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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 13:01
Voici Ton Roi, Il Vient à toi

Sois transportée d'allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d'une ânesse.

Zacharie 9: 9

Pasteur Mario Veilleux de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 16:48
Les héros dans l'ombre par Mario Veilleux, Pasteur de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

Pasteur Mario Veilleux de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

Jean Marc Thobois

(...) Le pasteur Jean-Marc Thobois a été emporté par le coronavirus à l’âge de 75 ans dans la nuit du 13 au 14 mars. Son nom est dans la préface de la version de la Bible, version qu’on appelle à la Colombe, parce qu’il a contribué à sa traduction. Issu d’une longue lignée de pasteurs huguenots, ce grand amoureux de la Bible et conférencier infatigable depuis plus de quatre décennies avait une assurance et une consolation solide. C’était quoi ? C’était que, dans la vie comme dans la mort, il appartenait, corps et âme, non pas à lui-même, mais à Jésus-Christ, son fidèle Sauveur. Par son sang précieux, ce fidèle Sauveur a totalement payé pour tous nos péchés et nous a délivrés de toute puissance du diable. Il nous garde si bien qu’il ne peut tomber un seul cheveu de notre tête sans la volonté de notre Père qui est dans les cieux. Il ne peut tomber un seul cheveu de notre tête sans la volonté de notre Père qui est dans les cieux. Cet enseignement, qui provient de la bouche du Fils de Dieu lui-même (Mc 10.29), nous remplit de réconfort. Quoi qu’il arrive, le Seigneur qui nous aime est parfaitement en contrôle et mène tout à bonne fin pour nous. Dans le sage plan de Dieu, le pasteur Jean-Marc Thobois avait terminé sa mission sur la terre ; il se repose maintenant là où le coronavirus n’a aucun accès.

(Mario Veilleux)

Eglise Réformée de Beauce Canada

Eglise Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

 

 

 

 

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Nota Refuge Protestant :

Une grande tristesse lorsque la nouvelle fut apprise par un des journaux israéliens (Times of Israël) quelques jours après son départ auprès de Dieu tant l'estime pour lui, son Epouse et sa famille était profonde. C'était un grand ami indéfectible d'Israël tout comme le sont autant sa famille. Heureux de le savoir auprès du Père, pensant dans nos prières aux siens qu'Il les console et entoure tant durant l'épreuve que pour le chemin à continuer sur terre avec Christ. Nous pensons particulièrement à David et Yaël Chauvel et leurs enfants dans nos prières.  

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 15:34
Encouragement pour l'Eglise et ceux du dehors par les Pasteurs Mario Veilleux et Paulin Bédard de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

(...) Comme l’Église dans l’histoire qui a toujours fait preuve de compassion en temps de souffrances et d’afflictions, faisons preuve, nous aussi, de compassion envers notre prochain. Aidons nos voisins sur le plan physique et matériel quand nous en avons l’occasion, mais surtout, aidons-les et guidons-les sur le plan spirituel . (...)

Paulin Bédard, Pasteur de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

Pasteur Mario Veilleux de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada

Ecclésiaste 3 : 1-5

Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : un temps pour naître, et un temps pour mourir ; un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté ; un temps pour tuer, et un temps pour guérir ; un temps pour abattre, et un temps pour bâtir ; un temps pour pleurer, et un temps pour rire ; un temps pour se lamenter, et un temps pour danser ; un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres ; un temps pour embrasser, et un temps pour s'éloigner des embrassements. 

 

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Colossiens 4 : 2-6

Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. Priez en même temps pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, en sorte que je puisse annoncer le mystère de Christ, pour lequel je suis dans les chaînes, et le faire connaître comme je dois en parler. Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps. Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun.

 
Pasteur Paulin Bédard Église Chrétienne Réformée de Beauce, Québec, Canada
Quand les jugements de Dieu frappent le monde,
l'Église est puissamment encouragée
Apocalypse 5 et 6

par le Pasteur Paulin Bédard

de l'Église Chrétienne Réformée de Beauce,

Québec, Canada

 

 

Chers frères et sœurs en Jésus-Christ,

Dans notre Catéchisme, nous confessons ensemble cette magnifique vérité :

« Qu’entends-tu par la providence de Dieu ? »

Réponse : « La force toute-puissante et partout présente de Dieu par laquelle il maintient et conduit, comme par la main, le ciel et la terre avec toutes les créatures, de sorte que les herbes et les plantes, la pluie et la sécheresse, les années de fertilité et celles de stérilité, le manger et le boire, la santé et la maladie, la richesse et la pauvreté, bref toutes choses ne nous viennent pas du hasard, mais de sa main paternelle. »

Deuxième question :

« À quoi nous sert-il de connaître la création et la providence de Dieu ? »

Réponse : « À être patients dans l’adversité, reconnaissants dans la prospérité, et à garder confiance, quoi qu’il arrive, en notre Dieu et Père fidèle. Aucune créature ne peut nous séparer de son amour puisqu’il les tient toutes tellement dans sa main qu’elles ne peuvent agir ni se déplacer sans sa volonté. »

(Catéchisme de Heidelberg, Q&R 27-28).

Voilà des paroles magnifiques ! Alors que toute la planète est ébranlée par la pandémie actuelle, nous tenons fermement à cette belle confession. Oui, Dieu conduit toutes choses, incluant la santé et la maladie. Il gouverne les grands événements : guerres, tremblements de terre, ouragans. Il gouverne les plus petits virus. Par la foi, nous voyons la main de Dieu en action. De jour en jour et d’heure en heure, nous sommes bombardés d’informations sur la progression de cette pandémie et sur les mesures drastiques qui sont prises pour essayer d’y faire face. Mais qui reconnaît la main de Dieu en action ? (...)  

Cliquez sur le logo ci dessous pour lire la suite,

Bonne lecture et encouragement en Christ à chacun(e)

Ressources Chrétiennes

 

Holy Bible
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Source : Ressources Chrétiennes

Ressources Chrétiennes

 

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7 janvier 2020 2 07 /01 /janvier /2020 20:05
Oh comme j'aime Ta Loi ! (Psaume 119-97) par R.C. Sproul,

"Oh comme j'aime Ta Loi !"

(Psaume 119-97)

 

Quelle étrange déclaration d'affection.

 

Pourquoi quelqu'un dirigerait-il son amour vers la Loi de Dieu ?

 

La Loi limite nos choix, restreint notre liberté, tourmente nos consciences et nous pèse d'un poids énorme qui ne peut être surmonté.

 

Pourtant, le psalmiste déclare son affection pour la Loi avec passion.

 

Il appelle la Loi plus douce que le miel à sa bouche. (Psaume 119-3)

 

En quoi la Loi de Dieu peut-elle provoquer une telle affection ? 

 

En premier lieu, la Loi n'est pas un ensemble abstrait de règles et de règlements.

 

La loi reflète la volonté du législateur et, à cet égard, elle est extrêmement personnelle.

 

La Loi reflète pour la créature la Volonté Parfaite du Créateur et révèle en même temps le Caractère de l'Être dont la Loi est la Loi.

 

La Loi de Dieu procède de l'Être de Dieu et reflète Son Caractère.

 

Lorsque le psalmiste parle de son affection pour la Loi, il ne fait aucune distinction entre la Loi de Dieu et la Parole de Dieu.

 

Tout comme le Chrétien aime la Parole de Dieu, nous devons aimer la Loi de Dieu, car la Parole de Dieu est bien la Loi de Dieu.

 

La deuxième raison pour laquelle le psalmiste a une vision aussi positive de la Loi est que la Loi, révélant le Caractère de Dieu, expose notre erreur.

 

C'est le miroir qui reflète nos propres images et devient le pédagogue, le maître d'école qui nous conduit au Christ. 

 

La Loi ne nous chasse pas hors du royaume, elle nous introduit dans le Royaume en nous dirigeant vers Celui qui Seul est capable de Satisfaire Ses Exigences.

 

La Loi de Dieu est aussi un Guide pour nous.

 

Le psalmiste appelle cela "une lampe à mes pieds et une lumière sur mon chemin" (119-105).

 

Les images ici suggèrent une personne marchant sur un chemin étroit par une nuit sans lune, tâtonnant dans le noir pour trouver le bon chemin.

 

Un mauvais virage pourrait entraîner la chute dans un précipice ou le passage dans des ronces douloureuses.

 

Mais la Loi sert également de lampe pour nous montrer où nous devons placer nos pieds lorsque nous marchons.

 

Cela nous montre comment ne pas nous écarter et éviter le chemin de la destruction.

 

A cet égard, la Loi avec Sa Lumière accorde de la Sagesse à celle et celui qui la médite.

 

Par cette Sagesse, nous discernons ce qu'est la Vraie Justice et quelle est la bonne chose à faire dans les situations complexes de nos vies.

 

La Lumière qui émane de la Loi révèle les pièges que l'ennemi de nos âmes met sur notre chemin, nous donnant ainsi la sagesse de les éviter.

 

Cela devient une cachette et un bouclier.

 

La Loi agit également comme une contrainte sur nous. Notre nature charnelle liée à la chute est celle de l'anarchie. Le pouvoir de la conversion nous sauve de l'esclavage au péché, mais ne nous libère pas de toutes les tentations.

 

Nous avons besoin de la contrainte de la Loi pour garder nos impulsions pécheresses et nos penchants déchus en échec.

 

A cet égard, nous pouvons utiliser la métaphore de la bride. La bride et le mors sont placés sur le cheval afin que celui-ci puisse être empêché de courir vers un danger fatal.

 

Les limitations de vitesse sur la route ne font pas cesser le danger, mais imposent une certaine retenue pour notre bien, maîtrisant de fait certaines impulsions pouvant nous amener à la mort ou des dégâts conséquents, voire irréparables tant pour nous que pour autrui.

 

La fonction la plus merveilleuse de la Loi, cependant, est qu'elle nous montre ce qui Plaît à Dieu.

 

L'homme pieux est celui qui sert et médite la Loi jour et nuit. 

 

Heureux l'homme trouvant son plaisir dans la Loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit. (Psaume 1-2)

 

Et il le fait parce qu'il y trouve ses délices.

 

En se délectant des Préceptes de Dieu, il devient comme un arbre planté au bord de courants d'eau vive, produisant son fruit en son temps (Psaume 1-3).

 

Notre Seigneur a dit : " Si vous m'aimez, observez mes Commandements" (Jean 14-15), mais nous ne pouvons montrer cet amour pour Lui que si nous savons quels sont les Commandements.

 

La connaissance de la Loi de Dieu nous donne le modèle d'obéissance aimante.

 

Si nous aimons le Seigneur, nous devons aussi aimer Sa Loi.

 

Aimer Dieu et mépriser Sa Loi est une contradiction qui ne doit jamais être le profil du Chrétien.

 

Le Psalmiste dit que Dieu déteste l'homme à l'esprit double parce que l'homme à l'esprit double dit qu'il aime Dieu tout en évitant la Loi du Seigneur (Psaume 119-113).

 

Le psalmiste dit que les Préceptes, les jugements et les Témoignages de Dieux sont Merveilleux parce qu'ils préservent l'âme et nous préservent des péchés nous ramenant à l'esclavage et à la domination (Verset 129).

 

La Loi à cet égard est Rédemptrice, non pas que nous trouvions notre Rédemption en gardant la Loi, mais que le Rédempteur nous soit montré par la Loi.

 

 

La Loi est Rédemptrice, non pas que nous trouvions notre Rédemption en gardant la Loi, mais que le Rédempteur nous soit montrée par la Loi.

R.C. Sproul

Enfin, le psalmiste dit : " Ta Parole est très Pure. C'est pourquoi ton serviteur l'aime." (Verset 140).

 

Les choses pures, parfaites sont des objets dignes de notre affection.

 

Toutes ces fonctions de la Loi se manifestent dans la douceur et la beauté de la Loi révélée par Dieu.

 

Dieu nous donne Sa Loi non pas pour enlever notre joie mais bien plutôt pour que notre joie soit complète.

 

Sa Loi n'est jamais donnée dans un contexte de méchanceté mais dans le contexte de Son Amour.

 

Nous aimons la Loi de Dieu parce que Dieu Aime Sa Loi et parce que cette Loi est tout à fait Belle.

 

Amen,

 

R.C. Sproul Refuge Protestant

R.C. Sproul, *

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Refuge Protestant Bible
Bible photo Stephen Radford
Croix Huguenote Refuge Protestant

 

Source : Tabletalkmagazine.com

 

* Fondateur de Ligonier Ministries, Pasteur fondateur de la Chapelle St Andrew à Sanford en Floride, Premier Président du Reformation Bible College.

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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 09:53
Qu'on batte des mains ou ce que nos pères chantaient

D'après un titre du CD de la Mission Protestante Timothée publié courant avril 2013 " Ce que nos pères chantaient".

Ce volume reprend 15 classiques de l'hymnologie Protestante.

Ils sont interprétés par les chorales de la Mission Protestante Timothée et des petites formations vocales constituées pour l'occasion.

Agrémentés de quelques arrangements, ces hymnes chantés par des jeunes chorales nous replongent dans l'histoire protestante et offrent à notre génération, un aperçu de notre héritage spirituel si riche.

Cette écoute est une occasion d'être renouvelé dans la Foi.

Le contenu théologique des paroles étant d'une densité quasiment inégalée, il aurait été dommage de se priver d'un tel témoignage.

Cette petite vidéo est un petit échantillon, une invitation à découvrir "ce que nos pères chantaient".

 

Découvrez également les nombreux chants et CD que cette Mission Protestante offre tant pour l'édification que pour le réconfort en Dieu, les occasions de louer Notre Sauveur et Seigneur Bien aimé.




Pour commander :
http://www.librairiejeancalvin.fr/ljc...

Librairie-Jean-Calvin2

 

Bible

Croix Huguenote

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 13:36
Mais qu'est-ce que donc que la Loi de Dieu ?

Nous avons été habitués à donner une portée relativement restrictive à la notion de "loi de Dieu".

 

Elle a souvent été limitée à la notion de "loi de Moïse", de la législation donnée par Dieu à Moïse pour le peuple d'Israël.

 

En général, elle a été uniquement appliquée à la théocratie juive.

 

Nous allons voir que l'usage biblique de cette expression est beaucoup plus large que nous ne l'imaginons.

 

Premièrement, la loi de Moïse ne peut être opposée à la loi de Dieu, la loi de l'Eternel.

 

Quand au temps du roi Josias, l'on retrouva le livre de la loi, c'est-à-dire le Pentateuque, il en fut parlé ainsi :


Hilkija, le prêtre, trouva le livre de la loi de l'Eternel donné par Moïse (II Chr 34.14).

 

Ainsi la loi donnée par Moïse n'est rien d'autre que la loi de l'Eternel.

 

Voici les termes du serment par lesquels Néhémie et ses compa­gnons, de retour de l'exil de Babylone, renouvelèrent l'alliance d'lsrael avec Dieu :

 

Ils promirent avec serment et jurèrent de marcher dans la loi de Dieu, qui avait été donnée par Moïse, serviteur de Dieu, d'observer et de mettre en pratique tous les commandements de l'Eternel, notre Seigneur, ses préceptes et ses lois (Néh 10.29).

 

Il est donc évident que la loi de Dieu et la loi donnée par Moïse sont des expressions qui recouvrent la même réalité.

 

Si la loi donnée par Moïse est bel et bien la loi de Dieu, elle est, en conséquence, une loi dont l'application dépasse singulièrement le peuple d'Israël.

 

Si elle a été transmise par Moïse à lsraël, elle l'a été pour tous les hommes, pour toutes les nations, car cette loi étant de Dieu, elle révèle la pensée mê­me de Dieu, pensée qui établit l'ordre et le vrai sens de toutes choses, de toute la création de Dieu.

 

C'est de cette universalité de la loi de Dieu que nous parle l'apôtre Paul quand il écrit aux Romains :

 

Quand les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, eux qui n'ont pas la loi, ils sont une loi pour eux-mêmes. Ils montrent par là que l'oeuvre de la loi est écrite dans leur coeur, leur propre conscience en témoigne... (Rom 2.14-15).

 

Nous pouvons ainsi conclure que tous les hommes - et non le seul peuple Juif -, sont soumis au pouvoir et à la législation souveraine du Créateur qui, en tant que Créateur, est le seul apte à donner à ses créatures une loi conforme à leur nature.

 

Certains distinguent subtilement la loi de Dieu des commandements de Dieu, préférant le mot commandement comme étant moins contrai­gnant que celui de loi.

 

Ce n'est pas l'avis de l'Ecriture Sainte.

 

Nous avons vu dans le texte de Néhémie que nous avons cité, que suivre la loi de Dieu est exactement la même chose que de pratiquer tous les commandements de l'Eternel.

 

Pour Paul, lui aussi, qui parle des oeu­vres de la loi, ces deux expressions sont équivalentes.

 

On peut sim­plement affirmer que la loi de Dieu contient les commandements, les préceptes et les ordonnances de l'Eternel.

 

Certains désirent distinguer la loi ou les commandements de Dieu de la Parole ou des Paroles de Dieu.

 

Ce n'était pas l'avis de Jésus-Christ qui disait à la fin du Sermon sur la Montagne :

 

Quiconque entend mes paroles et les met en pratique sera semblable àun homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc (Mat 7.24), confirmant ainsi ce qu'Il avait affirmé au début de ce même sermon, quand Il déclarait qu'il ne disparaîtrait de la loi ni un seul iota, ni un seul trait de lettre, jus qu'à ce que tout soit accompli.

 

Et Il ajouta : Celui donc qui violera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à les violer, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux (Mat 5.18-19).

 

Il y a donc dans la bouche de Jésus identité entre loi, commandement et parole.

 

Christ en s'adressant aux Pharisiens au sujet des subterfu­ges légalistes qu'ils employaient pour ne point secourir leurs parents leur déclarait :  

 

Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ?(...) Ainsi vous avez annulé la Parole de Dieu par votre tradition (Mat 15.3,6).

 

Il est ainsi évident que la Parole de Dieu, les paroles de Christ, la loi de Dieu et le commandement du Seigneur sont des expressions différentes souvent utilisées par la Bible pour recouvrir des aspects variés d'une réalité unique, la révélation écrite et normative de Dieu.

 

Quoi d'étonnant à cela, puisque Jésus-Christ est Dieu Lui-même et que la loi donnée par Moïse vient de ce même Dieu, Créateur, Législateur et Sauveur ?

 

Certains veulent distinguer entre 'Ecriture et la loi de Dieu.

 

Il est vrai que parfois, pour désigner l'Ancien Testament, l'Ecriture parle de la loi et des prophètes.

 

N'oublions pas, cependant, que la tâche essentielle de la prophétie consiste toujours à rappeler la loi et à l'expliciter.

 

C'est le contraire de la critique biblique, dominée par une théorie de l'existentialisme évolutionniste, selon laquelle la révélation de Dieu vient après l'activité "créatrice" du prophète.

 

De même, un christianisme où l'activité charismatique joue un rôle pré­dominant situera lui aussi la loi sur un plan secondaire par rapport aux révélations prophétiques.

 

Il en va tout autrement dans la Bible où la loi, révélatrice de la pensée de Dieu, a toujours la première place.

 

L'expression l'Ecriture recouvre souvent également la loi.

 

Quand Jé­sus disait aux Juifs : Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle ce sont elles qui rendent témoignage de moi (Jean 5.39), Il se référait aussi bien a la loi qu'aux prophètes.

 

Nous trouvons une unité remarquable entre loi mosaïque, écrits et parole dans ce que Jésus déclare aux Juifs incrédules :  

 

Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c'est Moï­se, en qui vous avez mis votre espérance. Car, si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi parce qu'il a écrit à mon sujet. Mais, si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? (Jean 5.45-47)

 

Nous devons par conséquent constater qu'il n'existe aucune opposi­tion entre les Ecritures, la loi de Dieu donnée par Moïse et les paroles du Christ.

 

La loi de Dieu est l'Ecriture Sainte, la Parole même de Dieu, Ancien et Nouveau Testaments.

 

D'autres encore opposent la vérité à la loi de Dieu.

 

Ils se basent pour le faire sur un texte célèbre du prologue de Jean :  

 

Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ (Jean 1.17).

 

Rien dans ce texte ne met en opposition loi et vérité Moïse et Jésus-Christ.

 

Rien non plus ici n'oppose loi et grâce.

 

Un développe­ment dans la révélation et dans l'efficacité de la grâce n'implique au­cunement contradiction ou opposition.

 

C'est d'ailleurs ce que nous prouve admirablement l'Ecriture quand l'apôtre Paul affirme que la loi n'est rien d'autre que la règle de la connaissance et de la vérité (Rom 2.20).

 

Seigneur Jésus, ta parole est la vérité sanctifie-nous par la vé­rité

 

La loi, les commandements, l'Ecriture, la Parole de Dieu, la vérité ne sont autre chose que la règle de notre foi, utile, à confondre tout ce qui s'oppose à la saine doctrine (1 Tim 1.10), car Toute l'Ecritu­re est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli (atteigne tout son développement) et qu'il soit apte à toute bonne oeuvre. (2 Tim 3.16-17)

 

Ceux qui se permettent d'attaquer la loi de Dieu en l'opposant à la foi et à la grâce portent tout simplement atteinte à la vérité, à la Parole de Dieu, à l'Ecriture Sainte.

 

En fait, ils s'attaquent à Dieu.

 

C'est d'eux aussi que parle le deuxième psaume :


Les rois de la terre se soulèvent, et les princes se liguent ensemble contre l'Eternel et contre son oint. Rompons leurs liens, et rejetons loin de nous leurs chaînes ! (Ps 2.2-3)

 

Ces liens et ces chaînes qui répugnent tant à notre siècle sans Dieu ni loi ne sont autres que les saints commandements de la loi de Dieu.

 

Les dernières exhortations de la Bible s'adressent, entre autres, à de tels antinomiens. (Antinomisme : doctrine qui enseigne, au nom de la suprématie de la grâce, l'indifférence à l'égard de la loi, Larousse 3.)

 

Si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu lui retranchera sa part de l'arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre (Apoc 22.19).

 

Cet avertissement est un simple écho des paroles de Moïse dans le Deutéronome :

 

Vous n'ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n'en retrancherez rien, mais vous observerez les commandements de l'Eternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris (Deut 4.2).

 

C'est dans cette perspective de l'identité des commandements de Dieu et de la Parole de Dieu que nous comprenons mieux ce que Jé­sus voulait dire quand il affirmait au sujet de l'un de ces plus petits commandements que celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux (Mat 5.19).

 

Et ce n'est pas par rapport au royaume de Dieu que nous vou­lons nous contenter d'ambitions médiocres !

 

Amen,

 

JeanMarcBerthoud.jpg

Jean Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste,

 

Bible (124)

Croix Huguenote

 

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 13:22
Protestantisme et philosophie

Examinons la question de la possibilité d’une philosophie du point de vue protestant et, plus spécialement du point de vue calviniste.

 

Cette question nous avait été posée par l’un des maîtres les plus éminents de la philosophie, en France.

 

Le protestantisme a-t-il besoin d’une philosophie ?

 

S’il en a besoin, y a-t-il droit ?

 

Bien entendu, il a et peut et doit avoir une théologie; aucune discussion sur ce point ; mais pourquoi une philosophie ?

 

Et comment ?

 

On voit tout de suite la gravité de la question.

 

Si le protestantisme a besoin d’une philosophie, et si le principe de sa théologie lui interdit le droit d’en avoir une, le protestantisme n’a pas le droit d’exister pour la pensée.

 

Si la philosophie n’est, pour lui, que spéculation inutile, il n’est plus qu’une chapelle, ou un foisonnement de chapelles obscurantistes en marge de la pensée humaine.

 

Pour le catholicisme, la question ne se pose plus.

 

Mme M. Davy a montré, dans son livre Les sermons universitaires parisiens de 1230 et 1231, que la question s’est posée d’une manière aiguë au XIIIe siècle et qu’elle avait été résolue négativement par les évêques et les théologiens aux dépens de Thomas d’Aquin.

 

Mais depuis, l’Église a donné raison à l’Ange de l’École.

 

« La science qui, à l’aide des lumières de la raison, s’applique à résoudre les grands problèmes relatifs au monde, à l’homme et à Dieu s’appelle philosophie », dit le philosophe thomiste P. Vallet.

 

Cette science est le fondement logique indispensable à l’édification de la théologie positive.

 

Pour la science dite indépendante, la philosophie est une sorte de luxe de la pensée.

 

Primum vivere, deinde philosophari.

 

Elle est destinée à satisfaire le besoin qui pousse certains esprits à sonder jusqu’au fond le connaissable et à faire des synthèses générales.

 

La question de savoir si ce fond dernier peut être atteint par la seule raison théorique, par la raison pratique ou par l’intuition, est tranchée diversement par les diverses écoles indépendantes.

 

Pour définir l’organe de la philosophie indépendante en englobant toutes les écoles, nous substituerons donc à l’expression du philosophe catholique lumière de la raison, l’expression plus générale lumière naturelle.

 

Comme, d’autre part, les philosophes agnostiques et positivistes relèguent Dieu et les choses en soi dans le domaine de l’inconnaissable, nous assignerons pour objet à la philosophie indépendante le général, l’universel abstrait.

 

Et pour le protestantisme, maintenant ?

 

On désigne sous ce terme unique deux courants de la pensée religieuse qui ont un caractère commun ; ils veulent affranchir la pensée religieuse du magistère infaillible de toute Église représentative, et c’est dans le sein de l’Église romaine, au XVIe siècle, que ce mouvement d’émancipation s’est produit.

 

Mais ces deux courants ont chacun leur principe formel propre.

 

Le principe formel du protestantisme indépendant, c’est l’autorité subjective de la conscience religieuse de l’individu : l’autorité de Dieu si l’on veut, mais l’autorité de Dieu s’exprimant dans et par la conscience de l’individu.

 

Le principe formel du protestantisme orthodoxe, qu’il soit du type luthérien ou du type réformé, c’est l’Autorité de l’Esprit de Dieu s’attestant et à la conscience de l’Église et à la conscience individuelle dans et par l’Écriture.

 

À notre sens, la question de savoir si le protestantisme indépendant ou libéral peut et doit avoir une philosophie ne se pose pas.

 

Il n’est qu’une religion philosophique ou plutôt une philosophie religieuse née au contact de la foi des prophètes d’Israël et surtout de Jésus et des apôtres.

 

Sa dogmatique sera la traduction intellectuelle et synthétique des émotions religieuses ou mystiques de l’âme individuelle.

 

S’il est rationaliste, la philosophie sera, pour lui, ce qu’est la philosophie pour les catholiques scolastiques.

 

S’il est intuitionniste, elle sera pour lui ce qu’elle était pour Kant ou pour Renouvier, et ainsi de suite.

 

S’il veut être en se pensant lui-même, et nous ne voyons pas au nom de quel principe on lui refuserait le droit de se penser, le protestantisme indépendant ou libéral ne peut guère faire autre chose que de philosopher.

 

Il n’entre pas dans notre sujet de faire la critique du protestantisme indépendant.

 

Nous dirons seulement que, si nous voyons très bien qu’avec lui nous pourrions philosopher à perte de vue, il nous apparaît aussi avec évidence qu’il ne tient pas compte de faits qui s’imposent à la conscience religieuse calviniste avec la force d’une injonction divine.

 

Ces faits, c’est que l’Écriture est le buisson ardent où cette conscience a rencontré Dieu, et que la soumission à l’Autorité de l’Écriture, à Son Autorité Formelle, aussi bien que matérielle, comme juge suprême et pierre de touche de toute pensée et de toute sagesse, n’est pas seulement la charte divine qui l’affranchit de toute tyrannie humaine, mais qu’elle est la digue qui s’oppose à la montée des incertitudes, des contradictions de l’anarchie intellectuelle où se débat le protestantisme indépendant.

 

Le calvinisme ne peut être autre chose que protestantisme orthodoxe.

 

La forme conséquente, achevée, du protestantisme orthodoxe est le calvinisme, la théologie réformée.

 

C’est du point de vue du dogme réformé que nous allons maintenant envisager la question de la possibilité d’une philosophie, et d’une philosophie qui ne se confonde pas avec la dogmatique.

 

Il est nécessaire, pour répondre à la question posée, de dire ce qu’est le calvinisme par rapport au problème qui nous occupe ; ce qu’est, pour lui, la dogmatique ; quelle idée il peut se faire de la philosophie.

 

Le calvinisme est d’abord une religion positive.

 

La source et la norme de son dogme est une révélation historique et progressive, une histoire sacrée qui a ses lieux, ses dates, son document : l’Écriture ;

 

son centre : le Christ crucifié.

 

Le calvinisme veut être non une Église nouvelle, mais l’Église ancienne réformée, et réformée selon le mobile de la piété qui est le Soli Deo gloria, le désir de promouvoir la gloire de Dieu, et  cela en prenant pour règle de foi les écrits reconnus par toute l’Église comme parole de Dieu et qui s’attestent à la conscience chrétienne comme Divine par le témoignage indirect et direct du SaintEsprit.

 

Le calvinisme, étant une réforme dans l’esprit de la tradition augustinienne, est anormaliste : il croit à la chute et à la corruption totale de la nature humaine — dans le sens extensif, bien entendu, et non dans le sens intensif — ; il vise donc à purifier l’Église de l’hérésie, sous la forme du judaïsme moraliste d’abord.

 

Sur ce point, il se confond avec le luthéranisme orthodoxe.

 

Il acceptera donc la justification sola fide.

 

Mais il vise à être une réforme plus complète.

 

Il se distingue du luthéranisme en ce qu’il porte un effort intense contre l’autre aspect que revêt l’hérésie : l’élément païen, qui tend à confondre les signes divins avec le numen lui-même, à reléguer Dieu au second plan, ou à mettre Dieu sous la dépendance de l’homme et des choses.

 

Enfin, le calvinisme est sur un autre plan que le rationalisme : il est suprarationaliste.

 

Pour lui, le principe intérieur de la certitude dogmatique et la condition de l’intellection est la foi.

 

Il pourrait s’approprier la devise de saint Anselme : Fides quærens intellectum (la foi recherche l’intelligence).

 

Contrairement au catholicisme romain, il considère la foi comme un élément essentiel de la nature humaine dans son état d’intégrité avant la chute : la foi qui croit (fides qua creditur), la foi, faculté de reconnaître Dieu et les choses divines, quand la révélation se produit.

 

C’est la foi, l’intuition, en nous, de Dieu soutenant notre subsistance et le mouvement de notre vie ; la foi, l’intuition de Dieu dans le monde, où il agit par la création continue et par la conduite qu’il lui impose ; la foi, l’intuition de Dieu dans l’Écriture, où il parle avec Autorité et Promet avec Fidélité.

 

La foi, corrompue par la chute, n’est plus guère que la religiosité conservée par la grâce commune.

 

Mais dans l’état de chute, elle se refuse quand elle devrait se donner, et se donne quand il faudrait se réserver.

 

La nature corrompue ne voit pas toujours que la foi est tellement essentielle à l’essence de notre être qu’on ne peut faire aucune démarche dans la voie de la connaissance sans prendre son point de départ dans un acte de foi initial à quelque principe, ne serait-ce qu’en l’intuition du doute sceptique et du droit intellectuel au doute.

 

Comme pour les autres philosophies intuitionnistes, nous parlerons donc de lumières naturelles plus que de raison naturelle.

 

La pensée naturelle est au seuil du sanctuaire quand elle comprend que la seule attitude conforme à la sagesse et à la dignité de l’Esprit est de n’accorder la foi totale qu’à l’Esprit absolu, originaire et garant de la réalité.

 

Le calvinisme étant ainsi caractérisé, il est aisé de déterminer ce que sera pour lui la dogmatique.

 

Ce sera une synthèse des mystères de la révélation religieuse, opérée par la raison, qui elle-même a reconnu que la foi est la condition de l’intelligence.

 

C’est la science de la foi, par la foi, science qui a pour objet le contenu de la religion positive.

 

Or, la religion a pour fin principale de nous faire connaître la manière de servir et de glorifier Dieu par la foi et les œuvres, et pour fin subordonnée de nous enseigner la voie du salut.

 

La dogmatique a pour objets Dieu, l’homme et le monde en tant que dépendant religieusement de lui pour être conduits à leurs destinées suprêmes, en tant que perdus ou que sauvés.

 

Puisque la foi chrétienne réformée s’est érigée en science dogmatique avec sa théologie propre, son anthropologie et sa cosmologie, la question se pose de savoir s’il y a place, à côté de cette dogmatique, pour une philosophie chrétienne ayant les mêmes objets : Dieu, l’homme, la nature, et, dans le cas affirmatif, comment elle se distinguera de la dogmatique.

 

Immédiatement apparaît une différence fondamentale quant à la finalité : la science dogmatique se propose de connaître ce que Dieu a révélé pour que nous le servions et que nous trouvions la voie du salut.

 

Les sciences concrètes et la philosophie, science des premiers principes universels des sciences, se proposent de connaître la nature, pour l’asservir.

 

Dieu, la souveraineté de Dieu ne sont considérés que dans la mesure où ils peuvent nous faire comprendre l’ordre de la nature qui en relève ; ainsi Dieu, comme cause première, comme ciment logique de la réalité, comme dynamisme ultime de la totalité du réel.

 

La théologie positive de par son essence a pour texte la révélation de Dieu dans la subsistance, dans les relations et le changement de la totalité du réel de la nature.

 

Par sa doctrine de la préordination éternelle et immuable de toutes choses, de la création et de la conservation du monde et de la vocation royale de l’homme sur le monde, le calvinisme, affirmant un univers et un déterminisme de l’ordre de l’univers, donne à la philosophie un domaine bien à elle et distinct de celui de la dogmatique : le domaine de la nature ou ordre imposé par Dieu au créé.

 

Comment le calviniste fera-t-il de la philosophie ?

 

Puisqu’il est rétabli virtuellement dans son état de rénovation ou de régénération et qu’il a retrouvé la faculté normale de l’homme, la foi, il partira des mêmes principes normatifs que la dogmatique : la foi, condition de l’intellection ; la révélation chrétienne dans l’Écriture, norme suprême.

 

Comme pour la dogmatique, il appliquera sa raison croyante à l’étude de son texte : la nature et les généralisations dernières qu’il s’agit d’en tire r; comme le théologien applique sa raison régénérée ou illuminée à l’interprétation scientifique de son texte qui est la révélation positive.

 

Pourquoi fera-t-il de la philosophie ?

 

Parce qu’il a des aspirations humaines et des aspirations spécifiquement religieuses propres à sa foi réformée.

 

Des aspirations humaines, comme les autres hommes, il a besoin de comprendre ce qu’il connaît et de comprendre l’acte même de connaître.

 

Il cultivera les sciences particulières parce qu’il faut savoir pour pouvoir, et il cultivera la science des sciences parce qu’on ne sait vraiment que ce qu’on comprend.

 

Il s’agit là seulement d’une nécessité psychologique.

 

Mais le calvinisme a des aspirations religieuses qui font de la philosophie une nécessité vitale.

 

Il s’agit non plus pour lui, comme pour le catholicisme, de donner à sa foi une base rationnelle.

 

Nous l’avons vu, le calvinisme est suprarationaliste.

 

La foi religieuse n’est pas pour lui une opinion : elle est le type le plus élevé et le plus raisonnable de la certitude.

 

Aussi ceux des calvinistes qui, contrairement à Calvin, croient que l’existence de Dieu peut être l’objet de démonstrations rationnelles ne se servent-ils de ces preuves que pour critiquer l’athéisme et déclarent-ils que ni le fidèle ni l’Église n’en ont besoin.

 

Il s’agit pour lui de toute autre chose.

 

Il s’agit :

 

1°) de répondre à l’appel de l’instinct de la foi qui veut comprendre pour admirer, aimer, glorifier Dieu dans son œuvre ;

 

 2°) de promouvoir la foi en la souveraineté de Dieu dans tous les domaines de la pensée ; de renverser, selon l’idéal apostolique, toute forteresse qui se dresse contre Dieu ; d’amener toute pensée à se ranger, comme captive, derrière le char triomphal du Christ, et, pour cela, d’expurger la science des sciences de tout élément païen (déisme, panthéisme), comme Calvin en a expurgé la partie de l’Église qui s’est rangée derrière le principe qu’il a proclamé : La culture du domaine philosophique est donc non seulement un droit, c’est un devoir religieux.

 

Il reste à examiner brièvement quelques objections.

 

1. En éliminant l’élément païen, c’est la nature qui s’en va et avec elle la philosophie.

 

Réponse : l’élément païen n’est pas l’élément naturel, par opposition à l’élément chrétien, qui serait le surnaturel.

 

Le paganisme et le christianisme sont, l’un et l’autre, le naturel et le surnaturel.

 
Le paganisme, c’est la nature déchue ; le christianisme, c’est la nature rénovée.
 
 
D’autre part, il y a du surnaturel dans le paganisme, non seulement le surnaturel satanique, mais le surnaturel de la grâce commune.
 
La science et la philosophie cultivées par les païens sont les résultats magnifiques de l’action de la grâce commune ; l’élément païen qu’on y trouve ne doit pas être confondu avec elles.
 
Il peut et doit en être séparé.
 
Tout ce qu’ont dit et ce que disent les païens, le judaïsme, les hérétiques n’est pas forcément païen, juif ou hérétique.
 
 
Même dans les questions religieuses, ils ont des lueurs divines parfois : fulgurantes, sinon durables, et cela en vertu de la grâce commune.
 
 
Il est donc faux de dire qu’en éliminant ce qui est spécifiquement païen, nous éliminons la nature.
 
 
2. En assignant à la philosophie un objet religieux : Dieu, qu’elle atteint par la religiosité, par l’intuition de la foi, nous substituerions la religion à la philosophie.
 
 
Réponse : cela pourrait se soutenir si la philosophie n’avait d’autre procédé pour atteindre le vrai, d’autre lumière naturelle que la démonstration rationnelle.
 
 
Ce n’est pas le cas.
 
 
L’intuition sensible est aussi une lumière de la nature, un moyen de connaître, quelquefois le seul possible.
 
Toute science est bien obligée de partir d’indémontrables.
 
La foi n’est pas un procédé exclusivement religieux.
 
Même quand elle prend Dieu pour objet, si elle considère Dieu non comme révélateur, législateur souverain et Sauveur, mais sous l’aspect de l’explication suprême du réel, l’intuition de Dieu, la foi qui l’affirme, tout en étant un acte religieux, est une attitude philosophique.
 
La philosophie de la religion elle-même, quand elle considère les idées abstraites de la révélation positive, de religion positive, est encore de la philosophie et non de la religion.
 
Une philosophie de la religion n’a aucun moyen de déterminer quelle forme concrète le culte de Dieu exige, ni s’il fera ou non de pécheurs des fils adoptifs de sa grâce salvatrice.
 
Elle n’est donc pas une religion.
 
Pourquoi le calviniste ne pourrait-il, lui aussi bien qu’un autre, faire de la religion l’objet de son étude ?
 
Quoi ?
 
L’agnostique et le douteur pourraient le faire en partant de leur principe qui est le doute universel, et le calviniste n’aurait pas le droit de le faire en partant du sien ?
 
Mais le doute universel n’est pas le seul point de départ convenable de la philosophie.
 
On peut même affirmer que celui qui part de là y restera toujours empêtré et qu’il ne pourra jamais constituer une véritable philosophie qu’à condition de se donner un autre point de départ.
 
Nous croyons, au contraire, que la philosophie est la science des sciences, et qu’elle ne peut être cela qu’à condition de s’appuyer sur des certitudes fondamentales et premières, que l’intuition de la foi lui fournit.
 
Par la foi nous savons, dit Calvin après l’épître apostolique ; et par là, le calvinisme rejoint la grande tradition anselmienne pour qui la foi était la condition de l’intellection, et l’intellection le résultat d’un effort de la foi, fides quærens intellectum.
 
Ainsi, le type de philosophie que le calvinisme ne peut ni ne veut cultiver, c’est celui qui, érigeant le doute en principe, prétend créer, par ses seules forces, la vérité, faisant de l’homme la mesure de toutes choses.
 
Entre lui et cette philosophie-là, il y a une opposition principielle irréductible.
 
Toute philosophie calvinienne sera nécessairement une philosophie de croyants, même quand elle sera une philosophie de la croyance.
 
Le calvinisme n’a affranchi la pensée protestante que pour l’assujettir à l’autorité de Dieu, et il croit que c’est dans cette soumission à Dieu qu’est la véritable garantie de la dignité de l’esprit humain.
 
 
Auguste Lecerf, (1872-1943)
Pasteur Réformé
Théologien,
Il fut professeur de dogmatique réformé
à la Faculté de théologie protestante de Paris, 
spécialiste de la pensée de Jean Calvin
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sourceressourceschretiennes

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 14:23
Prière à l'occasion de la Pentecôte par Bénédict Pictet,

Que te dirai-je, ô mon Seigneur et mon Dieu ! Tu as donné aux hommes la plus sainte et la plus parfaite de toutes les lois, pour être la règle de leurs mœurs. Tous les commandements qu'elle prescrit sont justes, j'en suis très convaincu; cependant il n'y en a point que je n'ai violé plusieurs fois; et plus j'examine mon cœur, plus je me trouve criminel.

Quand je veux m'excuser, ma conscience me condamne, et souvent je me trouve coupable où je me croyais innocent; souvent même je reconnais que j'ai péché en croyant observer ta loi. Je sais, mon Dieu ! Ce que mes transgressions méritent, et qu'il n'y en a aucune que tu n'eusses droit de punir des peines éternelles. Je ne saurais m'en justifier en ta présence, et je ne puis rien prétexter pour ma justification. Dans cet état que te dirai-je, ô Dieu ! Si ce n'est que je suis un malheureux pécheur, indigne de ta grâce, et digne de toute la malédiction de ta loi?

Mais aie pitié de moi selon tes grandes compassions. Ta justice  aurait droit de m'accabler, mais fais encore abonder ta grâce où mes péchés ont abondés; n'entre point en compte avec moi, et ne jette plus les yeux sur mes iniquités; regarde plutôt à l'obéissance que ton Fils t'a rendue jusqu'à la mort de la croix ; et pour l'amour de lui, qui s'est fait malédiction pour nous, répands sur moi tes plus précieuses bénédictions.

Tu m'appelles dans peu de jour à la table de ce Fils bien-aimé. Fais m'y entendre cette douce et agréable voix que mes péchés me sont pardonnés, qu'il n'y a point de condamnation pour moi, et que la loi de l'Esprit de la vie m'a affranchi de la loi du péché et de la mort. Imprime cette loi dans mon cœur. Fais que je la médite et le jour et la nuit, que j'en observe les commandements avec exactitude. Que l'étude et l'observation de cette loi fasse mon unique plaisir, et que toute ma vie s'emploie à des œuvres qui te soient agréables, qui glorifient ton nom, qui édifient mon prochain, qui affermissent ma vocation, et qui m'assurent de ma félicité.

Tu voulais que ton peuple t'offrit au jour de la Pentecôte les premiers fruits qu'il recueillait. Accepte, ô mon Dieu! l'offrande que je te fais de tout ce que je suis, et de tout ce que je possède. Pardonne, Seigneur ! Si je ne t'ai pas consacré comme je devais les prémices de ma vie ; mais fais qu'elle te soit désormais toute consacrée, et que je vive uniquement pour toi et pour ton cher Fils, qui m'a aimé et qui s'est donné lui-même pour moi.

Amen.

 

Bénédict Pictet
Bénédict Pictet,

Pasteur Protestant Calviniste, Professeur en Théologie,

et Recteur dans l'Académie de Genève

 

 

Bible
Huguenot Cross


 

 

 

 

Source : Pensées Huguenotes 365

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 21:37
La Bonté et l'Amour Infinis de Dieu sont au cœur même de Sa Nature

Qui peut mesurer la Profondeur de la Grâce de Dieu ?

 

Qui peut évaluer sa Largeur ?

 

Comme tous les autres Attributs de Dieu, Sa Grâce est Infinie.

 

Dieu est rempli d’Amour, car Dieu est Amour !

 

Dieu est rempli de Bonté !

 

La Bonté et l’Amour Infinis de Dieu sont au cœur même de Sa Nature.

 

C’est parce que « Sa miséricorde dure à jamais » que les hommes ne sont pas détruits.

 

C’est parce que « Ses compassions ne sont pas à leur terme » que les pécheurs peuvent être attirés à Lui et pardonnés ! 

 

Rappelez-vous bien cela !

 

Sinon vous pourriez tomber dans l’erreur de ne vous occuper que de la foi qui vous est nécessaire pour être sauvé, au point d’oublier que la grâce est la source même de la foi.

 

La foi résulte de l’œuvre de la grâce de Dieu en nous ! Personne ne peut confesser que Jésus est le Christ, si ce n’est par l’Esprit de Dieu.

 

« Nul ne vient à moi, a dit Jésus, à moins que le Père ne l’attire ».

 

Il en est de même de la foi, qui est le fait de s’approcher de Jésus avec confiance.

 

C’est Dieu Lui-même qui nous attire à Jésus. Le commencement et la fin du salut, c’est encore la grâce !

 

La foi, pour essentielle qu’elle soit, n’est qu’un aspect important de l’œuvre de la grâce. 

 

Nous sommes sauvés "par la Foi" mais le salut nous est donné "par Grâce". 

 

Faites résonner ces paroles comme la trompette de l’archange : « C’est par grâce que vous êtes sauvés ! »

 

Quelle bonne nouvelle pour ceux qui ne méritaient rien ! 

 

 

Amen,

 

Charles Spurgeon

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

Bible
Croix huguenote

 

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 08:42
Je suis le bon berger

Cantique interprété

par la Mission Protestante Timothée.

Croix

 

"Je suis le bon berger"

composé à partir de Jean 10.

 

 

Je suis le Bon Berger

Je connais Mes Brebis

Je marche devant elles

Alors elles me suivent

Et quand Je les appelle

Elles entendent Ma Voix

Et elles ne suivront pas la voix des voleurs

 

refrain :

 

Entend tu la Voix du Bon Berger

L'entend tu car Il veux te Sauver

Lui Seul a donné Sa Vie pour toi

Il S'est Sacrifié pour toi

 

2.

 

Jésus donne Sa Vie

Pour toutes Ses Brebis

Une Vie Eternelle faite d'abondance

Elles ne périront pas Nul ne les ravira

Et dans Ses Pâturages,

Il les conduira

 

Refrain X2

 

 

 

 

Bible Protestante
Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 19:41
Souviens toi d'où tu fus tiré

cantique interprété

par la Mission Protestante Timothée

au temple d'Anduze.

Croix

 

1.

Souviens-toi d'où tu fus tiré,

et de ce jour où Jésus t'a appelé

à Sa Vie pour l'éternité et que tu as confessée.

Puisque Jésus t'a appelé,

saisis Sa Vie Divine sans plus tarder

et recherche les qualités qu'il te faut pour l'honorer.

 

 

Refrain :

Non, n'oublie pas qui est Jésus le Christ,

Mort et Ressuscité pour te donner la Vie.

Car Sa Parole n'est pas liée, elle te sauvera,

toi et ceux qui marche avec toi.

 

2.

Souviens toi comment Dieu parla,

souviens toi comment tu entendis Sa Voix

et comment Sa Parole en toi, en toi fit naître la Foi, oui la Foi.

Souviens toi comment tu reçus et accueillis la Parole de Jésus

pour la garder jusqu’à la fin, à l'aube du Jour Divin.

 

(Ref:) Coda:

Puisque Jésus t'a appelé, saisis Sa Vie Divine sans plus tarder,

 

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Bible

 

Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 11:03
L'homme nouveau

Le rêve d’une humanité nouvelle ne cesse d’alimenter les programmes politiques, ou les fantasmes idéologiques des uns et des autres. 

 

Si l’humanité était parfaite, ou se croyait telle, ce rêve n’aurait certainement pas lieu d’être. 

 

Ce qui alimente ce rêve, ou ce désir de profond changement, c’est bien la conscience douloureuse d’un état de misère dans lequel est plongée l’humanité, malgré ses plus hautes réalisations et ses productions les plus remarquables. 

 

Est-ce une utopie, et même une utopie dangereuse, que de vouloir changer de fond en comble ? 

 

Vous connaissez sûrement la célèbre phrase de Blaise Pascal : 

 

Qui veut faire l’ange fait la bête. 

 

D’abord, sur quel modèle cette humanité nouvelle doit elle se former ? 

 

On a vu au cours de notre histoire récente les fruits de systèmes politiques totalitaires prétendant créer un homme nouveau censé fonctionner parfaitement dans un corps social homogène : ces systèmes politiques ont justement fait de l’homme bien pire qu’une bête, car aucune bête ne se conduit de façon aussi monstrueuse que les hommes adonnés à leurs rêves déments et pervers. 

 

La foi chrétienne, elle, ne dit pas que l’homme a la vocation et la capacité de s’améliorer par lui-même, au contraire elle affirme qu’il en est bien incapable

 

Ce n’est pas en lui qu’il trouvera les ressources pour s’élever au-dessus de sa condition.

 

Seul quelqu’un d’autre est en mesure de lui offrir non pas une quelconque perche de secours, mais un salut gratuit, total et irrévocable

 

Ce quelqu’un, affirme la foi chrétienne, c’est Jésus-Christ : c’est pour cela qu’Il est venu dans le monde il y a quelque deux mille ans, qu’Il a donné volontairement Sa Vie sur la Croix, et qu’Il est ressuscité des morts avant de monter au ciel. 

 

Ceux qui l’ont connu, et fréquenté de près durant le temps de Sa Mission en ont été les témoins.

 

La vie nouvelle et l’espérance qu’Il accorde gratuitement à tous ceux qui les cherchent en Lui n’est pas une utopie, tous ceux qui ont une foi authentique vous le diront. 

 

Elle n’est pas faite de richesses matérielles, de gloire aux yeux des hommes, de puissance politique, militaire ou autre, mais de transformation profonde du coeur et des attitudes : c’est une vie où les sentiments, les pensées, les priorités sont tournées vers le Dieu vivant et cherchent à accomplir Sa Volonté.

 

Le tout en sachant que leurs imperfections, leurs péchés sont pardonnés car le sang de Jésus-Christ versé sur la Croix les a complètement lavés, effacés.

 

C’est uniquement à partir de ce Don Parfait du Fils de Dieu qu’une réelle transformation devient non seulement possible, mais visible aux yeux de tous.

 

Jésus l’a affirmé publiquement : Tout ce que le Père me donne viendra à moi, et je ne jetterai pas dehors celui qui vient à moi. 

 

En disant cela, Il s’adresse aussi à vous.

 

 

 

Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

 

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source : Foi & Vie Réformées

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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