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Vie Protestante Réformée

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

Bouchra Maurice 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:10
 Un Dieu Attentif à nos supplications.

Il m'a envoyé pour guérir

ceux qui ont le coeur brisé.

Esaïe 61,4

 

Une petite fille, qui connaissait par l'enseignement de ses parents la grandeur de Dieu, ce Dieu qui peut tout, qui a créé l'univers et qui nous a créés, restait cependant toute pensive à côté de sa mère.

 

Lorsqu'elle lui demanda :

 

-"Dis, Maman, qu'est ce qu'Il fait, Dieu, de toute la journée ? A quoi Il passe Son temps ?

 

Regardant bien en face sa fillette, la mère lui répondit :

 

"Dieu passe Son temps à réparer des choses brisées. La Bible dit qu'Il guérit ceux qui ont le coeur brisé, et Il Panse leurs blessures (Psaume 147,3)

 

Et la maman continua :

 

"Il Console les affligés et sèche leurs larmes. Il vient en aide au malheureux qui implore Son Secours. Dès que les Fidèles appellent au secours, le Seigneur les entend et Il les délivre de toutes leurs angoisses. (Psaume 34,7). Il ne reste pas indifférent à nos peines, nos épreuves, notre misère, si nous le prions de nous secourir. Il ne délaisse pas celles et ceux qui se confient en Lui. Il n'est pas sourd à l'égard de quiconque implore Son Soutien."

 

Souvenons-nous que Dieu est Attentif à nos supplications.

 

La Parole de Dieu dit que le Véritable Secours vient de Lui.

 

Comme un berger qui prend soin de chacune de ses brebis, Dieu veille sur nous.

 

Soyons-en bien certains.

 

Amen,

 

LC,

 

 

 

 

 

bible

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 16:08
De la dérision à la découverte de Dieu

Georges, chrétien plein d’amour pour les âmes perdues, témoignait partout de sa foi.

 

Son collègue de travail, un pharmacien du nom de Henry, lui tenait particulièrement à coeur, mais chaque fois que Georges lui parlait du Seigneur, Henry tournait ses propos en dérision.

 

Un jour , une petite fille présenta à Henry une ordonnance pour sa mère alitée.

 

Il mélangea quelques drogues, versa le contenu dans un flacon et le remit à la petite fille qui franchit prestement la porte et s’en alla en courant.

 

Lorsque le pharmacien remit les bouteilles en place, il constata avec horreur et stupéfaction qu’il avait pris par inadvertance une bouteille contenant un poison mortel !

 

Il ne connaissait pas la fillette, ni son adresse !

 

Henry fut terriblement tourmenté.

 

Dans quelques instants la mère allait avaler le breuvage mortel !

 

Il en eut des sueurs froides.

 

Quelle responsabilité, quelles conséquences désastreuses non seulement pour cette famille, mais aussi pour sa carrière et sa personne.

 

Soudainement il se souvint de son collègue Georges et du Dieu dont il lui avait souvent parlé.

 

Immédiatement il se mit à genoux et implora le secours de ce Dieu qu’il ne connaissait pas, mais qui selon Georges est vivant et sait faire des miracles.

 

Il pria donc intensément, demandant à Dieu d’intervenir dans ce cas désespéré.

 

Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit et la petite fille tout éplorée confessa au pharmacien :

 

« Je suis désolée, Monsieur, mais j’ai trébuché dans ma course ; le flacon s’est brisé et le liquide s’est entièrement répandu. Pouvez-vous me donner une autre potion ? ».

 

C’est avec une vive joie et un profond soulagement que le pharmacien s’exécuta.

 

Cet incident bouleversa la vie de Henry et il ne fut plus jamais le même, car il savait maintenant d’expérience que Dieu exauce les prières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Eglise Réformée de Beauce

 
 
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:00

 

 

Croix Huguenote

Au temps où les condamnés aux travaux forcés étaient détenus dans les ports de Brest, de Rochefort et de Toulon, un homme avait obtenu la permission de visiter régulièrement l'un de ces bagnes.

 

Tous les jours, à la même heure, les forçats le voyaient arriver invariablement.

 

Été comme hiver, quelque temps qu'il fît, le visiteur ne manquait jamais. Il était devenu l'une des figures habituelles de ce lieu étrange, quoiqu'il y eût une grande différence entre lui et les hôtes forcés qui l'habitaient.

 

Bien que ses vêtements n'indiquassent pas un homme d'une position supérieure, son visage et ses manières le montraient suffisamment.

 

Il avait la plus grande distinction unie à la plus grande bienveillance, et, en causant familièrement avec les plus dépravés, il ne se départissait jamais d'un ton grave et doux à la fois qui leur inspirait toujours le respect.

 

Qui était cet homme ? Nul ne le savait.

 

Que venait-il faire ? Tous les jours il se présentait les mains pleines.

 

À l'un il donnait un livre, à l'autre quelque argent, à celui-ci un remède, à celui-là une parole d'espérance et de sympathie.

 

Il n'oubliait personne ; ceux qui avaient insolemment refusé ses dons la veille n'étaient point négligés le lendemain.

 

Il semblait que ce fût à lui que ces malheureux rendissent service. Il était si triste quand on refusait ses dons, et si joyeux quand on les acceptait !

 

Ceux qui sont mauvais ne peuvent croire au bien désintéressé ; aussi, dans le bagne, était-on fort divisé au sujet de ce visiteur.

 

Il semble qu'il n'y aurait dû avoir qu'une opinion — c'est un brave homme ! et qu'un sentiment : la reconnaissance.

 

Mais les uns — c'étaient les loustics, les anciens, les esprits forts de la troupe, disaient :

 

— Un brave homme ? Allons donc ! Il n'y en a pas. C'est un mouchard qui fait semblant de pleurer pour nous tirer les vers du nez. Il espère gagner notre confiance, nous faire raconter notre histoire, et en informer la police. Plus souvent ! ... À malin, malin et demi.

 

Cette opinion semblait prévaloir, car ceux de qui elle venait faisaient autorité.

 

D'autres disaient :

 

— Bah ! C'est un maniaque, un fou. C'est par toquade qu'il s'est pris d'une si belle affection pour nous. Profitons de sa folie, mais tenons-nous tout de même sur nos gardes.

 

Et c'est à peine si, dans le nombre, il s'en trouvait quelques-uns pour dire timidement :

 

— Non, malgré tout ce que vous dites, c'est un brave homme. Il a pleuré de vraies larmes quand il m'a vu entrer ici. Il parle trop bien pour être un fourbe ou un fou. Il nous aime.

 

Mais les autres reprenaient tous ensemble

 

— Il nous aime, dites-vous ? Est-ce que c'est possible ? A-t-on jamais vu des honnêtes gens courir après des forçats ? Nous sommes vraiment bien aimables ! Non, non, il ne peut y avoir là que de la fausseté ou de la folie.

 

Ce qui ne les empêchait pas de recevoir ses dons quand il revenait le lendemain. Ainsi tous étaient divisés à son sujet.

 

Un jour, ce fut bien autre chose.

 

Le visiteur était venu comme d'habitude ; mais, au lieu de s'en aller une fois sa tournée finie, il rassembla, avec la permission du gouverneur, les condamnés dans une salle et leur dit :

 

— Mes amis, je suis touché de votre malheur et je veux y mettre un terme. Les dons que je vous ai faits jusqu'à présent ne sont rien ; c'est la liberté que je veux vous donner cette fois. Y en a-t-il parmi vous qui se repentent de leurs fautes, qui feraient tout au monde pour les effacer, qui voudraient pouvoir recommencer la vie ? Eh bien, c'est à ceux-là que j'apporte le moyen de sortir d'ici.

 

Au mot. de liberté, bien des visages s'étaient éclaircis.

 

Au mot de repentance, quelques yeux s'étaient remplis de larmes.

 

Mais les « malins » se mirent à rire et à murmurer entre eux :

 

— Hein, qu'avions-nous dit ? Vous voyez bien que c'est un mouchard. Il va nous proposer une évasion, pour nous faire pincer ensuite.

 

Mais le bienfaisant étranger poursuivit :

 

— J'ai obtenu du prince qui nous gouverne une faveur bien plus grande que celle qu'il m'a accordée en me permettant de venir vous voir. Il m'a autorisé à prendre ici la place de tous ceux d'entre vous, si nombreux soient-ils, qui voudront en changer avec moi. Je serai leur remplaçant au bagne, et eux posséderont en liberté ma maison et ma fortune.

 

Pour le coup, le plus grand nombre éclata de rire ; et quelques-uns de s'écrier :

 

— Vous le voyez bien, c'est un fou!

 

Mais lui, sans se troubler :

 

— Je comprends que mes paroles ne vous paraissent pas croyables. Je sais que jamais personne ne vous a fait une semblable proposition et que, moi parti, jamais personne ne vous la fera plus. Vous me demanderez quel intérêt me pousse à me substituer à vous.

 

Vous croyez que j'ai perdu la raison, que je me flatte d'une chose que je ne puis faire, ou que je veux vous entraîner à une révolte sans issue. Je vous assure que ce n'est pas vrai. Le seul motif que je puisse vous donner, c'est que je vous aime ; je vous aime parce que vous êtes malheureux, je vous aime quoique vous soyez coupables.

 

Acceptez mon offre et vous verrez que je ne vous trompe pas.

 

Mais ce fut en vain que le bienfaiteur les pressa ce jour-là.

 

Il ne se lassa point ; il revint le lendemain, il fut plus pressant encore sans aucun résultat.

 

Jour après jour, semaine après semaine, tout en leur distribuant ses aumônes habituelles, il leur répétait, sans se rebuter :

 

« Ah ! si vous vouliez ! ... Vous seriez libres, vous seriez riches, vous seriez heureux ! »

 

Enfin, ses supplications aboutirent à troubler quelques-uns des condamnés.

 

Cinq ou six de ceux qui, tout en étant de grands criminels, avaient encore en eux de bons désirs et quelque foi dans la vertu, et aussi quelques-uns de ceux qui, étant condamnés à perpétuité, n'avaient rien à craindre des tentatives les plus désespérées, se dirent les uns aux autres :

 

— Après tout, s'il disait vrai ? S'il a vraiment le droit de nous absoudre en prenant notre place ? Que risquons-nous à essayer ? Quelques quolibets valent bien qu'on les affronte, lorsqu'il s'agit de gagner la liberté et la richesse !

 

Ils allèrent donc à lui et lui dirent :

 

— Nous croyons ce que vous avez promis, nous sommes décidés à accepter votre offre.

 

Le visage du visiteur s'éclaircit à ces paroles.

 

— Ah ! quelle joie ! s'écria-t-il. Je ne serai donc pas venu pour rien dans ce lieu de misère !

 

Et il les fit entrer dans une salle à part, où il leur parla ainsi :

 

— Je suis disposé à tenir ma promesse, non pas demain, mais aujourd'hui, à l'instant même. Nous allons changer de place ; vous me donnerez vos fers, votre bonnet jaune, votre casaque de forçat. Vous prendrez les clés de ma maison, de mon trésor et de mes titres. Je ne vous impose qu'une seule condition.

 

— Laquelle ? s'écrièrent-ils tous à la fois.

 

— La voici : Il faut que vous me promettiez de me représenter aussi fidèlement dans le monde que moi je vous représenterai ici. Je suis un honnête homme, il faut que vous me promettiez de l'être. Je suis bienfaisant, vous devez l'être aussi. Mon langage, ma manière d'agir, tout ce que j'ai en un mot, il faut que vous l'ayez vous-même. Enfin, vous allez vivre ensemble, puisque je n'ai qu'une maison pour vous tous. Il faudra que vous vous aimiez comme des frères, chacun de vous portant le même nom, qui sera le mien : un nom que j'ai reçu pur et sans tache de mes ancêtres et que je ne saurais voir traîné dans la boue. Ici vous vous détestez, vous vous querellez ; mais il faut me promettre, une fois en liberté, de vous chérir et de vous prêter mutuellement assistance comme si vous étiez les membres du même corps, et vous l'êtes en effet, puisque, entre vous tous, vous ne représentez que moi dans le monde.

 

À ces mots presque tous ses auditeurs s'écrièrent :

 

— N'est-ce que cela ? Ce sera bien facile !

 

— Pour moi, ajouta le plus âgé, il y a trop longtemps que je suis ici pour ne pas savoir que le crime coûte cher, et que ce qu'il y a de meilleur, c'est la vertu. Soyez sans crainte : votre honneur sera sauf entre mes mains. Je ne dis pas que je serai tout à fait comme vous dès le début, mais, avec le temps et des efforts, j'y arriverai. Je serai bientôt aussi vertueux, aussi bienfaisant, aussi bien élevé que vous.

 

— Quant à moi, dit un autre, cela me sera bien facile, car je n'ai jamais cessé d'être honnête. C'est par une injustice que je suis ici ; je n'ai pas mérité ma condamnation. Rien ne me sera donc plus naturel que de faire le bien, une fois rentré dans le monde.

 

— Je ne dirai pas, ajouta un troisième, que je n'aie commis quelques peccadilles. Mais c'est par entraînement, car j'ai été bien élevé et je suis d'une bonne famille. Je puis donc sans crainte revenir dans la société : J'y ferai aussi bonne figure que vous. Dans deux heures, si je sors d'ici, l'on ne me reconnaîtra plus.

 

Ainsi tous ces malheureux, sous leurs casaques infâmes, se donnaient déjà toutes les vertus et commençaient à trouver très simple que les richesses et les honneurs leur fussent offerts.

 

Cependant leur bienfaiteur paraissait plus attristé que réjoui par ces protestations.

 

Évidemment, il n'y avait pas confiance.

 

Tandis que tous les forçats, à l'envi, promettaient si légèrement des choses si grandes, un seul d'entre eux avait timidement gagné la porte et s'apprêtait à sortir de la salle.

 

Le visiteur le vit et l'appela :

 

— Pourquoi t'en aller ? lui demanda-t-il. Mon offre ne t'agrée-t-elle déjà plus ?

 

Alors le criminel s'approcha de quelques pas et, courbant la tête, lui dit d'une voix pleine de larmes :

 

— Homme juste et bon, votre offre m'attire, mais je n'en suis pas digne. Ce que vous me demandez, je ne saurais le promettre. J'ai été coupable, je porte la peine de mon crime ; mais, bien que souffrant ici ce que j'ai mérité, je sens que mon coeur est encore plein de mauvais désirs ; que serait-ce si j'étais livré à moi-même ? Je n'ose penser à ce que je pourrais être tenté de faire encore. Et que me demandez-vous ? De vous ressembler, d'être aussi juste, aussi bon que vous ? Ah ! Jamais je ne le pourrai. Or, si je suis un criminel, je ne veux pas être un traître. C'est assez d'avoir souillé mon nom, je ne veux pas souiller le vôtre. Je suis dégradé par ma faute, je ne veux pas que vous le soyez par la mienne. Je ne me sens pas la force de vous représenter dignement ; laissez-moi donc vivre et mourir ici.

 

En entendant ces paroles, le visage du bienfaiteur devint rayonnant :

 

— C'est toi, c'est toi, mon frère, s'écria-t-il, qui sortiras d'ici à l'instant même ! C'est toi qui as le vrai repentir, puisque tu as la vraie humilité. Ne crains point, car je serai avec toi, bien qu'absent ; ma pensée t'enveloppera comme une protection, et, quand tu douteras de toi-même, tu reviendras ici me demander conseil. Pars, laisse tes fers, prends mon vêtement et la clé de ma maison.

 

Et l'échange se fit aux yeux des forçats étonnés. Beaucoup eussent voulu se décider alors, mais l'heure était passée.

 

Et le libéré sortit, joyeux et triste à la fois — joyeux de son salut, triste à cause des douleurs que son ami allait subir à sa place ; et celui-ci le suivit d'un long regard et d'une bénédiction.

 

Le forçat libéré entra donc en possession de cette nouvelle vie.

 

Il ne pouvait d'abord croire à son bonheur. Oh ! la volupté d'être libre, de respirer un air pur à pleins poumons, d'aller devant soi, à l'aventure, sans sentir des fers à ses pieds et le fouet du garde-chiourme sur sa tête !

 

Libre, et à quel prix !... Cette pensée remplissait toujours ses yeux de larmes.

 

En présence de la nature ravissante, devant un beau coucher de soleil, il se disait tout à coup :

 

Un autre est au bagne à ma place ! C'est à lui que je dois tout ceci ! Et ces grandes choses se revêtaient pour lui d'un charme plus touchant, et son coeur s'emplissait d'une ineffable mélancolie.

 

Bientôt il comprit qu'il avait été libéré pour autre chose que pour jouir de la vie ; qu'il lui fallait agir comme son sauveur l'avait fait.

 

Il se mit donc à visiter les pauvres, les malheureux, répandant partout des aumônes et, quand on le remerciait, disant :

 

« Ce n'est pas moi, c'est de la part d'un autre. »

 

Quand la tentation d'employer son temps à quelque frivolité ou son argent à quelque folie le saisissait, il s'arrêtait bientôt :

 

« Mon temps, mon argent, je n'en ai point ; ils sont à mon bienfaiteur. C'est lui qui doit vivre en moi. Comment ferait-il en cette occasion ? »

 

Si la difficulté était trop grande, il reprenait le chemin du lieu de souffrance où il avait laissé son remplaçant.

 

Et là, dans le secret d'une conversation intime, il lui exposait le cas, lui demandait des conseils qui devenaient des ordres. 

 

Il sortait toujours de ces entrevues plus fort, plus vertueux et plus reconnaissant que jamais.

 

Puis le temps vint — la peine étant expirée où le forçat volontaire vint rejoindre le forçat libéré. Alors, pour ce dernier, ce fut le bonheur parfait.

 

Ils étaient deux, mais ne faisaient qu'un, assis à la même table, dans la même maison ; puisant à la même bourse, portant le même nom ....

 

À force de vivre ensemble, ils finirent par se ressembler, et les serviteurs eux-mêmes ne faisaient plus de différence entre leur maître et son frère d'adoption.

 

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Faut-il une explication à l'apologue ci-dessus ?

 

Personne n'aura pu croire qu'une pareille aventure soit jamais arrivée parmi les hommes.

 

Des dévouements semblables ne se rencontrent pas.

 

Mais ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.

 

Or, Dieu a tellement aimé le monde, — c'est-à-dire cette immense foule de forçats et de criminels, de souffrants et de mourants dont se compose l'humanité, — qu'il est venu sur la terre, dans notre bagne, dans notre infamie, pour nous offrir un échange.

 

Le Fils de Dieu s'est fait le fils de l'homme ; Les fils des hommes peuvent devenir fils de Dieu.
 
Il a pris nos douleurs, notre mort, il a expié nos crimes.Il nous offre sa gloire, sa sainteté, sa vie éternelle.
 

Après nous avoir comblés de dons temporels, — la liberté sociale, la lumière, le progrès, l'amélioration des moeurs, — Jésus-Christ vient nous dire :

 

« Tout cela, ce n'est rien. Voulez-vous avoir LA VIE ÉTERNELLE ? »

 

On l'a traité de fourbe et d'insensé. Il ne s'est pas rebuté ; à chaque génération d'hommes, il répète :

 

« Voulez-vous avoir LA VIE ÉTERNELLE ? Être affranchis du mal et de la condamnation ? Laissez-moi prendre votre place et prenez la mienne. Croyez, croyez à mon amour ! »

 

Le monde, en majorité, rejette ce Libérateur.

 

Mais il se trouve, ici et là, quelques âmes, — lecteur, sommes nous du nombre ? — qui se repentent, qui se défient d'elles-mêmes, qui se sentent incapables de se sauver jamais par leurs propres forces. Ce sont celles-là qui croient en Jésus-Christ, quand Il se présente à elles.

 

Et, dès qu'elles ont cru en Lui, leur bonheur commence.

 

Oh ! quels horizons nouveaux, quelle ivresse de joie, quand on se dit : Je suis fils de Dieu !

 

J'ai devant moi l'éternité bienheureuse ! Rien ni personne ne me menace plus !

 

A-t-on besoin de force pour ne pas retomber dans le mal ? Le Calvaire est toujours là ; par la prière, on peut s'en approcher, et le Christ Libérateur est aussi le Christ Sauveur.

 

En toutes circonstances, sa force s'accomplit en notre faiblesse, Il nous anime de son Esprit, et Il vit Lui-même en nous ....

 

Puis viendra la réunion glorieuse. Le Sauveur et les sauvés, la victime et ceux qu'elle a remplacés, se retrouveront dans la même demeure.

 

Vie sublime, vie éternelle ! L'espoir seul de te posséder illumine déjà la vie présente !

 

Rubben Saillens,

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Croix Huguenote

 
 

 

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 14:15

Refuge Protestant 1 (2)

Mon coeur a espéré en Lui, et j'ai été secouru.

Aussi Le louerai-je de tout mon coeur.

(Psaumes 28:7)  

 

 

C'était la veille de Noël.

 

Un froid rigoureux régnait sur la ville enneigée, dont les toits scintillaient légèrement sous le ciel brillant de mille étoiles.

 

La plupart des familles prenaient un joyeux repas, où les enfants chantaient autour du sapin de Noël, et, où les Chrétiens célébraient l'anniversaire de la naissance du Sauveur.

 

4 enfants et leur maman qui était veuve, se trouvaient réunis autour d'une table, au rez de chaussée d'une petite maison.

 

Mais sur la table, pas de victuailles, dans la pièce, pas de sapin décoré, au lieu des chants, le silence.

 

Et sur les visages, au lieu de la joie, pouvait se lire une profonde tristesse.

 

Pour ce Noël, il n'y avait rien à manger.

 

L'aîné des enfants prit soudain la parole :

 

Maman, demanda-t-il,ne m'as tu pas lu dans la Bible l'histoire du prophète Elie, auquel l'Eternel envoya un corbeau pour lui apporter du pain et de la viande ?

 

Oui dit elle,c'est là une bien belle histoire.

 

Et si je demandais aussi à Dieu de nous envoyer un corbeau ce soir, le ferait il ?

 

Oui, sans doute, si tu avais assez de foi, répondit en hésitant la maman, qui manquait en elle même de confiance.

 

L'enfant se leva aussitôt et se rendit dans sa chambre, se mit à genoux au pied de son lit, et pria :

 

« Seigneur, envoie nous ce soir un corbeau comme au prophète Elie, pour qu'il nous apporte de quoi manger. Je t'en prie Seigneur, amen. »

 

Puis il revint tout content, embrassa sa mère, et voyant les larmes qu'elle s'efforçait avec peine de retenir, l'encouragea à ne plus pleurer, et ouvrant toute grande la porte de la rue il se tint debout, les bras croisés et plein d'espoir pour attendre l'exaucement de sa prière.

 

Il était 10 heures du soir et la rue était solitaire...

 

Mais soudain, après un long moment, enfin, un bruit de pas se fit entendre, et un homme passa...

 

En voyant cette porte ouverte, et cet enfant debout sur le seuil, il s'arrêta, jeta un coup d'oeil dans la pièce où brûlait une toute petite lampe et demanda au jeune garçon ce qu'il faisait là, par un froid pareil, à cette heure.

 

J'attends, monsieur, le corbeau qui doit nous apporter du pain ce soir, fut la réponse.

 

Le corbeau ? Que veux tu dire ? Reprit le monsieur.

 

La mère, un peu embarrassée pour expliquer la chose, raconta ce qui venait de se passer : l'histoire du prophète Elie, la prière de son fils.

 

L'homme, très touché, jetant un coup d'oeil à son manteau s'exclama :

 

Vraiment, je suis habillé de noir comme un corbeau, c'est certainement moi que Dieu envoie !

 

Que faisait il dehors, à ce moment tardif, dans cette rue déserte, au lieu de se trouver avec les siens autour de la table du réveillon ?

 

Quelqu'un, qui connaît toute chose, l'y avait assurément conduit...

 

Prends ton panier, petit, et viens avec moi.

 

L'enfant, tout joyeux, fut bientôt prêt, et la main dans celle de son bienfaiteur, il s'engagea avec lui dans la rue silencieuse.

 

Il revint bientôt, avec son panier plein de pain et de viande et s'écria en rentrant triomphalement :

 

Tu vois, maman, que Dieu a exaucé ma prière !

 

Le Seigneur connaissait la détresse de cette famille, et Il avait voulut manifester Sa Grâce en répondant à la prière de la foi.

 

L'Eternel, Jésus, est près de tous ceux qui l'invoquent, de tous ceux qui l'invoquent avec vérité. C'est lui qui soutient l'orphelin et la veuve, dit la Bible.

 

 

 

 

Bible (116)

Croix Huguenote

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 17:12

 

Au bord d’un torrent bouillonnant, dans une des vallées les plus reculées de l’Écosse, se trouvait une petite maison basse, couverte de chaume, avec son entrée tournée au midi et toute lambrissée de chèvrefeuille.

 

Sous cet humble toit et sur un lit de blancheur éclatante, reposait la vielle Nancy l’Écossaise, attendant patiemment et joyeusement l’heure où son âme heureuse prendrait son vol vers les demeures célestes, réalisant ce que disait l’apôtre Paul :

 

« Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux » (2 Cor. 5:1).

 

Près de son lit, sur une petite table, se trouvaient ses lunettes et sa Bible bien feuilletée – sa fiole et sa cruche ainsi qu’elle avait l’habitude de l’appeler, dont elle se nourrissait spirituellement chaque jour, et même à chaque heure, le « Pain de Vie ».

 

Un jeune pasteur allait souvent la voir ; il aimait écouter les simples expressions qu’elle tirait des vérités de la Bible ; car lorsqu’elle parlait de son « héritage incorruptible, sans souillure, inflétrissable », il semblait qu’elle le voyait de près, et l’auditeur croyait presque entendre les rachetés dans les cieux, disant : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ».

 

Un jour le jeune pasteur posa à l’heureuse malade cette question effrayante :

 

— Eh bien, Nancy, après toutes vos prières, votre vigilance et votre attente, que penseriez-vous si Dieu permettait que votre âme fût éternellement perdue ?

 

La pieuse Nancy se dressa sur son coude et tournant vers lui un regard sérieux, elle posa sa main droite sur la « précieuse Bible », ouverte devant elle, et répondit tranquillement :

 

— Ah ! Mon cher, est-ce là toute la connaissance que vous avez acquise ? Et ses yeux étincelant d’une clarté, elle continua : C’est Dieu qui ferait la plus grande perte. La pauvre Nancy ne perdrait que son âme, ce qui serait sans doute une grande perte ; mais Dieu perdrait Son Honneur et Son Caractère. N’ai-je pas suspendu mon âme à Ses Très Grandes et Précieuses Promesses, et s’Il manquait à Sa Parole, Mon Dieu deviendrait Lui-même un menteur et s’exposerait à la confusion à la face de l’univers.

 

Ainsi parla la vieille pèlerine écossaise.

 

Ce fut là une des dernières paroles qui tombèrent de ses lèvres mourantes, paroles des plus précieuses, semblables à des pommes d’or dans des paniers d’argent.

 

Méditons ensemble.

 

Elles peuvent s’appliquer à chaque pas de la marche du pèlerin, du premier au dernier.

 

Par la foi, la vieille écossaise avait placé le Salut de son âme sur les Promesses de Dieu en Christ par l’Evangile signifiant Bonne Nouvelle.

 

Elle savait que son cher Fils avait dit :

 

« Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:24).

 

Elle savait que Dieu a dit :

 

« Quiconque croit est justifié par Lui (Christ) » ;

 

et encore :

 

« Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7), car Il a porté nos péchés en Son Corps sur le bois.

 

C’était le premier pas.

 

Et durant toute sa vie la pèlerine écossaise s’attacha fermement, pour toutes choses et à chaque heure du besoin, à Ses Très Grandes et Précieuses Promesses.

 

Le Divin argument de Romains chapitre 8 était le sien par la foi :

 

« Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » (Romains 32).

 

Dans toutes ses peines, elle avait trouvé en Lui un Secours Opportun et toujours à sa disposition, et maintenant qu’elle allait quitter l’aride désert pour entrer dans la Maison Eternelle, pouvait-elle penser qu’Il se montrerait infidèle à Sa Parole ? Non.

 

Pour que l’âme de la vieille Nancy pût être perdue, il eût fallu que l’honneur, le caractère de Dieu, Dieu Lui-même fussent complètement altérés et devinssent un objet de confusion à la face de l’univers, ce qui ne sera JAMAIS, Dieu n'étant pas un homme pour mentir.

 

Chère vieille Mamie pèlerine ! 

 

 

 

 

 

Source : Bibliquest

 

 

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 16:47

 

— « Je le répète : je ne crois pas à toute votre religion ; j’en ai été saturé dans ma jeunesse, quand on m’obligeait à me rendre à l’église deux fois, tous les dimanches. Jamais je n’ai rencontré une seule personne, parmi celles qui se disent « religieuses », qui fût persuadée de ce qu’elle professait, ni quelqu’un qui eût agi d’une manière conforme à sa foi ; tout cela n’est que bêtise et non-sens. Quand vous me donnerez une preuve tangible de la réalité de ces choses, je prêterai une attention respectueuse à votre enseignement, mais, en attendant, vous ne parviendrez pas à me faire croire à ce qui est déraisonnable, ou pur idéalisme.

 

Saluant de la main, le docteur s’éloigna, persuadé d’avoir triomphé de l’homme qui avait en vain tenté, par ses arguments, de tourner les regards du praticien sceptique et incrédule vers les réalités éternelles.

 

Poussant un profond soupir, le malade dit à sa femme :

 

— J’aimerais tant que le docteur connaisse le Seigneur ! Je suis convaincu qu’il serait alors, pour Lui, un témoin aussi intrépide qu’il l’est actuellement pour le diable. J’ignore tout à fait comment on pourrait l’atteindre. Mais il se pourrait que, pour le convaincre de péché et l’amener au Sauveur, Dieu se serve d’un moyen imprévu.

 

En sortant de là, le docteur se rendit chez un commerçant de la ville, dont l’unique enfant se mourait d’un mal incurable.

 

Il pénétra dans la pièce silencieuse où le père et la mère assistaient, dans une muette angoisse, aux derniers moments de leur fils bien-aimé.

 

Le docteur n’était pas dépourvu de sentiments, bien qu’il fût un sceptique, aussi résolut-il de rester auprès des parents affligés, jusqu’à la fin.

 

Un instant plus tard, le mourant ouvrit les yeux et, tandis qu’un doux sourire illuminait ses traits, il tendit au docteur sa main décharnée, en disant :

 

— Au revoir, docteur, vous verrai-je au ciel ?

 

La question du malade l’atteignit, comme une flèche, en plein cœur ; et, pour la première fois de sa vie, le docteur comprit que posséder Christ n’était pas un idéal fugitif, mais une certitude absolue d’entrer au ciel, après la vie présente.

 

Il se tenait là, observant, en silence, cette attitude paisible, qu’éclairait un sourire tel qu’il n’en avait jamais vu auparavant.

 

Un faible murmure : « Jésus vient !... à la maison ! » et tout redevint silencieux.

 

L’esprit du jeune croyant, racheté, s’était envolé pour être avec Jésus Christ.

 

Les parents s’agenouillèrent pour remercier Dieu de leur avoir accordé cet unique enfant, de l’avoir amené à une réelle conversion, de lui avoir permis de rendre un si radieux témoignage à Christ, enfin de l’avoir recueilli si doucement dans le ciel auprès de Lui, où ils ne tarderaient pas à le rejoindre.

 

Le docteur s’était mis à genoux, aux côtés du père, et lorsque celui-ci eut terminé, il se leva et s’en alla ; non pas converti, mais convaincu de la réalité de ce que ses yeux avaient vu, et de ce que ses oreilles avaient entendu.

 

Quels que fussent les torts qu’il reprochait au christianisme et à certains qui le professaient, il était contraint de se rendre à l’évidence que, dans cette chambre mortuaire, comme chez ce jeune mourant, et chez ses parents surhumainement soutenus, on pouvait voir quelque chose d’un Christ vivant.

 

Un conflit terrible s’engagea dans le cœur du docteur, et il dura des semaines.

 

Dieu parlait visiblement à son âme des réalités du péché et du salut, et il L’entendait.

 

Christ et le monde, le ciel et l’enfer, préoccupaient toutes ses pensées.

 

Sa bonne renommée, sa réputation, sa profession, tout devait être pris en considération.

 

L’orgueil empêche nombre d’hommes d’entrer dans le royaume de Dieu et, dans le cas du docteur, il fut bien près de triompher.

 

Mais la question de l’enfant mourant, et l’aspect, qu’il ne devait jamais oublier, de cette âme, entrant en pleine paix dans la présence de Dieu, lui prouvaient d’une manière irréfutable, que l’on pouvait posséder Christ et jouir de son salut !

 

Avant que l’herbe eût poussé sur la tombe, le docteur avait reçu Christ comme Son Sauveur et Seigneur.

 

« En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie (Jean 5:24).

 

Christ est-Il Notre Sauveur ?

 

Si la mort survenait aujourd’hui sur notre route, le rencontrerions nous en paix et heureux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sourcebibliquest

 

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 16:30

 

Le bureau de poste du village était en même temps un dépôt de pain.

 

L’air y était en général saturé de fumée et résonnait de toutes sortes de conversations profanes.

 

Un jeune homme y pénétra un certain matin ; il se nommait Alain, et tout le monde savait qu’il était d’un autre acabit, car il faisait partie de la conférence biblique qui se tenait sur la colline.

 

Les gens savaient qu’il fallait veiller sur sa langue en présence d’Alain, qui était un Chrétien ne mettant pas son drapeau dans sa poche.

 

Pour lui, le Sauveur et la rédemption avaient trop de prix, pour qu’il restât silencieux, quand ce précieux Nom était profané.

 

Ce jour-là, précisément, Alain venait de retirer le courrier du camp et le triait près du guichet, quand la porte s’ouvrit brusquement pour livrer passage à un garçon livreur, apportant des miches de pain pour le petit magasin.

 

En parlant avec l’employé, il agrémentait chaque phrase de son discours du Nom de Jésus Christ.

 

Quand il fut prêt à partir, il dut passer tout près d’Alain, et celui-ci, le regardant droit dans les yeux, lui dit :

 

— Soit dit en passant, quelle est donc cette personne dont vous parlez tant ?

 

Le garçon demeura pétrifié pendant un moment, puis il dit enfin :

 

— Dont j’ai parlé ? que voulez-vous dire ?

 

— Je veux dire : qui est ce Jésus dont vous parlez constamment ? Vous l’appelez Jésus Christ. Est-ce un de vos amis ?

 

Le garçon boulanger fixa Alain avec une honnêteté non déguisée et balbutia :

 

— Vous ne savez pas qui est Jésus Christ ? Vous n’avez jamais entendu parler de Lui ?

 

— J’ai bien entendu parler de Lui, répondit Alain. Mais qui est-Il, en réalité ?

 

— Eh ! bien, si vous ne connaissez pas ce type, s’exclama irrévérencieusement le garçon boulanger, puis il s’arrêta net.

 

— Ce type ? dit Alain. Ah ! c’est un de vos grossiers copains, je vois ; je regrette de vous avoir ennuyé !

 

— Dites, ce n’est pas vrai, vous ne voulez pas dire sérieusement que vous ignorez qui est Jésus ? s’écria le jeune garçon, redevenu sérieux, vous ne prétendez pas...

 

Ici, il fut interrompu par Alain :

 

— Pardonnez-moi ! Je m’en vais vous dire à quoi j’en voulais venir : Je crois savoir qui Il est, mais je me disais que, s’Il était le Fils Éternel du Dieu Tout-Puissant, qui descendit du ciel, naquit de la Vierge Marie, vécut comme un homme, et mourut pour vos péchés et pour les miens…

 

— Mais oui, c’est Lui, bien sûr ! interrompit le petit livreur.

 

— Alors, si c’est bien cela, s’Il est ressuscité des morts pour s’asseoir sur le trône de l’univers, et s’Il doit revenir un jour, pour juger les vivants et les morts, ainsi qu’Il l’a promis — s’Il est tout cela, j’aurais pensé que vous Le respecteriez davantage et que vous ne vous serviriez pas de Son Nom comme vous le faites !

 

Ces paroles atteignirent leur but ; les yeux du jeune garçon commencèrent à s’ouvrir sur sa conduite, tandis qu’Alain ajoutait :

 

— Vous savez ce que dit le commandement de Dieu : « Tu ne prendras point le Nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra point pour innocent celui qui auras pris Son Nom en vain » (Exode 20:7).

 

Puis, après un moment de silence :

 

— Ne feriez-vous pas mieux de vous décider à accepter Jésus Christ comme le Sauveur, qui vous délivrera de vos péchés ? Acceptez donc Son pardon ! En Lui vous trouverez la vie de votre âme, Il vous sauvera, car Il a porté nos fautes et nos manquements sur la croix, et peut, à cause de cela, nous affranchir complètement.

 

Le garçon troublé se tut un moment puis, se ressaisissant, il dit :

 

— Je crois que vous avez raison ! merci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Bibliquest  

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 21:15

Une jeune fille cueillait des fleurs destinées à des malades. Ce genre de moyen pour annoncer le message du salut offert par Dieu à tous est appelé « La mission des fleurs » [1].

 

Elle hésitait à mettre encore dans son panier déjà plein une branche d’aubépine qu’elle trouvait indigne d’y figurer.

 

Cependant, elle la prit.

 

Une fois à la maison, elle confectionna ses bouquets.

 

A chacun desquels elle attachait des cartes avec des textes bibliques.

 

La branche d’aubépine eut aussi le sien.

 

C’était celui-ci :

 

Dieu est amour (1 Jean 4 : 16)

 

Puis, elle partit avec sa provision de bouquets.

 

Elle en avait donné une cinquantaine et rentrait bien fatiguée d’avoir tant couru et grimpé tant d’escaliers quand, en passant devant la maison d’un malade incrédule qui l’avait déjà repoussée plusieurs fois, elle ressentit qu’elle devait y monter.

 

« Mais pourquoi essayer encore » se dit-elle.

 

« C’est inutile, et puis je n’ai plus de fleurs. »

 

A cette dernière pensée, qui était comme un soulagement pour sa conscience, elle poussa un soupir de satisfaction.

 

Cependant elle avait encore au fond de son panier la branche d’aubépine ; mais elle n’aimait pas avoir si peu à présenter, cela n’en valait pas la peine.

 

Après un court moment de combat intérieur, elle se décide pourtant à entrer et monte l’escalier, tout en demandant à Dieu de bénir son message.

 

Elle frappe à la porte, entre dans la chambre du malade et, s’approchant de son lit, y dépose la branche d’aubépine.

 

« Qui l’envoie ? » Demande cet homme d’une voix qui n’avait rien de sa rudesse habituelle.

 

« Dieu ! »  Répond simplement la visiteuse sans rien ajouter.

 

Et, avertie par un regard de sa femme, elle se retire aussitôt.

 

Quelques jours plus tard, Norris (c’était le nom du malade) recevait la visite de quelques amis qu’il avait désiré revoir...

 

Quelques-uns de ses anciens compagnons de plaisir qui venaient lui dire un dernier adieu.

 

Ils contemplaient en silence et avec tristesse celui qu’ils avaient connu autrefois plein de gaieté et d’entrain.

 

Mais le malade rompit bientôt ce silence pénible :

 

« Mes amis,  leur dit-il, je vous ai fait appeler pour vous dire qu’il y a un Dieu ! »

 

Personne n’ajoutant rien, Norris continua :

 

« En présence de la mort dont je me sens tout près, l’idée de Dieu s’est s’emparée de moi. Supposons qu’il existe, ai-je dit, que l’enfer et le ciel soient des réalités, que deviendrai-je et où irai-je ? Et tout ce que j’ai fais et dit, toutes mes plaisanteries au sujet de Dieu, toute ma vie enfin, se présentait à moi. Et si je devais me trouver en présence de Dieu ? Me disais-je. Cette pensée me tourmentait. Je Lui dis donc :

 

« Si Tu es Dieu et si, jusqu’ici, j’ai été dans l’erreur, montre-le moi ! Envoie-moi un signe et je te confesserai comme étant le Dieu du ciel et de la terre ».

 

Dès ce moment-là, j’étais là à attendre ce signe, toutes mes pensées étaient centrées sur lui, car c’était pour moi une question de vie ou de mort. S’il y avait une chose jamais vue entre ces quatre murs, c’était une fleur. Et je fus assez hardi pour demander qu’une fleur fût ce signe désiré. J’attendis toute la matinée, regardant au plafond pour voir si le miracle s’opérait, mais il ne se produisait rien de particulier. Vers cinq heures cependant, les douleurs dont je souffrais s’étant un peu calmées, j’avais fermé un moment les yeux. Un bruit de pas me les fit rouvrir. Et je vis cette fleur, dit-il, en montrant l’aubépine.

 

« Qui est-ce qui me l’envoie ? »  Ai-je demandé à la personne qui me l’apportait.

 

« Dieu ! » Me répondit-elle.

 

« Et maintenant, je vous le dis à tous : Il y a un Dieu ! Oui, s’Il a pu s’inquiéter d’un mauvais sujet comme moi, Il est vraiment Dieu, et je crois en Lui. Et voyez, Il a écrit cela pour moi » ajouta-t-il en tirant de dessous son oreiller la carte qui portait écrit des textes :

 

« Dieu est amour »

(1 Jean 4 : 16)

 

et celui-ci :

 

« Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi »

(Jean 6 : 37)

 

 

Ces quelques paroles du malade étaient une courte mais bien un solennel sermon.

 

Tout épuisé, après les avoir prononcées, il eut un long accès d’étouffement.

 

Tous ses amis s’étaient retirés et Norris restait seul avec sa femme.

 

« Il est Dieu et Il m’aime ! » l’entendait-elle répéter d’une voix bien faible.

 

Ses dernières paroles intelligibles furent :

 

« Il est le Seigneur,  mon Dieu. Il a envoyé une fleur à un misérable mauvais sujet comme moi ! »

 

C’est ainsi que cette simple branche d’aubépine fut un moyen de délivrance et une porteuse de la bonne nouvelle pour l’incrédule Norris.

 

 

 

Notes

[1] Ce moyen de témoigner de l’espérance en Dieu est surtout utilisé en Angleterre.

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 20:40
Quel Ami fidèle et tendre

Quel Ami Fidèle et Tendre

Nous avons en Jésus Christ

 

WHAT A FRIEND WE HAVE IN JESUS

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous entendre, à répondre à notre cri !

Il connaît nos défaillances, nos chutes de chaque jour,

Sévère en ses exigences, il est riche en son amour.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous comprendre quand nous sommes en souci !

Disons-lui toutes nos craintes, ouvrons-lui tout notre cœur,

Bientôt, ses paroles saintes nous rendront le vrai bonheur.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous défendre quand nous presse l'ennemi !

Il nous suit dans la mêlée, nous entoure de ses bras,

Et c'est lui qui tient l'épée qui décide des combats.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Toujours prêt à nous apprendre à vaincre en comptant sur lui !

S'il nous voit vrai et sincère à chercher la sainteté,

Il écoute nos prières et nous met en liberté.

 

Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ,

Bientôt, il viendra nous prendre pour être au ciel avec lui !

Suivons donc l'étroite voie en comptant sur son secours,

Bientôt nous aurons la joie de vivre avec lui toujours !

 

2725300376_1.jpg

 

 

L'auteur,

Joseph Scriven, était fiancé à une belle jeune fille.

Profondément amoureux l'un de l'autre,

deux jours avant la date du mariage,

elle se noya accidentellement.

Ce chagrin accompagna Joseph Scriven toute sa vie.

Né à Dublin, en Irlande, en 1820,

Scriven émigra au Canada

vers 25 ans et habita

à Port Hope, dans l'Ontario.

Il se fit connaître par sa générosité.

Il donnait facilement ce qu'il possédait,

jusqu'à ses propres habits, accordant aide

à celles et ceux qui en avaient besoin.

Ses voisins le surnommèrent

"l'homme qui scie du bois pour

les pauvres et les malades qui

ne peuvent payer".

La mort tragique et subite de sa fiancée

se répercuta en le conduisant

vers Jésus et l'amena à consacrer

sa vie pour Lui.

A sa mort,

on lui fit ériger un monument à sa mémoire.

Sur ce monument, on peut y lire

le texte intégral de ce cantique

avec ces mots :

"A 4 miles au nord, dans le cimetière de Pengelly,

repose le philanthrope, l'auteur du chef d'oeuvre

écrit en 1857 à Port Hope".

Les circonstances dans lesquelles fut écrit

ce cantique révèlent le caractère

tendre et compatissant de Joseph Scriven.

Pendant ce temps, en Irlande,

sa mère venait d'éprouver une grande peine

et fut sérieusement malade.

Ne pouvant aller la voir, il lui envoya

une lettre de consolation et mit

dans l'enveloppe un poème qu'il avait écrit.

Les premiers vers sont ceux de ce chant :

Quel ami fidèle et tendre, nous avons

en Jésus Christ, toujour prêt à nous entendre,

à répondre à notre cri.

Ces paroles de consolation étaient spécialement

destinées à sa mère et n'auraient

probablement jamais été connues de tous

si un ami n'avait eu la chance de lire ce poème

en rendant visite à la mère de Joseph alitée.

Cette personne apprit ainsi les

circonstances de sa composition.

Quand un voisin demanda si c'était Joseph qui

avait composé ce cantique, Il répondit avec humilité :

"Le Seigneur et moi l'avons fait ensemble".

Ce cantique trouva et trouve encore sa place

dans les recueils des chrétiens protestants.

Il marqua et marque encore aujourd'hui.

Bible

croix-huguenote

 

 

 

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 22:50

Refuge Protestant 1 (16)

Ne craignez point, et ne vous épouvantez pas;

car, en quelque part que vous alliez,

le Seigneur votre Dieu sera avec vous.

 (Josué 1:9)

 

 

Attiré par la fumée qu'il avait aperçue au loin, un homme à cheval accourait au galop.

 

Ce cavalier n'était autre que le célèbre éclaireur Kit Carson.

 

Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir, groupés autour du feu, sept enfants, avec un chariot, deux bœufs et une vache.

 

« Que faite vous là tout seuls ? » Interrogea t il

 

« Nos parents sont malades, expliqua Jean, l'aîné. Ils sont là, dans le chariot. Nous avons suivi une caravane jusqu'ici depuis l'Idaho, nous sommes en route pour l'Oregon, mais nous ne pouvons pas aller très vite. Nous espérons arriver bientôt au fort Hall ! »

 

« Mon garçon, il faut partir ! Hâtez vous de rejoindre les autres ! Il n'y a pas une minute à perdre. Et continuez jour et nuit s'il le faut. »

 

Jean rassembla les enfants, les affaires, et s'assit sur le siège du conducteur, fit claquer son fouet et se mit en route.

 

Au bout de 2 jours sans interruption, malgré la faim, la fatigue et les pleurs des plus petits, ils réussirent à rattraper le groupe.

 

Ils avaient échappé aux indiens sur le sentier de la guerre, mais pendant cette dure étape, privés de repos et de soins, les parents étaient décédés avant même d'atteindre le Fort Hall.

 

A 13 ans, Jean se retrouvait responsable de ses frères et sœurs, dont le plus petit n'était qu'un bébé de 5 mois...

 

Son père avait décidé de les emmener dans l'Oregon, il les y conduirait !

 

Bien sûr, tout seul il n'y arriverait pas.

 

Mais là haut, leur Père Céleste veillait sur eux, et Il les aiderait !

 

Cependant, à l'arrivée au Fort Hall, le commandant du lieu conseilla aux responsables de la caravane d'abandonner l'idée de l'Oregon, la région étant trop dangereuse.

 

Il réussit à persuader la majorité des pionniers, et tous se rangèrent à cet avis.

 

Jean avait écouté cette conversation d'adultes, mais les paroles de son père résonnaient encore à ses oreilles :

 

 «  Nous allons nous établir en Oregon ».

 

L'adolescent savait que son père n'avait pas pris cette résolution à la légère, mais seulement après mûre réflexion.

 

Il choisit de respecter jusqu'au bout le plan prévu par son père.

 

Il ne dit rien à personne, mais au milieu de la nuit il réveilla les enfants :

 

« Venez, ne faites pas de bruit, suivez moi ! »

 

Vite, ils ramassèrent leurs quelques affaires, prirent les 2 boeufs et la vache et s'en allèrent dans la nuit.

 

Le lendemain matin, quand les autres, très inquiets, découvrirent la disparition des enfants, ceux ci étaient déjà loin.

 

Avec détermination, Jean poursuivit sa route jour après jour.

 

Il ne connaissait guère le chemin, mais commença par suivre le fleuve sachant qu'il coulait vers l'ouest.

 

Seulement, leurs réserves de nourriture s'épuisaient...

 

Il n'y avait qu'une solution : prendre la carabine, et partir pour la chasse !

 

Le jeune garçon réussit à rapporter un peu de gibier...

 

Ainsi, ils allaient pouvoir subsister, et le lait de la vache alimenterait le bébé...

 

Chaque soir Jean demandait à Dieu force et courage pour continuer le chemin.

 

La prière de Jean se faisait de plus en plus intense :

 

« O Dieu ne nous abandonne pas ! C'est seulement avec ton aide que nous pourrons atteindre le but ! ».

 

Au bout de plusieurs semaines, après avoir bravé la soif, la chaleur du jour, la nuit, les animaux sauvages, la peur de voir à tout moment surgir les Indiens, fatigués par le manque de nourriture et le froid, ne restant plus que la vache qui ne donnait quasiment plus de lait.

 

L’une des petites fillettes montait d’ailleurs cette frêle vache à cause d'une jambe cassée, et  ils arrivèrent après plus de 500 km au terme de leur voyage : une mission chrétienne du Dr Whitman.

 

Grâce à ce couple, à l'affection et l'attention dont ils furent entourés ils se remirent vite de leur terrible aventure.

 

Puis, Mr & Mme Whitman décidèrent de les adopter.

 

Le courage et la détermination de Jean lui avaient permis d'accomplir avec l'aide de Dieu cet exploit extraordinaire, et de trouver...un nouveau foyer.

 

Ne craignez point, et ne vous épouvantez pas; car, en quelque part que vous alliez, le Seigneur Votre Dieu sera avec vous. (Josué 1:9)

 

 

Bible

Croix Huguenote

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 10:35

refuge protestant oiseaux

« Le sang de Jésus-Christ

nous purifie de tout péché »

 

 

Un jour M. Mac-All, fondateur des réunions populaires à Paris, reçut une lettre dans laquelle on lui signalait une pauvre femme habitant l’un des quartiers les plus misérables de la ville.

 

Cette femme allait mourir et se trouvait dans le plus absolu dénuement.

 

A l’issue d’une réunion, M. Mac-All lut cette lettre à haute voix et demanda si, parmi les chrétiens qui l’assistaient dans son œuvre, il se trouvait quelqu’un qui fût disposé à visiter cette malheureuse femme et à s’informer de ses besoins.

 

Un chrétien s’offrit pour le faire.

 

L’auteur inconnu de cette lettre prévenait M. Mac-All que ce ne serait pas chose facile de parvenir jusqu’à cette femme, car son fils chez lequel elle demeurait était un homme grossier, qui ne permettait à personne de s’approcher de sa mère.

 

Sans se laisser rebuter par ces détails, le chrétien partit sur le champ pour accomplir sa mission d’amour.

 

Après beaucoup de difficultés, il découvrit enfin, dans la partie la plus misérable du quartier de Belleville, le bouge où la malade se trouvait.

 

Près de la porte se tenait un individu à l’air rébarbatif qui ne pouvait être que le fils en question.

 

Il ne se trompait pas et, s’adressant poliment à lui, il lui demanda si Mme X ne demeurait pas dans la maison.

 

 

—    Oui, que lui voulez-vous ?

 

—    J’ai appris qu’elle était malade et j’ai pensé qu’elle serait peut-être contente de voir quelqu’un.

 

—    Est-ce pour lui parler de religion que vous êtes venu ?

 

—    Quand on est malade on aime avoir la visite d’un ami. Si vous étiez malade vous-même, ne seriez-vous pas heureux qu’on vint demander de vos nouvelles ?

 

L’homme parut s’adoucir quelque peu, en considérant la chose de ce point de vue ; mais revenant sur le motif de la visite, il déclara qu’il ne permettrait à personne de parler de religion à sa mère.

 

—    Vous êtes un homme raisonnable, dit le chrétien. Faisons un accord. Je n’entrerai pas auprès de votre mère sans votre consentement. Vous lui direz que je suis là et vous lui demanderez si elle désire me voir. Si elle refuse, je me retirerai ; si elle consent, vous me permettrez d’entrer n’est-ce-pas ?

 

Après quelque résistance, l’homme consentit pourtant à ouvrir la porte.

 

—    Mère, cria-t-il, voici un monsieur qui désire te parler, veux-tu le voir ou non ?

 

La réponse parvint claire et distincte à l’oreille du visiteur :

 

—    S’il vient me parler du sang qui purifie, je le recevrai, sinon, je ne le recevrai pas !

 

L’étonnement du chrétien à l’ouïe de ces paroles est plus facile à imaginer qu’à décrire.

 

Il se tourna vers l’homme en disant :

 

—    C’est précisément le sujet qui m’amène maintenant, vous êtes un homme d’honneur et vous allez me laisser entrer.

 

— Oui, un accord, c’est un accord, grommela l’homme en ouvrant la porte et en recommandant au visiteur de ne pas rester longtemps.

 

Il eut quelque peine à trouver en tâtonnant le misérable grabat sur lequel gisait la mourante et, s’agenouillant près d’elle, il lui dit combien il était heureux qu’elle connaisse « le sang qui purifie de tout péché ».

 

—    Mais je ne le connais pas ! Je n’en sais rien du tout ! s’écria-t-elle avec énergie.

 

—    C’est pourquoi j’ai dit que je vous recevrais si vous pouviez me dire quelque chose a ce sujet.

 

—    Mais comment se fait-il que vous parliez du sang qui purifie, si vous n’en connaissez pas la valeur ? remarqua le visiteur. Comment savez-vous qu’il y a un sang qui purifie ?

 

—     Il y a trente ans, répondit-elle, j’avais été surprise un jour par un violent orage et j’étais entrée dans un temple pour y chercher un abri. C’était l’heure du culte. J’entendis le pasteur qui disait ces mots : « Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché ». Ce fut la première et la dernière fois que j’entrai dans une église et je ne me rappelle rien de plus. Mais depuis lors, ces paroles sont restées gravées dans ma mémoire. Je vais mourir, je ne sais ou je vais. Pouvez-vous me parler du sang qui purifie ?

 

Ce fut une tâche bien douce d’annoncer à cette âme la nouvelle du salut parfait et déjà accompli.

 

Evidemment le Saint-Esprit était à l’œuvre et ce fut avec avidité qu’elle reçut l’Evangile.

 

« Le pain qui avait été jeté sur la face des eaux » se retrouvait enfin « après plusieurs jours ». (Ecclésiaste 11 : 1)

 

Elle accepta le sacrifice de l’Agneau avec une foi qui ne vacilla pas, et pendant les quelques semaines de vie qui lui furent encore accordées, elle rendit un témoignage clair et joyeux de la fidélité de Dieu qui l’avait ainsi, à sa dernière heure, appelée des ténèbres à Sa merveilleuse lumière.

 

 

 

Bible (119)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Theonoptie 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:58

refuge du chrétien assemblée du désert

« II n'y a point de salut en aucun autre ; car aussi il n'y a point d'autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés. » (Actes IV, 12.)

 

« Moi, je t'ai glorifié sur la terre ; j'ai achevé l'œuvre que tu m'avais donnée à faire. » (Jean XVII, 4.)

 

Lorsqu'une âme est réveillée de son état d'insouciance et se voit coupable devant Dieu, son premier sentiment est celui de la crainte ; elle s'efforce d'échapper aux conséquences du péché et d'apaiser un Dieu justement irrité, par un changement de conduite et des mortifications extérieures.

 

Si tel est cet état d'âme, si la recherche humaine se porte désespérément et vainement à fuir la colère à venir, ce magnifique récit témoigne de lui même comment une âme angoissée a trouvé le seul chemin du salut.

 

Dans une ville du nord de l'Allemagne vivait, dans les années 1850, un jeune homme élevé dans la religion catholique romaine.

 

Il ne croyait cependant ni en cette religion, ni en aucune autre, vivant dans l'incrédulité la plus complète, éloigné de toute pensée de Dieu, et surpassant en dépravation les plus endurcis d'entre ses compagnons de vice.

 

Et pourtant (oh ! Que merveilleuses sont les voies de Dieu !), comme David transperça Goliath avec la propre épée du géant, ainsi Dieu se servit de l'excès même de la perversité de ce jeune homme pour transpercer son âme d'une terreur soudaine.

 

Repris dans sa conscience, se voyant tout à coup dans son vrai jour, une angoisse poignante s'empara de lui.

 

Il eut horreur de lui-même et se dit :

 

 « II n'y a pas au monde de pécheur plus coupable que moi ! S'il est vrai que les méchants iront en enfer, et que le ciel n'est réservé qu'aux bons, mon sort n'est pas douteux ; l'enfer m'attend, car si jamais homme a mérité la perdition éternelle, c'est bien moi. »

 

Dès lors plus de repos ; cette pensée terrible le poursuit et le torture nuit et jour.

 

Comment s'en distraire ?

 

En se replongeant plus profondément dans sa vie de péché.

 

Mais le vice a perdu tout attrait.

 

Oh ! Si seulement il pouvait espérer qu'il y eût possibilité de salut.

 

Il se rappelle alors ce qu'on lui a raconté au sujet de pénitences, de prières, de couvents où, dit-on, des moines trouvent moyen d'expier leurs péchés par des œuvres méritoires et des mortifications excessives.

 

Cette pensée lui rend quelque courage ; il sent que nul labeur, nulle macération ne lui coûteront, s'il peut obtenir par là au moins une vague espérance de pardon, et il se décide à se faire moine.

 

Mais il demande, avant tout, où se trouve le couvent dont la règle est la plus sévère et les pénitences les plus dures ; ce couvent se trouvât-il à l'extrémité de la terre, il ira et y passera le reste de sa vie dans la pénitence et la prière.

 

Il apprend enfin que l'objet de ses recherches est un monastère de la Trappe, à. environ quinze cents milles de sa demeure.

 

Trop pauvre pour subvenir aux dépenses que nécessite ce voyage, il se résout à le faire à pied et à mendier sa subsistance en chemin.

 

Cela déjà lui semble être un commencement de pénitence et un pas de gagné sur le chemin du ciel.

 

Le voyage fut long et pénible, sous un soleil brûlant, à travers des pays inconnus.

 

Exténué, il parvient enfin en vue de l’antique monastère où il espère trouver le repos de son âme.

 

Quant à son corps, il ne s'en embarrasse guère.

 

Le voilà pourtant arrivé ; il sonne ; la porte lui est ouverte par un vieux moine, si faible et si infirme qu'il semble hors d'état de marcher.

 

Que désirez-vous ? demande le vieillard.

 

Être sauvé, répond le voyageur.

 

La crainte de l'enfer m'a poussé jusqu'ici pour y chercher le salut de mon âme.

 

Le vieux moine l'invite à entrer, et, le conduisant dans sa cellule :

 

Maintenant, dit-il, expliquez-moi vos paroles ?

 

Eh bien ! Voici ce qui m'amène : vous voyez devant vous un pécheur perdu.

 

Ma vie a été si indigne que je n'oserais vous la raconter.

 

Il me paraît impossible qu'un misérable tel que moi ne puisse jamais être pardonné ; et néanmoins me voici prêt à tout endurer et à tout tenter pour obtenir mon pardon.

 

Si donc vous voulez me recevoir dans votre ordre, je me soumettrai, sans me plaindre, à toute pénitence que vous m'infligerez.

 

Ne m'épargnez aucune souffrance ; dites-moi seulement ce que je dois faire pour être sauvé, et, quoi que ce puisse être, je le ferai.

 

Le vieux moine répondit :

 

Vous dites que vous êtes prêt à faire tout ce que je vous dirai.

 

Eh bien ! Retournez tout droit chez vous, car tout ce dont vous me parlez a été expié avant que vous vinssiez, et il ne vous reste plus rien à faire.

 

Un autre a déjà souffert à votre place. Tout est accompli.

 

… ?? Tout est accompli, dites-vous ?

 

Oui, tout répondit le vieux moine.

 

Ne savez-vous pas dans quel but le Sauveur est venu dans ce monde ?

 

Il est venu pour endurer à notre place le châtiment que nos péchés nous ont attiré.

 

Après être mort pour nos offenses, Il est ressuscité pour notre justification, ayant achevé l'œuvre que le Père lui avait donnée à faire.

 

Il ne pouvait pas se reposer avant de l'avoir achevée.

 

Elle est accomplie ; et maintenant Il est retourné auprès de Son Père ; Il s'est assis à Sa Droite, et Il nous prépare des places, afin que là où Il est, nous y soyons aussi ; et nous jouirons éternellement de Sa Gloire.

 

Il ne vous reste donc rien à faire que de louer et remercier sans cesse Notre Sauveur, et de vous réjouir dans la pensée que vous le rejoindrez et serez fait participant de Sa Gloire comme vous êtes actuellement l'objet de Sa Grâce.

 

Et maintenant allez, retournez chez vous, débarrassé de toute crainte, et souvenez-vous que Christ a dit : « C'est accompli ! »

 

Le voyageur reprit son bâton et rebroussa chemin tout joyeux, le cœur débordant de reconnaissance.

 

Que faut il faire donc pour être sauvé ?

 

La question est donc bien réglée.

 

Il faut accepter comme ce jeune homme auquel ce vieux moine donna la seule réponse possible, accepter comme lui la quittance de toute dette, écrite avec le sang de Christ, ou bien s’efforcer vainement encore de la payer avec de « fausses pièces » que Dieu ne saurait accepter.

 

Si être sauvé est le vœu exprimé, il faut dès lors croire seulement de la toute suffisance du don gratuit de Christ à notre place sur le bois infâme de la croix.

 

Celui qui croit a la vie éternelle, et il est passé de la mort à la vie dit la Parole de Dieu.

 

Ce n'est point une espérance, c'est une certitude pour l'âme qui croit.

 

« Vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous ; c'est le don de Dieu, non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éph. II, 8, 9.)


« Ils lui dirent : Que ferons-nous pour faire les œuvres de Dieu ? » Jésus répondit, et leur dit : « C'est ici l'œuvre de Dieu, que vous croyiez en Celui qu'il a envoyé. » (Jean VI, 28, 29.)

 

 

Texte et histoire de 1873

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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