existe sans une repentance véritable qui l'accompagne toujours ! La foi et la repentance sont deux sœurs siamoises, étroitement soudées entre elles.

Notre véritable repentance est à la mesure de notre foi dans l'amour et dans le pardon de Christ. De même, notre joie d'avoir reçu le plein pardon offert par Christ ressuscité et exalté est directement proportionnelle à notre repentance et à notre haine du péché. Vous ne saurez jamais apprécier le pardon à sa vraie valeur, tant que vous n'éprouverez pas la vraie repentance. Et vous ne goûterez jamais à cette vraie repentance tant que vous n'aurez pas été pardonné. Cela peut vous sembler étrange, mais il en est ainsi : l'amertume de la repentance et la douceur du pardon se mêlent en un doux parfum, dans la vie de tous ceux qui ont reçu la grâce de Dieu, et sont la source d'un bonheur incomparable.

Ces deux dons, qui nous sont conférés par l'alliance proposée en Christ, se garantissent l'un l'autre mutuellement. Si je sais que je me suis repenti, je sais aussi que je suis pardonné. De même, comment puis-je savoir que je suis pardonné, sinon en sachant aussi que je me suis détourné de ma vie de péché passée ? On ne peut être Chrétien que si l'on est passé par la repentance !
La foi et la repentance sont comme deux rayons de la même roue, deux poignées de la même charrue. On a justement défini la repentance comme étant le fruit d'un cœur brisé à cause du péché, et brisé au point de se détourner du péché. Se repentir, c'est à la fois se détourner du péché et se tourner vers Dieu. C'est un changement d'état d'esprit, le changement le plus radical qui soit, qui s'accompagne de chagrin à cause du passé, mais aussi d'une claire résolution de changement pour l'avenir.

Se repentir, c'est décider d'abandonner les péchés que nous aimions auparavant, et démontrer que nous les regrettons amèrement, par le fait que nous ne les pratiquons plus. Quand c'est réellement le cas pour nous, nous pouvons être assurés que nous sommes pardonnés. Car le Seigneur n'a jamais manqué de pardonner un cœur brisé à cause du péché, et brisé au point de se détourner du péché. D'un autre côté, si nous jouissons du pardon de nos péchés, grâce au sang de Jésus, si nous sommes justifiés par la foi, et si nous avons la paix avec Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur, nous savons alors que notre repentance et notre foi sont authentiques.

Ne considérez pas votre repentance comme la cause du pardon que vous avez reçu. Mais considérez-la comme accompagnant ce pardon. N'espérez pas pouvoir vous repentir, tant que vous n'aurez pas réalisé la grâce de notre Seigneur Jésus, et Son désir ardent d'effacer votre péché. Maintenez ces choses sacrées à leur vraie place, et comprenez quelles sont les relations qui les unissent. Elles sont comme les deux colonnes dressées devant le Temple de Salomon, Jakin et Boaz, qui encadraient majestueusement sa porte d'entrée. Elles constituent les deux piliers d'une véritable expérience de salut.

Personne ne peut entrer dans la présence de Dieu, sans d'abord passer entre ces deux colonnes de la repentance et de la rémission des péchés. L'arc de l'alliance divine brille dans toute sa splendeur sur votre cœur, lorsque les gouttes de la repentance sont illuminées par la lumière du plein pardon. La repentance du péché et la foi dans le pardon divin sont la chaîne et la trame constituant le tissu d'une réelle conversion. C'est par là que vous savez que vous êtes un véritable Israélite !

Pour revenir à ce verset du Livre des Actes sur lequel nous méditons, nous dirons que le pardon et la repentance jaillissent de la même source, et sont donnés par le même Sauveur. Dans Sa gloire, le Seigneur Jésus accorde toujours ces deux bienfaits ensemble à la même personne. Vous ne trouverez nulle part ailleurs la repentance séparée du pardon. Jésus les tient toujours ensemble, prêt à les accorder aujourd'hui encore avec la plus grande libéralité à tous ceux qui les accepteront de Ses mains. N'oublions jamais que Jésus nous donnera toujours tout ce qui nous est nécessaire pour notre salut. Il est donc très important que tous ceux qui recherchent la miséricorde divine ne l'oublient jamais. La foi est un don de Dieu, tout autant que le Sauveur en qui nous mettons notre foi. La repentance des péchés est une œuvre de grâce, tout autant que l'expiation par laquelle notre péché a été effacé. Le salut, dans tous ses aspects, n'est qu'une œuvre parfaite de grâce.

Comprenez-moi donc bien. Ce n'est jamais le Saint-Esprit qui Se repent ! Il n'a jamais rien fait dont Il doive Se repentir. S'il pouvait Se repentir, Il ne pourrait pas nous aider. C'est nous qui devons nous repentir de notre propre péché. Sinon, nous ne pourrons pas être libérés de sa puissance. Ce n'est pas non plus le Seigneur Jésus qui doit Se repentir. De quoi devrait-Il Se repentir ? C'est nous qui devons nous repentir, dans le plein consentement de toutes nos facultés et de toute notre âme. Notre volonté, nos affections, nos émotions, œuvrent ensemble de la manière la plus complète pour produire cet acte béni qui s'appelle la repentance du péché.

Pourtant, derrière cet acte personnel, il y a une influence secrète et sainte, qui fait fondre notre cœur, qui nous donne une vraie contrition, et qui produit en nous un changement complet. C'est l'Esprit de Dieu qui nous illumine, pour que nous comprenions ce qu'est le péché, et qui nous le fait haïr. C'est encore l'Esprit de Dieu qui nous fait rechercher la sainteté, qui nous fait apprécier l'amour et le désirer, et qui nous stimule à aller de l'avant, à chaque étape de notre sanctification. C'est enfin l'Esprit de Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire, selon le bon plaisir du Seigneur. Soumettons-nous sans délai à l'Esprit du Seigneur, à cet Esprit de bonté et d'amour, qui nous donnera avec abondance cette double bénédiction de la repentance et de la rémission de nos péchés, selon les richesses de Sa grâce. "C'est par grâce que vous êtes sauvés !"

Comment nous est donnée la repentance.

Revenons encore à ce texte magnifique :

"Dieu l'a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés" (Actes 5 : 31).

Notre Seigneur Jésus est monté au Ciel, pour que la grâce puisse en descendre. Il emploie Sa gloire pour laisser libre cours à Sa grâce. Si le Seigneur est monté plus haut, c'est dans le dessein d'entraîner avec Lui des pécheurs repentants. Il a été élevé pour accorder la repentance. Nous allons réaliser cela, si nous nous rappelons quelques grandes vérités.

L'œuvre accomplie par le Seigneur Jésus a rendu la repentance possible, disponible et acceptable. La Loi ne fait aucune mention de la repentance, mais elle dit clairement : "L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra" (Ezéchiel 18 : 20). Si le Seigneur Jésus n'était pas mort, ressuscité et monté auprès du Père, que vaudraient ma repentance et la vôtre ? Nous pourrions ressentir le remords et toutes ses horreurs, mais jamais la repentance et toutes ses espérances ! En tant que sentiment naturel, la repentance n'est qu'un devoir commun, qui ne mérite aucune louange particulière. Chez l'homme, la repentance est si souvent mêlée à la crainte égoïste de la punition, que l'on n'en fait pas grand cas en général. Si le Seigneur Jésus ne S'était pas interposé, et si nous n'avions pas été au bénéfice de Ses mérites, nos larmes de repentance n'auraient été que des torrents d'eau inutilement répandus sur le sol ! Mais Jésus a été élevé dans les cieux, pour que, par la vertu de Son intercession, notre repentance puisse être jugée acceptable devant Dieu. C'est en ce sens qu'Il nous donne la repentance, parce qu'Il permet à notre repentance d'être acceptée par Dieu, dans une position qu'elle n'aurait, autrement, jamais occupé.

Quand Jésus fut élevé dans les cieux, l'Esprit de Dieu fut répandu, pour produire en nous toutes les grâces dont nous avions besoin. C'est le Saint-Esprit qui crée la repentance en nous, en renouvelant surnaturellement notre nature, et en ôtant de notre nature charnelle notre cœur de pierre. Oh, ne perdez pas de temps à essayer de produire en vous des larmes impossibles ! La vraie repentance ne peut pas être un fruit de notre nature rebelle. Elle découle librement de la grâce souveraine de Dieu. Ne vous enfermez pas dans votre chambre pour vous frapper la poitrine, en essayant de faire sortir de votre cœur de pierre des sentiments qu'il est incapable de produire ! Mais allez au Calvaire, et contemplez la mort de Jésus. Levez les yeux vers les montagnes, d'où vous vient le secours ! Le Saint-Esprit est venu pour donner la vie à nos esprits, et pour produire en nous la repentance. C'est ainsi qu'au commencement Il planait à la surface du chaos pour en faire sortir l'ordre. Exprimez votre prière au Seigneur ! Demandez-Lui de venir faire demeurer Son Esprit en vous, pour qu'Il fasse de vous un être doux et humble de cœur, afin que vous puissiez haïr le péché, et sincèrement vous en repentir ! Il entendra votre cri et vous exaucera !

Rappelez-vous aussi que, quand notre Seigneur Jésus a été enlevé au Ciel, non seulement Il nous a donné la repentance en nous envoyant le Saint-Esprit, mais Il a fait dorénavant concourir à notre salut toutes les œuvres de la nature et de la providence. Il veut que toutes ces œuvres puissent nous appeler à la repentance, comme le cri du coq a parlé à Pierre, ou comme le tremblement de terre a parlé au geôlier. Assis à la droite de Dieu, notre Seigneur Jésus règne sur toutes choses, et les fait concourir au salut de Ses rachetés. Il utilise à la fois les bonnes choses et les choses amères, les épreuves et les joies, pour qu'elles incitent les pécheurs à être mieux disposés envers leur Dieu. Soyez donc reconnaissants pour la providence divine, qui a permis dans votre vie la pauvreté, la maladie ou la tristesse. Car, dans toutes ces choses, Jésus donne la vie à votre esprit et vous tourne vers Lui.

Bien souvent, la miséricorde du Seigneur parvient jusqu'à la porte de notre cœur, montée sur le cheval noir de l'affliction. Jésus utilise tous les aspects de nos expériences quotidiennes pour nous détacher de la Terre et nous attirer vers le Ciel. Christ est monté sur le trône, en tant que Souverain du Ciel et de la Terre, afin de soumettre, par tous les processus de Sa providence, les cœurs endurcis à l'œuvre de Sa grâce, afin qu'ils connaissent la repentance.

En outre, Il est à l'œuvre, en ce moment même, par Sa douce voix dans notre conscience, par Son Livre inspiré, par tous ceux qui prêchent à partir de ce Livre, par tous nos amis qui prient, et par tous les cœurs honnêtes. Il peut vous envoyer une Parole qui frappera votre cœur de pierre, comme l'a fait la verge de Moïse, et qui en fera couler des flots de repentance. Il peut vous remettre en mémoire certains passages poignants de l'Ecriture Sainte, qui gagneront votre cœur sans tarder. Il peut mystérieusement vous convaincre, et faire en sorte que vos pensées se tournent vers la sainteté, au moment où vous vous y attendez le moins. Soyez certains que Celui qui est monté dans la gloire, et qui est ressuscité dans toute la splendeur et la majesté de Dieu, possède de nombreux moyens pour produire la repentance dans le cœur de ceux à qui Il accorde le pardon. En ce moment même, Il attend de vous donner la repentance. Demandez-la Lui sans tarder !

Le Seigneur Jésus-Christ donne cette repentance à ceux qui, aux yeux du monde, la méritent le moins ! Que cela soit pour vous un sujet de grand réconfort ! Il a été exalté pour donner la repentance à Israël. A Israël ! A l'époque où parlaient ainsi les apôtres, Israël avait été la nation qui avait sans doute le plus péché contre la lumière et l'amour de Dieu, au point d'avoir osé s'écrier : "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !" Pourtant, Jésus a été élevé dans la gloire pour accorder la repentance à ceux qui avaient crié cela ! Quelle merveille de grâce !

Si vous avez été introduit dans la plus brillante lumière de Christ, et que vous l'avez ensuite rejetée, il y a toujours de l'espoir pour vous ! Si vous avez péché contre votre conscience, si vous avez profondément attristé le Saint-Esprit, si vous avez péché contre l'amour de Jésus, il vous est encore possible de vous repentir ! Vous êtes peut-être aussi endurci que l'incrédule Israël du temps de Jésus, mais votre cœur peut toujours être attendri, car Jésus a été élevé, et tout pouvoir Lui a été donné. Le Seigneur Jésus a été élevé pour donner la repentance et le pardon de leurs péchés à tous ceux qui sont allés au bout de l'iniquité, et qui ont commis les péchés les plus graves. Quel bonheur pour moi de pouvoir proclamer un tel Evangile ! Quel bonheur pour vous de pouvoir l'entendre !

Le cœur des enfants d'Israël est devenu plus dur que la pierre la plus dure. Luther pensait qu'il était impossible à un Juif de se convertir. Nous sommes loin de partager son opinion, mais nous devons admettre que le peuple d'Israël a fait preuve d'une singulière obstination à vouloir rejeter le Sauveur, au cours de tous les siècles passés. Le Seigneur a bien dit dans Sa Parole : "Israël a rejeté le bien" (Osée 8 : 3). "Elle (la lumière) est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue" (Jean 1:11).

Pourtant, si notre Seigneur Jésus a été élevé, c'est pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. Il est probable que mes lecteurs sont des Gentils. Eux aussi peuvent avoir un cœur très entêté, qui s'est rebellé depuis de nombreuses années contre le Seigneur Jésus. Mais c'est en eux aussi que notre Seigneur peut produire la repentance. Il se peut que vous n'ayez pas le talent d'un habile écrivain pour traduire ce que vous éprouverez quand vous cèderez à l'amour divin. William Hone était l'un d'eux. Il a écrit des ouvrages qui sont restés célèbres. Pourtant, il fut longtemps un infidèle endurci. Quand il fut vaincu par la grâce souveraine, voici ce qu'il écrivit :

Le cœur le plus fier qui ait jamais existé,
Tu l'as vaincu, Seigneur, tu l'as vaincu en moi.
La volonté la plus tenace et la plus dure,
Qui Te rejetait et servait Tes ennemis,
Toi mon Seigneur, Tu l'as entièrement domptée !
Que Ta volonté soit faite et non plus la mienne !
Tout mon cœur t'appartient désormais à jamais.
Il confesse à présent que Tu es la Parole,
Christ, mon puissant Sauveur, mon Seigneur et mon Dieu,
C'est maintenant Ta croix qui sera mon signal !

Le Seigneur peut accorder la repentance aux pires êtres humains. Il peut transformer des lions en agneaux, et des vautours en colombes. Portons nos regards sur Lui, afin qu'Il puisse produire en nous un tel changement ! Assurément, la contemplation de la mort de Christ est l'une des méthodes les plus efficaces et les plus rapides pour obtenir la repentance. N'essayez pas de pomper la repentance dans le puits desséché de votre nature corrompue ! Il est contraire aux lois de l'intelligence de prétendre introduire de force votre âme dans cet état que seule la grâce peut produire !

Mettez votre cœur en prière devant Celui qui peut le comprendre, et dites-Lui : "Seigneur, purifie mon cœur ! Renouvelle-le, Seigneur, produit en lui la repentance !" Plus vous vous efforcerez de produire en vous des émotions de repentance, et plus vous serez déçu ! Mais si, dans la foi, vous contemplez la mort de Jésus pour vous, la repentance jaillira dans votre cœur. Méditez sur l'amour du Seigneur, qui a versé tout le sang de Son cœur pour vous ! Considérez Son agonie, Sa sueur sanglante, Sa croix et Sa Passion ! Quand vous ferez cela, Celui qui a tant souffert jettera un regard d'amour sur vous. Par ce regard, Il fera pour vous ce qu'Il a fait pour Pierre, et vous aussi pleurerez amèrement. Celui qui est mort pour vous peut, par Son Esprit de grâce, vous faire mourir au péché. Et Celui qui est monté dans la gloire pour vous peut attirer votre âme à Lui, vous détourner du péché, et vous attirer à Sa sainteté.

Je serais heureux si je peux vous confier cette pensée. Ne creusez pas la glace en espérant y trouver du feu ! Ne fouillez pas dans votre cœur naturel pour y trouver la repentance ! Regardez à Celui qui est Vivant pour avoir la vie ! Regardez à Jésus pour avoir tout ce dont vous avez besoin, sur le chemin qui va de la porte de l'Enfer à la porte du Ciel ! Ne cherchez nulle part ailleurs ce que Jésus désire ardemment vous donner ! Mais rappelez-vous que Christ est tout !
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Published by Refuge Protestant Refuge du Chrétien - dans Réflexion
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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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