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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 20:37
Canonisation – Panthéonisation : qui sont les saints ?... par le Pasteur Eric Kayayan,

La cérémonie de “panthéonisation" en présence du président de la République où les cendres de femmes ou hommes illustres dans l'histoire sont reçues avec les plus grands honneurs au Panthéon en signe de reconnaissance de la patrie pour leur action courageuse et/ou patriotique évoque immédiatement une version « laïque » ou « républicaine » de la canonisation de « saints » par un certain nombre d’églises (catholique romaine, orthodoxe russe ou grecque, apostolique arménienne etc.) 


 

Comment, en effet,  ne pas être frappé par l’analogie qui existe entre d’une part le long processus menant  à la sélection des personnes panthéonisées, l’insistance sur leurs vertus qui les distingue du commun des mortels,  la solennité avec laquelle le rituel est conduit, et d’autre part la manière dont les églises sus-mentionnées déclarent « saintes » des croyants qui ont,  non pas « bien mérité de la patrie terrestre »,  mais plutôt « bien mérité de la patrie céleste » ?

 

Il est évident qu’avec cette analogie, comme de fait avec beaucoup d’autres semblables, l’idéal républicain – aussi laïque qu’il se prétende – reste fortement influencé par cela même dont il tente de se distancier.

 

Souvent il ne fait qu’imiter ce qu’il pourfend  par ailleurs. 


Peut-être au fond que cette connivence de rituels et de sacralisation trouve sa source dans un héritage commun : celui des empereurs romains déifiés – à moitié, ou totalement – après leur mort, afin que le souvenir de leur vie et de leur rôle à la tête de l’État impérial continue à servir de ciment pour la préservation de cet État, lui-même divinisé.

 

Quoiqu’il en soit – et quelle que soit la forme de la reconnaissance collective que l’on témoigne à des hommes ou  des femmes qui ont servi la patrie terrestre de manière exceptionnelle – il est nécessaire de se poser la question de savoir qui sont les « saints » que tant d’églises pensent pouvoir mettre sur un piédestal spirituel après leur existence terrestre ?

 

Que signifie « être saint »

 

A qui s’applique ce mot si souvent employé dans la tradition chrétienne? 

 

Pour bien le comprendre, lisons quelques extraits de lettres écrites par l’apôtre Paul, dans la seconde partie de la Bible.  

 

Au début de ses lettres, Paul s’identifie et identifie également ceux à qui il adresse sa lettre. 

 

Par exemple, dans sa lettre aux chrétiens de Rome, il s’adresse à – je cite – :

 

tous ceux qui, à Rome, sont bien-aimés de Dieu, appelés à être saints”.  

 

Et il les salue au nom de Dieu de la manière suivante :

 

Que la grâce et la paix vous soient donnés de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !”

 

Dans la première lettre aux Corinthiens, Paul adresse une salutation semblable à – je cite –  l’église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus, appelés à être saints avec tous ceux qui invoquent en tout lieu le nom de notre Seigneur Jésus Christ.”  

 

Je pourrais citer d’autres salutations de l’apôtre Paul, comme celle qui ouvre la seconde lettre aux Corinthiens :

 

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Sosthène, à l’église de Dieu qui est à Corinthe et à tous les saints qui sont dans l’Achaïe.”  

(Précisons que l’Achaïe était une région de la Grèce)


 

Quoi qu’il en soit, il est clair, au vu de ces passages de la Bible et de dizaines d’autres semblables, que les saints, ce sont tous les chrétiens, quels qu’ils soient, qui ont été appelés à croire en Jésus-Christ, mis à part pour former le peuple de Dieu et qui font partie de l’Église. 


 

Il suffit de lire la première lettre aux Corinthiens pour se rendre compte que ces nouveaux croyants étaient bien loin d’avoir atteint la perfection morale à laquelle ils étaient aussi appelés (lisez en particulier le chapitre 6, versets 9 à 11)


Mais, dans la seconde partie de la Bible,  leurs graves imperfections morales ne remettent pas en cause le fait qu’ils aient été mis à part, appelés à croire, donc sanctifiés par Dieu. 

 

Celui-ci les conduit par son Saint Esprit, donc Il les sanctifie progressivement en les appelant à l’obéissance à ses commandements, à un changement de vie qui rompt avec les pratiques païennes dont ils étaient coutumiers. 

 

Il en va de même deux mille ans plus tard, car l’appel de Dieu à croire en l’Évangile est adressé journellement à des myriades d’hommes et de femmes de par le monde. 

 

Toutes celles et tous ceux qui croient sincèrement sont donc les saints dont parle le Nouveau Testament. 


 

A vous toutes et tous aussi qui croyez s’adresse cette autre parole de l’apôtre Paul dans sa lettre aux chrétiens d’Ephèse :


 

Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage; mais vous êtes concitoyens des saints, membres de la famille de Dieu.  Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre de l’angle.”

 

 

Amen,

Pasteur Eric Kayayan,

Foi & Vie Réformées

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 21:13
Etre un homme et une femme spirituelle selon le coeur de Dieu par le pasteur Kayayan de Vie & Foi Réformées

Que veut dire: être un homme ou une femme spirituel(le) ?

Est-ce que c’est être quelqu’un qui se désintéresse des choses pratiques ou de la réalité matérielle ?

Ce n’est pas le sens qu’en donne la Bible en tout cas.

Quand on lit attentivement la Bible, on découvre que l’homme ou la femme spirituel(le) c’est avant tout quelqu’un qui cherche à envisager tous les aspects de l’existence en se soumettant à ce que Dieu révèle dans sa Parole et en lui faisant entièrement confiance.

Oui, cela veut dire bien sûr que cette personne a la certitude que Dieu a parlé aux hommes au cours de l’histoire, qu’Il s’est manifesté à eux, qu’Il leur a parlé de sa présence et de son plan pour eux, car Il est leur Créateur et le Seul qui puisse les sauver de leur misère.

Et effectivement, une personne qui est spirituelle au sens qu’en donne la Bible reconnaît que l’humanité tout entière est dans un état de grande misère et qu’elle a besoin d’un salut préparé pour elle.

L’humanité est incapable de se sauver par elle-même, elle ne fait qu’aggraver sa condition, en dépit de tous ses efforts pour s’en sortir par des plans sociaux, politiques ou économiques, voire même par des programmes de régénération morale.

Elle ne fait que tomber de Charybde en Scylla, même lorsqu’elle semble pouvoir se targuer de succès temporaires.

Une personne spirituelle, au sens biblique, n’est donc pas quelqu’un qui est très attiré par les choses invisibles, par l’invocation des esprits, ou l’évasion de ce monde corrompu et plein de misère.

Car si je reste confronté à moi-même, à mes fantaisies spirituelles, si je me laisse guider uniquement par mon for intérieur et si je mets toute ma confiance en mes propres capacités à trouver ce que je cherche, sans rechercher d’autre interlocuteur que moi-même, je ferai tôt ou tard face au néant, à ma finitude, à mes échecs.

Il est même fort possible que je sombre dans l’occultisme et dans toutes sortes de pratiques complètement destructrices.

C’est d’ailleurs le cas de nos jours d’innombrables gens qui se font souffrir et font souffrir leurs proches en sombrant dans une spirale infernale.

Pour la Bible, une personne spirituelle c’est quelqu’un qui réforme constamment sa vie et son regard sur tous les aspects de l'existence à la lumière de la Parole divine.

Ce faisant il ou elle met sa foi et son espérance en celui qui a été envoyé par le Père céleste pour régner sans partage sur ce monde : son Fils Jésus-Christ, devenu être humain, comme nous, pour servir de médiateur parfait entre Dieu et les hommes.

Sa vie divine, son Esprit, est offert à tous ceux qui croient en lui.

C’est par l’œuvre parfaite qu’il a accomplie durant son passage sur terre que vous pouvons oui devenir une personne véritablement spirituelle.

Amen,

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

. .

. Source : Foi & Vie Réformées .

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 13:17
Sauvé(e)s par Grâce

“Sauvé(e)s par Grâce”, tel est, ami(e)s, le titre du message présenté.

 

En effet, les hommes et femmes qui savent que Dieu n’est pas une simple idée ou une vague notion, mais bel et bien une Personne Eternelle et Toute Puissante, se posent de tous temps la question de savoir comment avoir accès à ce Dieu parfait et juste.

 

Comment se justifier devant Lui ?

 

Est-il pensable, après le seuil de la mort, de se tenir devant le Juge Suprême et de Lui dire :

 

“Voici, ô Dieu, ce que j’ai fait de ma vie, voici toutes mes oeuvres; tu as bien des raisons de m’accepter en Ta sainte présence, car j’ai bien mérité une vie de communion éternelle avec Toi”.  

 

Quel est l’insensé qui oserait parler de la sorte devant Dieu ?

 

Au verset 18 du premier chapitre de la lettre de Paul aux chrétiens de Rome, nous lisons :

 

“Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui ne l’honorent pas et ne respectent pas sa volonté. Ils étouffent ainsi la vérité par leur malhonnêteté”.

 

Et plus loin, au chapitre deux, Paul s’adresse à ceux qui pensent qu’ils sont meilleurs que les autres, et les condamnent avec une bonne conscience complètement hors de propos :

 

“Toi donc, écrit-il, qui que tu sois, qui condamnes ces comportements, tu n’as donc aucune excuse, car en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui les juges, tu te conduis comme eux. Or, nous savons que le jugement de Dieu contre ceux qui agissent ainsi, est conforme à la vérité. T’imaginerais-tu, toi qui juges ceux qui commettent de tels actes, et qui te comportes comme eux, que tu vas échapper à la condamnation divine ? Ou alors, méprises-tu les trésors de bonté, de patience et de générosité déployés par Dieu, sans te rendre compte que sa bonté veut t’amener à changer de vie ? Par ton entêtement et ton refus de changer ta manière de vivre, tu te prépares un châtiment d’autant plus grand pour le jour où se manifesteront la colère et le juste jugement de Dieu. Ce jour-là, il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes. Ceux qui, en pratiquant le bien avec persévérance, cherchent l’approbation de Dieu, l’honneur et l’immortalité, recevront de lui la vie éternelle. Mais, à ceux qui, par esprit de contestation, repoussent la vérité et cèdent à l’injustice, Dieu réserve sa colère et sa fureur. Oui, la souffrance et l’angoisse attendent tout homme qui pratique le mal, d’abord le Juif et aussi le non-Juif. Mais l’approbation de Dieu, l’honneur et la paix seront accordés à celui qui pratique le bien, quel qu’il soit, d’abord le Juif et aussi le non-Juif, car Dieu ne fait pas de favoritisme.”

 

Il est bien vrai que Paul, dans ce passage de la lettre aux Romains, dit que Dieu donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes: ceux qui auront pratiqué le bien avec persévérance recevront de Lui la vie éternelle.

 

Mais, encore une fois, qui pourrait se targuer devant Dieu d’avoir pratiqué le bien avec persévérance ?

 

Un peu plus loin dans la même lettre aux Romains, Paul dit on ne peut plus clairement :

 

“Il n’y a pas de distinction: tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu.”

 

Autrement dit, que l’on ait été éduqué dans la connaissance des commandements de Dieu ou non, personne ne peut prétendre y avoir obéi de manière telle que Dieu en soit satisfait.

 

Car la nature humaine est tout simplement entachée de péché, c’est-à-dire séparée de Dieu par une désobéissance volontaire, et incapable en elle-même de Lui plaire.

 

En fait, connaître Sa loi, dit Paul, revient à connaître notre propre incapacité à Lui obéir :

 

la Loi de Dieu, si Pure et si Parfaite, et qui reflète la Perfection et la Sainteté mêmes de Dieu, nous révèle notre condition misérable devant Dieu.

 

Elle nous accuse devant Lui.

 

Alors, revenons à notre question initiale :

 

Comment nous justifier devant Lui au jour du Jugement ?

 

Paul, l’apôtre du Seigneur, inspiré par l’Esprit même de Dieu, nous donne la réponse dans cette phrase cruciale de sa lettre aux Romains que nous avons citée partiellement :

 

“Tous ont péché, en effet, et sont privés de la glorieuse présence de Dieu, et ils sont déclarés justes par sa grâce ; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ.”

 

Pour la Bible, ami(e)s, nous sommes justifiés devant Dieu, c’est-à-dire rendus justes et acceptables devant Lui, non par ce que nous pourrions faire, mais par Le Don Gratuit que Dieu nous accorde :

 

La délivrance d’une condamnation qui pèse sur nous, délivrance apportée par Jésus-Christ.

 

A l’angoisse du Jugement divin peut donc succéder une joie ineffable, celle de savoir que Dieu est Celui qui nous sauve.

 

“Sauveur”, c’est d’ailleurs ce que le nom “Jésus” signifie en hébreu.

 

Jésus-Christ, en portant sur lui la condamnation et le châtiment que nous aurions dû porter, nous libère de la Colère Divine ; Il nous réconcilie parfaitement avec Dieu, le Père qui l’a envoyé sur terre pour cette mission de salut.

 

Et c’est par une foi sincère que nous pouvons nous approprier tous les bienfaits que cette Libération nous procure.

 

Une foi sincère, c’est-à-dire une confiance inébranlable que Dieu a bien accompli cet acte pour notre compte, car c’est ce qu’Il avait promis de faire, et Il est Fidèle.

 

Mais alors, cela signifie-t-il que ce que nous faisons, la manière dont nous nous comportons dans la vie, n’a strictement aucune importance devant Dieu ?

 

Pas du tout.

 

Car lorsque Dieu sauve, Il le fait radicalement : Il fortifie la foi de Ses enfants et leur fait porter des fruits qui Lui sont agréables.

 

Nos oeuvres bonnes deviennent le signe d’une foi vivante, elles sont accomplies non par nos propres forces, mais parce que le Saint Esprit de Dieu, qui vit désormais en nous, nous les fait accomplir.

 

Lisons encore ce que dit Paul au verset 10 du deuxième chapitre de sa lettre aux Éphésiens :

 

“Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu; car par notre union avec le Christ, Dieu nous a créés pour une vie riche d’oeuvres bonnes qu’Il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions.”

 

Une autre traduction de la Bible en français l’exprime de la manière suivante :

 

“Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des oeuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.”

 

Il nous faut donc bien comprendre la place des oeuvres bonnes dans notre vie :

 

Témoignage de notre vie nouvelle en Jésus-Christ, elles démontrent qu’une foi vivante nous habite, et que notre vie est désormais caractérisée par la reconnaissance et l’obéissance aux commandements de Dieu.

 

Mais nous ne pouvons en aucun cas nous vanter de nos oeuvres, comme si elles étaient la cause de notre salut.

 

C’est ce que Paul a dit juste aux versets 8 et 9 du même chapitre de sa lettre aux Éphésiens :

 

“C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie.”

 

Car si Jésus-Christ, le Fils de Dieu devenu homme, était venu habiter au milieu de nous pour nous dire que nous devons par nos propres oeuvres être aussi parfaits qu’Il l’est, Lui, alors nous n’aurions que des raisons pour être désespérés.

 

Comment en effet approcher, même de loin, la perfection qu’Il a démontré durant sa vie terrestre ?

 

Pourrions-nous accomplir les miracles qu’Il a accomplis ?

 

Pourrions nous faire preuve de l’amour envers le prochain dont Il a fait preuve ?

 

Pourrions-nous parler avec la même sagesse divine que la Sienne ?

 

Mais Jésus Lui-même n’a pas dit que notre salut dépendait de nos propres forces, au contraire, dans ce passage très célèbre de l’Évangile selon Jean, chapitre 3 verset 16, Il dit que c’est l’Amour de Dieu qui nous sauve, et rien d’autre :

 

“Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.”

 

Lisons maintenant ensemble ce que dit le catéchisme de Heidelberg sur les oeuvres bonnes que nous devons accomplir.

 

La question 86 du catéchisme de Heidelberg inaugure la troisième partie de cette instruction chrétienne, modelée sur la lettre de Paul aux Romains :

 

Question : Puisque nous sommes délivrés de notre misère par la grâce du Christ, sans aucun mérite de notre part, pourquoi devons-nous faire des oeuvres bonnes ?

 

Réponse : Parce que le Christ, après nous avoir rachetés par son sang, nous renouvelle aussi par son Saint-Esprit à son image, afin que nous montrions à Dieu, par toute notre vie, notre reconnaissance pour ses bienfaits et qu’ainsi nous le glorifions ; ensuite, afin que nous puissions aussi être nous-mêmes assurés de notre foi par les fruits qu’elle porte, et que par la sainteté de notre vie, nos prochains soient gagnés à Jésus-Christ.

 

Le catéchisme de Heidelberg nous donne donc trois raisons pour lesquelles notre salut par Grâce, et non par nos propres oeuvres, doit justement nous inciter à accomplir de telles oeuvres :

 

d’abord, comme nous l’avons vu tout à l’heure, de telles oeuvres manifestent clairement notre reconnaissance envers Dieu pour le salut qu’Il nous a offert gratuitement.

 

Elles sont aussi le signe de notre renouvellement intérieur à Son image, renouvellement effectué par le Saint Esprit.

 

Dieu est glorifié par nos oeuvres.

 

Ensuite, notre foi, qui grandit et se fortifie de jour en jour, toujours par l’action du Saint Esprit, se trouve confirmée par les oeuvres qu’elle suscite :

 

En voyant les fruits qu’elle porte, nous sentons que notre foi est bien réelle et vivante, et nous pouvons nous réjouir de ce que nous voyons l’Esprit de Dieu à l’oeuvre en nous.

 

Et enfin, nos oeuvres sont un témoignage de l’amour de Dieu vis-à-vis du monde : en voyant nos oeuvres bonnes, notre prochain est amené à connaître la Puissance et l’Amour de Dieu, et il peut être gagné à Jésus-Christ par ce puissant témoignage.

 

Même si nous nous sentons faibles, et voyons bien que nos meilleures oeuvres demeurent imparfaites, Dieu, dans Sa patience et Son Amour, s’en sert pour amener les incroyants à la connaissance de Son Nom Glorieux.

 

Nos oeuvres deviennent un instrument puissant d’évangélisation.

 

Terminons ce message en citant quatre passages de la seconde partie de la Bible qui confirment cet enseignement du catéchisme :

Dans I Corinthiens 6, versets 19 et 20, Paul écrit :

“Car vous avez été rachetés à grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu”.

Dans le sermon sur la montagne, en Matthieu 5, verset 16, Jésus dit à la foule venue écouter son enseignement sur la montagne :

“Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos oeuvres bonnes, et glorifient votre père qui est dans les cieux.”

Et, plus loin, Jésus ajoute encore :

“Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits.”

Enfin, dans sa première lettre, chapitre 2 verset 12, l’apôtre Pierre écrit :

“Au milieu des païens, ayez une bonne conduite, afin que là où ils vous calomnient comme faisant le mal, ils voient vos oeuvres bonnes, et glorifient Dieu au jour de sa visite.”

Amen,

 

 

 

Foi & Vie Réformées,

foi & vie réformée

 

Bible (56)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Source : Foi et Vie Réformées (Adaptation texte pour Refuge Protestant)

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

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