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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 10:15
La Providence de Dieu

LA PROVIDENCE DE DIEU
Un thème saillant dans le livre de Jonas

 

Cinq passages dans le livre de Jonas mettent en évidence la providence divine :


« L’Éternel fit souffler un grand vent sur la mer » (1.4)


« L’Éternel fit intervenir un grand poisson pour engloutir Jonas » (2.1)


« Alors Dieu regretta le mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas »


« L’Éternel fit intervenir un ricin qui s’éleva au dessus de Jonas » (4.6)


« Le lendemain, Dieu fit intervenir un ver pour s’attaquer au ricin. » (4.7)

 

En méditant le livre de Jonas, on est frappé par le fait que dans chaque chapitre ce thème ressorte d’une façon évidente.

 

Il y a une cause première dans tous ces événements et circonstances : DIEU.

 

Quant aux causes secondaires, ce sont les moyens par lesquels il intervient par sa divine providence :

 

le vent, un grand poisson, une prédication, un ricin et un ver.

 

Une définition du terme « providence » est donnée par les dictionnaires Quillet et Le Petit Robert :

 

« Sagesse divine qui gouverne tout » (Quillet) ou « sage gouvernement de Dieu sur la création, et par extension, Dieu gouvernant la création » (Le Petit Robert 1, 1986).

 

Le terme vient du latin providentia (prévoyance) et providere (pourvoir).

 

Il se réfère à la prescience et à la préconnaissance de Dieu.

 

Dans la Bible, ce terme n’est pas directement employé.

 

Il n’y a pas de mot équivalent en hébreu mais en grec deux mots s’en rapprochent :

 

le nom pronoia : Act 24.2 (administration, prévoyance) ; Rom 13.14 (préoccupation, souci),

 

et le verbe pro-noeo : Rom 12.17 (viser, avoir souci de) ; 2 Cor 8.21 (se préoccuper de, avoir souci de).

 

C’est un sujet dont on ne parle plus guère.

 

Les avancées de la science et de la technologie ont contribué en partie à rendre l’homme totalement autonome face à un Dieu évacué dans notre monde occidental.

 

Il y a à peine 100 ans, on parlait encore de la Providence comme désignant Dieu.

 

On croyait en un Dieu souverain qui règne et domine sur l’univers.

 

Le sécularisme a fermé l’accès au transcendant, au surnaturel, parce que dans ce monde désacralisé, la vie se meut dans un système mécaniste où les évènements sont dûs à des lois fixes et impersonnelles, de force ou de chance.

 

L’évolutionnisme, ayant totalement imprégné la science et la technologie humanistes, constitue un des principaux éléments du rejet de la Providence.

 

D’autre part, le Nouvel Âge, élément important du postmodernisme, est fasciné par l’irrationnel, qui, de son côté, attaque la providence de Dieu en propageant l’ésotérisme, l’occultisme, l’animisme moderne.

 

Ce sont les armes de l’ennemi de Dieu, Satan, qui désire remplacer la Providence de Dieu par un retour à un paganisme moderne de superstition, dominé par lui.

 

La Création constitue l’œuvre originelle de Dieu (Gen 1).  

 

La Providence constitue la continuation de l’œuvre de Dieu en vue de l’achèvement de ses plans.

 

Elle a deux aspects :


- celui de la préservation de la création en la maintenant et la soutenant pour qu’elle subsiste ;


- celui de son gouvernement, de sa direction du cours des événements pour accomplir ses desseins.

 

A. La Providence par la préservation de la création de Dieu.

 

Tout subsiste par Christ.

 

Il est avant toutes choses et tout subsiste en Lui ; Il soutient toutes choses afin d’accomplir Ses Desseins (Col 1.17 ; Héb 1.3)

 

Toute la création dépend de Lui : la nature, les hommes, son peuple, tous les siens.

 

Sa création :

 

Dieu maintient la terre (Ps 104.5).

 

Il envoie de l’eau pour abreuver les animaux (Ps 104.10-13).

 

Il fait pousser fruits et herbes pour nourrir les animaux (Ps 104.13-14).

 

Il envoie les ténèbres pour permettre à certains animaux de se nourrir (Ps 104.20-21).

 

Tous les animaux reçoivent leur nourriture de Dieu (Ps 104.27).

 

Il a affermi les œuvres de sa création pour toujours et a donné des lois à la nature, lois qu’il ne violera pas (Ps 148.6).

 

Les siens :

 

Joseph fut déporté en Egypte pour donner plus tard du pain aux siens.

 

La vie de Moïse fut épargnée afin qu’il délivre ensuite son peuple.

 

Tout au long de l’histoire d’Israël dans l’A.T., l’on constate les soins providentiels de Dieu envers son peuple à travers l’action d’hommes de Dieu.

 

Il suscite Daniel et ses trois compagnons pour glorifier son nom et préserver son peuple.

 

Il suscite aussi Esther, à un moment crucial de l’histoire de son peuple déporté (Est 4.14).

 

Dans Mat 6.25-34, nous avons un exemple de Sa Divine Providence qui pourvoit aux besoins des hommes et en particulier des croyants ; Il donne la nourriture (v. 26) ; Il fait pousser les lis des champs (v 28-29), et Il sait ce dont nous avons besoin (v. 32).

 

Tout cela touche la faune, la flore et les hommes.

 

Dieu prend soin des siens et ils n’ont rien à craindre (Mat 10.27-32 ; Jean 10.27-30 ; Rom 8.35 ; 1 Pi 1.5-6).

 

B. La Providence par le gouvernement de Dieu

 

Dieu contrôle tout l’univers et ses activités se déroulent de telle manière que tous les événements convergent vers un but final qu’il s’est proposé.

 

- Il gouverne les forces de la nature (Ps 135.5-7).

 

Il fait pleuvoir sur les justes et les injustes (Mat 5.45).

 

Jésus contrôlait et dominait le vent et la mer (Mat 4.39 ; Luc 8.25).

 

- Il gouverne les peuples, en faisant leur histoire et leur destinée (Dan 2.21 ; 4.22 ; Job 12.13-25 ; Ps 66.7 ; Act 17.26).

 

- Il a gouverné de telle façon que tout a convergé vers la « plénitude des temps accomplis » (Gal 4.4), quand, par l’incarnation, Dieu s’est manifesté en chair par Jésus-Christ (Luc 2.1-7 ; 1 Tim 3.16).

 

- Il gouverne les individus en restant le Souverain dans toutes leurs circonstances.

 

C’est lui qui fait mourir et qui fait vivre, qui appauvrit et qui enrichit (Anne, 1 Sam 2.6-7) ; Il abaisse les puissants de leurs trônes et élève ceux qui sont abaissés (Marie, Luc 1.52).

 

C’est encore Lui qui a mis à part l’apôtre Paul avant sa naissance (Gal 1.15-16).

 

Pleins de confiance en l’Éternel, nous disons avec le psalmiste :

 

« Mes temps sont dans tes mains. » (31.14-15)

 

Donc, ma propre histoire est parfaitement sous son contrôle.

 

- Il contrôle et dirige toutes les circonstances pour arriver à ses desseins éternels.

 

« Le sort est jeté… mais toute décision vient de l’Éternel. » (Pr 16.33)

 

Rien ne peut se passer sans que Dieu ne l’ait permis ou n’ait agi selon ses propres desseins et décisions.

 

Et tout le livre de Jonas en est un exemple parfait.

 

Même la folie d’un Nebucadnetsar a été dirigée par Dieu pour qu’il reconnaisse la souveraineté absolue de Dieu (Dan 4.32-34).

 

- Il dirige les actions libres des humains.

 

Les Israélites, à la sortie d’Égypte, ne sont pas sortis du pays « les mains vides », parce que Dieu le leur avait promis et avait guidé les circonstances et les cœurs des Égyptiens pour qu’ils leur donnent leurs bijoux (Ex 3.21 et 12.35-36).

 

Nos dispositions nous appartiennent, mais c’est le dessein de Dieu qui s’accomplira toujours (Ps 38.15 ; Pr 16.1 ; 19.21).

 

- Il peut permettre (ou empêcher) le péché pour faire éclater notre incapacité naturelle à ne pas commettre de péché.

 

Ceci manifeste aussi la corruption totale de l’homme et la grâce de Dieu qui vient à son secours.

 

Ceci dit, « Dieu ne peut être tenté par le mal et il ne tente lui-même personne. » (Jac 1.14)

 

Quand un homme ou une société persistent dans le mal et le péché, Dieu peut les « livrer à la passion des hommes… à une mentalité réprouvée, pour commettre des choses indignes. » (Rom 1.24-28)

 

Dans l’exemple de Joseph, Dieu l’avait préservé de la tentation venant de la femme de Potiphar, parce que Joseph aimait l’Éternel et désirait le suivre en toute pureté (Gen 39.7-23).

 

En même temps, Dieu s’est servi de cette circonstance qui avait jeté Joseph en prison à cause de sa fidélité à Dieu et de sa résistance au péché, pour faire entrer Joseph à la cour royale d’Égypte (Gen 40-50).

 

La conclusion que donne Joseph à la fin de toutes ses péripéties — depuis sa vente à un marchand d’esclaves jusqu’à son arrivée à l’apogée du pouvoir — est touchante :

 

« Ce n’est pas vous, mais Dieu qui m’a envoyé ici. » (Gen 45.8 ; 50.20)

 

- Il peut aussi simplement limiter des actes de péché ou de mal.

 

Dans le cas de Job, c’est Dieu qui avait permis à Satan de l’attaquer par la maladie, mais Il lui avait interdit de le faire mourir :

 

« Il est entre tes mains, seulement épargne sa vie. » (Job 1.12)

 

Job est sorti victorieux finalement, et l’épreuve lui a appris à connaître Dieu.

 

C. Caractéristiques du gouvernement de Dieu en activité

 

1. Cette activité est universelle

 

- Elle s’opère envers les croyants :

 

« Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu. » (Rom 8.28)

 

C’est la doctrine des convergences :

 

toutes les circonstances dans notre vie mènent au bien que Dieu s’est proposé pour moi.

 

L’exhortation : « Ne crains rien » prend ici tout son poids, car elle se dresse contre nos peurs, nos soucis, nos incertitudes, que l’on peut comparer à une hydre à têtes multiples qui se régénèrent rapidement sitôt coupées.

 

Rien ne pourra jamais séparer le racheté de son Sauveur Jésus-Christ.

 

Dans ce sens, aucun mal ne lui arrivera dans la perspective de l’éternité.

 

Toutes les épreuves servent à notre sanctification pour affiner notre foi (1 Pi 1.6-7), même les mauvaises actions des hommes, y compris les nôtres parfois.

 

Le but est notre « transformation à l’image de son Fils » (Rom 8.29 ; Héb 12.6-11).

 

« Le bien », c’est d’être finalement avec Christ dans nos corps glorifiés lors de son glorieux retour.

 

La mort atteint tout homme (Héb 9.27), mais le croyant reste en sécurité absolue face à l’éternité.

 

Soyons rassurés, car Dieu s’occupe personnellement de tous les siens (Luc 15.3-7 ; Jean 10.3-6, 14, 27 ; Mat 10.30), alors que la modernité fait de l’humain un être impersonnel, sans âme.

 

Oui, notre Dieu est personnel et en même temps infini.

 

Il prend soin de nous dans toutes les circonstances.

 

- Quelle tragédie, en revanche, pour le non-croyant (Rom 1.18-21 ; Act 17.30-31) !

 

Saisissons les opportunités pour faire « du bien » en témoignant de l’amour du Sauveur à notre prochain non-croyant pour qu’il se repente de ses péchés et croie au Seigneur Jésus.

 

- Elle s’opère envers tous les hommes :

 

« Il fait lever le soleil sur les méchants et sur les bon et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. » (Mat 5.45)

 

La bonté de Dieu se manifeste envers tous les hommes.

 

2. Dieu absolument souverain dans toutes ses actions

 

- Nous n’avons pas à Lui dicter sa volonté, mais demandons-Lui en revanche de nous révéler Ses Pensées en nous éclairant à travers sa Parole.

 

3. Dieu est bon

 

- La bonté de Dieu est infinie, car Il est Bonté.

 

Mais Il est aussi Juste, et jamais ces deux attributs divins ne sont séparés l’un de l’autre.

 

4. L’activité de Dieu et la nôtre

 

- Elles ne s’excluent pas mutuellement, parce que sa Providence inclut les actions humaines.

 

- En conséquence, il n’y a pas de place pour le laxisme, l’indifférence, la résignation, le fatalisme.

 

- Parfois les humains sont conscients d’accomplir les intentions divines.

 

L’exemple par excellence nous est donné en Jésus-Christ qui savait qu’il devait boire la coupe des souffrances pour notre salut (Mat 26.42).

 

- Parfois les humains ne le savent pas, comme dans le cas de l’empereur César Auguste lorsqu’il a décrété le recensement de la terre.

 

Il fallait que cela se passe ainsi pour accomplir les desseins de Dieu (Luc 2.1)

 

5. La providence et la prière

 

La question peut se poser : si Dieu a fixé ses desseins d’avance, la prière change-t-elle encore quelque chose ?

 

- Dieu ne change pas ses plans, mais, dans ses plans, la prière et la foi sont incluses.

 

Il y une parfaite relation entre l’effort humain, moyen providentiel que Dieu a voulu donner au croyant, et l’activité providentielle de Dieu.

 

L’Écriture affirme que les desseins de Dieu sont fixes et définis, donc sans révision.

 

Mais Il désire que nous priions pour qu’Il puisse agir avec efficacité (Jac 5.16).

 

- Dans beaucoup de cas, Dieu agit en association avec l’homme par le moyen de la foi.

 

Ne citons que deux exemples :

 

la foi du centurion : « Va, qu’il te soit fait selon ta foi » (Mat 8.5-13)

 

et la foi de la femme qui avait une perte de sang : « Va, ta foi t’a guérie » (Mat 9.18-22).

 

C’est une interpellation à nos cœurs :

 

faut-il vraiment que « Jésus s’étonne de notre incrédulité » (Marc 6.6) ou saisissons-nous Sa Main en Lui confessant notre petitesse dans la foi :

 

« Je crois, Seigneur, viens en aide à ma petite foi ! » ?

 

Ne restons pas passifs, mais marchons par la foi, car elle franchit des montagnes.

 

- Oui, la prière et la foi sont vraiment les moyens providentiels par lesquels Dieu désire opérer.

 

D. Prudence et modestie dans nos affirmations au sujet de la Providence

 

- Restons sages et prudents dans nos affirmations quant à nos évaluations des actes souverains et providentiels de Dieu.

 

Seule l’éternité manifestera réellement la pleine révélation des mystères de la providence du Dieu Juste, Bon et Sage.

 

- Tout cela doit nous amener à une attitude d’humilité et de confiance en Lui.

 

Redisons, avec la prière du Notre Père : « Que ta volonté soit faite »,

 

avant de demander : « Donne-nous notre pain quotidien ».

 

- Qu’il est bienfaisant de se répéter dans toutes les circonstances ce que le Seigneur affirmait à Paul :

 

« Ma grâce te suffit.»

 

Quoi qu’il nous arrive, Dieu « ne refuse pas le bonheur à ceux qui marchent dans l’intégrité. » (Ps 84.12)

 

Ce vrai bonheur, c’est de posséder Jésus-Christ : personne ne pourra jamais nous le ravir.

 

Gloire à notre bien-aimé Sauveur !

 

Gloire à Dieu dont la parfaite providence dirige toutes choses pour notre bien et pour sa gloire !

 

Et cela Jonas a dû l’apprendre.

 

Mais la patience de Dieu est grande et nous encourage à l’aimer et le suivre de tout notre cœur.

 

Amen,

 

Henri Lüscher,

Bible (134)

Croix Huguenote

 

Source : Promesses

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 10:00
Prières inexaucées...

Prières inexaucées !

 

Dieu ne satisfait pas toujours nos demandes, même les plus pressantes, et nous pourrions dire après coup :

- Heureusement que tu n'a pas répondu à ma prière.

J'ai parlé sans savoir, sans me rendre compte que je me trompais quand je t'ai demandé cela.

Je t'ai demandé de m'enlever cette épreuve, comme Paul t'a supplié de lui ôter son écharde (2 Corinthiens 12-8-9), et tu m'a donné assez de patience et de force pour la supporter, et même pour la transformer en bénédiction.

Je t'ai demandé d'ouvrir une porte et tu l'as fermée pour me placer ensuite sur un chemin plus adapté à ce que je suis et à ce que tu désires que je devienne.

J'ai voulu une grâce particulière comme jouir du fruit d'un travail, tel Moïse qui désirait entrer dans la terre promise (Deutéronome 3:23-25), tu m'a alors dit que d'autres récolteraient et qu'il me suffisait d'être fidèle pour te plaire et être béni.

Dans un moment d'abattement, j'ai peut être été pris d'une envie de tout arrêter... même le cours de ma vie, comme tes serviteurs Élie et Job (1 Rois 19:4; Job 6:8-9), mais tu m'a relevé pour me rendre plus en toi que je n'avais avant, plus de confiance en toi, de sérénité, de paix, d'espérance et de tant d'autres trésors que tu as en réserve pour ton enfant.

Je suis honteux d'avoir été si chancelant quand je pense à ton Fils, ce merveilleux Sauveur que tu m'as donné, lui, qui n'a pas eu de réponse positive à sa supplication d'être délivré de la coupe de ta colère contre le péché, contre mes innombrables péchés, en Gethsémané  (Matthieu 26:38-44).

Il a accepté que sa demande légitime, car il était innocent et saint, soit mise de côté pour te glorifier, pour accomplir l'œuvre de mon salut, pour m'accompagner dans ma vie de tous les jours, pour me soutenir en toutes circonstances, pour prier et intercéder pour moi lorsque je pense à tort que mes prières sont justes.

Ô mon Dieu ! Merci, merci et encore merci pour tant de patience, de miséricorde, de bonté.

Merci pour ne pas avoir exaucé tout ce que je t'ai parfois demandé.

 

Amen,

 

salvation-army-captain-roth.jpg

salvation-army.jpg

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Source : espace-bible.com

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 08:04
Que le protestantisme, en France, serve de vases communicants et proclame cette liberté en Christ !

Croix huguenote

 

PROTESTANTISME ET LIBERTÉS :

 

SOLA SCRIPTURA, SOLA FIDE  ET SOLI DEO GLORIA

 

Ronald BERGEY*

 

 

Par son insistance sur l’Écriture seule en matière de foi et de vie, la foi seule comme moyen de justification et la gloire à Dieu seul pour le salut, le protestantisme, avec toute l’Église, recherche pour l’homme la plus grande liberté, celle de la libération du péché.

 

L’apôtre Paul dit au sujet de ceux qui croient en Christ:

 

«Ils sont déclarés justes par sa grâce; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance (rédemption ou libération) apportée par Jésus-Christ.» (Rm 3.24)

 

La manière dont Paul développe sa plaidoirie en Romains 4 illustre bien ce triangle doctrinal cher au protestantisme:

 

sola scriptura, sola fide et soli Deo gloria.

 

Le thème du contexte de ce chapitre (3.21-5.21) est la justification; le souci de Paul est de démontrer à partir d’un précédent vétérotestamentaire comment on est justifié ou comment on est en règle avec Dieu.

 

Pour appuyer son argument relatif à cette justice, l’apôtre se sert du père fondateur du peuple d’Israël, Abraham (4.1-5, 9-25).

 

Comme le dit F.F. Bruce dans son commentaire sur l’épître aux Romains (p. 86): «De tous les justes de l’ancienne alliance, aucun ne surpassait Abraham – ‹mon ami›, comme l’appelle Dieu en Esaïe (Es 41.8).»

 

Au chapitre 4 de cette épître nous lisons:

 

1 Prenons l’exemple d’Abraham, l’ancêtre de notre peuple, selon la descendance physique. Que pouvons-nous dire à son sujet? 2

 

S’il a été déclaré juste en raison de ce qu’il a fait, alors certes, il peut se vanter.

 

Mais ce n’est pas ainsi que Dieu voit la chose! 3

 

En effet, que dit l’Écriture? Abraham a eu confiance en Dieu, et Dieu, en portant sa foi à son crédit, l’a déclaré juste. 4

 

Si quelqu’un accomplit un travail, on lui compte son salaire non pas comme si on lui faisait une faveur, mais d’après ce qui lui est dû. 5

 

Et si quelqu’un n’accomplit pas d’œuvre mais place sa confiance en Dieu qui déclare justes les pécheurs, Dieu le déclare juste en portant sa foi à son crédit. (vv. 1-5, Bible du Semeur)

 

Sola scriptura

 

Les Écritures seules font autorité ultime et suprême en matière de foi, de salut, de connaissance de Dieu et de vie.

 

Pour avancer son argument pour la justification par la foi, Paul fait appel uniquement aux Écritures.

 

Il parle de la justice de Dieu attestée dans la loi et les prophètes (Rm 3.26; cf. Es 45.21, 24-25, 54.17).

 

Concernant l’imputation de cette justice, il cite la Torah (Rm 4.3, 10; cf. Gn 15 et 17) et les Ecrits (Rm 4.7-8; cf. Ps 32).

 

Précisément, il base sa prétention sur Genèse 15.6, qui parle de la foi d’Abraham, le père de tous ceux qui croient, de tous ceux qui ont la foi en Christ (Rm 4.16; Ga 3.9).

 

Il met en opposition deux hypothèses: la justification par les œuvres et la justification par la foi.

 

Pour trancher cette question, Paul pose la question clé: «Que dit l’Écriture?»

 

Puis il la cite: «Abraham eut foi en Dieu, et cela lui fut compté comme justice.»

 

Seules les Écritures peuvent fournir la réponse définitive.

 

Pour l’Église, il n’y a pas deux règles différentes en matière de foi.

 

La seule règle, ou canon - norme ayant autorité divine -, c’est l’Écriture, la première et la seconde partie de la Bible.

 

Ce qui fait que les Écritures ont un statut à part, c’est que celles-ci sont inspirées et infaillibles.

 

Le mot sola ne laisse pas de place, au même niveau que l’Écriture, aux dogmes de l’Église.

 

Aussi importants qu’ils soient, ceux-ci ne sont ni infaillibles ni inspirés et ils n’occupent donc pas la place des Écritures.

 

Sola fide

 

 

Dieu confère la grâce du salut par le moyen de la foi seule.

 

Le qualificatif «seule» exclut les œuvres comme moyen de justification.

 

Or la question n’est pas: les œuvres sont-elles nécessaires?

 

Certes, la foi conduit aux œuvres bonnes.

 

A ce sujet, le témoignage de l’Écriture concernant Abraham est élogieux : «Abraham a écouté ma voix, il a observé mon ordre, mes commandements, mes prescriptions et mes lois.» (Gn 26.5; cf. 18.19)

 

Les affirmations dans la seconde partie de l'Alliance sont aussi très claires : nous devons nous appliquer à être zélés pour les œuvres bonnes et à exceller dans les œuvres bonnes (Tt 2.14, 3.8); nous sommes sauvés pour accomplir des œuvres bonnes (Ep 2.10).

 

La question est plutôt: les œuvres sont-elles nécessaires pour notre justification, notre salut? L’homme, par l’obéissance à la loi de Dieu, peut-il être en règle avec Dieu ou doit-il ajouter à sa foi les œuvres en vue de son salut?

 

L’argument scripturaire de Paul pour la justification par la foi seule se base sur une exégèse serrée du texte hébreu de Genèse 15.6, qu’on peut traduire: «Il eut foi dans le Seigneur et il la lui compta comme justice.»

 

Le complément d’objet pronominal féminin en hébreu traduit «la» se réfère au nom féminin ‘emunah, qui veut dire «foi» ou «confiance».

 

Ce nom est apparenté à ce verbe ‘aman traduit «il eut foi».

 

Le nom «foi» ne se trouve pas dans ce verset, mais celui-ci est implicite grâce au complément «la».

 

Paul l’explicite et l’interprète: «la», c’est «sa foi» et, donc, «sa foi est comptée comme justice» (Rm 4.5; Ga 3.6).

 

L’emploi des termes financier et juridique dans l’expression «compter comme justice» souligne l’acte de Dieu qui porte au compte d’Abraham la justice sur la seule base de sa foi.

 

Dans le cas du pardon de David, Paul s’appuie sur la non-imputation du péché pour parler de l’imputation de la justice (Rm 4.6-8).

 

Paul réitère: «Nous disons en effet: la foi d’Abraham lui fut comptée comme justice.» (v. 9b)

 

Puis Paul demande dans quelles conditions la foi lui fut comptée comme justice:

 

«… avant ou après sa circoncision?»

 

Cette question, surtout pour un juif, revêtait une importance capitale.

 

La circoncision, le signe visible de l’alliance, était la marque extérieure sine qua non d’appartenance à Dieu.

 

Sa réponse: «Non pas après, mais avant!» (4.9) L’argument de Paul est toujours scripturaire.

 

Le rite de la circoncision (Gn 17.10ss) ne fut introduit que bien plus tard, bien des années après qu’Abraham eut été déclaré juste (treize ans après la naissance d’Ismaël; cf. Gn 17.25 et vv. 1 et 24 avec 16.16).

 

Comme l’affirme la seconde partie de l'Alliance, les œuvres sont insuffisantes pour le salut (Ga 3.10-11) et nous sommes sauvés sans les œuvres (Rm 3.20; Ep 2.9).

 

Si l’homme peut être en règle avec Dieu, être justifié devant lui, ce n’est pas parce qu’il œuvre ou devient collaborateur avec Dieu pour son salut.

 

Selon le théologien Louis Berkhof, la foi est la condition de notre justification, non son fondement méritoire.

 

«Si c’était le cas, il faudrait considérer la foi comme une œuvre méritoire de l’homme.» (Systematic Theology, p. 521)

 

La justification par la foi veut dire que l’homme ne peut qu’accepter comme un don ce que Dieu lui offre gratuitement.

 

La foi, ce sont les mains vides étendues vers Dieu, qui acceptent et reçoivent le cadeau du salut, salut acquis par l’œuvre du Christ sur la croix, le sacrifice substitutif une fois pour toutes.

 

Pierre Courthial dit: «La foi, c’est la main qui saisit les promesses de Dieu. (…) la main tendue dans la prière qui reçoit ce que Dieu a fait et donne.»1

 

Soli deo gloria

 

 

Dieu sauve pour sa gloire seule et le moyen qu’il emploie pour sauver ne laisse aucune place pour l’homme de se glorifier.

 

Paul demande:

 

«Y a-t-il donc lieu de s’enorgueillir?» Sa réponse:

 

«C’est exclu! Au nom de quoi? Des œuvres? Nullement, mais au nom de la foi.» (Rm 3.27)

 

Ou, comme le traduit la Bible du Semeur:

 

«Reste-t-il encore une raison de se vanter? Non, cela est exclu.

 

Pourquoi? Parce que ce qui compte, ce n’est plus le principe de mérite, mais celui de la foi.»

 

Que dit Paul au sujet d’Abraham? «Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier, mais non devant Dieu.» (4.3)

 

La gloire de Dieu est étroitement liée à sa grâce ou sola gratia.

 

Paul a montré, à partir d’Abraham, que l’homme est justifié par la foi et cela sans œuvres, même la circoncision.

 

Paul va plus loin.

 

En vue du salut, la preuve de la grâce divine, c’est que le principe de la foi prime sur l’obéissance à la loi.

 

Il raisonne: la promesse que Dieu a faite à Abraham a été l’objet de sa foi (Gn 15.5-6, 17.5); par la foi, il est devenu héritier de la promesse, héritier du monde entier (Rm 4.13).

 

La conclusion?

 

«Aussi est-ce par la foi qu’on devient héritier, afin que ce soit par grâce.» (4.16a)

 

La promesse dont il est question est celle qui concerne la bénédiction qui s’étendrait, à travers Abraham, à toutes les nations de la terre (Gn 12.3, 18.18, 22.18) et qu’Abraham deviendrait le père d’une foule de nations (Gn 17.5; Rm 4.17).

 

C’est la promesse que Paul qualifie «la bonne nouvelle prêchée d’avance» à Abraham, qui n’est rien d’autre que l’Évangile du salut pour tous, Juifs et Gentils, en Jésus-Christ (Ga 3.6-9, 22).

 

En vue de cette grâce, l’apôtre les exhorte: «Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.» (Rm 15.7)

 

La justification par la foi constitue la démonstration par excellence de la grâce de Dieu.

 

Comme le dit Paul: «Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus-Christ…» (Rm 3.22)

 

Le salut ne dépend pas de l’homme mais de Dieu à cent pour cent.

 

L’apôtre poursuit en disant: «Ils sont déclarés justes par sa grâce; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ.» (v. 24)

 

Ailleurs il dit: «Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.» (2Co 5.21)

Luc Ferry dit dans son livre récent, Apprendre à vivre2, que l’interrogation centrale de toute philosophie est le salut.

 

L’être humain, à la différence de Dieu, est mortel, un être fini, limité dans l’espace et dans le temps.

 

Mais, à la différence des animaux, il est le seul être qui ait conscience de ses limites.

 

Il sait qu’il mourra et que ses proches, ceux qu’il aime, aussi.

 

Il ne peut donc s’empêcher de s’interroger sur cette question qui, a priori, est inquiétante, voire absurde ou insupportable.

 

Et, bien sûr, pour cela, il se tourne d’abord vers les religions qui lui promettent le salut.

 

Face à la menace suprême qu’est la mort, la philosophie et la religion ont, d’après Ferry, deux façons opposées d’approcher la question du salut.

 

Pour l’essentiel de la religion, c’est la foi et elle seule qui peut faire tomber sur nous la grâce de Dieu.

 

Cela requiert l’humilité, ce qui ne laisse aucune place pour l’arrogance ou la vanité de la philosophie, comme ne cessent de répéter les plus grands penseurs chrétiens d’Augustin à Pascal.

 

Pour la philosophie, cette réponse est trop belle pour être vraie. Elle est déraisonnable.

 

Le salut par la foi fait de la mort, dit-il, une illusion car, après tout, nous sommes immortels et, après la mort biologique, nous allons retrouver ceux que nous aimons.

 

Certes, cette foi peut calmer les angoisses de mort. Mais, pour y croire, on abandonne la raison. Avoir la foi met un terme à l’esprit critique.

 

La philosophie est pour l’essentiel, poursuit Ferry, une quête de la vie bonne hors religion, une recherche du salut sans Dieu (c’est lui qui le souligne).

 

En effet, le salut vient de la sagesse. Etre sage veut dire vivre heureux et libre autant qu’il est possible, en ayant, enfin, vaincu les peurs que la finitude a éveillées en nous.

 

On peut dire que le triangle doctrinal de Ferry est:

la philosophie seule, la raison seule et la gloire à l’homme seul.

 

Cela fait penser à 1Corinthiens 1.21: «Car puisque le monde, avec sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.»

 

Le chemin préconisé par Ferry est loin de celui qui est balisé par le protestantisme et ne mène pas à la liberté vraie.

 

A Dieu seul la gloire pour le salut révélé dans l’Écriture seule et pour la justification par le moyen de la foi seule.

 

La libération et la liberté qui en résultent ont été acquises à grand prix, la rédemption accomplie en Jésus-Christ.

 

Que le protestantisme, en France, serve de vases communicants et proclame cette liberté en Christ !

 

 

* R. Bergey est professeur d’hébreu et de la première partie de la Bible à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence. Ce texte est celui de la méditation biblique présentée au Carrefour 2007.

1 P. Courthial, La Confession de foi de La Rochelle – Commentaire (Aix-en-Provence: éd. Kerygma, 1979), 79.

2 L. Ferry, Apprendre à vivre (Paris: Plon, 2006), 16-17, 20ss, 30.

 

bibleetmains

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

Source : La Revue réformée   La revue de théologie de la Faculté Jean Calvin

 

 

 

 

 
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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 07:48
Etre droit

La requête des hommes droits

lui est agréable.


(Proverbes 15-8)



Ceci vaut une promesse, car c'est l'attestation d'un fait qui se renouvelle à travers tous les âges.

 

Dieu prend un grand plaisir à la prière des hommes droits, et elle lui est agréable.

 

Qu'être intègres soit notre premier soin.

 

Ne nous détournons ni à droite, ni à gauche, mais marchons droit.

 

Ne soyons ni déshonnêtes dans la conduite de nos affaires, ni lâches en cédant au mal, mais soyons fermes dans la droiture et dans l'intégrité absolues, car celui qui louvoie et use d'expédients aura à se tirer d'affaire tout seul.

 

Si nous prenons des voies détournées, nous verrons que nous ne pourrons pas prier, et si nous avons la prétention de le faire quand même, nous trouverons le ciel fermé à nos requêtes.

Agissons-nous en suivant une ligne parfaitement droite et en nous conformant à la volonté de Dieu, telle qu'elle nous est révélée ?

 

Dans ce cas, prions beaucoup et prions en assurance.

 

Si notre prière est agréable à Dieu, ne Le privons pas de ce qui Lui fait plaisir.

 

Il ne regarde ni à la forme grammaticale, ni à la rhétorique, ni à la richesse des pensées.

 

Dieu est un père qui aime le balbutiement de ses enfants, et écoute le bégaiement de ses fils et de ses filles nouveaux-nés.

 

Ne devrions-nous pas nous réjouir dans la prière, puisque l'Éternel y prend plaisir ?

 

Portons nos pétitions à Son Trône.

 

Le Seigneur nous donne beaucoup de sujets de prière, et nous devons le remercier de ce qu'il en est ainsi.

 

Amen,

 

Charles Spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Bible

Croix Huguenote

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:59
Antisionisme, déguisement subtil de la plus grande perversion de l'antisémitisme

Qu’ils soient confondus et qu’ils reculent, tous ceux qui haïssent Sion !  

 Psaume 129.5

 

Notre verset n’est pas seulement un vœu ou une prière ; c’est un avertissement qui prend tout son sens aujourd’hui où l’antisémitisme se déguise en antisionisme.

 

Le psaume tout entier parle de ce peuple que Dieu a choisi depuis toujours, qui n’a cessé d’être haï, précisément à cause de son élection, mais qui n’a point été vaincu.

 

L’Adversaire de Dieu et des hommes veut sa destruction et en multiplie les ennemis.

 

Une propagande mensongère gagne de plus en plus de terrain.

 

Bien sûr, de justes reproches peuvent lui être faits.

 

Son statut de peuple élu pousse à penser certains Chrétiens qu’il devrait être parfait.

 

Il en est loin et sa conversion depuis longtemps prophétisée appartient encore à l’avenir.

 

Parfaits, le sommes-nous, nous qui nous prétendons membres de la famille de Dieu ?

   

Quoi qu’il en soit, Dieu attend de ses enfants qu’ils aiment son peuple, qu’il prient pour la paix de Jérusalem, qu’ils fassent des vœux pour son bonheur.

 

Ces paroles de cet autre cantique des degrés ―le psaume 122― seraient-elles devenues caduques, sans signification ?

 

Soyons plus que jamais vigilants et demandons la sagesse divine afin de ne pas devenir victimes du projet destructeur de Satan et instruments inconscients de sa haine séculaire.

 

Amen,

Richard F Doulière

Pasteur R.F. Doulière,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bible la colombe

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source :Études & Échanges

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 10:00
Des chants pour la nuit

La victoire la plus importante fut souvent remportée lorsque nous craignions le plus la défaite ; les plus beaux cantiques furent souvent ceux du mauvais jour où nous n’avions que Dieu pour seul Refuge.

 

Je sens très profondément la douleur des adieux, mais en Esprit tout va bien.

 

Jésus est le lien qu’aucune distance ne peut rompre, que, sans Lui, aucune proximité de ceux que nous aimons ne peut resserrer et qui, béni soit Son Saint Nom ! Demeurera à toujours.

 

Il nous sèvre, de toute manière, de ce monde, afin de nous attacher à Christ pour lequel Il nous a créés de nouveau.

 

La main de Dieu est toujours meilleure que celle de l’homme ; la dureté apparente de Dieu vaut mieux que la faveur du monde.

 

Le ressort qui la fait mouvoir est toujours l’amour, un amour dirigé par une sagesse dont nous comprendrons bientôt la perfection.

 

Il fait sentir aux siens que son appui vaut mieux que toute l’agitation dans le monde.

 

L’âme a besoin tous les jours du repos que le sang de Christ procure.

 

Des vases brisés valent souvent mieux que des vases entiers pour manifester la suffisance et la grâce de Christ.

 

Sa Bonne Main est sur nous, même, et d’une manière toute particulière, dans des circonstances douloureuses.

 

Il ne valait pas la peine de nous donner un long récit de la prospérité de Job, mais le Saint Esprit de Dieu nous raconte en détail tout ce qui eut lieu pendant ses épreuves.

 

Il en valait la peine et ce récit profitera aux enfants de Dieu jusqu’à la fin des temps.

 

C’est là que nous pouvons voir l’œuvre de notre Dieu.

 

Qu’Il nous donne d’avoir une entière confiance en Lui !

 

Le christianisme fut semé dans les larmes du Fils de Dieu.

 

C’est le fruit du travail de son âme qu’Il verra dans le jour de sa gloire.

 

De même, dans tout service (faisons-en bien notre compte), s’il doit y avoir une bénédiction réelle, il faut que nous éprouvions la souffrance causée par l’opposition du monde ; de plus, même dans l’église, nous ressentirons, plus douloureusement encore, la tristesse causée par son état de ruine et par l’imperfection du témoignage de ceux que nous aimerions voir manifester pleinement Christ.

 

Évidemment la nature recule devant la souffrance ; toutefois, si nous la rencontrons avec Dieu, la force et la joie remplissent nos cœurs.

 

Dans les petites difficultés que j’ai traversées, j’ai trouvé que la perspective d’une épreuve était beaucoup plus pénible que l’épreuve elle même.

 

Lorsque je la traversais, j’étais calme et paisible, au lieu d’être agité comme lorsque je l’attendais.

 

Avant qu’elle vous atteigne, si elle vous menace, vous y pensez, tandis qu’en la traversant, vous portez les yeux, non sur elle, mais sur le Seigneur.

 

Si le travail nécessaire peut s’accomplir en nous sans l’affliction, Dieu ne nous l’enverra pas.

 

Son amour vaut infiniment mieux que notre volonté.

 

Confiez-vous en Lui !

 

S’Il frappe, soyez assurés qu’Il vous donnera plus qu’Il ne vous ôte.

 

La perte d’une mère ou d'un père est toujours immense.

Personne d’autre qu’une mère ne peut être une mère, ou un père un autre père, mais Dieu peut être tout pour nous et envers nous dans toutes nos difficultés.

Amen,


jndarby.jpg
J-N, Darby,
 

 

Bible (133)

Croix Huguenote

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 08:03
N'envie pas le méchant mais adonne toi à Ton Père Céleste

Que ton coeur ne porte point d'envie aux pécheurs,

Mais adonne-toi

à la crainte de l'Eternel continuellement.

Car il y aura véritablement bonne issue pour toi,

et ton attente ne sera point trompée.

Proverbes 23.17-18.

 

 

Quand nous voyons prospérer les méchants, nous sommes portés à les envier, et quand nous les entendons s'égayer tandis que nous avons le coeur attristé, nous sommes tentés de croire que leur part est meilleure.

 

Mais c'est là folie et péché.

 

Si nous les connaissions mieux et si nous considérions leur fin, nous aurions bien plutôt pitié d'eux.

 

Le remède contre cette envie, c'est de demeurer constamment et tout le jour dans le sentiment de la présence de Dieu, l'adoration et la communion avec lui.

 

Une religion véritable portera notre âme dans des régions supérieures où notre jugement deviendra plus clair et nos désirs plus purs.

 

Plus le ciel aura de part dans notre vie, moins nous nous attacherons aux choses de la terre.

 

La crainte de Dieu déracinera les convoitises trompeuses.

 

Nous porterons le coup de mort à l'envie en considérant avec calme la fin du méchant.

 

Sa richesse et sa gloire ne sont qu'un vain étalage.

 

Sa pompeuse apparence éblouit un moment, puis s'éteint.

 

Quel gain a-t-il de sa prospérité, quand le jugement vient à l'atteindre, celui qui réussit dans le péché ?

 

Mais l'homme de Dieu, au contraire, a pour fin la paix et la bénédiction, et « nul ne peut lui ravir sa joie. »

 

Abandonne donc toute envie et recherche le vrai contentement d'esprit. 

 

spurgeon

C.-H. SPURGEON

Pasteur Baptiste Réformé

(Promesses Quotidiennes)

Bibles023

Croix Huguenote

 
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 10:10
La famille en danger par Paul Wells

(Article écrit en 1987. Nous sommes à ce jour en direction de la fin de l'année 2014 et pouvons remarquer aisément son "évolution" aujourd'hui...)

 

Je serai Leur Dieu.

Je leur donnerai un même coeur et une même voix,

afin qu'ils Me craignent toujours,

pour leur bonheur et celui de leurs enfants

après eux !

(Jérémie 32 - 38/38)

 

L'Egoïsme contre la Famille

 

Depuis la révolte des années 60 contre les normes reçues, tout dans la vie témoigne que ce qui fait marcher nos contemporains c'est une volonté de bien-être individuel.

 

Ce qui importe, c'est que l'individu soit accompli dans ses désirs et ses ambitions.

 

La valeur la plus étrangère à notre époque serait le sacrifice de soi ; par contre ce que nous voyons partout, c'est le développement d'une mentalité égocentrique.

 

Nous n'avons  qu'à consulter dans les grandes surfaces, les livres de « psychologie populaire» pour voir que ce qui est important pour notre génération c'est qu'elle se rassasie dans la consommation matérielle, la sexualité, la carrière, l'éducation, le mariage.

 

Cette recherche de la « satisfaction» de l'individu est en train de miner la famille, l'école et d'autres institutions qui se placent entre l'individu et l'État.

 

La philosophie de la satisfaction fait que la sensation de l'excitation et la réponse aux besoins de l'ego prennent la place de l'effort et du travail.

 

Ainsi on insiste sur la « qualité de la vie» sans poser la question du sens du travail; on est incapable de voir l'avenir mais on ne Vit que pour le présent; on dépense inutilement au lieu d'investir.

 

A l'école, dans certaines classes, on considère les enfants comme leurs propres éducateurs ; en conséquence elles sont mal disciplinées et non structurées.

 

Dans ce cas l'école ne fait que fournir des possibilités pour aggraver les problèmes des élèves.

 

Ou par contre, dans d'autres classes tout est axé sur le succès par les notes ; la scolarité devient une course aux diplômes où les faibles sont méprisés comme des sous-doués.

 

Dans l'époque de l'égo, le mariage est très souvent un lien émotionnel que l'on est libre de rompre si l'on n'est pas comblé; on est fidèle à SOI mais non à l'autre.

 

De moins en moins souvent les couples se sentent obligés de rester ensemble « pour les enfants».

 

On argumente qu'à cause des enfants, il vaut mieux divorcer.

 

Mais nous ne pouvons imaginer la douleur causée à beaucoup d'enfants par le divorce de leur parents.

 

Il est difficile de ne pas voir que les conséquences psychologiques pour ces enfants sont durables.

 

Mais ceci il ne faut pas le dire !

 

L'actuel courant individualiste milite contre la famille comme unité.

 

On n'y est pas pour donner de soi mais pour prendre et laisser.

 

Nous sommes envahis par un flot de publicité anti-familiale et les médias dressent constamment les jeunes contre leurs parents.

 

On exalte un style de vie de liberté où l'on fait ce que l'on veut ; méprisant ouvertement la fidélité et la stabilité.

 

La pression est de faire comme tout le monde.

 

J'avais entendu une fois à la radio une femme qui essayait de persuader une adolescente qu'elle pouvait se servir des contraceptifs car tout le monde agit ainsi

 

Le résultat de la psychologie égoïste qui recherche la satisfaction individuelle est de conditionner toute une génération d'adultes qui ont des réactions enfantines.

 

Incapables de voir au delà de la gratification et d'assumer les responsabilités de la vie, on est très content d'avoir les « bonbons» que l'on peut arracher aux autres, ou on est frustré si d'autres « bonbons» restent au-delà de notre portée.

 

L'individu est content d'abandonner ses responsabilités entre les mains d'un État toujours plus puissant et étouffant, qui devient une vraie vache à lait.

 

La famille ne date pas d'hier ...

 

Dans l'anthropologie sociale, comme dans la Bible, la famille est reconnue comme l'institution la plus ancienne de la société.

 

Elle est universelle, et elle est antérieure à l'État et à l'Église.

 

Les sociétés stables avec une culture développée ont toujours été caractérisées par des familles solides.

 

Par contre les sociétés en décomposition ont très souvent connu la dégringolade de la famille.

 

Des États totalitaires ont compris que le meilleur contrôle global s'obtenait par la marginalisation de la famille.

 

Ainsi l'État enlève des enfants de leur milieu habituel de vie pour les former comme Platon l'avait déjà proposé.

 

Une organisation « étatique» qui a le monopole de l'éducation risque toujours de porter atteinte à la liberté de l'individu.

 

Pourquoi la famille occupe-t-elle une place si importante dans la vie des humains ?

 

La seule réponse est qu'elle doit correspondre à quelque chose de profond en nous qui ne peut être supprimé qu'au détriment de notre propre bien.

 

En réalité nous pouvons dire que la famille permet l'épanouissement de l'homme des façons suivantes :

 

  • notre humanité trouve son accomplissement dans la communauté profonde avec nos proches. La diversité des rapports entre les membres d'un clan, caractérisés par l'amour et la fidélité, sont les plus profonds que nous puissions connaître au niveau humain.

 

  • la sexualité humaine exige l'intensité et la fidélité : elle se développe dans le cadre d'une relation progressive où la personnalité des conjoints est intégrée dans une vie commune.

 

  • la famille est un soutien pour la vie menée en dehors d'elle. Elle est l'échec de l'isolement, et soutient une diversité d'activités. Elle permet l'équilibre de l'individu dans le jeu des privilèges et des responsabilités.

 

 

Bref, avant la nation ou l'Église, la famille permet la génération de la vie, de la culture et de la joie de notre humanité personnelle.

 

Et la Bible ...

 

 

La Bible nous présente une image de la société fondée sur une famille qui est devenue une tribu; puis une nation et qui a, par la suite, peuplé la terre.

 

Le lien familial vient de Dieu qui a créé l'homme et la femme comme vis-à-VIS.

 

Ce premier mariage est le fondement de tous les autres rapports sociaux.

 

Dans la Bible le vrai ménage est monogame, l'homme et la femme sont responsables l'un pour l'autre et les enfants exercent leurs responsabilités sous le regard de leurs parents.

 

Comme unité la famille porte la responsabilité du développement de ses membres dans le contexte social pour réaliser toutes les possibilités en l'homme, pour la gloire de Dieu.

 

Ainsi dans la Genèse l'homme devient une seule chair avec sa femme ( Genèse 1, 27 ; 2, 24 ; 5, 1,2) ; dans ce lien l'homme est le chef (3, 16) et les enfants doivent honorer leurs parents (Exode, 20, 12 ; Deutéronome. 5, 16),

 

Ces accents reviennent dans la seconde partie de l'Ecriture, (Colossiens, 3, 20; Ephésiens, 6, 1-4).

 

Le caractère sacré du lien entre homme et femme est souligné par l'enseignement de Jésus sur le divorce (Marc, 1o, 2-12 ; Matthieu, 19, 1-12; 5, 27-32) ; il a été permis dans la loi de Moïse à cause de la dureté du cœur de l'homme.

 

Le divorce n'est donc pas un péché en soi, car il est permis dans la 101 ; ce qui constitue le péché, c'est l'attitude de l'homme et de la femme qui rend nécessaire la dissolution d'un lien sacré.

 

La clef de la famille équilibrée se trouve dans ce triple exercice de responsabilité :

 

  • entre l'homme et la femme ;

 

  • entre les parents et les enfants ;

 

  • entre les enfants et les parents.

 

 

Dans la famille chrétienne ces responsabilités sont accomplies avec l'aide du Seigneur et devant LUI (Ephésiens, 5,21-25; Col, 3, 18, 19).

 

Le lien entre l'homme et la femme Implique partage de vie : physique, économique, culturel, social, légal, moral et religieux.

 

Tous ces facteurs s'expriment dans la société que la famille contribue à former.

 

Fidélité pour la vie

 

L'amour du couple implique un engagement devant la société : c'est un acte public qui scelle le mariage, car la famille est une unité publique.

 

La monogamie chrétienne exclut l'adultère mais aussi le fait de contracter plusieurs mariages successifs ou des « mariages à l'essai ».

 

Ce genre de « ménage» n'est qu'un aspect de l'infantilisme de la « moi-génération» qui est incapable de prendre des décisions conséquentes.

 

La cérémonie publique a donc sa place.

 

La promiscuité des rapports « libres» n'a jamais été la norme dans la société, même si l'homme a donné expression à ses péchés clandestinement en marge du mariage.

 

La responsabilités des enfants

 

La famille est porteuse de culture ; chaque génération est appelée à assimiler cette tradition de la famille pour la transmettre.

 

Ainsi l'obéissance des enfants est importante.

 

Dans la première partie de l'Ecriture le fils rebelle peut être mis à mort (Deutéronome. 21, 18).

 

Cette obéissance implique le respect de ce que les parents enseignent.

 

Puis ayant reçu de leurs parents, les enfants transmettent à leur tour ; la Bible dit que l'on prenne soin des vieillards et de leurs besoins dans le contexte de la famille et de l'Église.

 

Évidemment, à l'heure actuelle, le problème est celui de la discipline dans la formation des enfants.

 

Si notre société montre des signes d'irresponsabilité et d'indiscipline à bien des niveaux, c'est que les familles d'abord ont failli dans ce domaine.

 

On critique beaucoup l'attitude des enfants ; mais elle est très compréhensible.

 

Ils sont très souvent opprimés non seulement par le milieu ambiant mais aussi par le fait que leurs parents sont démissionnaires.

 

Dans ce domaine, je crois que la responsabilité de la famille chrétienne et de l'Église - comme regroupement de familles - est de rechercher des activités où tous les membres du groupe peuvent participer et y contribuer.

 

Il faut que les parents apprennent à passer du temps avec leurs enfants au lieu de se concentrer sur leurs propres intérêts.

 

La vraie autorité des parents ne peut exister sans amour et services : ceci veut dire que les parents doivent être prêts à sacrifier leurs intérêts pour le bien de leurs enfants.

 

Ainsi nous pourrons développer une culture différente de celle qui nous entoure, dans laquelle le bien recherché est celui de notre prochain.

 

La famille peut devenir le Modèle de l'amour du Christ.

 

Comme elle se doit selon l'Ecriture : Là où eXiste cet amour, Il y aura la vraie liberté et la joie dans le développement d'une diversité riche d'activités qui sont le pnvilège des membres du groupe.

 

Conclusion

 

Si l'égoïsme d'une vie centrée sur le « moi» est la caractéristique de notre époque, c'est que le péché, commun à l'humanité, s'exprime sans restrictions.

 

L'égoïsme guette chacun d'entre nous et les familles des chrétiens ne sont pas épargnées.

 

Aujourd'hui, grande est la tentation de suivre pour beaucoup le monde et ses intérêts, car finalement nous sommes détruits nous aussi par ces notions de liberté.

 

Pourtant les maux de la société actuelle doivent être un avertissement du jugement du Seigneur sur la vie déréglée par rapport à sa création : délinquance, divorce, avortement. problèmes psychologiques, sont des conséquences de l'individualisme.

 

La vraie solution à ces problèmes n'est pas dans l'amélioration de la qualité de la vie : les statistiques semblent montrer que le Suicide est plus présent dans les sociétés opulentes où il existe une faible structure familiale.

 

La solution est dans la reconnaissance de Dieu, Père de « toute famille» (Ephésiens, 3, 14), dans notre obéissance et dans la réception de Son Amour.

 

Amen,

 

 

  paul wells

Paul Wells,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Résister & Construire

 

 

Paul Wells est Professeur de Dogmatique et de Théologie Systématique à la Faculté de théologie réformée d'Aix-en-Provence

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 08:15
Le seul critère

« Tes serviteurs viennent d’un pays éloigné… »

Les hommes d’Israël ne consultèrent point l’Éternel.

Josué 9.6, 14

 

Les adversaires sont d’autant plus dangereux qu’ils sont plus rusés.

 

Or, les plus rusés sont au-dedans de nous.
 

Les Gabaonites auraient dû être détruits par Israël.

 

Ils appartenaient aux peuples corrompus que Dieu avait ordonné de détruire.

 

Ils échappèrent par la ruse.

 

Ils sont l’image de nos ennemis intérieurs : habitudes, coutumes ancestrales, traditions :

 

Cela s’est toujours fait… On n’a jamais pensé autrement…, C’est ce que l’on m’a enseigné…, Cela va de soi…

 

Autant d’éléments qui veulent faire bon ménage avec la piété.

 

L’erreur des Israélites fut sans doute de se fier aux apparences, mais surtout de ne pas consulter Dieu.

 

Nous commettons la même faute toutes les fois où nous suivons nos propres raisonnements ou acceptons l’opinion courante sans chercher la pensée du Seigneur dans l'Ecriture même.

 

Or, nous n’avons pas d’autre moyen qu’elle de connaître Sa volonté sans risque d’erreur.

 

C’est elle, et elle seule, qui doit servir de critère à nos pensées, nos opinions, notre morale et nos traditions.

 

Jamais l’inverse !

 

Amen,

 

 Richard F Doulière

Richard Doullière,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

Source : Etudes & Echanges

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 07:24
Le véritable amour selon Dieu

«Mais si quelqu’un possède les biens du monde, voit son frère dans le besoin et lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui? Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni de langue, mais en action et avec vérité» (1 Jean 3. 17, 18).

 

 

 

Dans ces deux versets, Jean poursuit le thème de l’amour qu’il a introduit peu avant (3. 10) et qu’il développera dans la suite (4. 1-12).

 

Le verset précédent (v. 16) donne l’exemple du Seigneur Jésus.  

 

«Donner sa vie pour ses frères» (v. 16) a le sens de voir les intérêts des autres plutôt que le sien propre.

 

Il est clair que, au sens littéral, nous aurons rarement l’occasion de donner notre vie, de mourir, pour un autre…

 

C’est pourquoi Jean parle ensuite de l’expression pratique de l’amour par ceux qui ont des biens et qui viennent en aide à ceux qui n’en ont pas.

 

Donner sa vie dans ce sens signifie «donner de ses biens».

 

Les deux versets que nous allons étudier nous parlent de l’application pratique de l’amour et de sa conclusion logique: le véritable amour (v. 17) consiste à assister le nécessiteux (v. 18).

 

Telle est la preuve de l’amour selon Dieu.

 

Reprenons plusieurs expressions de ces versets pour les détailler.

 

«Mais»:

 

Jean montre par un exemple typique ce que ne doit pas être la conduite d’un vrai croyant qui, n’étant pas dans le besoin, prive celui qui est réellement dans le besoin.

 

Le mot traduit par «mais» marque le contraste frappant entre deux attitudes :


– d’une part, le dévouement poussé jusqu’à l’extrême (v. 16);


– d’autre part, une sécheresse de cœur indigne même d’un homme du monde !

 

 

«Quelqu’un» :

 

ce pronom indéfini, joint à l’emploi du subjonctif, suggère une situation qui peut éventuellement arriver.

 

«Les biens du monde» 1

 

Les biens du monde désignent les aspects extérieurs de la vie, comme la nourriture, le vêtement, l’argent, qui aident à maintenir la vie.

 

C’est l’ensemble des moyens de vie, mais cela ne sous-entend pas forcément de grandes possessions (cf. Marc 12. 44).

 

«Dans le besoin» :

 

le verbe utilisé2 suggère plus qu’un simple coup d’œil! Jean ne semble pas faire allusion à un regard indifférent, qui n’enregistre rien dans l’esprit de celui qui observe.

 

Il parle ici d’un regard clairvoyant, qui permet de bien saisir quelle est la situation de l’autre.

 

C’est également une des caractéristiques de Jésus- Christ, notre Maître : les besoins des hommes exerçaient sur Lui une attraction irrésistible.

 

Il convient de noter qu’il n’est pas question des frères en général, mais «d’un frère en particulier qui se trouve dans le besoin».

 

Les besoins peuvent être matériels et corporels, tout comme moraux et spirituels : le pauvre est celui qui n’a pas de maison ou d’argent, mais aussi celui qui est seul, qui manque d’affection, etc.

 

«Il ne manifeste pas de la miséricorde envers lui» (littéralement: «il lui ferme ses entrailles»).

 

Le mot grec rendu par «entrailles»3 désignait pour les Grecs le siège des émotions, et le siège de la miséricorde pour les Juifs (cf. Gen 43. 30).

 

Ici, comme souvent ailleurs dans la seconde partie de la Bible, ce mot exprime la compassion ; il suggère un profond intérêt émotionnel ou une chaleureuse sympathie, une miséricorde active.

 

Jean fait allusion à celui qui se figure qu’il lui coûterait trop cher d’aider son frère et qui décide de lui «fermer ses entrailles»4.

 

La question que pose Jean engendre la réponse : une telle personne n’a pas l’amour de Dieu en lui.

 

Il convient ici de relever une ambiguïté, peut-être intentionnelle, de l’auteur.

 

En effet, l’expression «l’Amour de Dieu»5 peut se comprendre de plusieurs façons :

 

 

  • D’abord, l’amour qui vient de Dieu.

 

Il s’agit d’une réelle expérience de l’amour qui vient de Dieu, amour qui doit se manifester à son tour par celui exprimé envers les autres.

 

  • Ensuite, il y a l’amour pour Dieu.

 

Un véritable amour pour le Seigneur doit également s’exprimer dans un amour concret pour les enfants de Dieu.

 

  • Finalement, le troisième sens peut être: l’amour comme celui de Dieu.

 

Partant de la comparaison faite avec Christ (cf. v. 16), il pourrait être question d’un amour comme celui de Dieu.

 

En 1 Jean 4. 20, passage parallèle à celui- ci, où le principe est encore exprimé plus explicitement, Jean parle clairement de l’amour du croyant pour Dieu, ce qui cadre bien avec la deuxième possibilité, pour laquelle d’ailleurs j’opterais.

 

D’ailleurs, ces divers sens se complètent plus qu’ils ne s’excluent.

 

En tous les cas, celui qui n’aime pas son frère d’une manière pratique ne connaît rien de l’amour de Dieu.

 

Effectivement, le fidèle en qui l’amour de Dieu demeure, aime son prochain, car c’est un feu qui réchauffe l’être tout entier et consume ce qui risquerait de s’y opposer…

 

On en vient alors au v. 18.

 

Finalement, avec encore une expression de son amour et de sa relation avec ses lecteurs, qu’il appelle «teknia» («petits enfants»), Jean les convie à manifester leur amour d’une manière concrète :  

 

«Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni de langue» 6.

 

Il faut un acte, et pas seulement des expressions de sympathie, comme le précise Jacques :

 

«Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour , et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ?» (Jacques 2. 15,16)

 

Aussi la vérité (à la fin du verset) veut-elle que l’amour ne reste pas superficiel, ne se contente pas d’une simple apparence, mais qu’il soit un amour réel, un amour qui répond à l’amour de Dieu manifesté en Christ.

 

Le véritable test de l’amour n’est pas la profession verbale qu’on peut en faire: «ni de langue» montre que cette exhortation est nécessaire.

 

Ainsi, l’idée principale du verset 17 est l’action qui s’impose.

 

Il condamne donc celui qui ferme ses entrailles à son frère nécessiteux, et il approuve par contre l’attitude de celui qui agit, à l’image du bon Samaritain qui, voyant le voyageur blessé, fut ému de compassion (Luc 10. 33).

 

Plus largement, dans ce chapitre, l’apôtre appuie son argumentation par une série de contrastes :


• Diable – haine – tue – manifeste la mort éternelle – montré dans le cas de Caïn.


• Dieu – amour – se sacrifie – manifeste la vie éternelle – montre l’exemple de Christ.

 

Il oppose ainsi la vérité au mensonge, c’est-à-dire la réalité à l’apparence.

 

Nous venons de parler de la preuve du véritable amour.

 

L’apôtre Jean nous affirme la nature de celui qui peut manifester un tel amour : un véritable enfant de Dieu, c’est-à-dire celui en qui l’Amour de Dieu demeure.

 

Deux questions s’imposent :


– A qui manifester cet amour ? Assurément en priorité au nécessiteux, c’està- dire à celui qui est réellement dans le besoin.


– Comment le manifester ? En pratique et non en théorie.

 

Sommes-nous vraiment enfants de Dieu, dignes de ce nom ?

 

Faisons-nous réellement preuve de cet Amour dont parle Jean dans le passage ci-dessus? 

 

Combien de fois l’avons-nous montré à l’égard des frères en difficulté ?

 

Et d’autre part, sommes-nous réellement «nécessiteux » pour mériter un tel amour fraternel et pratique ?

 

Amen,

 

 

Isaac MBABAZI Kawha,

Bible (115)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notes :
1 L’expression grecque («ton bion tou kosmou»), signifie littéralement «les moyens d’existence de ce monde» pour dire tout simplement «les biens de ce monde».
2 «thêorê», dont l’infinitif veut dire «voir», est ici au subjonctif.
3 «ta splagchna», seul emploi de ce mot dans les écrits de l’apôtre Jean. Dans le N.T., ce mot se retrouve une fois au sens littéral (Act. 1. 18) et 9 autres fois au sens figuré (Luc 1. 78; 2 Cor. 6. 12; 7. 1; Phil. 1. 8 ; 2. 1; Col. 3. 12; Phm 7, 12, 20).
4 Littéralement de «fermer ses entrailles contre lui».
5 «hê agapê tou theou».
6 La combinaison «pas de paroles… ni de langue», est une figure de rhétorique appelée «hendiadys», laquelle souligne la stérilité d’un amour qui s’exprime par des paroles seulement, sans une réalisation concrète face aux besoins.

 

 

L’auteur de l’article, de nationalité congolaise, est marié et père de deux filles. Il est professeur à temps plein à l’Institut Supérieur Théologique de Bunia, en République Démocratique du Congo. Il est aussi Ancien d’une église évangélique à Bunia. Il est auteur de plusieurs exposés théologiques et animateur d’émissions évangéliques de deux radios locales.

 

 

 

Source : Promesses

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 20:05
La Loi de Dieu et la conscience de l'homme par Jean Marc Berthoud

Vu que les commandements de Dieu sont l'ordre même de la création, et que cet ordre est un reflet de la sagesse de Dieu, et vu que l'homme lui-même a été créé à l'image de Dieu et que cette image, quoique maintenant déformée par le péché, n'a pas été abolie par la chute, nous devons affirmer que le témoignage de la loi de Dieu est inscrit dans la conscience de tout homme.

 

Tous les hommes de toutes les époques sont placés sous la juridiction de Dieu, sont responsables de leurs actes devant le tribunal de Dieu et devront en rendre compte devant la loi de Dieu.


"Comme ils (les hommes) n'ont pas jugé bon d'avoir la connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à une mentalité réprouvée, pour commettre des choses indignes: ils sont remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de perfidie... Et, bien qu'ils connaissent le décret de Dieu, selon lequel ceux qui pratiquent de telles choses sont dignes de mort, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les pratiquent" (Rom 1 .28-32).


Le juste jugement de Dieu s'exercera sur les oeuvres des hommes, car tous les hommes sont responsables de leurs actions devant Dieu.

 

La conscience que Dieu a inscrite dans leur nature leur fait clairement distinguer le bien du mal.

 

Depuis la chute, cette conscience du bien et du mal en l'homme est partiellement obscurcie par le péché originel, qui a faussé l'exercice de toutes les facultés humaines.

 

Néanmoins, ce témoignage de la conscience de l'homme à la loi de Dieu demeure.

 

Par les effets néfastes sur sa conscience de ses nombreux péchés personnels, l'homme travaille constamment, et de façon progressive, à étouffer le témoignage que rend sa conscience à la loi de Dieu.

 

Plus il pèche, plus il obscurcit cette lumière en lui.

 

Mais, répétons-le, ce témoignage ne peut jamais être aboli, même par le pire des endurcissements.

 

L'endurcissement du coeur des pécheurs est variable, comme nous l'indiquent les différents terrains de la parabole du semeur.

 

Tous sont pécheurs, mais tous n'ont pas commis les mêmes péchés avec la même fréquence.

 

Ainsi, suite au péché originel et aux péchés personnels des hommes, a conscience de l'homme ne peut être considérée comme un juge infaillible pour discerner la différence véritable entre le bien et le mal.

 

Il lui faut une règle extérieure à lui-même.

 

L'impératif catégorique de Kant, qui est finalement subjectif, n'est jamais suffisant pour définir ce qui est bien et ce qui est mal. (1)

 

La volonté de l'homme, elle aussi, a subi les conséquences du péché. Depuis la chute, les hommes séparés de Dieu sont tous esclaves de Satan.

 

Ils appartiernent à son royaume.

 

Mais cela ne veut pas dire que l'homme soit entièrement incapable du moindre bien.

 

Jésus ne disait-il pas à ses disciples: "Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants..." (Matthieu 7.11)?


Il ne niait ni la méchanceté foncière des hommes, ni leur capacité d'accomplir de bonnes actions.

 

Mais les bonnes actions que nous pouvons tous accomplir ne sont guère suffisantes pour nous rendre justes devant Dieu. Un seul est bon, parfaitement bon: c'est Dieu (Matthieu 19.17).

 

Et un seul est juste, Jésus-Christ.

 

Fils de Dieu depuis toujours, dans son incarnation il fut pleinement homme, toutefois sans le péché (2 Cor 5.21).

 

Le moindre péché nous rend impurs devant la sainteté de Dieu.

 

"Car quiconque observe toute la lot mais pèche contre un seul commandement, devient coupable envers tous" (Jacques 2.10).


Il serait cependant faux d'affirmer que l'homme pécheur, irrégénéré, sous la condamnation de Dieu, soit incapable de tout bien.

 

Paul, qui insiste si souvent sur la culpabilité devant Dieu de tous les hommes, affirme le contraire de manière parfaitement claire dans sa lettre aux chrétiens de Rome :


"Quand les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi - eux qui n'ont pas la loi - ils sont une loi pour eux-mêmes; ils montrent que l'oeuvre de la loi est écrite dans leurs coeurs; leur conscience en rend témoignage, et leurs raisonnements les accusent ou les défendent tour à tour" (Romains 2.14-15).


Tous ont péché, toutes les facultés de l'homme sont corrompues, mais cette corruption de l'homme n'est jamais totale.

 

Même si la créature est viciée par la chute, même si ses conceptions sont faussées, l'homme garde cependant ses facultés.

 

Dans sa bonté, Dieu fait encore pleuvoir sur les bons et sur les méchants. Par sa parole puissante, Jésus-Christ soutient encore toutes choses (Hébreux 1.3).

 

C'est Dieu qui assure à tous la vie, le mouvement et l'être (Actes 17.28).

 

Toute la création est en effet dans la main du Seigneur du ciel et de la terre.

 

C'est pour cela que le psalmiste peut s'écrier :


"Tous les animaux mettent leur espoir en toi,
Pour que tu leur donnes leur nourriture en son temps.
Tu la leur donnes, et ils la recueillent,
Tu ouvres ta main, et ils se rassasient de biens.
Tu caches ta face: ils sont épouvantés;
Tu leur retires le souffle; ils expirent
Et retournent à la poussière.
Tu envoies ton souffle: ils sont créés,
Et tu renouvelles la face du sol" (Psaume 104.27-30).

 

Mais la connaissance naturelle de la loi de Dieu, connaissance propre À tous les hommes est par elle-même entièrement incapable de les conduire au salut.

 

La volonté de Dieu pour nous est que nous soyons parfaits comme Lui (Lév 19.2; Mat 5.48; 1 Pi 1.15-16).

 

Cette perfection est totalement inaccessible a l'homme pécheur.

 

En Christ, elle nous est accessible par la foi, foi qui a pour conséquence que la perfection du Seigneur nous est imputée gratuitement.

 

Par la foi, nous avons accès à l'obéissance sans faille du Fils de Dieu fait homme pour notre salut.

 

Et c'est par la foi que nous vivons jour après jour de cette justice que nous trouvons en Christ.

 

Si l'homme pécheur ne peut échapper au témoignage que rend sa conscience à la différence absolue entre le bien et le mal, qu'en est-il du chrétien?

 

Tout chrétien a reçu le Saint-Esprit (Romains 8.9; Actes 5.32), qui a comme tâche de le conduire dans toute la vérité (Jean 16.13).

 

En conséquence, la conscience du chrétien lui fera discerner la différence entre le bien et le mal bien plus clairement que celle du païen.

 

Pour celui qui est en Jésus-Christ, la prophétie de Jérémie (31 .33) est pleinement accomplie; voici comment elle est citée dans Héb 8.10 :


"Or voici l'alliance que j'établirai avec la maison d'Israël,
Après ces jours-là, dit le Seigneur:
Je mettrai mes lois dans leur intelligence,
Je les inscrirai aussi dans leur coeur;
Je serai leur Dieu,
Et ils seront mon peuple".

 

Mais, bien plus encore, la volonté de l'homme pécheur, volonté qui était esclave du péché et de Satan, est maintenant renouvelée, restaurée, libérée, de sorte que l'enfant de Dieu peut désormais marcher dans la justice de Dieu en obéissant à la loi de Dieu.


"En effet, la loi de l'Esprit de vie en Jésus-Christ m'a libéré de la loi du péché et de la mort. Car - chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force - Dieu, en envoyant à cause du péché son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, a condamné le péché dans la chair; et cela, pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'Esprit" (Rom 8.2- 4).

 

Le chrétien ne sera jamais sans péché ici-bas, et il devra toujours revenir au pied de la croix pour demander au Christ le pardon de ses péchés (1 Jean 1.8-10).

 

La perfection ne sera son lot que lors de la résurrection du corps.

 

Alors le chrétien sera entièrement dépouillé de cette puissance de la chair, de cette vieille nature qui continuellement l'incite à pécher.

 

Mais, par la foi au Christ, par la puissance de l'Esprit de Dieu qui habite en lui, le chrétien peut marcher de progrès en progrès.

 

Avançant sur le chemin de la sanctification, il peut accomplir la justice de Dieu et entrer dans ces oeuvres préparées pour lui par Dieu avant la création du monde.

 

 

JeanMarcBerthoud
Jean-Marc Berthoud,
Théologien Réformé Baptiste
 
Bible
Croix Huguenote


















(1) Kant entend par "impératif catégorique" le commandement absolument obligatoire de la loi morale, commandement qui est inconditionnel, donc indépendant de toute situation sociale.  

 

Source :Promesses

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 19:53
Christianisme sans...Christ

Dans son livre « Christless Christianity » Michael Horton, professeur de théologie au Westminster Seminary California, s’efforce de montrer que beaucoup de chrétiens vivent aujourd’hui leur religion activement, mais sans Christ.

 

De quoi nous inquiéter, non ?

 

L’un des acquis les plus importants de la Réforme fut de redonner toute son importance au salut par  Jésus-Christ Seul.

 

Les efforts humains sont certes louables, mais ils ne peuvent en aucun cas attirer la sympathie de Dieu et rendre juste.

 

Aujourd’hui, c’est un nouveau danger qui menace l’Eglise : les chrétiens sont bombardés de tous côtés par des discours moralisants et « thérapeutiques » qui les éloignent de l’essentiel.

 

Une fois de plus, la séduction vient des églises du Nouveau-Monde, dispose de gros budgets et se propage rapidement par la télévision, l’internet et la littérature.

 

De Joel Osteen à Joyce Meyer, en passant par Robert Schuller, tous ces brillants orateurs répètent sans cesse aux chrétiens qu’ils peuvent devenir meilleurs, prendre leur vie en main et en jouir pleinement.

 

Certes ces personnes adhèrent encore à la plupart des confessions de foi chrétiennes, mais seulement sur le papier, car dans la pratique, leurs messages proclament quelque chose qui s’éloigne fondamentalement du message de l’Evangile : un peu comme dans l’épopée cinématographique de George Lucas « La Guerre des Etoiles », il s’agit de découvrir et d’apprivoiser la « Force » qui est en Jésus. (Nota refuge du Chrétien : c'est ce qu'on entend tristement dans beaucoup d'églises dite pentecôtiste ou charismatique d'aujourd'hui où néo-évangélique conviendrait mieux qu'évangélique d'ailleurs, altérant le véritable message de l'Evangile et de fait jusqu'à séduire et "magnétiser" d'autres églises qui étaient jusqu'alors étrangères à ce dangereux égarement, tout ceci ne dérangeant nullement la FFP d'aujourd'hui et encore moins le CNEF dont FEEF et FNADF font partie avec "fierté" non dissimulée...)

 

Et de plus en plus de chrétiens tombent dans le panneau !

 

Mais est-ce faux d’affirmer que Jésus-Christ peut transformer positivement une vie ?

 

Non, pas du tout !

 

La question essentielle reste cependant: comment cela se produit-il ?

 

En faisant appel à une foi qui tient plus de l’auto-suggestion que de la foi biblique, ou bien par la puissance de transformation de l’Evangile ?

 

Notons que l’Evangile insiste sur la nécessité de la repentance (nous ne pouvons pas nous approcher de Dieu comme ça) ainsi que sur le fait que Jésus est le vrai cep qui fournit la sève aux sarments!

Ce ne sont pas des justes, mais des pécheurs que je suis venu appeler à changer de vie.
Luc 5:32

Demeurez en moi, et moi je demeurerai en vous. Un sarment ne saurait porter du fruit tout seul, sans demeurer attaché au cep. Il en est de même pour vous : si vous ne demeurez pas en moi, vous ne pouvez porter aucun fruit.
Jean 15:4

Les nouveaux orateurs de la pensée positive induisent les gens en erreur parce qu’ils instrumentalisent la personne du Christ, ignorent souvent le coût de la vie chrétienne (c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu disent Paul et Barnabas en Actes 14) et caricaturent la foi, qui est avant tout la connaissance d’une Personne vivante:

Nous vous annonçons le message de celui qui est la vie. Nous vous annonçons ce qui était dès le commencement : nous l’avons entendu, nous l’avons vu de nos propres yeux, nous l’avons contemplé et nos mains l’ont touché. Celui qui est la vie s’est manifesté : nous l’avons vu, nous en parlons en témoins et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui s’est manifestée pour nous. Oui, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, la communion dont nous jouissons est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ.
1 Jean 1:1-3

S’approcher de Dieu sans le Christ comme médiateur, c’est s’approcher du Dieu du Mont Sinaï, avec une justice qui ne fera pas long feu devant Lui.

 

C’est que rappelle la lettre aux Hébreux :

Le royaume que nous recevons est inébranlable : soyons donc reconnaissants et servons Dieu d’une manière qui lui soit agréable, avec soumission et respect, car notre Dieu est un feu qui consume.
Hébreux 12:28-29

 

 

 

Jean-Louis Goiran,

Bible (124)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Le Cep,

 

 

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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