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Vie Protestante Réformée

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:33
La vie du Chrétien

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www.mesimages.ch

 

 

Dieu Seul peut :



- créer, mais il nous appartient de mettre en valeur ce qu'il crée.


- donner la vie, mais il nous appartient  de la transmettre et de la respecter.


- donner de croire, mais il nous appartient  d'être un témoignage vivant de Dieu pour chaque âme perdue, notre ami(e), collègue, voisin(e), soeur, frère en Christ.


- donner d'espérer, mais il nous appartient avec son Aide de donner et redonner confiance autour de nous.


- donner d'aimer, mais il nous appartient de le vouloir.


-  donner la paix, mais il nous appartient d'oeuvrer pour cela.


-  donner la force, mais il nous appartient de soutenir.


-  donner la joie, mais il nous appartient de sourire.


-  faire un miracle, mais il nous appartient d'apporter nos 5 pains et nos 2 poissons.

 

Dieu seul est la Lumière, mais il nous appartient de la faire briller autour de nous.


Dieu seul se suffit à lui-même, mais Il a souhaité prendre chacune, chacun de nous.

 

 

 

Et lorsque nous nous approchons de Lui, avec respect pour nos échecs et/ou refus

 

 

Seigneur Jésus, je te demande pardon

 


Seigneur Jésus, je te demande pardon, car je n'ai pas respecté tes désirs et tes ordonnances, ce pour quoi tu es mort à ma place.


En voulant éviter des problèmes, j'ai menti et ainsi trahi ta confiance et la confiance que mon prochain m'avait donnée.

 

Je suis là où je veux tout avoir en même temps même si cela ne m'appartient pas.

 

Je te demande pardon, et te prie de m'aider à vouloir maîtriser mes impulsions, mon égoisme.


Pardon de ne pas respecter ta création et tes créatures.


Pardon de m'accaparer la quasi totalité des moyens de subsistance et mon temps pour mon seul plaisir.


Pardon de mon indifférence aux malheurs, douleurs, solitudes qui ne me concerne pas.


Pardon de mon manque d'enthousiasme.

 

 

 

Seigneur, pardonne ton enfant

 

 

Seigneur, pardon de n'avoir pas toujours été présent là où tu l'aspirais.
 
Pardonne  d'avoir utilisé ton nom pour en faire un mensonge, d'avoir fermé les yeux au lieu de les ouvrir.
Pardon d'avoir été la loi, sans apporter la liberté.

Pardon d'avoir caché ma pauvreté sous les allures de la richesse, et d'avoir caché ma faiblesse sous un manteau de sainteté.

Seigneur,  pardon et donne moi la force et l'honnêteté de vivre comme tu l'aspires,  témoigner de ton amour, pour que d'autres âmes te connaissent, toi le Doux Père et Consolateur afin de pouvoir se réjouir avec toi du bonheur qu'il y a dans le Ciel pour tout pécheur qui se repend.
Au nom de Jésus Christ.
Amen.
-------------------------
Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui ? Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. (1 Jean 3:17-18)
 
 
Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. (Romains 12:2)
 
 
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. (Matthieu 11:28-30)
 
Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ. (Philippiens 4:6-7)
 
 
 Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! (1 Corinthiens 15:57)
 
 
-----------------------
 
" Il y a dans la prière un moment où il faut mettre à découvert la personnalité, ouvrir son cœur devant Dieu, épancher son âme affectueusement en demandes, soupirs et gémissements :  Seigneur, dit David, tous mes désirs sont devant toi, et mes soupirs ne te sont pas cachés (Psaume 38:10).  Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant; quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de Dieu? Je me souviens avec effusion de cœur " (Psaume 42:3,5). Parfois, les meilleures prières consistent plus en soupirs qu'en paroles, et ces paroles ne sont rien d'autre que la simple représentation du cœur, la vie et l'esprit de prière ". John Bunyan
 
 
Dieu abaisse ses regards sur ses enfants, et ceux-ci élèvent leurs regards vers Lui. Quand nous nous attendons à Lui, nous regardons à Lui et nous rencontrons son regard paternel. Nous attendre à Dieu, voilà ce qui détourne nos yeux et nos pensées de nous-mêmes. Andrew Murray
 
 
 
01 rayons de soleil sur les Alpes

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous entendre, à répondre à notre cri !

Il connaît nos défaillances, nos chutes de chaque jour,

Sévère en ses exigences, il est riche en son amour.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous comprendre quand nous sommes en souci !

Disons-lui toutes nos craintes, ouvrons-lui tout notre cœur,

Bientôt, ses paroles saintes nous rendront le vrai bonheur.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous défendre quand nous presse l'ennemi !

Il nous suit dans la mêlée, nous entoure de ses bras,

Et c'est lui qui tient l'épée qui décide des combats.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous apprendre à vaincre en comptant sur lui !

S'il nous voit vrai et sincère à chercher la sainteté,

Il écoute nos prières et nous met en liberté.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Bientôt, il viendra nous prendre pour être au ciel avec lui !

Suivons donc l'étroite voie en comptant sur son secours,

Bientôt nous aurons la joie de vivre avec lui toujours !

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:50

francis bailet 

Les mouvances charismatiques

Quelle attitude ?

par Francis BAILET

 

 

Le mouvement charismatique s'est développé au sein de dénominations évangéliques très diverses. Son influence dans les Eglises protestantes traditionnelles et dans l'Eglise catholique romaine est importante.

Il présente aujourd'hui un très large éventail de points de vue, d'attitudes et de pratiques. Aussi convient-il mieux de parler de « mouvances charismatiques ». Nous devons éviter tout amalgame et faire la différence entre ce qui peut être « admirable » et ce qui est « inacceptable ». Ce document, de caractère pastoral, est un ensemble de réflexions pour nous aider à discerner, à comprendre et à nous conduire dans une vraie marche « selon l'Esprit ».

 


I. QUATRE ATTITUDES SPIRITUELLES FONDAMENTALES

 


1. AMOUR


L'amour est prioritaire. C'est le charisme par excellence. Il est la démonstration de la présence de l'Esprit Saint dans notre vie. Si je n'ai pas l'amour, je ne suis qu'un airain qui résonne, qu'une cymbale qui retentit. Si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. (1 Co 13.1-3).

 

 

2. HUMILITE


Les églises évangéliques ont besoin d'un renouveau spirituel.

 

Nous confessons la faiblesse de notre témoignage, notre tiédeur spirituelle, le laxisme, le péché toléré.

 

Nous reconnaissons humblement qu'au travers du mouvement charismatique beaucoup d'hommes et de femmes se sont engagés dans une plus grande consécration envers Jésus-Christ. Nous nous en réjouissons aussi.

 

D'un point de vue plus général, le mouvement charismatique nous interpelle et nous conduit à reconsidérer la doctrine du Saint-Esprit, sa personne, son oeuvre, son fruit et ses dons.

 

 

3. UNITE


Le Saint-Esprit est un esprit d'unité. Les divisions entre enfants de Dieu sont l'oeuvre du diable (le diviseur). L'apôtre Paul condamne sévèrement celui qui provoque des divisions. « Il est perverti et pèche » (Tt 3.10 et aussi 1 Co 10 ; 1 Co 11.18 ; Rm 16.17 ; Ga 5.20).

Nous voulons donc nous « efforcer de conserver l'unité de l'Esprit par le lien de la paix » (Ep 4.2-3). Malgré les imperfections des uns et des autres, malgré nos fautes, nos faiblesses, la lumière de Christ resplendit dans le monde, et son salut est proclamé sur la terre entière. C'est à cela que nous voulons regarder.

 

 

4. DISCERNEMENT


Nous ne pouvons pas, cependant, ignorer les excès, les débordements de la « mouvance charismatique », dans les diverses manifestations qu'elle suscite. Nous avons besoin d'apprendre à discerner ce qui est de la chair et ce qui est de l'Esprit.

 

Le discernement est un signe de maturité spirituelle. Notre discernement s'exercera, non pour démolir, mais pour construire. « Nous voulons examiner toutes choses et retenir ce qui est bon » (1 Th 5.21).

 

« Que personne ne vous séduise », c'est l'avertissement de notre Seigneur (Mt 24.4,5,11,24). L'apôtre Paul adresse la même exhortation aux Ephésiens (5.6), aux Colossiens (2.4) et aux Thessalonissiens (2 Th 2.3).

 

 

II. NOUS CROYONS ET CONFESSONS :


Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement.

 

Le temps des miracles n'est pas terminé. La puissance de Dieu se manifeste encore, aujourd'hui, dans l'Eglise. Nous pouvons nous attendre à Lui pour des interventions miraculeuses, de grandes délivrances.

 

Dieu accorde à ses enfants divers dons spirituels. C'est une faveur de sa part. Ces charismes (charisma signifie : don de grâce) sont donnés, toujours, en vue de l'édification du Corps de Christ. Nous devons aspirer à les posséder en vue de faire du bien aux autres et non pour nous-mêmes. Dans le cas contraire, nous ferons fausse route.

 

Il ne peut y avoir de contradiction entre la Parole écrite de Dieu et les manifestations du Saint-Esprit.

 

 

III. MISE EN GARDE


On ne peut pas privilégier un charisme vis-à-vis des autres charismes. Déclarer « le parler en langues est le signe initial du baptême du Saint-Esprit », c'est aller au-delà de l'enseignement des Ecritures. D'autre part, la recherche systématique du don du parler en langues par des méthodes bien peu conformes à l'enseignement biblique ne peut que nous entraîner vers des expériences qui ne glorifient pas le Seigneur.

Un phénomène semblable à celui du parier en langues biblique peut se manifester sous une influence simplement psychologique ou, quelquefois, avoir une origine occulte.

 

La prophétie


L'apôtre Paul nous exhorte à rechercher tous les dons, mais particulièrement celui de prophétie, car il contribue à l'édification de l'Eglise (1 Co 14).

Le prophète édifie, exhorte, console (1 Co 14.3). La prophétie ne peut être assimilée prioritairement à l'annonce de l'avenir. Une prophétie ne peut être en désaccord avec les Ecritures. Elle n'a jamais priorité sur l'Ecriture. L'exercice du don de prophétie doit se faire sous le contrôle des responsables de l'Eglise.

 

Les dons miraculeux


Nous ne pouvons ignorer l'avertissement de Jésus : Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N'avons-nous pas chassé des démons ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous, qui commettez l'iniquité (Mt 7.22-23). Prophétiser en son nom, chasser des démons en son nom, faire beaucoup de miracles en son nom, ce n'est pas une preuve de notre appartenance au Seigneur.

L'apôtre Paul nous rappelle que l'apparition de l'antichrist se fera avec toutes sortes de miracles et de prodiges mensongers (2 Th 2.9-10). Nous devons donc être vigilants.

 

 

Expérience et Parole de Dieu

 


Beaucoup de chrétiens sont à la recherche d'expériences nouvelles. Le sensationnel et le spectaculaire les attirent. Plus que l'étude de la Parole de Dieu, c'est le vécu qui les intéresse. Nous ne voulons pas minimiser la valeur de l'expérience. Elle est essentielle, car on ne peut séparer la doctrine et la vie.

 

Cependant, nous ne pouvons pas accepter que l'autorité de la Parole de Dieu soit remplacée par la force du vécu.


La plénitude du Saint-Esprit ne peut se limiter à une expérience. Nous ne pouvons ériger notre expérience en règle absolue et l'imposer aux autres, encore moins porter un jugement sur ceux qui ne l'ont pas faite.

 

 

Le Saint-Esprit n'est pas seulement une puissance. II est une personne. II est Dieu lui-même.


Il ne peut être séparé, ni du Fils, ni du Père. L'onction de l'Esprit nous enseigne à demeurer dans le Père et dans le Fils (1 Jn 2.20-27). Comme le Fils glorifie le Père dans tout ce qu'il dit et dans tout ce qu'il fait (Jn 5.19-23 ; 14,7-11), de même le Saint-Esprit glorifie le Fils et le Père (Jn 14.16-17 ; 15.26 ; 16,13-15). Le Saint-Esprit ne parle pas de lui-même. Il conduit toujours le croyant à une plus grande communion avec le Fils pour l'accomplissement de la volonté du Père.

 

Les charismes ne sont pas « le centre de gravité de la vie chrétienne ».


Si la pratique des dons de l'Esprit a été négligée pendant plusieurs siècles, ne tombons pas dans le piège d'y voir maintenant la solution à tous les problèmes de notre vie spirituelle. « En appuyant trop fortement sur les dons spirituels, il faut malheureusement l'avouer, certains semblent avoir négligé le fruit de l'Esprit ».

 

CONCLUSION

 


En cette fin de XXe siècle, nous constatons que beaucoup de chrétiens ont soif de réveil. Ils désirent que quelque chose change. Leur désir de renouveau est légitime et très louable. C'est certainement l'oeuvre du Saint-Esprit. Mais ce n'est pas une raison pour accepter aveuglément des « doctrines nouvelles » simplement parce que l'on nous promet guérison, délivrance, victoire et vie comblée.

 

Le monde est séduit. Les chrétiens pourraient l'être aussi. Le même esprit qui agit dans le monde est aussi à l'oeuvre dans l'Eglise et beaucoup se laissent séduire. Le slogan à la mode, « cela marche, donc c'est vrai », ne peut être le nôtre.

 

Le fondement de notre foi et de notre marche chrétienne demeurera toujours : « II est écrit ».

 

Nos mises en garde sont nécessaires. Elles sont faites sans esprit de jugement.

 

C'est l'Amour qui les inspire.

 

Amour de la vérité d'abord, amour de la Parole de Dieu, seule source de vie spirituelle véritable.

 

Amour aussi pour tous nos frères et soeurs, même si nous ne partageons pas leurs positions théologiques et pratiques.

 

Amour, mais discernement... Discernement, mais amour encore, car l'amour est le chemin par excellence que nous ne voulons pas quitter. C'est sur ce chemin que nous pouvons nous rencontrer et marcher ensemble jusqu'à ce que nous entrions ensemble dans la maison de notre Père.

 

Francis Bailet,

 

source : Servir en l'Attendant

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Nota : Le lien et l'auteur n'engagent pas Refuge du Chrétien du point de vue doctrinal, étant responsables pour eux-mêmes de leur contenu. Si Refuge du Chrétien ne partage pas certaines positions doctrinales propre au pentecôtisme et charismatisme sur le saint Esprit, l'arminianisme, et d'autres sujets précis, son voeu et but unique.n'est pas de «démolir» ou dénier la foi réelle et fondée des chrétiens véritables, sincères et dévoués au Seigneur, mais seulement d'analyser des comportements, des phénomènes et des doctrines à la lumière de l'Écriture. Il s'agit assez souvent d'ailleurs de points saillants et classiques, la plupart connus publiquement.

 


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 23:34
Méditation transcendantale, yoga et autres pratiques religieuses par Rose-Marie Berthoud,

 

Méditation transcendantale, yoga

&

autres pratiques religieuses

(du charismatisme au pentecôtisme)

 

par Rose-Marie Berthoud, 

 

Face à l'affluence de certaines pratiques de l'Orient qui se sont infiltrées un peu partout, sous mille aspects différents et pour la convenance de chacun, il nous paraît judicieux de chercher à mieux comprendre quelle est leur origine et quelle est leur influence réelle à travers les variantes que l'on retrouve même dans les milieux chrétiens.

 

Nous citerons quelques textes qui nous permettront de mieux saisir le sens et la portée spirituelle des divers mouvements de spiritualité orientale qui ont si fortement marqué l'Occident depuis le début du siècle.

 

Nous nous référons à des études devenues classiques dans ce domaine : celle de Lit-sen Chang, de Maurice Ray et de Denis Clabaine.

 

La méditation transcendantale

 

Examinons pour commencer ce que dit Lit-sen Chang[1] de la méditation transcendantale.

 

Nous rappelons qu'avant sa conversion et pendant cinquante ans, il en fut un des promoteurs les plus fervents.

"Les personnes qui réfléchissent, se rendent compte que la culture moderne est malade et n’a plus d’âme. L’homme moderne a réalisé que la course au matérialisme est sans issue et qu’elle devient une menace terrible. Afin d’échapper au démon du désespoir, il est devenu une proie facile aux séductions religieuses de l’Orient. Un nouveau courant d’humanisme a surgi, mettant l’accent sur l’autonomie de l’homme. L’homme-dieu est venu remplacer le Dieu-homme. Il y a une recherche de soi, du monde intérieur, de l’espace sans limite, d’une conscience cosmique. Par la voie de la méditation transcendantale, les faux prophètes ont introduit une drogue et en ont fait la religion du peuple." (p. VII)

"La méditation est basée sur la répétition de mantras[2].

 

C’était très important dans les écoles hindoues.

 

Selon la tradition, un mantra est un texte secret, ou même une syllabe prise de leurs écrits.

 

On dit qu’il donne un pouvoir mystique à la personne qui le prononce dans un certain esprit.

 

Il doit être récité continuellement jusqu’à ce que les activités de l’esprit se fixent autour du mantra.

 

Celui-ci est le symbole actif d’une divinité particulière, et si quelqu’un médite et répète un mantra assez longtemps, tout en faisant des efforts pour s’identifier avec lui, celui qui médite devient un avec le dieu.

 

Selon leur croyance, notre énergie spirituelle rayonne normalement vers l’extérieur, mais la méditation est capable de la concentrer vers l’intérieur et de libérer le potentiel spirituel qui est en chacun de nous.

 

C’est ainsi que celui qui médite peut s’identifier à la divinité d’où provient le mantra.

 

Or, selon la Bible, les dieux que les Hindous adorent sont de faux dieux.

 

Ce sont en réalité des esprits de démons.

 

Le Psaume 96, v. 5, définit clairement le statut des dieux païens : "Tous les dieux des peuples sont des démons" (La Septante).

 

Les dieux païens des Hindous sont donc des contrefaçons de Satan, des démons en habits divins.

 

Le but du mantra est d’inviter un esprit de démon à prendre le contrôle des facultés.

 

Le mantra (normalement un mot en sanscrit ou une phrase invoquant le dieu hindou) est répété silencieusement à soi-même (ou chanté à haute voix) jusqu’à ce que la conscience du monde extérieur soit fermée.

 

Puis, il élimine petit à petit les pensées.

 

L’altération de la conscience résultant de la suppression de la perception extérieure et des pensées, débouchera finalement sur une expérience soudaine d’unité, dans laquelle le moi semble faire un avec l'univers.

 

La suppression des facultés mentales durant la pratique de la méditation ouvre la personne à l’influence des démons.

 

La recherche de l’état de passivité mentale et physique dans les méditations orientales est une invitation à l’influence et même au contrôle des esprits mauvais.

 

Cela va directement à l’encontre du commandement de Jésus à ses disciples : (Luc 21 :36)." (p. 21-22)

 

Le mot veiller, en grec, est agrupneo.

 

Il signifie être réveillé donc ne pas être endormi.

 

Cela ne laisse aucune place pour un état second ou un état où la conscience est diminuée.

 

Et lorsque l'on a sommeil, c'est une lutte que de rester éveillé !

 

Il nous faudra toutes nos facultés pour avoir la force d'échapper à toutes ces choses.

 

"Selon l’enseignement de Maharishi, la MT est le chemin qui mène à Dieu, c’est une très bonne méthode de prière qui nous conduit droit au Créateur. La clé de la plénitude, dans toutes les religions, se trouve dans la pratique régulière et intense de la MT. C’est un processus qui provoque un enchantement croissant à chaque pas. Sur ce chemin de la transcendance, l’emprise de ce charme fait grandir la foi. Plus encore, la MT est telle qu’on peut commencer à la pratiquer quel que soit le degré de foi de la personne, car elle produit la foi à celui qui n’en a pas, et dissipe le doute de l’esprit du sceptique en lui procurant une expérience directe de réalité.» A travers ses enseignements et ses propres paroles, nous pouvons voir directement la vraie nature de la MT. Bien qu’elle se réclame être purement neutre, scientifique et non religieuse, c’est vraiment l’hindouisme déguisé. (...) (p. 22)

 

C’est une forme sécularisée de la pratique du yoga. (...) … par leur stratégie et leur publicité, les partisans de la Méditation Transcendantale essayent de nous faire croire qu'elle n’est pas une religion mais une technique ou une science visant à un repos profond ou à la relaxation. (...) Un représentant de la “Fondation Américaine pour la Science de l’Intelligence Créative” (un autre nom pour la MT), proclamait :  (p. 23)

 

C'est là, curieusement, exactement ce qu'on nous dit et qu'on observe à propos du parler en langues actuel. N'importe qui peut s'y mettre, même un non chrétien ! Bien des catholiques s'y sont mis depuis longtemps, grâce à l'imposition des mains de pentecôtistes. Le résultat ? Un retour et un plus grand attachement aux dévotions traditionnelles de l'Eglise catholique, dont celles de Marie qui leur parlent en langues et par prophéties[3]. Les parleurs en langues ne doivent surtout pas se poser trop de questions, car, du coup, s'ils devenaient conséquents, il leur faudrait renier certaines doctrines pentecôtistes si chères à leur coeur, et renier toutes leurs expériences ! Comme leur vie spirituelle est basée sur elles, ce serait le désastre et le vide. Ils n'auraient plus rien à quoi s'accrocher, à moins qu'ils ne prient : Que tout ce qui est ébranlable en moi soit ébranlé pour que reste l'inébranlable, c'est-à-dire, Christ et ses commandements. Les vrais nés d'En Haut devront apprendre à s'accrocher sur ce Rocher seul.

 

"Maharishi Mahesh Yogi devint le leader spirituel, non seulement des Beatles, mais de millions d'adolescents dans le monde entier, en employant les techniques modernes du marketing." (p. 50-51)
 
"Bob Larson, un chanteur bien connu, compositeur et guitariste, après sa conversion [au christianisme] (...) écrivit plusieurs livres (…) dans lesquels (…) il explique la nature satanique de ce que les Hippies et les Beatles essayaient d’accomplir, et le dessein du diable, à savoir, comment être un instrument dans sa main pour détruire entièrement le sens moral de cette génération." (p. 24)
 
"Du point de vue spirituel et biblique, méditer signifie penser, réfléchir sur la Parole de Dieu, ses lois, ses préceptes, ses statuts, ses commandements, sur les choses qui sont vraies, nobles, justes, pures, aimables et acceptables à ses yeux, ceci accompagné de supplications, de prières, de louanges et d’actions de grâces. Or, la MT fait exactement le contraire : faire le vide dans son esprit, chasser les pensées, se concentrer sur des sons qui n’ont pas de signification et les répéter indéfiniment. C’est une fuite, une évasion négative, un culte mystique, une auto-intoxication, et même plus, c’est une technique de suicide intellectuel et une aventure dangereuse qui conduit au suicide spirituel." (p.55)
 
 

Lit-sen Chang nous rappelle comment Dieu a pourvu afin que nous ayons une méditation pure.

 

"Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. (Josué 1 : 8)
 
Heureux l’homme… qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : tout ce qu’il fait lui réussit. (Psaume 1 : 2-3)
 
La loi de l’Éternel est parfaite, elle restaure l’âme ; le témoignage de l’Éternel est véritable, il rend sage l’ignorant. Les ordonnances de l’Éternel sont droites, elles réjouissent le coeur ; les commandements de l’Éternel sont purs, ils éclairent les yeux. La crainte de l’Éternel est pure, elle subsiste à toujours ; les jugements de l’Éternel sont vrais, ils sont tous justes. Ils sont plus précieux que l’or, que beaucoup d’or fin ; ils sont plus doux que le miel, que celui qui coule des rayons. Ton serviteur aussi en reçoit instruction ; pour qui les observe la récompense est grande. Qui connaît ses égarements ? Pardonne-moi ceux que j’ignore. Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil, qu’il ne domine point sur moi ! Alors je serai intègre, innocent de grands péchés. (Psaume 19 : 8-14)
 
 
Je serre ta parole dans mon coeur afin de ne pas pécher contre toi… Je médite tes ordonnances, j’ai tes sentiers sous les yeux… Je fais mes délices de tes commandements, je les aime… Que tes compassions viennent sur moi, pour que je vive ! Car ta loi fait mes délices… Combien j’aime ta loi ! Elle est tout le jour l’objet de ma méditation… Je suis plus instruit que tous mes maîtres, car tes préceptes sont l’objet de ma méditation… Je devance les veilles et j’ouvre les yeux pour méditer ta parole. (Psaume 119 : 11, 47, 77, 97, 99, 148)
 
Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous. (Phillipiens 4 : 8-9)
 
Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. (Colossiens 3 : 1-2)
 

Cependant, on ne peut pas atteindre Dieu par nos propres efforts ou par la méditation. Cela nous est rendu possible seulement par sa grâce, parce qu’Il nous a sauvés, parce qu’il nous a ressuscités ensemble et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ (Éphésiens 2 : 5-6) et nous a rendus capables de fixer nos coeurs et nos esprits sur les choses d’en haut. C’est la vraie méditation transcendantale." (p. 56-58)

 

D'après les Ecritures, la méditation chrétienne n'est donc pas une méditation dans le vide. C'est un effort intellectuel qui doit conduire à l'action. Nous devons lire le livre de la loi, le méditer jour et nuit. Autrement dit, nous devons y penser, y réfléchir de façon concentrée, sous le regard de Dieu, afin de nous imprégner de plus en plus de la pensée du Seigneur afin qu'elle devienne nôtre petit à petit.

 

Pour la jouissance intellectuelle ? Non !

 

– Afin d'agir fidèlement selon tout ce qui est écrit. C'est en comprenant correctement ses Commandements que nous agirons correctement.

 

 

Le yoga

 

Le yoga, sous forme de gymnastique déguisée, a introduit en Suisse la méditation transcendantale.

 

Maurice Ray, dans son livre, Non au yoga[4], dévoile les dessous de cette pratique et en démontre l’incompatibilité avec la Parole de Dieu.

 

Dix ans aparavant, il avait écrit : L'occultisme à la lumière du Christ[5].

 

Et comme l'indique l'auteur, après la lecture de son livre, ceux qui avaient eu l’amour de la vérité firent comme les Béréens, ils examinèrent les Écritures pour voir si ce qu’on leur avait dit était vrai, et ils se sont laissés convaincre par la Parole de Dieu. Les autres n’y ont pas pris garde, ils ont trouvé que cette prise de position était sectaire et ils en ont minimisé l'importance.

 

"Résultat (selon Maurice Ray) : parfois ouvertement, parfois sous des déguisements religieux, l’occultisme a pu continuer son travail de sape ou de corruption de toute spiritualité chrétienne authentique. C’est ainsi que dans l’espace de ces dix dernières années[6], il a gagné à sa cause des milliers d’adhérents sous une forme séduisante, attractive même, en tout cas nouvelle pour les Occidentaux, alors qu’elle est des plus communes en Orient : le yoga.” (p. 10-11)
 

Denis Clabaine abonde dans le même sens, dans son remarquable ouvrage Le Yoga face à la Croix[7] :

 

"Les mots yoga et jungum (joug), viennent de la même racine indo-européenne, avec la signification d’union. Le yoga vise une certaine union divino-humaine." (p. 3)
 
"La dynamique spécifique du hatha-yoga n’est pas celle de la gymnastique, mais celle du yoga. (…) Le simple fait d’évoquer avec complaisance les pouvoirs et performances des yogins devrait suffire à faire deviner que le fond de la question est bien autre chose qu’une simple gymnastique. Et d’ailleurs, on le dit aussi, mais en se perdant souvent, en Occident, surtout dans les milieux chrétiens, dans un flou pudique où l’on prétend préserver sa foi en flirtant avec les thèmes païens. Le simple bon sens devrait déjà faire voir que ce qu’on trouve de bienfaits authentiques dans le yoga, gymnastiques ou autres, on peut le trouver ailleurs, avec les méfaits en moins. Il n’est pas nécessaire de faire du yoga pour trouver souplesse, détente, apaisement, concentration, etc. Il suffit de faire n’importe quelle gymnastique saine et naturelle, lente ou rapide selon les besoins, en y mettant tous les moyens appropriés à ce qu’on veut obtenir, sans sortir de ce qui est sain : oxygène, application attentive, etc. La donnée de base sur ce plan physique, c’est que toute la technique du hatha-yoga est spécifiquement ordonnée à la montée de la kundalini (serpent vibratoire subtil) depuis le bas de la colonne vertébrale jusqu’au cerveau, en ouvrant les uns après les autres les sept chakras (centres vibratoires subtils) de l’ensemble - le premier étant au périnée, le septième étant au sommet du crâne. Toute les forces du corps (et de l’esprit, au moins au niveau inconscient) sont arc-boutées sur cette propulsion du bas vers le haut. (…) Tous les yogas récupèrent l’énergie sexuelle, puisque c’est la base même de la sublimation vibratoire qu’ils recherchent, c’est la vibration de base qu’ils s’appliquent à exploiter, sublimer, exalter. A partir de ce principe commun de base, chacun a sa technique d’exploitation, de sublimation, d’exaltation, tout comme les scientifiques et techniciens dans leurs domaines. Dans le fond, il s’agit toujours de la même chose. Tout comme le soi de l’hindouisme correspond, au fond, au non-soi du bouddhisme, ou encore la plénitude de l’hindouisme au vide du bouddhisme, ou le théisme du yoga de Patanjali à l’athéisme du samkhya et du bouddhisme : ces apparentes oppositions n’opposent que des approches, diverses, parce que profanes au départ, d’un but unique et commun, qui dépassera précisément ces oppositions propres au monde de la dualité. (…) La transposition de l’énergie et de la vibration sexuelles à des niveaux vibratoires inimaginables pour le commun des profanes permet de parler de non-sexe, comme de soi et de non-soi, de plein ou de vide. En fait de non-dualité, on dépasse seulement les dualités du connu, du profane, sans sortir vraiment du monde de la matière et du sexe. (…) Ce sexe que l’on prétend sublimer est toujours du sexe, en haut comme en bas, et il n’est pas plus chaste en haut qu’en bas. Il est simplement plus subtil vibratoirement, mais aussi plus intense : simplement, l’orgasme est dans le cerveau au lieu d’être en bas. (…) Tous ceux qui font vraiment du yoga mettent en action ce processus vibratoire d’essence sexuelle et de la dynamique magique, qui doit conduire la serpente kundalini jusqu’au sommet du crâne. Ne pas le sentir, ne pas s’en rendre compte, ne pas le savoir, n’est pas la preuve qu’il ne se passe rien (…)." (p. 8-13)
 
"Le but du yoga …, est de supprimer la conscience normale au profit d’une conscience qualitativement autre. Patanjali définit ainsi le yoga : "La suppression des États de conscience." (…)" (p. 23)
 
"Le yoga ne cherche pas en soi cette santé de l’homme normal, mais au contraire à créer les conditions d’un sur-homme, d’un homme paranormal. Il ne faut donc pas le prendre, ni au point de vue gymnastique, ni au point de vue respiratoire, ni à aucun point de vue, comme une norme, mais comme une paranorme. Et ce surhomme, ce para-homme, cette paranorme, ne sont pas de Dieu mais du Serpent, de Satan (…). Le yoga renverse donc cette hiérarchie si saine, et privilégie l’inconscient par rapport au conscient, le sensitif par rapport au logique, le subjectif par rapport à l’objectif, etc. Non seulement nous n’exagérons rien en disant cela, mais les spécialistes eux-mêmes le disent et en font un principe explicite. Et non seulement ceux du yoga mais de toutes les mystiques d’en bas, sous la réserve qu’elles se prétendent plus souvent d’en haut que d’en bas, et aussi objectives que subjectives..." (p. 25-26)

 

Venons-en à la méditation.

 

"Primitivement, en effet, méditer signifie en quelque sorte ruminer, répéter, remâcher. Le sens psychologique en dérivant signifie évidemment remâcher une idée, d’où : réfléchir, penser, de façon concentrée, et surtout sur un thème donné. Mais le sens mécanique, pour parler comme Maharishi, indique la répétition non d’une idée mais d’un mot, au sens matériel et phonétique du mot, même s’il n’est prononcé que mentalement. On peut répéter non seulement des mots, mais de simples syllabes, des phonèmes. Et ce qu’on fait sur le plan du son (audible ou mentalisé), on peut le faire tout autant sur le plan de l’image : on peut se concentrer sur un point fixant le regard, physiquement ou mentalement, en partant d’une image plus complexe ou non, perçue extérieurement par les yeux ou intérieurement par visualisation imaginative. (p. 29)
 
"Le yoga éveille le Léviathan, la Kundalini, le Serpent ... Sa vraie conscience vraiment spirituelle (du yogin), son vrai moi, son âme spirituelle faite à l’image de Dieu, sont endormies, plongées dans une léthargie digne du Léthé infernal. Au profit d’une autre conscience, pas vraiment spirituelle mais charnelle, quoique habitée par un esprit, l’esprit de la chair." (p. 55) (…)
 
 
D’où ces prodiges qui veulent se faire passer pour des miracles de Dieu, comme les états vibratoires subtils que le démon anime dans le vécu psychique veulent se faire passer pour l’état de grâce du vrai Dieu. (…) Le démon a beau jeu de faire passer ses super-sensations subtiles pour la vie super-spirituelle de la vraie grâce divine, surnaturelle et inaccessible aux sens et à toute connaissance purement naturelle, révélée par la foi mais doublement cachée et inconnue à ceux qu’il détourne non seulement de la vraie foi mais même de la saine nature ...
 
"Méfiez-vous des faux-prophètes ! (…) C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez” (Mt. 7 : 15-16).
 
Ces fruits ne sont pas ces miracles, puisqu’ils “opéreront de grands signes et prodiges, de façon à égarer, si possible, même les élus” (Mt. 24 : 24). Ce sont donc des fruits intrinsèquement spirituels, de l’ordre donc de la vérité et de l’amour (et autres par surcroît) ; objectivement contrôlable, et non pas seulement subjectivement : autrement il n’y a plus de critère valable pour juger de ces fruits, mais pure subjectivité universelle, pure arbitraire, déchéance radicale du royaume de la vérité, qui est un royaume d’objectivité, de cohérence logique, de lumière, etc." (p. 58-59)
 

Penchons-nous sur les états altérés de la conscience.

 

"Nous avons abondamment développé le caractère dépersonnalisant, indifférenciateur, asservissant, diabolisant, etc., du yoga et de ce qui lui ressemble, (…) nous ajouterons ici le point de vue de la neurologie et celui de la psychologie. On pourrait citer en détail les ouvrages traitant de la drogue. Les minutieuses descriptions cliniques des effets des diverses drogues rappellent étrangement celles des états seconds obtenus par diverses techniques du genre yoga. Ce n’est d’ailleurs pas un mystère pour ceux qui en ont la double expérience. (…)
 
Le livre de Marlyn Ferguson, La révolution du Cerveau (Calmann-Lévy), nous renseigne extrêmement bien sur ce sujet. Ce livre est centré sur l’étude des états altérés de la conscience, lesquels sont essentiellement, avec le sommeil, ce qu’on appelle les états seconds, avec tout l’aspect performances qui s’y rattache, et qui leur vaut, de la part de l’auteur, un préjugé favorable qui rend d’autant moins suspectes ses affirmations.
 
Marlyn Ferguson développe donc les rapprochements qui s’imposent entre les états altérés de la conscience qui “peuvent être déclenchés par l’hypnose, la méditation, les drogues psychédéliques, l’état d’oraison (il s’agit plutôt d’états parents de l’état de transe, l’agitation en moins en général, pas toujours), un isolement sensoriel, comme par l’approche d’une psychose aiguë. Le manque de sommeil et le jeûne peuvent les inciter. Les épileptiques… Une monotonie hypnotisante… Une stimulation électronique du cerveau… etc.”(La révolution du Cerveau, p. 63)
 

A la p. 64, nous lisons : “Dans les comptes rendus des sensations en état altéré, sous hypnose, drogue, dans une plongée mystique, etc., on est frappé par l’air de famille qui leur donne leur unité : perte des frontières du moi, et identification soudaine avec la totalité des vivants (sensation de se fondre dans l’univers) ; sensation de lumière ; perception altérée des couleurs ; exaltation ; sensations électriques ; impression de se dilater comme une bulle, ou de bondir très haut ; disparition de la peur, de la peur de la mort notamment ; bruits de tonnerre ; vent ; impression d’être séparé de son enveloppe charnelle ; béatitude ; perception précise de schéma, de modèle, de l’image accessible d’un ensemble échappant à la perception (patterns) ; sensation de libération ; interprétation des sens (synesthésie), comme quand on entend les couleurs en voyant les sonorités ; une impression de devenir océan ; l’impression que l’on vient de s’éveiller, que la conscience quotidienne n’en est qu’une ombre plate ; une sensation enfin de transcender le temps et l’espace." Et plus loin, dans une technique du genre yoga mantra : “… l’individualité semble se dissoudre et se fondre dans un être sans limites…” ( Nous savons que penser de cet “être”.) (p. 187-189)

 

"Signalons en passant que le phénomène matériel de résonance (vibratoire) entraîne des sensations d'unisson pouvant aller jusqu’à la sensation d’identité (= vibratoire). Si l’individu est alors complètement immergé dans son “état second” comme dans un rêve, ne pouvant plus prendre du recul (par son intelligence critique) par rapport au sensible, il s’identifie psychologiquement au senti, à la vibration qu’il est en train de vivre : d’où les sensations de fusion avec l’univers, ou avec tous les vivants, ou avec tel personnage du passé… dont il se croit la réincarnation (…)." (p. 196-197)

Combien de fois n'avons-nous pas entendu les mêmes descriptions à propos d'expériences charismatiques ! Dans la recherche du baptême du Saint-Esprit, des langues, et d'autres expériences.

 

Un médecin anglais, Patrick Dixon, a écrit un livre sur la bénédiction de Toronto et y est favorable.

 

Il a remarqué que tous les gens qui vivent ces moments ont un seuil de conscience légèrement diminué par rapport à la norme.

 

Comme dans ces états, on est très vulnérable, il comprend très bien qu'il y ait des gens qui s'occupent d'eux et soient spécialement formés pour cela . (!)

 

"Du côté de la folie et de la drogue, on enregistre des descriptions et des phénomènes correspondant exactement aux expériences et assertions de l’hindouisme, du bouddhisme, du jaïnisme. Certes, chacun ressort ce qu’il a en lui : un chrétien ressortira des thèmes chrétiens dans sa folie ou dans sa drogue. Il ne faut donc pas s’arrêter à ce qui ressort du fond de chacun : ce n’est pas spécifique puisque ce n’est que la montée à la surface, et en ébullition, de ce qui était déjà en lui. Ce qui est spécifique, et ce qui doit être retenu, c’est la manière nouvelle dont c’est vécu, et les éléments nouveaux qui se présentent. Et là, on retrouve l’énumération des caractéristiques des états altérés, telle que nous l’avons déjà reproduite plus haut." (p. 207)
 

Nous constatons également que dans le parler en langues actuel, ou dans ce qu'on appelle prophéties, chacun ressort ce qu'il a en lui.

 

Un catholique sera toujours plus fervent pour son église, il s'adressera à la Vierge, et celle-ci s'adressera à lui par des prophéties (cf. l'histoire du Renouveau charismatique chez les catholiques, qui ont eu cette deuxième expérience grâce à l'imposition des mains des pentecôtistes[8]).

 

Les pentecôtistes et les charismatiques ressortiront ce qu'ils y avaient en eux avant leur seconde expérience. Leurs prophéties iront du biblique au n'importe quoi …

Les vrais nés de nouveau auront une peine immense à lire la Bible, à prier normalement, ils seront en proie à des attaques violentes de la part de l'ennemi de nos âmes.

 

Mais ils seront rassurés par une de leurs phrases clé : Les pensées de blasphèmes, toutes sortes de mauvaises idées les conduiront ou non dans le péché.

 

Ceux qui aiment le Seigneur feront tout pour conformer leur vie à la Parole de Dieu, mais ils seront quand même étonnés de voir dans leur vie une tendance dépressive et des réactions quelque peu bizarres et incontrôlables.

 

Les erreurs doctrinales peuvent conduire assez rapidement à l'adultère spirituel, puis à l'adultère tout court. Tout l'Ancien Testament nous le montre.

 

Nous ne voulons pas dire que les non charismatiques sont meilleurs par eux-mêmes. La seule façon d'être un disciple de Christ, c'est d'être attaché à Lui seul et à sa Parole écrite. Et c'est souvent le travail de toute une vie que d'amener toutes nos pensées, notre volonté et nos sentiments à l'obéissance de Christ.

 

Lui seul peut faire ce travail en nous, si nous crions à lui, si nous sondons les Ecritures pour comprendre ses commandements et les mettre en pratique, assistés par l'Esprit Saint.

 

Reprenons notre lecture de Clabaine :

 

"Nous lisons à la page 103 du livre de Marlyn Ferguson (qui semble penser que les états altérés du cerveau sont des états supérieurs, et beaucoup le pensent comme elle) : “Le conseil classique pour modifier l’état de conscience (entendez : pour entrer dans l'état second commun à la transe, à la MT, à la drogue, etc.) a été formulé par William James, bien longtemps avant l'invention de l'électro–encéphalogramme (EEG) (William James, qui professait à l'université de Harvard et pratiquait la psychologie expérimentale, est mort en 1910) :
«La voie de la réussite passe par la capitulation, la passivité, et non par une activation. Se relaxer et non se concentrer, doit désormais devenir la règle. Renoncer au sentiment de responsabilité, laissez-vous aller (…). Il ne s'agit que de donner un peu de repos à votre moi personnel et convulsif, pour découvrir la présence d'un Soi plus grand…»" (p. 210)
"Nous insistons sur le fait que le vrai Dieu ne peut se trouver là où se trouve la contradiction interne. Et nous les invitons ensuite à comparer sérieusement cette mystique avec, d’une part, la drogue, dont la déchéance est difficilement attribuable au vrai Dieu, d’autre part l’Évangile, qui prêche la Croix et toute une doctrine diamétralement opposée (distinction entre Dieu et créature, péché et rédemption, nature et grâce, etc.)." (p. 198)
 

Et la psychologie !

 

La psychologie ne se place pas, elle non plus, sur un terrain neutre. Elle fait largement appel à la mythologie grecque pour expliquer les comportements-types de l'homme.

 

Or, nous connaissons suffisamment l'histoire des dieux grecs pour savoir qu'ils étaient livrés à leurs passions sans frein, n'ayant pas la loi mosaïque pour les retenir.

 

Jung et Freud ont tout deux baigné dans un arrière-plan occulte.

 

Freud, dans la cabale juive, Jung, dans l'ésotérisme et les religions orientales.

 

Jung, entre autres, affirme avoir reçu des révélations d'esprit des morts pour la rédaction des Sept sermons sur les Morts.

 

"Freud a choisi la pire des névroses - le complexe d'Oedipe - comme norme absolue des structures de tout psychisme. Or, celui-ci n'est pas structuré par le péché ou ses maladies, mais par l'ordre des commandements de Dieu. Les bornes du bien et du mal, du vrai et du faux, de la vérité et du mensonge, ont été déplacées, et l'homme, croyant ainsi se faire le maître de son destin, a érigé lui-même de nouvelles bornes et s'est perdu. Mais ces bornes anciennes demeurent… C'est à ces bornes anciennes que nous devons revenir[9]."
 

Dans son ouvrage, Clabaine se réfère au schéma psycho-mythique de la Grande Déesse : Fusion, Nirvana, Néant fort bien décrit par J. J. Walter dans son livre, Psychanalyse des Rites.

 

Clabaine écrit :

 

"Dans la ou les psychanalyses, nous dénonçons précisément le même mal que dans le yoga et le psychédélisme, à savoir le déchaînement de l'inconscient et du moi inférieur contre la suprématie du conscient et du moi supérieur. Mais justement parce que la psychanalyse navigue constamment dans ces bas-fonds, elle donne un regard fort expert à en reconnaître les méandres partout où ils se trouvent (et même, hélas ! souvent là où ils ne se trouvent pas).
 
Il faut reconnaître que la démarche de J. J. Walter est ici très saine, car il dénonce justement cette plongée vers le bas, cette fusion dans la mère-matière-inconscient, dont les rites païens nous donnent le spectacle par trop irrécusable et répugnant.

A propos de l'hindouisme et du yoga, qu'il exécute magistralement en quelques pages, brèves mais décisives sur le plan psychologique, il ne craint pas d'écrire :

 

«C'est une marche au néant qu'offre la Grande Déesse à ses adeptes, sous forme de mythes, et que les métaphysiciens hindous ont mise en concepts. Nous la nommons le courant fusionnel… Fusionnel parce que la fusion est l'ultime étape avant le néant… Ce courant fusionnel est le nirvana de Freud, il offre la tranquillité, la jouissance et l'indistinction, suivant les mots de l'Upanishad, mais, derrière ces apparences de bonne fortune, se cache, ou ne se cache pas, son offre fondamentale, celle qui fait son attrait : la mort du moi.» (p. 138)

 

Nous ajoutons pour notre part : cet attrait n'est pas purement psychologique, comme semble le croire J. J. Walter.

 

Il est aussi une fascination exaltante du Serpent qui, tout en signant toutes ses oeuvres de sa signature de mort, s'ingénie à la faire passer pour la vie, à présenter ce non-moi pour un super-moi (il en tient lieu lui-même, en effet), cet anéantissement pour un sur-être (son propre envahissement), cette démission pour une promotion, cet orgueil de se diviniser pour une humilité de s'effacer (…en lui, qui est… l'Orgueil !), cet asservissement (à lui et aux pulsions) pour une libération (de la condition ordinaire… hélas), cette super-mort (psychique, plus ou moins physique, et surtout spirituelle), pour une super-vie…

 

Il est vrai que cette séduction du Menteur exploite des mécanismes psychologiques, ceux du mauvais moi, de la pesanteur vers le bas, vers l'infra-moi, mécanismes libérés par le Péché originel et activés par tous les péchés et désordres et par les impulsions du Diable.

 

C'est pourquoi J. J. Walter rejoint valablement l'aspect religieux par l'aspect psychologique.

 

Voici quelques lignes fort éclairantes pour notre sujet, et qu'on pourrait intituler : n comme négatif et comme néant :

 

«Le n de nirvana vient d'une racine indo-européenne que l'on retrouve dans le français non, le russe niet, l'allemand nein, l'italien no, etc., et signifie cessation, ici de tout désir… C'est la jouissance, la tranquillité et l'indistinction, c'est-à-dire que Freud désigne la pulsion de mort par un terme (principe de Nirvana) qui signifie le plus grand plaisir concevable, celui de la fusion.» (p. 108)
 

Freud écrivait :

Cela s'oppose au sens chrétien de la Croix de toute la force qui oppose diamétralement l'esprit de sacrifice au principe deplaisir et à la pulsion de jouissance… Cette opposition diamétrale fait bien ressortir la différence radicale entre les deux moi et leurs deux morts. Le moi-esprit tue le moi-chair par le sacrifice ; c'est la Croix, le vrai Dieu, le christianisme. Le moi-chair tue le moi-esprit par le plaisir : c'est le Serpent, le faux-dieu, le paganisme."(p. même.» Instinct que Walter préférerait qu'on appelle : pulsion de désévolution." (p. 108-109). 215-216)
 

Dans son ouvrage Non au yoga, Maurice Ray va dans le même sens que Denis Clabaine.

 

Les moyens qui accompagnent la gymnastique du yoga et recommandés pour arriver à l'état de grâce, à l'illumination, au ravissement intérieur, à l'absolu, au monde des esprits, sont les mêmes :

  • Chasser les pensées.
  • Se concentrer sur un objet, une image (pieuse ou non), visualisation.
  • Répéter indéfiniment des mots.

Écoutons Maurice Ray :

"Les chrétiens revigorés par le yoga se recrutent chez les catholiques romains et les protestants plus soucieux d'humanisme chrétien que de fidélité au Christ de l'Écriture." (p. 60)
"La technique même du yoga comporte un temps de vide intérieur, de passivité conduisant à selon le langage propre à l'occultisme… Dans un monde soumis à des puissances surnaturelles ennemies de l'Écriture, l'intuition pure et consentante n'ouvre pas la porte à l'Esprit Saint, mais à son contraire." (p. 64-65)
 

Qu'il (celui qui veut faire du hatha-yoga) ne s'imagine pas avoir la liberté de mettre lui-même une limite aux effets possibles des pratiques auxquelles il va consentir… Il ne sait pas que ces pratiques de dépassement de l'humble condition humaine conduisent leurs adeptes à éprouver des états extatiques, en tout cas paranormaux, dont le mécanisme une fois déclenché échappe à leur contrôle… Il connaîtra, comme le dit l'un des Maîtres, que "quiconque pratique un peu sérieusement le hatha-yoga se voit mis au bénéfice de facultés nouvelles comprenant la télépathie, la clairvoyance, la divination, et tous les pouvoirs d'un état de vie transcendant indispensable aux actions occultes (…)." (p. 82)

 

Le yoga a trouvé en Suisse un regain d'intérêt grâce, entre autres, à un professeur de théologie qui, lors d'une table ronde à la télévision, a déclaré :

 

Maurice Ray continue :

 

"Qu'en conclure, sinon que l'un de nous deux se trompe dans son interprétation de la vérité chrétienne… Il serait tout de même important de discerner qui, en l'occurrence, fait le jeu de l'Ennemi. Car si le yoga est à ranger au nombre des exigences compatibles avec l'Évangile, il devient absurde, sinon scandaleux de réprimander ses adeptes. Mais si, pour reprendre l'expression connue de Paul aux Corinthiens, mes contradicteurs usent de raisonnements qui s'élèvent contre la connaissance de Dieu, c'est d'une extrême gravité, et pour eux, et pour ceux qu'ils égarent. En aucun moment, nous n'oublions les recommandations de Paul à Timothée (2 Tim. 2 : 23) : Il ne s'agit pas ici de questions oiseuses et de disputes de mots… d'où naîtraient de mauvais soupçons et de vaines discussions. Il s'agit de veiller sur le contenu de notre enseignement selon l'avertissement apostolique : quelqu'un enseigne différemment, s'il répand des hérésies ou introduit des innovations, il s'écarte par là des saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et de la doctrine qui conduit à la vraie piété…, il risque " (p. 4-6)
 

Que recherche un chrétien dans le yoga ?

 

"Monsieur l'abbé Déchanet… ne demande pas au yoga le salut, il attend simplement de cette ascèse… qu'elle le mette en état de réceptivité vis-à-vis de la foi, de la grâce, de l'amour de Dieu…, qu'elle le rende réceptif à certains appels du Christ (la douceur, la justice, la paix, le respect des autres) parfois oubliés des chrétiens…, qu'elle assure à son corps une bonne santé afin d'en faire un bon instrument de prière…, qu'elle lui procure la paix du coeur sur laquelle puisse se greffer la paix du Christ…, qu'elle éveille en son esprit certaines énergies cachées pour une meilleure connaissance, une perception plus aiguë du mystère de Dieu." (p. 11)
 

Réponse de Maurice Ray :

 

"On nous dit bien que le salut de l'homme est l'oeuvre du Christ. Mais à partir de ce salut donné gratuitement par Dieu et reçu par l'homme, la vie et l'affermissement de cet homme dans la foi recherchent ailleurs que dans les chemins tracés par Dieu l'équipement nécessaire à son maintien sous la grâce. L'Église primitive persévérait dans la doctrine et l'enseignement des Écritures, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, dans les prières… Il apparaîtrait donc que ni l'Église primitive, ni l'apôtre Paul n'avaient découvert la totalité des méthodes de l'Esprit. Oui, il apparaîtrait qu'une dernière méthode devait être mise à jour et portée à la connaissance des chrétiens. Fidèles à la révélation de l'Écriture, nous avions cru jusqu'ici qu'à cause du Christ mort pour nos offenses et ressuscité pour notre justification, le Saint-Esprit, non seulement faisait de nous de nouvelles créatures, mais que lui seul, après avoir commencé en nous cette bonne oeuvre, pouvait la mener à achèvement…" (p. 12-14)
 
"(…) Le recours aux techniques orientales pour mieux approcher le Seigneur et revigorer une Église fossilisée pourrait être tenu pour un blasphème. Quand une église est fossilisée, c'est qu'elle a plus vécu de tradition, de propre justice, de moralisme, de formalisme que de la Parole de son Seigneur vivant. A l'heure où elle en prendrait conscience, ce ne sont pas les techniques, fussent-elles orientales, qui la rapprocheraient de Son Dieu. Ésaïe annonce : Je suis avec l'homme contrit et humilié, afin de ranimer les esprits humiliés, afin de ranimer les coeurs contrits. C'est de repentance, et non de techniques, fussent-elles spirituelles, qu'a besoin l'Église réputée vivante et en train de mourir. Cette nouvelle vie spirituelle que cherchent les hommes, Christ la donne. C'est par l'Esprit qu'il convainc de péché, conduit dans la vérité, nous relève d'entre les morts, nous rend sages, paisibles, aimants, nous fait croître jusqu'à sa structure parfaite. C'est le Saint-Esprit qui prend ce qui est à Christ et nous le communique. Jésus n'a jamais laissé entendre que cette communication serait facilitée par une quelconque technique. Par ailleurs, il est dit avec clarté dans l'Écriture que l'Esprit est donné à ceux qui le demandent. Si quelqu'un se plaisait à dire qu'il est donné et reçu sous certaines conditions seulement, et s'il suggérait par là que la pratique du yoga faciliterait l'accueil de l'Esprit – nous lui répondrions selon les Évangiles, que l'Esprit est donné d'abord à cause de l'amour du Père, que Christ en est le donateur, enfin, qu'il se reçoit par la foi. Cette foi ne consiste pas en efforts yogiques pour nous saisir de l'Esprit mais, selon Actes 10 : 44 et 5 : 32, en un crédit pratique et quotidien que le coeur et l'intelligence régénérés font à la Parole du Seigneur, à ses promesses, à ses ordres." (p. 20-21)

 

Ces textes de Maurice Ray sont excellents.

 

C'est toujours d'actualité pour le yoga et la MT. Mais d'autres pratiques sont entrées dans la chrétienté un peu avant le début du siècle. Elles ont pénétré tous les milieux. Il n'y a pratiquement plus d'opposants. Ceux qui n'y sont pas rentrés, restent ouverts…

 

Le rêve de ceux qui y ont travaillé à leur propagation s'est enfin réalisé !

 

Ils en sont reconnaissants au Seigneur.

 

Ces pratiques sont : la recherche du baptême du Saint-Esprit comme deuxième expérience, le parler en langue actuel[10], la prophétie, la guérison intérieure, l'exorcisme et les guérisons en série avec impositions des mains à volonté, des expériences de tous genres, dont la dernière, celle de Toronto.

 

Essayez de remplacer, dans les exhortations de Maurice Ray aux pages 7 et 8, les mots yoga, hatha-yoga et pratiques orientales, par ceux cités plus haut… C'est curieux de voir commes ils collent bien au texte. Que ceux qui veulent comprendre comprennent !

 

Il est juste de signaler que Maurice Ray ne serait pas d'accord avec l'application que nous faisons de ce qu'il a écrit sur le yoga, aux phénomènes charismatiques, dont leur point culminant : Toronto.

 

Autres pratiques religieuses actuelles

 

Pourquoi avoir fait parler si longuement différents auteurs sur la méditation transcendantale, le yoga ? Tout simplement parce qu'il faut connaître un peu la tactique de l'ennemi si l'on ne veut pas se laisser berner, ou pour sortir du piège si l'on a été pris.

 

Nous sommes stupéfaits de voir avec quelle rapidité une grande partie du monde évangélique se précipite dans des expériences de plus en plus irrationnelles, ou du moins, est ouverte à recevoir n'importe quelle bénédiction, si Dieu le veut.

 

Certains réformés, considérés comme des gens plus réfléchis, suivent le même chemin. On en vient à ne plus reconnaître la voix du Bon Berger.

 

Pourtant, Jésus a dit : Les brebis sont errantes (on ne sait plus où est la vérité, on court à tous les shows évangéliques), languissantes (malades, en dépression plus ou moins profonde), affamées (jamais rassasiées, toujours à l'affût d'un plus).

 

Lorsqu'un loup déguisé en berger surgit et leur offre de la nourriture empoisonnée, pourvu qu'il leur promette joie, amour et guérison, elles s'y précipitent, les yeux fermés.

 

Toute sagesse, toute réflexion, tout bon sens a disparu !

 

C'est le chaos, il n'y a plus de discernement ! Mon peuple périt faute de connaissance (Osée 4 : 6-10), mais cette connaissance, il ne la veut pas, et il préfère courir après une foule de docteurs selon sa convoitise.

 

Il est vrai que lorsque l'on s'éloigne de Dieu et de la pratique de ses commandements, on devient de plus en plus aveugle.

 

Mais comment se fait-il que les choses se précipitent si rapidement ?

 

Qu'est-ce qui a activé le processus ?

 

Qu'est-ce qui a préparé le terrain ?

 

Qu'est-ce qui a fortement influencé notre monde et la chrétienté depuis quelques décades ?

 

Ce sont bien ces pratiques venues de l'Orient (Apocalypse 16 : 12-14).

 

Les pratiques qui accompagnent le yoga ou la MT se retrouvent dans toutes les activités occultes, fussent-elles enrobées de vocabulaire biblique.

 

Il est évident que la recherche du prétendu baptême du Saint-Esprit comme deuxième expérience et le parler en langue actuel n'ont rien à voir avec l'enseignement de la Bible[11].

 

Ce sont des expériences initiatiques avec mantras charismatiques, soit humaines, soit occultes (mais on sait où mènent la passivité et la répétition, même si, initialement, il s'agissait d'une fabrication humaine).

 

Elles sont obtenues exactement comme les mantras orientaux : faire le vide, ne plus raisonner (nous connaissons quelqu'un qui a été exorcisé du démon de la réflexion, car c'était un obstacle à sa réception du baptême du Saint-Esprit), abandonner toute résistance, se laisser aller, se concentrer sur ce que l'on désire, le visualiser, répéter quelques mots indéfiniment (il faut venir en aide au Saint-Esprit).

 

Il suffit de deux ou trois mots qui reviennent, et c'est bon, ça marche !, nous a-t-on dit maintes fois.

 

 

Voici ce qu'écrit Fernand Legrand à ce sujet :

 

 

"Feu Thomas Roberts, incontestablement un des leaders pentecôtistes du monde francophone, disait haut et clair, que, vu son âge avancé et la fatigue occasionnée par ses nombreuses prédications, il lui suffisait de parler en langues quelques instants pour être renouvelé dans son corps. Ainsi, il saluait le don des langues et le recommandait comme défatiguant. Tel était l'usage qu'il faisait de ce don de l'Esprit."

 

Mais tous les records du rocambolesque sont battus par Gaston Ramseyer[12], prédicateur pentecôtiste très écouté qui jouit d'une large audience et a ses entrées dans des églises autres que celles du Réveil.

 

Dans son livre intitulé "Vous raisonnez trop", à côté de quelques pages de bon sens, on est consterné de lire la recommandation qu'il fait du parler en langues.

 

Il traite l'insomnie par le don des langues en des termes que chacun peut vérifier !!!

 

«Je dis donc à tous ceux qui ont des problèmes d'insomnie faute de pouvoir stopper leurs pensées et raisonnements : Parlez en langues et vous dormirez. Si vous n'avez pas encore reçu le cadeau divin, demandez-le à Dieu, Il vous l'accordera. Si vous parlez en langues intérieurement sur votre couche, vos raisonnements cesseront et vous ne tarderez pas à dormir. (…) Permettez-moi d'insister. Au lieu de vous retourner dix fois dans votre lit, parlez en langues, et priez Jésus. Vous n'aurez plus besoin de somnifère. Le remède est infaillible

 

Rejoignant en cela Thomas Roberts, il ajoute :

 

Et ce sont ces gens qui prétendent nous expliquer la Bible… Roberts et Ramseyer, pour ne citer qu'eux, tombent dans la triste catégorie de ceux qui changent les choses sacrées en choses profanes et qui, d'un don spirituel destiné à être un signe public pour l'Israël incroyant quant au salut des païens, en font une absurde ordonnance de médecine parallèle[13]."

 

"Thomas Roberts, décédé récemment, fut un prédicateur apprécié issu du pentecôtisme modéré. Avec les années, il devint le fer de lance du charismatisme francophone. Il fut le vecteur de l'expérience pentecôtiste dans les milieux catholiques. Il vit s'y produire sa seconde bénédiction avec les signes qui l'accompagnent. Il a travaillé inlassablement à promouvoir l'inter-communion entre les charismatiques protestants et catholiques au niveau de la Sainte Cène chez les premiers et de l'Eucharistie faussement nommée chez les seconds. Il s'y donna tant et si bien que son identité évangélique finit par se diluer. Voyant sa progéniture spirituelle s'adresser miraculeusement en langues à la Sainte Vierge Marie, il pouvait d'autant moins s'y opposer que c'était par son ministère et l'imposition de ses mains que ces catholiques avaient reçu ce don. N'ayant jamais contesté sa propre expérience, il ne pouvait contester la leur sans se renier lui-même. Il se retrouva comme une poule qui a couvé des oeufs de cane et qui suit ses canetons jusqu'à se tremper dans l'eau. Il s'y est si bien trempé qu'il a fini par s'y noyer. Puisque ses enfants spirituels, animés du même esprit que le sien priaient la Vierge, il en fit autant. Un de mes amis lui en fit sérieusement la remarque et le reproche. Il ne nia pas la chose, mais il tenta de l'atténuer en disant qu' : "il ne fallait pas voir la prière que l'ON POUVAIT ADRESSER A MARIE comme la voient les catholiques mais comme une louange à Dieu pour le service de cette humble servante."
 

Quelque tirée par les cheveux que soit son explication, le fait est qu'il s'adressait à elle.

 

Faut-il rappeler qu'au-delà de ce très grave péché doctrinal, on y trouve le péché d'abomination qui consiste à s'adresser à l'esprit d'une morte.

 

Et cette morte, fut-elle une sainte, ne change rien à une affaire qui a des senteurs de nécromancie (Deutéronome 18).

 

Comme l'avait très bien compris en son temps D. Cormier, l'esprit qui pousse les âmes dans cette direction ne peut être le Saint-Esprit.

 

Non, l'erreur n'est jamais gratuite.

 

Il y a toujours une relation de cause à effet.

 

Une doctrine qui tord les textes de l'Écriture, qui en passe d'autres sous silence et qui privilégie l'expérience à la Bible peut, dans l'immédiat, paraître agréable au palais, mais elle finira par être amère aux entrailles.

 

Les pères du parler en langues ont mangé des raisins verts et maintenant, les dents de leurs enfants sont agacées.

 

Nous venons d'en donner un aperçu ; voyons où cela va conduire à plus longue échéance."[14]

 

Il faut bien entendre le mot amour.

 

On veut bien essayer une expérience qui pourrait nous l'apporter.

 

On peut tellement mieux sentir Dieu dans la louange, les prières, les "charismes", les tomber de tous genres et les guérisons.

 

On en vient insensiblement à prétendre que les juifs, les hindous, les musulmans et les chrétiens ont le même Dieu.

 

Or, Jésus a dit aux Juifs incrédules : "Vous avez pour père le diable" (Jean 8 : 42-44) ; mais aussi à ses disciples : (Jean 13 : 20). Donc, celui qui ne le reçoit pas, ne reçoit pas son Père.

 

Quant aux autres Thomas Roberts était très bien connu des habitués des retraites de "L'Union de Prière de Charmes", avec Louis Dallière, et de la "Porte Ouverte"[15].

 

Beaucoup de pasteurs réformés et évangéliques, beaucoup de fidèles, ont été influencés par lui et par ces milieux.

 

Et nous pouvons observer que ceux qui avaient à l'époque un message fidèle, clair et percutant, ne l'ont plus aujourd'hui. Il est dilué et sans puissance.

 

Et face à des expériences religieuses de tous genres, on ne sait plus distinguer l'Esprit Saint, de l'esprit qui contrefait.

 

Au mieux, on conseille d'être prudent.

 

Fallait-il être prudent avec la méditation transcendantale et le yoga, ou fallait-il couper net pour ne pas participer aux oeuvres du diable ?

 

C'est dans ces milieux (et aussi grâce à Jeunesse en Mission) que se sont incubés lentement, mais sûrement, l'ouverture au catholicisme et à toutes les dénominations protestantes, la vision de l'Église Universelle, l'oecuménisme autour de l'AMOUR et des "CHARISMES".

 

On n'y parle plus de ce qui sépare. C'est contraire à l'amour. Il faut s'aimer !

 

On veut se réunir autour du Christ vivant et non autour de la doctrine car c'est la lettre qui tue et qui divise.

 

Hélas ! Un Christ vidé de sa doctrine est un Christ qui n'a rien à dire. C'est une idole muette.

 

Ce n'est pas le Christ de la Bible ! On ne veut plus parler de l'enfer, cela susciterait des craintes.

 

Aux Juifs, il ne faut plus leur parler de repentance, c'est le peuple de Dieu !

 

Il faut moins parler aux hommes de leurs péchés que de leur Sauveur et de son dernier avènement.

 

Un auditoire à qui on ne parle plus de la loi par laquelle il peut prendre connaissance du péché ne parvient plus à saisir le sens de ce mot.

 

Encore moins celui de repentance ! Se repentir de quoi ? Etre sauvé de quoi ?

 

On veut des religions non chrétiennes, que nous dit encore l'Écriture ?

 

Certains s'exclameront :

 

"Encore des versets bibliques !"

 

Pouvons-nous faire mieux que Christ ? Il citait l'Ancien Testament. Les prophètes de l'Ancienne Alliance n'invitaient pas le peuple d'Israël à entrer dans l'expérience des religions des peuples qui les entouraient.

 

Au contraire, ce peuple devait rester à l'écart de tout ce qui touchait aux cultes des idoles.

 

Sil désobéissait et ne revenait pas à Dieu, il avait la promesse de ses jugements.

 

Et quel drame, le récit de cette nation avec les différentes prophéties annonçant les déportations et leurs accomplissements !

 

Quelle horreur de lire les circonstances de la prise de Jérusalem en l'an 70, décrites par l'historien de l'époque, Flavius Josèphe.

 

Que d'avertissements n'avait-il pas reçus ? Quelle tragique histoire que celle de ce peuple.

 

Et nous ne sommes pas meilleurs. Ceci est pour notre instruction !

 

C'est la course ! La course à ce qui ne rassasie pas.

 

On court après les faiseurs de miracles, les donneurs de sensations.

 

Et que dire des écoles de louange ? Il paraît qu'on arrive à tout par la louange ! Mais par la pensée positive aussi !

 

On loue Dieu jusqu'à ce que l'atmosphère chauffe, qu'on se sente joyeux, euphorique, en transe, disent tous ceux qui ont pratiqué l'occultisme auparavant (ils reconnaissent la chose de suite), on se donne la main, on ressent quelque fois un courant électrique. On a une sensation de bien-être, de plénitude. On croit qu'on a senti Dieu.

 

Est-ce vraiment le but ? Oui, car ces groupes de prières et de louange sont devenus un moyen pour prouver l'existence de Dieu par le toucher ou le senti. On invite des non-croyants à y participer. S'ils acceptent de se laisser aller, ils rentrent dans le circuit, ils peuvent alors avoir toutes sortes d'expériences (cris, tremblement, extase, tomber par terre, etc.).

 

Les chrétiens qui vivent ouvertement dans le péché ressentent également ce genre de choses qu'on leur dit venir de Dieu. Ce qui peut aller jusqu'à les confirmer dans leur péché.

 

 

Est-ce l'enseignement des Écritures Saintes ? Le Psaume 33, v. 1 nous dit : <La_louange_sied_aux_hommes_droits.>

 

Cela est encore de l'intellectualisme, diront certains, on raisonne trop, et ce n'est pas le sens de ce verset !

 

Et que penser des écoles de prophètes où l'on apprend à développer le don de divination, à visualiser (il ne nous est pas demandé de marcher à coups de révélation, mais de demander la sagesse, Jacques 1 : 5) ; les séances de relation d'aide basées sur la recherche de la pensée du Seigneur (inspiration soudaine) et la psychologie. On y retrouve toutes les thérapies à la mode et qui serviraient à nous libérer.

 

Par ailleurs, beaucoup de nos problèmes physiques seraient dus à une jambe trop courte. Il faut la rallonger, et le Dr Jésus va le faire.

 

Lors d'une séance d'évangélisation, avec démonstration sur l'estrade, ce Jésus avait si bien travaillé que la jambe était devenue trop longue.

 

L'évangéliste dut re–prier, avec l'aide de tout l'auditoire, pour qu'Il ...la racourcisse !

 

La plupart de nos problèmes psychiques seraient dus, quant à eux, à un traumatisme du passé.

 

On fait groupe de prière sur groupe de prière. On se concentre, on est à l'écoute du Seigneur jusqu'à ce qu'on entende la petite voix et que toutes sortes d'idées et d'images affluent au cerveau (et c'est toujours la même chose, qu'on soit en Amérique, en Nouvelle-Zélande ou en Europe, c'est toujours la faute du père ! ).

 

Comme on est bourré de psychologie, on interprète tout selon la psychologie qui a remplacé la Parole de Dieu.

 

 

Il ne nous est pas demandé de regarder en arrière et de fouiller dans notre passé, mais :

 

… rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus … (Hébreux 12 : 1-2)

 

Désormais, le regard devrait être en avant, les yeux fixés sur Jésus !

 

Or, chacun est sous un poids, sous un fardeau immense … Il y a de quoi, si on a pratiqué la MC (méditation charismatique) et qu'on essaie de toutes ses forces de rester attaché au Seigneur, malgré les attaques violentes de l'ennemi qui réclame ses droits (ils seront frappés de langueur pour leurs iniquités (Lévitiques 26 : 39).

 

Comme chrétien, chacun se sent frustré à fond, et pour cause !

 

Les prophètes et évangélistes à la mode promettent succès, richesse, joie, amour, paix, extase, guérison, plus tous les dons spirituels.

 

On convoite toujours plus, aidé par la phrase–type qui donne tous les espoirs : "Que ceux qui veulent faire un pas de plus avec le Seigneur, ou recevoir quelque chose de plus pour mieux aider les autres, se lèvent ! Que ceux qui se sentent agressés restent assis !" (Authentique, nous l'avons vécu.)

 

Il faut du courage pour rester assis, alors que la masse, comme un seul homme, se lève.

 

Pour faire une cure de Jouvence, on courtà Toronto ou à ses succursales.

 

L'impression de se retrouver à Cery (hôpital psychiatrique) ne gène pas longtemps.

 

Le tentateur leur souffle : "Les voies de Dieu ne sont pas nos voies ; ne résiste pas au Saint-Esprit, laisse-toi aller". Et on est pris !

 

 

On n'arrive plus à réfléchir sur la légitimité d'une expérience.

 

Pourquoi ? Parce que ça marche ! La fin justifie les moyens.

 

On voulait être revigoré, on soupirait après une communion intense avec Dieu à n'importe quel prix. On l'a eu.

 

Le genre d'expérience était inattendu (se tordre de rire alors qu'il n'y avait pas de quoi, tomber à la renverse ou en avant, les uns sur les autres, hurler, crier, marcher à quatre pattes, avoir des sensations d'ivresse, marcher sur les épaules, les jambes en l'air…).

 

Mais Dieu a parlé, il a rempli de son amour, il a même joué au Père lion s'amusant avec son lionceau et lui a appris à rugir.

 

Quel privilège !

 

Et de plus, il a même expliqué psychologiquement l'amour du Père, pour être sûr d'être compris.

 

Rien ne manquait, même le tapis y était !

 

Ne nous étonnons pas si dans toutes ces combines qui mènent à l'amour enivrant, ou à la délivrance, la psychologie vient se mêler, puisqu'elle va puiser dans la mythologie et les révélations occultes. Qui se ressemble s'assemble.

 

On nous fait croire que pour être un chrétien spirituel normal il faut demander des signes, rechercher les dons (et c'est toujours les mêmes, langues, prophéties, miracles; les autres, on s'en moque ! )

 

D'ailleurs, actuellement, quand il y a des manifestations de ce genre, en chaîne, on dit : ça bouge ! Il y a des feux allumés un peu partout, c'est le réveil !

 

Vraiment ?

 

Est-ce possible, lorsque l'on voit la déprime qui s'installe partout (sans parler du péché, des divorces, de la débauche dans l'église; mots que l'on ne doit plus prononcer : on manquerait d'amour) et tous les moyens de fuites (de plaisir) employés pour s'en sortir.

 

Paul dit à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthes, et à tous les saints qui sont dans l'Achaïe (il parle à des chrétiens qui acceptaient facilement un autre Jésus ou un autre esprit. Si cela arrivait du temps de Paul, pourquoi serait-ce impensable à notre époque ? C'est toujours d'actualité, ou serions-nous meilleurs que ceux de la Nouvelle Alliance ?) :

 

Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ. Car, si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre Evangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. Or, j'estime que je n'ai été inférieur en rien à ces apôtres par excellence. Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres du Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs oeuvres. (2 Corinthiens 11 :1-5 ; 13-15)

 

Notre fondement est-il le Christ de la Bible ou un autre ? Il faut avoir le courage de se remettre en question.

 

Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ.

 

Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'oeuvre de chacun sera manifestée ; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'oeuvre de chacun. Si l'oeuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l'oeuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. (1 Corinthiens 3 : 11-13)

 

On se demande si le Seigneur peut quand même agir dans un milieu rempli de confusion.

 

Oui, car il s'occupe des siens, de ceux qui sont séduits pour un temps, afin qu'ils soient épurés, purifiés, blanchis (Daniel 11 : 35 ; 13 : 10).

 

Il peut même employer un faux docteur. Il a bien employé un âne pour parler à Balaam.

 

Il emploie qui il veut, à un moment précis, pour une personne précise. Et en un temps d'apostasie, il permet à l'Ennemi de nos âmes de semer l'ivraie abondamment. La confusion et la séduction sont d'autant plus grandes. Mais ceux qui auront reçu l'amour de la vérité seront sauvés. La difficulté sera grande pour s'en sortir, comme avec l'occultisme traditionnel. Les autres, ceux qui se croient riches, continueront à croire au mensonge (2 Thes. 2 : 9-12).

 

Crions à Dieu pour qu'Il nous donne cet amour de la vérité !

 

Il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication (1 Corinthiens 1 : 21).

 

C'est tellement une folie que le chrétien sera toujours tenté d'employer d'autres moyens pour amener les gens à Christ.

 

Les Juifs incrédules du temps de Jésus demandaient des miracles; les gens religieux et incrédules de notre temps demandent aussi la même chose. Rien n'a changé !

 

Moins on s'attend à Dieu, plus on recherchera tous les trucs à la mode.

 

Or, tous ces trucages ne serviront à rien qu'à remuer les sentiments éphémères des gens.

 

Une foule enthousiaste pour Jésus ne signifie absolument rien.

 

Jésus le savait bien quand il entrait à Jérusalem sur le petit d'un ânon. Tout le monde l'acclamait. Mais quelques jours après, ils ont tous crié.

 

Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais, pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissancede Dieu. (1 Corinthiens 1 : 18)

 

Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse, mais nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens. (1 Corinthiens 1 : 23)

 

Vouloir demander des signes, c'est marcher par la vue.

 

Jésus a dit : Cette génération est une génération méchante, elle demande un miracle ; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas (Matthieu 12 : 39).

 

Jésus les ramène à l'Écriture :

 

Sous l'Ancienne Alliance, les cultes de Baal étaient souvent mêlés au culte du vrai Dieu (et c'est toujours d'actualité). Toute la Bible nous en parle pour nous en détourner.

 

Même si un signe ou un miracle s'accomplit, ce n'est pas la preuve que c'est de Dieu.

 

S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige, et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant : «Allons après d'autres dieux, – des dieux que tu ne connais point – et servons-les ! tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c'est l'Éternel, votre Dieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Éternel, votre Dieu, de tout votre coeur et de toute votre âme. Vous irez après l'Éternel, votre Dieu, et vous le craindrez ; vous observerez ses commandements, vous obéirez à sa voix, vous le servirez, et vous vous attacherez à lui. (Deutéronome 13 : 1-4)

 

Mais comment reconnaître alors la chose ? Dieu nous tend-Il un piège ?

 

Non !

 

Toutes les pratiques qui ne sont point dans Sa Parole, mais surtout qui sont le propre de l'occultisme ne sont pas de Dieu.

 

Si Israël devait faire exactement ce que lui prescrivait l'Éternel, ce n'était pas pour rien.

 

On s'imagine toujours être plus malin.

 

Ce n'est pas impunément qu'on croit avoir le discernement infus et diffus, et qu'on peut se passer de la Parole de Dieu.

 

Revenons aux signes.

 

Si le chrétien ne doit pas rechercher des signes et des miracles, que doit-il faire pour se distinguer du monde ?

 

Il doit être lui-même un signe et un miracle.

 

Dans un monde enténébré et perverti, n'est-ce pas extraordinaire et miraculeux d'avoir passé de la domination de Satan au Royaume de Dieu et d'avoir une vie transformée ?

 

N'est-ce pas extraordinaire d'oser vivre différemment des autres et d'être capable de le faire de mieux en mieux avec l'aide du Saint-Esprit ? C'est plus facile de passer inaperçu et d'agir comme monsieur tout le monde.

 

N'est-ce pas un témoignage extraordinaire, le fait de ne pas voler, d'être honnête, de ne pas tricher, d'essayer de faire son travail au mieux, de ne pas jurer, de ne pas mettre son coeur dans ce qui fait la gloire des païens, les possessions, les amusements de toutes sortes ?

 

N'est-ce pas un témoignage extraordinaire que de ne pas être adultère, concubin, de ne pas faire d'avortement, de refuser l'homosexualité, d'être chaste avant le mariage, d'avoir des enfants qui marchent selon le Seigneur ?

 

Dans un monde où il nous faut aller à contre–courant, il nous faut lutter, persévérer, tenir ferme.

 

Le combat est dur, acharné, mais la tentation n'est jamais trop forte. La victoire nous est assurée.

 

Si nous acceptons la communion des souffrances du Christ (1 Cor. 10 : 13), Il nous préparera le moyen d'en sortir (Phil. 3 : 10).

 

La Pastorale du Renouveau, présidée par le groupe de prière et de discernement, s'est réunie à Lausanne, un 23 mars pour faire le point sur le phénomène de la bénédiction de Toronto.

 

Qu'est-elle, en fait, cette bénédiction ?

 

Selon les responsables, ce n'est pas un réveil, celui-ci étant caractérisé par la repentance, la recherche de la sainteté et l'engagement.

 

Mais qu'est-elle donc ? Selon eux, c'est :

 

"…plutôt une préparation à un réveil qui vient. Ce sont les signes avant-coureurs. L'Eglise d'aujourd'hui n'est pas en état de vivre un réveil. Si on lui disait : , elle répondrait : C'est pourquoi les chrétiens doivent d'abord être revigorés et se laisser soigner par l'amour du Père …"

 

pour avoir l'énergie de se repentir plus tard … !

 

Cette explication est assez étonnante. Mais elle est tout à fait dans la ligne du christianisme actuel. Quelle incompréhension totale de l'oeuvre de la croix de la part de pasteurs évangéliques. Cette attitude témoigne d'un retour de ces milieux à la doctrine catholique du salut par les oeuvres, ainsi que du culte qu'ils rendent selon le faux évangile de l'abondance dans tous les domaines.

 

Trouver une base biblique qui justifie tous ces phénomènes serait bien difficile. Cependant, les promoteurs de ces expériences en ont trouvé plusieurs.

 

Le verset très prisé et qui anésthésie presque définitivement la réflexion de ceux qui ne demandent qu'à l'entendre :

 

Qui d'entre vous donnera une pierre, … un serpent, … un scorpion, … à son fils s'il demande du pain… A combien plus forte raison le Père Céleste donnera-t-Il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent (Luc 11 : 11-13).

 

C'est le verset passe-partout qui ouvre la porte à n'importe quoi.

 

Et on n'a pas tout vu. Les richesses du Seigneur sont infinies !

 

Un autre verset cité :

 

Nul ne peut dire que Jésus est le Seigneur si ce n'est par le Saint-Esprit (1 Cor. 12 :3).

 

Que voulait-il dire, Paul ?

 

En tout cas pas dire qu'il suffisait de prononcer la phrase Jésus est le Seigneur pour rendre crédibles toutes les prétentions et actions de la personne qui la prononce.

 

Ils sont ivres, mais ce n'est pas de vin ; ils chancellent, mais ce n'est pas l'effet des liqueurs fortes. (Ésaïe 29 : 9)

 

Ce verset (tiré d'un contexte qui parlait de jugement)a été cité par une conseillère de paroisse lors de ce rassemblement.

 

Personne n'a réagi.

 

La plupart ayant pris ces phénomènes comme venant directement de Dieu, il n'était pas question d'avoir des contradicteurs, ils auraient semé le doute et éteint l'Esprit.

 

La grande question finale qui est ressortie de cette réunion : Comment gérer tous ces phénomènes ?

 

En fait, comment gérer toutes ces bénédictions, car on risque d'être dépassé !

 

Quelques-uns ont conseillé la prudence…

 

– Ceux qui font de l'occultisme savent qu'il faut être prudent et que les personnes au psychisme fragile ne doivent pas s'y aventurer.

 

Eh bien, c'est ce conseil qui a été donné !

 

– Un seul a eu le courage de dire: Face à une telle opposition qui paralyse presque physiquement et intellectuellement une personne qui voudrait réagir, combien grande n'a pas été l'assistance de l'Esprit Saint à son égard.

 

Mais la conclusion fut : L'AMOUR et l'UNITE !

 

Ils sont dans le vent.

 

Cette recherche, on la voit partout, même dans le domaine profane.

 

Comme moyen de séduction, le diable n'aurait pas mieux choisi !

 

Il a choisi ce que Christ demandait à son Père pour que le monde croit en Lui… , sans la vérité (Jean ch. 17).

 

Et le Christ dit aussi dans le même chapitre :

 

J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m'as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta parole (v. 6). … C'est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés parce qu'ils sont à toi … (v. 9) Je leur ai donné ta Parole ; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde (v. 14). … Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité (v. 17).

 

Jésus prie seulement pour ceux que le Père lui a donnés et qui gardent sa Parole. Nous méritions tous la mort. Il lui a plu d'en sauver quelques uns en livrant sa vie en sacrifice pour eux.

 

Pour revenir au verset, d'Esaïe 29 : 9, comment pouvaient-ils contredire la personne qui l'a cité ?

 

lls l'auraient peinée et auraient renié tout ce qu'ils avaient vécu, puisque l'expérience est au-dessus de la Parole. Ils ne font pas mieux que les catholiques avec leur tradition.

 

Voyons ces versets dans leur contexte. Ils sont très simples à comprendre.

 

En plus, tous les commentateurs sont d'accord pour dire que les versets 9 à 14 sont des versets annonçant le jugement.

 

Que dit la Bible Annotée ?

 

"Ésaïe 29 : 9-14 : Aveuglement des habitants de Jérusalem ; Dieu continuera de les frapper de ses jugements. … Versets 9-10 : Soyez stupéfaits et étonnés..., Le peuple accueille le discours du prophète avec une incrédulité mêlée de surprise. La foi, qui leur manque, serait nécessaire pour comprendre et accepter ces prédictions étranges… Le prophète leur annonce comme châtiment de leur aveuglement volontaire, un aveuglement plus complet dont Dieu les frappera.

 

Verset 10 : … Les prophètes sont appelés ici les yeux, les têtes de la nation ; ils devraient voir pour les autres, les éclairer et les conduire ; mais ce sont eux, au contraire, qui les égarent…

 

Versets 11-12 : Les révélations des vrais prophètes sont pour eux comme un livre scellé, ou un livre qu'on est incapable de lire. – Ceux qui savent : les prêtres, les prophètes. S'ils ne comprennent pas la prophétie, ce n'est pas faute de connaissance, mais parce que leur incrédulité leur en voile le sens divin… S'ils voulaient comprendre, ils le pourraient. Il en est autrement de la foule désignée dans les mots suivants : ceux qui ne savent pas lire : c'est la multitude ignorante, qui ne peut que se laisser égarer par les précédents ; car elle n'a pas même l'intelligence la plus extérieure des paroles prophétiques."[16]

 

Le verset 14 nous dit : C'est pourquoi, je frapperai ce peuple avec des prodiges et des miracles (voir, Deut. 28 : 45-46 ; 58-59)

 

Bien sûr, pour ces lecteurs qui ne savent guère tenir compte du sens précis des textes qu'ils citent (et de leur contexte), les mots prodiges et miracles ont toujours un sens positif, et ces commentateurs de la Bible Annotée, ce sont des intellectuels, des théologiens qui n'ont pas l'Esprit et qui se sont de nouveau trompés.

 

Est-il nécessaire d'en rajouter pour démontrer que c'est un autre Évangile ?

 

Dieu n'a prévu aucune expérience ou technique pour nous revigorer, sinon la repentance et l'obéissance à sa Parole.

 

Comment être libéré ou affranchi du péché ?

 

C'est Christ et sa Parole qui nous libère.

 

Jésus a dit à ceux qui avaient cru en lui :

 

"Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira (vous rendra libres)" (Jean 8 : 31-32).

 

C'est par la repentance et un retour à la pratique de la Parole de Dieu que nous seront libérés.

 

La vraie connaissance de Christ qui est le chemin, la vérité et la vie, passe par la connaissance de sa Parole et sa mise en pratique.

 

Quand nous naviguons dans ces eaux troubles de l'Evangile tronqué, nous sommes incapables de comprendre, même si la chose est écrite noir sur blanc (et je sais de quoi je parle pour y avoir été un temps).

 

On est tellement pris par l'expérience qui nous donne une réelle sensation de communion avec Dieu (comme la MT), que notre logique est bloquée, comme paralysée.

 

Il faut prendre son courage à deux mains, avoir un esprit de décision, se faire violence (ce sont les violents qui s'emparent du Royaume de Dieu), et se mettre à rechercher la pensée de Dieu dans sa Parole.

 

L'Esprit Saint viendra à notre secours. Et cela prendra peut-être du temps. Qu'importe !

 

Ce n'est pas de l'intellectualisme.

 

C'est un acte d'obéissance que de chercher à comprendre.

 

Et surtout, ne dites pas, je vais voir ce que le Seigneur me dira dans la prière.

 

Ce serait le meilleur moyen pour augmenter la confusion.

 

Vous feriez alors comme ces deux dames qui, étant enceintes, ne savaient pas si elle pouvaient interrompre leur grossesse ou non.

 

Elles décidèrent de rechercher la pensée du Seigneur dans la prière.

 

Le Seigneur dit à l'une : <Tu_peux_le_faire>, et à l'autre, <Tu_dois_garder_cet_enfant.> (!)

 

Nous n'avons pas à rechercher dans la prière la pensée du Seigneur sur un sujet qui nous dérange, alors qu'Il nous l'a clairement révélé dans Sa Parole.

 

C'est seulement lorsque nous diminuons que Christ peut grandir en nous.

 

A moins d'accepter de porter notre croix chaque jour, nous ne pouvons être ses disciples.

 

Porter notre croix, c'est être dans la position du condamné qui allait être crucifié et qui devait porter sa croix jusqu'au lieu du supplice.

 

C'est accepter de mourir à nous-mêmes, tous les jours, pour Jésus (Mat. 16 24-25).

 

Nous ne sommes pas seuls, Jésus, le Fils de Dieu, Dieu lui-même, est avec nous !

 

J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi (Galates 2 : 20).

 

Un christianisme de convoitise et d'épanouissement de la chair est un autre évangile.

 

Je regarde toutes choses comme de la boue… afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort… (Phil. 3 :10)

 

Ce n'est pas de la mortification malsaine.

 

Nous n'avons pas à rechercher la souffrance.

 

Elle est là un jour ou l'autre. C'est le lot de tous sur cette terre.

 

Cétait celui de Christ et ses disciples et nous ne sommes pas plus grands que notre Maître.

 

Le Saint-Esprit nous a été donné, entre autres, pour être capable de la supporter.

 

Écoutons les exhortations de J. Penn-Lewis :

"Je porte toujours en mon corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus puisse aussi être manifestée en moi (2 Cor. 4 : 10).
 

Que signifient ces paroles ?

 

Pourquoi est-il nécessaire de porter toujours en son corps la mort de Jésus ?

 

– Parce que le corps est exposé aux attaques du monde, de la chair et du diable, bien qu'en esprit le racheté soit déjà dans les lieux célestes, uni au Seigneur ressuscité, et partageant son trône. Par cette mort quotidienne, le croyant est rendu de plus en plus conforme à la mort de son Sauveur, tandis que la vie spirituelle en lui, la vie selon l'Esprit, se fortifie de plus en plus.

 

Notre plus grande victoire, c'est de mourir avec Christ en sa mort. C'est la condition même de la manifestation de la vie divine en nous.

 

Et pour qu'il y ait une continuelle manifestation de la vie de Jésus en son racheté, il faut aussi que la mort agisse constamment en lui.

 

Si les racines du croyant sont faibles et insuffisamment développées, si l'accent est mis sur la vie, plutôt que sur la mort en Christ, cette vie reste frêle et se trouve exposée à toutes les ruses de l'ennemi dans le domaine spirituel.

 

Maintenir l'attitude de mort[17] permet à la vie de se manifester. La mort agit en moi, et la vie en vous, dit l'apôtre (2 Cor. 4 :2).

 

La mort à l'oeuvre ? La mort agissante ? Oui, il en est bien ainsi ; car il s'agit ici de la mort de Christ. Ce ne fut pas une mort ordinaire.

 

Elle est active ; par elle nous avons la délivrance ; elle opère la séparation d'avec le péché ; elle fait mourir l'activité charnelle, et rend conforme au Seigneur en sa mort.

 

La vie qui jaillit de l'union au Christ en sa mort développe magnifiquement le croyant… La vie nouvelle ne détruit pas la personnalité ; elle la développe au maximum[18] à la louange de Christ qui communique sa vie.

 

Un jaillissement de puissance[19], c'est bien là ce dont l'Église a besoin.

 

La mort en Christ, avec Christ, fait jaillir la vie.

 

Mais cette vie, point culminant de la vie de résurrection, ramène à la Croix.

 

L'action de celle-ci est constamment nécessaire pour séparer du péché :

 

"Le sang de Jésus nous purifie de tous péchés" (1 Jean 1 : 7).

 

(…) Si tous les membres du Corps de Christ voulaient, unis au Chef, vivre d'une vie crucifiée (conformité en sa mort), ils y trouveraient cette plénitude glorieuse, ces fleuves d'eau vive dont le monde a tant besoin.

 

Cachés en la mort de Jésus, ils trouveraient aussi un refuge assuré contre tous les pièges du Diable. A la Croix, il est vaincu."[20]

 

Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais PRENEZ COURAGE, J'AI VAINCU LE MONDE. (Jean 16 : 33)
 
Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. (Apocalypse 3 : 10)
 
C'est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. (Apocalypse 14 : 12)
 

La vérité est claire et lumineuse.

 

Mais, à cause de notre nature pécheresse, à cause de nos propres péchés, à cause d'idées fausses reçues, ou à la maison, ou à l'église, ou à l'école, ou à l'université…, ou par différents faux-docteurs (on est tous à la même enseigne), la vérité est voilée et salie.

 

Et c'est par beaucoup de recherches (cf. la perle de grand prix) et de tribulations, en sondant les Écritures avec l'aide du Seigneur qui ne nous abandonne pas, que nous apprenons à connaître Christ, afin d'amener toute pensée captive à Son obéissance.

 

Rose Marie Berthoud,

 

 

Notes et références

  1. Lit-sen Chang : Transcendental Meditation, Presbyterian and Reformed, Nutley, New Jersey, 1978.
  2. Mantra : mot sanscrit signifiant formule sacrée (Larousse).
  3. Fernand Legrand, Le signe du parler en langues, Ed. de Bérée, Juriens, 1990.
  4. Maurice Ray : Non au yoga, p. 10, 11, Ligue pour la lecture de la Bible, Lausanne, 1969 (épuisé).
  5. Ligue pour la lecture de la Bible, Lausanne, 1959.
  6. Il y a 26 ans que ce livre a été écrit. Cette invasion spirituelle daterait de la fin des années cinquante.
  7. Denis Clabaine : Le Yoga face à la Croix, p. 3, 8, 9, Auteur-éditeur, 1980.
  8. Dans l'excellent livre de F. Legrand cité ci-dessus.
  9. J-M Berthoud, Jacques Ellul entre Marx et Calvin, p. 13, A.V.P.C., Lausanne.
  10. Le parler en langues actuel par opposition au parler en langues à l'époque de Paul.
  11. Les langues de l'église primitive étaient de vraies langues, parlées dans les nations. C'étaient des ACTIONS de GRÂCES ADRESSEES A DIEU – et non une exhortation, ou autre chose, adressée aux hommes ! Voir 1 Cor. 14, et notez vous-mêmes les versets qui en parlent. Le BUT de ces langues (annoncées par une prophétie dans Esaïe 28 : 11, et qui eut son accomplissement à l'époque de Paul – c'est lui qui le dit : 1 Cor. 14 : 21) était d'être un signe de jugement pour les juifs incrédules (1 Cor. 14 : 22). Ce signe était nécessaire pour démontrer publiquement qu'on pouvait désormais louer Dieu, le Dieu des juifs, dans les langues des nations, car maintenant, le salut était aussi pour les païens. Ce signe fut compris. Depuis lors, toute l'histoire de l'Église nous montre que juifs et païens se réunissent ensemble pour adorer le même Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Ce signe n'est donc plus nécessaire.
  12. Décédé aussi récemment à l'IBETO, Orvin.
  13. Fernand Legrand, Le signe du parler en langues, Ed. de Bérée, 1326 Juriens, Vaud., p. 161, 162.
  14. Ibid. p. 176, 177.
  15. Il est très instructif de lire la petite biographie de Thomas Roberts éditée dans un supplément au numéro 59 de la revue Tychique, revue oecuménique au service des groupes de prière et communautés du renouveau charismatique catholique.
  16. La Bible Annotée, Ancien Testament, Les Prophètes, Volume I, p. 154-155.
  17. Ce n'est pas de la passivité, ou une démission de la raison, c'est une soumission active et réfléchie à Christ et à sa doctrine. Un Christ sans doctrine n'est pas le Christ de la Bible.
  18. C'est toujours nous, mais rendus conformes à Christ.
  19. Il ne s'agit pas, bien sûr, de la puissance selon le train de ce monde et encore moins de puissance selon Wimber et ses disciples.
  20. J. Penn-Lewis : Le parfait développement de la vie de résurrection dans le racheté, Imprimeries Réunies, Valence-sur-Rhône, 1951 (épuisé).(Nous ne cautionnons pas tous les écrits de cet auteur.)

 

Rose Marie Berthoud Refuge Protestant

 

 

Sola gratia Refuge Protestant
Refuge Protestant Croix Huguenote

 

 

 

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 12:15
C'est Dieu qui justifie (3 ème partie)

Je crois la rémission des péchés.

Et vous, lecteur ?


A cette heure même Il peut vous dire :

 

«Tes péchés te sont pardonnés, va en paix», et s'Il le dit, aucune puissance dans le ciel, ou sur la terre, ou sous la terre, ne peut remettre votre pardon en question et encore moins vous replacer sous le coup de la colère divine. Pourquoi douteriez-vous de l'amour tout-puissant ?

Votre prochain vous aurait-il offensé comme vous avez offensé Dieu, vous ne pourriez pas lui pardonner ; mais devez-vous mesurer Dieu à votre aune ?

 

Ses voies et ses pensées ne sont-elles pas élevées au-dessus des vôtres comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre ?

Mais, ajouterez-vous, ce serait un grand miracle, si Dieu me pardonnait.

Certainement, ce serait un miracle divin et suprême, et il est probable qu'Il le fera, car Il fait des choses grandes et insondables auxquelles nous ne pensons pas.

Pour ma part, j'étais obsédé par un affreux sentiment de ma culpabilité qui me rendait la vie insupportable, mais lorsque j'entendis cette parole :

 

«Regardez vers moi et soyez sauvés, vous tous les bouts de la terre, car Je suis Dieu et il n'y en a point d'autre»,

 

je regardai vers Lui, et en un instant, Dieu me justifia.

 

Jésus-Christ, qui a été fait péché pour moi, voilà ce que je vis, et cette vue me donna la paix de l'âme.

 

Quand, dans le désert, ceux qui étaient mordus par les serpents au venin brûlant regardaient le serpent d'airain, ils étaient guéris sur le champ. Il en fut ainsi lorsque je regardai au Sauveur crucifié.

 

Le Saint-Esprit, en me rendant capable de croire, me donna la paix par la foi.

 

Je me sentis aussi sûr de mon pardon que je l'étais auparavant de ma condamnation.

 

J'étais assuré de ma condamnation parce que la Parole de Dieu me le déclarait et que ma propre conscience m'en rendait témoignage; mais quand Dieu m'eut justifié, j'en fus également assuré par les mêmes témoignages.

 

«Celui qui croit en Lui n'est point condamné», telle, est la déclaration de Dieu dans l'Ecriture, et ma conscience témoignait que je croyais, et qu'en me pardonnant, Dieu était juste.

 

De sorte que j'ai ce double témoignage: celui du Saint-Esprit et celui de ma conscience, et les deux sont d'accord.

 

Oh ! Combien je désire que mon lecteur reçoive le témoignage que Dieu fit sur ce sujet !

 

Et sans tarder, il aura, lui aussi, ce témoignage en lui-même.

Je vais même jusqu'à dire qu'un pécheur justifié par Dieu s'appuie sur un fondement plus ferme qu'un homme juste justifié par ses bonnes oeuvres, si toutefois il en existe un seul.

 

Jamais nous ne, pouvons avoir l'assurance d'avoir fait assez d’œuvres.

 

La conscience sera toujours mal à l'aise, car, après tout, nous pouvons demeurer à court et nous n'avons pour nous rassurer à ce sujet que le verdict incertain d'un jugement faillible.

 

Mais lorsque c'est Dieu Lui-même qui justifie et que le Saint-Esprit nous en rend témoignage en nous donnant la paix avec Dieu, alors nous sentons que le fait est sûr et certain, et nous entrons dans le repos.

 

Aucune langue humaine ne peut exprimer la profondeur du repos qui remplit l'âme quand elle a reçu cette paix de Dieu qui surpasse toute compréhension.

 

Ami lecteur, recherchez-la maintenant.

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

spurgeon

 

Bible

Croix Huguenote

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 12:09
C'est Dieu qui justifie (2ème partie)

Nous ne parlons pas maintenant de justice, ni de la manière dont Dieu agit avec les hommes selon leurs propres mérites :

 

si vous vous flattez de traiter alliance avec le Dieu juste d'après les ordonnances de sa loi, vous êtes sous le  coup de l'éternelle colère, car c'est là tout ce que vous méritez.

Que son Nom soit béni ! 

 

Il ne nous a pas traités selon nos péchés, mais Il nous a mis au bénéfice de sa libre grâce et de son infinie compassion.

 

« Je vous recevrai en grâce, ajoute-Il, et je vous aimerai sans contrainte.»

 

Croyez-le, car il est certain que le Très-Haut peut traiter le coupable avec une miséricorde sans bornes.

 

Il peut traiter les impies comme si toujours ils avaient été pieux.

 

Lisez et relisez la parabole de l'enfant prodigue, et considérez comment le père pardonne et reçoit, à son tour, le fils égaré.

 

Il lui témoigne autant d'amour que s'il n'était jamais parti et ne s'était jamais souillé avec les femmes débauchées.

 

Il alla même si loin que le frère aîné se mit à grommeler; mais le père ne cessa jamais d'aimer son fils repentant.

 

O mon frère ! O ma soeur ! Quelque coupable que vous soyez, si vous voulez seulement revenir à votre Dieu et Père, Il vous traitera comme si vous n'aviez jamais péché.

 

Il vous regardera comme juste et vous traitera comme tel.

 

Qu'en dites-vous ?


Ne voyez vous pas. - car je désire ne pas laisser ce beau sujet avant de l'avoir rendu parfaitement clair - ne voyez-vous pas que nul homme n'aurait eu l'idée de justifier l'impie et que personne, sauf Dieu, n'aurait pu le faire, mais que, cependant, Dieu le peut ?

 

Voyez en quels termes l'apôtre jette ce défi «Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu gui justifie.»

 

Quand Dieu a justifié un homme, il est bien justifié, il est parfaitement justifié, à bon droit, il est éternellement justifié.

 

Un jour je lisais dans une brochure remplie de venin contre l'Evangile et contre ceux qui le prêchent, que nous tenons pour vraie une espèce de théorie par laquelle nous nous imaginons que le péché peut être ôté de l'humanité.

 

Nous n'établissons aucune théorie, nous proclamons un fait.

 

Le plus grand fait que la terre ait vu, c'est que Christ, par son précieux sang, efface le péché dès maintenant, et que Dieu, pour l'amour de Christ, traitant les hommes selon son infinie miséricorde, pardonne aux coupables.

 

Il les justifie, non d'après ce qu'Il voit ou prévoit devoir être en eux, mais selon les richesses de la grâce qui remplit son cœur.

 

Cela, nous l'avons proclamé, nous le proclamons, et nous voulons le proclamer tant que nous vivrons.

 

«C'est Dieu qui justifie.»

 

Il justifie l'impie. Comme il n'a pas honte de le faire, nous n'avons pas honte de le répéter.

La justification qui a Dieu Lui-même pour auteur est un fait indiscutable.

 

Si le Juge m'acquitte, qui peut me condamner ?

 

Si le tribunal suprême de l'univers m'a déclaré juste, qui pourra m'accuser ?

La justification divine est une réponse suffisante aux exigences d'une conscience angoissée.

 

Le Saint-Esprit a ses voies et moyens pour faire entrer la paix dans notre être entier de telle sorte que nous ne demeurons pas plus longtemps dans la crainte.

 

Avec cette justification, nous pouvons défier les rugissements et les outrages de Satan et des impies.

 

Avec elle nous ressusciterons sans effroi, et nous affronterons les dernières grandes assises :


Devant le tribunal suprême
Je comparaîtrai hardiment
Qu'ai-je à craindre du Jugement ?
Je suis absous par Dieu lui-même !


Mon ami, le Seigneur peut effacer tous nos péchés.

 

En vous l'affirmant, je ne donne pas un coup d'épée dans l'eau :

 

«Toute espèce de péché et de blasphème seront pardonnés aux hommes».

Quand bien même vous vous seriez plongé dans le crime jusqu'au cou, d'un seul mot, Il peut enlever la souillure en disant :

 

«Je le veux, sois pur.»

 

L'Eternel est riche en miséricorde.(...)

 

C'est Dieu qui justifie (3ème partie)

Bible

Croix Huguenote

 

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 12:02
C'est Dieu qui justifie (1ère partie)

C'est Dieu qui justifie. 

Qui accusera les élus de Dieu ?
C'est Dieu qui justifie !

(Romains 8:33).



C'est un fait vraiment merveilleux que d'être justifié, rendu juste.

 

Si nous n'avions pas violé les lois divines, nous aurions été justes par nature et nous n'aurions jamais eu besoin de justification.

 

Celui qui, toute sa vie, a fait tout son devoir et n'a jamais rien fait que son devoir, est, justifié par la loi morale.

Mais vous, mon cher lecteur; vous n'êtes pas dans ce cas, j'en suis parfaitement sûr. Vous avez trop de loyauté pour prétendre que vous êtes sans péché, aussi avez-vous besoin d'être justifié.

Si donc vous vous justifiez vous-même, vous n'arriverez qu'à vous séduire vous-même.

 

Ne l'essayez pas, cela n'en vaut pas la peine.

Si vous demandez à vos semblables de vous justifier, que pourront-ils faire ?

 

Moyennant cinq sous, plusieurs d'entre eux vous loueront; pour bien moins, d'autres vous calomnieront.

 

A quel prix donc doit-on estimer la valeur de leur jugement ?

Mais notre texte dit:

 

«C'est Dieu qui justifie», et c'est là le point capital.

 

N'est-ce pas là un fait remarquable et digne de toute notre attention ?

 

Venez et voyez.

En tout premier lieu, personne, si ce n'est Dieu Lui-même, n'aurait eu la pensée de justifier des coupables.

Ils se sont révoltés manifestement; de leurs deux mains ils ont fait le mal; ils ont progressé dans la méchanceté; après avoir subi les amères conséquences du péché, et avoir été contraints de le délaisser, ils y sont retournés encore.

 

Ils ont violé la loi et foulé aux pieds l'Évangile de Grâce.

 

Ils ont méprisé les proclamations de la Miséricorde Divine et ont persévéré dans leur impiété.

Comment peuvent-ils donc être pardonnés et justifiés ?

 

Leurs compagnons de péché, désespérant d'eux, disent :

 

«Ce sont des hommes pour lesquels le retour au bien est impossible.»

 

Même les chrétiens les regardent avec tristesse bien plus qu'avec espoir.

Mais tel n'est pas leur Dieu !

 

Dans la splendeur de sa grâce prévenante, Il ne se donnera pas de repos jusqu'à ce qu'il les ait justifiés, et les ait rendus dignes d'être acceptés en Jésus-Christ, son bien-aimé.

Personne, si ce n'est Dieu, n'aurait pu avoir la pensée de me justifier.

 

Je suis un sujet d'étonnement pour moi-même et j'ai la certitude que l’œuvre de la grâce doit être également manifeste pour d'autres.

 

Voyez Saul de Tarse, qui écumait de rage contre les serviteurs de Dieu.

 

Tel qu'un loup dévorant, il s'acharnait contre les brebis et les agneaux sans trêve ni merci, et pourtant Dieu le terrassa sur le chemin de Damas, changea son cœur, le justifia si pleinement que, depuis lors, cet homme devint le plus grand prédicateur de la justification par la foi que le monde ait jamais vu.

Souvent il a dû s'étonner que même il ait pu être justifié par la foi en Jésus-Christ, lui qui avait été un partisan convaincu du salut par les oeuvres de la loi.

 

Qui donc aurait pu avoir la pensée de justifier un homme tel que Saul le persécuteur, sinon Dieu lui-même ?

 

Glorieuse est là grâce du Seigneur !

Mais, quand même quelqu'un aurait eu la pensée de justifier l'impie, Dieu seul aurait pu le faire.

 

C'est une impossibilité pour quelqu'un de pardonner des offenses qui ne le concernent pas.

Voilà une personne qui a eu des torts graves à votre égard; vous pouvez lui pardonner, et j'espère que vous voulez le faire, mais nul autre que vous ne le peut.

 

Vous êtes l'offensé, de vous doit provenir le pardon.

 

Si nous avons péché contre Dieu, il est possible à Dieu de pardonner, car la transgression a été commise contre Lui.

 

C'est ce qui fait dire à David dans le psaume 51:

 

«J'ai péché contre toi, contre toi proprement, et j'ai fait ce qui est mal à tes yeux.»

 

Dieu étant l'offensé a aussi le pouvoir de pardonner l'offense.

Allons donc à Lui et demandons-lui grâce.

 

Ne nous laissons pas égarer par les prêtres qui voudraient que nous nous confessions auprès d'eux.

 

Ils n'ont aucune garantie dans la Parole de Dieu pour étayer leurs prétentions.

 

Mais lors même qu'ils auraient été choisis et consacrés pour absoudre de la part de Dieu, ne vaut-il pas mieux aller nous-mêmes au Tout-Puissant par Jésus-Christ le Médiateur, pour chercher et trouver le pardon auprès de Lui, puisque nous sommes sûrs que telle est la vraie marche à suivre?

 

Il y a trop de risques dans une religion par procuration.

Mieux vaut vous occuper personnellement de ce qui concerne votre âme que de vous en remettre à qui que ce soit.

Dieu seul peut justifier l'impie, mais Il peut le justifier parfaitement.

 

Il efface nos péchés complètement.

 

Il dit qu'en quelque endroit qu'on puisse les chercher on ne pourra jamais les trouver.

 

Par sa bonté infinie, Il a préparé les voies et moyens par lesquels il peut rendre blancs comme la neige des péchés aussi rouges que l'écarlate, et éloigner de nous nos transgressions comme l'orient est éloigné de l'occident.

 

Il ajoute :

 

«Je ne me souviendrai plus de vos péchés.»

 

Il poursuit son oeuvre jusqu'à l'anéantissement du péché.

 

Un ancien prophète s'écriait avec étonnement :

 

«Quel est le Dieu semblable à toi, qui pardonne l'iniquité et qui remets la transgression du reste de ton héritage ? Il ne conserve pas sa colère à toujours, car Il est abondant en grâce.»

 

C'est Dieu qui justifie (2ème partie)

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 17:13
Philosophie ou Bonne Nouvelle

 

                                                    
 

Le Christianisme est-il compatible avec la tolérance et le relativisme, tel qu’ils nous sont présentés par le monde moderne ?

 

Non si basé sur le refus de penser contrairement à la notion du mal appelé bien et bien appelé mal.

 

Mais sur un autre plan, oui bien sûr.

 

Mais où se trouve l'intolérance, où commence t elle et où s'arrête t elle ?

 

Penser différemment est il une intolérance ? Être affirmatif dans ses convictions sans chercher à blesser méchamment montre t elle également une intolérance ? Non.


Pour nous Chrétiens, la conclusion que Jésus est Dieu est tout naturellement la conséquence de notre réflexion, basée sur les évidences qui nous sont fournies par les écritures, par l’histoire et aussi notre expérience personnelle, notre rencontre avec Jésus et notre conversion, changement radical de route.

 

Malheureusement de nos jours, beaucoup de nos contemporains ne sont pas convaincus par la logique et la réflexion à cause de la tolérance et du relativisme. Réfléchissons un peu.

 

Pour être tolérant, il faut penser que chaque croyance individuelle, chaque valeur individuelle, tous les styles de vie et toutes les revendications de chacun sont tous égaux et valides et de ce fait méritent un égal respect. (Nazisme ? Pédophilie ? Anarchie ? Adultère ? Bien sûr que non, nous les refusons tous sciemment et intelligemment)

Prenons un exemple :

Revendication de A) Jésus est Dieu.
Revendication de B) Jésus n’est pas Dieu.

Selon le principe de la tolérance et du relativisme, la revendication de A est vrai pour lui même et la revendication de B est vrai pour lui même. Tout le monde est heureux et personne n’est offensée.

Le seul problème ? Ce n’est pas logique et cela ne tient pas debout dès que nous faisons intervenir la logique et la réflexion.

 

Soit Jésus est Dieu ou soit Il ne l’est pas.

 

Il ne peut pas «être Dieu» et ne «pas être Dieu» en même temps.

 

Il «est» OU Il «n’est pas» et si nous prenons la revendication de A et la revendication de B, l’un des deux a raison et l’autre a tort.

Pour nous Chrétiens, Jésus est Dieu. Pour l'autre personne, Il ne l'est pas. Soit. C'est un droit et un choix. Mais une responsabilité lourde dans les deux sens.

 

J’aurais une extrême curiosité de voir celui qui serait persuadé que Dieu n’est point : il me dirait du moins la raison invincible qui a su le convaincre. (La Bruyère)

 

Nous avons beaucoup d'écrits au style mordant, où l'on se refuse à convenir qu'il existe un dieu. Mais nul athée, autant que je sache, n'a réfuté de façon probante l'existence du diable.
(Kleist Heinrich von)

 

Il est un Dieu. Les herbes de la vallée et les cèdres du Liban le bénissent, l’insecte bruit ses louanges, et l’éléphant le salue au lever du soleil ; les oiseaux chantent dans le feuillage, le vent le murmure dans les forêts, la foudre tonne sa puissance, et l’Océan déclare son immensité ; l’homme seul a dit : il n’y a point de Dieu. (Chateaubriand)

 

 

 

-------

 

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. (Jean 1 :1-5).

Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. (Jean 1 :14).


Evidemment si nous nous contentions de dire Que Jésus est Dieu, ce ne serait pas vraiment un problème pour les adeptes de la tolérance et du relativisme (bien qu’il n’aime pas vraiment cela quand même), car pour beaucoup c’est notre vérité et ils ont bien sûr la leur.

 

C'est la liberté de choix, et aucun chrétien ne viendra le contester.

Ce qui pour eux rend un chrétien intolérant, c’est la revendication d’exclusivité du Christianisme. En effet, Jésus a dit : 

 Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14:6).

 

L'islam ou d'autres croyances ne le font ils pas ? En quoi y aurait il intolérance ? Elle le devient lorsqu'elle est imposée de force ou sournoisement.

 

Le Chrétien croit que Jésus est le Fils de Dieu venu apporter le pardon des péchés pour tous les hommes.

 

Il aspire dans son témoignage bien loin du prosélytisme outrancier connu dans certaines mouvances ou religions faire partager, et connaître la délivrance, le pardon dans l'oeuvre de Jésus sur la Croix (Esaïe 53)

 
Et nous pouvons lire dans le livre des Actes :

Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. (Actes 4:12).

Oui ! Le Chrétien reconnaît et affirme que la Bible est la vrai vérité et que leur vérité ne les sauvera pas car seul Jésus peut sauver. Et pour cela beaucoup peuvent nous haïr et nous considèrent comme étant intolérants et il est vrai que si la référence pour l’intolérance est leur référence (ce qui n’est pas vrai bien sur), nous le sommes à notre corps défendant.

 

Puisque nous pouvons être considérés comme intolérants par la société dans laquelle nous vivons à cause de nos croyances.

 

 

Une chose est sûre, la vérité est la vérité, la vérité est absolue et non relative et Jésus Christ est la vérité.

 

Pleurer, et prier pour le salut de chacun, être un témoignage vrai, de douceur, de vérité, tel est notre devoir combien même il peut susciter refus, haine, ou rejet.

 

Elle n'empêchera jamais notre respect, notre amour, mais aussi le commandement de Jésus d'apporter la Bonne Nouvelle aux coeurs brisés, à celles et ceux qui veulent le connaître.

 

Il n'est pas une surprise que même la philosophie analyse le phénomène de l'athéisme comme relevant de la croyance au même titre que la foi. Hors notre foi n'est pas une philosophie, mais une réalité. Une rencontre personnelle et vraie avec Notre Sauveur.

 

Un athée peut bien évidemment faire siennes les valeurs judéo-chrétiennes (ne pas tuer, ne pas voler, ne pas convoiter l’épouse du voisin…). La morale n’est pas un monopole du religieux. La religion, même sous appellation chrétienne (étiquette confondue) ne sauve pas et ne sauvera jamais. Croire en Dieu n’a jamais empêché un fanatique de transgresser des valeurs morales.

 

L’histoire nous montre avec constance que le meurtre au nom de Dieu est un phénomène universel. Ce qui fait la morale, c’est un choix conscient. Et l’humaniste, libéré du regard de Dieu, peut décider en conscience d’être moral. Il ne suffit pas de croire en l'existence de Dieu. Les démons y croient aussi, et ils tremblent.

 

Mais c'est de ce que nous aurons fait de Jésus, notre relation et le pardon au pied de la Croix qui fait toute la différence.

 

Heureusement..., Dieu ne croit pas dans les affirmations de sa non existence !!!

 

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Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:37
Psaume 32

Les quatre bonheurs du Psaume 32

deur

d'Henri Lüscher

 

 

Quand nous nous sentons coupables, nous avons hautement besoin de l’Écriture pour nous assurer que Dieu ne nous rejettera jamais, et que rien ne nous séparera de son amour. C'est sa Parole qui nous donne la paix. Ce psaume est précisément un remède réservé aux « mutilés » du péché, en rupture avec Dieu. On trouve au début de ce psaume le terme étrange de mashil, parfois traduit par « instruction ». En l'intitulant ainsi, David désire certainement donner à son expérience du péché et du pardon une valeur universelle. Puissions-nous tous goûter la réalité de ce bonheur primordial.

I. Le bonheur dans le pardon divin (1-5)

L’essence de tout bonheur se trouve dans le pardon des péchés. L’homme ne peut absolument pas s’approcher de Dieu et se sauver lui-même – même si, contrairement à l’animal, il est un être moral et religieux, car Dieu « a mis la pensée de l’éternité dans le cœur humain. » (Ecc 3.11). Parce que Dieu se plaît à faire miséricorde, et parce qu’il aime ses créatures, il a conçu un moyen de contrer notre impuissance à le rejoindre. Il a trouvé en son propre Fils le sacrifice qui nous donne la paix et la réconciliation avec Lui. Pour tout croyant : c'est l’importante doctrine de l’imputation, que Paul éclaire dans son chapitre sur la justification par la foi (Rom 4.7-8 ; cf. 2 Cor 5.19, 21).

Le bonheur est aussi pour celui qui vient à Dieu d’un cœur sincère, débarrassé de toute fraude ou hypocrisie naturelle (Jér 17.9). Là encore, l'expérience de la grâce de Dieu est fondamentale (Héb 13.9). L’auteur de l’Épître aux Hébreux nous exhorte à « nous approcher avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience » (Héb 10.22 ; cf. Ps 120.2).

La voie du bonheur : l’affliction et la confession des péchés

Les v. 3-4 rappellent ce qui se produit lorsque le péché n’est pas confessé au Seigneur :

- « je me suis tu » : nous cherchons à cacher le mal qui nous ronge ;
- « sans arrêt je gémissais » : notre conscience est lourde, notre état maladif ; notre âme manque de repos intérieur ;
- « ta main s’appesantissait sur moi » : Dieu se sert de sa main appesantie pour nous affliger, afin de nous pousser à entrer dans la voie du véritable bonheur, par la confession de nos fautes : « Car ma vie s’évanouit comme une fumée, mes dernières forces se sont consumées. Comme l’herbe coupée, mes facultés ont perdu toute fraîcheur » (Ps 102.4-5, version des Psaumes en français courant ; cf. aussi Ps 39.11 ; Job 13.21).

Confession et repentance (v. 5)

Le pécheur non repentant souffre sous un poids terrible, jusqu'au moment où il confesse au Seigneur ce qui cloche dans sa vie. Je reconnais mon péché et m’en humilie en demandant pardon pour tout le mal causé au Seigneur, et peut-être aussi à mon prochain, mon conjoint, mes enfants, mes amis, mes frères et soeurs dans la foi.

Dieu répond en pardonnant mon iniquité.

C’est le pardon complet, en vertu de l’œuvre de la rédemption de Jésus-Christ, de sa mort et de sa résurrection. Ainsi, Dieu efface de « mon compte » mon péché. Le Seigneur s’en est chargé, il l’a porté à la Croix. Ce pardon est une certitude pour moi. Il est pour le présent et pour l’avenir. Je suis libéré du péché, et je refuse l’incitation de la chair et de Satan à retomber dans mes anciens péchés. C’est ce que confirment les passages suivants : 1 Jean 1.7, 9 ; Ps 103.12 ; És 43.25 ; Mich 7.19.

Nous trouvons cette merveilleuse doctrine de l’imputation et du pardon résumée comme suit : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. Heureux l'homme qui est continuellement dans la crainte ! Mais celui qui endurcit son cœur tombe dans le malheur. » (Pr 28.13-14).

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 11:43
Qu'est ce que la vraie repentance ?

 

Qu'est-ce que la vraie repentance, et comment est-elle donnée ?

Il est clair que la repentance est associée au pardon des péchés. Dans Actes 5:31, nous lisons, à propos du Seigneur Jésus:

"Dieu l'a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés."

Ces deux bénédictions nous sont accordées par Celui dont les mains sacrées furent clouées sur le bois de la croix, mais qui est maintenant ressuscité dans la gloire. La repentance et le pardon des péchés ont été décrétés inséparables par la volonté éternelle de Dieu. Ce que Dieu a joint, qu'aucun homme ne le sépare !
La repentance accompagne nécessairement la rémission des péchés. Et vous comprendrez qu'il doit en être ainsi, si vous réfléchissez un peu à cette question. Il est impossible que le pardon des péchés soit accordé à un pécheur impénitent ! Cela ne ferait que le confirmer dans ses mauvaises dispositions, et cela ne l'enseignerait nullement à haïr le péché. Imaginez-vous que le Seigneur puisse dire à un pécheur : "Tu aimes le péché, et tu vis dans le péché. Tu t'y enfonces de plus en plus. Mais je te pardonne quand même !" Ne serait-ce pas accorder une pleine et horrible liberté à l'iniquité ?

Toutes les fondations de l'ordre social seraient détruites, et il s'ensuivrait la pire anarchie morale ! Il m'est impossible de vous décrire les innombrables méfaits qui se produiraient certainement, si l'on dissociait la repentance du pardon des péchés, et si l'on pardonnait le péché, alors que le pécheur continuerait à s'en délecter toujours davantage ! Il est de la véritable nature des choses, si nous croyons en la sainteté de Dieu, que nous ne puissions pas être pardonnés, mais que nous récoltions toutes les conséquences de notre obstination, si nous persévérons dans le péché, et si nous ne voulons pas nous en repentir.

Selon la bonté infinie de Dieu, nous avons la promesse que si nous abandonnons nos péchés, si nous les confessons, et si nous décidons, par la foi, d'accepter la grâce qui nous est donnée en Jésus-Christ, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés, et pour nous purifier de toute iniquité. Mais, aussi certainement que Dieu existe, il n'y a aucune promesse de miséricorde pour ceux qui persévèrent dans leurs mauvaises voies, et qui refusent de reconnaître leurs péchés.

Certainement, aucun rebelle ne peut s'attendre à ce que le Roi lui pardonne sa trahison, tant qu'il demeure dans une révolte ouverte. Personne ne peut être assez fou pour imaginer que le Juge de toute la terre puisse ôter nos péchés, si nous refusons de nous en séparer nous-mêmes.
En outre, il doit en être ainsi si l'on veut reconnaître la perfection de la miséricorde divine. Une miséricorde qui pardonnerait le péché tout en laissant le pécheur vivre dans ce péché ne serait qu'une miséricorde bien faible et bien superficielle. Ce serait une miséricorde injuste et défigurée, boiteuse et privée de toute vigueur.

D'après vous, quel est le plus grand privilège : être libéré de la culpabilité du péché, ou être délivré de la puissance du péché ? Je ne vais pas tenter d'évaluer la grandeur respective de deux bienfaits aussi immenses. Nous n'aurions pu recevoir aucun d'eux si le précieux sang de Jésus n'avait été versé. Mais il me semble toutefois, si je devais les comparer, que le plus grand de ces deux bienfaits est sans doute celui qui me permet d'être délivré de la domination du péché, d'être sanctifié, et d'être transformé à l'image de Dieu.

Etre pardonné est une faveur immense, incomparable. Nous en avons fait l'une des premières notes de notre psaume de louange : "Lui qui pardonne toutes tes iniquités." Mais si Dieu nous pardonnait et si, par la suite, Il nous permettait de continuer à aimer le péché, à nous vautrer dans l'iniquité et à nous plonger dans la convoitise, à quoi aurait servi Son pardon ? N'aurait-il pas été plutôt un cadeau empoisonné, qui n'aurait pas manqué de nous détruire ? Etre lavé, et demeurer ensuite étendu dans la boue ! Etre déclaré pur, et avoir encore la blancheur de la lèpre sur le front ! Ne serait-ce pas la pire caricature de la miséricorde ? A quoi vous servirait-il de sortir un homme de son sépulcre, si vous le laissez dans la mort ? Pourquoi le conduire à la lumière, s'il est toujours aveugle ?

Nous remercions Dieu, parce que Celui qui pardonne nos iniquités guérit aussi nos maladies. Celui qui nous lave des souillures du passé nous fait aussi sortir des voies impures du présent, et nous préserve de toute chute future ! Nous devons joyeusement accepter à la fois la repentance et la rémission des péchés, car ils ne peuvent être séparés. Notre alliance nous a acquis un héritage qui forme un tout indivisible, et qui ne doit pas être morcelé. Morceler l'œuvre de la grâce reviendrait à couper en deux un enfant vivant. Ceux qui permettent cela n'ont aucun intérêt à le faire.

Vous qui cherchez le Seigneur, je vous le demande : "Vous contenteriez-vous de l'une de ces bénédictions seulement ?" Cher lecteur, seriez-vous satisfait, si Dieu vous pardonnait vos péchés, tout en vous permettant de continuer à vivre dans le péché et dans le monde comme auparavant ? Oh non ! L'esprit régénéré craint avant tout le péché, bien plus que la punition du péché ! Le vrai cri de notre cœur n'est pas : "Qui me délivrera de la punition et du jugement ?", mais : "Misérable que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? Qui me permettra de surmonter la tentation, et de devenir saint comme Dieu est saint ?"

Veillez donc à ce que la repentance reste toujours étroitement associée à la rémission des péchés, puisque cela s'accorde avec le désir de votre cœur, et que cela est nécessaire à la pleine manifestation de votre salut !

En outre, la repentance et le pardon sont étroitement unis dans l'expérience de tous les Chrétiens. Tous ceux qui ont sincèrement confessé leur péché, dans la repentance et la foi, ont toujours reçu le pardon. Par ailleurs, jamais aucun de ceux qui ne se sont pas repentis de leurs péchés n'a été pardonné. Je n'hésite pas à proclamer que dans le Royaume de Dieu, il n'y a jamais eu, il n'y a jamais, et il n'y aura jamais aucun pécheur dont le péché ait été effacé, sans qu'auparavant le cœur de ce pécheur n'ait été conduit à la repentance et à la foi en Christ. Dans notre âme, la haine du péché et la conscience du pardon viendront et demeureront ensemble aussi longtemps que nous vivrons.

Ces deux choses sont interdépendantes : celui qui est pardonné se repent, et celui qui se repent est certainement pardonné. Rappelez-vous avant tout que c'est le pardon qui conduit à la repentance. La loi et les menaces ne font qu'endurcir le cœur. Mais la conscience d'avoir reçu un pardon qui nous est acquis par le sang de Jésus peut ramollir le cœur le plus dur.

C'est quand nous sommes certains d'avoir été pardonnés que nous haïssons l'iniquité. Je suppose que lorsque notre foi devient une pleine assurance, lorsque nous sommes certains, sans l'ombre d'un doute, que le sang de Jésus nous a lavés et rendus plus blancs que la neige, c'est alors que la repentance est aussi la plus profonde. La repentance s'approfondit à mesure que la foi grandit. Ne vous y trompez pas ! Une vraie repentance n'est jamais temporaire et fugace. Elle n'est jamais l'effet de quelques jours ou de quelques semaines. Ce n'est jamais une "pénitence" temporaire qui s'évanouit rapidement ! Mais c'est la grâce de toute une vie, comme la foi elle-même. Les petits enfants du Seigneur se repentent, comme se repentent les jeunes gens et les pères dans le Seigneur. Car la repentance est la compagne inséparable de la foi. Tant que nous marchons par la foi et non par la vue, les larmes de la repentance brillent dans les yeux de la foi ! Aucune repentance véritable ne se produit sans une foi véritable en Jésus ! Et aucune véritable foi en Jésus n'existe sans une repentance véritable qui l'accompagne toujours ! La foi et la repentance sont deux sœurs siamoises, étroitement soudées entre elles.

Notre véritable repentance est à la mesure de notre foi dans l'amour et dans le pardon de Christ. De même, notre joie d'avoir reçu le plein pardon offert par Christ ressuscité et exalté est directement proportionnelle à notre repentance et à notre haine du péché. Vous ne saurez jamais apprécier le pardon à sa vraie valeur, tant que vous n'éprouverez pas la vraie repentance. Et vous ne goûterez jamais à cette vraie repentance tant que vous n'aurez pas été pardonné. Cela peut vous sembler étrange, mais il en est ainsi : l'amertume de la repentance et la douceur du pardon se mêlent en un doux parfum, dans la vie de tous ceux qui ont reçu la grâce de Dieu, et sont la source d'un bonheur incomparable.

Ces deux dons, qui nous sont conférés par l'alliance proposée en Christ, se garantissent l'un l'autre mutuellement. Si je sais que je me suis repenti, je sais aussi que je suis pardonné. De même, comment puis-je savoir que je suis pardonné, sinon en sachant aussi que je me suis détourné de ma vie de péché passée ? On ne peut être Chrétien que si l'on est passé par la repentance !
La foi et la repentance sont comme deux rayons de la même roue, deux poignées de la même charrue. On a justement défini la repentance comme étant le fruit d'un cœur brisé à cause du péché, et brisé au point de se détourner du péché. Se repentir, c'est à la fois se détourner du péché et se tourner vers Dieu. C'est un changement d'état d'esprit, le changement le plus radical qui soit, qui s'accompagne de chagrin à cause du passé, mais aussi d'une claire résolution de changement pour l'avenir.

Se repentir, c'est décider d'abandonner les péchés que nous aimions auparavant, et démontrer que nous les regrettons amèrement, par le fait que nous ne les pratiquons plus. Quand c'est réellement le cas pour nous, nous pouvons être assurés que nous sommes pardonnés. Car le Seigneur n'a jamais manqué de pardonner un cœur brisé à cause du péché, et brisé au point de se détourner du péché. D'un autre côté, si nous jouissons du pardon de nos péchés, grâce au sang de Jésus, si nous sommes justifiés par la foi, et si nous avons la paix avec Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur, nous savons alors que notre repentance et notre foi sont authentiques.

Ne considérez pas votre repentance comme la cause du pardon que vous avez reçu. Mais considérez-la comme accompagnant ce pardon. N'espérez pas pouvoir vous repentir, tant que vous n'aurez pas réalisé la grâce de notre Seigneur Jésus, et Son désir ardent d'effacer votre péché. Maintenez ces choses sacrées à leur vraie place, et comprenez quelles sont les relations qui les unissent. Elles sont comme les deux colonnes dressées devant le Temple de Salomon, Jakin et Boaz, qui encadraient majestueusement sa porte d'entrée. Elles constituent les deux piliers d'une véritable expérience de salut.

Personne ne peut entrer dans la présence de Dieu, sans d'abord passer entre ces deux colonnes de la repentance et de la rémission des péchés. L'arc de l'alliance divine brille dans toute sa splendeur sur votre cœur, lorsque les gouttes de la repentance sont illuminées par la lumière du plein pardon. La repentance du péché et la foi dans le pardon divin sont la chaîne et la trame constituant le tissu d'une réelle conversion. C'est par là que vous savez que vous êtes un véritable Israélite !

Pour revenir à ce verset du Livre des Actes sur lequel nous méditons, nous dirons que le pardon et la repentance jaillissent de la même source, et sont donnés par le même Sauveur. Dans Sa gloire, le Seigneur Jésus accorde toujours ces deux bienfaits ensemble à la même personne. Vous ne trouverez nulle part ailleurs la repentance séparée du pardon. Jésus les tient toujours ensemble, prêt à les accorder aujourd'hui encore avec la plus grande libéralité à tous ceux qui les accepteront de Ses mains. N'oublions jamais que Jésus nous donnera toujours tout ce qui nous est nécessaire pour notre salut. Il est donc très important que tous ceux qui recherchent la miséricorde divine ne l'oublient jamais. La foi est un don de Dieu, tout autant que le Sauveur en qui nous mettons notre foi. La repentance des péchés est une œuvre de grâce, tout autant que l'expiation par laquelle notre péché a été effacé. Le salut, dans tous ses aspects, n'est qu'une œuvre parfaite de grâce.

Comprenez-moi donc bien. Ce n'est jamais le Saint-Esprit qui Se repent ! Il n'a jamais rien fait dont Il doive Se repentir. S'il pouvait Se repentir, Il ne pourrait pas nous aider. C'est nous qui devons nous repentir de notre propre péché. Sinon, nous ne pourrons pas être libérés de sa puissance. Ce n'est pas non plus le Seigneur Jésus qui doit Se repentir. De quoi devrait-Il Se repentir ? C'est nous qui devons nous repentir, dans le plein consentement de toutes nos facultés et de toute notre âme. Notre volonté, nos affections, nos émotions, œuvrent ensemble de la manière la plus complète pour produire cet acte béni qui s'appelle la repentance du péché.

Pourtant, derrière cet acte personnel, il y a une influence secrète et sainte, qui fait fondre notre cœur, qui nous donne une vraie contrition, et qui produit en nous un changement complet. C'est l'Esprit de Dieu qui nous illumine, pour que nous comprenions ce qu'est le péché, et qui nous le fait haïr. C'est encore l'Esprit de Dieu qui nous fait rechercher la sainteté, qui nous fait apprécier l'amour et le désirer, et qui nous stimule à aller de l'avant, à chaque étape de notre sanctification. C'est enfin l'Esprit de Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire, selon le bon plaisir du Seigneur. Soumettons-nous sans délai à l'Esprit du Seigneur, à cet Esprit de bonté et d'amour, qui nous donnera avec abondance cette double bénédiction de la repentance et de la rémission de nos péchés, selon les richesses de Sa grâce. "C'est par grâce que vous êtes sauvés !"

Comment nous est donnée la repentance.

Revenons encore à ce texte magnifique :

"Dieu l'a élevé par sa droite comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés" (Actes 5 : 31).

Notre Seigneur Jésus est monté au Ciel, pour que la grâce puisse en descendre. Il emploie Sa gloire pour laisser libre cours à Sa grâce. Si le Seigneur est monté plus haut, c'est dans le dessein d'entraîner avec Lui des pécheurs repentants. Il a été élevé pour accorder la repentance. Nous allons réaliser cela, si nous nous rappelons quelques grandes vérités.

L'œuvre accomplie par le Seigneur Jésus a rendu la repentance possible, disponible et acceptable. La Loi ne fait aucune mention de la repentance, mais elle dit clairement : "L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra" (Ezéchiel 18 : 20). Si le Seigneur Jésus n'était pas mort, ressuscité et monté auprès du Père, que vaudraient ma repentance et la vôtre ? Nous pourrions ressentir le remords et toutes ses horreurs, mais jamais la repentance et toutes ses espérances ! En tant que sentiment naturel, la repentance n'est qu'un devoir commun, qui ne mérite aucune louange particulière. Chez l'homme, la repentance est si souvent mêlée à la crainte égoïste de la punition, que l'on n'en fait pas grand cas en général. Si le Seigneur Jésus ne S'était pas interposé, et si nous n'avions pas été au bénéfice de Ses mérites, nos larmes de repentance n'auraient été que des torrents d'eau inutilement répandus sur le sol ! Mais Jésus a été élevé dans les cieux, pour que, par la vertu de Son intercession, notre repentance puisse être jugée acceptable devant Dieu. C'est en ce sens qu'Il nous donne la repentance, parce qu'Il permet à notre repentance d'être acceptée par Dieu, dans une position qu'elle n'aurait, autrement, jamais occupé.

Quand Jésus fut élevé dans les cieux, l'Esprit de Dieu fut répandu, pour produire en nous toutes les grâces dont nous avions besoin. C'est le Saint-Esprit qui crée la repentance en nous, en renouvelant surnaturellement notre nature, et en ôtant de notre nature charnelle notre cœur de pierre. Oh, ne perdez pas de temps à essayer de produire en vous des larmes impossibles ! La vraie repentance ne peut pas être un fruit de notre nature rebelle. Elle découle librement de la grâce souveraine de Dieu. Ne vous enfermez pas dans votre chambre pour vous frapper la poitrine, en essayant de faire sortir de votre cœur de pierre des sentiments qu'il est incapable de produire ! Mais allez au Calvaire, et contemplez la mort de Jésus. Levez les yeux vers les montagnes, d'où vous vient le secours ! Le Saint-Esprit est venu pour donner la vie à nos esprits, et pour produire en nous la repentance. C'est ainsi qu'au commencement Il planait à la surface du chaos pour en faire sortir l'ordre. Exprimez votre prière au Seigneur ! Demandez-Lui de venir faire demeurer Son Esprit en vous, pour qu'Il fasse de vous un être doux et humble de cœur, afin que vous puissiez haïr le péché, et sincèrement vous en repentir ! Il entendra votre cri et vous exaucera !

Rappelez-vous aussi que, quand notre Seigneur Jésus a été enlevé au Ciel, non seulement Il nous a donné la repentance en nous envoyant le Saint-Esprit, mais Il a fait dorénavant concourir à notre salut toutes les œuvres de la nature et de la providence. Il veut que toutes ces œuvres puissent nous appeler à la repentance, comme le cri du coq a parlé à Pierre, ou comme le tremblement de terre a parlé au geôlier. Assis à la droite de Dieu, notre Seigneur Jésus règne sur toutes choses, et les fait concourir au salut de Ses rachetés. Il utilise à la fois les bonnes choses et les choses amères, les épreuves et les joies, pour qu'elles incitent les pécheurs à être mieux disposés envers leur Dieu. Soyez donc reconnaissants pour la providence divine, qui a permis dans votre vie la pauvreté, la maladie ou la tristesse. Car, dans toutes ces choses, Jésus donne la vie à votre esprit et vous tourne vers Lui.

Bien souvent, la miséricorde du Seigneur parvient jusqu'à la porte de notre cœur, montée sur le cheval noir de l'affliction. Jésus utilise tous les aspects de nos expériences quotidiennes pour nous détacher de la Terre et nous attirer vers le Ciel. Christ est monté sur le trône, en tant que Souverain du Ciel et de la Terre, afin de soumettre, par tous les processus de Sa providence, les cœurs endurcis à l'œuvre de Sa grâce, afin qu'ils connaissent la repentance.

En outre, Il est à l'œuvre, en ce moment même, par Sa douce voix dans notre conscience, par Son Livre inspiré, par tous ceux qui prêchent à partir de ce Livre, par tous nos amis qui prient, et par tous les cœurs honnêtes. Il peut vous envoyer une Parole qui frappera votre cœur de pierre, comme l'a fait la verge de Moïse, et qui en fera couler des flots de repentance. Il peut vous remettre en mémoire certains passages poignants de l'Ecriture Sainte, qui gagneront votre cœur sans tarder. Il peut mystérieusement vous convaincre, et faire en sorte que vos pensées se tournent vers la sainteté, au moment où vous vous y attendez le moins. Soyez certains que Celui qui est monté dans la gloire, et qui est ressuscité dans toute la splendeur et la majesté de Dieu, possède de nombreux moyens pour produire la repentance dans le cœur de ceux à qui Il accorde le pardon. En ce moment même, Il attend de vous donner la repentance. Demandez-la Lui sans tarder !

Le Seigneur Jésus-Christ donne cette repentance à ceux qui, aux yeux du monde, la méritent le moins ! Que cela soit pour vous un sujet de grand réconfort ! Il a été exalté pour donner la repentance à Israël. A Israël ! A l'époque où parlaient ainsi les apôtres, Israël avait été la nation qui avait sans doute le plus péché contre la lumière et l'amour de Dieu, au point d'avoir osé s'écrier : "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants !" Pourtant, Jésus a été élevé dans la gloire pour accorder la repentance à ceux qui avaient crié cela ! Quelle merveille de grâce !

Si vous avez été introduit dans la plus brillante lumière de Christ, et que vous l'avez ensuite rejetée, il y a toujours de l'espoir pour vous ! Si vous avez péché contre votre conscience, si vous avez profondément attristé le Saint-Esprit, si vous avez péché contre l'amour de Jésus, il vous est encore possible de vous repentir ! Vous êtes peut-être aussi endurci que l'incrédule Israël du temps de Jésus, mais votre cœur peut toujours être attendri, car Jésus a été élevé, et tout pouvoir Lui a été donné. Le Seigneur Jésus a été élevé pour donner la repentance et le pardon de leurs péchés à tous ceux qui sont allés au bout de l'iniquité, et qui ont commis les péchés les plus graves. Quel bonheur pour moi de pouvoir proclamer un tel Evangile ! Quel bonheur pour vous de pouvoir l'entendre !

Le cœur des enfants d'Israël est devenu plus dur que la pierre la plus dure. Luther pensait qu'il était impossible à un Juif de se convertir. Nous sommes loin de partager son opinion, mais nous devons admettre que le peuple d'Israël a fait preuve d'une singulière obstination à vouloir rejeter le Sauveur, au cours de tous les siècles passés. Le Seigneur a bien dit dans Sa Parole : "Israël a rejeté le bien" (Osée 8 : 3). "Elle (la lumière) est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue" (Jean 1:11).

Pourtant, si notre Seigneur Jésus a été élevé, c'est pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. Il est probable que mes lecteurs sont des Gentils. Eux aussi peuvent avoir un cœur très entêté, qui s'est rebellé depuis de nombreuses années contre le Seigneur Jésus. Mais c'est en eux aussi que notre Seigneur peut produire la repentance. Il se peut que vous n'ayez pas le talent d'un habile écrivain pour traduire ce que vous éprouverez quand vous cèderez à l'amour divin. William Hone était l'un d'eux. Il a écrit des ouvrages qui sont restés célèbres. Pourtant, il fut longtemps un infidèle endurci. Quand il fut vaincu par la grâce souveraine, voici ce qu'il écrivit :

Le cœur le plus fier qui ait jamais existé,
Tu l'as vaincu, Seigneur, tu l'as vaincu en moi.
La volonté la plus tenace et la plus dure,
Qui Te rejetait et servait Tes ennemis,
Toi mon Seigneur, Tu l'as entièrement domptée !
Que Ta volonté soit faite et non plus la mienne !
Tout mon cœur t'appartient désormais à jamais.
Il confesse à présent que Tu es la Parole,
Christ, mon puissant Sauveur, mon Seigneur et mon Dieu,
C'est maintenant Ta croix qui sera mon signal !


Le Seigneur peut accorder la repentance aux pires êtres humains. Il peut transformer des lions en agneaux, et des vautours en colombes. Portons nos regards sur Lui, afin qu'Il puisse produire en nous un tel changement ! Assurément, la contemplation de la mort de Christ est l'une des méthodes les plus efficaces et les plus rapides pour obtenir la repentance. N'essayez pas de pomper la repentance dans le puits desséché de votre nature corrompue ! Il est contraire aux lois de l'intelligence de prétendre introduire de force votre âme dans cet état que seule la grâce peut produire !

Mettez votre cœur en prière devant Celui qui peut le comprendre, et dites-Lui : "Seigneur, purifie mon cœur ! Renouvelle-le, Seigneur, produit en lui la repentance !" Plus vous vous efforcerez de produire en vous des émotions de repentance, et plus vous serez déçu ! Mais si, dans la foi, vous contemplez la mort de Jésus pour vous, la repentance jaillira dans votre cœur. Méditez sur l'amour du Seigneur, qui a versé tout le sang de Son cœur pour vous ! Considérez Son agonie, Sa sueur sanglante, Sa croix et Sa Passion ! Quand vous ferez cela, Celui qui a tant souffert jettera un regard d'amour sur vous. Par ce regard, Il fera pour vous ce qu'Il a fait pour Pierre, et vous aussi pleurerez amèrement. Celui qui est mort pour vous peut, par Son Esprit de grâce, vous faire mourir au péché. Et Celui qui est monté dans la gloire pour vous peut attirer votre âme à Lui, vous détourner du péché, et vous attirer à Sa sainteté.

Je serais heureux si je peux vous confier cette pensée. Ne creusez pas la glace en espérant y trouver du feu ! Ne fouillez pas dans votre cœur naturel pour y trouver la repentance ! Regardez à Celui qui est Vivant pour avoir la vie ! Regardez à Jésus pour avoir tout ce dont vous avez besoin, sur le chemin qui va de la porte de l'Enfer à la porte du Ciel ! Ne cherchez nulle part ailleurs ce que Jésus désire ardemment vous donner ! Mais rappelez-vous que Christ est tout !

Amen,

 

 

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Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé 

 

 

 

 

 

Refuge Protestant Charles Spurgeon

 

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Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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