Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Vie Protestante Réformée

  • : Refuge Protestant
  • : Blog Protestant Réformé
  • Contact

Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

 Nombres visites
depuis sa création
 
178 012

  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

  Croix Huguenote

par theme
Croix Huguenote

Vous pouvez retrouver

Refuge Protestant

sur

Facebook, Pinterest, Twitter

en cliquant sur l'un des trois liens 

ci dessous

 

Facebook suivi

Refuge Protestant Pinterest
Twitter Refuge Protestant
23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 16:47

 

— « Je le répète : je ne crois pas à toute votre religion ; j’en ai été saturé dans ma jeunesse, quand on m’obligeait à me rendre à l’église deux fois, tous les dimanches. Jamais je n’ai rencontré une seule personne, parmi celles qui se disent « religieuses », qui fût persuadée de ce qu’elle professait, ni quelqu’un qui eût agi d’une manière conforme à sa foi ; tout cela n’est que bêtise et non-sens. Quand vous me donnerez une preuve tangible de la réalité de ces choses, je prêterai une attention respectueuse à votre enseignement, mais, en attendant, vous ne parviendrez pas à me faire croire à ce qui est déraisonnable, ou pur idéalisme.

 

Saluant de la main, le docteur s’éloigna, persuadé d’avoir triomphé de l’homme qui avait en vain tenté, par ses arguments, de tourner les regards du praticien sceptique et incrédule vers les réalités éternelles.

 

Poussant un profond soupir, le malade dit à sa femme :

 

— J’aimerais tant que le docteur connaisse le Seigneur ! Je suis convaincu qu’il serait alors, pour Lui, un témoin aussi intrépide qu’il l’est actuellement pour le diable. J’ignore tout à fait comment on pourrait l’atteindre. Mais il se pourrait que, pour le convaincre de péché et l’amener au Sauveur, Dieu se serve d’un moyen imprévu.

 

En sortant de là, le docteur se rendit chez un commerçant de la ville, dont l’unique enfant se mourait d’un mal incurable.

 

Il pénétra dans la pièce silencieuse où le père et la mère assistaient, dans une muette angoisse, aux derniers moments de leur fils bien-aimé.

 

Le docteur n’était pas dépourvu de sentiments, bien qu’il fût un sceptique, aussi résolut-il de rester auprès des parents affligés, jusqu’à la fin.

 

Un instant plus tard, le mourant ouvrit les yeux et, tandis qu’un doux sourire illuminait ses traits, il tendit au docteur sa main décharnée, en disant :

 

— Au revoir, docteur, vous verrai-je au ciel ?

 

La question du malade l’atteignit, comme une flèche, en plein cœur ; et, pour la première fois de sa vie, le docteur comprit que posséder Christ n’était pas un idéal fugitif, mais une certitude absolue d’entrer au ciel, après la vie présente.

 

Il se tenait là, observant, en silence, cette attitude paisible, qu’éclairait un sourire tel qu’il n’en avait jamais vu auparavant.

 

Un faible murmure : « Jésus vient !... à la maison ! » et tout redevint silencieux.

 

L’esprit du jeune croyant, racheté, s’était envolé pour être avec Jésus Christ.

 

Les parents s’agenouillèrent pour remercier Dieu de leur avoir accordé cet unique enfant, de l’avoir amené à une réelle conversion, de lui avoir permis de rendre un si radieux témoignage à Christ, enfin de l’avoir recueilli si doucement dans le ciel auprès de Lui, où ils ne tarderaient pas à le rejoindre.

 

Le docteur s’était mis à genoux, aux côtés du père, et lorsque celui-ci eut terminé, il se leva et s’en alla ; non pas converti, mais convaincu de la réalité de ce que ses yeux avaient vu, et de ce que ses oreilles avaient entendu.

 

Quels que fussent les torts qu’il reprochait au christianisme et à certains qui le professaient, il était contraint de se rendre à l’évidence que, dans cette chambre mortuaire, comme chez ce jeune mourant, et chez ses parents surhumainement soutenus, on pouvait voir quelque chose d’un Christ vivant.

 

Un conflit terrible s’engagea dans le cœur du docteur, et il dura des semaines.

 

Dieu parlait visiblement à son âme des réalités du péché et du salut, et il L’entendait.

 

Christ et le monde, le ciel et l’enfer, préoccupaient toutes ses pensées.

 

Sa bonne renommée, sa réputation, sa profession, tout devait être pris en considération.

 

L’orgueil empêche nombre d’hommes d’entrer dans le royaume de Dieu et, dans le cas du docteur, il fut bien près de triompher.

 

Mais la question de l’enfant mourant, et l’aspect, qu’il ne devait jamais oublier, de cette âme, entrant en pleine paix dans la présence de Dieu, lui prouvaient d’une manière irréfutable, que l’on pouvait posséder Christ et jouir de son salut !

 

Avant que l’herbe eût poussé sur la tombe, le docteur avait reçu Christ comme Son Sauveur et Seigneur.

 

« En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie (Jean 5:24).

 

Christ est-Il Notre Sauveur ?

 

Si la mort survenait aujourd’hui sur notre route, le rencontrerions nous en paix et heureux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sourcebibliquest

 

 

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 16:30

 

Le bureau de poste du village était en même temps un dépôt de pain.

 

L’air y était en général saturé de fumée et résonnait de toutes sortes de conversations profanes.

 

Un jeune homme y pénétra un certain matin ; il se nommait Alain, et tout le monde savait qu’il était d’un autre acabit, car il faisait partie de la conférence biblique qui se tenait sur la colline.

 

Les gens savaient qu’il fallait veiller sur sa langue en présence d’Alain, qui était un Chrétien ne mettant pas son drapeau dans sa poche.

 

Pour lui, le Sauveur et la rédemption avaient trop de prix, pour qu’il restât silencieux, quand ce précieux Nom était profané.

 

Ce jour-là, précisément, Alain venait de retirer le courrier du camp et le triait près du guichet, quand la porte s’ouvrit brusquement pour livrer passage à un garçon livreur, apportant des miches de pain pour le petit magasin.

 

En parlant avec l’employé, il agrémentait chaque phrase de son discours du Nom de Jésus Christ.

 

Quand il fut prêt à partir, il dut passer tout près d’Alain, et celui-ci, le regardant droit dans les yeux, lui dit :

 

— Soit dit en passant, quelle est donc cette personne dont vous parlez tant ?

 

Le garçon demeura pétrifié pendant un moment, puis il dit enfin :

 

— Dont j’ai parlé ? que voulez-vous dire ?

 

— Je veux dire : qui est ce Jésus dont vous parlez constamment ? Vous l’appelez Jésus Christ. Est-ce un de vos amis ?

 

Le garçon boulanger fixa Alain avec une honnêteté non déguisée et balbutia :

 

— Vous ne savez pas qui est Jésus Christ ? Vous n’avez jamais entendu parler de Lui ?

 

— J’ai bien entendu parler de Lui, répondit Alain. Mais qui est-Il, en réalité ?

 

— Eh ! bien, si vous ne connaissez pas ce type, s’exclama irrévérencieusement le garçon boulanger, puis il s’arrêta net.

 

— Ce type ? dit Alain. Ah ! c’est un de vos grossiers copains, je vois ; je regrette de vous avoir ennuyé !

 

— Dites, ce n’est pas vrai, vous ne voulez pas dire sérieusement que vous ignorez qui est Jésus ? s’écria le jeune garçon, redevenu sérieux, vous ne prétendez pas...

 

Ici, il fut interrompu par Alain :

 

— Pardonnez-moi ! Je m’en vais vous dire à quoi j’en voulais venir : Je crois savoir qui Il est, mais je me disais que, s’Il était le Fils Éternel du Dieu Tout-Puissant, qui descendit du ciel, naquit de la Vierge Marie, vécut comme un homme, et mourut pour vos péchés et pour les miens…

 

— Mais oui, c’est Lui, bien sûr ! interrompit le petit livreur.

 

— Alors, si c’est bien cela, s’Il est ressuscité des morts pour s’asseoir sur le trône de l’univers, et s’Il doit revenir un jour, pour juger les vivants et les morts, ainsi qu’Il l’a promis — s’Il est tout cela, j’aurais pensé que vous Le respecteriez davantage et que vous ne vous serviriez pas de Son Nom comme vous le faites !

 

Ces paroles atteignirent leur but ; les yeux du jeune garçon commencèrent à s’ouvrir sur sa conduite, tandis qu’Alain ajoutait :

 

— Vous savez ce que dit le commandement de Dieu : « Tu ne prendras point le Nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra point pour innocent celui qui auras pris Son Nom en vain » (Exode 20:7).

 

Puis, après un moment de silence :

 

— Ne feriez-vous pas mieux de vous décider à accepter Jésus Christ comme le Sauveur, qui vous délivrera de vos péchés ? Acceptez donc Son pardon ! En Lui vous trouverez la vie de votre âme, Il vous sauvera, car Il a porté nos fautes et nos manquements sur la croix, et peut, à cause de cela, nous affranchir complètement.

 

Le garçon troublé se tut un moment puis, se ressaisissant, il dit :

 

— Je crois que vous avez raison ! merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Bibliquest  

 

 

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 21:15

Une jeune fille cueillait des fleurs destinées à des malades. Ce genre de moyen pour annoncer le message du salut offert par Dieu à tous est appelé « La mission des fleurs » [1].

 

Elle hésitait à mettre encore dans son panier déjà plein une branche d’aubépine qu’elle trouvait indigne d’y figurer.

 

Cependant, elle la prit.

 

Une fois à la maison, elle confectionna ses bouquets.

 

A chacun desquels elle attachait des cartes avec des textes bibliques.

 

La branche d’aubépine eut aussi le sien.

 

C’était celui-ci :

 

Dieu est amour (1 Jean 4 : 16)

 

Puis, elle partit avec sa provision de bouquets.

 

Elle en avait donné une cinquantaine et rentrait bien fatiguée d’avoir tant couru et grimpé tant d’escaliers quand, en passant devant la maison d’un malade incrédule qui l’avait déjà repoussée plusieurs fois, elle ressentit qu’elle devait y monter.

 

« Mais pourquoi essayer encore » se dit-elle.

 

« C’est inutile, et puis je n’ai plus de fleurs. »

 

A cette dernière pensée, qui était comme un soulagement pour sa conscience, elle poussa un soupir de satisfaction.

 

Cependant elle avait encore au fond de son panier la branche d’aubépine ; mais elle n’aimait pas avoir si peu à présenter, cela n’en valait pas la peine.

 

Après un court moment de combat intérieur, elle se décide pourtant à entrer et monte l’escalier, tout en demandant à Dieu de bénir son message.

 

Elle frappe à la porte, entre dans la chambre du malade et, s’approchant de son lit, y dépose la branche d’aubépine.

 

« Qui l’envoie ? » Demande cet homme d’une voix qui n’avait rien de sa rudesse habituelle.

 

« Dieu ! »  Répond simplement la visiteuse sans rien ajouter.

 

Et, avertie par un regard de sa femme, elle se retire aussitôt.

 

Quelques jours plus tard, Norris (c’était le nom du malade) recevait la visite de quelques amis qu’il avait désiré revoir...

 

Quelques-uns de ses anciens compagnons de plaisir qui venaient lui dire un dernier adieu.

 

Ils contemplaient en silence et avec tristesse celui qu’ils avaient connu autrefois plein de gaieté et d’entrain.

 

Mais le malade rompit bientôt ce silence pénible :

 

« Mes amis,  leur dit-il, je vous ai fait appeler pour vous dire qu’il y a un Dieu ! »

 

Personne n’ajoutant rien, Norris continua :

 

« En présence de la mort dont je me sens tout près, l’idée de Dieu s’est s’emparée de moi. Supposons qu’il existe, ai-je dit, que l’enfer et le ciel soient des réalités, que deviendrai-je et où irai-je ? Et tout ce que j’ai fais et dit, toutes mes plaisanteries au sujet de Dieu, toute ma vie enfin, se présentait à moi. Et si je devais me trouver en présence de Dieu ? Me disais-je. Cette pensée me tourmentait. Je Lui dis donc :

 

« Si Tu es Dieu et si, jusqu’ici, j’ai été dans l’erreur, montre-le moi ! Envoie-moi un signe et je te confesserai comme étant le Dieu du ciel et de la terre ».

 

Dès ce moment-là, j’étais là à attendre ce signe, toutes mes pensées étaient centrées sur lui, car c’était pour moi une question de vie ou de mort. S’il y avait une chose jamais vue entre ces quatre murs, c’était une fleur. Et je fus assez hardi pour demander qu’une fleur fût ce signe désiré. J’attendis toute la matinée, regardant au plafond pour voir si le miracle s’opérait, mais il ne se produisait rien de particulier. Vers cinq heures cependant, les douleurs dont je souffrais s’étant un peu calmées, j’avais fermé un moment les yeux. Un bruit de pas me les fit rouvrir. Et je vis cette fleur, dit-il, en montrant l’aubépine.

 

« Qui est-ce qui me l’envoie ? »  Ai-je demandé à la personne qui me l’apportait.

 

« Dieu ! » Me répondit-elle.

 

« Et maintenant, je vous le dis à tous : Il y a un Dieu ! Oui, s’Il a pu s’inquiéter d’un mauvais sujet comme moi, Il est vraiment Dieu, et je crois en Lui. Et voyez, Il a écrit cela pour moi » ajouta-t-il en tirant de dessous son oreiller la carte qui portait écrit des textes :

 

« Dieu est amour »

(1 Jean 4 : 16)

 

et celui-ci :

 

« Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi »

(Jean 6 : 37)

 

 

Ces quelques paroles du malade étaient une courte mais bien un solennel sermon.

 

Tout épuisé, après les avoir prononcées, il eut un long accès d’étouffement.

 

Tous ses amis s’étaient retirés et Norris restait seul avec sa femme.

 

« Il est Dieu et Il m’aime ! » l’entendait-elle répéter d’une voix bien faible.

 

Ses dernières paroles intelligibles furent :

 

« Il est le Seigneur,  mon Dieu. Il a envoyé une fleur à un misérable mauvais sujet comme moi ! »

 

C’est ainsi que cette simple branche d’aubépine fut un moyen de délivrance et une porteuse de la bonne nouvelle pour l’incrédule Norris.

 

 

 

Notes

[1] Ce moyen de témoigner de l’espérance en Dieu est surtout utilisé en Angleterre.

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 22:50
Un Père Céleste toujours présent

Ne craignez point, et ne vous épouvantez pas;

car, en quelque part que vous alliez,

le Seigneur votre Dieu sera avec vous.

 (Josué 1:9)

 

 

Attiré par la fumée qu'il avait aperçue au loin, un homme à cheval accourait au galop.

 

Ce cavalier n'était autre que le célèbre éclaireur Kit Carson.

 

Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir, groupés autour du feu, sept enfants, avec un chariot, deux bœufs et une vache.

 

« Que faite vous là tout seuls ? » Interrogea t il

 

« Nos parents sont malades, expliqua Jean, l'aîné. Ils sont là, dans le chariot. Nous avons suivi une caravane jusqu'ici depuis l'Idaho, nous sommes en route pour l'Oregon, mais nous ne pouvons pas aller très vite. Nous espérons arriver bientôt au fort Hall ! »

 

« Mon garçon, il faut partir ! Hâtez vous de rejoindre les autres ! Il n'y a pas une minute à perdre. Et continuez jour et nuit s'il le faut. »

 

Jean rassembla les enfants, les affaires, et s'assit sur le siège du conducteur, fit claquer son fouet et se mit en route.

 

Au bout de 2 jours sans interruption, malgré la faim, la fatigue et les pleurs des plus petits, ils réussirent à rattraper le groupe.

 

Ils avaient échappé aux indiens sur le sentier de la guerre, mais pendant cette dure étape, privés de repos et de soins, les parents étaient décédés avant même d'atteindre le Fort Hall.

 

A 13 ans, Jean se retrouvait responsable de ses frères et sœurs, dont le plus petit n'était qu'un bébé de 5 mois...

 

Son père avait décidé de les emmener dans l'Oregon, il les y conduirait !

 

Bien sûr, tout seul il n'y arriverait pas.

 

Mais là haut, leur Père Céleste veillait sur eux, et Il les aiderait !

 

Cependant, à l'arrivée au Fort Hall, le commandant du lieu conseilla aux responsables de la caravane d'abandonner l'idée de l'Oregon, la région étant trop dangereuse.

 

Il réussit à persuader la majorité des pionniers, et tous se rangèrent à cet avis.

 

Jean avait écouté cette conversation d'adultes, mais les paroles de son père résonnaient encore à ses oreilles :

 

 «  Nous allons nous établir en Oregon ».

 

L'adolescent savait que son père n'avait pas pris cette résolution à la légère, mais seulement après mûre réflexion.

 

Il choisit de respecter jusqu'au bout le plan prévu par son père.

 

Il ne dit rien à personne, mais au milieu de la nuit il réveilla les enfants :

 

« Venez, ne faites pas de bruit, suivez moi ! »

 

Vite, ils ramassèrent leurs quelques affaires, prirent les 2 boeufs et la vache et s'en allèrent dans la nuit.

 

Le lendemain matin, quand les autres, très inquiets, découvrirent la disparition des enfants, ceux ci étaient déjà loin.

 

Avec détermination, Jean poursuivit sa route jour après jour.

 

Il ne connaissait guère le chemin, mais commença par suivre le fleuve sachant qu'il coulait vers l'ouest.

 

Seulement, leurs réserves de nourriture s'épuisaient...

 

Il n'y avait qu'une solution : prendre la carabine, et partir pour la chasse !

 

Le jeune garçon réussit à rapporter un peu de gibier...

 

Ainsi, ils allaient pouvoir subsister, et le lait de la vache alimenterait le bébé...

 

Chaque soir Jean demandait à Dieu force et courage pour continuer le chemin.

 

La prière de Jean se faisait de plus en plus intense :

 

« O Dieu ne nous abandonne pas ! C'est seulement avec ton aide que nous pourrons atteindre le but ! ».

 

Au bout de plusieurs semaines, après avoir bravé la soif, la chaleur du jour, la nuit, les animaux sauvages, la peur de voir à tout moment surgir les Indiens, fatigués par le manque de nourriture et le froid, ne restant plus que la vache qui ne donnait quasiment plus de lait.

 

L’une des petites fillettes montait d’ailleurs cette frêle vache à cause d'une jambe cassée, et  ils arrivèrent après plus de 500 km au terme de leur voyage : une mission chrétienne du Dr Whitman.

 

Grâce à ce couple, à l'affection et l'attention dont ils furent entourés ils se remirent vite de leur terrible aventure.

 

Puis, Mr & Mme Whitman décidèrent de les adopter.

 

Le courage et la détermination de Jean lui avaient permis d'accomplir avec l'aide de Dieu cet exploit extraordinaire, et de trouver...un nouveau foyer.

 

Ne craignez point, et ne vous épouvantez pas; car, en quelque part que vous alliez, le Seigneur Votre Dieu sera avec vous. (Josué 1:9)

 

 

Bible

Croix Huguenote

Partager cet article
Repost0
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:58
Que faut il faire pour être sauvé ? Une question réglée

« II n'y a point de salut en aucun autre ; car aussi il n'y a point d'autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés. » (Actes IV, 12.)

 

« Moi, je t'ai glorifié sur la terre ; j'ai achevé l'œuvre que tu m'avais donnée à faire. » (Jean XVII, 4.)

 

Lorsqu'une âme est réveillée de son état d'insouciance et se voit coupable devant Dieu, son premier sentiment est celui de la crainte ; elle s'efforce d'échapper aux conséquences du péché et d'apaiser un Dieu justement irrité, par un changement de conduite et des mortifications extérieures.

 

Si tel est cet état d'âme, si la recherche humaine se porte désespérément et vainement à fuir la colère à venir, ce magnifique récit témoigne de lui même comment une âme angoissée a trouvé le seul chemin du salut.

 

Dans une ville du nord de l'Allemagne vivait, dans les années 1850, un jeune homme élevé dans la religion catholique romaine.

 

Il ne croyait cependant ni en cette religion, ni en aucune autre, vivant dans l'incrédulité la plus complète, éloigné de toute pensée de Dieu, et surpassant en dépravation les plus endurcis d'entre ses compagnons de vice.

 

Et pourtant (oh ! Que merveilleuses sont les voies de Dieu !), comme David transperça Goliath avec la propre épée du géant, ainsi Dieu se servit de l'excès même de la perversité de ce jeune homme pour transpercer son âme d'une terreur soudaine.

 

Repris dans sa conscience, se voyant tout à coup dans son vrai jour, une angoisse poignante s'empara de lui.

 

Il eut horreur de lui-même et se dit :

 

 « II n'y a pas au monde de pécheur plus coupable que moi ! S'il est vrai que les méchants iront en enfer, et que le ciel n'est réservé qu'aux bons, mon sort n'est pas douteux ; l'enfer m'attend, car si jamais homme a mérité la perdition éternelle, c'est bien moi. »

 

Dès lors plus de repos ; cette pensée terrible le poursuit et le torture nuit et jour.

 

Comment s'en distraire ?

 

En se replongeant plus profondément dans sa vie de péché.

 

Mais le vice a perdu tout attrait.

 

Oh ! Si seulement il pouvait espérer qu'il y eût possibilité de salut.

 

Il se rappelle alors ce qu'on lui a raconté au sujet de pénitences, de prières, de couvents où, dit-on, des moines trouvent moyen d'expier leurs péchés par des œuvres méritoires et des mortifications excessives.

 

Cette pensée lui rend quelque courage ; il sent que nul labeur, nulle macération ne lui coûteront, s'il peut obtenir par là au moins une vague espérance de pardon, et il se décide à se faire moine.

 

Mais il demande, avant tout, où se trouve le couvent dont la règle est la plus sévère et les pénitences les plus dures ; ce couvent se trouvât-il à l'extrémité de la terre, il ira et y passera le reste de sa vie dans la pénitence et la prière.

 

Il apprend enfin que l'objet de ses recherches est un monastère de la Trappe, à. environ quinze cents milles de sa demeure.

 

Trop pauvre pour subvenir aux dépenses que nécessite ce voyage, il se résout à le faire à pied et à mendier sa subsistance en chemin.

 

Cela déjà lui semble être un commencement de pénitence et un pas de gagné sur le chemin du ciel.

 

Le voyage fut long et pénible, sous un soleil brûlant, à travers des pays inconnus.

 

Exténué, il parvient enfin en vue de l’antique monastère où il espère trouver le repos de son âme.

 

Quant à son corps, il ne s'en embarrasse guère.

 

Le voilà pourtant arrivé ; il sonne ; la porte lui est ouverte par un vieux moine, si faible et si infirme qu'il semble hors d'état de marcher.

 

Que désirez-vous ? demande le vieillard.

 

Être sauvé, répond le voyageur.

 

La crainte de l'enfer m'a poussé jusqu'ici pour y chercher le salut de mon âme.

 

Le vieux moine l'invite à entrer, et, le conduisant dans sa cellule :

 

Maintenant, dit-il, expliquez-moi vos paroles ?

 

Eh bien ! Voici ce qui m'amène : vous voyez devant vous un pécheur perdu.

 

Ma vie a été si indigne que je n'oserais vous la raconter.

 

Il me paraît impossible qu'un misérable tel que moi ne puisse jamais être pardonné ; et néanmoins me voici prêt à tout endurer et à tout tenter pour obtenir mon pardon.

 

Si donc vous voulez me recevoir dans votre ordre, je me soumettrai, sans me plaindre, à toute pénitence que vous m'infligerez.

 

Ne m'épargnez aucune souffrance ; dites-moi seulement ce que je dois faire pour être sauvé, et, quoi que ce puisse être, je le ferai.

 

Le vieux moine répondit :

 

Vous dites que vous êtes prêt à faire tout ce que je vous dirai.

 

Eh bien ! Retournez tout droit chez vous, car tout ce dont vous me parlez a été expié avant que vous vinssiez, et il ne vous reste plus rien à faire.

 

Un autre a déjà souffert à votre place. Tout est accompli.

 

… ?? Tout est accompli, dites-vous ?

 

Oui, tout répondit le vieux moine.

 

Ne savez-vous pas dans quel but le Sauveur est venu dans ce monde ?

 

Il est venu pour endurer à notre place le châtiment que nos péchés nous ont attiré.

 

Après être mort pour nos offenses, Il est ressuscité pour notre justification, ayant achevé l'œuvre que le Père lui avait donnée à faire.

 

Il ne pouvait pas se reposer avant de l'avoir achevée.

 

Elle est accomplie ; et maintenant Il est retourné auprès de Son Père ; Il s'est assis à Sa Droite, et Il nous prépare des places, afin que là où Il est, nous y soyons aussi ; et nous jouirons éternellement de Sa Gloire.

 

Il ne vous reste donc rien à faire que de louer et remercier sans cesse Notre Sauveur, et de vous réjouir dans la pensée que vous le rejoindrez et serez fait participant de Sa Gloire comme vous êtes actuellement l'objet de Sa Grâce.

 

Et maintenant allez, retournez chez vous, débarrassé de toute crainte, et souvenez-vous que Christ a dit : « C'est accompli ! »

 

Le voyageur reprit son bâton et rebroussa chemin tout joyeux, le cœur débordant de reconnaissance.

 

Que faut il faire donc pour être sauvé ?

 

La question est donc bien réglée.

 

Il faut accepter comme ce jeune homme auquel ce vieux moine donna la seule réponse possible, accepter comme lui la quittance de toute dette, écrite avec le sang de Christ, ou bien s’efforcer vainement encore de la payer avec de « fausses pièces » que Dieu ne saurait accepter.

 

Si être sauvé est le vœu exprimé, il faut dès lors croire seulement de la toute suffisance du don gratuit de Christ à notre place sur le bois infâme de la croix.

 

Celui qui croit a la vie éternelle, et il est passé de la mort à la vie dit la Parole de Dieu.

 

Ce n'est point une espérance, c'est une certitude pour l'âme qui croit.

 

« Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous ; c'est le don de Dieu, non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éph. II, 8, 9.)

 

« Ils lui dirent : Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? » Jésus répondit, et leur dit : « C'est ici l'œuvre de Dieu, que vous croyiez en Celui qu'il a envoyé. » (Jean VI, 28, 29.)

 

 

Texte et histoire de 1873

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 18:53
Le pardon de Dieu, le Lui demandez vous encore ? Non ! Monsieur ! Je le tiens !

J. H., fils d'un paysan, avait été élevé par négligence dans l'ignorance la plus complète.

 

À l'âge de vingt-cinq ans sa santé commença à s'altérer ; et peu à peu ses forces s'affaissèrent de manière à ne laisser aucun doute qu'il fût atteint d'une maladie mortelle.

 

Toutefois parlait-il de la mort avec un sang-froid étonnant ; non pas qu'il possédât l'espérance d'un chrétien, mais, dans son ignorance, il s'imaginait qu'il n'avait jamais péché assez gravement pour avoir mérité d'être puni, ou pour avoir risqué le salut de son âme.

 

Hélas ! Il ne savait pas qu'il était l'enfant criminel d'une race ruinée.

 

Il ne savait pas que toute sa vie n'avait été qu'un acte continu de révolte contre Dieu.

 

Il ignorait que, bien que moral au dehors, et n'ayant pas commis de péché scandaleux, il refusait toutefois les offres de la miséricorde de Dieu, et qu'il était aveugle quant à cet Amour Divin qui a fourni un salut si parfait et si gratuit.

 

La méchanceté du cœur humain lui fut expliquée maintes fois ; les réclamations de la loi de Dieu lui furent démontrées, ainsi que la condamnation qui en résulte ; on lui parla de la doctrine du salut de l'Évangile ; mais jusqu'ici aucun rayon de lumière n'avait atteint sa conscience ; le seul indice qu'il commençât à être sensible au danger éternel qu'il courait, fut ceci :

 

« qu'il s'efforçait de faire tout son possible pour mériter la faveur de Dieu, et qu'il priait Jésus de Lui pardonner ses péchés. »

 

II ne pouvait rien voir au-delà.

 

Mais le temps s'écoulait.

 

Ses forces diminuaient de jour en jour, et il fut évident qu'il tirait vers sa fin.

 

Selon toute apparence son avenir était plein de tristesse et de désespoir ; « mais Dieu est Riche en Miséricorde, » et Il allait bientôt révéler à cette âme si ténébreuse son amour merveilleux en Jésus-Christ, et la « faire passer des ténèbres à la lumière, et de la puissance de Satan à Dieu » (Actes XXVI, 18), en « l'éclairant par la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Jésus-Christ. » (2 Cor. IV, 6.)

 

Le voilà donc gisant sur son lit de mort, et n'ayant pas « la paix avec Dieu. » (Rom. V, 1.)

 

A sa place, songeons-y, et demandons nous ce que nous aurions ressenti dans le même état spirituel en pareille circonstance ?

 

« Une dette n'est-elle pas pardonnée une fois qu'elle est payée ? » lui demandai-je.

 

« Si, » répliqua-t-il, « il n'y a rien de plus sûr ;mais comment voulez-vous que l'on paye sa dette envers Dieu ? »

 

« Certes, » dis-je, « il a bien fallu pour cela un sacrifice exempt de péché ; vous admettez que, par vous-même, vous êtes incapable de payer la dette que vous devez à Dieu, mais puisque le Fils de Dieu l'a prise sur lui, qu'avez-vous à faire ? Dieu vous offre un pardon gratuit en disant : « Par Lui [Jésus] la rémission des péchés vous est annoncée » (Actes XIII, 38) ; et Il peut bien justement faire cette déclaration par la seule raison que Jésus-Christ, ayant pris la place du pécheur, est mort comme étant le remplaçant du pécheur. Jésus a payé l'amende due pour le péché ; qu'est-ce donc, maintenant, que Dieu demande de vous ? »

 

« Voilà ce que je ne saurais dire, » fit-il d'une voix lente et triste.

 

« Réfléchissez-y donc tout de bon, » repris-je ; « si vous aviez une dette et que je vous envoie dire que je l'ai payée pour vous, que souhaiterais-je que vous fissiez ? »

 

Cette fois-ci la réponse vint sans hésiter :  

 

« Que je crusse que vous l'avez payée pour moi. »

 

« À la bonne heure ! Et puisque vous, pécheur que vous êtes, devez une somme énorme à Dieu, et que Dieu vous annonce un pardon gratuit dans les paroles que je viens de citer, que veut-il que vous fassiez ? »

 

Le rayon d'intelligence qui brilla dans ses yeux à ces mots, proclama que la lumière avait pénétré l'obscurité de cette âme, et il répondit avec empressement :

 

« II veut que je croie que Jésus-Christ a payé ma dette. Oh ! Qu'elle est bonne, cette nouvelle ! je n'ai jamais vu si clair dans la chose ! »

 

« Ah ! » dis-je, « voilà l'Évangile dont on vous a souvent parlé, mais qu'à la vérité, vous venez d'entendre pour la première fois. Voici la bonne nouvelle de la part de Dieu pour des pécheurs qui n'avaient autre chose à attendre que l'exécution de la sentence de mort ; car, « par Lui [Jésus-Christ] tous ceux qui croient sont justifiés de toutes choses. » (Actes XIII, 39.)

 

Et à mesure que je lui lisais, dans ma Bible, passage après passage, ce qui concerne la justification immédiate et complète du pécheur qui accepte la miséricorde offerte, sa figure, jusqu'ici si inquiète, s'animait d'un sourire radieux, et il répéta d'une voix faible et saccadée :

 

« Oh ! Qu'elle est bonne, cette nouvelle ; de ma vie je n'ai si bien saisi la chose ! »

 

Lorsque, quelques jours après cet entretien, on lui demanda de quoi son esprit était occupé, il dit :

 

« Je prie Dieu de m'en montrer davantage. »

 

« Mais quant à ce pardon, — le lui demandez-vous encore ? »

 

« Oh ! non, Monsieur, » répliqua-t-il vivement ; « je le tiens ! »

 

C'est ainsi que, se reposant sur l'œuvre accomplie du Seigneur Jésus, il expira paisiblement : et son esprit s'en est allé auprès de Jésus ; car Dieu a dit :

 

« Quiconque croit en Lui ne périt point, mais il a la vie éternelle. »

 

Ce récit paraît il étrange ? Et pourtant, il fut réel.

 

Au refus et doute, Dieu n'est il pas en droit d'adresser ces paroles mêmes ? 

 

« J'ai étendu Ma Main, et il n'y a eu personne qui y prît garde ? » (Proverbes. I, 24.)

 

« Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut ? » (Hébreux II, 3.)

 

Ami(e) possédez-vous, le tenez-vous ce pardon ?

 

« A Celui qui ne fait point d’œuvre, mais qui croit en Celui (Jésus) qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice » (Romains 4-5)

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

source : Le salut de Dieu (1873)

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 22:34
Jésus...Je vais mourir cette nuit si Tu ne m'entends pas !

Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés,

et Je vous soulagerai.

(Matthieu 11:28)

 

 

Tchang était un petit orphelin.

 

Il habitait chez sa tante dans un petit village en Chine.

 

Il n'était pas heureux.

 

Sa tante avait une grande famille et il était une bouche de plus à nourrir.

 

Chaque matin, il conduisait au pâturage un troupeau de chèvres, et il les gardait toute la journée.

 

Tous les jours il devait aussi rapporter à la maison une lourde charge de bois pour le feu.

 

Sa tante le battait s'il n'y en avait pas assez.

 

Alors qu'il traversait le village pour ramener ses chèvres, il vit une foule rassemblée sur la place.

 

Quelqu'un se tenait au milieu, un livre ouvert à la main.

 

« De quoi s'agit il ? » Demanda Tchang à un ami qui se tenait là.

 

« D'un Dieu étrange, qui est descendu du ciel pour mourir pour nous. Il s'appelle Jésus, et si nous croyons en Lui nous vivrons éternellement. Il nous aime tous, et si nous crions à Lui, Il nous répondra. »

 

Tout cela était vraiment curieux.

 

Tchang savait bien qu'il y avait des dieux quelque part, mais il avait toujours pensé qu'il fallait les craindre plutôt que les aimer.

 

Quand à vivre pour toujours, Tchang regarda le ciel et pensa que cela, il ne le voulait pas du tout, si cela devait signifier les coups cruels, les réprimandes constantes, et le dur labeur à longueur de temps.

 

Un jour qu'il se trouvait sur la montagne, il se souvint qu'il n'avait pas encore ramassé assez de bois pour le brasier du soir.

 

Vite, il chercha autour de lui un petit arbre.

 

Il en vit un plus loin.

 

Il brandit sa hache, qui pénétra dans l'écorce.

 

Avant qu'il ait eu le temps de s'en apercevoir, l'arbre se retourna, s'écroula sur lui et le retint au sol par l'une de ses branches.

 

Tchang gémit de douleur et tenta de se libérer du lourd fardeau, mais en vain.

 

Son bras était coincé sous la branche et il était impossible de le retirer.

 

Tchang se mit à crier, espérant qu'un des bergers dans le coin l'entendrait et viendrait le délivrer, mais personne ne s'approcha. Il n'y avait personne.

 

Désespéré, il invoqua l'aide des ses dieux mai seul retentit le cri lointain d'un loup.

 

Le soleil descendit lentement et bientôt il fit nuit.

 

Avec angoisse, Tchang réalisait le tragique de sa situation.

 

Soudain, il se souvint de la parole de la Bible, qu'il avait entendue sur la place :

 

 « Jésus t'aime et si tu le pries, Il te répondra. »

 

Tchang ne connaissait pas grand chose de la prière, ni de ce « nouveau Dieu », mais il sentait que peut être ce qu'il en avait entendu pouvait être vrai.

 

Il pria comme il put :

 

« Jésus, s'Il te plaît, regarde moi, et viens à mon aide ! Je vais mourir cette nuit si Tu ne m'entends pas ! ».

 

Son bras était déjà paralysé par la douleur.

 

La nuit était silencieuse.

 

Soudain, il entendit un terrible coup de tonnerre, et un vent violent se mit à souffler de la vallée.

 

Il s'engouffra dans les grandes branches de l'arbre, les retourna lentement, et envoya l'arbre rouler le long de la pente.

 

Tchang demeura un instant sans bien réaliser ce qui s'était passé.

 

Enfin, il se redressa, encore tout ahuri de ce qui venait d'arriver.

 

Son bras était toujours blessé, mais dans sa joie, il ne sentait plus la douleur.

 

Plein de respect, il murmura :

 

« Merci Jésus, de m'avoir entendu, et d'avoir répondu à ma prière. »

 

Tchang retrouva les Chrétiens car il avait grande soif de connaître Dieu.

 

Il voulait connaître davantage ce Jésus qui avait si merveilleusement répondu à sa prière.

 

Il apprit rapidement à lire la Bible lui même.

 

Il vécut une vie heureuse chez ces Chrétiens grâce à ce magnifique verset :

 

Eternel, tu me connais

(Psaume 139.1)

 

 

Bible (56)

Croix Huguenote

 

 

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 01:17
La sagesse du petit oiseau

Par un beau matin ensoleillé, en Amérique du Sud, je me promène comme j’aime à le faire, mon déjeuner dans la poche.

 

Après un moment, me sentant assez fatigué et surtout affamé, je m’assois sur le tronc d’un arbre abattu pour me reposer et apprécier mes sandwichs.

 

C’était un lever du jour radieux dans cette forêt tropicale débordante de vie et formée d’arbres splendides et pleins de couleurs chatoyantes.

 

La grande solitude des lieux est aussi rafraîchissante.

 

Elle est seulement entrecoupée par la musique d’un million de chants d’oiseaux et de fredonnement de la multitude d’insectes occupés.

 

Pendant que je mange, assis sur mon tronc d’arbre, mon attention est attirée par les cris stridents d’un oiseau qui bat frénétiquement des ailes au dessus d’une touffe de feuilles qui doit sans doute contenir son tout petit nid.

 

Il est apparemment dans une grande détresse et je ne peux m’empêcher de m’approcher pour découvrir la cause de son problème…

 

Je comprends tout de suite son problème.

 

Au pied de l’arbre, je découvre un serpent qui rampe lentement vers le tronc d’arbre sur lequel se trouve le petit nid.

 

Il s’agit de l’un des serpents les plus venimeux d’Amérique du Sud.

 

Ses petits yeux brillants fixent le petit nid et sa langue fourchue s’agite dans un va-et-vient incessant, comme si son repas était assuré et que la proie était déjà à portée.

 

A ce moment, je vois une chose très curieuse se produire.

 

L’oiseau s’envole rapidement et s’éloigne, faisant des zigzags, comme s’il était à la recherche de quelque chose en particulier.

 

Quelques instants plus tard, je le vois revenir avec, dans son bec, une petite branche couverte de feuilles.

 

Il se pose et place la petite branche soigneusement en travers de son petit nid, en prenant soin de couvrir complètement sa compagne et ses jeunes oisillons.

 

Ce petit oiseau a agi très rapidement et certainement conformément à l’instinct que Dieu lui a donné.

 

Dès ce travail terminé, ce père attentionné s’envole et se pose sur l’une des branches qui surplombent son nid.

 

Il semble être devenu très calme et silencieux…

 

Il attend que l’ennemi s’approche ; il paraît sûr que la protection mise en place protégera toute sa famille.

 

Pendant tout ce temps, le serpent a eu le temps d’atteindre l’arbre et d’y monter en s’enroulant lentement autour…

 

Il monte sur une branche qui se situe juste au-dessus du nid et en approche sa tête, près à fondre sur sa proie.

 

Ses petits yeux brillants regardent le nid un moment, puis, comme s’il avait reçu un coup sur la tête, il se retourne et descend aussi vite que possible de l’arbre sur lequel il vient de monter lentement pour disparaître dans les hautes herbes.

 

Vous imaginez ma surprise devant ce spectacle !

 

Pourquoi le serpent a-t-il rebroussé chemin aussi rapidement alors qu’il tenait sa proie à sa portée ?

 

Je ne comprends pas plus le calme de cet oiseau qui n’a montré aucun signe d’inquiétude tout le temps que le serpent est resté près du nid !

 

Et maintenant il chante un chant qui semble exprimer la joie et la louange !

 

Je grimpe à l’arbre et examine la petite branche cassée.

 

Elle porte des feuilles de forme et de couleur inconnues.

 

Je rentre à la maison en l’emportant avec moi.

 

En arrivant, je raconte tout ce qui s’est passé à un ami d’enfance, en lui montrant la petite branche.

 

Tout de suite, il m’apprend que la branche cueillie par l’oiseau provient d’un buisson dont les feuilles sont très toxiques, en particulier pour les serpents qui n’y touchent jamais.

 

Le petit oiseau impuissant devant le serpent l’avait utilisée comme un bouclier de défense face à son ennemi.

 

Nous sommes-nous placés sous la protection de la croix sur laquelle Jésus est mort pour nos péchés ?

 

Jésus est mort pour le monde entier, mais seuls ceux qui le reçoivent comme le Sauveur peuvent bénéficier de ce salut pour eux .

 

Le petit oiseau a utilisé la connaissance que lui a donné son Créateur (son instinct) pour protéger son nid, sa famille face à un ennemi plus puissant que lui, le serpent. Satan est notre ennemi  et Dieu l’appelle « le serpent ancien » (Apocalypse 20 : 2 ; 1 Pierre 5 : 8 et 9).

 

Jésus-Christ a vaincu Satan par sa mort et sa résurrection.

 

Il nous a ainsi rachetés, ce qui signifie que nous n’appartenons plus à Satan mais que nous sommes libres  et que nous dépendons librement de Dieu, pourvu que nous le recevions comme Sauveur et Seigneur  (Ezéchiel 18 : 4 ; Jean 3 : 16, 1 : 12).

 

En Jésus-Christ, nous avons le seul moyen d’être protégé de Satan et de son œuvre de destruction…

 

 

 

bible (5)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 23:03
La prière d'un enfant

« Ceux qui m’honorent, Je les honorerai »

(1 Samuel 2:30)

 

Nous avons certainement lu et entendu parler de Napoléon Bonaparte qui, dans son temps, guerroya beaucoup, livra beaucoup de batailles, conquit beaucoup de pays, causa la mort de millions d’hommes, et parcourut presque toute l’Europe avec ses armées.

 

Entre autres places ainsi envahies, ses soldats entrèrent une fois dans une ville de Silésie [1] où ils décidèrent de passer la nuit, prenant leurs quartiers chez l’habitant, c’est-à-dire que chaque famille de l’endroit était obligée de pourvoir à la nourriture et au logement d’un certain nombre de soldats.

 

Une de ces familles était celle d’un pauvre tisserand qui n’avait même pas de quoi nourrir ses propres enfants.

 

Comment aurait-il pu donner des vivres à plusieurs étrangers ?

 

Néanmoins, c’est là ce qu’il devait faire.

 

Plusieurs soldats entrèrent, demandant à être nourris de pain, de viande et de bière.

 

En vain les assura-t-il qu’il n’avait rien pour eux.

 

Son refus fut pris pour une preuve d’inimitié, et les soldats exaspérés le menacèrent, non seulement de tout détruire chez lui mais encore de le maltraiter jusqu’à ce qu’il eût satisfait à leurs demandes.

 

Toutes résistances étaient inutiles, et ils avaient déjà commencé leur œuvre de destruction quand un petit garçon nommé Henri, âgé de six ans, qui de frayeur s’était blotti derrière le poêle, sortit soudain de sa cachette et s’agenouillant devant tous aux pieds de son père terrifié, pria ainsi :

 

« O miséricordieux Sauveur ! Rends ces hommes miséricordieux afin qu’ils puissent obtenir miséricorde de ta part ».

 

Cette courte prière fut entendue.

 

Le petit garçon avait confessé le Seigneur devant tous, et le Seigneur en tint compte.

 

Un des soldats étonnés se tourna vers les autres et s’écria :

 

« Camarades, allons-nous-en ! Dieu demeure dans une maison où l’on prie. Tisserand, dit-il au père de l’enfant, nous ne vous ferons pas de mal. Voici pour vous ! »

 

Et jetant une pièce d’argent, ils quittèrent tous la maison.

 

« Ceux qui m’honorent, je les honorerai » (1 Samuel 2:30).

 

 

 

Bible (116)

Croix Huguenote

Notes

 [1] La Silésie (Śląsk en polonais, Schlesien en allemand, Silesia en latin, Slezsko en tchèque) est une région qui s’étend sur trois pays : la majeure partie est située au sud-ouest de la Pologne, une partie se trouve au-delà de la frontière avec la République tchèque et une petite partie en Allemagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie

 

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 20:11
La sagesse du fou

Un prince avait un fou [1] qu’il appréciait beaucoup.

 

Un jour que celui-ci réussit à le faire rire malgré ses soucis, il lui remit un bâton en lui disant :

 

« Tiens ! Je veux te donner quelque chose ! Prends ce bâton et garde-le… Quand tu auras trouvé plus fou que toi, tu le lui donneras de ma part ! »

 

Le fou, heureux de recevoir un présent du prince, le ramena chez lui et le garda précieusement.

 

Quelques années plus tard, le prince tomba gravement malade.

 

Le fou alla lui rendre visite dans le but de le divertir un peu, voire de l’égayer un peu…

 

Il lui fut difficile de rentrer dans la chambre du prince : les gardes tentèrent de l’en empêcher…

 

Une fois arrivé auprès de son prince, ce dernier lui annonça qu’il partait pour un très long voyage…

 

Le fou lui demanda alors :

 

  • « Quand serez-vous de retour ? »

 

  • « Jamais » fut la réponse !

 

  • « Et quels préparatifs avez-vous fait pour un tel voyage ? »

 

  • « AUCUN ! »

 

  • « Sire ! Vous partez pour toujours sans vous y être préparé ! »

 

 

Le fou retourna chez lui pour revenir aussitôt en disant :

 

  • « Sire ! Tenez ! Prenez ce bâton ! J’ai trouvé plus fou que moi ! »

 

Si le fou du prince vivait encore aujourd’hui, il n’aurait pas de peine à trouver plus fou que lui dans notre humanité.

 

Rares sont ceux qui se préparent au grand départ…

 

 Bible (129)

Croix Huguenote

 

Notes

(1) Un bouffon ou fou est un personnage comique, dont la profession est de faire rire les gens. Les plus connus sont les fous des rois et des seigneurs. Il y a aussi des femmes "fous" ou "folles". Les fous font rire. Ils divertissent, utilisent l’insolence et sont parfois conseillers. Sous François Ier, on connaît même une école de fous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 17:20
Pour que Papa entende l'Evangile !

Un Pasteur  vécut l’histoire suivante :

 

Il y a quelques années, j’allais voir une petite fille, âgée de sept ans, qui était mourante.

 

Je m’assis à son chevet.

 

—    Que désires-tu, mon enfant ? lui dis-je.

 

— Je voulais vous voir, avant de mourir.

 

—    Penses-tu donc mourir ?

 

—    Oui !

 

—    N’aimerais-tu pas guérir ?

 

—    Non, je ne l’espère pas !

 

— Et pourquoi ?

 

—    Pourquoi ? Parce que depuis que je suis à Jésus, j’ai essayé d’amener Papa à l’Eglise, et il n’a pas voulu venir ! Et je pense que, si je meurs, c’est vous qui ferez mon enterrement ?

 

—    Oui, ma chère petite.

 

—    Je le savais bien ! Alors Papa sera bien obligé d’aller à mon enterrement, et ainsi, vous pourrez lui prêcher l’Evangile et vous lui direz combien Jésus l’aime ! Oh ! je mourrais bien six fois pour qu’il vous entende au moins une fois parler de Jésus.

 

Peu de temps après cet entretien, la fillette mourut ; mais moi-même j’étais tombé malade et, à mon grand chagrin, je ne pus présider le service funèbre.

 

Mais le Seigneur se souvenait des prières de Sa petite brebis.

 

A quelque temps de là, un homme au visage rude vint me voir.

 

—    Vous ne me connaissez pas ? dit-il.

 

Non !

 

—    Je suis le père de la petite Mary. Je m’étais caché quand vous êtes venu, car je n’aimais pas les hommes qui parlent de Dieu. Mais j’ai entendu mon enfant vous dire qu’elle mourrait six fois pour que je puisse écouter au moins une fois prêcher I’Evangile. Je ne puis pas enlever cette pensée de mon esprit. J’ai essayé, mais il n’y a rien à faire ! Alors dites-moi maintenant ce qu’elle désirait tant que j’entende !

 

Très vite, cet homme trouva le chemin du salut.

 

Mary, une bien humble petite fille de sept ans, avait appris de son cher Sauveur à abandonner joyeusement sa vie pour le salut des siens.

 

N’est-elle pas un précieux joyau de la couronne du Sauveur ?

 

 

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 12:54
La dette est payée

La dette est payée !

 

Bien des personnes désireuses de connaître le Seigneur Jésus comme leur Sauveur trouvent difficile de comprendre de quelle manière son sacrifice les sauve et n’en reçoivent aucun soulagement.

 

L’histoire véritable d’une pauvre femme qui éprouvait cette même difficulté pourra être utile à d’autres, en leur montrant comment cette grande bénédiction est reçue.

 

Le Seigneur veuille qu’il en soit ainsi !

 

Elle s’appelait Betty, elle était pauvre, très pauvre ; non seulement cela, elle était assez malade pour être confinée dans son lit.

 

La maladie seule est déjà un grand malheur, aussi bien que la pauvreté ; mais quand elles viennent toutes deux ensemble, elles sont en vérité un lourd fardeau.

 

Cependant Betty avait encore un plus lourd fardeau, un fardeau de doutes et de craintes touchant le salut de son âme.

 

Elle avait entendu maintes et maintes fois parler de la mort expiatoire de notre Divin Sauveur ; elle avait cru en Lui, mais elle ne pouvait comprendre, et son âme était attristée à la pensée d’être éloignée de Dieu, et incapable de trouver le chemin pour aller à Lui.

 

Madame Pax, qui avait l’habitude de visiter Betty, avait essayé bien souvent de lui exposer la merveilleuse vérité, que Christ a expié le péché sur la croix, qu’Il a payé la dette pour toujours, et qu’étant justifiés par la foi en Lui, nous avons la paix avec Dieu ; mais, de quelque manière qu’elle présentât la chose, sa pauvre amie ne pouvait la saisir, et ainsi, sans trouver aucun soulagement pour son âme, la pauvre Betty avançait en âge jusqu’à ce qu’à la fin elle dut s’aliter et fut sur le point de mourir.

 

Enfin, un jour que Madame Pax entrait, elle trouva la pauvre Betty dans la plus profonde détresse.

 

Elle avait tiré ses draps sur sa figure et sanglotait comme si son cœur allait se briser.

 

Chère Betty, dit Madame Pax, qu’est-il arrivé qui vous rend si malheureuse aujourd’hui ?

 

Oh ! Madame, je n’ai pu payer mon loyer, et ils sont venus pour la saisie, et pour prendre mon lit de dessous moi, et je mourrai ! Je mourrai !

 

Son angoisse était si grande que tout ce que son amie pouvait lui dire était inutile.

 

Comment cela aurait-il pu la soulager ?

 

Elle n’avait pas un sou, et la dette devait être payée ou le lit enlevé.

 

Pendant que Madame Pax essayait de la consoler, un coup violent retentit à la porte de la maison, ce qui jeta la pauvre créature dans une nouvelle angoisse.

 

Ramenant les draps sur sa tête, elle s’écria :

 

Oh ! Ils viennent ! Ils viennent !

 

Profondément émue à la vue de la détresse de cette infortunée, Madame Pax descendit doucement l’escalier, et trouva en effet deux hommes venus là pour saisir les meubles de Betty.

 

Mais, leur dit-elle, quand ils eurent expliqué ce qu’ils venaient faire, vous savez que la pauvre femme ne peut absolument pas acquitter son loyer.

 

Sans doute, Madame, mais nous n’y pouvons rien. Si elle ne peut pas payer son loyer, nous devons prendre son lit.

 

Mais ce serait affreusement cruel ! La pauvre femme en mourra. Elle est déjà presque mourante.

 

Madame, ce ne sont pas nos affaires. Il faut que nous ayons l’argent ou les meubles.

 

Eh bien ! Dites-moi quelle est la somme que vous réclamez.

 

Les hommes le dirent.

 

Alors la dame, tirant quelques grosses pièces de sa bourse, les leur remit en disant :

 

« Rendez-moi ce qui me revient, et faites-moi un reçu ».

 

Ils le firent, et en recevant la quittance, Madame Pax la plaça entre deux feuillets de la Bible qu’elle tenait à la main, et remonta pour rassurer la pauvre Betty au sujet de son lit, ne pensant guère que son acte de bonté allait être employé par l’Esprit de Dieu comme le moyen d’une meilleure bénédiction pour l’âme troublée de la malheureuse femme.

 

Elle la trouva au désespoir, attendant à chaque instant l’entrée des hommes de police pour la jeter sur le plancher et prendre son lit comme acquit de son loyer.

 

Elle s’assit auprès d’elle, et lui dit doucement :

 

« Betty, ne vous tourmentez pas… »

 

— Mais, Madame, je dois me tourmenter, car je mourrai ! »

 

— Mais la dette est payée, Betty.

 

La pauvre créature rejeta les draps de dessus sa figure et regarda avec étonnement autour d’elle.

 

Elle pouvait à peine en croire ses oreilles.

 

De nouveau, Madame Pax répéta ces mots délicieux :

 

Je vous assure, Betty, que vous n’avez plus à vous tourmenter de votre dette, car je l’ai payée.

 

Et ouvrant sa Bible, elle montra le reçu, disant :

 

« Voyez Betty, voici le reçu pour l’argent ». Lisez-le vous-même et soyez convaincue.

 

La pauvre femme l’épela aussi bien qu’elle le put, et alors elle se mit à la contempler avec un regard singulièrement joyeux, comme si de nouvelles et merveilleuses pensées traversaient son esprit.

 

À la fin, son visage s’éclaira, elle éleva les mains et s’écria :

 

— Ah ! Je comprends maintenant, Madame, je comprends et je vous remercie mille fois. Et plus que cela, je comprends maintenant le sens de ce que vous vous êtes si souvent efforcée de m’enseigner. J’ai compris maintenant, j’ai compris ! Jésus a payé ma dette, je suis délivrée et je puis mourir heureuse !

 

Et il en fut ainsi.

 

Elle se renversa doucement sur l’oreiller et remit son esprit joyeux aux mains de Celui qui avait payé sa dette.

 

 « Nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes » (Ep 1 : 7).

 

 

http://le-refuge.over-blog.fr/

 

http://le-refuge.over-blog.fr/

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie

Partager cet article
Repost0

Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

par theme

 

Google-Translate-English to French  drapeau-israel.gif   Traduire français en ItalianTraduire français en SpanishGoogle-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en Arabic Traduire français en PortugueseTraduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish  Traduire français en Finnish Traduire français en German Traduire français en Greek Traduire français en Hindi  Traduire français en Korean BETAGoogle-Translate-Chinese (Simplified) BETA Traduire français en Croatian Traduire français en NorwegianTraduire français en Arabic Traduire français en Polish  Traduire français en Romanian Traduire français en Russian Traduire français en Russian BETA   Traduire français en SwedishTraduire français en Dutch