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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 18:46
Confession de l'homme selon le coeur de Dieu par Charles Spurgeon,

"J'étais stupide et sans intelligence, j'étais à ton égard comme les bêtes. Cependant je suis toujours avec Toi." (Psaume 73-22/23)

N'oublions pas qu'il s'agit ici de la confession de l'homme selon le coeur de Dieu.

En nous parlant de sa vie intérieure, il écrit :

"J'étais stupide et sans intelligence."

Le mot "stupide" signifie ici davantage que dans la langue ordinaire.

Dans un verset précédent, David écrit :

"Je portais envie aux insensés (même mot), en voyant le bonheur des méchants" (Verset 3).

Cela nous montre que la folie qui occupait sa pensée contenait du péché.

Il se qualifie ainsi de "stupide", et le déclare sans ambages.

Il ne pouvait pas dire toute l'étendue de sa stupidité.

Il s'agissait d'une folie pécheresse, condamnable à cause de sa perversité et de son ignorance obstinée, et que le prétexte de la faiblesse ne pouvait excuser.

Il semble en effet avoir envié la prospérité présente des impies, tout en oubliant la terrible fin qui attend tous ceux qui leur ressemblent.

Sommes nous meilleurs que David, pour nous appeler sages ?

Prétendrions nous avoir atteint la perfection, ou la verge de Dieu nous a-t-elle châtiés au point de nous débarrasser de tout notre entêtement ?

Ce serait vraiment de l'orgueil que de dire pareille chose !

Si David était stupide, conbien devrions nous l'être à nos propres yeux, si seulement nous pouvions nous voir en réalité !

Regardons en arrière, ami(e) croyant(e), et pensons à la façon dont nous avons douté de Dieu, alors qu'Il faisait preuve de tant de fidélité à notre égard.

Pensons à notre cri rebelle quand, au travers de l'affliction, Il nous a ouvert la porte vers de plus grandes bénédictions.

Pensons aux nombreuses occasions où nous avons lu les promesses dans l'obscurité, où nous nous sommes mépris sur Ses Actions, et où nous avons écrié :

"C'est sur moi que tout retombe !", alors qu'en fait..., toutes choses concouraient pour notre bien !

Pensons à la fréquence avec laquelle nous avons préféré le péché en raison de ses plaisirs, alors qu'il produisait pour nous une racine d'amertume !

Sans conteste, si nous connaissons notre propre coeur, nous nous reconnaîtrons coupables de cette stupidité pécheresse.

Et, possédant la conscience de cette "stupidité", nous devons adopter comme nôtre la résolution que prit David en conséquence :

"Tu me conduiras par Ton Conseil" (Verset 24).

Cependant, car, en dépit de toute la stupidité et ignorance que David venait de confesser à Dieu, il n'en est pas moins sauvé, accepté et assurément béni par la Présence Continuelle de Dieu.

Pleinement conscient de son propre état de péché, de la tromperie et de la bassesse de sa nature, il chante cependant, dans un élan merveilleux de foi :

"Cependant, je suis toujours avec Toi." (Verset 23)

Ami(e) Croyant(e), il nous faut nous associer à la confession du psalmiste et dire avec lui :

"Cependant, puisque j'appartiens à Christ, je suis toujours avec Dieu !"

Cela veut dire, continuellement dans Son Esprit.

Il pense toujours à moi pour me faire du bien.

Continuellement devant Ses Yeux, les yeux du Dieu qui ne dort jamais, mais qui veille sans cesse à mon bien-être.

Continuellement dans Sa Main, de sorte que nul ne peut m'en arracher.

Continuellement sur Son Coeur, placé là comme un mémorial, de même que le souverain sacrificateur portait sans cesse les noms des douze tribus sur sa poitrine.

"Tu penses toujours à moi, Ô Dieu ! Les entrailles de Ton Amour s'émeuvent continuellement à mon égard. Tu orientes toujours la Providence à mon profit. Tu m'as placé comme un bandeau autour de Ton Bras. Ton Amour possède la force de la mort, et les fleuves ne peuvent l'éteindre ou l'engloutir."

Quelle surprenante grâce !

"Tu me vois en Christ et, bien que haïssable en moi même, Tu me vois recovert par les habits de Christ et lavé en Son Sang. Tu m'acceptes ainsi en Ta Présence, et je demeure continuellement en Ta Faveur, "toujours avec Toi"."

Voilà une consolation pour l'âme éprouvée et affligée.

Les tempêtes nous contrarient au dedans, mais regardons le calme qui règne au dehors.

"Cependant" ; ô disons le en notre coeur, et saisissons nous de la Paix que cela donne ! :

"Cependant je suis toujours avec Toi !".

Amen,

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 20:42

"En Passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais." Exode 20-25

Il fallait construire l'autel de Dieu avec des pierres non taillées, de façon à ce que l'on ne puisse y voir aucune trace de l'habileté et du travail de l'homme.

La sagesse humaine se plaît à tailler et arranger les doctrines de la croix en un système plus artificiel et acceptable aux goûts dépravés de la nature déchue.

Mais, au lieu d'améliorer l'Evangile, la sagesse de la chair le pollue au point où il devient "un autre évangile" et où il cesse d'être la Vérité de Dieu.

Tous les changements et altérations apportés à la Parole même de Dieu sont des souillures et des pollutions.

Le coeur orgueilleux de l'homme insensé a grand désir de toucher à la justification de l'âme devant Dieu.

On rêve de préparation pour recevoir Christ ; on se confie dans les humiliations et la repentance ; on revendique les bonnes oeuvres, et l'on se vante beaucoup de capacités naturelles.

Par tous les moyens, on cherche à appliquer des instruments humains à l'Autel de Dieu.

Il serait bon pour l'homme pécheur de se souvenir que, loin d'amener l'oeuvre du Seigneur à la perfection, ces confiances dans la chair ne font que la polluer et la déshonorer.

Seul le Seigneur doit être exalté dans l'oeuvre de l'expiation et de la réconciliation.

Il ne faut accepter aucune trace du marteau et du burin de l'homme.

Un blasphème inhérent repose dans le désir d'ajouter quoi que ce soit à ce que Jésus déclara sur la croix être parfait, ou à vouloir améliorer ce qui donne déjà toute satisfaction à l'Eternel.

Pécheur tremblant, rangez vos outils et tombez à genou en une humble supplication.

Acceptez que le Seigneur Jésus soit l'Autel de votre expiation, et reposez vous en Lui Seul.

Beaucoup de ceux qui professent la foi peuvent prendre ce texte aujourd'hui comme un avertissement quant aux vérités qu'ils croient.

Il y a beaucoup trop d'efforts parmi de nombreux chrétiens pour amener les vérités de la Révélation Divine à s'arranger et se réconcilier.

Il s'agit ici d'une forme d'irrespect et d'incrédulité, contre laquelle il faut lutter.

Acceptons la Vérité telle que nous la trouvons.

Réjouissons nous de ce que les doctrines de la Parole de Dieu sont des pierres non taillées, et qu'elles conviennent ainsi d'autant mieux à la construction de l'Autel du Seigneur.

Amen,

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Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 17:15
Non une simple croyance de doctrine, mais une foi simple qui dépend de Christ, et de Lui Seul.

Faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance...

2 Pierre 1-5;6

Si nous voulons jouir de l'éminente Grâce d'une pleine assurance de foi, par l'assistance et l'influence bénies de l'Esprit, faisons ce que nous dit l'Ecriture :

"Faites tous vos efforts".

Prenons garde à ce que notre foi soit véritablement de la bonne sorte.

Non pas une simple croyance de doctrine, mais une foi simple qui dépend vraiment de Christ, et de Lui Seul.

Faisons tous nos efforts pour veiller à notre courage.

Implorons Dieu de nous donner la force du lion, afin de pouvoir avancer avec hardiesse, empli d'une conscience de ce qui est juste.

Etudions attentivement les Ecritures, et acquérons de la connaissance, car connaître sainement la doctrine tendra pour une bonne part à affermir notre foi.

Cherchons à comprendre la Parole de Dieu et à ce qu'elle demeure richement en notre coeur.

Lorsque nous faisons cela, "joignons à la connaissance la maîtrise de soi".

Veillons sur notre corps et agissons avec tempérance, tant dans la vie que le coeur, en paroles qu'en pensées.

Par le Saint Esprit Divin, joignons à cela la patience.

Demandons à Dieu de nous donner cette sorte de patience endurant l'affliction et qui, une fois éprouvée, brille comme l'or.

Revêtons nous de patience afin de ne pas murmurer au sein de nos afflictions diverses.

Lorsque nous avons gagné cette Grâce, cherchons la piété. (Nota : ce qui n'a strictement rien à voir avec l'ultra piétisme et ses pièges ravageurs)

Elle s'étend au delà de la religion.

Faisons de la Gloire de Dieu le but toujours premier de notre vie.

Vivons dans Son Regard et demeurons proches de Lui.

Cherchons la communion paisible et saine avec Lui, et nous obtiendrons la sainte piété.

Puis joignons y la douce amitié fraternelle.

Aimons tous les croyants.

Joignons à cela l'amour vrai et non frelaté, aimant l'âme des hommes en ouvrant ses bras.

Nous parviendrons à affermir notre vocation et notre élection par les preuves les plus claires lorsque tous ces joyaux orneront notre caractère, et dans l'exacte proportion où nous mettrons en pratique ces vertus célestes.

"Faites tous vos efforts" car la tiédeur et les doutes se donnent très naturellement la main.

Amen,

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

La source même des endroits vidéos n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 18:15
Je t'aiderai (Esaïe 41.14.)

Je t'aiderai.

(Esaïe 41.14.)

 

 

A promesse d'hier nous assurait la force pour notre tâche.

 

Celle-ci nous garantit l'aide de Dieu quand nous ne pouvons pas agir seuls.

 

Le Seigneur dit : «Je t'aiderai. »

 

La force intérieure est complétée par le secours extérieur.

 

Dieu peut, s'Il le juge à propos, nous fournir des aides pour les luttes que nous avons à soutenir.

 

Mais s'Il nous en prive, Lui-même se tiendra à notre côté, et cette assistance-là est préférable à celle de légions d'êtres humains.

 

Ce Secours vient au temps voulu.

 

Il est efficace et sage tout à la fois, il est approprié aux circonstances de celui auquel il s'adresse.

 

C'est même plus qu'un simple secours, car le Seigneur se charge de notre fardeau tout entier et subvient complètement à nos besoins.

 

« L'Eternel notre Dieu est avec nous pour nous aider et pour nous conduire dans les combats. »

 

Parce qu'Il nous a déjà secourus, nous pouvons nous confier en Lui pour le présent et pour l'avenir.

 

Notre prière est : « Seigneur, sois mon secours; »

 

Notre expérience : « L'Esprit nous soulage dans nos infirmités; »

 

Notre attente: « Mon secours vient de l'Eternel; »

 

Notre chant sera bientôt : « Mon coeur a eu confiance en Lui, et Il m'a secouru. »

 

« Ainsi, mon âme, attends-toi à l'Eternel et demeure ferme et Il fortifiera ton coeur. Attends- toi, dis-je, à l'Eternel. »

 

 

spurgeon

C.-H. SPURGEON,

Pasteur Baptiste Réformé

(Promesses Quotidiennes)

 

Bible (124)

Croix Huguenote

 

 
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 18:10
Je te fortifierai (Esaïe 41.10)

Je te fortifierai.

(Esaïe 41 10.)

 

 

Quand nous passons par la souffrance, ou que nous sommes appelés au service de Dieu, nous cherchons souvent à faire provision de forces, puis nous nous apercevons que cette force sur laquelle nous comptions est limitée et insuffisante pour nos besoins.

 

Gardons-nous cependant de nous laisser abattre, car voici une promesse qui nous assure tout ce qui nous est nécessaire.

 

La force de Dieu est toute puissante, et Il peut nous la communiquer; Il l'a promis.

 

Il veut être la nourriture de notre âme et la santé de nos corps.

 

Il est impossible de dire quelle énergie Dieu peut mettre dans un homme; quand cette puissance Divine, nous remplit, la faiblesse humaine n'est plus un obstacle.

 

Ne nous souvenons-nous pas des temps de travail et d'épreuve particuliers pendant lesquels nous avons reçu une force spéciale dont nous nous étonnions nous-mêmes ?

 

Nous nous sommes trouvés calmes dans le danger, résignés dans l'épreuve, patients dans la souffrance, supportant avec douceur le mépris ou la contradiction.

 

Dieu donne, en effet, une force inattendue pour les épreuves extraordinaires, de telle manière que nous ne reconnaissons plus notre pauvre nature : les lâches deviennent courageux, les simples reçoivent la sagesse, les muets reçoivent à l'heure même ce qu'ils doivent dire.

 

Le sentiment de notre faiblesse peut nous faire défaillir; mais la promesse de Dieu nous « rend la vie ».

 

Seigneur, fortifie-moi donc «selon ta parole ».

 

 

 

 

spurgeon

C.-H. SPURGEON,

Pasteur Baptiste Réformé

(Promesses Quotidiennes)

Bible

Croix Huguenote

 

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 18:23
Le Divin Potier

Il est des Chrétiens qui sont continuellement et souvent miraculeusement exaucés.

 

Les Moraves, par exemples, vivent d'une succession d'actes de foi et de délivrances dans les grandes et dans les petites choses de leur vie.

 

C'est qu'ils sont des Chrétiens petits enfants, et que, dans la majeure partie des cas, nous sommes des chrétiens raisonneurs, ce qui est fort différent.

 

Qui n'a pas connu telle personne qui, lorsqu'elle a fait une prière de foi dans les conditions posées par la Parole, rend déjà grâce pour l'exaucement ?

 

Mais cette âme laisse à Dieu le quand et le comment Il voudra faire apparaître cette réponse à ses yeux.

 

Faisons de même.

 

Et si je venais à mourir auparavant ? Qu'importe !

 

Peut être y eut il des Israélites qui moururent pendant les sept jours de l'assaut de Jéricho, la muraille n'en tomba pas moins à l'heure propice, parce qu'ils avaient cru, et cru "sans hésiter".

 

Mais pourquoi ces retards dans l'exaucement ?

 

D'abord, les "pourquoi" aussi étonnant que celà puisse être ne nous regardent pas.

 

"L'argile dira-t-elle au potier : que fais tu ?"

 

Puis ces retards mêmes ne sont ils pas une grâce de sanctification bien précieuses à notre âme !

 

Dieu n'a nul besoin de nos prières pour bénir.

 

C'est Son Désir, c'est Son Bonheur Suprême.

 

S'Il les demande, c'est pour nous, non pour Lui.

 

C'est pour nous accorder le bienfait de nous associer aux grâces que Sa Miséricorde veut répandre sur nous et sur les autres.

 

Seulement, de peur que cette faveur ne nous nuise, en suscitant en nous l'orgueil spirituel, Il semble nous rebuter un certain temps.

 

Mais ce n'est que pour éprouver notre foi plus précieuse que l'or, afin que cette épreuve tourne à Sa Louange, à Son Honneur et à Sa Gloire lorsqu'Il paraîtra.

 

Prends donc courage, pauvre cananéenne !

 

Il a recueilli chacun de tes soupirs, chacun de tes cris persévérants.

 

Si, depuis des années, tu le poursuis sans qu'Il daigne donner l'impression de se retourner, n'est ce pas pour te dire un jour avec d'autant plus d'Amour :

 

"Ta foi est grande, qu'il te soit fait selon ce que tu désires."

 

En attendant ce jour du festin joyeux de la délivrance, contente toi des miettes du petit chien.

 

Abaisse toi de plus en plus dans la prière, car plus ton âme se prosternera dans la poussière, reconnaissant qu'Il ne te doit rien, plus le trésor des bénédictions de l'exaucement s'accumulera pour t'enrichir quand l'heure marquée sera là.

 

Amen,

 

 

Charles Spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

Bible

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 18:18
Sans colère ni mauvaises pensées

Levons à Dieu des mains pures,

sans colère, ni mauvaises pensées.

(1Timothée 2:8)

 

Dans le non exaucement parfois de nos prières, et en entrant dans l'examen des devoirs domestiques et notamment à quelques points particuliers, que ce soit maris, femmes, pères, mères, enfants, en avons nous cherché parfois la cause réelle ?

 

La colère conjugale, la dispute fraternelle, la dissension domestique, ne sont, ne peuvent elles pas être comme un voile épais entre notre âme troublée et Dieu, qui ne veut être servi que dans l'amour ?

 

Que de fois, angoissé, malheureux de ne pouvoir trouver mon Dieu, de sentir sa face voilée, que de fois ne me suis je pas levé pour courir à ce parent, à cette personne vis à vis de qui j'avais péché, et, dans un simple mais vrai "pardonnez moi", que de fois n'ai je pas retrouvé la paix ?

 

J'ai connu une servante, pauvre selon le monde, mais riche en Dieu.

 

Son caractère était fier, susceptible, violent, et pourtant elle était devenue une des plus douces et des plus humbles chrétiennes que j'ai connues.

 

Savez vous comment ? Par cette seule recette :

 

"Que le soleil ne se couche jamais sur ta colère."

 

Et la colère des chefs de famille, combien plus encore ne trouble-t-elle pas la paix des maisons parfois !...

 

Comment, après une impatience, peuvent-ils ouvrir la Parole au Culte Familial et parler sur la Charité ?

 

Veulent-ils donc apprendre l'hypocrisie à leurs enfants ?

 

Ou leur faire croire que les Commandements de Dieu ne sont plus que du bruit ?

 

"L'Ecriture parle-t-elle en vain ?"

 

Dieu n'est-il pas un Dieu de Vérité, un feu consumant ?

 

Et si le père, "irrite son enfant", sous prétexte de faire son éducation, croyons nous que cet enfant s'agenouillera bien volontiers à ses côtés ?

 

Et si l'enfant, garde rancune à son compagnon de jeu, qui médite peut être à quelque vengeance et méchanceté contre lui, ou qui ment à ses parents, oubliant que "tous les menteurs seront jetés dans l'étang ardent de feu et de soufre" (Apocalypse 21:8), croyons nous que le baiser trompeur après la prière du soir n'attirera pas le courroux et tristesse de Celui qui bénit ?

 

Et si le riche, qui se traiterait délicatement en oubliant le pauvre Lazare couché dans ses ulcères et dans ses haillons ; et si le pauvre, dont le coeur bouillonne d'aigreur et d'envie contre les heureux de ce monde, ne croyons nous pas que l'offrande qui serait apporté à l'autel, et pourquoi pas, dans le même Temple, en se haïssant l'un et l'autre (car on est toujours poli en bonne société, poli, même en blessant ou haïssant) sera acceptable à Celui qui a horreur du formalisme, à Celui qui regarde au coeur ?

 

Ah ! Il y aurait trop à dire, en effet, sur ces sujets, sur lesquels l'examen de sa propre âme en apprend beaucoup plus que celui des autres.

 

Prenons plutôt la Bible, taisons nous et ouvrons là, à ces commandements précisant nos devoirs ; et que l'Esprit de Dieu nous convaincs Lui même de péché et nous faire jeter, comme Daniel, la face contre terre, en répétant après lui :

 

"Hélas ! Seigneur, nous avons péché, nous avons commis l'iniquité. A Toi est la gloire, à nous la confusion de face ! A nous et à nos chefs, aux pères et aux enfants, aux maîtres et aux serviteurs, aux magistrats et au peuple. Nous avons tous transgressé Ta loi, nous nous sommes détournés pour ne point t'écouter. Seigneur pardonne ! Seigneur, fais grâce !" (Daniel 9).

 

 

spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

Bible

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 12:50
Les 3 fous...

Sans effusion de sang,

il ne se fait point de rémission des péchés

(Hébreux 9:22).

 

Voulez-vous voir trois fous ? Je vais vous les montrer.

L'un est ce soldat qui vient de tomber sur le champ de bataille.

Il est blessé, grièvement blessé.

Le chirurgien accourt, et le soldat l'interroge.

Ecoutez-le et jugez de sa folie.

Lève-t-il les yeux avec une ardente anxiété et demande-t-il si sa blessure est mortelle, si l'habileté du praticien parviendra à la guérir, si l'on a sous la main tous les secours, tous les remèdes nécessaires ?


Non ; aucune question semblable ne sort de ses lèvres.

Chose étrange, il dit :

« Pourriez-vous m'apprendre quel est le sabre qui m'a blessé, quel est le Russe qui m'a si cruellement mutilé ? Je tiens beaucoup, ajoute-t-il, à connaître jusque dans les plus minutieux détails l'origine de ma blessure. »

 

« Mais sûrement le malheureux est en délire ! vous écriez-vous ; son cerveau est malade. De telles questions, dans un tel moment, prouvent jusqu'à l'évidence qu'il est privé de l'usage de sa raison. »

Voici maintenant un second fou.

 

La tempête gronde ; le navire, poussé par un vent arrière, vole sur les flots avec une effrayante rapidité ; les lames inondent le pont ; les mâts craquent, les voiles sont en lambeaux et l'ouragan semble redoubler de fureur. Pendant ce temps, où est le capitaine ? Est-il à donner ses ordres à l'équipage ? affronte-t-il noblement le danger, ou cherche-t-il, par des manœuvres habiles, à déjouer la rage des éléments ? Non. Il s'est retiré dans sa cabine, et là, absorbé dans une profonde rêverie, il se livre à mille conjectures sur l'endroit probable où la tempête a pris naissance. « Curieux phénomène que ce vent ! se dit-il à lui-même ; personne encore n'a pu découvrir d'où il vient. » Et sans se préoccuper du sort de son vaisseau, du salut des passagers ou de sa propre vie, cet homme étrange continue, heure après heure, à chercher à résoudre des problèmes insolubles... « Mais il est hors de sens ! vous écriez-vous, encore ; qu'on retire au plus tôt le gouvernail de sa main ; il n'a plus une lueur de raison, et si jamais il touche terre, qu'il soit enfermé comme un aliéné incurable ! »

Quant au troisième fou, mes chers amis, il est probable que je n'aurais pas de peine à le trouver parmi vous. - Voici un homme qui est malade, blessé par le péché, exposé au terrible ouragan de la vengeance divine ; et cependant la question qu'il voudrait me proposer est celle-ci : « Quelle est l'origine du mal ? » Mais tu es fou, mon frère, spirituellement fou ! m'écrierai-je à mon tour ; sûrement, si tu étais de sens rassis, tu t'enquerrais de toute autre chose. Tu demanderais, non pas : « Comment le péché est-il entré dans le monde? » mais bien plutôt : « Comment en serai-je délivré ? - non pas : « Comment se fait-il que le feu du ciel descende sur Sodome ? » mais bien plutôt « Comment puis-je m'échapper comme Lot ? ». - non pas : « D'où vient que je sois malade ? mais bien plutôt : « Y a-t-il un remède capable de me guérir ? Existe-t-il un médecin qui puisse rendre la santé à mon âme malade ? » Ah ! que de temps ne perdons-nous pas après de vaines subtilités, tandis que nous négligeons des certitudes ! Il n'est pas de sujet au monde, j'en suis convaincu, qui ait soulevé autant de questions que l'origine du mal. Les hommes ont creusé leur cerveau et mis leur esprit à la torture afin de comprendre - (ce que l'intelligence humaine ne comprendra jamais) - comment le mal est entré dans le monde, et comment son entrée peut se concilier avec la bonté divine. Mais, je le demande, à quoi bon ces discussions ? L'existence du mal est un fait, un fait patent, avéré, incontestable. Au lieu donc de nous perdre en vaines spéculations, ne serait-il pas plus rationnel que chacun de nous se dit sérieusement à lui-même :

«Que dois-je faire pour échapper à la colère à venir, suite naturelle de cette grande maladie morale qui a envahi toute âme d'homme ? » Or, c'est ici qu'intervient la parole de l'Ecriture que j'ai prise pour mon texte. Semblable à l'ange armé d'une épée, qui jadis arrêta Balaam sur sa route vers Balak, cette déclaration solennelle Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés, vient se dresser devant la conscience du pêcheur réveillé. Sentant que son iniquité doit être ou punie ou pardonnée, il se demande avec inquiétude comment il pourra obtenir le pardon ; et voilà que sa demande se rencontre face à face avec cette réponse catégorique : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés !

Et n'allez pas dire, mes chers amis, que c'est là une maxime purement juive : c'est, au contraire, une vérité vaste comme le monde et immuable comme l'éternité. Elle concerne les Gentils, non moins que les Hébreux. Jamais en aucun temps, jamais en aucun lieu, jamais pour aucune âme la rémission des péchés n'a été obtenue autrement que par l'effusion du sang.

Il y a plus : j'affirme que cette grande vérité est empreinte jusque dans les entrailles de la nature humaine ; c'est une loi essentielle du gouvernement moral de Dieu, un de ces principes fondamentaux qui, en dépit de toutes les attaques, resteront toujours debout, une règle qui n'a jamais souffert et qui ne souffrira jamais d'exception. Toujours et partout la même, cette doctrine subsistera d'âge en âge : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Sous l'économie mosaïque, il en était ainsi ; pour les Juifs, point de rémission sans effusion de sang. Il existait certains cas, il est vrai, où l'eau et le feu suffisaient pour rendre net ; mais toutes les fois qu'il s'agissait d'une violation positive de la loi, la purification ne pouvait avoir lieu que moyennant un sacrifice sanglant : Dieu ayant voulu enseigner par là à son peuple que le sang et le sang seul efface les péchés. Et, chose remarquable ! les païens eux-mêmes semblent avoir entrevu confusément cette vérité capitale. Que me disent leurs couteaux ruisselants du sang des victimes ? que me disent les lugubres histoires d'holocaustes, de sacrifices, d'immolations humaines qui, des points les plus reculés du globe, parviennent de temps à autre à mes oreilles ? que me disent toutes ces choses, je le demande, sinon qu'au fond de toute poitrine humaine, ancien comme l'existence même de l'homme, retentit comme un écho affaibli de cette loi divine : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés ? Et pour ne parler que de vous-mêmes, mes chers auditeurs, je suis assuré que dans les replis de vos coeurs et de vos consciences il y a comme un secret instinct qui vous dit à tous que pour réconcilier l'âme coupable avec un Dieu saint et juste, il faut que le sang coule, qu'une victime soit immolée. C'est là, je le répète, la grande vérité du christianisme, et c'est cette vérité que je voudrais essayer de fixer dans votre mémoire, en demandant à Dieu de la faire pénétrer lui-même dans vos âmes.

Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Avant de développer mon texte, je dois tout d'abord répondre à une question qui se présente naturellement à l'esprit. De quelle effusion de sang est-il ici parlé ? L'apôtre n'avait-il point en vue un sacrifice particulier lorsqu'il écrivait ces paroles ? Oui, mes frères. Un sang d'un prix infini a été répandu, et c'est à l'effusion de ce sang que je voudrais vous faire assister. Il ne s'agit plus ici de meurtres ou de massacres; il ne s'agit plus de brebis ou de boucs égorgés sur les autels.

Il y eut une fois un sacrifice auprès duquel tous les autres ne sont rien : c'était un homme, c'était un Dieu qui versa alors son sang. Venez et voyez. Nous sommes dans un jardin à l'aspect triste et morne. Il est minuit. Le sol, durci par la gelée, craque sous les pas. Parmi ces oliviers, au sombre feuillage, je vois un homme ; je l'entends exhaler son âme dans la prière. Anges, écoutez !' Ecoutez, ô fils des hommes ! écoutez et soyez étonnés ! C'est le Sauveur qui offre sa vie avec de grands cris et avec larmes. Approchez. Considérez son front..... O prodige ! Des grumeaux de sang découlent de son visage et de son corps tout entier ! chacun de ses pores est ouvert, et une sueur s'en échappe ; mais ce n'est pas la sueur d'un homme qui travaille pour son pain, c'est la sueur d'un Dieu qui travaille pour le ciel : il sue une sueur sanglante ! - La voilà cette effusion de sang, sans laquelle il ne se fait point de rémission des péchés !

Mais suivons l'homme-Dieu. Des mains sacrilèges l'ont traîné de ce jardin témoin de sa prière et de son agonie jusqu'au prétoire de Pilate. On le fait asseoir et on l'insulte ; on le revêt dérisoirement d'un manteau de pourpre, on ceint son front d'une couronne d'épines, et soudain (ô anges du ciel ! que dûtes-vous éprouver à cette vue ?...) soudain, deux lignes ensanglantées sillonnent sa face divine ! Ensuite on le dépouille du manteau royal, on découvre ses épaules: elles sont teintes de sang! Esprits infernaux, dites-moi, oh ! dites-moi qui a ainsi blessé mon Sauveur ? Les soldats romains se chargent de me répondre : ils reprennent leurs verges encore sanglantes ; ils le flagellent de nouveau, ils déchirent ses chairs, ils font ruisseler son sang jusqu'en terre ! La voilà encore cette effusion de sang, en dehors de laquelle il ne se fait point de rémission des péchés !

Mais ce n'est pas tout. On entraîne Jésus au lieu du supplice ; on l'étend sur le sol, on cloue ses mains et ses pieds au bois transversal ; puis on dresse la croix, on l'assujettit dans le soubassement préparé pour la recevoir ; maintenant elle est debout, et sur elle est suspendu le Christ de Dieu. O déchirant spectacle ! Du sang de sa tête, du sang de ses mains, du sang de ses pieds ! Et avec son sang, sa vie s'écoule dans une inexprimable agonie ! Et son âme s'épuise en angoisses sans pareilles ! « Eloï, Eloï, lamma sabachthani ! » Enfin, il expire..... Mais voyez encore : on lui perce le côté avec une lance, et aussitôt il en jaillit du sang et de l'eau. - Voilà l'effusion du sang, pécheurs et saints! Voilà cette grande, cette solennelle aspersion, ce sacrifice sanglant et expiatoire, sans lequel, ni pour vous individuellement, ni pour la race humaine en général, il ne saurait y avoir de rémission des péchés.

Oui, c'est là l'effusion de sang dont parle l'apôtre. Oh ! mon Dieu, comment se fait-il que des hommes puissent écouter une telle histoire; les yeux secs ? Je l'ai mal racontée, direz-vous. Il est vrai, mes amis, et je me blâme tout le premier. Mais sachez-le : alors même que la scène sanglante du Calvaire vous serait décrite par la langue la plus malhabile, si vos coeurs étaient ce qu'ils devraient être, ils se fondraient en larmes de sang ! Oh ! quel crime, quel meurtre que celui-là ! C'était plus qu'un régicide, plus qu'un fratricide, plus qu'un parricide c'était..... la langue humaine n'avait point de mot pour désigner un tel crime, il a fallu en inventer un, - c'était un déicide ! le meurtre d'un Dieu ! le meurtre de celui qui s'est incarné pour nous sauver ! Ah ! si nos coeurs étaient seulement aussi malléables que le fer, nous pleurerions ! s'ils étaient aussi tendres que le marbre des montagnes, nos yeux se changeraient en ruisseaux d'eau! Mais ces coeurs sont plus durs que la pierre, même qu'une pièce de la meule de dessous (Allusion à Job 41:15), c'est pourquoi nous oublions les douleurs de Celui qui à cause de nous est mort d'une mort pleine d'ignominie et d'amertume; nous ne plaignons pas de ses souffrances ; nous ne considérons pas que c'est pour nous, pour nous proprement qu'il a tout enduré, tout accompli.....

Mais pour en revenir à notre texte, redisons que le grand principe qu'il établit est celui-ci Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Cette proposition me semble être à la fois négative et affirmative. J'y trouve d'abord UNE NÉGATION FORMELLE: « Point d'effusion de sang, point de rémission » ; et ensuite UNE AFFIRMATION IMPLICITE qui ressort de la négation même, et qu'on peut formuler ainsi : « Par l'effusion du sang, il y a rémission des péchés. »

En premier lieu, ai-je dit, mon texte exprime UNE NÉGATION FORMELLE. Point de rémission en dehors du sang de Jésus : voilà ce qu'il nous enseigne de la manière la plus nette. Et veuillez considérer, mes frères, que cette assertion est d'autorité divine. En la prononçant aujourd'hui devant vous, je ne fais que répéter les paroles mêmes de Dieu. Ce n'est pas une chose que vous puissiez croire ou rejeter à votre choix ; vous devez la croire, vous devez l'admettre, sinon vous vous inscrivez en faux contre l'Écriture et vous donnez le démenti au Tout-Puissant. Peut-être m'arrive-t-il quelquefois d'émettre certaines idées qui n'ont guère d'autre base que mes propres raisonnements ou mon interprétation particulière, ce qui, j'en conviens, est bien peu de chose ; mais ici, je ne viens pas simplement étayer une opinion personnelle par des passages empruntés à l'Écriture : je cite textuellement les paroles sorties des lèvres de Dieu lui-même. Prenez et lisez: « Point de rémission ! c'est écrit en toutes lettres dans la Parole inspirée ; donc, cette doctrine est divine. Il est possible que vous soyez disposés à regimber contre elle ; mais rappelez-vous qu'en le faisant, vous vous révoltez, non pas contre moi mais contre Dieu.

Je ne veux point perdre mon temps en vaines disputes de mots ; Dieu me garde de négliger la belle mission de proclamer l'Évangile pour contester avec les hommes ! Je me présente à vous en ce moment, le décret irrévocable de Dieu à la main, et je vous dis à tous : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Sans doute, vous n'êtes pas tenus de recevoir comme article de foi tout ce que vous enseigne le prédicateur ; mais souvenez-vous que si vous ne croyez point ceci, c'est au péril de vos âmes ! car, encore une fois, la vérité que je vous annonce émane directement de Dieu ; or, quand Dieu parle, oseriez-vous contredire ? Non, vous ne l'oseriez ! car ce serait le comble de l'impiété. Inclinez-vous donc devant la solennelle négation de mon texte et profitez du sérieux enseignement qu'elle vous donne.

Mais on objecte que la manière dont Dieu a sauvé les hommes, c'est-à-dire par l'effusion sang, est cruelle, injuste, inhumaine..... que sais-je encore! A ceux qui raisonnent ainsi, je n'ai qu'un mot à répondre. Votre opinion à cet égard me touche peu, leur dirai-je ; les faits sont là ; Dieu a jugé bon de faire reposer tout le plan du salut sur le sacrifice de son Fils. Si votre Créateur vous semble avoir eu tort, attendez de vous trouver en sa présence pour lui demander raison de sa conduite. Mais réfléchissez, je vous le conseille, avant de lui jeter le gant. Malheur au vermisseau qui voudrait lutter contre celui qui le forma, et malheur à l'homme assez audacieux pour oser se mesurer avec le Très-Haut ! Bien comprise et reçue avec foi, la doctrine de l'expiation est pleine de douceur, car elle est la manifestation d'un amour sans bornes, d'une bonté incommensurable et d'une justice infinie. Mais, je le sais, cette doctrine, si précieuse pour le croyant, a toujours été en scandale aux gens du dehors. Que vous dirai-je, ô incrédules ? Vous haïssez ce qui seul pourrait vous sauver ; vous méprisez la grâce qui vous est offerte; encore une fois, je ne veux point perdre mon temps à discuter avec vous ; je me borne à répéter au nom de mon Maître: sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés.

Et observez, mes chers auditeurs, combien cette déclaration est absolue. « Mais ne puis-je obtenir le pardon de mes péchés par mon repentir ? dira l'un ; si je pleure, si je gémis, si je prie, le Seigneur ne me pardonnera-t-il pas ?

Point de rémission sans effusion de sang, répond mon texte. - « Mais si je ne pèche plus désormais, dira un autre ; si je sers Dieu avec plus de fidélité, avec plus de zèle qu'aucun de mes semblables, le Seigneur ne me pardonnera-t-il pas à cause de mon obéissance ? » Point de rémission sans effusion de sang  répond mon texte. - « Mais si je me confie simplement en la miséricorde de Dieu, reprend un troisième, ne serai-je point pardonné sans que j'aie besoin de recourir à un sacrifice quelconque ? Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés l telle est la réponse invariable de mon texte. Oh ! que de fatales illusions crouleraient, si on voulait se placer en présence de ces paroles si claires, si nettes, si positives ! Fils des hommes, apportez ici vos espérances de salut, et si elles ne sont pas fondées dans le sang et scellées de sang, dites-vous bien qu'elles sont aussi chimériques que des châteaux en l'air ou que les songes de la nuit. Et pourtant, malgré cette déclaration si formelle, l'on s'obstine à essayer de cinquante moyens différents pour obtenir la rémission des péchés ; tellement qu'en vérité le ministre de l'Evangile est parfois fatigué d'avoir toujours à revenir sur les mêmes doctrines, toujours à combattre les mêmes erreurs. Mes frères, je tiens à vous le redire en termes aussi clairs que possible : Faites ce que vous voudrez et dites ce qu'il vous plaira, vous ne parviendrez jamais à obtenir le pardon de vos péchés, à moins que vous ne placiez votre confiance dans le sang répandu de votre Sauveur, et uniquement dans ce sang, car hors de là, il n'y a point de rémission.

Et si mon texte est absolu dans sa nature, il est de plus universel dans son application, Quoi? ne puis-je point obtenir la rémission de mes péchés autrement que par l'effusion du sang ? » demande le monarque, et il s'avance le front ceint de sa couronne royale ; « ne puis-je point avec toute ma splendeur, avec toute ma puissance, avec tous mes trésors,, payer par moi-même la rançon de mon âme ? » Impossible ! répond mon texte. - Vient ensuite l'homme de science, tout chargé de titres et de distinctions universitaires ; il les étale avec complaisance et demande à son tour : « Ne puis-je point obtenir la rémission de mes péchés en vertu de ces témoignages de mon grand savoir ? » Impossible ! impossible ! répète mon texte. - Puis survient le philanthrope, l'homme bienfaisant et libéral. « J'ai répandu mon argent en aumônes, dit-il ; j'ai distribué mon bien pour la nourriture des pauvres : cela ne m'assure-t-il point le pardon de Dieu ? » Non ! dit mon texte ; sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Ah ! comme , ceci passe un même niveau sur toutes les têtes ! Monseigneur, vous n'êtes pas plus que votre cocher ; maître, gentilhomme, vous marchez de pair avec le paysan qui laboure vos domaines. Ministre de l'Evangile, ton office ne te place aucunement en dehors de la loi commune ; ton plus humble auditeur est tout aussi bien partagé que toi : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. Pour le meilleur, comme pour le plus mauvais des hommes, il n'y a aucun espoir de salut hors de l'effusion du sang.

Oh ! que j'aime l'Evangile ! Et savez-vous, mes amis, une des raisons qui me le font aimer ? Je l'aime parce qu'il est un Evangile essentiellement égalitaire. Bien des gens ne veulent pas d'un tel Evangile, et moi non plus je n'en voudrais certes pas si j'attachais au mot d'égalitaire le sens qu'on lui a trop souvent donné. Que chacun conserve son rang, ses titres, sa fortune : rien de plus juste; mais j'aime, je l'avoue (et je suis sûr qu'en ceci tout vrai chrétien sera d'accord avec moi), oui, j'aime à voir le riche et le pauvre s'entre rencontrer, j'aime à les voir placés côte à côte sous le grand niveau de l'Evangile. « Arrière vos sacs d'argent ! dit l'Evangile aux riches ; ils ne peuvent rien pour votre salut. » - « Reployez vos diplômes, dit-il aux lettrés ; ils ne peuvent rien pour votre salut. » - « Oubliez votre ferme ou votre parc., dit-il à ceux qui possèdent; ces choses ne peuvent rien pour votre salut. » - « Couvrez votre écusson, dit-il aux nobles ; toutes les armoiries du monde ne peuvent rien pour votre salut. Venez, vous, pauvres, mendiants, déshérités du monde ; venez, vous, rebut et balayures de la terre : avancez. Quoique votre esprit soit sans culture et vos manières peu policées, le salut est pour vous tout autant que pour le riche, le titré, le puissant, l'homme entouré d'hommages et d'honneur. » Mon texte s'adresse indistinctement à toutes les classes de la société ; tous nous sommes égaux sur ce terrain : Sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés.

Remarquez en outre, mes chers auditeurs, que ces paroles sont d'une application perpétuelle. Paul les a dites; je dois répéter son témoignage, et si dans mille ans d'ici l'Evangile est encore prêché, les ministres de Dieu le répéteront à leur tour. Cette vérité ne changera jamais. Dans l'autre monde comme dans celui-ci, il sera toujours vrai que sans effusion de sang, il ne se fait point de rémission des péchés. On peut chercher à vous faire croire le contraire, mes bien-aimés; on peut vous dire, par exemple, que vos oeuvres, ou vos pénitences, ou votre argent vous assureront le pardon de Dieu ; mais repoussez de toutes vos forces ces fables et ces mensonges, et tenez pour certain qu'il n'y a de rémission possible que par le sang propitiatoire du Fils de Dieu. Non, quand vous passeriez sur vos deux genoux votre vie tout entière ; quand vos yeux se fondraient en torrents de larmes ; quand vous gémiriez et supplieriez jusqu'à ce que les fibres de votre coeur se rompissent au dedans de vous ; non, jamais - jamais en ce monde, jamais dans l'éternité - vous ne pourrez obtenir le pardon de vos péchés autrement que par le sang de Christ ; jamais votre conscience ne sera purifiée que par la foi en son sacrifice ! Et aussi bien, mes chers amis, à quoi vous servirait-il de vous contenter de rien moins que ce qui a contenté Dieu le Père ? Vous vous séduiriez vous-mêmes, voilà tout. Rien n'a pu satisfaire sa justice que l'effusion du sang de son Fils, et rien ne pourra blanchir vos consciences que les mérites de ce sang appliqués à vos âmes par la foi.

Mais j'ai dit que de la négation même contenue dans mon texte ressort UNE AFFIRMATION ; or, cette affirmation implicite est celle-ci : Il y a une rémission des péchés par l'effusion du sang, - Et observons tout d'abord que cette rémission est un fait accompli. Le sang ayant été versé, la rémission est déjà obtenue. Je vous ai conduits au jardin de Gethsémané et au mont Calvaire, pour vous faire assister à l'effusion du sang. Allons maintenant dans un autre jardin et sur un autre mont, pour contempler les grandes preuves de la rémission acquise au prix de ce sang. Allons dans un autre jardin, ai-je dit. Et en effet, c'est un jardin qui s'étend devant nous, jardin tout embaumé de doux, de triomphants souvenirs. Là, dans un rocher, loin de l'agitation et du bruit du monde, Joseph d'Arimathée s'était fait tailler un sépulcre neuf, où il pensait que son pauvre corps d'argile serait bientôt déposé ; mais le corps de Jésus y fut mis le premier.

Les scènes lugubres de la crucifixion venaient d'avoir lieu. Jésus s'était constitué répondant de son peuple, et la loi avait demandé son sang. La mort l'avait étreint de sa main de fer, et ce tombeau était comme la sombre prison où semblait devoir être détenu à jamais Celui qui avait donné sa vie pour ses brebis. Comment donc se fait-il que je voie dans ce jardin un sépulcre ouvert et inoccupé ? Mes frères, je vais vous le dire. La dette est payée, les péchés sont effacés, la rémission est acquise. Le grand Pasteur des brebis a été ramené d'entre les morts par le sang de l'alliance éternelle. Donc, le sacrifice a été accepté, et maintenant nous avons la rédemption par son sang, savoir, la rémission des péchés (Hébreux 13:20, Ephésiens 1:7).

Voilà, mes bien-aimés, une première preuve.

En voulez-vous une autre plus concluante encore ? Venez avec moi sur le mont des Oliviers. Là, contemplez Jésus levant ses mains sur ses disciples, comme autrefois le souverain sacrificateur sur la multitude, et tandis qu'il les bénit, voyez-le montant majestueusement vers le ciel et disparaissant sur une nuée de devant leurs yeux. « Mais que signifie cette glorieuse ascension ? demandez-vous ; où donc va Jésus ? pourquoi, oh ! pourquoi quitte-t-il ainsi la terre ? » L'Apôtre va vous répondre : Christ est entré, non point dans le sanctuaire fait de la main des hommes, mais dans le ciel même, pour comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu ; et il est entré avec son propre sang, nous ayant obtenu une rédemption éternelle ; c'est pourquoi nous avons, par le sang de Jésus, la liberté de nous approcher de Dieu (Hébreux 9:24,12; 10:19). La rémission est donc un fait accompli : en voilà une seconde preuve.

O croyant, quelles sources abondantes de consolations n'y a-t-il pas ici pour toi ! Que pourrais-je te dire que tu ne saches pas déjà ? Aussi je te laisse à tes douces expériences, mon bien-aimé, pour essayer de convaincre ceux qui n'ont pas cru au prix infini de cette rémission des péchés, acquise par l'effusion de sang.

On raconte qu'un pasteur éminent étant allé visiter un inconverti sur son lit de mort, celui-ci lui dit : « M. le pasteur, je me confie en la miséricorde divine ; certainement, puisque Dieu est infiniment bon, il ne voudra pas vouer une âme à la condamnation éternelle. » Plus tard, le serviteur de Dieu revint auprès du malade, dont l'état s'était aggravé. « Oh ! M. le pasteur, s'écria-t-il, je n'ai plus de confiance ! Je viens de réfléchir que si Dieu est miséricordieux il est juste aussi ; et que ferais-je, oh ! Que ferais-je, si, au lieu de déployer sa bonté envers moi, il ne déployait que sa justice ? Non, je ne puis plus compter sur la seule miséricorde de Dieu ! Oh ! dites-moi ce qu'il faut que je fasse pour être sauvé ! » Le pasteur exposa alors au moribond le plan du salut ; il lui dit que Christ était mort à la place du pécheur qui se confie en lui, en sorte que Dieu est juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus (Romain 3:25). Le malade écoutait avec avidité. « Ah ! Monsieur, s'écria-t-il enfin, voilà justement ce qu'il me fallait ; j'avais besoin d'un fondement solide sur lequel je pusse bâtir mes espérances, et vous venez de me l'indiquer ; ailleurs je ne vois qu'incertitude et que doute. » Cet homme disait vrai. Non, mes amis, il n'y a aucune paix, aucune confiance possible hors de Christ. A part les âmes qui se confient uniquement dans le sang de Jésus, pas un de nous, j'ose l'affirmer, n'a jamais rencontré une seule personne qui fût pleinement assurée de son pardon. Voyez le musulman : il ne sait rien du pardon des péchés. Voyez l'incrédule : il n'est jamais sûr s'il est pardonné ou non. Voyez le formaliste : il dira bien « J'espère que mes péchés me seront remis », mais il n'ose affirmer qu'ils le sont. Je le répète, celui-là seul possède l'assurance de son salut qui croit fermement que Christ, et Christ seul, a expié les péchés par l'effusion de son sang.

Mais quelles sont les âmes que Christ est venu sauver ? Pour répondre à cette question, permettez-moi de vous raconter un simple fait. Le grand prédicateur Whitefield avait un frère, qui avait été, comme lui, un fervent chrétien ; mais il s'était détourné des sentiers de la piété, il avait fait des chutes graves. Or, un jour, après qu'il eut reconnu ses égarements, il était fort troublé dans son âme, car il avait entendu la veille un sermon de son frère qui avait blessé sa conscience jusqu'au vif. Le soir, au souper, il s'écria, comme se pariant à lui-même : « Je suis un homme perdu ! » et il commença à gémir et à pleurer, en sorte qu'il ne pouvait prendre aucune nourriture. - « Pardon, M. Whitefield, que disiez-vous, je vous prie ? » demanda lady Huntingdon qui était assise en face de lui ( A ceux de nos lecteurs qui ne connaîtraient point le nom de lady Huntingdon, nous dirons que cette dame, illustre par sa naissance, par ses talents, et surtout par son éminente piété, consacra au service de son divin Maître tous les dons qu'elle avait reçus de lui. Elle vécut à l'époque du grand réveil religieux qui eut lieu en Angleterre le siècle dernier, et dépensa une fortune considérable, soit à construire des lieux de culte, soit à pourvoir aux besoins temporels des fidèles serviteurs de Dieu qui passaient leur vie à annoncer l'Évangile. Le célèbre Whitefield était l'un de ses amis les plus intimes. (Voir pour plus de détails l'intéressant ouvrage intitulé : Lady Huntingdon et ses amis, etc., publié par la Société de Toulouse). Note du Traducteur.) « Madame, répondit-il, je disais que je suis un homme perdu. » - « J'en suis fort aise, monsieur, répliqua-t-elle, j'en suis fort aise. » - « Comment, madame !... Que voulez-vous dire ? balbutia le pauvre homme au comble de l'étonnement ; c'est bien cruel à vous de vous réjouir de ce que je suis perdu... » - « Je le répète, monsieur, j'en suis fort aise, fort aise en vérité », reprit-elle. Il la regarda, de plus en plus surpris de son inhumanité. « Oui, M. Whitefield, j'en suis fort aise, continua lady Huntingdon, car il est écrit : Le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce qui était PERDU. » A l'ouïe de ces paroles, Whitefield fondit en larmes, « Quel précieux passage, madame ! s'écriat-il, et d'où vient qu'il s'applique en cet instant avec tant de force à mon âme ? Oh ! je bénis Dieu de me l'avoir fait entendre ! Jésus veut donc me sauver ; je remets mon esprit entre ses mains; je suis pardonné! » Ayant dit cela, il sortit de la maison, se sentit pris d'un malaise soudain, tomba en arrière et expira.

Oui, le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ! Y a-t-il ici une âme perdue ? Dieu le veuille ! Homme perdu ! femme perdue ! où êtes-vous ? Vous sentez-vous perdus sans ressource ? Oh ! combien j'en sais heureux ! car c'est pour des créatures telles que vous qu'a été faite la rémission des péchés par l'effusion du sang. Pauvre pécheur ! tes yeux sont peut-être obscurcis par les larmes de la repentance ; mais regarde au travers de tes larmes, mon frère. Vois-tu cet homme dans le jardin de Gethsémané ? Il sue pour toi des grumeaux de sang. Vois-tu cet homme attaché sur un bois infâme ? Il a été cloué là pour toi. Oh ! mes amis, si pour vous sauver d'une mort certaine, je consentais à être cloué aujourd'hui sur une croix, je sais ce que vous feriez : vous vous jetteriez à mes pieds, vous les couvririez de baisers, vous les arroseriez de larmes d'amour et de reconnaissance.

Eh bien, pécheur, pécheur perdu, pécheur qui te sens tel, Jésus est mort  pour toi, pour toi proprement ; et s'il est mort pour toi, tu ne peux qu'être sauvé, car Christ n'est mort en vain pour personne. La question est donc celle-ci : Te reconnais-tu misérable et indigne ? Es-tu convaincu de péché parce que tu ne crois pas en Christ ? S'il en est ainsi, mon cher auditeur, je suis chargé par mon Maître d'un message pour toi : crois en son nom, et tu seras sauvé. Mais penses-tu qu'en définitive tu n'es pas un si grand pécheur ? Oh ! alors, je ne sache pas que Christ soit mort pour toi. Dis-tu que tu n'as pas besoin de repentance ? Alors je n'ai point de Christ, point de salut à t'annoncer. Dis-tu que tu n'as pas besoin d'un Sauveur ? Alors je n'ai absolument rien à te dire que ces trois mots : La colère venir ! la colère à venir ! Christ n'est pas venir pour sauver les justes, les âmes satisfaites d'elles-mêmes ; il est venu pour sauver les méchants. Es-tu méchant ? le Sent-tu ? Es-tu perdu ? le sais-tu ? Es-tu coupable ? serais-tu prêt a le confesser en toutes occasions ? Dans ce cas, je le répète, mon bien-aimé, ne crains rien. Si Jésus était ici en cet instant, il étendrait vers toi ses mains sanglantes et te dirait : « Pauvre pécheur, je suis mort pour toi ; veux-tu croire en moi ? »

Jésus n'est pas ici en personne, mais il a envoyé son serviteur pour te dire de sa part : « Ne veux-tu pas croire en Celui qui est mort pour toi ? » - « Oh ! dis-tu peut-être, je suis un si grand pécheur! » - « C'est justement à cause de cela que je suis mort », répond Jésus. - « Mais je suis indigne d'un tel sacrifice », objectes-tu encore. « C'est justement à cause de ton indignité que j'ai dû me sacrifier pour toi », dit Jésus. « Mais j'ai haï Christ », ajoutes-tu. « Mais moi, je t'ai toujours aimé », reprend Jésus. - « Mais, Seigneur, j'ai insulté les ministres, j'ai méprisé ta Parole... » - « Tout est pardonné, dit Jésus ; le sang qui a coulé de mon côté percé a effacé toutes tes transgressions. Crois seulement ; je ne te demande rien de plus ; et pour cela même je t'aiderai : je te donnerai un coeur croyant à la place de ton coeur incrédule. »

Mais quelqu'un me dira : « Prédicateur de l'Evangile, vos paroles vont sûrement au delà de votre pensée. Quoi ? Voudriez-vous dire aux hommes et aux femmes les plus dépravés qui sont dans cette enceinte, que la rémission des péchés a été faite pour eux ? » Mon cher auditeur, je veux dire précisément ce que je dis. La voilà, la pécheresse, la femme de mauvaise vie, qui a entraîné bien des âmes dans le vice et envoyé bien des âmes en enfer ! La voilà ! Tous ses amis l'ont chassée de leur maison ; son père lui-même rougit de l'appeler sa fille et lui a défendu de jamais reparaître en sa présence. Femme ! te repens-tu ? Pleures-tu sur tes péchés ? Te reconnais-tu coupable et perdue ? Détestes-tu tes égarements passés ? S'il en est ainsi, Jésus est mort pour te sauver, et quoi que puisse dire le monde, tu seras sauvée ! - Le voilà, l'intempérant, le violateur du sabbat, l'homme flétri par le vice ! je le reconnais ! La nuit dernière, j'entendis sa voix dans les rues, comme il regagnait sa demeure, ivre, vociférant des blasphèmes, jetant le trouble sur son passage. Arrivé chez lui, il maltraita sa malheureuse femme, et quand aux imprécations qu'il a prononcées, Dieu seul en sait le nombre... Eh bien ! à toi-même, ô homme, je dis en cet instant : Sens-tu combien tu es coupable ? Haïs-tu tes transgressions et désires-tu sincèrement y renoncer ? S'il en est ainsi, que Dieu soit béni ! Christ est mort pour le sauver. Crois !

«Qu'est-ce à dire ? s'écriera peut-être une autre personne ; faut-il donc être un pécheur scandaleux pour avoir part à la rémission des péchés acquise: par l'effusion du sang de Christ ? » Assurément non, mon cher auditeur. J'ai reçu il y a quelques jours une lettre d'un jeune homme, qui, comptant m'entendre cette semaine, m'écrivait à peu près en ces terme

«Monsieur, veuillez, je vous en prie, prêcher un sermon approprié à l'état de mon âme, car je suis dans une grande perplexité. J'ai ouï dire que chacun de nous doit s'estimer le plus coupable des hommes, sans quoi il ne peut être sauvé : or, je fais tous mes efforts pour me croire tel, mais, vous l'avouerai-je, monsieur, je ne puis y parvenir. Je désire de tout mon cœur avoir part au salut, mais je ne sais pas me repentir assez profondément ». Si le jeune homme qui m'a écrit ces lignes, ou si d'autres personnes qui pensent comme lui, sont devant moi en cet instant, voici ce que je leur dirai. Dieu ne demande pas à tout homme de se croire le plus grand misérable qu'il y ait sur la terre, par la raison toute simple que, dans bien des cas, ce serait croire une fausseté car il est évident qu'il y a des hommes plus méchants les uns que les autres.

Ce que Dieu demande de nous, c'est que nous disions, chacun pour son propre compte : « Je me connais mieux que je ne connais mon prochain, je ne sais que bien imparfaitement ce qui se passe en lui, et d'après ce que je vois, non seulement dans ma vie mais dans mon cœur, je ne pense pas qu'il puisse y avoir beaucoup de mes semblables plus mauvais que moi. Aux yeux du monde leur conduite est peut-être plus condamnable que la mienne mais j'ai eu plus de lumières, plus de privilèges, plus d'avertissements, plus d'occasions de connaître Dieu qu'ils n'en ont eu, en sorte qu'en réalité je suis plus inexcusable. » Voilà ce que nous devrions penser, mes chers amis. Je ne vous dis pas de faire comparaître votre frère avec vous devant le Seigneur, en disant, comme pour vous recommander à la faveur divine : « Je suis plus coupable que lui. » Non ; je voudrais bien plutôt que vous vous présentassiez seul devant Dieu, en murmurant, comme l'enfant prodigue : « Père, j'ai péché ! » Peu importe, jeune homme, que ton frère ait plus ou moins péché que toi ; peu importe, jeune fille, que ta soeur se soit plus ou moins égarée que toi ; ce qui importe, c'est que vous vous écriiez les uns et les autres en vous frappant la poitrine: « O Dieu ! sois apaisé envers moi qui suis pécheur ! » C'est là tout ce que vous avez à faire.

Je termine. O vous tous qui vous sentez perdus, encore une fois je vous le dis : Venez à Christ ! Venez à lui, et vous serez les bienvenus. Il n'est pas un seul pécheur contrit et humilié dans le monde qui ne puisse avoir part à la rémission des péchés que Christ a acquise au prix de son sang, et se glorifier dans l'espérance de la gloire, de Dieu. Fût-elle noire comme l'enfer, votre âme peut devenir, dans l'espace d'un instant, aussi pure que le ciel. Je sais, hélas, je sais que ce n'est pas sans une lutte désespérée que le pécheur parvient à saisir la promesse du salut ; mais du moment qu'il croit, toute lutte cesse ; c'est là sa première victoire : glorieuse et sainte victoire ! Oh ! mes bien-aimés, puissent les paroles de ce cantique être en cet instant même le langage de vos coeurs ; retenez-les, adoptez-les, et qu'elles deviennent le cri habituel de vos âmes.

Misérable et perdu, sans force et sans défense, Je me jette, ô Christ, dans tes bras ! Donne-moi sainteté, pardon et délivrance Tu l'as promis, tu le feras ! »

 

 

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

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-Arthus Croix Huguenote

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:02
Qui délivre, quand et comment

Le Seigneur saura délivrer de l’épreuve

ceux qui l’honorent,

et garder les injustes

pour être punis au jour du jugement

(2 Pierre 2:9)

 

Les hommes pieux sont tentés et éprouvés.

 

La foi qui n’a pas été mise à l’épreuve n’est pas la vraie foi.

 

Mais ceux qui honorent Dieu sont délivrés, non par le hasard, ni par des agents secondaires, mais par le Seigneur en personne.

 

Il se charge lui-même de la délivrance de ceux qui se confient en lui.

 

Dieu aime ceux qui marchent selon lui, et il se préoccupe de savoir où ils sont et comment ils se trouvent.

 

Parfois leur chemin leur semble un labyrinthe et ils ne savent comment échapper à tel danger qui les menace.

 

Ce qu’ils ne savent pas, leur Maître le sait. Il sait qui il doit délivrer, quand et comment il délivrera.

 

Il délivre le juste de la manière la plus profitable pour lui, la plus humiliante pour celui qui lui fait tort, et la plus honorable pour lui-même.

 

Laissons le « comment » au Seigneur, et contentons-nous et nous réjouissons de savoir qu’il « sait délivrer » son peuple de tout danger, de toute épreuve et de toute tentation, et cela par sa main droite et avec gloire.

 

Il ne m’appartient pas aujourd’hui de pénétrer les secrets du Seigneur, mais bien d’attendre patiemment l’heure de la délivrance, sachant ceci:

 

c’est que, quoique je ne sache rien,

mon Père céleste sait ce qui me convient.

 

Et « aucun de ceux qui s’attendent à Lui ne sera confus. »

 

 

 

Charles Spurgeon Baptiste Réformé

Charles Haddon Spurgeon

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

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Croix huguenote

 

Source : Les Trésors de la Foi

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 06:01
Quel Ami fidèle et tendre
Ne te réjouis pas à mon sujet,
toi mon ennemi!
Si je suis tombé, je me relèverai ;
Si je suis assis dans les ténèbres,
l'Éternel sera ma lumière.
 
Michée 7:8
2030475401 1

Notre ennemi peut éteindre notre lumière pour un temps.

Mais il y a un sûr espoir pour nous auprès du Seigneur ; si nous nous confions en lui en restant intègres, notre temps d'abattement et d'obscurité sera de courte durée.

Les insultes de notre ennemi ne sont que pour un moment.

Le Seigneur changera bientôt son rire en pleurs et nos soupirs en chants de joie.

Et si, pendant quelque temps, le grand ennemi de nos âmes vient à triompher de nous, comme il a triomphé d'hommes meilleurs que nous, prenons quand même courage, car dans peu nous vaincrons.

Nous nous relèverons de notre chute.

Le Seigneur, lui, n'est point tombé et il nous redressera.

Nous ne demeurerons point dans les ténèbres, bien que nous ayons pu y passer quelque temps.

Car notre Dieu, source de la lumière, ne tardera pas à faire luire sur nous un jour brillant.

Ne désespérons ni ne nous doutons point.

Un demi-tour de roue de plus, et le point qui, l'instant d'avant, touchait encore la terre atteindra le sommet.

Malheur à ceux qui rient maintenant, car ils pleureront et seront en deuil, quand l'objet de leur vanterie sera changé en celui d'une honte éternelle.

Mais heureux ceux qui pleurent saintement, car ils vont recevoir une divine consolation.

 

 

Charles Spurgeon Pasteur Baptiste Réformé

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

bible bis

 

Quel ami nous avons en Jésus,

Lui qui porte tous nos péchés et nos souffrances ! Quel privilège d’apporter tout à Dieu dans la prière ! Oh, quelle paix nous perdons souvent, oh, quelle douleur inutile nous supportons, tout ça parce que nous n’apportons pas tout à Dieu dans la prière ! Sommes-nous dans l’épreuve et la tentation ? Rencontrons-nous des problèmes ? Nous ne devrions jamais nous décourager ; apportez toute chose au Seigneur dans la prière. Peut-on trouver un ami si fidèle, qui partagera toutes nos peines ? Jésus connaît toutes nos faiblesses ; apportez toute chose au Seigneur dans la prière. Sommes-nous faibles et chargés, encombrés d’un fardeau de soucis ? Précieux Sauveur, à jamais Notre Refuge. Apportez toute chose au Seigneur dans la prière, vos amis vous méprisent-ils, vous abandonnent-ils ? Apportez toute chose au Seigneur dans la prière. Dans ses bras, il vous prendra et vous protégera, vous y trouverez le réconfort. Sauveur béni, tu l’as promis, Tu porteras tous nos fardeaux. Puissions-nous toujours, Seigneur, t’apporter toute chose dans d’ardentes prières. Bientôt, dans la gloire, brillante, sans nuages, il n’y aura plus besoin de prier. L’extase, la louange et l’adoration sans fin seront notre douce part là-haut.

(Poème de Joseph Scriven)

  1. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Toujours prêt à nous entendre, à répondre à notre cri!
    Il connaît nos défaillances, nos chutes de chaque jour,
    Sévère en ses exigences, Il est riche en son amour.

     
  2. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Toujours prêt à nous comprendre, quand nous sommes en souci!
    Disons-lui toutes nos craintes, ouvrons-lui tout notre cœur.
    Bientôt ses paroles saintes nous rendront le vrai bonheur.

     
  3. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Toujours prêt à nous défendre, quand nous presse l'ennemi!
    Il nous suit dans la mêlée, nous entoure de ses bras,
    Et c'est lui qui tient l'épée, qui décide les combats.

     
  4. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Toujours prêt à nous apprendre, à vaincre en comptant sur lui!
    S'il nous voit vrais et sincères à chercher la sainteté,
    Il écoute nos prières et nous met en liberté.

     
  5. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Bientôt il viendra nous prendre pour être au ciel avec lui.
    Suivons donc l'étroite voie, en comptant sur son secours.
    Bientôt nous aurons la joie de vivre avec lui toujours.

 

Bible

Croix huguenote
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source musicale même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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