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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 08:34
Il faut Grand Dieu que de mon cœur la sainte ardeur Te glorifie
PSAUME 138 
Il faut, grand Dieu, que de mon cœur 
 
Action de grâce des délivrances données à David.


1.

Il faut, grand Dieu, que de mon cœur
La sainte ardeur
Te glorifie ;
Qu’à toi, des mains et de la voix,
Devant les rois
Je psalmodie.
J’irai t’adorer, ô mon Dieu,
En ton saint lieu,
D’un nouveau zèle ;
Je chanterai ta vérité,
Et ta bonté
Toujours fidèle.

 


2.

Ton nom est célèbre à jamais,
Par les effets
De tes paroles ;
Quand je t’invoque, tu m’entends;
Quand il est temps
Tu me consoles.
Tous les rois viendront à tes pieds,
Humiliés,
Prier sans cesse,
Sitôt qu’ils auront une foi
Ouï la voix
De ta promesse.

 


3.

Ils rempliront par leurs concerts,
Tout l’univers
De tes louanges ;
Les peuples, qui les entendront,
Admireront
Tes faits étranges.
Grand Dieu, qui vois du haut des cieux,
Tous ces bas lieux
Sous ton empire ;
Quoique tu sembles être loin,
C’est par ton soin
Que tout respire.



4.

Si mon cœur, dans l’adversité,
Est agité,
Ton bras m’appuie ;
C’est toi qui délivres des mains
Des inhumains
Ma triste vie ;
Quand je suis le plus abattu,
C’est ta vertu
Qui me relève.
Ce qu’il t’a plu de commencer,
Sans se lasser
Ta main l’achève.

 


Psautier de Genève de (1729)

Bible
Croix Huguenote

 

Source : Psautier de Genève 

 

Prenez le temps d'aller sur ce site (cliquer sur l'image) pour lire chaque jour un psaume, n'hésitez pas également à découvrir :  Pensées 365 ▪ CFC Réforme ▪ Martin 1707 ▪ Bible de Lausanne. Un grand merci à Philippe Lacombe !

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31 octobre 2019 4 31 /10 /octobre /2019 06:25
Bonne fête de la Réformation !

Notre fidélité à la Réforme, c’est notre fidélité à la Révélation Biblique, l'attestation de ce message d’espoir, de paix et de justice, en tout temps et en tout lieu, là où notre vocation nous place et ce, pour la Seule Gloire de Dieu.

 

Bonne fête de la Réformation !

 

 

 

Refuge Protestant,

Bible Refuge Protestant

 

Nous croyons que, par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus a offert sur la croix, nous sommes réconciliés avec Dieu, afin d'être tenus pour justes devant lui et considérés comme tels. Nous ne pouvons, en effet, lui être agréable et participer à son adoption que s'il nous pardonne nos fautes et les ensevelit. Nous affirmons donc que Jésus Christ est notre intégrale et parfaite purification, qu'en sa mort nous avons une totale réparation pour nous acquitter de nos forfaits et des iniquités dont nous sommes coupables, et que nous ne pouvons être délivrés que par ce moyen.

Confession de La Rochelle, article 17

sola scriptura Refuge Protestant
Croix Huguenote

 

Martin Luther Refuge Protestant

 

32 .Tous ceux qui pensent gagner le ciel moyennant les lettres de pardon délivrées par les hommes s’en iront en enfer avec ceux qui les endoctrinent ainsi.

Martin Luther

Jean Calvin Refuge Protestant

 

Dans les préceptes de la loi, Dieu n'est perçu que comme récompensant la justice parfaite et, d'autre part, comme le vengeur sévère de la méchanceté. Mais en Christ, son visage rayonne de grâce et de douceur envers les pauvres pécheurs indignes.

(Jean Calvin)

Bible Refuge Protestant
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 20:00
Citations (29)

Ces citations appartiennent à des Pères de l'Eglise, pasteurs, conducteurs, anciens, écrivains profanes ou non…. Chacune d’entre elles est une petite leçon de sagesse, ramenant toujours à l’essentiel et au principal : La Bible et son Divin Auteur qui est Dieu.

(Refuge Protestant)

 

Croix huguenote

Il faut que Jésus Christ vous reçoive tel que vous êtes. N'attendez pas un jour de plus ; allez à ce bon Sauveur tel que vous êtes... Priez toujours sans vous tourmenter de ce que vos prières sont encore très imparfaites ; n'offrez rien au Sauveur ; ne Lui promettez rien, pas même de l'aimer, ni de le servir mieux ; mais demandez-Lui tout, absolument tout, Il donne tout gratuitement à tous ceux qui ne croient pas pouvoir le payer(..) (Félix Neff)

 

 

Il n'y a pas de peste plus mortelle que pour les hommes d'être laissés à la direction de leurs propres conseils ; la seule chose qui nous reste à faire est de renoncer aux préceptes de la sagesse charnelle, et de suivre les conseils de l'Esprit Saint. (Jean Calvin)

 

 

Christ nous a donné l'incomparable privilège d'appeler Dieu Père. (R.C. Sproul)

 

 

Quelle grâce d'avoir la liberté d'invoquer Dieu ! Quelle sagesse que d'en faire bon usage ! C'est folie de recourir aux hommes, quand le Seigneur nous invite à Lui présenter nos cas à Lui-même. (Charles Spurgeon)

 

 

 

« Votre vie est cachée avec Christ en Dieu ». Elle demeure avec celui qui est la fontaine de vie. C’est pourquoi il ne faut pas que nous nous effrayions, si, regardant de tous côtés, nous ne voyions toutefois la vie nulle part, car nous sommes sauvés en espérance. (Jean Calvin) Commentaires sur Colossiens 3:3

 

 

La nature de la foi est de s’assurer et de se reposer sur les biens que nos yeux ne voient pas. La foi ne se mesure pas par le regard charnel ; elle a des yeux qui voient le royaume invisible et qui se contentent du miroir de sa Parole. (Jean Calvin)

 

 

Les principes de la Bible ne changent pas ; ils sont absolus. Les références quant au bien et au mal s'y trouvent, en dépit de tout ce que peuvent en dire les hommes. Les seuls critères véritables et sûrs quant au bien et au mal sont les principes de l'Ecriture. Le conseil de la Bible est infaillible. (J. Palmer)

 

 

Ceux qui viennent vraiment à Dieu pour la miséricorde, viennent comme des mendiants, et non comme des créanciers ; ils viennent pour la clémence, pour la grâce souveraine, et non pour quelque chose qui est dû. (Jonathan Edwards)

 

 

La foi n'a rien à voir avec les sentiments ou les impressions, les improbabilités ou les expériences extérieures. Si nous désirons associer la foi avec de telles choses, alors nous ne nous reposons plus sur la Parole de Dieu, parce que la foi n'a besoin de rien de la sorte. La foi repose sur la Parole nue de Dieu. Quand nous Le prenons à Sa Parole, le cœur est en paix. (Georg Müller)

 

 

Savoir que Dieu sait tout de moi et que pourtant il m'aime tout de même est ma consolation ultime. (R.C. Sproul)

 

 

«Si nous disons que nous n’avons pas péché, sa parole n’est pas en nous». Nous profitons de la Parole divine quand nous sommes humiliés, en sorte que gémissant sous le poids du péché, nous recourons à la miséricorde de Dieu et ne nous reposons ailleurs qu’en la bonté paternelle de Dieu. (Jean Calvin)

 

 

Vous trouverez toute la vraie théologie résumée dans ces deux phrases courtes : le salut est tout de la grâce de Dieu. La damnation est toute la volonté de l'homme. (Charles Spurgeon)

 

 

 

La moralité ne sera d'aucun secours pour tout salut éternel. (Charles Spurgeon)

 

Un accident peut m'arriver, mais rien ne peut m'arriver par accident. (Mike Evans)

 

 

Dieu, dans tous les âges, dans son tendre soin pour ses églises et ses vérités, a toujours qualifié et excité ses serviteurs pour la défense de ses précieuses vérités, contre les erreurs et les hérésies qui les ont assaillies successivement…Quand, ou en tout lieu, des erreurs venimeuses, et des hérésies mortelles se présentent, il a ses serviteurs à portée de main avec des antidotes contre eux…Ainsi le souci de la Providence, dans tous les siècles, a été aussi bien montré dans la protection de l’église contre les dangers qui ont surgi de faux frères en son sein, tout comme de ses ennemis jurés, la persécutant du dehors; et, si cela n’avait pas été le cas, les mauvaises herbes des hérésies et des erreurs auraient depuis longtemps, envahi et étouffé le blé, et rendu l’église stérile. (John Flavel)

 

Frustrer l'efficacité humaine est l'un des principaux moyens par lequel la Grâce de Dieu nous sanctifie et nous fait dépendre de Lui. (John Piper)

 

 

"Peut-être leur supplication tombera-t-elle en face de Dieu." (Jérémie 36/7). L'Ecriture dit que la prière monte et qu'elle tombe : l'un et l'autre conviennent très bien. Car la prière ne peut être bien dressée si l'homme ne monte et qu'il ne tombe. Ces choses semblent bien être contraires, mais elles s'accordent aisément, et même on ne peut pas les séparer. Car il y a deux choses nécessaires à la prière, la foi et l'humilité. Par la foi nous nous élevons à Dieu et par humilité nous sommes prosternés. Ainsi donc, la prière est élevée en haut par la foi, mais elle tombe bas en terre par humilité, parce que la crainte doit être conjointe avec la foi. Et comme la foi engendre en nos cœurs une gaieté et une joie par confiance, ainsi semblablement la conscience nous abat et prosterne. (Jean Calvin)

 

 

L'humilité n'est pas quelque chose que nous apportons à Dieu : c'est simplement le sentiment de notre absolu néant, qui s'empare de nous quand nous voyons combien il est vrai que Dieu est tout. Alors nous avons soif de disparaître pour que Dieu soit tout. (A. Murray)

 

 

Dieu juge avec Amour, les hommes avec malice. (Johan Falkberget)

 

L’amour chrétien est sans doute difficilement conciliable avec la profession de doctrines antichrétiennes ; mais la connaissance et la défense de la vérité qui ne sont pas accompagnées de l’amour chrétien n’ont que les apparences de la foi : l’orthodoxie n’est pas la piété (L. Burnier)

 

 

Naître à la Foi Chrétienne vivante enclenche une querelle permanente à l'intérieur de nous-mêmes. On doit combattre le péché, si on veut être Ami de Dieu. (John Charles Ryle)

 

 

Ce n'est pas tomber dans l'eau qui noie, mais rester dedans sans se débattre. Ce n'est pas tomber dans le péché qui condamne, mais rester dedans sans repentance. (Thomas Watson)

 

 

Quand une personne dit : "tout ce que j'ai besoin de savoir, c'est Jésus. La doctrine n'est pas importante." Nous devrions immédiatement demander en réponse : "Qui est Jésus ?". Au moment où une personne commence à répondre à cette question, la personne est inéluctablement, inévitablement impliquée dans la doctrine. (R.C. Sproul)

 

 

En regardant Jésus. Le devoir, le privilège, la sécurité, le bonheur indicible d'un croyant sont tous compris dans cette seule phrase. (John Newton)

 

 

Meurtrier de la pensée, c'est l'âge de l'amusement excessif. Tout le monde aspire à cela, comme un bébé à son hochet. Dans les années plus sobres de nos pères, hommes et femmes avaient mieux à faire que de vivre pour des sports idiots. Les épines étouffent l’âge. (Charles Spurgeon)

 

 

L'important n'est pas de savoir lire mais de savoir ce qu'on lit, de raisonner sur ce qu'on lit, d'exercer un esprit critique sur la lecture. En dehors de cela, la lecture n'a aucun sens. (Jacques Ellul)

 

 

Dieu veut que la charité mutuelle règne entre nous de telle façon que Dieu soit préféré. Il conjoint avec l’amour de Dieu l’observation de la loi, et à bon droit. Il faut que celui qui l’aime ait ses affections formées et dressées en l’obéissance de la justice. Commentaires sur 1 Jean 2-2. (Jean Calvin)

 

 

Vous êtes des mots de passe, de la recherche et de l'enseignement de ce que la Bible dit est vrai, et pas que vous voulez que la Bible soit vraie. (R.C. Sproul)  

 

 

Je ne prie pas pour que ma mort soit sans douleurs, mais pour qu'elle soit sans doutes. (John Piper)

 

 

 

 

bible
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31 octobre 2018 3 31 /10 /octobre /2018 20:10
Bonne fête de la Réformation

La fête de la Réformation, le dernier dimanche d’octobre, remonte à 1617, date où le prince électeur du Palatinat, calviniste, inaugura une célébration à l’occasion du centenaire de l’affichage, devenu déjà emblématique, des 95 thèses de Luther sur les indulgences le 31 octobre 1517.

 

Ce geste est considéré comme le point de départ de la Réformation.

 

Il est aujourd’hui un rappel des grands principes du protestantisme :

solas
Croix Huguenote

 

La fête de la Réformation (aussi appelée fête de la Réforme) est donc une fête célébrée le 31 octobre en commémoration de la Réforme Protestante, particulièrement par les communautés Protestantes Luthériennes, mais également par de nombreuses Eglises Réformées, Presbytériennes et bien d'autres ancrés à la Réforme

 

Le 31 octobre 1517, Martin Luther placarde ses 95 Thèses condamnant la vente d’indulgences sur les portes de la chapelle du château de Wittenberg en Saxe, donnant le coup d’envoi de la Réformation Protestante, marquant sa rupture avec le catholicisme.

 

Le commerce des indulgences consistait du principe à  la récolte par le clergé d'aumônes contre la promesse d'un allègement des peines qui "attendent" les pécheurs au purgatoire, antichambre du Paradis.

 

Le commerce des indulgences venait de la possibilité dans l'église catholique romaine d'acheter des indulgences (du latin indulgere, « accorder »), c'est-à-dire la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché pardonné.

 

Cette pratique qui remonte au iiie  siècle reçoit une définition juridique dans les décrétales pontificales au xiie siècle.

 

L'indulgence obtenue en contrepartie d'un acte de piété (pèlerinage, prière, mortification, don) au cours du temps s'est et s'était allègrement transformée en un commerce bien lucratif.

 

L'affaire du commerce des indulgences fut le déclencheur de la Réforme Protestante, à une époque où le développement de l'imprimerie permettait une lecture directe de la Bible, dans toutes les langues, ce qui ouvrit la voie à une critique des croyances catholiques et des pratiques de ses prêtres.

 

Le commerce des indulgences pratiqué par Jean XXIII a été dénoncé par Jan Hus (1369-1415).

 

Il s'est développé à la fin du xve siècle dans une société dominée par la violence, les épidémies, la peur de la mort et de l'enfer.

 

Les bandes de mercenaires (Guerres d'Italie) massacrent les plus faibles avant d'acheter leur entrée au purgatoire ou au paradis.

 

C'est le mérite par les œuvres de l'église, qu'ils financent.

 

Les Protestants l'appellent commerce des indulgences et y voient un cercle vicieux violence-pardon.

 

Martin Luther rédige contre les indulgences ses 95 thèses qu'il affiche le 31 octobre 1517 sur la porte du château de Wittemberg.

 

Le texte s’en prend ouvertement au commerce des indulgences et affirme avec force que nous sommes sauvés non par des dons en argent ou des messes dites en notre nom, mais par la Seule Grâce de Dieu.

 

Luther affirme sa Foi en la prédestination, Volonté Divine Secrète qu'il oppose à la prétention des prêtres à pouvoir monnayer l'accès au paradis en désignant qui peut y entrer.

 

Des millions de messes sont dites chaque année par les prêtres, contre rétribution, pour des particuliers.

 

Seuls les plus riches pouvaient en quelque sorte se payer l'espoir d'accéder au Paradis quoi qu'il arrive.

 

Certains prêtres vivaient dans le luxe, revendaient à d'autres leur droit à dire des messes, et ne mettaient même plus les pieds dans leurs paroisses.

 

La plus célèbre des indulgences est celle qui fut accordée à quiconque aidera à la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome.

 

Cela me fait mal et me rend malade.
Ils croient que les âmes seront tirées du purgatoire dès qu’ils auront mis l’argent dans les coffres. Ils croient que l’indulgence est assez puissante pour sauver le plus grand pécheur, (…).

Lettre de Luther à Albert, archevêque de Mayence, le 31 octobre 1517

C'est un rempart que Notre Dieu

32 .Tous ceux qui pensent gagner le ciel moyennant les lettres de pardon délivrées par les hommes s’en iront en enfer avec ceux qui les endoctrinent ainsi.

Martin Luther

95 thèses martin luther

Martin Luther dénonce à la fois les indulgences pour les âmes du Purgatoire (thèses 8–29) et celles en faveur des vivants (thèses 30–68).

 

Dans le premier cas, les morts étant morts, ils ne sont plus tenus par les décrets canoniques (remise en cause du Purgatoire lui-même).

 

À ce sujet, Luther s'élève également contre le marchandage des indulgences et accuse l'Église de profiter de la peur de l'Enfer.

-----

Par amour pour la vérité et dans le but de la préciser, les thèses suivantes seront soutenues à Wittemberg, sous la présidence du Révérend Père Martin LUTHER, ermite augustin, maître es Arts, docteur et lecteur de la Sainte Théologie.

Celui-ci prie ceux qui, étant absents, ne pourraient discuter avec lui, de vouloir bien le faire par lettres. Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ.

Amen.

 

 

1. En disant : Faites pénitence, notre Maître et Seigneur Jésus-Christ a voulu que la vie entière des fidèles fût une pénitence.

 

2. Cette parole ne peut pas s'entendre du sacrement de la pénitence, tel qu'il est administré par le prêtre, c'est à dire de la confession et de la satisfaction.

 

3. Toutefois elle ne signifie pas non plus la seule pénitence intérieure ; celle-ci est nulle, si elle ne produit pas au dehors toutes sortes de mortifications de la chair.

 

4. C'est pourquoi la peine dure aussi longtemps que dure la haine de soi-même, la vraie pénitence intérieure, c'est à dire jusqu'à l'entrée dans le royaume des cieux.

 

5. Le pape ne veut et ne peut remettre d'autres peines que celles qu'il a imposées lui-même de sa propre autorité ou par l'autorité des canons.

 

6. Le pape ne peut remettre aucune peine autrement qu'en déclarant et en confirmant que Dieu l'a remise ; à moins qu'il ne s'agisse des cas à lui réservés. Celui qui méprise son pouvoir dans ces cas particuliers reste dans son péché.

 

7. Dieu ne remet la coulpe à personne sans l'humilier, l'abaisser devant un prêtre, son représentant.

 

8. Les canons pénitentiels ne s'appliquent qu'aux vivants ; et d'après eux, rien ne doit être imposé aux morts.

 

9. Voilà pourquoi le pape agit selon le Saint-Esprit en exceptant toujours dans ses décrets l'article de la mort et celui de la nécessité.

 

10. Les prêtres qui, à l'article de la mort, réservent pour le Purgatoire les canons pénitentiels, agissent mal et d'une façon inintelligente.

 

11. La transformation des peines canoniques en peines du Purgatoire est une ivraie semée certainement pendant que les évêques dormaient.

 

12. Jadis les peines canoniques étaient imposées non après, mais avant l'absolution, comme une épreuve de la véritable contrition.

 

13. La mort délie de tout ; les mourants sont déjà morts aux lois canoniques, et celles-ci ne les atteignent plus.

 

14. Une piété incomplète, un amour imparfait donnent nécessairement une grande crainte au mourant. Plus l'amour est petit, plus grande est la terreur.

 

15. Cette crainte, cette épouvante suffit déjà, sans parler des autres peines, à constituer la peine du Purgatoire, car elle approche le plus de l'horreur du désespoir.

 

16. Il semble qu'entre l'Enfer, le Purgatoire et le Ciel il y ait la même différence qu'entre le désespoir, le quasi-désespoir et la sécurité.

 

17. Il semble que chez les âmes du Purgatoire l'Amour doive grandir à mesure que l'horreur diminue.

 

18. Il ne paraît pas qu'on puisse prouver par des raisons, ou par les Ecritures que les âmes du Purgatoire soient hors d'état de rien mériter ou de croître dans la charité.

 

19. Il n'est pas prouvé non plus que toutes les âmes du Purgatoire soient parfaitement assurées de leur béatitude, bien que nous-mêmes nous en ayons une entière assurance.

 

20. Donc, par la rémission plénière de toutes les peines, le Pape n'entend parler que de celles qu'il a imposées lui-même, et non pas toutes les peines en général.

 

21. C'est pourquoi les prédicateurs des Indulgences se trompent quand ils disent que les indulgences du Pape délivrent l'homme de toutes les peines et le sauvent.

 

22. Car le Pape ne saurait remettre aux âmes du Purgatoire d'autres peines que celles qu'elles auraient dû souffrir dans cette vie en vertu des canons.

 

23. Si la remise entière de toutes les peines peut jamais être accordée, ce ne saurait être qu'en faveur des plus parfaits, c'est-à-dire du plus petit nombre.

 

24. Ainsi cette magnifique et universelle promesse de la rémission de toutes les peines accordées à tous sans distinction, trompe nécessairement la majeure partie du peuple.

 

26. Le même pouvoir que le Pape peut avoir, en général, sur le Purgatoire, chaque évêque le possède en particulier dans son diocèse, chaque pasteur dans sa paroisse.

 

26. Le Pape fait très bien de ne pas donner aux âmes le pardon en vertu du pouvoir des clefs qu'il n'a pas , mais de le donner par le mode de suffrage.

 

27. Ils prêchent des inventions humaines, ceux qui prétendent qu'aussitôt que l'argent résonne dans leur caisse, l'âme s'envole du Purgatoire.

 

28. Ce qui est certain, c'est qu'aussitôt que l'argent résonne, l'avarice et la rapacité grandissent. Quant au suffrage de l'Eglise, il dépend uniquement de la bonne volonté de Dieu.

 

29. Qui sait si toutes les âmes du Purgatoire désirent être délivrées, témoin de ce qu'on rapporte de Saint Séverin et de Saint Paul Pascal.

 

30. Nul n'est certain de la vérité de sa contrition ; encore moins peut-on l'être de l'entière rémission.

 

31 Il est aussi rare de trouver un homme qui achète une vraie indulgence qu'un homme vraiment pénitent.

 

32. Ils seront éternellement damnés avec ceux qui les enseignent, ceux qui pensent que des lettres d'indulgences leur assurent le salut.

 

33. On ne saurait trop se garder de ces hommes qui disent que les indulgences du Pape sont le don inestimable de Dieu par lequel l'homme est réconcilié avec lui.

 

34. Car ces grâces des indulgences ne s'appliquent qu'aux peines de la satisfaction sacramentelle établies par les hommes.

 

35. Ils prêchent une doctrine antichrétienne ceux qui enseignent que pour le rachat des âmes du Purgatoire ou pour obtenir un billet de confession, la contrition n'est pas nécessaire.

 

36. Tout chrétien vraiment contrit a droit à la rémission entière de la peine et du péché, même sans lettre d'indulgences.

 

37. Tout vrai chrétien, vivant ou mort, participe à tous les biens de Christ et de l'Eglise, par la grâce de Dieu, et sans lettres d'indulgences.

 

38. Néanmoins il ne faut pas mépriser la grâce que le Pape dispense ; car elle est, comme je l'ai dit, une déclaration du pardon de Dieu.

 

39. C'est une chose extraordinairement difficile, même pour les plus habiles théologiens, d'exalter en même temps devant le peuple la puissance des indulgences et la nécessité de la contrition.

 

40. La vraie contrition recherche et aime les peines ; l'indulgence, par sa largeur, en débarrasse, et à l'occasion, les fait haïr.

 

41. Il faut prêcher avec prudence les indulgences du Pape, afin que le peuple ne vienne pas à s'imaginer qu'elles sont préférables aux bonnes oeuvres de la charité.

 

42. Il faut enseigner aux chrétiens que dans l'intention du Pape, l'achat des indulgences ne saurait être comparé en aucune manière aux oeuvres de miséricorde.

 

43. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui donne aux pauvres ou prête aux nécessiteux fait mieux que s'il achetait des indulgences.

 

44. Car par l'exercice même de la charité, la charité grandit et l'homme devient meilleur. Les indulgences au contraire n'améliorent pas ; elles ne font qu'affranchir de la peine.

 

45. Il faut enseigner aux chrétiens que celui qui voyant son prochain dans l'indigence, le délaisse pour acheter des indulgences, ne s'achète pas l'indulgence du Pape mais l'indignation de Dieu.

 

46. Il faut enseigner aux chrétiens qu'à moins d'avoir des richesses superflues, leur devoir est d'appliquer ce qu'ils ont aux besoins de leur maison plutôt que de le prodiguer à l'achat des indulgences.

 

47. Il faut enseigner aux chrétiens que l'achat des indulgences est une chose libre, non commandée.

 

48. Il faut enseigner aux chrétiens que le Pape ayant plus besoin de prières que d'argent demande, en distribuant ses indulgences plutôt de ferventes prières que de l'argent.

 

49. Il faut enseigner aux chrétiens que les indulgences du Pape sont bonnes s'ils ne s'y confient pas, mais des plus funestes, si par elles, ils perdent la crainte de Dieu.

 

50. Il faut enseigner aux chrétiens que si le Pape connaissait les exactions des prédicateurs d'indulgences, il préfèrerait voir la basilique de Saint-Pierre réduite en cendres plutôt qu'édifiée avec la chair, le sang, les os de ses brebis.

 

51. Il faut enseigner aux chrétiens que le Pape, fidèle à son devoir, distribuerait tout son bien et vendrait au besoin l'Eglise de Saint-Pierre pour la plupart de ceux auxquels certains prédicateurs d'indulgences enlèvent leur argent.

 

52. Il est chimérique de se confier aux indulgences pour le salut, quand même le commissaire du Pape ou le Pape lui-même y mettraient leur âme en gage.

 

53. Ce sont des ennemis de Christ et du Pape, ceux qui à cause de la prédication des indulgences interdisent dans les autres églises la prédication de la parole de Dieu.

 

54. C'est faire injure à la Parole de Dieu que d'employer dans un sermon autant et même plus de temps à prêcher les indulgences qu'à annoncer cette Parole.

 

55. Voici quelle doit être nécessairement la pensée du Pape ; si l'on accorde aux indulgences qui sont moindres, une cloche, un honneur, une cérémonie, il faut célébrer l'Evangile qui est plus grand, avec cent cloches, cent honneurs, cent cérémonies.

 

56. Les trésors de l'Eglise, d'où le Pape tire ses indulgences, ne sont ni suffisamment définis, ni assez connus du peuple chrétien.

 

57. Ces trésors ne sont certes pas des biens temporels ; car loin de distribuer des biens temporels, les prédicateurs des indulgences en amassent plutôt.

 

58. Ce ne sont pas non plus les mérites de Christ et des saints ; car ceux-ci, sans le Pape, mettent la grâce dans l'homme intérieur, et la croix, la mort et l'enfer dans l'homme intérieur.

 

59. Saint Laurent a dit que les trésors de l'Eglise sont ses pauvres. En cela il a parlé le langage de son époque.

 

60. Nous disons sans témérité que ces trésors, ce sont les clefs données à l'Eglise par les mérites du Christ.

 

61. Il est clair en effet que pour la remise des peines et des cas réservés, le pouvoir du Pape est insuffisant.

 

62. Le véritable trésor de l'Eglise, c'est le très-saint Evangile de la gloire et de la grâce de Dieu.

 

63. Mais ce trésor est avec raison un objet de haine car par lui les premiers deviennent les derniers.

 

64. Le trésor des indulgences est avec raison recherché ; car par lui les derniers deviennent les premiers.

 

65. Les trésors de l'Evangile sont des filets au moyen desquels on pêchait jadis des hommes adonnés aux richesses.

 

66. Les trésors des indulgences sont des filets avec lesquels on pêche maintenant les richesses des hommes.

 

67. Les indulgences dont les prédicateurs vantent et exaltent les mérites ont le très grand mérite de rapporter de l'argent.

 

68. Les grâces qu'elles donnent sont misérables si on les compare à la grâce de Dieu et à la piété de la croix.

 

69. Le devoir des évêques et des pasteurs est d'admettre avec respect les commissaires des indulgences apostoliques.

 

70. Mais c'est bien plus encore leur devoir d'ouvrir leurs yeux et leurs oreilles, pour que ceux-ci ne prêchent pas leurs rêves à la place des ordres du Pape.

 

71. Maudit soit celui qui parle contre la vérité des indulgences apostoliques.

 

72. Mais béni soit celui qui s'inquiète de la licence et des paroles impudentes des prédicateurs d'indulgences.

 

73. De même que le Pape excommunie justement ceux qui machinent contre ses indulgences,

 

74. Il entend à plus forte raison excommunier ceux qui, sous prétexte de défendre les indulgences, machinent contre la sainte charité et contre la vérité.

 

75. C'est du délire que d'exalter les indulgences du Pape jusqu'à prétendre qu'elles délieraient un homme qui, par impossible, aurait violé la mère de Dieu.

 

76. Nous prétendons au contraire que, pour ce qui est de la coulpe, les indulgences ne peuvent pas même remettre le moindre des péchés véniels.

 

77. Dire que Saint Pierre, s'il était Pape de nos jours, ne saurait donner des grâces plus grandes, c'est blasphémer contre Saint Pierre et contre le Pape.

 

78. Nous disons au contraire que lui ou n'importe quel pape possède des grâces plus hautes, savoir : l'Evangile, les vertus, le don des guérisons, etc...(d'après 1 Cor. 12).

 

79. Dire que la croix ornée des armes du Pape égale la croix du Christ, c'est un blasphème.

 

80. Les évêques, les pasteurs, les théologiens qui laissent prononcer de telles paroles devant le peuple en rendront compte.

 

81. Cette prédication imprudente des indulgences rend bien difficile aux hommes même les plus doctes, de défendre l'honneur du Pape contre les calomnies ou même contre les questions insidieuses des laïques.

 

82. Pourquoi, disent-ils, pourquoi le Pape ne délivrent-ils pas d'un seul coup toutes les âmes du Purgatoire, pour les plus justes des motifs, par sainte charité, par compassion pour leurs souffrances, tandis qu'il en délivre à l'infini pour le motif le plus futile, pour un argent indigne, pour la construction de sa basilique ?

 

83. Pourquoi laisse-t-il subsister les services et les anniversaires des morts ? Pourquoi ne rend-il pas ou ne permet-il pas qu'on reprenne les fondations établies en leur faveur, puisqu'il n'est pas juste de prier pour les rachetés.

 

84. Et encore : quelle est cette nouvelle sainteté de Dieu et du Pape que, pour de l'argent, ils donnent à un impie, à un ennemi le pouvoir de délivrer une âme pieuse et aimée de Dieu, tandis qu'ils refusent de délivrer cette âme pieuse et aimée, par compassion pour ses souffrances, par amour et gratuitement ?

 

85. Et encore : pourquoi les canons pénitentiels abrogés de droit et éteints par la mort se rachètent-ils encore pour de l'argent, par la vente d'une indulgence, comme s'ils étaient encore en vigueur ?

 

86. Et encore : pourquoi le Pape n'édifie-t-il pas la basilique de Saint-Pierre de ses propres deniers, plutôt qu'avec l'argent des pauvres fidèles, puisque ses richesses sont aujourd'hui plus grandes que celles de l'homme le plus opulent ?

 

87. Encore : pourquoi le Pape remet-il les péchés ou rend-il participants de sa grâce ceux qui par une contrition parfaite ont déjà obtenu une rémission plénière et la complète participation à ces grâces ?

 

88. Encore : ne serait-il pas d'un plus grand avantage pour l'Eglise, si le Pape, au lieu de distribuer une seule fois ses indulgences et ses grâces, les distribuait cent fois par jour et à tout fidèle ?

 

89. C'est pourquoi si par les indulgences le Pape cherche plus le salut des âmes que de l'argent, pourquoi suspend-il les lettres d'indulgences qu'il a données autrefois, puisque celles-ci ont même efficacité ?

 

90. Vouloir soumettre par la violence ces arguments captieux des laïques, au lieu de les réfuter par de bonnes raisons, c'est exposer l'Eglise et le Pape à la risée des ennemis et c'est rendre les chrétiens malheureux.

 

91. Si, par contre, on avait prêché les indulgences selon l'esprit et le sentiment du Pape, il serait facile de répondre à toutes ces objections ; elles n'auraient pas même été faites.

 

92. Qu'ils disparaissent donc tous, ces prophètes qui disent au peuple de Christ : "Paix, paix" et il n'y a pas de paix !

 

93. Bienvenus au contraire les prophètes qui disent au peuple de Christ : "Croix, croix" et il n'y a pas de croix !

 

94. Il faut exhorter les chrétiens à s'appliquer à suivre Christ leur chef à travers les peines, la mort et l'enfer.

 

95. Et à entrer au ciel par beaucoup de tribulations plutôt que de se reposer sur la sécurité d'une fausse paix.

« Avant la lumière de l’Evangile, j’ai été attaché avec zèle aux lois papistiques et aux traditions des Pères autant que n’importe qui et je les ai défendues avec grand sérieux comme saintes et nécessaires au salut. Avec tout le soin dont j’étais capable, je me suis efforcé de les observer par le jeûne, les veilles, les oraisons et autres exercices, en macérant mon corps plus que tout ceux qui aujourd’hui me haïssent si violemment et me persécutent, parce que je leur enlève la gloire de se justifier. »

Luther, Commentaire sur l’Epître aux Galates, 1531

Pères de la Réforme (Suisse)

Pères de la Réforme (Suisse)

Interprété par la Chorale de la Communauté Protestante Timothée d'Anduze

Nous croyons que, par le sacrifice unique que le Seigneur Jésus a offert sur la croix, nous sommes réconciliés avec Dieu, afin d'être tenus pour justes devant lui et considérés comme tels. Nous ne pouvons, en effet, lui être agréable et participer à son adoption que s'il nous pardonne nos fautes et les ensevelit. Nous affirmons donc que Jésus Christ est notre intégrale et parfaite purification, qu'en sa mort nous avons une totale réparation pour nous acquitter de nos forfaits et des iniquités dont nous sommes coupables, et que nous ne pouvons être délivrés que par ce moyen.

Confession de La Rochelle, article 17

Bonne fête de la Réformation

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Bible
Croix Protestante

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 20:32
Jean Calvin : la vraie religion

Le cœur fidèle ne se forge point un Dieu tel quel à la volée, mais il regarde Celui qui est Seul et Vrai Dieu et ne Lui attribue point tout ce que bon lui semble, mais est content de L’avoir tel qu’Il se manifeste, se gardant toujours diligemment de ne sortir point hors de Sa Volonté par audacieuse outrecuidance.

 

L’ayant ainsi connu, pour ce qu’il entend que, par Sa Providence, il modère toutes choses, il se confie de L’avoir pour Tuteur et Protecteur, et pourtant se commet en Sa Garde, d’autant qu’il Le connaît être Auteur de Tout bien; s’il est pressé de quelque nécessité, incontinent il se retire à Son Secours et, ayant invoqué Son Nom, attend aide de Lui; d’autant qu’il est persuadé de Sa Bonté et Bénignité, il se repose sûrement en Sa Clémence et ne doute point d’avoir toujours à toutes ses misères remède appareille à la Miséricorde d’icelui.

 

En tant qu’il Le reconnaît Seigneur et Père, il Le répute être digne duquel au commandement il s’adonne, duquel il révère La Majesté, duquel il tâche d’avancer la gloire, duquel il suive La Volonté.

 

En tant qu’il Le voit être Juste Juge, lequel fera une fois vengeance sur tous transgresseurs, il se propose toujours Son Trône devant les yeux afin d’être retiré de tout ce qui provoque Son Ire.

 

Néanmoins, il n’est pas tellement étonné en pensant à Son Jugement qu’il s’en veuille soustraire, même quand il aurait moyen d’évader.

 

Mais au contraire ne le reçoit pas moins volontiers pour Correcteur des méchants que pour Rémunérateur des bons, vu qu’il connaît n’appartenir moins à Sa Gloire, qu’Il fasse punition des mauvais et iniques que de rétribuer le loyer de la vie éternelle aux fidèles.

 

Davantage, il n’est pas réprimé par la seule crainte de Sa Vengeance pour ne point pécher, mais d’autant qu’il L’aime et révère comme Son Père et Le craint comme Son Seigneur, même quand il n’y aurait nul enfer, si a-t-il horreur de L’offenser.

 

Voilà que c’est de pure et vraie religion, c’est à savoir la foi conjointe avec crainte de Dieu non feinte, tellement que sous le nom de crainte soit comprise tant la dilection de Sa Justice qu’Il a ordonnée par Sa Loi que la révérence qui est, volontairement et de courage entier, portée à Sa Majesté.

 

Or donc si nous sommes tous nés à cette condition de connaître Dieu (et la connaissance d’icelui est vaine et infructueuse sinon qu’elle vienne jusques à ce point-là), il est manifeste que tous ceux qui n’adressent point à ce but toutes les cogitations et actions de leur vie, déclinent et défaillent de l’ordre de leur création.

 

Ce qui n’a même été inconnu des philosophes, car autre chose n’a entendu dire Platon quand par plusieurs fois il a enseigné que le souverain bien de l’âme est la similitude de Dieu, quand, étant parvenue à la vraie contemplation d’icelui, est en lui du tout transformée.

 

Par quoi Grylus argue très sagement en Plutarque quand il tient que, si la religion était ôtée de la vie des hommes non seulement ils n’auraient nulle excellence par-dessus les bêtes brutes, mais en plusieurs manières seraient beaucoup plus misérables.

 

À savoir d’autant qu’étant sujets à tant d’espèces de maux, mènent une vie laborieuse et sans repos.

 

Pour ce qu’il n’y a que la seule connaissance de Dieu qui les rende supérieurs, par laquelle ils peuvent aspirer à l’immortalité.

 

PRIÈRE

 

Maintiens Ta Grâce aux hommes droits ;

Donne à qui aime et suit Ta Voix L’appui de Ta Justice.

Garde-moi de tomber aux mains

De ces méchants, de ces hautains,

De peur que je faiblisse.

Car ils voudraient chasser les tiens,

Les séparer de Leur Soutien,

De leur Seule Assurance.

C’est fait !

Tu les as renversés

Ils ne pourront se relever.

Gloire à Ta Délivrance. 

 
 
 
 
Jean Calvin, 

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refuge protestant
Lecture : Esaïe 41

 

 

 

 

Source :ressourceschretiennes.com

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:12
Jean Calvin, Lettre à l’Amiral de Coligny

Si nous reconnaissons combien nous sommes attachés au monde, il est bien vrai que nous devons en être détachés par les avertissements de Dieu.

 

Alors que restera-t-il de notre orgueil et de notre présomption ?

 

Il faut donc bien que Dieu nous humilie.

 

Comme nous sommes fort enclins par nature à nous exalter et à nous attribuer puissance et vertu si notre faiblesse ne nous est pas montrée à l’œil nu, nous nous croyons extrêmement forts et ne doutons pas de pouvoir surmonter toutes les difficultés qui pourraient advenir.

 

Après quoi, nous sommes si sûrs de nous que nous en arrivons à penser que nous nous débrouillons parfaitement sans la Grâce de Dieu.

 

Dieu nous afflige ?

 

Pensons à ce que nous étions en train d’oublier : à savoir que nous ne sommes que corruption et que vent ; au contraire, les hommes à qui tout réussit s’enivrent, s’égayent et vivent dans un tourbillon.

 

Dieu ne peut pas mieux rabattre notre outrecuidance qu’en nous montrant par expérience combien il y a en nous non seulement de faiblesse, mais même de fragilité.

 

Ainsi, Il nous afflige soit par le déshonneur, soit par la pauvreté ou la maladie ou la perte d’un parent ou tout autre malheur ; et aussitôt nous voilà abattus parce que nous n’avons pas en nous-mêmes la force de tenir bon.

 

Et alors, étant humiliés, nous apprenons à implorer Sa Force qui, Seule, nous fait résister et tenir ferme sous le poids de tels fardeaux.

 

Je vous prie de penser aussi que Dieu, en vous envoyant cette affliction [la captivité], a voulu vous retirer à l’écart pour être mieux écouté…

 

Car, vous savez bien, monseigneur, combien il est difficile au milieu des honneurs, richesses et puissants de ce monde, de Lui prêter l’oreille, parce qu’on est par trop distrait, de-ci de-là, et comme absent, jusqu’à ce qu’il use de tels moyens pour rassembler ceux qui sont à lui…

 

Et voilà pourquoi, monseigneur, je vous prie, puisque Dieu vous donne l’occasion de vous mettre à son école comme s’Il voulait vous donner un cours particulier en tête- à-tête, d’être bien attentif et de goûter mieux que jamais le suc de Son Enseignement ; et puisqu’elle nous doit être infiniment précieuse et aimable, employez-vous assidûment à lire Sa Sainte Parole pour en recevoir instruction et vous enraciner en la foi vive, afin d’être confirmé pour le reste de votre vie dans le combat contre toutes les tentations.

 

Jean Calvin,

Lettre à l’Amiral de Coligny

 

 

 

 

 

PRIÈRE

 

Quand tu veux éprouver notre âme, comme au creuset l’or ou l’argent, Tu nous fais traverser la flamme, tu fais déborder les torrents. Mais, Seigneur, tu maintiens nos têtes au-dessus des flots déchaînés, Dans le fracas de la tempête tu soutiens nos cœurs effrayés.

 

 

 

 

 

 

 

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Source :  www.ressourceschretiennes.com Aujourd’hui devant Dieu. Perspectives Réformées,

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 07:54
Accepter nos épreuves avec foi par Jean Calvin,

Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par Notre Seigneur Jésus Christ, à qui nous devons d'avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l'espérance de la Gloire de Dieu. Bien plus, nous nous glorifions même des afflictions, sachant que l'affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l'épreuve, et cette victoire l'espérance. Or, l'espérance ne trompe point, parce que l'Amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit qui nous a été donné. (Romains 5:1-5 )

 

Nul n’a dûment renoncé à soi-même, sinon quand il s’est tellement résigné à Dieu qu’il souffre volontairement toute sa vie être gouvernée au plaisir d’icelui.

 

Celui qui aura une telle affection, quelque chose qu’il advienne, jamais ne se réputera malheureux, et ne se plaindra point de sa condition comme pour taxer Dieu obliquement.

 

Or combien cette affection est nécessaire, il apparaîtra si nous considérons à combien d’accidents nous sommes sujets.

 

Il y a mille maladies qui nous molestent assidûment les unes après les autres.

 

Maintenant la peste nous tourmente, maintenant la guerre, maintenant une gelée ou une grêle nous apporte stérilité et par conséquent nous menace d’indigence ; maintenant par mort nous perdons femme, enfants ou autres parents ; aucune fois le feu se mettra en notre maison.

 

Ces choses font que les hommes maudissent leur vie, détestent le jour de leur nativité, ont en exécration le ciel et la lumière, détractent [accusent injustement] Dieu et, comme ils sont éloquents à blasphémer, l’accusent d’injustice et de cruauté.

 

Au contraire, il faut que l’homme fidèle contemple, même en ces choses, la Clémence de Dieu et sa Bénignité Paternelle.

 

Pourtant, soit qu’il se voit désolé par la mort de tous ses prochains et sa maison comme déserte, si ne laissera-t-il point de bénir Dieu.

 

Mais plutôt se convertira à cette cogitation que, puisque la Grâce de Dieu habite en sa maison, elle ne la laissera point désolée ; soit que ses blés et vignes soient gâtés et détruits par gelée, grêle ou autre tempête et que par cela il prévoit danger de famine, encore ne perdra point courage et ne se mécontentera point de Dieu.

 

Mais plutôt persistera en confiance ferme, disant en son cœur : nous sommes toutefois de la tutelle du Seigneur, nous sommes les brebis de sa nourriture (Ps. 79:13).

 

Quelque stérilité donc qu’il y ait, il nous donnera toujours de quoi vivre.

 

Soit qu’il endure affliction de maladie, il n’en sera point abattu par la douleur pour s’en déborder en impatience et se plaindre de Dieu.

 

Mais plutôt, en considérant la Justice et Bonté du Père céleste, en ce qu'Il le châtie, il se réduira par cela à patience.

 

PRIÈRE

Du fond de ma détresse j’espère en Ta Parole, dans l’abîme où je suis, je compte, ô Mon Sauveur, à Toi Seul je m’adresse. Qu’elle éclaire et console et les jours et les nuits mon âme en sa frayeur. Mon Dieu, prête l’oreille, j’attends plus que la garde. Au cri de ma douleur n’attend l’aube du jour ; et que ma plainte éveille mon cœur vers Toi. Regarde avec pitié, Dieu Sauveur mon coeur qui cherche Ton Secours. 

 

Amen,

 

Jean Calvin,

Institution de la religion chrétienne,

 

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 06:48
Bonne fête de la Réformation !

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Le 31 octobre 1517, Martin Luther posait sur la porte de l'église du château de Wittenberg une affiche en 95 thèses contre l'abus des indulgences.

 

Commémorer la Réforme ne saurait se limiter uniquement à l’évocation de Luther et de Calvin.

 

La Bible doit être au centre de notre mémoire et de notre identité Protestante.

 

C’est peu dire que la Bible est et ne peut être encore que la pierre-angulaire du Protestantisme, de chaque Chrétien.

 

Pour Luther, elle est à la fois le chemin et le garant du retour nécessaire à l’authenticité de l’Evangile.

 

Pour Calvin, l’expérience est tout aussi personnelle, car en étudiant la Bible, l’Écriture devient Parole.

 

Non seulement Dieu parle, mais qui plus est, Il nous parle. 

 

Le célèbre « Sola Scriptura » est un cri face à la dissolution du message Biblique dans une culture et certains milieux (évangéliques comme protestants) tout en se nommant éhontément comme chrétienne, accommodent à son goût une parole qui a perdu toute saveur.

 

Elément unificateur des Églises de la Réforme et du Protestantisme, le « Sola Scriptura » est aussi un frein à un "œcuménisme douteux".

 

« Dieu a-t-il vraiment dit… ».

 

Dieu par les réformateurs ont remis ce trésor entre nos mains.

 

À l’image de la parabole des talents, nous sommes invités à le faire fructifier.

 

C’est l’occasion de repenser au message central de l’apôtre Paul, du réformateur de Wittemberg et ce que Calvin, Zwingli, des Spurgeon, Monod, Dhombres et tant d'autres n'ont cessé de prêcher : le Salut par Grâce, par le moyen de la Foi en Christ Notre Sauveur et Seigneur.

 

Notre fidélité à la Réforme, c’est notre fidélité à la Révélation Biblique, l'attestation de ce message d’espoir, de paix et de justice, en tout temps et en tout lieu.

 

Là où notre vocation nous place et ce, pour la Seule Gloire de Dieu.

 

Bonne fête de la Réformation !

 

 

 

Refuge Protestant,

 

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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