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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 18:07
Charles Spurgeon
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Une Tempête peut en cacher une autre

 

Je n'étais qu'un tout jeune homme et j'avais déjà vécu pendant cinq ans dans la plus grande détresse morale.

 

Si quelqu'un a connu au même degré que moi la crainte de la Loi de Dieu, je puis sympathiser avec lui.

 

J'avais l'impression que le soleil avait disparu à tout jamais du ciel, que j'avais tellement péché contre Dieu qu'il n'y avait pour moi aucun espoir.

 

Je priais.

 

Le Seigneur seul sait comment je priais, mais pas un seul instant je ne fus conscient de la moindre réponse.

 

Je fouillais la Parole de Dieu : ses promesses mêmes me semblaient plus terrible que ses menaces.

 

Je lisais ce qui concernait les privilèges du peuple de Dieu ; mais j'étais persuadé que ce n'étais pas pour moi.

 

Le secret de ma détresse peut s'exprimer ainsi :

 

je ne connaissais pas l'Evangile.

 

Je fréquentais tous les lieux de culte de la ville où j'habitais, mais, sincèrement, je crois que je n'entendis pas prêcher l'Evangile dans son intégralité.

 

Je ne blême pas les prédicateurs.

 

L'un d'entre eux prêchaient sur la souveraineté absolue de Dieu.

 

J'avais plaisir à l'entendre, qu'est-ce que cela apportait à un pauvre pécheur qui désirait surtout savoir ce qu'il fallait faire pour être sauvé ?

 

- Un autre , homme admirable, prêchait toujours sur la Loi; mais à quoi bon travailler sans cesse un sol déjà labouré, au lieu d'y ajouter de la semence ?

 

Je savais qu'il était dit : " Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé " (Actes 16.31).

 

Mais je ne savais pas ce qu'était croire en Jésus-Christ.

 

Quelquefois, je pense que je serais encore aujourd'hui plongé dans les ténèbres et le désespoir, si Dieu, dans Sa Bonté, n'avait envoyé certain dimanche matin, une violente tempête de neige au moment même où je me mettais en route pour aller au culte.

 

La marche était tellement difficile que finalement, j'entrais dans une petite chapelle .

 

Il y avait dans cette chapelle douze à quinze personnes.

 

Le pasteur, sans doute empêché par la neige, ne vint pas ce jour là.

 

Il fut remplacé par un homme d'apparence bien modeste, un cordonnier, un tailleur, un artisan quelconque, que sais-je, qui monta en chaire.

 

Ce brave homme était bien obligé de s'en tenir à son texte, pour la simple raison qu'il ne pouvait rien faire d'autre.

 

Son texte était :

 

"Regardez à moi et soyez sauvés, vous tous qui habitez les extrémités de la terre" (Esaïe 45.22).

 

Il ne prononçait même pas les mots clairement ; mais cela n'avait pas beaucoup d'importance, car il y avait dans ce texte une lueur d'espérance pour moi.

 

Il commença ainsi :

 

" Mes chers amis, ceci est un texte bien simple : il nous dit " Regardez " ".

 

--Regarder ne demande pas un grand effort.

 

Il n'est n'est pas nécessaire d'avoir fait des études pour regarder.

 

N'importe qui peut le faire.

 

Il ne s'agit pas de lever un pied, ni même un doigt.

 

Il s'agit tout simplement de regarder.

 

Un enfant même peut regarder.

 

C'est ce que notre texte demande de nous.

 

Notre texte ajoute :

 

" Regardez à moi ".

 

Nombreux sont ceux, dit-il avec un fort accent de comté d'Essex, qui regardent à eux-mêmes.

 

Inutile de regarder là. Vous ne trouverez aucun réconfort en vous-mêmes.

 

D'autres regardent à Dieu le Père. Bien-sûr il faut regarder à Lui.

 

Mais pour l'instant, Jésus-Christ nous dit : " Regardez à moi ".

 

Peut-être quelqu'un parmi vous sera tenté de dire :

 

" Je dois attendre que l'Esprit fasse son œuvre en moi ".

 

Cela n'est pas notre affaire.

 

" Regardez au Christ ! " c'est Lui-même qui le dit : " Regardez-moi ".

 

Puis, reprenant son texte, le brave homme poursuivit en ces termes :

 

"Regardez à moi, je transpire des gouttes de sang. Regardez à moi, je suis cloué à la Croix. Regardez à moi, je suis mort et enseveli. Regardez à moi, je suis ressuscité! Regardez à moi, je suis assis à la droite du Père. Oh, regardez, regardez-moi ! ".

 

Parvenu à ce point, après, après avoir réussi à parler une dizaine de minutes, le prédicateur était à bout de ressources.

 

Alors fixant ses regards sur moi, placé sous les tribunes, et remarquant, à cause du petit nombre de présents que j'étais étranger, il s'écria :

 

"Vous, jeune homme, vous paraissez bien misérable ".

 

C'était vrai. j'étais bien misérable, mais je n'avais jamais été interpellé du haut de la chaire.

 

Toutefois, j'avais reçu un fameux choc.

 

Puis, poursuivant : "Vous serez misérable, toujours misérable, misérable dans la vie, misérable dans la mort, si vous n'obéissez pas à mon texte. Mais si vous obéissez maintenant, à cet instant même vous serez sauvé ".

 

Alors, il cria à haute voix: " Jeune homme, regardez Jésus, regardez maintenant ".

 

Il me fit sursauter sur mon siège. Mais je regardais à Jésus-Christ.

 

spurgeon

Charles Spurgeon

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible
Croix Huguenote

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 17:15
John Calvin
Jean CALVIN
(1509-1564)

Un humaniste français à la recherche de la vérité

Une enfance aisée

 

Jean CALVIN est né à Noyon en Picardie en 1509 d'un père notaire et conseiller juridique du diocèse de Noyon et d'une mère pieuse. Très jeune, destiné par son père à la prêtrise comme son frère aîné, il est pourvu d'un bénéfice qui le met à l'abri du besoin.

 

Un juriste qui passe à l'humanisme

 

Après des études sur place, il est envoyé à Paris au collège de la Marche puis à celui de Montaigu (où il est condisciple d'Ignace de Loyola). A la suite d'un différent entre son père et l'évêque de Noyon, son père décide de faire de son fils un juriste et Jean CALVIN va étudier à Orléans puis à Bourges avant de revenir à Paris.

Ses études de droit terminées, il se tourne vers les lettres et se fait connaître dans le monde des humanistes par un excellent Commentaire du "De clementia" de Sénèque, rédigé en 1532 à l'âge de 23 ans.

 

Un humaniste gagné à la Réforme

 

Durant ses études de droit, il est en contact avec de nombreux "luthériens", professeurs ou étudiants. Cependant, dans un premier temps, il ne semble pas que le brillant étudiant qu'est CALVIN se soit intéressé à autre chose qu'à ses études. Ce n'est qu'en 1534 qu'il passe brusquement à la Réforme, résilie son bénéfice et quitte la France après l'affaire dite "des Plaquards".

Sur sa conversion, brusque et définitive, il restera toujours discret quant à la manière dont elle s'est déroulée. Juriste et humaniste, sa soif de vérité est très forte et l'Eglise Catholique de l'époque, en pleine confusion, ne peut guère lui apporter de réponse. C'est finalement dans l'Ecriture qu'il trouvera la vérité qu'il recherche.

Sa seule ambition étant d'écrire, il se retire à Bâle où il publie son premier livre à caractère religieux en 1536 : l'Institution de la Religion Chrétienne, ouvrage qu'il retravaillera tout au long de sa vie au point de le faire passer de 6 chapîtres - en 1536 - à 80 chapîtres - en 1564. Ce livre le fait reconnaître d'emblée comme un brillant théologien de la Réforme.

 

Le théologien de la Réforme

 

Homme de la deuxième génération, il n'innove pas particulièrement. Mais ce juriste est un écrivain précis : il construit la théologie de la Réforme. L'Institution de la Religion Chrétienne comporte une théologie d'autant plus claire que c'est un ouvrage adressé à François 1er pour défendre les  "luthériens" et autres "bibliens" persécutés que le roi laisse envoyer au bûcher depuis l'affaire des Plaquards.

 

Sa théologie - comme celle de ZWINGLI - est enracinée dans une affirmation centrale : la souveraineté de Dieu qui s'exerce partout et sur toute sa création, humains compris.

 

Sa théologie est également enracinée - comme celle de LUTHER - dans une autre affirmation, corollaire de la première : l'homme n'est sauvé, justifié, que par la seule grâce de Dieu , par le moyen de la foi en Jésus-Christ.

 

Sa théologie est enfin enracinée dans une troisième affirmation qu'il partage avec LUTHER et ZWINGLI : l'autorité de la Bible est souveraine en matière de foi et de règle de vie. L'autorité de la Bible est placée au dessus de celle de l'Eglise.

 

Le théologien devient pasteur

 

Jean CALVIN, au cours d'un déplacement à Genève y est retenu comme pasteur en 1536. Chassé de la ville en 1538 par le magistrat qui ne veut pas accepter la discipline ecclésiastique qu'il propose, CALVIN se retire à Strasbourg où il exercera la charge de pasteur de la paroisse française de 1538 à 1541.

 

Pasteur de Genève et des réformés français

 

Rappelé en 1541 à Genève par les Genevois, il restera dans cette ville jusqu'à sa mort en 1564. Peu à peu, il va transformer la ville malgré l'opposition fréquente des magistrats. Il va alors mener de front un prodigieux travail d'écrivain (ouvrages de théologie, d'exégèse, de commentaires bibliques, de correspondances, etc ...), un travail de pasteur et un travail de fondateur d'un nouveau type d'homme : le calviniste.

 

Tout en assurant sa charge de pasteur de Genève, il va soutenir, par ses conseils, ses livres, ses encouragements, ses exhortations, les réformés français - ses compatriotes - pour lesquels il manifestera continuellement une grande sollicitude.

 

Un théologien européen

 

Mis à part le bref séjour de 1510 à Rome, LUTHER n'a jamais quitté l'Allemagne.

 

De même, mis à part un déplacement à Marbourg en 1529, ZWINGLI n'a jamais quitté la Suisse.

 

Jean CALVIN, par contre, a beaucoup voyagé : en plusieurs régions de France, en Suisse, en Italie à Ferrare - auprès de René de France duchesse de Ferrare, en Allemagne également - assistant aux Colloques de Hagueneau, de Worms,ou celui de Ratisbonne tenu entre catholiques et protestants en 1541 à la demande de l'Empereur d'Allemagne.

 

Cette connaissance qu'a Calvin des principaux pays européens de son temps lui sera précieuse tout au long des nombreuses relations épistolaires avec les autres Réformateurs.

 

En effet, contrairement à ce qu'on pourrait croire, la plupart des Réformateurs du XVI-ième Siècle se connaissaient et s'étaient même rencontrés au moins une fois.

 

CALVIN n'a bien sûr pas connu ZWINGLI mort avant son passage à la Réforme, et s'il n'a pas eu l'occasion de rencontrer physiquement LUTHER, les deux hommes correspondaient entre eux. Quant aux autres Réformateurs importants de l'époque, CALVIN les a tous rencontrés à l'un ou l'autre colloque.

 

Un prodigieux écrivain

 

En traduisant son Institution de la Religion Chrétienne en français dès 1541, CALVIN a contribué à fixer la langue française, alors en pleine évolution.

 

Par ailleurs, cette traduction fait de l'ouvrage le premier livre de théologie systématique traduit en langue vernaculaire et non plus en latin. Incontestablement, il ouvre ainsi une ère nouvelle qui permettra à tous ceux qui savent lire de structurer et développer leur foi à partir de la bible ou d'ouvrages de théologie (et pas seulement de piété, comme auparavant).

 

Les écrits de CALVIN, ouvrages de théologie, d'exégèse, de commentaires bibliques, de correspondances, etc ... sont très nombreux et font de lui un des écrivains les plus féconds et les plus variés du XVI-ième Siècle.

 

La mort du réformateur

 

La fin de sa vie sera attristée par les guerres de religions qui éclatent en France malgré ses avis contraires. Et au moment où il est enfin reconnu à Genève (il n'obtient le droit de bourgeoisie qu'en 1559), cette situation des réformés français le remplit de tristesse. En 1564, il s'éteint à Genève, entouré de ses principaux collaborateurs et amis au nombre desquels figure Théodore de Bèze qui lui succèdera à la tête de l'Eglise de Genève.

 

Spurgeon comme d'autres se sont appuyés sur lui dans le domaine de la foi, ramenant enfin vers la source du Christianisme du temps des Apôtres. La période huguenote lors des "dragonnades" et persécutions furent des moments riches dans le témoignage réel, la vie du chrétien (Assemblée du désert, partage de la lecture de la Bible dans les maisons, assemblées de frères...)

 

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Bible
Croix Protestante

 

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 16:39
La responsabilité du monde chrétien envers le Peuple Juif

Quelques rappels historiques qui ne seront pas le thème de ce blog, mais il convient d'être honnête de notre responsabilité, la demande de pardon envers Dieu d'un crime inommable soit à travers la persécution, les pogroms, la shoah, l'antisémitisme et l'antijudaïsme actuel à travers les siècles.

 

Bien qu'à aujourd'hui malheureusement,  le protestantisme dans certaines églises commence à renier ses liens traditionnels, aux « affinités électives » qui ont existé, dans le passé, entre le judaïsme et le protestantisme français, il n'en demeure pas moins qu'elles existent toujours, et que par le passé la Réforme Protestante a mis en évidence la corruption de l’Eglise ce qui a suscité le protestantisme, un début de retour aux sources des premiers temps, complété par d'autres Pères de l'Eglise tels Calvin, Müller, Spurgeon, Taylor.

 

L’histoire juive ne s’est pas développée dans du vide, et nous devons garder bien présent à l’esprit que les événements qui marquent l’évolution du monde ont toujours exercé un vaste impact sur les Juifs.

 

Le refus de l’anti-judaïsme et la demande de pardon (1946-1980)

 

En France, le pasteur Charles Westphal donnait le ton.

 

Dès 1947, il avait exprimé une demande de pardon :

 

"Nous ne devrions plus parler des Juifs, parler aux Juifs, que dans une grande angoisse d'humiliation et d'espérance... La question juive est la question des questions. A la manière dont ils parlent des Juifs, on peut juger sûrement de la valeur spirituelle d'un homme, d'une Eglise, d'un peuple, d'une civilisation. L'antisémitisme est, pour l'Eglise, la plus grave méconnaissance de la foi... Père Pardonne nous".

 

Pour de nombreux juifs, même éloigné du judaïsme, voire même de la tradition, le sionisme a souvent été assimilé à tort comme expansionniste... responsable encore et toujours du problème des autres dont ils ont été souvent les seuls à s'empêtrer eux mêmes.

 

Le Sionisme dérange de plus en plus le monde occidental car il met en lumière l’échec de la philosophie des Lumières : échec de l’Europe face à la question juive.

 

Le sionisme brise une soumission du juif qui a souvent fait partie de la culture européenne.

 

La libération de l’opprimé rend l’oppresseur malade.

 

Le sionisme met fin à l’errance des juifs, avec une image d’état archaïsant et raciste, qui va à l’encontre de l’idéologie actuelle du bonheur attaché au mélange des populations.

 

Le sionisme s’est créé sans base territoriale contrairement à tous les autres nationalismes.

 

Oui, il y a bien une volonté des juifs de se regrouper entre eux avant de s’ouvrir aux autres.

 

C’est le refus et le rejet de la part du monde arabe qui a contribué à faire de l’état juif une forteresse assiégée.

 

Le sionisme est une réponse à l’aliénation du sujet juif (un colonisé blanc) :

 

« Les juifs sont le peuple élu de la haine universelle ».

 

Transformer un destin subi en une responsabilité assumée : plus qu’un retour à Sion, le sionisme marque pour le juif un retour à soi.

 

Tentative de décolonisation psychique du sujet juif.

 

Il y a dans le sionisme une dimension profondément anticolonialiste.

 

Chaque juif du monde est de ce fait embarqué dans l’aventure de l’état juif.

 

En 1950, le Synode de l’EKD à Berlin-Weissensee a exprimé pour la première fois la part de culpabilité dont l’Eglise protestante s’était chargée pendant la dictature national-socialiste à l’égard des Juifs.

 

A cette occasion, elle a reconnu que l’Eglise s’était rendue coupable “ par son silence et son laisser-faire “, et elle a affirmé sa foi "que la promesse de Dieu envers le peuple d’Israël qu’il a élu est restée en vigueur même après la crucifixion de Jésus-Christ “ concernant son territoire.

 

C’est au Kirchentag de Berlin, en 1961, que le dialogue avec les Juifs a été mis en place et s’est développé.  

 

Ce consensus qui englobe le “ rejet de l’antisémitisme “ et la “ reconnaissance de la coresponsabilité et de la culpabilité des chrétiens dans l’Holocauste ”.

 

L’accent est mis sur “ le lien indissociable de la foi chrétienne avec le judaïsme ” ainsi que sur “ l’élection éternelle d’Israël ”, et l’on attire l’attention sur “ l’enjeu de l’Etat d’Israël ”.(“ la signification spéciale du peuple Juif pour la foi chrétienne ” et dénonça “ l’antisémitisme comme absolument inconciliable avec la foi chrétienne …L’antisémitisme est un péché à la fois contre Dieu et contre l’homme “.

 

Mais il faudra attendre l’Assemblée de New Delhi, en 1961, pour que l’on rejette l’idée que les Juifs d’aujourd’hui ont une part de responsabilité dans la mort du Christ.

 

le pasteur Philip A Potter, en 1975, exprimera son inquiétude face à la décision prise par l’assemblée générale de l’ONU déclarant que « le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale. »

 

"L’alliance de Dieu avec le peuple juif reste valable"


L’antisémitisme et toutes les formes d’ « enseignement du mépris » pour le Judaïsme sont à rejeter.

 

La tradition vivante est un don de Dieu.

 

Le prosélytisme forcé en direction des Juifs est incompatible avec la foi chrétienne.

 

Les Juifs et les Chrétiens ont une responsabilité commune en tant que témoins dans le monde de la justice et de la paix de Dieu .

 

« Lorsque les chrétiens parlent de l’élection éternelle d’Israël, cela implique la reconnaissance du peuple juif en tant que peuple de Dieu. […] le fait que l’Eglise se désigne elle-même comme ‘peuple de Dieu’  ne va pas de soi [.. et] peut apparaître comme une usurpation (justifiée) aux yeux des Juifs. »

 

« Quoi qu’il en soit, « Le rapport entre l’Eglise et Israël,[…]qui se reconnaissent chacun comme étant le ‘peuple de Dieu’, n’est pas une question marginale pour l’Eglise et la théologie chrétienne. Au contraire, […] par le fondement de sa foi, l’Eglise dépend d’Israël, et sa relation avec Israël fait donc « partie intégrante de la question du fondement de sa foi »

 

La perspective eschatologique est la caractéristique principale d’une compréhension qualifiant d’un point de vue théologique la notion de « peuple de Dieu ».

 

Même l’Eglise en tant que ‘peuple de Dieu’ n’est pas encore le lieu de l’accomplissement, elle est bien plutôt en route vers le royaume promis de la gloire de Dieu.

 

C’est pour cette raison que la désignation de l’Eglise comme ‘peuple de Dieu’ n’est nullement une « autodésignation » quand on considère son contenu théologique.

 

Il s’agit au contraire d’un titre honorifique accordé à l’Eglise sola gratia, titre dont elle devrait plutôt rougir que se glorifier au vu de l’image qu’elle donne d’elle-même dans les faits.

 

Par elle-même, l’Eglise ne peut pas prétendre être le ‘peuple de Dieu’, et dans cette mesure, elle ne peut tirer aucune conséquence de cette désignation face au monde.

 

Elle peut seulement redécouvrir sans cesse et célébrer le fait que ce titre honorifique lui a été accordé et reconnu dans la « praxis » du Christ vivant.  

 

« Pour des raisons historiques et théologiques, l’Eglise est liée par la solidarité avec Israël. Elles s’opposent à toutes les tendances qui cherchent à diffamer le mouvement sioniste – qui a conduit à la fondation de l’Etat d’Israël – en le qualifiant de raciste.

 

Les Eglises soutiennent tous les efforts de l’Etat d’IsraëlIl faut également rejeter toutes les interprétations tendant à considérer ces promesses comme dépassées à la lumière de la foi chrétienne.  

 

En définitive, la reconnaissance de racines communes pose le problème de la pérennité de la première alliance conclue avec l’Israël biblique.

 

Une fois acceptée cette continuité, se pose ensuite la question de la reconnaissance des juifs comme peuple et comme peuple de Dieu, d’un Dieu qui ne revient pas sur ses promesses, et dès lors la question de l’intégration entre Israël et l’Eglise, entre peuple juif et peuple chrétien.

 

Jusqu’où pousser l’unité et l’unicité ? à partir de quoi maintenir la différence : l’alliance, le peuple, les Ecritures, la tradition ?

 

Quel sort réserver, ou quelle interprétation nouvelle donner aux notions d’accomplissement et de substitution ?

 

Comment surmonter le fossé entre condamnation de la Shoah et de tout antisémitisme, et critique sévère, voire rejet, de tout sionisme lié à la pratique sinon à la constitution de l’Etat d’Israël ?

 

Quelle révision théologique implique la reconnaissance du lien privilégié de Jésus avec le judaïsme de son temps et du lien de l’Eglise chrétienne avec le peuple juif, tant pour la christologie que pour l’ecclésiologie ?

 

Quel changement radical de l’autodéfinition chrétienne provoquerait le passage d’un antijudaïsme traditionnel à une intégration irrécusable des racines juives de la foi et de l’existence chrétienne ?

 

Enfin, la reconnaissance de l’importance de l’héritage commun n’enjoint-elle pas une large coopération, notamment dans les domaines qu’on résume et associe aujourd’hui largement sous la triple référence à “la justice, la paix et la sauvegarde de la création ” ?

 

La période 1946-1980 fut marquée par un refus de l’antijudaïsme et par une attitude de demande de pardon.

 

Dès avril 1947, Westphal préconise une attitude d’humiliation :

 

« On peut juger de la valeur spirituelle d’un homme à la façon dont il parle de juifs. » « Père pardonne-nous ! »

 

En 1950 le synode de l’EKD a exprimé la culpabilité des Eglises allemandes sous le régime nazi. Oui l’Église est coupable d’être resté silencieuse.

 

Le dialogue avec les juifs a pu se développer à partir de 1961 : rejet de l’antisémitisme, coresponsabilité des chrétiens dans l’holocauste, participation d’Israël au plan de salut.

Dans quel registre faut-il établir la relation entre protestants et juifs ?

 

Dans une attitude missionnaire ou dans un dialogue respectueux ?

 

Pour la plupart de protestants la pérennité de l’alliance et de l’élection d’Israël n’a jamais été mise encause, la théologie de la substitution est une erreur.

 

Dieu a établi une alliance unique dont Israël et l’Eglise sont conjointement les bénéficiaires.

 

Luther et les Juifs

 

Le combat catholique contre le protestantisme signifia beaucoup de sang versé, de morts et de destructions. Elle eut aussi un grand impact sur les Juifs.

 

Luther avait vu comme l’Eglise traitait honteusement les Juifs, et il se résolut de changer cela.

 

A tort, Luther était persuadé que la raison pour laquelle les Juifs ne se convertissaient pas au christianisme était qu’ils ne pouvaient pas supporter la corruption de l’Eglise.

 

Désormais, les Juifs verraient que les Protestants étaient différents et qu’ils étaient bienveillants envers eux. Ils deviendraient alors tous des Chrétiens.


Il écrivit dans son travail intitulé : « Que Jésus-Christ était un Juif » :


Car le clergé de l’Eglise a traité les Juifs comme s’ils étaient des chiens et non des êtres humains. Ils n’ont rien fait d’autre que les maudire et saisir leurs richesses… J’espère que si les Juifs sont traités amicalement et instruits en douceur de ce que contient la Bible, beaucoup d’entre eux deviendront de bons Chrétiens et reviendront à la foi ancestrale des prophètes et des patriarches…


Bien entendu, les Juifs n’ont pas adhéré non plus au protestantisme.

 

Leur allégeance au judaïsme et à la Tora n’avait rien à voir avec le comportement hostile des Chrétiens envers eux.

 

Pour le peuple juif, le christianisme était d’emblée une religion fausse, et le comportement lamentable des Chrétiens à travers les siècles ne faisait que le prouver.


Aussi bien, à notre grande honte de chrétien, Martin Luther n’allait qu’ajouter un élément de preuve supplémentaire.

 

Dès que les Juifs eurent rejeté ses ouvertures et n’eurent pas commencé de se convertir en masse, il devint l’un des plus virulents antisémites de l’histoire.


Quelques années plus tard, il écrivait dans son livre sur « les Juifs et leurs mensonges » :


Qu’allons-nous faire de ces réprouvés de damnés Juifs, puisqu’ils vivent parmi nous et que nous connaissons leurs mensonges, leurs blasphèmes et leurs malédictions ? Nous ne pouvons pas les tolérer même si nous ne désirons pas partager leurs vies, leurs malédictions et leurs blasphèmes. Peut-être pourrons-nous en sauver quelques-uns du feu et des flammes. Laissez-moi vous donner un honnête conseil…


Ce que Luther présentait comme un « honnête conseil » consistait à :


Brûler toutes les synagogues.
Détruire les livres saints juifs.
Interdire aux rabbins d’enseigner.
Détruire les maisons juives.
Exclure les Juifs des routes et des marchés.
Interdire aux Juifs de pratiquer des prêts.
Saisir ce qui appartenait aux Juifs.
Contraindre les Juifs au travail forcé.
Expulser les Juifs des villes chrétiennes.


(Pour plus de détails sur le projet de Luther, voir A History of the Jews par Paul Johnson, p. 242. Voir aussi Why the Jews ? par Dennis Prager et Yossef Telushkin, p. 107.)


Quatre cents ans plus tard, Hitler et les Nazis, utilisèrent les œuvres de Luther pour leur propagande anti-juive, grâce à ces stupidités humaines sorti de la vocation que le Christ souhaitait, cela permis aux nazis de mettre à exécution ce qui fit l'horreur la plus terrible de l'histoire.

 

Il aurait été facile de donner la fin de sa vie regrettant sa virulence antisémite, mais le mal a été si catastrophique qu'il convient d'être honnête en demandant pardon au peuple Juif pour le mauvais témoignage et l'horreur fait contre le peuple de Dieu même.

 

Luther fut un grand homme de Dieu, mais sur ce point ne pouvait être cautionné bien que pardonné.

 

Il faut se réjouir néanmoins de ce retour et redonner droit, justice au Peuple Juif.

 

Croix Huguenote

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 15:19
Martin Luther

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Un de ces événements d’importance qui ont secoué l’Europe a été la Réforme protestante.


Pour parler simplement, la corruption de l’Eglise à Rome.


Avec la décadence de l’Empire Romain, l’Eglise est devenue maîtresse du jeu dans le système économique de l’Europe.

 

Celui qu’elle a mis en place, tout en asservissant des millions d’êtres humains, a fait d’elle une puissance avec laquelle il fallait compter, à la fois politiquement et militairement.


« Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument », a dit Montesquieu. Cela a été certainement vrai de l’Eglise en ce temps-là.


Croulant sous les richesses, l’Eglise a construit de grands édifices et a levé ses propres armées, ce qui l’a fait sombrer de plus en plus profondément dans l’immoralité, le matérialisme et la décadence.


La liste des scandales et des intrigues politiques chez les Papes est énorme.

 

Par exemple, le Pape Alexandre VI a corrompu des membres du collège des cardinaux pour assurer son élection en 1492, l’année où les Juifs ont été chassés d’Espagne (History of Christianity, Paul Johnson, p. 280, 363). Après son entrée en fonctions, il éleva la papauté à de nouveaux sommets de laxisme spirituel.

 

Un certain nombre de papes avaient abandonné le célibat, mais Alexandre VI étalait ouvertement sa réputation amoureuse.

 

Un certain nombre de papes avaient abandonné le célibat, mais Alexandre VI étalait ouvertement sa réputation amoureuse. Un portrait de sa maîtresse – habillée comme Marie, la mère de Jésus – ornait sa chambre à coucher, et il reconnut publiquement ses enfants illégitimes, qui ont d’ailleurs acquis leur propre célébrité : César et Lucrèce Borgia. (Chronicle of the World, Derrik Mercer Ed., DK Publishing, p. 391).


Giovanni Boccace, le grand écrivain humaniste italien du XIVème siècle, nous offre une description de la corruption et de la décadence de l’Eglise à son époque.

 

Son ouvrage devenu classique, le Décaméron, nous présente un Juif nommé Abraham qu’un ami chrétien a convaincu d’aller visiter Rome dans l’espoir qu’il sera si impressionné qu’il se convertira au christianisme. Abraham en revient complètement dégoûté et raconte :


Je le dis comme je le pense : Si j’ai observé les choses correctement, il n’est pas un seul homme d’Eglise chez qui j’ai pu découvrir la moindre trace de piété, de dévotion ou de bon exemple de vie. Je n’ai vu qu’envie, convoitise, gloutonnerie et pire… Et il me semble, pour autant que je peux en juger, que votre pasteur suprême, et par conséquent tous les autres, s’efforcent de tout leur possible et avec talent de parvenir au néant et de bannir du monde les valeurs de la religion chrétienne…

 

Un livre dangereux

Ceux qui voulaient réformer la stature morale de l’Eglise étaient impuissants.

 

Alors même que l’hypocrisie de la situation devenait intolérable, Rome faisait appel à toutes les ressources de son pouvoir pour étouffer tout signe de contestation.

 

L’Eglise ne voulait pas que les gens du peuple lisent la Bible.

 

La contestation commença au XIVème siècle avec des défis lancés à la doctrine de l’Eglise et des tentatives de traduire la Bible en des langues autres que le latin, la langue de l’Empire Romain que peu de gens parlaient.

 

Ces tentatives furent brutalement étouffées.


Pourquoi l’Eglise ne voulait-elle pas que les gens du peuple lisent la Bible ?


Essayons simplement d’imaginer ce qui aurait pu arriver si les serfs avaient eu accès à la Bible et s’ils avaient découvert ce qu’elle dit réellement sur les obligations imposées à chaque personne (même à « Sa Seigneurie » et à « Son Eminence ») d’aimer son prochain et de le traiter à égalité avec les autres êtres humains, puisque tous ont été créés à l’image de Dieu !


C’est précisément pour cette raison que l’Eglise s’est abstenue de traduire la Bible en langage vernaculaire.

 

Voici ce qu’écrit Henry Phelps-Brown dans Egalitarianism and the Generation of Inequality (p. 68) :


Malgré le souci qui l’animait de sauver les âmes humaines de la perdition que ne pouvaient manquer de causer les plaisirs terrestres et de la préserver pour le salut dans l’au-delà, l’Eglise médiévale a isolé ses fidèles de la dangereuse contagion des Ecritures. Seuls ceux qui entraient dans les ordres avaient le droit d’étudier la théologie et d’évoluer dans les textes sacrés. L’exploration indépendante de la Bible, lorsqu’elle n’avait pas lieu sous surveillance, était équivalente à une hérésie, et seuls les clercs de bonne réputation avaient licence d’expliquer les Ecritures à partir d’un texte en latin incompréhensible aux masses chrétiennes.

 

Martin LUTHER (1483-1546)

Un théologien allemand à la recherche de son salut personnel

 

Une époque troublée

 

Martin LUTHER est né en Saxe en 1483 dans une famille paysanne. A cette époque où la vie est si peu de chose, la seule mais très forte préoccupation spirituelle des Européens est de savoir comment être sauvé, c'est-à-dire comment échapper aux peines éternelles.

 

Une Eglise aux réponses insuffisantes

 

Tout ce que l'Eglise trouve alors à répondre aux angoisses de ses Fidèles c'est : "faites confiance à l'Eglise", "obéissez-lui", "confessez-vous aux prêtres", etc ... Cela étant insuffisant, l'Eglise invente la doctrine du Purgatoire, puis la doctrine des Indulgences.

 

La quête désespérée d'un moine

 

Après des études qui le conduisent au grade de maître es Arts, Martin LUTHER, à la suite d'un serment fait à Sainte-Anne au cours d'un orage, entre au Couvent des Ermites de Saint-Augustin d'Erfurth en 1505 à 22 ans. Ordonné prêtre en Avril 1507, docteur en Théologie en 1512, il est alors nommé professeur de théologie à l'Université de Wittemberg en Saxe.

 

Homme de son temps, durant toutes ces années, il tremble devant Dieu et craint pour son salut. Ni l'Eglise, ni les théologiens n'arrivent à calmer l'angoisse permanente qui étreint ce moine fervent et scrupuleux.

 

Un théologien ébloui par la vérité

 

Travaillant la Bible pour préparer ses cours, Martin LUTHER redécouvre peu à peu que le Salut ne se monnaie pas, ne se mérite pas, mais qu'il est accordé gratuitement par Dieu à celui qui croit en Jésus-Christ. Ebloui et libéré intérieurement, il commence dans ses cours à enseigner le salut gratuit.

 

Un théologien seul face à son Eglise

 

En 1506, l’Eglise de Rome entreprit de réaliser l’un de ses projets les plus grandioses et les plus coûteux, la construction d’une nouvelle basilique Saint-Pierre comme monument central du Vatican.

 

Ce monument devait être si somptueux et si gigantesque que, lorsqu’il fut achevé 150 ans plus tard, il était la plus grande église jamais construite et il le resta jusqu’en 1989.


Un projet aussi exorbitant allait nécessiter des sommes d’argent astronomiques. Pour financer son projet, l’Eglise se lança dans la vente d’indulgences.


La pratique consistant à accorder des « indulgences » – la rémission des péchés obtenue par l’intercession de l’Eglise – n’était pas nouvelle.

 

Mais elles étaient accordées jadis quand le pécheur exécutait pour l’Eglise quelque mission dangereuse, comme un départ en croisade.

 

Une croisade en Terre Sainte garantissait le pardon de tous les péchés jamais commis. Plus tard, il est devenu possible d’acheter des indulgences sur son lit de mort, ce qui donnait l’assurance d’entrer immédiatement au paradis, sans avoir à faire de détour par le purgatoire.


Lorsque l’Eglise s’engagea dans un effort majeur de collecte de fonds, la vente des indulgences acquit une nouvelle signification.


La campagne de collecte entreprise par le Pape Sixte IV proposa à la vente des indulgences permettant de libérer ses proches des souffrances dans le purgatoire.

 

Le procédé, normal pour l'époque, ne choque personne. Par contre, les Thèses s'en prenant indirectement au pape sont, elles, très violemment attaquées par les partisans de celui-ci.

 

Les représentants de l’Eglise en arrivèrent jusqu’à imiter les lamentations angoissées des parents qui, envahis par les flammes purificatrices de l’au-delà, suppliaient leurs enfants d’acheter une indulgence et d’alléger leurs tourments.

 

« Aussitôt que tinte la pièce dans le coffre, s’évade l’âme du purgatoire. »Un représentant créatif, un moine dominicain nommé Johann Tetzel, composa un petit refrain : « Aussitôt que tinte la pièce dans le coffre, s’évade l’âme du purgatoire. »

 

Comment l’Eglise pouvait-elle vendre des cadeaux de Dieu au plus offrant ? Et comment les évêques et les cardinaux pouvaient-ils s’accomoder de tant de relâchement moral et de préoccupations aussi terre-à-terre ?

 

Au nom de la gratuité du salut, le théologien LUTHER s'oppose de toutes ses forces à la vente des Indulgences que délivre le pape aux pénitents. Le 31 Octobre 1517, il affiche sur la porte de l'Eglise de Wittemberg ses "95 Thèses sur les Indulgences".

 

Ce qui est donné par Dieu ne peut pas, bien évidemment, être vendu par l’Eglise.

 

Un chrétien rejoint par  d'autres chrétiens

 

 

La Bonne Nouvelle se transmet comme une traînée de poudre dans toute l'Europe : Dieu offre gratuitement le salut et la paix intérieure à ceux qui croient en Jésus-Christ. Plus besoin d'argent pour acheter des Indulgences pontificales pour soi-même ou les siens. Plus besoin d'Indulgences du tout. Plus besoin d'être riche ou influent pour échapper aux peines éternelles. Quelle libération spirituelle pour tous ces gens obsédés par la mort et la damnation. Mais aussi quel manque à gagner pour l'Eglise d'Occident à bout de souffle.

 

La réaction des Autorités civiles

 

Sa protestation arriva jusqu’à Rome qui lui demanda, sur un ton comminatoire, de se rétracter.

 

Il refusa, proclamant sa célèbre défense : « Me voilà, je ne peux faire autrement » Il fut excommunié quatre ans plus tard.

 

Une cinquantaine d’années seulement avant la protestation de Luther, Johann Gutenberg avait perfectionné un système consistant à aligner des lettres en métal et à utiliser les planches ainsi confectionnées pour produire en quelques minutes des copies d’un document, là où il fallait auparavant le recopier fastidieusement à la main pendant des heures.

 

La presse de Gutenberg publia la mise en accusation de l’Eglise par Luther.

 

Quand cette extraordinaire machine à imprimer reproduisit les « Quatre-vingt-quinze thèses » de Luther, ce qui constituait en fait une mise en accusation de l’Eglise, les passions se déchaînèrent.

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Ce qui aurait pu n’être qu’une dispute locale, le protestataire ayant été muselé par son excommunication, est devenu une controverse publique qui s’est propagée.

 

Le protestantisme était né. Ce retour aux sources réelles du christianisme des premiers temps obtint un grand succès en Europe du nord, où les nobles ont été particulièrement heureux de jeter l’Eglise hors de leurs pays, mais ne comprenant pas le changement se devant d'être devant Dieu, leur permit de s'approprier des richesses.

 

 

Après de nombreux débats entre théologiens, la nouvelle doctrine occasionnant quelques troubles, l'Empereur d'Allemagne, Charles-Quint, convoque LUTHER devant la diète de l'Empire à Spire. L'Empereur accorde un sauf-conduit au théologien pour qu'il puisse se rendre à cette convocation en toute sécurité.

 

Martin LUTHER s'y rend, prêt au sacrifice, car dit-il "ma conscience est liée par la Parole de Dieu et je ne puis autrement". C'est faire preuve d'un grand courage ; en effet, juste un siècle plus tôt en 1415, le préréformateur Jean HUSS se rendant au Concile de Bâle avec un sauf-conduit de l'Empereur d'Allemagne a, néanmoins, été arrêté, jugé et brûlé vif. Quant au franciscain SAVONAROLE, cela fait à peine 20 ans qu'il a été exécuté à Florence.

 

Mis au ban de l'Empire, LUTHER doit s'enfuir sous la protection de l'Electeur de Saxe. Semi-prisonnier au chateau de la Wartbourg pendant 9 mois, il en profite pour traduire la Bible en Allemand contribuant ainsi à fixer pour la première fois la langue allemande.

 

 

La réaction des Autorités religieuses

 

Martin LUTHER, dans ses débats avec les théologiens mandatés par la papauté se retranche derrière la seule autorité qu'il peut opposer au pape et même mettre au dessus de celui-ci, c'est-à-dire l'autorité de la Bible. En agissant ainsi, il contraint le pape, soit à se démettre, soit à l'excommunier. C'est naturellement la seconde solution que choisit le pape qui publie une bulle d'excommunication à l'encontre de LUTHER à compter du 3 Janvier 1521.

 

Les conséquences de l'excommunication de LUTHER

 

Cette terrible erreur de jugement du pape et de ses conseillers fait basculer la moitié de la chrétienté occidentale dans le camp de LUTHER. La déchirure, dramatique, va générer plusieurs siècles de conflits théologiques, de persécutions et de guerres religieuses d'une brutalité inouïe laissant sur leur passage d'innombrables cadavres et décombres.

 

La vie d'un théologien excommunié

 

Désormais Martin LUTHER va mener un combat incessant contre la papauté essentiellement par la plume. Ses très nombreux écrits qui, pour la plupart, sont des ouvrages de circonstance, précisent sa doctrine et la développent.

Luther s'éteint en 1546 quelques mois après le début du concile de Trente.

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Bible

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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