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Vie Protestante Réformée

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 23:46

SPURGEON Refuge du Chrétien

(Suite 3 par Charles Spurgeon)

 

Philipiens 3 : 18-19


Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j'en parle maintenant encore en pleurant. 19 Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu'aux choses de la terre.

 

 

 

Chapitre 2

Mais, si l'Apôtre pleurait, comme nous venons de le voir, à cause du péché de ces hommes qui n'avaient de chrétien que le nom, il pleurait plus encore peut-être à cause DES FÂCHEUX EFFETS DE LEUR CONDUITE, car il ajoute ce mot si énergique dans sa brièveté : Ils sont ennemis de la croix de Christ. Oui, tu dis vrai, ô Paul ! Sans doute, le sceptique, l'incrédule sont des ennemis de la croix de ton Maître; le blasphémateur, le profane, le sanguinaire Hérode le sont aussi; mais les ennemis par excellence de cette croix sacrée, les soldats d'élite de l'armée de Satan, ce sont ces chrétiens pharisaïques, blanchis au dehors d'une couche de piété, mais remplis au dedans de toute sorte de pourriture.

Oh ! il me semble qu'à l'exemple de l'Apôtre, tout enfant de Dieu devrait verser des larmes brûlantes, à la pensée que les plus rudes coups portés à l'Evangile lui viennent de ceux-là mêmes qui s'en disent les disciples. Il me semble qu'il devrait éprouver une douleur à nulle autre pareille en voyant Jésus blessé chaque jour par ceux qui prétendent être à lui. Regardez ! Voici mon Sauveur qui s'avance, les pieds et les mains ensanglantés..... Oh! mon Jésus, mon Jésus ! Qui a fait couler de nouveau ton sang ? Que signifient ces blessures ? Pourquoi as-tu l'air si triste ? - « J'ai été blessé, répond-il, et où penses-tu que j'aie reçu le coup ? » - Sûrement, Seigneur, tu as été blessé dans la maison d'intempérance ou de débauche, tu as été blessé au banc des moqueurs ou dans l'assemblée des impies. -

Zacharie 8 : 6-7 Ainsi parle l'Eternel des armées : Si la chose paraît étonnante aux yeux du reste de ce peuple en ces jours-là, sera-t-elle de même étonnante à mes yeux ? dit l'Eternel des armées. 7 Ainsi parle l'Eternel des armées : Voici, je délivre  mon peuple du pays de l'orient et du pays du soleil couchant.


Percer Christ, le livrer à l'ignominie tout en faisant profession d'être à lui ! Ne semble-t-il pas, mes chers auditeurs, qu'un péché si odieux ne devrait pas exister ? Toutefois, hélas, il est plus commun qu'on ne pense.

L'histoire rapporte que César, expirant sous les coups de ses meurtriers, ne perdit son empire sur lui-même que lorsqu'il vit son ami Brutus s'avancer pour le frapper à son tour. « Toi aussi, Brutus ! » s'écria-t-il alors, et, se couvrant la tête de son manteau, il pleura. De même, mes frères, si Christ apparaissait au milieu de cette assemblée, ne pourrait-il pas dire à plusieurs d'entre vous, en se voilant la face de tristesse, ou plutôt en faisant éclater sa juste indignation : « Et toi, qui t'es introduit dans mon Eglise, et toi qui te dis mon disciple, me frappes-tu aussi ?..... »

Si je dois être vaincu dans la bataille, que ce soient mes opposants qui me vainquent, mais que du moins mes alliés ne me trahissent pas. Si la citadelle que je suis prêt à défendre jusqu'à mon dernier soupir doit être prise, que l'ennemi y entre en marchant sur mon cadavre, mais encore une fois, que mes amis ne me trahissent pas. Ah ! si le soldat qui combat à mon côté me vendait à mes adversaires, mon cœur serait deux fois brisé; il le serait d'abord par la défaite, et ensuite par la trahison.

Lors des guerres religieuses, que nos frères d'Helvétie eurent à soutenir pour le maintien de leurs libertés, une poignée de protestants défendaient vaillamment un défilé contre un corps d'armée considérable. Quoiqu'ils eussent vu leurs frères, leurs amis, tomber à leurs côtés, quoiqu'ils fussent eux-mêmes épuisés de fatigue et prêts à défaillir, ils n'en continuaient pas moins à combattre, avec une intrépidité héroïque. Mais soudain, un cri se fait entendre, un cri perçant, un cri terrible ! L'ennemi gravit une éminence, et va envelopper la petite bande des réformés. A cette vue, leur chef frémit d'indignation; il grince des dents, il frappe du pied, car il a compris qu'un traître, qu'un lâche protestant a dû vendre ses frères à leurs implacables ennemis. Se tournant alors vers ses gens : « En avant ! » s'écrie-t-il, du ton d'un homme qui n'espère plus. Et, comme des lions qui fondent sur leur proie, ces braves s'élancent au-devant de leurs ennemis, prêts maintenant à mourir, puisqu'un des leurs les a trahis.

Mes frères, c'est un sentiment de cette nature qui s'empare du courageux soldat de la croix, quand il voit un de ses compagnons de service déshonorer le drapeau de son divin Chef et trahir sa sainte cause. Pour ma part, je n'hésite pas à le dire, ce que je crains, ce ne sont pas les ennemis déclarés, ce sont les faux amis. Qu'il y ait mille démons hors de l'Eglise plutôt qu'un seul dans son sein ! Ne nous inquiétons pas des attaques de ceux du dehors, mais prenons garde, oh ! prenons garde à ces loups ravissants qui viennent à nous en habits de brebis. C'est contre eux que les ministres de la Parole doivent dénoncer avec une sainte colère les terribles jugements de Dieu; c'est sur eux qu'ils doivent verser les plus amères de leurs larmes, car ils sont les plus dangereux ennemis de la croix de Christ.


Mais précisons davantage, et indiquons sommairement quelques-uns des fâcheux effets qui résultent de la présence des formalistes dans l'Eglise.

En premier lieu, ils contristent et affligent singulièrement le corps de Christ, c'est-à-dire l'ensemble des fidèles. Ils sont la cause, sans contredit, des gémissements les plus douloureux qui se soient jamais échappés du coeur des enfants de Dieu. Qu'un incrédule m'insulte, et me couvre de boue dans la rue, je crois que je le remercierai de l'honneur qu'il me fait, si je sais qu'il m'injurie pour le nom de Christ; mais, si un soi-disant chrétien faisait rejaillir sur la cause de mon Maître la souillure d'une vie déréglée, mon coeur serait navré au dedans de moi, car je sais que de tels scandales sont plus préjudiciables à l'Evangile que les bûchers et les tortures. Que tout homme qui hait le Seigneur Jésus m'accable de malédictions, je ne verserai pas une seule larme; mais, quand je vois un de ses prétendus disciples le renier et le trahir, comment pourrais-je ne pas affliger mon âme, et quel est le chrétien qui ne s'affligerait pas avec moi ?

En second lieu, de faux frères amènent infailliblement à leur suite des divisions dans l'Eglise. Je dis ceci avec la plus entière persuasion. Si l'on remontait à la source de nos discordes ecclésiastiques, l'on trouverait que toutes ou presque toutes doivent être mises sur le compte des formalistes, qui, par leur conduite inconséquente, ont obligé les chrétiens vivants à se séparer d'eux. Il y aurait plus d'unité parmi nous, si des hypocrites ne se glissaient pas dans nos rangs; il y aurait plus de cordialité, plus d'abandon, plus d'amour fraternel, si ces habiles séducteurs ne nous avaient appris à nos dépens à nous montrer réservés et soupçonneux. De plus, ils sont toujours les premiers à parler mal des véritables croyants, et à semer entre eux des querelles. Et de tout temps il en a été ainsi. Ce qui a fait essuyer à l'Eglise de Dieu les plus graves dommages dont elle ait jamais eu à souffrir, ce ne sont pas les traits meurtriers de ses ennemis avoués, non, ce sont les incendies secrètement allumés dans son propre camp par des hommes, parés, il est vrai, du masque de la piété, mais qui n'en étaient pas moins des espions et des traîtres.

Remarquons, en outre, que de telles gens font un mal incalculable aux inconvertis. Que de pauvres pécheurs, qui commençaient à se tourner vers Christ, sont retenus loin de lui par le scandaleux désaccord existant entre la conduite et les principes de certains chrétiens ! Que de piétés naissantes qui vont se briser chaque jour contre cette pierre d'achoppement !

- Et ici, permettez-moi, mes frères, de vous raconter un fait qui confirme, d'une manière saisissante, la vérité de ce que j'avance. J'espère sentir moi-même tout ce qu'il a de sérieux, et je prie Dieu de vous le faire sentir également. Un jeune ministre, de passage dans une église de village, y donna une prédication qui parut faire une profonde impression sur l'auditoire. Un jeune homme, en particulier, fut tellement remué par les paroles solennelles du prédicateur, qu'il résolut d'avoir un entretien avec lui. A cet effet, il l'attendit à la sortie de l'église, et offrit de l'accompagner à la maison où il logeait. Chemin faisant, le ministre parla de tout, excepté de l'Evangile. Grande était l'angoisse du jeune homme. Il se hasarda bien à poser à son compagnon une ou deux questions concernant le salut de son âme, mais celui-ci y répondit froidement et d'une manière évasive, comme si le sujet était de peu d'importance. Enfin, on arrive à la maison; plusieurs personnes s'y trouvaient réunies, et aussitôt notre prédicateur entame une conversation des plus légères, qu'il assaisonne de force bons mots et de force bouffonneries. Bientôt même, encouragé sans doute par les rires approbateurs qui ont accueilli ses premières facéties, il s'oublie au point de prononcer des paroles qu'on pourrait presque appeler licencieuses. Indigné, hors de lui, le jeune homme se lève brusquement; il quitte sur le champ la maison, et lui, qui une heure auparavant pleurait en entendant parler du Seigneur, s'écrie maintenant avec rage : « La religion est un mensonge ! Dès ce moment, je ne crois plus ni en Christ ni en Dieu. Si je suis damné, que mon âme soit redemandée à cet homme, car c'est lui qui l'aura perdue !

Se conduirait-il comme il le fait, s'il était convaincu lui-même des choses qu'il enseigne aux autres ? Non ! il est un vil hypocrite, et désormais je ne veux plus écouter ni lui ni son Evangile. » Le malheureux tint parole; toutefois, lorsque, quelque temps après, il se vit couché sur son lit de mort, il demanda à voir le jeune ministre. Par une coïncidence remarquable, ce dernier, qui habitait d'ordinaire une paroisse éloignée, se trouvait actuellement dans le village, où Dieu l'avait reconduit, n'en doutons pas, afin qu'il y reçût la peine de son péché. Sa Bible à la main, il entre dans la chambre du moribond, et s'apprête à lire et à prier, lorsque celui-ci l'arrête : « Je vous ai entendu prêcher une fois, Monsieur », lui dit-il en le regardant fixement. « Dieu soit béni ! » répond le ministre, croyant sans doute avoir affaire à une âme convertie par son moyen. « Il n'y a pas lieu de bénir Dieu, que je sache, continue froidement le malade; vous souvenez-vous d'avoir prêché ici, tel jour, sur tel texte ? – Oui je m'en souviens parfaitement. - Eh bien, Monsieur, je tremblais en vous écoutant; je frémissais, j'étais éperdu. Je quittai l'église avec l'intention ferme de fléchir le genou devant Dieu et de chercher son pardon en Christ. Mais vous rappelez-vous certains propos que vous avez tenus, le même soir, dans telle maison ? - Non, dit le ministre. - Il faut donc que j'aide votre mémoire, Monsieur, reprend le moribond, mais avant tout, notez bien ceci : à votre conduite de ce soir-là, mon âme doit d'être damnée, et aussi vrai que j'ai encore un souffle de vie, aussi vrai je vous accuserai devant le tribunal de Dieu d'être la cause de ma condamnation ! » Ayant dit cela, le malheureux ferma les yeux et mourut.

- Je crois, mes frères, qu'il vous serait difficile de concevoir ce qui se passait dans le coeur du ministre en s'éloignant de ce lit funèbre... Toute sa vie, il devra traîner après lui cet horrible, cet épouvantable remords : « Il y a une âme en enfer qui m'accuse de sa perte !... »

Et un remords semblable, je le crains, pèsera un jour sur la conscience de bien des membres de nos Eglises. Combien de jeunes gens, en effet, ont été détournés de la sérieuse recherche de la vérité par les censures âpres et amères de nos modernes Pharisiens ! Combien d'âmes droites et sincères ont été prévenues contre la saine doctrine par la conduite peu édifiante de ceux qui faisaient hautement profession d'y adhérer ! Ah ! malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites ! car, non seulement vous n'entrez point vous-mêmes dans le royaume des cieux, mais vous empêchez d'y entrer ceux qui voudraient le faire; vous vous emparez de la clef de la connaissance, vous fermez à double tour par vos infidélités la porte du salut, et vous chassez, par votre flagrante hypocrisie, les âmes qui étaient disposées à s'en approcher !

Un autre déplorable effet de la conduite des chrétiens formalistes, c'est qu'elle cause une grande joie au démon et à son parti. Peu m'importe ce que disent les incrédules dans leurs livres ou leurs discours : quelque habiles qu'ils soient (et certes ils ont bien besoin de l'être pour prouver l'absurde et donner à l'erreur un semblant de vérité), quelque habiles qu'ils soient, je le répète, peu m'importent leurs attaques, aussi longtemps qu'elles ne s'appuient que sur des mensonges. Mais, quand ils peuvent nous adresser des reproches mérités, quand les accusations qu'ils intentent à l'Eglise de Dieu sont fondées, oh ! c'est alors qu'ils sont à craindre, et c'est alors aussi que Satan triomphe. Qu'un homme se conduise en chrétien droit et intègre, il désarmera bientôt la critique; qu'il mène une vie sainte et irrépréhensible, et on se lassera bientôt de rire à ses dépens; mais, s'il cloche des deux côtés, s'il agit tantôt en chrétien, tantôt en mondain, il fournit des armes aux adversaires et leur donne occasion de blasphémer contre l'Evangile, qu'il ne l'oublie pas! Ah ! qui pourrait dire les immenses avantages que le démon a remportés sur l'Eglise, à cause des infidélités de ceux qui prétendaient en être membres ? « Vous dites et ne faites point, votre vie n'est pas en accord avec vos principes » : telle est la plus redoutable machine de guerre avec laquelle Satan bat en brèche la muraille de l'Eglise.

Soyez donc sur vos gardes, mes chers auditeurs; veillez constamment sur vous-mêmes, afin de ne pas déshonorer la cause que vous faites profession d'aimer.

(Suite et Fin)

Bible 2010

-Arthus Croix Huguenote

 

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 23:45

SPURGEON RDC5

(Suite 2 de Charles Spurgeon)

 


Un dernier trait par 'lequel l'Apôtre caractérise les faux frères de Philippes est celui-ci :

Ils mettent leur gloire dans ce qui est leur confusion.

C'est bien là, en effet, une disposition naturelle au formaliste.

Il tire vanité de ses péchés mêmes ; bien plus : il les appelle des vertus.

Son hypocrisie est de la droiture; son faux zèle, de la ferveur.

Les subtils poisons de Satan, il les revêt de l'étiquette des salutaires remèdes de Christ.

Ce qu'il nommerait vice chez les autres, il le nomme qualité chez lui-même.

S'il voyait son prochain commettre la même action qu'il vient d'accomplir tout à l'heure, si la vie de celui-ci offrait l'image parfaite de la sienne propre, oh ! comme il tonnerait contre lui !

Son empressement à s'acquitter des devoirs extérieurs de la religion est exemplaire ; il est le plus strict des sabbatistes, le plus scrupuleux des Pharisiens, le plus austère des dévots.

S'agit-il de relever la moindre faiblesse dans la conduite d'autrui, nul ne le dépasse en habileté; et tandis qu'il caresse tout à son aise son péché favori, il ne regarde les fautes de ses frères qu'à travers un verre grossissant.

Quant à sa conduite à lui, elle n'est du ressort de personne.

Il peut pécher avec impunité; et si son pasteur se hasardait à lui adresser quelques observations, il s'indignerait et crierait à la calomnie.

Les remontrances pas plus que les avertissements ne l'atteignent.

N'est-il pas un membre de l'Eglise ? N'en accomplit-il pas exactement les rites et les ordonnances ? Qui oserait mettre en doute sa piété ?

- Oh ! mes frères, mes frères, ne vous faites point illusion ! Beaucoup de prétendus membres de l'Eglise seront un jour membres de l'enfer. Beaucoup d'hommes admis dans l'une ou l'autre de nos communions chrétiennes, qui ont reçu les eaux du baptême, qui s'approchent de nos tables sacrées, qui peut-être même ont la réputation d'être vivants, n'en sont pas moins, sous le rapport spirituel, aussi morts que des cadavres dans leurs sépulcres. Il est si facile aujourd'hui de se faire passer pour un enfant de Dieu ! En fait de renoncement, d'amour pour Christ, de mortification de la chair, on est peu exigeant. Apprenez seulement quelques cantiques, débitez quelques banalités pieuses, quelques phrases de convention, et vous en imposerez aux élus mêmes. Attachez-vous à une Eglise quelconque; conduisez-vous extérieurement de telle sorte qu'on puisse vous dire respectable, et si vous ne parvenez pas à tromper les plus clairvoyants, du moins vous aurez une réputation de piété assez bien établie pour vous permettre de marcher, le coeur léger et la conscience à l'aise, dans le chemin de la perdition...

Je le sais, mes bien-aimés, je dis des choses dures, mais ce sont des choses vraies, c'est pourquoi je ne puis les taire. Mon sang bouillonne quelquefois dans mes veines, lorsque je rencontre des hommes dont la conduite me fait honte, à côté desquels j'oserais à peine m'asseoir, et qui pourtant me traitent avec assurance de « Frère ». Quoi ? ils vivent dans le péché, et ils nomment un chrétien leur frère ! Je prie Dieu de leur pardonner leur égarement; mais je le déclare, je ne puis en aucune façon fraterniser avec eux; je ne le veux même pas, jusqu'à ce qu'ils se conduisent d'une manière digne de leur vocation.

Assurément, tout homme qui se fait un Dieu de son ventre, et qui met sa gloire dans ce qui est sa confusion, est bien coupable; mais, lorsque cet homme se drape du manteau de la religion, lorsqu'il connaît la vérité, qu'il l'enseigne même au besoin, qu'il fait ouvertement profession d'être un serviteur de Christ, combien n'est-il pas plus coupable encore ! Concevez-vous, mes frères, un crime plus épouvantable que celui de l'audacieux hypocrite qui, mentant à Dieu et à sa conscience, déclare solennellement qu'il appartient au Seigneur et que le Seigneur lui appartient, puis qui s'en va vivre comme vit le monde, marche suivant le train du présent siècle, commet les mêmes injustices, poursuit les mêmes buts, use des mêmes moyens que ceux qui ne se sont jamais réclamés du nom de Christ ?..... Ah! s'il y avait dans cette assemblée quelqu'un qui dut s'avouer que ce péché est le sien, qu'il pleure, oui, qu'il pleure des larmes de sang, car l'énormité de son forfait est plus grande qu'on ne saurait dire !

bibles-Arthus Croix Huguenote

 

SUITE

 


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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 23:44

SPURGEON RDC2

(Suite 1  par charles Spurgeon)

 

Je me propose, mes frères, de rechercher avec vous la cause de la douleur extraordinaire de l'Apôtre. Je dis : douleur extraordinaire, car l'homme, que mon texte nous représente comme versant des larmes, n'était pas, vous le savez, un de ces esprits faibles, d'une sensibilité maladive et toujours prêts à s'émouvoir. Je ne lis nulle part dans l'Ecriture que l'Apôtre pleura sous le coup de la persécution. Lorsque, selon l'expression du Psalmiste, l'on traçait des sillons sur son dos, lorsque les soldats romains le lacéraient de leurs verges, je ne sache pas qu'une seule larme se soit échappée de ses yeux. Etait-il jeté en prison ? Il chantait et ne gémissait pas. Mais, si jamais Paul ne pleura par suite des souffrances auxquelles il s'exposait pour l'amour de Christ, il pleura, nous le voyons, en écrivant aux Philippiens. La cause de ses larmes était triple : il pleurait, d'abord, à cause DU PÉCHÉ de certains membres de l'Eglise ; en second lieu, à Cause DES FACHEUX EFFETS DE LEUR CONDUITE, et enfin, à cause du SORT qui les attendait.

Chapitre 1

D'abord, avons-nous dit, Paul pleurait à cause du PÉCHÉ de ces formalistes qui, bien que faisant extérieurement partie d'une Eglise chrétienne, ne marchaient pas de droit pied devant Dieu, et devant les hommes. Et remarquez l'accusation qu'il porte contre eux : Ils ont leur ventre pour Dieu, écrit-il. Leur sensualité : tel est donc le premier péché que leur reproche l'Apôtre.

Il y avait, en effet, dans l'Eglise primitive, des gens qui, après s'être assis à la table du Seigneur, allaient participer aux banquets des païens, et là se livraient sans contrainte aux excès du manger et du boire. D'autres, s'abandonnant aux abominables convoitises de la chair, se plongeaient dans ces plaisirs (faussement ainsi nommés), qui non seulement perdent l'âme, mais infligent au corps lui-même son juste châtiment. D'autres encore, sans tomber dans d'aussi honteux débordements, se préoccupaient beaucoup plus de la parure du dehors que de celle du dedans, de la nourriture de l'homme extérieur que de la vie de l'homme intérieur, en sorte que tout autant que les précédents, quoique d'une autre manière, ils se faisaient un Dieu de leur ventre.

- Eh bien mes chers auditeurs, je vous le demande, ce grave reproche de l'Apôtre nous est-il moins applicable qu'à l'Eglise de Philippes ? Nous serait-il impossible de trouver, parmi les membres de nos troupeaux, des personnes qui déifient en quelque sorte leur propre chair, qui se rendent à elles-mêmes un culte idolâtre, qui s'inclinent devant la partie la plus grossière, la plus matérielle de leur être ? N'est-il pas notoire, n'est-il pas incontestable, au contraire, qu'il est des hommes faisant profession de piété, qui caressent leur chair, qui flattent leurs appétits sensuels tout autant que des mondains déclarés pourraient le faire ? N'y en a-t-il pas qui sont amateurs des plaisirs de la table, qui se délectent dans le bien-être, dans le luxe, dans les voluptés de la vie présente ? N'y en a-t-il pas qui dépensent sans scrupule toute une fortune pour l'ornement de leur corps périssable, sans songer qu'en se parant ainsi eux-mêmes ils déparent la cause du Sauveur qu'ils prétendent servir ? N'y en a-t-il pas dont l'affaire de tous les instants consiste à rechercher leurs aises, et dont la chair et le sang n'ont jamais eu lieu de se plaindre, car non seulement ils en sont les esclaves, mais encore ils en font leur Dieu ?...

Ah ! mes frères, il y a de grandes taches dans l'Eglise, il y a de grands scandales. Des brebis tarées se sont introduites dans le troupeau. De faux frères se glissent parmi nous, comme des serpents sous l'herbe, et le plus souvent on ne les découvre que lorsqu'ils ont infligé une douloureuse blessure à la religion, et occasionné un sérieux dommage à la glorieuse cause de notre Maître. Je le répète avec une profonde tristesse, mais avec une pleine conviction, il y en a plusieurs dans nos Eglises - (et je parle également des Eglises dissidentes et de l'Eglise établie) ( M. Spurgeon lui-même appartient à une Eglise dissidente.) - auxquels ne s'appliquent que trop bien ces sévères paroles de l'Apôtre : Ils ont leur ventre pour Dieu.

Un second reproche que Paul adressait aux prétendus chrétiens de Philippes était qu'ils attachaient leurs affections aux choses de la terre.

Mes bien-aimés, il se peut que l'accusation précédente n'ait pas atteint vos consciences; mais, en présence de celle-ci, il me semble bien difficile que vous puissiez trouver une échappatoire. Il y a plus : j'affirme que le mal signalé ici par l'Apôtre a envahi de nos jours la majeure partie de l'Église de Christ. Pour s'en convaincre, il suffit d'ouvrir les yeux à l'évidence.

Ainsi, par exemple, c'est une anomalie, mais c'est un fait qu'il existe aujourd'hui des chrétiens ambitieux. Le Sauveur a déclaré, il est vrai, que celui qui veut être élevé doit s'abaisser lui-même; aussi, pensait-on autrefois que le chrétien était un homme simple, modeste, s'accommodant aux choses basses; mais dans notre siècle il n'en est plus ainsi.

Parmi les prétendus disciples de l'humble Galiléen, il est, au contraire, des gens qui aspirent à parvenir au premier échelon des grandeurs humaines, et dont l'unique pensée est, non de glorifier Christ, mais de se glorifier eux-mêmes à tout prix.

- C'est ainsi encore..... (honte à vous, ô Eglises !) que nous comptons dans nos rangs des personnes qui, tout en ayant certaines apparences de piété, ne sont pas moins mondaines que les plus mondains, et qui ne savent pas plus ce qu'est l'Esprit de Christ que les plus charnels des gens du dehors.

- C'est ainsi également qu'il y a des chrétiens avares. Sans doute, c'est encore un paradoxe : autant vaudrait-il parler, à ce qu'il semble, de la souillure des séraphins ou de l'imperfection de la perfection que de l'avarice d'un disciple de Jésus ; et pourtant (j'en appelle à chacun de ceux qui m'entendent), ne rencontre-t-on pas tous les jours des soi-disant chrétiens dont les cordons de la bourse ne se délient que difficilement au cri du pauvre, qui décorent leur amour de l'argent du nom de prudence, et qui, au lieu de faire servir leurs biens à l'avancement du règne de Christ, ne pensent qu'à thésauriser ! Je vais plus loin, et je dis que si l'on veut trouver des hommes inflexibles en affaires, avides de s'enrichir, durs envers leurs créanciers, des hommes rapaces, sordides, déloyaux, qui, à l'exemple des Pharisiens d'autrefois, ne se font pas scrupule de dévorer les maisons des veuves, je dis que si l'on veut trouver de tels hommes, c'est souvent au sein de nos Eglises qu'il faut aller les chercher. Mes frères, cet aveu, je rougis de le faire, mais je le dois, car c'est la vérité.

Oui, parmi les membres les plus considérés de nos troupeaux, parmi ceux-là même qui occupent des charges ecclésiastiques au milieu de nous, vous en trouverez qui attachent leurs affections aux choses de la terre, et qui ne possèdent absolument rien de cette vie cachée avec Christ en Dieu, sans laquelle il n'existe point de vraie piété. Ai-je besoin de l'ajouter ? Ces grands maux ne sont pas les fruits d'une saine religion, mais bien ceux d'un vain formalisme. Dieu en soit béni, le résidu des élus est préservé de ces funestes tendances, mais la masse des chrétiens de nom, qui envahit nos Eglises, en est atteinte d'une manière déplorable.

 

SUITE

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-Arthus Croix Huguenote

 

 


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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 23:43

SPURGEON RDC

 

Par Charles Spurgeon 

 

 

La première prière de Paul

 

Philipiens 3 : 18-19

 

18 Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j'en parle maintenant encore en pleurant. 19 Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu'aux choses de la terre.


Mes chers lecteurs,

Paul nous offre le modèle accompli d'un ministre chrétien. Pasteur vigilant, il se préoccupait sans cesse du troupeau confié à ses soins. Il ne se bornait pas à prêcher l'Evangile, et ne croyait pas avoir rempli tout son devoir en annonçant le salut; mais ses yeux étaient toujours ouverts sur les Eglises qu'il avait fondées, suivant avec un intérêt jaloux ou leurs progrès ou leur déclin dans la foi. Lorsqu'il dut aller proclamer ailleurs l'Evangile éternel, il ne cessa point de veiller au bien-être spirituel de ces brillantes colonies chrétiennes de la Grèce et de l'Asie-Mineure, qu'il avait semées au milieu des ténèbres du paganisme, et tandis qu'il allumait de nouvelles lampes au flambeau de la vérité, il n'avait garde de négliger celles qui brûlaient déjà. C'est ainsi que dans notre texte il donne à la petite Eglise de Philippes une preuve de sa sollicitude, en lui adressant des conseils et des avertissements.

Et l'Apôtre n'était pas moins fidèle que vigilant. Lorsqu'il voyait du péché dans les Eglises, il n'hésitait pas à le leur signaler. Il ne ressemblait point au plus grand nombre de nos modernes prédicateurs, qui se vantent de n'avoir jamais été personnels ou blessants, et qui mettent ainsi leur gloire dans ce qui est leur confusion; car eussent-ils été fidèles, eussent-ils exposé sans ménagements tout le conseil de Dieu, ils auraient infailliblement, une fois ou l'autre, blessé la conscience de leurs auditeurs. Paul agissait tout différemment : il ne craignait pas d'attaquer de front les pécheurs, et non seulement il avait le courage de déclarer la vérité, mais il savait au besoin insister sur cette vérité : "Je vous l'ai dit souvent, et je vous le dis maintenant encore, que plusieurs parmi vous sont ennemis de la croix de Christ."

Mais, si, d'une part, l'Apôtre était fidèle, de l'autre, il était plein de tendresse. Il aimait véritablement, comme tout ministre de Christ devrait le faire, il aimait véritablement les âmes dont il avait la charge. S'il ne pouvait souffrir qu'aucun membre des Eglises placées sous sa direction s'écartât de la vérité, il ne pouvait non plus les reprendre sans verser des larmes. Il ne savait pas brandir la foudre d'un oeil sec, ni dénoncer les jugements de Dieu d'un ton froid et indifférent. Des pleurs jaillissaient de ses yeux, tandis que sa bouche prononçait les plus terribles menaces, et, quand il censurait, son coeur battait si fort de compassion et d'amour, que ceux-là même auxquels il s'adressait ne pouvaient douter de l'affection qui lui dictait ses censures : "Je vous l'ai dit souvent, et je vous le dis maintenant encore en pleurant."

Mes bien-aimés, l'avertissement solennel que Paul adressait autrefois aux Philippiens dans des paroles de mon texte, je viens vous le faire entendre aujourd'hui à vous-mêmes. Et cet avertissement, je le crains, est non moins nécessaire de nos jours que du temps de l'Apôtre, car de nos jours comme alors, il y en a plusieurs dans les Eglises dont la conduite témoigne hautement qu'ils sont ennemis de la croix de Christ. Que dis-je ? Le mal, bien loin de diminuer, me semble gagner chaque jour du terrain.

Il y a, dans notre siècle, un plus grand nombre de personnes qui font profession de piété que dans celui de Paul, mais il y a aussi plus d'hypocrites. Nos Eglises, je le dis à leur honte, tolèrent dans leur sein des membres qui n'ont aucun droit à ce titre, des membres qui seraient fort bien placés dans une salle de festin ou dans tout autre lieu de dissipation et de folie, mais qui jamais ne devraient tremper leurs lèvres dans la coupe sacramentelle ou manger le pain mystique, emblème des souffrances de notre Seigneur. Oui, en vain chercherait-on à se le dissimuler, il en est plusieurs parmi nous - (et si tu revenais, à la vie, ô Paul ! combien ne te sentirais-tu pas pressé de nous le dire, et quelles larmes amères ne verserais-tu pas en nous le disant !...) - il en est plusieurs parmi nous qui sont ennemis de la croix de Christ, et cela parce qu'ils ont leur ventre pour Dieu, qu'ils attachent leurs affections aux choses de la terre, et que leur conduite est en complet désaccord avec la sainte loi de Dieu.

 

 

SUITE

Bible 2010

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 19:17

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Je les affinerai comme on affine l’argent (Zacharie 13)

 

 

Je ferai passer cette troisième partie au feu,

Et je les affinerai comme on affine l’argent;

Je les éprouverai comme on éprouve l’or.

Chacun d’eux invoquera mon Nom

Et je l’exaucerai,

Et je dirai: C’est mon peuple,

Et il dira: L’Eternel est mon Dieu.

(Zacharie 13.9.)

 

 

 

 

Le métal vil que nous sommes par nature, la grâce nous change en un métal précieux.

 

Mais la condition nécessaire est que nous passions par le feu et la fournaise.

 

En sommes-nous effrayés ? Et préférons-nous demeurer sans valeur, pourvu que nous jouissions de la tranquillité des pierres dans la terre ?

 

Ce serait choisir la mauvaise part; comme Esaü prendre le potage et renoncer à l’Alliance.

 

Non, Seigneur ! Plutôt être lancés dans la fournaise, que rejetés de ta présence !

 

Le feu ne doit qu’affiner le métal; il ne le détruit pas. Nous devons traverser le feu, mais non y rester. Le Seigneur estime son peuple à l’égal de l’or et il prend la peine de le nettoyer de toute scorie.

 

Pour peu que nous soyons sages, plutôt que de l’éviter, nous nous réjouirons de cette opération, et notre prière sera, non pas d’être retirés du creuset, mais d’être séparés de tout alliage étranger.

 

O Dieu, éprouve-nous en vérité ! Nous sommes prêts à fondre sous l’intensité de la flamme si c’est ta volonté, et ta volonté est la meilleure.

 

Soutiens-nous pendant l’épreuve et achève l’oeuvre de notre purification, et nous serons à Toi pour toujours.

 

 

 

spurgeon 

C.-H. SPURGEON,

(Promesses Quotidiennes)

 

 


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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 23:56

 

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Bible 2010

-Arthus Croix Huguenote

Le peu de vie avec lequel prêchent certains ôte toute probabilité d’impact à leur propos. J’assistai un jour à un culte où le pasteur pria Dieu de bénir le message qu’il s’apprêtait à donner. Je ne désire certainement pas limiter la toute-puissance divine, mais je vois mal comment le Seigneur pouvait bénir ce sermon … à moins d’en faire comprendre le contraire à l’auditoire.


J’appelle cela des « sermons d’opérette ». Comme ces épées flamboyantes et brillantes dont on se sert au théâtre, ils ressemblent aux vrais messages mais toucheraient davantage un extra-terrestre que l’auditoire qui doit les endurer. De tels messages n’ont pas la force d’écraser une blatte ou une araignée, sûrement pas d’amener une âme de la mort à la vie. Leur auteur risque plus de faire obstacle au ciel que d’en pointer le bon chemin au pauvre pécheur qui les écoute, dans l’espoir de voir le salut. Et plus vous y pensez, et moins vous en pensez.


Vous amènerez les gens à comprendre la vérité si vraiment vous le voulez. En revanche, il est peu probable qu’ils montrent de l’intérêt si vous ne manifestez pas d’ardeur. Si on frappait à ma porte au milieu de la nuit pour me chuchoter tout calmement, avec détachement : « votre maison est en feu », ce n’est pas sur le prétendu feu que j’aurais envie de vider un seau d’eau !


Certains prêchent de la sorte : « Nous sommes dimanche matin, j’ai passé ma semaine en préparation et j’espère que vous écouterez ce que j’ai à dire. Non pas qu’il y ait dans mes paroles quoi que ce soit qui vous concerne. Mais il me faut vous annoncer que Jésus-Christ a accompli quelque sorte d’action, qui, d’une façon ou d’une autre, a un rapport avec le salut … bla … bla … et il est possible que … bla … bla… »


C’est en résumé le contenu de beaucoup de messages, et ce genre de choses ne convient pas du tout. Nous ne sommes pas là pour gâcher notre temps de la sorte, ni celui des autres ! J’espère que vous êtes né pour un but plus élevé.


Il est des pasteurs continuellement à la limite de l’épuisement … à ne rien faire. Il prêchent deux sermons par semaine, et l’effort les tue presque. Quelques visites pastorales leur permettent de déguster les biscuits de plusieurs foyers... Mais il n’y a pas d’ardente agonie pour les âmes, aucun « malheur à moi ! », pas de consécration ni de zèle pour le service de Dieu. Faut-il alors s’étonner si le Seigneur balaie ces encombreurs de sol ?


Le Seigneur Jésus-Christ pleura sur Jérusalem, et il vous faudra pleurer sur les pécheurs si vous voulez servir à leur salut. Mes amis, soyez ardents et mettez toute votre âme dans la tâche, ou bien laissez tomber.

Croyez en la puissance de ce message à sauver les âmes. Croyez ce que vous croyez, ou vous ne persuaderez personne à le croire. Dieu se sert de la foi de ses serviteurs pour la reproduire chez leurs semblables. La proclamation de vos doutes et de vos remises en question ne poussera jamais une âme à s’approcher de Christ (« Je pense que cela pourrait être la vérité; excusez-moi de vous demander pardon; je ne fais que suggérer … »).


Croyez que le message à proclamer est la Parole de Dieu. Mieux vaut croire une demi-douzaine de vérités avec intensité, qu’une centaine sans conviction. Vous ne retiendrez jamais tout, votre main n’est pas assez grande, mais empoignez fermement ce que vous pouvez et serrez-le avec force.

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Charles Spurgeon,

extrait du livre « Gagner des âmes, oui, mais comment ? »

Editions Europresse (www.europresse.org)

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 18:58

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Scandales dans l'Eglise

 



La démarche œcuménique s'appuie bien souvent sur le passage dans Jean 17 verset 21 où il est dit :

 

«... que tous soient un ... afin que le monde croie que tu m'as envoyé ».


Pour l'apôtre Jean il y va de la représentativité et la crédibilité de l'Eglise.


Peut-on admettre aujourd'hui et dans l'Histoire, que l'Eglise catholique est et a été crédible ?


Les scandales qui éclatent ces derniers temps viennent nous rappeler les péripéties ininterrompues qui ont émaillé l'existence de cette institution millénaire.


Au niveau de la démarche oecuménique, cela n'est pas sans conséquence.


En effet, si les chrétiens protestants s'allient à une telle institution, comment peuvent-ils imaginer que cela va convaincre des foules ?...


Pensent-t-il vraiment que la cause de Jésus-Christ sera mieux défendue ?


Comment se fait-il que dans un tel contexte les chrétiens protestants aient pu se laisser convaincre à l'heure où des milliers de catholiques délaissent leur paroisse pour se réfugier dans l'indifférence, et que les plus courageux entreprennent une démarche de débaptisation ?


Cela n'est possible qu'en tordant le cou au sens général de la Bible, avec une vieille technique qui consiste à sortir quelques versets du contexte général du Livre .


C'est ainsi qu'on arrive à faire dire à la Bible tout ce qu'on veut et tout ce qui nous arrange.


En fait, l'idée de l'homme force le dessein de Dieu. Cela a un nom : l'idéologie.


Et l'oecuménisme est une idéologie humaine associée à une stratégie géopolitique.


L'unité est une exigence biblique autour de l'exclusivité de la personne de Jésus-Christ.

 

L'oecuménisme ce n'est pas ça et ça se voit !...

 

L'Eglise catholique n'est pas l'Eglise du Christ, et ça se voit.

 

Alors, pourquoi, contre toute évidence, des gens acceptent-ils cette situation, et pire, d'autres veulent-t-ils s’y rallier ?


Ils ne savent pas .

 

Les archives sont secrètes, les crimes sont étouffés, les médias pratiquent l’omerta et la complaisance.

 

La réponse tient aussi dans la rhétorique, la désinformation, le lobbying et l'intimidation.

 

Bref, l'individu est conditionné.

 

En outre, une idéologie marche toujours de pair avec l'exclusion de toute contestation.


Très souvent, des catholiques déçus s'accrochent au système en espérant le changer.

 

L'illusion pour eux, est de s'imaginer qu'ils peuvent se dissocier de l'institution.

 

Ils sont liés cependant de façon irrémédiable par les sacrements et les engagements de toutes sortes.

 

Ils n'ont donc pas d'existence « légale ».

 

Ils sont donc prisonniers du système et ils s'imaginent dramatiquement être libres par ce qu'ils expriment leur désaccord.


Certains donnent souvent l'explication suivante pour se disculper : ils disent que c'est un peu comme dans le cas d'un pays dans lequel on vit mais avec lequel on ne partage pas les idées politiques.

 

Cet exemple est erroné parce que appartenir à l'Eglise, ce n'est pas appartenir à un État qui se définit par un territoire, et on peut même ajouter que les réfugiés politiques ont le courage de quitter leur patrie pour rester fidèles à leurs idées.

 

Jésus-Christ mériterait-il moins ?


Certains ont franchi le pas, et les tracasseries et les pressions qui ont accompagné leur démarche ne les ont pas arrêtés. Il faut rendre hommage à leur courage.


Par conséquent, qu'ils le veuillent ou non, les catholiques en désaccord, sont complices de l'Eglise catholique, et par le lien de l'œcuménisme qui les rend solidaires, les protestants sont aussi complices de cette Eglise.

 

S'en rendent-ils compte ? Ils restent muets.

 

Par charité ? Est-ce ainsi que se définit la charité ?


Il y a des silences qui sont incroyablement assourdissants...


Sur un blog, un internaute faisait la remarque suivante :

 

"En restant sérieux, je me demande si même ces scandales venaient à être affichés au devant des lieux de culte, on trouverait quand même des gens qui continueraient à y aller. "


Avoir des yeux pour ne pas voir des oreilles pour ne pas entendre...

 

Il y a 2000 ans, le phénomène existait déjà.


En face, l'amour, le pardon, l' Esprit, sont dévoyés de leur sens et ne sont qu’une rhétorique ayant pour but de masquer les turpitudes.

 

Jamais on ne dira que l'arbre doit porter des fruits, sinon il est bon à couper.

 

Que signifie être disciple du Christ si on est un perpétuel contre- témoignage ?

 

L. L.,

 

Bible

Source : Forum Protestant (I. Droit)

 

 

Les Scandales dans l'Eglise de Christ

.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 19:22
Selon notre coeur ou celui de Dieu

Priant par le Saint Esprit

(Jude 20)

 

 

Prions nous par le Saint Esprit ou par notre propre esprit ?

 

Sondons nous bien sur ce point.

 

Ne serait ce point là la clef de tant de prières inexaucées ?

 

La pierre de touche de notre véritable état spirituel, a-t-on dit, c'est la prière individuelle.

 

Je sors d'un culte de famille, d'une réunion de prière, où j'ai invoqué Dieu avec ardeur.

 

Je rentre dans ma chambre, mon bureau... ; je m'agenouille... et veux présenter à mon Dieu l'oblation du soir...

 

Mais, ô douleur ! Je me sens froid, sec et vide !

 

Ces mêmes sujets, sur lesquels je criais sous des formes si édifiantes, sont des rochers que je ne puis plus soulever.

 

Cette richesse d'élans, de pensées, d'impressions, tout est parti !

 

Me voilà pierre, rien que pierre, et vase vide !

 

Mais si l'Esprit priait en moi avec d'autres, pourquoi n'y prierait-il pas de même dans la solitude ?

 

Il faut approfondir, avec sérieux, ce pourquoi dans ma conscience.

 

Toutefois, ne nous décourageons pas... Si notre propre esprit, si actif tout à l'heure, nous fait défaut en particulier, tout n'est pas perdu.

 

Il nous est bon, très bon même, de pouvoir nous rendre compte ainsi exactement où nous en sommes, et, en nous trouvant "pauvres, misérables et nus", de nous jeter tels quels dans les bras du Seigneur.

 

Il est bon, très bon, d'avoir à nous dire, comme le plus ignorant des enfants :

 

"Enseigne moi à prier !"

 

Ton Saint Esprit, ô Dieu ! Ton Saint Esprit ! Ton Saint Esprit !

 

Amen,

 

Pasteur Charles Spurgeon,

Charles Spurgeon

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Nota  Refuge du Chrétien : cette méditation sur le Saint Esprit du Pasteur Spurgeon, Chrétien avant tout, baptiste et calviniste d'âme et de conviction, n'est en rien apologie à l'enseignement pentecôtiste et/ou charismatique propre à ces deux mouvements. Refuge Protestant ne soutient ni ne partage la théorie quant au parler au langue et baptême de l'esprit interprété dans de nombreuses traductions et mises en oeuvre tragiques occasionnant hélas bien souvent dérives et/ou dégâts désastreux)

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 19:03

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Quelques réflexions sur "Top chrétien"

et ce "monde"que l'on pourrait

nommer aujourd'hui de neo evangélisme...

 

 

 

Réaction d'un pentecôtiste, Samuel Foucart, quant à son départ de "top chrétien"


Le Top Chrétien est-il critiquable ? PAR RÉDACTION LE 1 JANVIER 2013 • ( 142 )



Je tiens en préambule à cet article à préciser certains points, afin que mes propos ne soient pas dévoyés…



Il y a une année de cela, j’ai démissionné du Top Chrétien pour trois raisons : tout d’abord une grande fatigue due à mes activités, puis dix années au service du Top Chrétien qui m’ont laissé à penser qu’il était souhaitable d’en rester là, et enfin la nécessaire solidarité avec plusieurs collaborateurs qui en étaient partis, remerciés pour certains, proprement dégagés pour d’autres, parce qu’ils avaient refusé de cautionner certaines pratiques.

 

On a beaucoup parlé d’argent, mais aussi de manipulation ou de harcèlement, voire d’humiliation de certains personnels à cette époque.
Suite à ma démission, la direction du Top Chrétien m’a contacté, faisant son mea culpa au regard de certaines erreurs commises.

 

Je n’ai pas mis en doute une seule seconde cette attitude de cœur, que j’ai crue sincère et que j’ai défendue.

 

La réalité, plusieurs mois après, est tout autre. Les mêmes pratiques continuent, en totale ignorance des mises en garde des uns et des autres.

 

Quel dommage !

 

Évitez moi, s’il vous plaît, le fameux «Pourquoi dire cela publiquement» ou le non moins célèbre :

 

«N’en avez-vous pas parlé aux intéressés ?».

 

Parce que oui, tout ce que j’aborde là, a été préalablement abordé avec ceux qui sont concernés et parce que cacher les choses, revient à terme à devenir complice.


Ce serait une grave erreur d’appréciation et un procès d’intention de considérer que ce texte a été écrit par vengeance, pour régler des comptes, cracher dans la soupe ou bien encore sous l’influence de l’amertume, voire avec l’intention de «couler le Top».

 

Le Top Chrétien n’a pas besoin de moi pour se couler !

 

Cela va sans dire, mais peut-être est-ce mieux en l’écrivant.


Ne rien dire, jamais, sous prétexte d’unité (illusoire), de risque de scandale, d’amour de l’autre ou de je ne sais quoi encore, finit par faire de celui qui sait, un complice.

 

Je n’ai pas vocation à cela !


Alors revenons à notre question : le Top Chrétien est-il critiquable ?


N’importe quel organisme intelligent accepte et heureusement, d’être critiquable !


Mais, en ce qui concerne le Top Chrétien, il semblerait que non, du moins aux yeux de ses responsables.

 

D’ailleurs, il faut avouer que, pour avoir été précurseur dans son domaine, le Top Chrétien jouit aujourd’hui d’une aura largement surévaluée.

 

Cette start-up destinée à l’évangélisation du monde, ne fait plus guère d’évangélisation maintenant, mais continue d’entretenir l’illusion à ce propos, tout en touchant les dividendes réservés «aux missionnaires».


Moi je réponds OUI, le Top Chrétien est critiquable, au sens premier et noble de cette expression !

 

Ne plus être accessible à la critique met en danger dans le meilleur des cas, et le plus souvent rend dangereux ! Le Top Chrétien n’échappe absolument pas à cette règle.


Que dire de ces incessantes campagnes d’appel aux dons, de ces titres ronflants « 12 jours pour semer » qu’il faut lire avec les yeux des responsables du Top Chrétien, c’est à dire : «12 jours pour récolter le maximum d’argent» !

 

Eh oui ! Selon le côté de l’écran où l’on se place, les mots ne veulent pas toujours dire la même chose !

 

Si vous étudiez un peu cet appel en particulier, il n’y a rien de nouveau à financer au Top, absolument pas de projet novateur.

 

Il s’agit juste d’entretenir financièrement sa direction !

 

Il est normal qu’un organisme fasse appel aux dons en fin d’année pour pouvoir travailler, la question n’est pas là.

 

Mais même sur la Pensée du jour, juste avant la signature de l’auteur, vous trouvez un appel au don, qui laisse supposer que l’auteur adhère à ce genre de pratiques.


Un petit carton de remerciement arrivant de la part du Top et au demeurant sympathique, se doit de contenir en bas de page la mention «Faire un don au Top» !

 

Une lettre de nouvelles n’échappera pas non plus à cette règle.


Comment ne pas s’interroger entre une affaire de chalet à acheter pour, je cite «le ressourcement spirituel de l’équipe du Top», une Garden party organisée mi-novembre dans les murs du Top, et un voyage offert – pour la très bonne cause s’entend, sans doute l’évangélisation du monde – à toute l’équipe du Top Chrétien aux States, début décembre.

 

Sans doute me dira-t-on qu’il s’agit de miles, entendez billets gratuits, mais finalement ces derniers ne sont-ils pas accordés aux très bons clients voyageant régulièrement à plein tarif ?


Comment ne pas être dans l’interrogation en ce qui concerne les salaires versés à certains dirigeants du Top Chrétien, quand on entend qu’ils émargeraient, salaire mensuel et avantages de toutes sortes à 5 à 8 fois le SMIC.


J’ai posé, les yeux dans les yeux, la question à ces très chers dirigeants, pour savoir si les sommes évoquées étaient juste une rumeur émanant de «jaloux» ou la vérité.

 

Je n’ai obtenu que des justifications maladroites mais aucun démenti.

 

Les généreux donateurs et les autres, ceux qui se saignent aux quatre veines pour soutenir ce qu’ils pensent encore être de «pauvres missionnaires», apprécieront !

 

Ils ressemblent de plus en plus à des dindons d’une farce si peu comique !


Historiquement, l’Église où je suis pasteur soutient le Top Chrétien depuis le commencement, de ce qui était alors une si belle aventure.(Note Refuge du Chrétien : selon lui)


Nous avons cessé notre soutien cette année, de manière définitive et irrévocable pour toutes ces raisons et ce, après 3 années d’hésitations et d’interrogations.


Comment ne pas être inquiet quand pour l’achat des locaux du Top Chrétien, on a battu le rappel de quelques «grands» prédicateurs internationaux et de certains français – ces derniers triés sur le volet et pas en reste pour le coup – pour culpabiliser et manipuler par un discours trop bien rôdé, ceux qui pourraient envisager de ne pas faire un don, aussi petit soit-il ?

 

Et que dire de tous ces bruissements concernant le prix de ces locaux, largement surévalué ?

 

Là encore, j’ai posé des questions précises, mais je n’ai obtenu que des réponses évasives.


Les membres de la direction du Top Chrétien sont-ils encore membres d’une Eglise locale ?

 

Il semblerait qu’ils aient pour certains d’entre eux pris leurs distances avec cette réalité aussi.

 

Là encore les réponses à mes questions demeurent vagues.

 

Qu’est devenu le conseil de surveillance du Top Chrétien, créé au départ et constitué de plusieurs pasteurs d’horizons différents, chargé de contrôler les dépenses du Top Chrétien ?

 

Disparu !


Comment se fait-il que les comptes du Top Chrétien pour l’année 2011 au moins, n’apparaissent nulle part sur Internet ?

 

Comme n’importe quelle association soumise à la tutelle d’un commissaire aux comptes, le J.O. est censé donner la transparence nécessaire en matière financière.

 

À ce jour, 1er janvier 2013, c’est impossible. Peut-être cela changera-t-il en 2013 ?

 

Que faut-il penser de ceux que les responsables du Top Chrétien nomment, je cite :

 

«Des amers, des aigris et des rancuniers, en plus d’être des ingrats s’en prenant à l’œuvre de Dieu» ?

 

En un mot ceux qui n’acceptent plus le système.

 

Tous parlent de la même chose :

 

«ambiance délétère, manipulation, harcèlement, humiliation, manœuvres politiciennes, goût démesuré pour l’argent et pour un certain faste !».

 

Face à la persistance des propos qui se fondent sur nombre de témoignages concordants, sur des faits précis et des sources comptables irréfutables, le trouble ne peut que s’installer.

 

En mission à Marseille en octobre dernier, pour la première fois deux pasteurs et leurs églises m’ont interdit de parler du Top Chrétien lors de la présentation de mon livre «Pensées du jour, Pensée d’un jour».

 

Je cite : «Toi on te connaît, tu peux parler de ton travail, mais ne parle pas du Top Chrétien !».

 

Étonnante réaction, hélas, de moins en moins rare.


Actu Chrétienne, l’été dernier, a osé poser une question à propos de cette affaire de chalet à 120 000 €, sans les frais de notaire – eh oui, il faut être précis dans ces appels d’argent – en dénonçant le pseudo-discours spirituel destiné à faire passer une pilule que beaucoup ont eu du mal à avaler.

 

Il semble bien que, faisant fi des avertissements, l’achat ait bien eu lieu.

 

Avec l’argent des généreux donateurs, bien entendu !


Les dérives existent partout, et depuis toujours, et elles répondent toujours au même schéma, parce qu’avant qu’un scandale n’éclate, ceux qui ont vu, qui ont su, par intérêt, par crainte, par compromis, parfois par chantage, ont décidé de se taire, et que d’autres ont décidé de ne pas entendre les éventuelles critiques.


Quand il n’y a plus aucune transparence, parce que l’on craint l’opposition, la critique ou tout simplement le débat, parfois contradictoire, il est déjà trop tard.

 

Le Top Chrétien en serait-il arrivé là ?

 

Personnellement, je le crains.

 

Le monde du Top Chrétien n’est plus celui du commun des mortels, ni du commun des croyants.

 

Ce monde là évolue bien loin des réalités des donateurs.


En tout cas, un peu partout, et de plus en plus, des voix s’élèvent pour dire, s’opposer, s’offusquer et manifester l’inquiétude et même parfois le dégoût.


Que faut-il dire ? Répondre ? Faire ?


1er janvier oblige, recevez mes meilleurs vœux pour cette année et sachez faire preuve de discernement dans votre manière de donner !

 

Être un généreux donateur, ce n’est pas être un pigeon, pour reprendre un terme très présent dans l’actualité ces derniers temps.


Samuel Foucart (Seine Maritime)

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D'autres réflexions données quant à ce sujet :

 

 

Le Magazine catholique "La Vie" a publié un article sur les « tensions autour du site TopChrétien »… citant entre autre :
(...) Si dans le monde évangélique certains critiquaient depuis longtemps l’accent mis sur le site sur le très controversé « Evangile de la prospérité » (qui préconise que la richesse matérielle est un signe de la bénédiction divine et est donc à rechercher), ce sont des faits assez accablants que Samuel Foucart présente : salaires mirobolants de l’équipe dirigeante, licenciements et harcèlement de personnel, projet de l’achat d’un chalet pour le « ressourcement spirituel » de l’équipe en place, etc.

Le billet de ce dernier est une illustration de ce que le chercheur spécialiste du monde évangélique Sébastien Fath expliquait il y a quelques jours : « s’il suscite des initiatives charismatiques tous azimuts, nourrit parfois certaines dérives et abus, [le monde évangélique] est également porteur d’une forte culture « bottom-up » (réaction des fidèles et des pairs) qui assure, y compris via les médias numériques, une forme de régulation et un débat nourri, loin de la langue de bois ».

Source : La Vie

 

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On voit dans cet exposé que ce site qui se prétend le redresseur des tords passe lui aussi par le système de société et qu’il emprunte le même chemin de boue et de falsifications pour son propre bien et que là la voix d’une soi-disant justice tombe dans la même mélasse de dérives anti-biblique.

(CBAERT)



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Les deux entités que sont TopC et Actu-chretienne éprouvent de grandes difficultés, la première pour sa fermeture d'esprit, l'immaturité psychologique et l'esprit sectaire de la majorité de ses membres, ainsi que son cruel manque de transparence; et pour Actu, ses commentaires acerbes, le manque de sagesse, torsion des ecritures et pression coercitive à adhérer à la pensée de Foucart et son rédacteur.

Le monde évangélique s'auto-détruit, peut-être par ennui, par manque de vison ou de défi, par sa position stagnante et sans vie...


J'ai d'ailleurs eu de récentes vives discussions avec monsieur Foucart et cet homme me laisse perplexe: acerbe, flatteur envers ceux et celles qui adhèrent à ses propos, une herméneutique totalement absente, prétentieux, polémiste, activiste, idées de grandeur...

 

Cet homme se semble croire investit d'une mission.

 

Il me donne l'impression d'avoir un probleme de maturité émotionnelle aussi.

Quant au TopC comme le forum, il y a une flagrante odeur (...) tellement drabe et morose, qu'on se croirait à une émission de recette de cuisine. (...)

(Patrick G.)

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 15:38

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Repentance et Grâce


 

Les hommes opposent l’amour de Dieu à sa sainteté et préfèrent davantage parler de pardon que de repentance, pourtant au cœur du message évangélique.

 

Il est certes plus aisé de nous réjouir et nous glorifier de la grâce que d’écouter ses enseignements.

 

Personne ne veut songer un instant que Dieu condamne l’homme pour ses péchés, pourtant chacun se permet de juger si facilement du péché des autres, d’autant plus s’il en est victime…


Dieu manifeste son amour et sa bonté envers nous afin de nous conduire à la repentance et non à une vie laxiste de péché qui l’offense. Exploiterions-nous son amour pour justifier notre méchanceté ?

 

Comprendre l’horreur du péché ou l’esprit de la repentance.


A l’instar des contemporains de Jean-Baptiste, beaucoup d’hommes considèrent la repentance comme un moyen de « fuir la colère à venir ».

 

Certains ayant compris le principe religieux disent « marcher dans la lumière » en allant se confesser au pasteur comme on irait consulter son psychiatre.

 

Nous pensons tromper Dieu par notre rituel sans recevoir sa lumière qui éclaire ce qui gît au fond du cœur : les fruits de la repentance sont absents.

 

Qui, de l’élan spontané d’un cœur déchiré, osera se frapper la poitrine pour dire au Seigneur comme le publicain : « O Dieu, sois apaisé envers moi pauvre pêcheur » ?

 

L’illusion d’être juste est tellement ancrée au cœur de l’homme que même sa repentance le conforte dans ce qu’il est ; il n’a pas compris qu’il doit changer.

 

Puisqu’il est pardonné, autant continuer à pécher !

 

Nous pouvons demander pardon tous les jours, dans cet esprit : nous ne serons pas pardonnés. Dieu n’est pas séduit par nos bons sentiments religieux.


L’épisode où le peuple d’Israël a festoyé autour d’un veau d’or illustre parfaitement cette illusion.

 

Par ce mélange d’idolâtrie et de divertissement, ils pensaient adorer Dieu !

 

Lorsqu’il nous arrive aujourd’hui de dénoncer l’idolâtrie des statues ou des icônes selon ce que la Parole nous enseigne, les chrétiens ayant compris que l’idolâtrie ne se limitait pas à celle des statues matérielles rétorquent aussitôt : « mais nous avons tous des idoles » !

 

Comment peut-on avancer un tel argument avec autant de légèreté lorsque l’on considère ce que la Bible dit : « les idolâtres n’hériteront pas le royaume » !

 

En le disant ainsi sans repentance, réalisons-nous que nous sommes perdus ?

 

Si j’ai des idoles alors je dois impérativement m’en repentir et les abandonner car, comment pourrais-je encore m’approcher de Dieu sans purifier mon cœur ?

 

Oserais-je brandir ainsi mon péché pour nuancer, voire justifier celui des autres ?

 

Voilà l’hypocrisie de l’homme religieux prenant sa connaissance comme paravent pour cacher son péché.

 

La religion pense faire l’économie de la repentance, la véritable connaissance de Dieu nous y conduit.

 

Plutôt que d’argumenter par de tels propos, mieux vaut reconnaître que nous n’avons pas saisi la gravité du péché et que la connaissance du Seigneur nous manque. C’est ainsi que nous pouvons espérer changer.


Ceux qui n’ont pas été écrasés par l’effondrement de la tour de Siloé n’étaient pas plus justes que ceux qui se sont retrouvés dessous[1], mais Jésus utilise l’exemple pour exhorter à la crainte et la repentance.

 

Si nous n’abandonnons pas notre péché tout en croyant être du bon côté, nous courons le pire des dangers : l’hypocrisie religieuse.

 

Nous pouvons tirer des conclusions de la bénédiction passagère : puisque tout va bien cela signifie que …. Nous oublions que beaucoup de païens sont en bonne santé alors que parfois ceux consacrent leur vie pour l’œuvre de Dieu ne le sont pas.


D’autres raisonnements aussi légers amènent certains à se dire qu’une fois livrés à leurs passions, ils sont ensuite mieux disposés pour rendre un culte : ils n’ont pas connu l’amour de Dieu.

 

Quelle femme accepterait qu’on s’amuse avec une autre sous prétexte de mieux l’aimer ensuite ou de dynamiser sa vie sexuelle… ?

 

Celui qui aime ne supporte pas de faire souffrir, sa sensibilité ne peut le tolérer.

 

Le don d’une humble reconnaissance

 

Nos consciences d’hommes religieux mais mondains ont déjà du mal à se repentir des péchés extérieurs pensant qu’avoir l’alliance de Dieu à la bouche et des sacrifices à lui offrir suffisent pour attirer Ses faveurs.

 

La conscience ainsi se tranquillise jusqu’à ce qu’elle ne ressente plus l’utilité des actions ou des offrandes. Alors vient la lassitude.

 

Que fait-on lorsque l’on ne sert plus à rien ?


En relisant Le psaume 50 nous découvrons à quel point Dieu n’a pas besoin de nos offrandes.

 

L’homme a la prétention de faire et d’apporter quelque chose alors que tout appartient à Dieu ! Si nous ne lui avions rien offert, il se serait servi !

 

Ce que Dieu attend de l’homme c’est qu’il vienne vers lui en demandant, conscient qu’il manque de tout, qu’il n’est qu’homme et que Dieu est Dieu.

 

« Invoque–moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras ».

 

Si Dieu peut faire crier les pierres pourquoi aurait-il besoin de moi, que peut- il faire de ce que je lui apporte ?

 

Nous n’avons rien, ne pouvons rien et avons besoin de tout. Si même nous avions tout, nous manquerions encore de tout si nous ne savons pas aimer. Sans l’amour, je ne suis rien.


Faire un effort pour aimer prouve que l’on n’aime pas ; comment une femme peut elle se contenter des efforts de son mari qui s’applique à l’aimer ?

 

Où est l’élan spontané du cœur gagné et conquis ?

 

L’absence d’amour, le dénigrement de l’autre pour justifier son indifférence suscitent rarement le besoin de repentance, et ce sont pourtant les reproches que Dieu fait dans ce psaume 50[2].

 

Nous dénonçons ce que le monde désapprouve aussi : les péchés extérieurs, la violence, le vol, la trahison, l’infidélité, le meurtre.

 

Malgré la libre union prônée dans notre génération, la tromperie au sein du couple ne se fait jamais sans crise, sans accusation et culpabilité.

 

Il y a donc bien une conscience du péché chez tout homme. Mais ce que Dieu met au jour, c’est bien l’état du cœur et, si la loi est observée en tout point à l’extérieur, elle ne justifiera pas celui qui n’aime pas car seul l’amour accomplit toute la loi. Dieu ne reçoit rien de quelqu’un qui n’aime pas.


Les œuvres sans l’amour, aussi belles soient-elles, restent humaines, religieuses : « maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme » et qui juge lui-même de ce que Dieu fait.

 

Sans l’esprit de Dieu nous sommes ramenés à notre nature mauvaise qui gît dans le malin, méchanceté indifférence et mépris. La prise de conscience nous pousse à crier « malheureux que je suis ! Qui me libérera ? »


Celui qui accepte la repentance accepte le jugement de Dieu et s’y soumet car il désespère de lui-même, il ne sait plus.

 

L’homme religieux décide de ce que Dieu devrait faire dans son amour mais celui qui a le cœur brisé sait qu’il ne peut rien apporter, il a la bouche fermée. Il ne juge plus selon ses critères, ne s’évalue plus car il est perdu mais il s’approche en demandant pardon car son cœur est méchant, sec et vide.


Même mes actes d’amour peuvent se transformer en offense car l’autre sent que je ne l’aime pas sincèrement, qu’en est-il de Dieu qui connaît tout ?

 

Notre état intérieur se dévoile parfois par une pointe de violence, de bouderie ou un silence froid et impassible, mais Dieu savait bien avant que je ne vivais plus de reconnaissance et de demande.

 

La repentance consiste à accepter que ma méchanceté ne soit plus cachée par mes sacrifices. Oui, je suis insensible, je ne connais pas l’amour.


Au sein de cette prise de conscience la grâce éclate : comment se fait-il qu’en connaissant ma méchanceté et ma dureté, Dieu m’ait appelé ou qu’il m’ait utilisé ?

 

J’aurais tellement aimé mériter ou être utile… Mon service est inutile, Dieu l’agrée par grâce parce que je lui ai seulement rendu ce qu’il m’a donné.

 

C’est la différence entre donner ce que j’ai acquis et donner ce que j’ai reçu de Dieu d’où le sens de « rendre grâce ».

 

Je ne m’approche pas de Dieu les mains vides mais remplies de ce qu’il m’a donné, j’apporte ma reconnaissance.


« En sacrifice à Dieu, offre la reconnaissance. Accomplis tes vœux envers le Très-Haut. Invoque moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras ».

 

[1] Luc 13 : 4

[2] V. 20 et 21 « Tu t’assieds et tu parles contre ton frère, tu diffames le fils de ta mère. Voilà ce que tu as fait, et je me suis tu. Tu t’es imaginé que j’étais comme toi, mais je vais te faire des reproches et tout mettre sous tes yeux ».

 

MT

bible refuge du chrétien

-Arthus Croix Huguenote


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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 09:51

refuge du Chrétien 95

(Musique Quel repos Céleste)

 

"Mais ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force.

Ils prennent leur vol comme les aigles ;

ils courent et ne se lassent pas.

Ils marchent et ne se fatiguent pas."

Ésaïe 40.31


Dieu utilise souvent les caractéristiques des aigles pour que nous prenions exemple sur eux dans nos vies.


L'aigle est courageux, fort, ingénieux et loyal.


Ses yeux très enfoncés symbolisent la sagesse et une vision nette.


Dieu nous invite dans ce verset à regarder à lui comme la source de notre force.


Avec la vigueur nouvelle qu'Il nous donne, nous pouvons nous élever au-dessus des tempêtes de la vie et accéder à de nouveaux sommets comme les aigles.


Nous pouvons courir sans tomber et marcher sans nous fatiguer.


C'est cela, la vie que je veux mener !


Alors que j'étudiais les aigles, il m'est apparu que, de même qu'il existe de nombreuses espèces d'oiseaux, il y a beaucoup de types de chrétiens.


Prenons par exemple les poulets :


On dirait qu'ils ont peur de la vie. Vous ne verrez jamais des poulets voler ; ils se contentent de battre des ailes – beaucoup de mouvement pour peu de résultats.


Ils sont peureux et dès qu'approche une tempête, ils courent vers le poulailler en battant des ailes et en gloussant, pressés de retrouver la sécurité de leurs congénères.


Et la pie ?


C'est un tyran extrêmement agressif, égoïste et arrogant. En fait, elle est tellement dure dans la façon dont elle traite les autres oiseaux qu'elle fait le vide autour d'elle par sa seule présence.

Sommes nous des pies ?


Le martin-pêcheur passe son temps à s'amuser. Pour lui, la vie est une grande fête. Cet oiseau semble ne rien prendre au sérieux et reste insensible aux besoins ou aux sentiments des autres.


Il y a aussi la buse. Elle vit dans un environnement de mort. En fait, elle la fréquente tellement qu'elle a pris l'habitude de son odeur fétide – c'est un doux parfum pour elle !


Puis il y a les perroquets et les cacatoès – les grands bavards de l'espèce. Ils parlent beaucoup, mais sans jamais vraiment dire quoi que ce soit.

En fait, ils ne font que répéter ce qu'un autre a dit.

Sommes nous des personnes qui leur ressemblent ?


Et qu'en est-il des coucous ?

Le coucou a horreur de travailler et va jusqu'à chercher le nid d'un autre oiseau, pour ne pas avoir besoin d'en construire un lui-même.

Il y a les paons parés de belles couleurs ; ils sont orgueilleux et aiment se montrer. Et les pélicans, ces gros volatiles gais et gourmands.

Pour finir, mentionnons les corbeaux, ces sales petits oiseaux agressifs. Ce sont eux qui harcèlent le plus les aigles.


Une question pour aujourd'hui ?


Dieu ne nous a pas appelés à être des perroquets ou des poulets.

Il ne veut pas que nous prenions exemple sur le corbeau ou la buse.

Il veut que nous nous élevions au-dessus de ce qui est banal et médiocre pour être comme des aigles – vifs, forts, courageux et solides.

Quel oiseau sommes nous ?


Adaptation texte de Joyce Meyer

 refuge du chrétien psaume 119

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 15:39

sans Dieu

Dérives théologiques

 


Les milieux évangéliques se présentent de plus en plus comme une religion à part entière et indépendante, plutôt que comme l’expression du christianisme fondé sur les enseignements de Jésus et des apôtres, qui, rappelons-le, ne sont pas venus fonder une nouvelle religion mais appeler tous les hommes à entrer dans ce qui ne dépend ni d’une confession, ni d’un groupe, ni d’un ensemble de doctrines.

L’histoire nous a montré les dérives de l’église catholique. Jésus et les apôtres n’ont jamais enseigné à vénérer Marie, ni à prier des «saints», par exemple.

 

Les églises évangéliques semblent entrer à leur tour dans diverses dérives et fausses doctrines. (Nota Refuge Protestant : le Protestantisme actuel est malheureusement loin d'être en reste)

 

Et cela se fait toujours lentement, l’air de rien, avec plein de convictions et de sincérité, avec plein de versets bibliques, comme «pour le Seigneur».

 

L’une de ces dérives est la pensée positive chrétienne, comme le souligne Paul Gosselin, chrétien, anthropologue, écrivain.

 

A ce sujet, les évangéliques qui recherchent avant tout la bénédiction on oublié d’apprendre à être satisfaits dans l’abondance tout autant que dans le manque, comme l’apôtre Paul nous en a donné modèle.

Mais, j’aimerais parler ici d’une autre dérive qui m’attriste et m’inquiète. La vénération de son église locale.

 

Le concept d’église locale, en tant qu’entité en soi, me semble être une chose nouvelle, contemporaine, et en tout cas absente de la Bible.

 

(...)On voit apparaître, ici et là, dans les milieux évangéliques une obsession de l’église locale. Cette dernière prenant tellement d’importance qu’on peut s’interroger sur le principe d’idolâtrie à son égard.

 

J’ai entendu un pasteur dire qu’une personne ne fait pas partie de l’église de Christ si elle n’est pas engagée dans une église locale.

 

J’ai lu un titre de prédication, récemment, qui annonçait : «Votre destinée dépend de l’église locale.»

 

Ce n’est qu’un titre, mais de tel mensonges me font bondir.

 

J’ai l’impression, et tant mieux si je me trompe, que des mensonges, des erreurs et des dérives sont de plus en plus enseignés aux chrétiens évangéliques, qui hélas, pratiquent la confiance aveugle dans leur pasteur, au lieu de vérifier si ce qu’on leur enseigne est exact, vrai, et conforme à la pensée de Jésus et des apôtres.

 

Notre destinée ne dépend pas de notre église locale, elle dépend de Jésus-Christ et de son oeuvre accomplie à la croix.

Il me semble qu’il y a dérive en ce qui concerne les églises évangéliques.

 

Nous l’avons vu dans l’église catholique, avec l’établissement d’un clergé professionnel et dominateur, tant dans la vie des croyants que la vie politique, qui a imposé des dogmes, des croyances, et des pratiques qui ne correspondent pas aux enseignements de la Bible.

 

Qui voit aujourd’hui les dérives des milieux évangéliques ?

Jésus et les apôtres, qui sont le fondement (Actes 2:42), n’ont pas enseigné à aimer son église locale.

 

Ils nous ont enseigné à nous aimer les uns les autres, à aimer des personnes, des individus, des gens, des frères et soeurs, pas des doctrines, pas des structures, pas des ministères, pas des activités, pas un programme, pas une église locale en soi.

 

Il est très triste de voir que l’église locale est devenue une entité en soi.

 

Presque indépendante de Jésus.

 

Elle est devenue quelque chose.

 

Quelque chose qui fonctionne par elle-même, avec ou sans Robert, François ou Catherine.

 

Les personnes, les frères et soeurs, peuvent partir et laisser la place à d’autres, «l’église locale» reste.

 

On sait où la situer dans l’espace.

 

On sait où la situer dans la pensée (credo, doctrines).

 

Robert, François et Catherine n’y habitent pas, mais on va «à l’église» là.

 

On peut y aller une fois, y retourner 10 ans plus tard, les ¾ des personnes ont changé, Robert, François et Catherine sont partis.

 

Mais «l’église locale» porte le même nom, elle a les mêmes statuts, les mêmes doctrines, les mêmes réunions.

Tragiquement, l’église locale est devenue une entité en soi, qui n’est pas faite de pierres vivantes, mais au sein de laquelle les pierres vivantes vont se retrouver, adhérer, s’activer, travailler dans le but de faire croître «l’église locale». (ou faire croire ?)

 

Nous avons fait de l’église un monstre que nous servons au lieu de nous aimer les uns les autres et d’entrer dans le royaume de Dieu.

 

Nous ne nous sommes pas attachés aux enseignements de Jésus et des apôtres, nous les avons quittés pour construire autre chose.

Mais, bonne nouvelle, il nous reste la repentance.



D.M.,

 

 
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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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