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Vie Protestante Réformée

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Jean Calvin

"Puisque Dieu, par conséquent, nous justifie par la Médiation du Christ, Il nous Acquitte, non pas par l'aveu de notre innocence personnelle, mais par une imputation de la justice ; de sorte que nous, qui sommes injustes en nous-mêmes, sommes considérés comme Justes en Jésus Christ."

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  Ouvrez votre maison

à l'homme sans asile.

Soyez heureux de partager ;

ne maltraitez pas l'étranger qui,

rongé de chagrin, sur vos terres s'exile...

B. M.

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 20:57
La lumière dans les ténèbres

Dans quel monde de ténèbres l’homme ne vit-il pas depuis la chute de nos premiers parents !

 

Aujourd’hui l’iniquité relève la tête plus impudemment que jamais et revendique le droit de s’appeler bien.

 

L’occultisme sous toutes ses formes se proclame le chemin vers la vraie spiritualité.

 

L’humanisme sans Dieu prétend nous libérer de tous les maux.

 

Les hommes en viennent, en excluant l’oeuvre victorieuse de Christ à la croix, à croire pouvoir même apprivoiser la mort, se la rendre amie.

 

L’immoralité réclame le droit d’être considérée l’égal, voire le supérieur du bien tel qu’il est défini par Dieu dans Sa Loi.

 

Celui qui n’adore pas l’humanitarisme ambiant, qui ne s’incline pas devant le pluralisme des valeurs, qui ne se vautre pas dans ce marais qu’est l’égalitarisation de toutes choses (et surtout du bien et du mal) est considéré comme anormal en attendant d’être persécuté, voir éliminé, comme ennemi du consensus antichrétien universel qui se construit sous nos yeux.

 

C’est ainsi que l’on travaille à la construction de cette bienheureuse démocratie qui regrouperait toute l’humanité dans un bien-être programmé pour tous sauf, bien sûr, pour ces gêneurs sous-humains - unmensch - de la béatitude matérialiste universelle que sont embryons, handicapés de toutes sortes et vieux.

 

Voici le paradis que nous prépare une humanité qui ne veut décidément plus entendre parler ni de repentance, ni de conversion, ni de retour à Dieu et moins encore d’une quelconque soumission à Ses Saintes Lois.

 

On peut bien dire d’une telle civilisation :

 

“Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes les ténèbres!” (Matthieu 6:23)
 

Mais la lumière qui est en Christ, lumière qui éclaire toute la création de Dieu, est réellement venue dans le monde.

 

Elle s’est révélée pour nous dans cette fête que nous célébrons à Noël, fête placée de la naissance du Seigneur des seigneurs, du Roi des rois, de Jésus-Christ, de toute éternité Lumière Divine et, aujourd’hui encore, Lumière Unique des nations.

 

Comme l’annonçait Zacharie :

 

par ce petit enfant, vrai Dieu et vrai homme, est venue la connaissance du Salut, le Pardon des péchés, l’ardente Miséricorde du Dieu Juste et Saint.

 

  • “C’est par elle que le soleil levant nous visitera d’en haut
  • Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort
  • Et pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.” (Luc 1:78-79)

 

C’est cette Lumière venue parmi les hommes, qui se trouve à la base, qui est la raison d’être de tout notre travail.

 

Cette Lumière est déjà victorieuse de tous les ténèbres de ce pauvre monde perdu.

 

C’est elle qui nous conduit à travailler à percer les brouillards si épais de ce temps où les hommes se dressent plus que jamais et follement contre leur Dieu.

 

Que la Parole de Dieu éclaire notre chemin et que, par cette Lumière qui illumine tout homme, nos yeux puisse aussi voir la Lumière.

 

Amen,

 

Jean-Marc Berthoud,

Théologien Baptiste Réformé

 

 

 

 

.

.

Source : Calvinisme d'aujourd'hui

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 17:52
Tendre attention protectrice de Dieu

Car Il a rassasié l’âme qui était vide,

et rempli de biens l’âme affamée.

(Psaume 107.9.)

 

 

Il est bon d’avoir des soupirs, et plus ils sont intenses, plus ils ont de valeur.

 

Dieu aime à satisfaire ces désirs de nos âmes, quelque profonds et absorbants qu’ils puissent être.

 

Désirons beaucoup, afin que Dieu donne beaucoup.

 

Notre état d’âme n’est jamais sain, tant que nous sommes satisfaits de nous-mêmes et ne sentons pas de besoins.

 

Ces soifs d’une grâce plus grande, ces soupirs qui ne peuvent s’exprimer sont des peines qui vont croissant d’intensité; mais ces peines, nous voudrions les ressentir toujours davantage.

 

Oh, que ton Esprit de grâce nous fasse soupirer et crier toujours plus ardemment pour des choses toujours meilleures !

 

La faim n’est jamais une sensation agréable ; mais heureux ceux qui ont faim et soif de justice.

 

Non seulement leur faim sera apaisée, mais elle sera entièrement rassasiée.

 

Ils recevront, non une nourriture grossière et ordinaire, mais il leur sera servi des aliments dignes de leur Seigneur, et fourni des biens provenant de l’abondance de Dieu.

 

Qu’ils ne se tourmentent donc point, ceux qui soupirent à cause des besoins et de la faim qu’ils éprouvent, mais qu’ils joignent leur voix à celle du Psalmiste, qui, lui aussi, languit que Dieu se magnifie, et « qu’ils célèbrent les bontés de l’Eternel et ses merveilles parmi les fils des hommes ».

 

Amen,

 

 

 spurgeon rp2

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible

Croix Huguenote

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 13:36
Mais qu'est-ce que donc que la Loi de Dieu ?

Nous avons été habitués à donner une portée relativement restrictive à la notion de "loi de Dieu".

 

Elle a souvent été limitée à la notion de "loi de Moïse", de la législation donnée par Dieu à Moïse pour le peuple d'Israël.

 

En général, elle a été uniquement appliquée à la théocratie juive.

 

Nous allons voir que l'usage biblique de cette expression est beaucoup plus large que nous ne l'imaginons.

 

Premièrement, la loi de Moïse ne peut être opposée à la loi de Dieu, la loi de l'Eternel.

 

Quand au temps du roi Josias, l'on retrouva le livre de la loi, c'est-à-dire le Pentateuque, il en fut parlé ainsi :


Hilkija, le prêtre, trouva le livre de la loi de l'Eternel donné par Moïse (II Chr 34.14).

 

Ainsi la loi donnée par Moïse n'est rien d'autre que la loi de l'Eternel.

 

Voici les termes du serment par lesquels Néhémie et ses compa­gnons, de retour de l'exil de Babylone, renouvelèrent l'alliance d'lsrael avec Dieu :

 

Ils promirent avec serment et jurèrent de marcher dans la loi de Dieu, qui avait été donnée par Moïse, serviteur de Dieu, d'observer et de mettre en pratique tous les commandements de l'Eternel, notre Seigneur, ses préceptes et ses lois (Néh 10.29).

 

Il est donc évident que la loi de Dieu et la loi donnée par Moïse sont des expressions qui recouvrent la même réalité.

 

Si la loi donnée par Moïse est bel et bien la loi de Dieu, elle est, en conséquence, une loi dont l'application dépasse singulièrement le peuple d'Israël.

 

Si elle a été transmise par Moïse à lsraël, elle l'a été pour tous les hommes, pour toutes les nations, car cette loi étant de Dieu, elle révèle la pensée mê­me de Dieu, pensée qui établit l'ordre et le vrai sens de toutes choses, de toute la création de Dieu.

 

C'est de cette universalité de la loi de Dieu que nous parle l'apôtre Paul quand il écrit aux Romains :

 

Quand les païens, qui n'ont pas la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, eux qui n'ont pas la loi, ils sont une loi pour eux-mêmes. Ils montrent par là que l'oeuvre de la loi est écrite dans leur coeur, leur propre conscience en témoigne... (Rom 2.14-15).

 

Nous pouvons ainsi conclure que tous les hommes - et non le seul peuple Juif -, sont soumis au pouvoir et à la législation souveraine du Créateur qui, en tant que Créateur, est le seul apte à donner à ses créatures une loi conforme à leur nature.

 

Certains distinguent subtilement la loi de Dieu des commandements de Dieu, préférant le mot commandement comme étant moins contrai­gnant que celui de loi.

 

Ce n'est pas l'avis de l'Ecriture Sainte.

 

Nous avons vu dans le texte de Néhémie que nous avons cité, que suivre la loi de Dieu est exactement la même chose que de pratiquer tous les commandements de l'Eternel.

 

Pour Paul, lui aussi, qui parle des oeu­vres de la loi, ces deux expressions sont équivalentes.

 

On peut sim­plement affirmer que la loi de Dieu contient les commandements, les préceptes et les ordonnances de l'Eternel.

 

Certains désirent distinguer la loi ou les commandements de Dieu de la Parole ou des Paroles de Dieu.

 

Ce n'était pas l'avis de Jésus-Christ qui disait à la fin du Sermon sur la Montagne :

 

Quiconque entend mes paroles et les met en pratique sera semblable àun homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc (Mat 7.24), confirmant ainsi ce qu'Il avait affirmé au début de ce même sermon, quand Il déclarait qu'il ne disparaîtrait de la loi ni un seul iota, ni un seul trait de lettre, jus qu'à ce que tout soit accompli.

 

Et Il ajouta : Celui donc qui violera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à les violer, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux (Mat 5.18-19).

 

Il y a donc dans la bouche de Jésus identité entre loi, commandement et parole.

 

Christ en s'adressant aux Pharisiens au sujet des subterfu­ges légalistes qu'ils employaient pour ne point secourir leurs parents leur déclarait :  

 

Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ?(...) Ainsi vous avez annulé la Parole de Dieu par votre tradition (Mat 15.3,6).

 

Il est ainsi évident que la Parole de Dieu, les paroles de Christ, la loi de Dieu et le commandement du Seigneur sont des expressions différentes souvent utilisées par la Bible pour recouvrir des aspects variés d'une réalité unique, la révélation écrite et normative de Dieu.

 

Quoi d'étonnant à cela, puisque Jésus-Christ est Dieu Lui-même et que la loi donnée par Moïse vient de ce même Dieu, Créateur, Législateur et Sauveur ?

 

Certains veulent distinguer entre 'Ecriture et la loi de Dieu.

 

Il est vrai que parfois, pour désigner l'Ancien Testament, l'Ecriture parle de la loi et des prophètes.

 

N'oublions pas, cependant, que la tâche essentielle de la prophétie consiste toujours à rappeler la loi et à l'expliciter.

 

C'est le contraire de la critique biblique, dominée par une théorie de l'existentialisme évolutionniste, selon laquelle la révélation de Dieu vient après l'activité "créatrice" du prophète.

 

De même, un christianisme où l'activité charismatique joue un rôle pré­dominant situera lui aussi la loi sur un plan secondaire par rapport aux révélations prophétiques.

 

Il en va tout autrement dans la Bible où la loi, révélatrice de la pensée de Dieu, a toujours la première place.

 

L'expression l'Ecriture recouvre souvent également la loi.

 

Quand Jé­sus disait aux Juifs : Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle ce sont elles qui rendent témoignage de moi (Jean 5.39), Il se référait aussi bien a la loi qu'aux prophètes.

 

Nous trouvons une unité remarquable entre loi mosaïque, écrits et parole dans ce que Jésus déclare aux Juifs incrédules :  

 

Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père; celui qui vous accuse, c'est Moï­se, en qui vous avez mis votre espérance. Car, si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi parce qu'il a écrit à mon sujet. Mais, si vous ne croyez pas à ses écrits, comment croirez-vous à mes paroles ? (Jean 5.45-47)

 

Nous devons par conséquent constater qu'il n'existe aucune opposi­tion entre les Ecritures, la loi de Dieu donnée par Moïse et les paroles du Christ.

 

La loi de Dieu est l'Ecriture Sainte, la Parole même de Dieu, Ancien et Nouveau Testaments.

 

D'autres encore opposent la vérité à la loi de Dieu.

 

Ils se basent pour le faire sur un texte célèbre du prologue de Jean :  

 

Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ (Jean 1.17).

 

Rien dans ce texte ne met en opposition loi et vérité Moïse et Jésus-Christ.

 

Rien non plus ici n'oppose loi et grâce.

 

Un développe­ment dans la révélation et dans l'efficacité de la grâce n'implique au­cunement contradiction ou opposition.

 

C'est d'ailleurs ce que nous prouve admirablement l'Ecriture quand l'apôtre Paul affirme que la loi n'est rien d'autre que la règle de la connaissance et de la vérité (Rom 2.20).

 

Seigneur Jésus, ta parole est la vérité sanctifie-nous par la vé­rité

 

La loi, les commandements, l'Ecriture, la Parole de Dieu, la vérité ne sont autre chose que la règle de notre foi, utile, à confondre tout ce qui s'oppose à la saine doctrine (1 Tim 1.10), car Toute l'Ecritu­re est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l'homme de Dieu soit accompli (atteigne tout son développement) et qu'il soit apte à toute bonne oeuvre. (2 Tim 3.16-17)

 

Ceux qui se permettent d'attaquer la loi de Dieu en l'opposant à la foi et à la grâce portent tout simplement atteinte à la vérité, à la Parole de Dieu, à l'Ecriture Sainte.

 

En fait, ils s'attaquent à Dieu.

 

C'est d'eux aussi que parle le deuxième psaume :


Les rois de la terre se soulèvent, et les princes se liguent ensemble contre l'Eternel et contre son oint. Rompons leurs liens, et rejetons loin de nous leurs chaînes ! (Ps 2.2-3)

 

Ces liens et ces chaînes qui répugnent tant à notre siècle sans Dieu ni loi ne sont autres que les saints commandements de la loi de Dieu.

 

Les dernières exhortations de la Bible s'adressent, entre autres, à de tels antinomiens. (Antinomisme : doctrine qui enseigne, au nom de la suprématie de la grâce, l'indifférence à l'égard de la loi, Larousse 3.)

 

Si quelqu'un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu lui retranchera sa part de l'arbre de vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre (Apoc 22.19).

 

Cet avertissement est un simple écho des paroles de Moïse dans le Deutéronome :

 

Vous n'ajouterez rien à ce que je vous prescris, et vous n'en retrancherez rien, mais vous observerez les commandements de l'Eternel, votre Dieu, tels que je vous les prescris (Deut 4.2).

 

C'est dans cette perspective de l'identité des commandements de Dieu et de la Parole de Dieu que nous comprenons mieux ce que Jé­sus voulait dire quand il affirmait au sujet de l'un de ces plus petits commandements que celui qui les observera et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux (Mat 5.19).

 

Et ce n'est pas par rapport au royaume de Dieu que nous vou­lons nous contenter d'ambitions médiocres !

 

Amen,

 

JeanMarcBerthoud.jpg

Jean Marc Berthoud,

Théologien Réformé Baptiste,

 

Bible (124)

Croix Huguenote

 

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7 juillet 2019 7 07 /07 /juillet /2019 06:48
L'enracinement par l'expérience

Je vous remplacerai les années

que la sauterelle vous avait dévorées.

 Joël 2.25.

 

 

Oui, ces années perdues qui nous font soupirer nous seront rendues.

 

Dieu est assez riche en grâce pour rendre les années qui nous restent à vivre aussi fécondes pour son service, que celles de notre inconversion, sur lesquelles nous portons deuil, ont été inutiles à sa cause.

 

Les sauterelles de la mondanité, des retours en arrière, de la tiédeur, nous en venons à les considérer comme une terrible plaie.

 

Si seulement elles ne s’étaient jamais abattues sur nous !

 

Le Seigneur, dans sa bonté, nous en a délivrés, et nous sommes maintenant pleins de zèle pour son service.

 

Béni soit son nom !

 

Nos moissons de grâces spirituelles sont telles, que notre aridité d’autrefois est plus que compensée.

 

Nos tristes expériences sont changées en fruits bénis et nous servent à en avertir d’autres.

 

Nous sommes, par suite de nos anciens manquements, enracinés d’autant plus profondément dans l’humilité et la dépendance enfantine.

 

Et la vigilance et la circonspection que nous avons acquises nous aident à rattraper plus sûrement le temps perdu.

 

Ainsi, par un miracle d’amour, les années où le dévastateur avait tout dévoré peuvent nous être rendues.

 

N’est-ce pas là une immense faveur ?

 

Croyons-le, et vivons en conséquence et nous le réaliserons, comme Pierre, qui devint un homme beaucoup plus utile après que sa présomption eût été guérie par la découverte de sa faiblesse.

 

Seigneur, aide-nous !

 

Amen, 

 spurgeon

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible (52)

Croix Huguenote

 

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23 novembre 2018 5 23 /11 /novembre /2018 19:15
Mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ?

Pourquoi êtes vous troublés,

et pourquoi pareilles pensées

s'élèvent elles dans vos coeur ?

(Luc 24-38)

 

"Pourquoi dis tu, Jacob, pourquoi dis tu, Israël : ma destinée est cachée devant l'Eternel, mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ?" (Esaïe 40-27)

 

Le Seigneur Prend Soin de toutes choses et la plus petite de Ses Créatures entre dans le Cercle de Sa Providence Universelle.

 

Il réserve cependant Sa Providence particulière pour Ses Saint(e)s :

 

"L'ange de l’Éternel campe autour de celles et ceux qui Le craignent, et Il les arrache au danger" (Psaume 34-8)

 

"Elle a du prix aux yeux de l’Éternel, la mort de celles et ceux qui l'aiment " (Psaume 116-15)

 

"Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de celles et ceux qui aiment Dieu, de celles et ceux qui sont appelés selon Son Dessein " (Romains 8-28)

 

Laissons nous réconforter et réjouissons nous dans le fait que, bien qu'Il soit le Sauveur de tous les hommes, Il est spécialement Le Sauveur de celles et ceux qui croient.

 

Nous faisons l'Objet de Son Attention Particulière.

 

Nous sommes le Trésor Royal qu'Il Protège comme la Prunelle de Ses Yeux.

 

Nous sommes la vigne sur laquelle Il Veille jour et nuit.

 

"Même vos cheveux sont tous comptés". (Matthieu 10-30)

 

Que la pensée de Son Amour Spécial à notre égard soit pour nous un tranquillisant spirituel, l'apaisement bienvenu de tout malheur.

 

"Je ne te délaisserai point, et Je ne t'abandonnerai point !" (Hébreux 13-5)

 

Dieu nous dit cela tout autant qu'à n'importe lequel de Ses Saints d'antan.

 

"Ne crains point ; Je suis Ton Bouclier, et ta récompense sera très grande." (Genèse 15-1)

 

Nous nous privons d'une grande consolation par notre habitude à lire les promesses comme si elles s'adressaient seulement à l'Eglise dans son entier, plutôt que de nous les approprier aussi directement pour nous mêmes.

 

Saisissons la Parole Divine par une Foi personnelle et ferme.

 

Entendons Jésus nous dire :

 

"J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point !" (Luc 22-32).

 

Voyons Le venir, marchant sur les eaux de nos difficultés, car Il est ici et Il nous dit :

 

"Rassurez vous, c'est Moi, n'ayez pas peur !" (Matthieu 14-27)

 

Quelles Merveilleuses et Douces Paroles de Christ !

 

Puisse le Saint Esprit nous les faire ressentir comme s'adressant à nous.

 

Oublions les autres pour un instant et acceptons la Voix de Jésus comme s'adressant à nous et disons :

 

"Jésus murmure sa consolation ; je ne peux la refuser. Je vais m'asseoir à son ombre avec grand plaisir".

 

Amen,

 

 

 

 

spurgeon   

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

 

 

 

 

Bible (52)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 08:38
Dieu écoute

"Parce qu'elle m'importune,

dit le juge inique,

je lui ferai justice".

(Luc  18-15)

 

On oublie trop souvent que Jésus a dit :

 

"Il faut toujours prier et ne point se relâcher."

 

Le Trône de Grâce est il fermé au bout d'une heure ?

 

Notre Dieu n'a nul besoin de beaucoup de mots.

 

Un nom, un soupir, jetés avec amour à Son Coeur, c'est tout ce qu'Il Lui faut pour bénir.

 

Nous sommes à genoux, languissants, desséchés, l'effort pour "veiller dans la prière" nous fatigue.

 

Nous nous efforçons cependant pendant cinq, dix minutes ; puis, épuisés, découragés (sans profit nous semble-t-il), nous nous relevons vivement.

 

Et Jésus nous dit avec tristesse :

 

"Tu n'as donc pas pu veiller une demi-heure avec moi !"

 

L'ennemi de nos âmes nous tirait loin de Dieu et nous avons fait sa volonté.

 

Jacob cependant lutta la nuit entière, lutta jusqu'à ce que...

 

Retourne donc, mon âme, retourne !

 

Agenouille toi encore, et, si tu ne peux rien dire, eh bien ! Reste là, silencieuse et douce, respectueuse et humble, prosternée devant ton Souverain, car c'est le coeur qu'Il lui faut, bien plus que des paroles !

 

Qui sait ?... Après avoir pleuré, comme Jacob, sur ta solitude, sur ton abandon, bientôt l'aube luira aussi pour toi et changera le lieu de ta lutte en un "Péniel".

 

Quand il faut tout arrêter et qu'il faut redescendre du ciel sur la terre, doit on ainsi briser avec Son Dieu, quand Lui même nous unit étroitement à son coeur ?

 

Doit-on brusquer les mouvements de l'Esprit quand on a tant de peine à les voir apparaître ?

 

Non ! Prenons garde à ne pas le contrister.

 

Laissons lui son temps, ses méthodes, sa marche, souvent fort irrégulière, pour ne pas dire irrationnelle.

 

Que ceux qui ont des devoirs à heure fixe y courent, c'est bien !

 

Mais pourquoi ceux qui n'en ont pas ne resteraient-ils pas tant que leur coeur les y pousse ?

 

Ne fixons pas de règles au Saint Esprit ; la grâce veut être libre et confondre souvent notre orgueilleuse sagesse.

 

Viens, aquilon, souffler sur le jardin de Dieu pour en distiller les parfums, et que le Bien Aimé puisse y venir recueillir des fruits délicieux.

 

Amen,

 

 

spurgeon

 Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bibles023

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Nota  Refuge Protestant : cette méditation sur le Saint Esprit du Pasteur Spurgeon, Chrétien avant tout, baptiste et calviniste d'âme et de conviction, n'est en rien apologie à l'enseignement pentecôtiste et/ou charismatique propre à ces deux mouvements. Refuge Protestant ne soutient ni ne partage la théorie quant au parler au langue et baptême de l'esprit interprété dans de nombreuses traductions et mises en oeuvre tragiques occasionnant hélas bien souvent dérives et/ou dégâts désastreux)

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 11:15
Que le charlatanisme moderne ne nous entraîne pas. Attirons à Christ, attirons par Christ (Charles Spurgeon)

Quand j’aurai été élevé de la terre,

j’attirerai tous les hommes à moi.

Jean 12/32.

 

 

Vous qui travaillez pour Dieu, prenez courage.

 

Vous craignez de ne pas pouvoir attirer à Lui un auditoire ; annoncez un Sauveur Crucifié, Ressuscité, puis Elevé au ciel.

 

C’est là le plus grand attrait qui puisse être présenté.

 

Qui vous a attirés à Christ, sinon Christ Lui-même ?

 

Qui vous attire maintenant à Lui, sinon encore Sa Personne Bénie ?

 

Si vous avez été attirés à la religion par quoi que ce soit d’autre, vous en serez bientôt détachés.

 

Mais Jésus vous a tenus et vous tiendra jusqu’à la fin.

 

Pourquoi douter de Sa Puissance pour en attirer d’autres ?

 

Allez au nom de Jésus auprès de ceux qui sont encore réfractaires, et voyez s’Il ne les attirera pas aussi ?

 

Aucune classe d’hommes n’est en dehors de cette Puissance d’Attraction.

 

Jeunes et vieux, pauvres et riches, ignorants et savants, repoussants ou aimables, tous les hommes ressentiront cette force attractive.

 

Jésus est le Seul Vrai Aimant.

 

N’en cherchons pas d’autres.

 

Ce n’est pas la musique qui attirera à Christ, non plus que l’éloquence, les cérémonies, la logique ou le bruit.

 

Jésus Lui-même veut attirer les hommes à Lui, et Il est à la hauteur de cette tâche en toute circonstance.

 

Que le charlatanisme moderne ne nous entraîne pas.

 

Mais, Ouvriers du Seigneur, agissons selon Ses Moyens Seulement.

 

Attirons à Christ, attirons par Christ et Christ attirera par vous.

 

Amen,

 

 

 

Refuge Protestant

Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé,

 

 

 

 

 

 

Bible
Croix Huguenote

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 08:10
La meilleure manière de vivre

Je me suis toujours proposé l’Eternel devant moi ;

puisqu’Il est à ma droite, je ne serai point ébranlé.

Psaume 16.8.

 

 

Elle est la meilleure manière de vivre.

 

Ayant l’Eternel toujours devant nous, nous avons la plus Noble des compagnies, le plus Saint des exemples, la plus Douce des consolations, la plus Puissante des influences.

 

Mais c’est là un choix déterminé à faire, et qui doit être maintenu pendant tout le cours de la vie :

 

« Je me suis proposé l’Eternel. »

 

Avoir un oeil toujours fixé sur celui de Son Maître, une oreille toujours prête à entendre Sa Voix, telle est la position normale de tout homme et de toute femme de Dieu.

 

Son Dieu est tout près de lui, remplissant son horizon, traçant le sentier de sa vie.

 

Que de folies nous seraient évitées, que de péchés nous surmonterions, combien nous déploierions de vertus et connaîtrions de joie, si nous avions l’Eternel toujours devant nous !

 

Pourquoi pas ?

 

C’est le secret de la sécurité.

 

Le Seigneur remplissant toujours nos pensées, nous éprouverions une grande tranquillité et une réelle assurance du fait de Sa Constante Proximité !

 

Il est à notre droite pour nous guider et nous aider; aussi nous ne sommes pas effrayés devant la force, la fraude ou la légèreté des hommes.

 

Quand Dieu est à notre droite, nous sommes sûrs de ne pas être ébranlés.

 

Venez seulement, ennemis de la vérité; précipitez-vous sur moi, si vous le voulez, comme une tempête.

 

Dieu me garde et me maintient; Il demeure avec moi.

 

De qui aurais-je peur ?

 

Amen,

 

 spurgeon rp2

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

 

Bible (56)

Croix Huguenote

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:00
De l'abus et de l'oubli de la Loi de Dieu par Jean Marc Berthoud,

La recherche du salut par des voies légales, que ce soit par les oeuvres morales ou par celles de la législation, est un phénomène bien plus courant qu'on ne le croit.

 

La législation de la sociale-démocratie, du socialisme et du communisme, qui préconise une solution législative étatique aux problèmes de la société, est fondée sur la croyance que de telles lois sauveront les hommes.

 

Nous voyons la même prétention salvatrice, la même religion profane, chez les éducateurs, les psychiatres et les assistants sociaux qui s'imaginent guérir l'homme par leur activisme (1).

 

Le pasteur Rushdoony éclaire excellemment l'actualité de l'enseignement biblique sur cette question :

 

« Les lois fondées sur la Bible ne cherchent pas à sauver l'homme ou à instaurer «le meilleur des mondes», la «grande société», la «paix mondiale» ou un monde «libéré de toute pauvreté» ou une quelconque autre utopie semblable. Le but de la loi biblique est de punir le mal, de le restreindre, de protéger la vie et les biens des hommes et de promouvoir une justice pour tous. Ce n'est pas la fonction de l'Etat et de ses lois de changer les hommes, de les réformer. Ceci est une question spirituelle, l'affaire de la religion. L'homme ne peut être changé que par la grâce de Dieu, par le ministère de la Parole. La législation publique est incapable de changer le caractère des hommes.

La loi peut contenir, limiter la volonté mauvaise, le coeur mauvais de l'homme en lui faisant craindre les conséquences de ses actes. Sur une autoroute, nous ralentissons tous un peu quand nous voyons la voiture de police... L'existence de la loi et son application stricte restreignent les tendances pécheresses de l'homme. Bien que l'inclination de l'homme au mal puisse être freinée par l'application stricte de la loi, sa nature n'est jamais changée par cette loi: il ne peut être sauvé par la loi. Seule la grâce de Dieu en Jésus-Christ assure son salut. » (2)

 

Ainsi les législateurs démocrates et totalitaires qui s'imaginent pouvoir transformer l'homme par des lois sont les frères du légalisme religieux, pharisaïque.

 

La prétention, par exemple. du communisme de changer l'homme, d'en faire «un homme nouveau» par la législation et par l'action contraignante de l'Etat, n'est qu'une pure utopie légaliste.

 

Le salut par les oeuvres de religieux est devenu laïque, politique.

 

Il n'en est pas moins futile.

 

Si l'Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain. Si Dieu ne garde la ville ceux qui la gardent veillent en vain. (Ps 127.1)

 

En dehors de Jésus-Christ l'homme est incapable de faire quoi que ce soit d'utile, de solide, de durable (Jean 15.5).

 

La loi de Dieu a comme but de faire connaître la différence absolue entre le bien et le mal afin de diriger l'homme vers le bien et le mener sur le chemin de la vérité.

 

La grâce recrée l'homme à l'image du Christ.

 

La vie nouvelle que Dieu donne à l'homme régénéré s'exprime par l'observation de la loi de Dieu, dans le but de rendre l'homme conforme à Dieu.

 

Voici alors l'essentiel de ce qu'on appelle le «légalisme»:

 

chercher à obtenir le salut, soit salut social ou politique, soit salut personnel et spirituel, par les oeuvres de la loi.

 

Définissons brièvement quelques aspects de ce légalisme selon la Bible.

 

Premièrement est légalisme toute prétention de nous réconcilier avec Dieu, de nous sauver par nous-mêmes, par nos propres efforts en cherchant à obéir à la loi de Dieu en dehors de la foi en Jésus-Christ et de son oeuvre parfaite, en dehors de l'imputation gratuite de sa justice au croyant.

 

Deuxièmement, toute adjonction de traditions humaines, de commandements humains, aux exigences de la loi de Dieu est du légalisme.

 

Il nous faudrait des études détaillées qui nous permettent de discerner exactement comment le Nouveau Testament comprend l'Ancien.

 

(Nota Refuge Protestant : un autre point sera rajouté très rapidement ici concernant le danger et erreur courante de certains chrétiens d'hier et aujourd'hui que l'Apôtre Paul avait condamné avec justesse, à savoir judaïser par des lois et coutumes l'oeuvre parfaite de Christ à la croix)

 

Affirmer que des commandements de Dieu aient été abrogés sans que la Bible elle-même ne l'affirme, est une position antinomienne (3).

 

Une telle attitude conduit à la destruction de l'individu, de l'Eglise et de toutes les institutions que Dieu a établies pour ordonner la société afin de permettre aux hommes de vivre et de vivre heureux.

 

La conséquence d'un tel légalisme laïque d'un «salut» profane fait d'oeuvres sociales, économiques, politiques, techniques et scientifiques, sans Dieu et en dehors du cadre de la loi de Dieu, est la constitution d'une providence étatique où la planification de l'homme se substitue à la providence divine.

 

L'antinomisme, marque d'un christianisme apostat, a fait beaucoup pour ouvrir cette voie.

 

L'Etat providence a grandi du rejet par les chrétiens de l'obéissance qu'ils devaient à la loi de Dieu, obéissance qui aurait dû les conduire à ces innombrables oeuvres sociales et éducatives qu'ils ont abandonnées à l'Etat.

 

Ainsi l'Etat, en assumant toutes sortes de fonctions sociales et économiques qui ne lui sont pas propres, a tout simplement oublié la tâche si essentielle qui est la sienne: exercer la justice. 

 

Car la fonction de l'Etat n'est pas de recréer l'homme socialement ou individuellement, mais de punir les malfaiteurs et ainsi de permettre aux gens de bien de vaquer paisiblement à leurs affaires.

 

Un Etat fidèle à la fonction que Dieu lui assigne ne doit en aucun cas se substituer aux institutions établies par le Créateur, la famille, l'Eglise et toutes les associations que l'homme se donne en conformité avec la loi de Dieu (4).

 

Mais quel a été l'effet de cette antinomisme des chrétiens dans l'élaboration du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui ?

 

«La question de la restauration et du développement dans la société moderne des principes de la loi biblique a, depuis plus d'un siècle, été ignorée dans l'Occident chrétien. Pour de nombreux aspects de cette question cela est vrai depuis au moins trois siècles. Les implications pratiques de la loi biblique ainsi que son application à tous les domaines de la vie de la société - la vie de l'Etat inclu - sont méconnues autant par les chercheurs chrétiens que par ceux qui travaillent dans une perspective purement laïque. La conséquence en est que la faillite des structures légales positivistes (celle de ce qu'on nomme «l'état de droit», réd.) dans le monde entier,... n'a pas provoqué la réaction chrétienne indispensable.

Seul, en effet, le rétablissement de la loi biblique comme fondement du droit a une chance de résoudre durablement cette crise juridique. Pendant plus de trois siècles, les chrétiens ont tout simplement adapté les structures légales de leurs pays aux normes humanistes. La conséquence en est que nous nous trouvons maintenant dans une culture sécularisée en voie de dissolution. Ainsi que le sel qui aurait perdu sa saveur, les chrétiens ont en effet perdu toute capacité de construire des institutions fondées explicitement sur des principes bibliques. L'accent mis par les chrétiens sur leur piété personnelle et une sainteté vécues uniquement dans le cadre étroit de la famille et de l'Eglise, a eu comme résultat d'abandonner l'évolution du monde aux puissances ténébreuses. Maintenant que le monde est, apparemment, entre les mains de l'ennemi de nos âmes, les chrétiens se rendent compte soudainement que ni leurs églises, ni leurs familles sont à l'abri de l'infection culturelle ambiante, infection qui prend rapidement la forme d'une épidémie» (5).

 

Le pasteur Rushdoony, de son côté, relève lui aussi que la conséquence de l'oubli et de l'abandon de la loi divine comme norme de toutes les institutions sociales, a pour inévitable conséquence la dislocation de la société.

 

«Au fur et à mesure que l'humanisme répand son cancer dans le monde entier nous pouvons observer un mépris grandissant pour la loi sous toutes ses formes. Le christianisme évangélique ainsi que la plupart des manifestations de la foi en ce siècle, témoignent de ce mépris de la loi par leur antinomisme et leur humanisme implicite. C'est ainsi qu'ils sont affectés par cette maladie mortelle qu'est l'humanisme.

Ce qui caractérise la religion antinomienne, c'est son impuissance. 

Cela implique en réalité la mort de la religion, car renoncer à la loi n'est rien d'autre que refuser à Dieu et à la foi toute prétention à une autorité finale, à une souveraineté absolue.

Mais il est impossible aux hommes de vivre sans loi. Le cri des anciens Perses: «Nous sommes des hommes, donnez-nous des lois!» est devenu le besoin vital, la faim grandissante des hommes du vingtième siècle. Et à ce besoin d'une loi, seule la loi biblique peut répondre. Tous les autres systèmes sont en déconfiture complète» (6).

 

 

Le monde est parvenu à cet état de confusion et d'arbitraire grâce à ce qu'on peut appeler la démission de la loi à l'intérieur des églises.

 

Cette lumière qu'est la Parole-Loi de Dieu ne brille plus dans les ténèbres de ce monde.

 

L'Eglise a mis sa lampe sous le boisseau.

 

L'on ne voit plus la cité de Dieu sur la montagne.

 

Le monde, en conséquence, n'a plus de boussole et les hommes se livrent à l'anarchie, au nihilisme et à des réactions arbitraires d'autoritarisme.

 

Comme le dit fort bien Jean Brun, faute de référence vraie absolue, on passe sans autre de la pourriture à la dictature.

 

L'antinomisme chrétien est le levain qui corrompt toute la pâte.

 

Le légalisme arbitraire la fige en masse totalitaire.

 

Soyons de ceux qui demeurent affamés et assoiffés de la justice divine. 

 

Nous serons rassasiés et notre soif sera étanchée (Mt 5.6).

 

Dieu fera alors à nouveau de ses enfants la lumière de ce monde et le sel de la terre.

 

Amen,

 

 

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Jean Marc Berthoud,

Théologien 

Eglise Réformée Baptiste de Lausanne

 

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Source :

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Notes 


(1) Pour l'éducation voyez: R. J. Rushdoony: The Messianic Character of American Education. the Craig Press (Nutley) New Jersey, 1976 (1963).

Pour la psychologie: W. K. Kilpatrick: Séduction psychologique, Centre Biblique Européen, Lausanne, 1985. 


(2) R. J. Rushdoony: Law and Liberty (Craig Press), 1971, p. 3. 


(3) Antinomisme: Doctrine qui enseigne, au nom de la suprématie de la grâce, l'indifférence à la loi. (Larousse) 


(4) Voyez à ce sujet notre importante étude: J-M. Berthoud: «Du Pouvoir» - Documentation chrétienne N0 XVII, septembre 1977, C. P. 468, 1001 Lausanne, Suisse. 


(5) Gary North: Editor's Introduction. The Journal of Christian Reconstruction, Symposium on Biblical Law, Vol. Il, No. 2,1976, p. 1. 


(6)R.J. Rushdoony: Biblical Law and Western Civilisation, Ibid. p. 12, PO. Box 158, Vallecito,

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 19:56
Dégringolade par le Pasteur Charles Haddon Spurgeon

Quiconque aime l’Évangile ne pourra se dissimuler que les jours sont mauvais.

 

Pourtant, nous avons la conviction solennelle que la situation dans beaucoup d’églises dépasse de beaucoup ce que l’on peut imaginer et que l’on se trouve en pleine dégringolade.

 

Lisez les journaux divers qui représentent cette école de « cette nouvelle théologie » et demandez-vous : 

 

Jusqu’où vont-ils aller ?

 

Quelle doctrine reste-il à abandonner ?

 

Quelle autre vérité vont-ils encore traîner dans la boue ?

 

Une nouvelle religion est née qui diffère du christianisme autant que l’eau du vin.

 

Dénuée de toute honnêteté morale, elle se présente comme la foi chrétienne historique, « légèrement améliorée » et, sous ce déguisement, elle usurpe des chaires qui furent construites pour la prédication de l’Évangile.  

 

On repousse la rédemption avec mépris ; on tourne l’inspiration de l’ Ecriture en dérision ; on abaisse le Saint-Esprit au simple rang d’une influence ; le châtiment du péché devient fiction, et la résurrection un mythe antique.

 

Et pourtant ces ennemis s’attendent à ce qu’on les appelle frères, que nous leur restions unis !

 

Avec la fausseté doctrinale, vient un déclin naturel de la vie spirituelle que l’on voit dans un goût pour les amusements douteux et la désertion des réunions de prière.

 

Les églises sont-elles en bonne santé lorsqu’elles n’ont plus qu’une réunion de prière squelettique par semaine ?

 

En fait, beaucoup voudraient marier l’Eglise et le théâtre, les jeux et la prière, la danse et les cultes.

 

Quand la foi ancienne disparaît, et que l’enthousiasme pour l’Évangile s’ éteint, il n’y a pas à s’étonner que les gens cherchent d’autres délices.

 

Spurgeon poursuivit, par des mots de cette nature, sa description de l’apostasie prévalente, et de la mort spirituelle qu’elle provoquait dans un grand nombre d’églises. Il exprima sa tristesse profonde devant cette situation, puis il aborda la question du chrétien qui reste en association avec ceux qui nient la Parole de Dieu.

Sa déclaration revêt autant d’importance pour aujourd’hui qu’à son époque (Arnold Dallimore) :

 

La question se pose maintenant sérieusement de savoir jusqu’où ceux qui demeurent dans la foi donnée aux saints une fois pour toutes doivent fraterniser avec ceux qui s’en détournent pour un autre évangile.

 

L’amour chrétien a ses exigences, et l’on doit éviter les divisions comme un mal grave.

 

Mais dans quelle mesure avons-nous le droit de nous unir avec ceux qui se détournent de la vérité ?…

 

Il incombe aujourd’hui aux croyants de faire preuve de prudence, et de ne pas donner leur soutien et leur encouragement à ceux qui trahissent le Seigneur.

 

Il est une chose que de surmonter les barrières des dénominations pour l’amour de la vérité… Mais il s’agit de toute autre chose que de sacrifier et d’assujettir la défense de la vérité à la prospérité et à l’unité d’une dénomination.

 

Beaucoup de gens accommodants ferment les yeux sur l’erreur… Que chaque croyant juge pour lui-même.

 

Pour notre part, nous avons renforcé notre porte et mis des verrous supplémentaires.

 

Car, sous couvert de mendier l’amitié du serviteur, il y en a qui visent à dérober le Maître.

 

Au plus fort de la controverse, Spurgeon écrivit :

 

« Le Seigneur connait le chemin que je prends, et je laisse cette affaire à son Arbitrage Divin. J’ai élevé ma protestation et souffert une perte d’amitiés, de réputation, … Mais la souffrance que cela m’a coûté, personne ne peut la mesurer. Je ne peux faire de compromis avec La Vérité de Dieu. » 

 

 

Arnold Dallimore,

Bible (134)

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

source : « Charles Spurgeon, une biographie », par A. Dallimore

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 18:46
Confession de l'homme selon le coeur de Dieu par Charles Spurgeon,

"J'étais stupide et sans intelligence, j'étais à ton égard comme les bêtes. Cependant je suis toujours avec Toi." (Psaume 73-22/23)

N'oublions pas qu'il s'agit ici de la confession de l'homme selon le coeur de Dieu.

En nous parlant de sa vie intérieure, il écrit :

"J'étais stupide et sans intelligence."

Le mot "stupide" signifie ici davantage que dans la langue ordinaire.

Dans un verset précédent, David écrit :

"Je portais envie aux insensés (même mot), en voyant le bonheur des méchants" (Verset 3).

Cela nous montre que la folie qui occupait sa pensée contenait du péché.

Il se qualifie ainsi de "stupide", et le déclare sans ambages.

Il ne pouvait pas dire toute l'étendue de sa stupidité.

Il s'agissait d'une folie pécheresse, condamnable à cause de sa perversité et de son ignorance obstinée, et que le prétexte de la faiblesse ne pouvait excuser.

Il semble en effet avoir envié la prospérité présente des impies, tout en oubliant la terrible fin qui attend tous ceux qui leur ressemblent.

Sommes nous meilleurs que David, pour nous appeler sages ?

Prétendrions nous avoir atteint la perfection, ou la verge de Dieu nous a-t-elle châtiés au point de nous débarrasser de tout notre entêtement ?

Ce serait vraiment de l'orgueil que de dire pareille chose !

Si David était stupide, conbien devrions nous l'être à nos propres yeux, si seulement nous pouvions nous voir en réalité !

Regardons en arrière, ami(e) croyant(e), et pensons à la façon dont nous avons douté de Dieu, alors qu'Il faisait preuve de tant de fidélité à notre égard.

Pensons à notre cri rebelle quand, au travers de l'affliction, Il nous a ouvert la porte vers de plus grandes bénédictions.

Pensons aux nombreuses occasions où nous avons lu les promesses dans l'obscurité, où nous nous sommes mépris sur Ses Actions, et où nous avons écrié :

"C'est sur moi que tout retombe !", alors qu'en fait..., toutes choses concouraient pour notre bien !

Pensons à la fréquence avec laquelle nous avons préféré le péché en raison de ses plaisirs, alors qu'il produisait pour nous une racine d'amertume !

Sans conteste, si nous connaissons notre propre coeur, nous nous reconnaîtrons coupables de cette stupidité pécheresse.

Et, possédant la conscience de cette "stupidité", nous devons adopter comme nôtre la résolution que prit David en conséquence :

"Tu me conduiras par Ton Conseil" (Verset 24).

Cependant, car, en dépit de toute la stupidité et ignorance que David venait de confesser à Dieu, il n'en est pas moins sauvé, accepté et assurément béni par la Présence Continuelle de Dieu.

Pleinement conscient de son propre état de péché, de la tromperie et de la bassesse de sa nature, il chante cependant, dans un élan merveilleux de foi :

"Cependant, je suis toujours avec Toi." (Verset 23)

Ami(e) Croyant(e), il nous faut nous associer à la confession du psalmiste et dire avec lui :

"Cependant, puisque j'appartiens à Christ, je suis toujours avec Dieu !"

Cela veut dire, continuellement dans Son Esprit.

Il pense toujours à moi pour me faire du bien.

Continuellement devant Ses Yeux, les yeux du Dieu qui ne dort jamais, mais qui veille sans cesse à mon bien-être.

Continuellement dans Sa Main, de sorte que nul ne peut m'en arracher.

Continuellement sur Son Coeur, placé là comme un mémorial, de même que le souverain sacrificateur portait sans cesse les noms des douze tribus sur sa poitrine.

"Tu penses toujours à moi, Ô Dieu ! Les entrailles de Ton Amour s'émeuvent continuellement à mon égard. Tu orientes toujours la Providence à mon profit. Tu m'as placé comme un bandeau autour de Ton Bras. Ton Amour possède la force de la mort, et les fleuves ne peuvent l'éteindre ou l'engloutir."

Quelle surprenante grâce !

"Tu me vois en Christ et, bien que haïssable en moi même, Tu me vois recovert par les habits de Christ et lavé en Son Sang. Tu m'acceptes ainsi en Ta Présence, et je demeure continuellement en Ta Faveur, "toujours avec Toi"."

Voilà une consolation pour l'âme éprouvée et affligée.

Les tempêtes nous contrarient au dedans, mais regardons le calme qui règne au dehors.

"Cependant" ; ô disons le en notre coeur, et saisissons nous de la Paix que cela donne ! :

"Cependant je suis toujours avec Toi !".

Amen,

 

Charles Haddon Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 20:42

"En Passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais." Exode 20-25

Il fallait construire l'autel de Dieu avec des pierres non taillées, de façon à ce que l'on ne puisse y voir aucune trace de l'habileté et du travail de l'homme.

La sagesse humaine se plaît à tailler et arranger les doctrines de la croix en un système plus artificiel et acceptable aux goûts dépravés de la nature déchue.

Mais, au lieu d'améliorer l'Evangile, la sagesse de la chair le pollue au point où il devient "un autre évangile" et où il cesse d'être la Vérité de Dieu.

Tous les changements et altérations apportés à la Parole même de Dieu sont des souillures et des pollutions.

Le coeur orgueilleux de l'homme insensé a grand désir de toucher à la justification de l'âme devant Dieu.

On rêve de préparation pour recevoir Christ ; on se confie dans les humiliations et la repentance ; on revendique les bonnes oeuvres, et l'on se vante beaucoup de capacités naturelles.

Par tous les moyens, on cherche à appliquer des instruments humains à l'Autel de Dieu.

Il serait bon pour l'homme pécheur de se souvenir que, loin d'amener l'oeuvre du Seigneur à la perfection, ces confiances dans la chair ne font que la polluer et la déshonorer.

Seul le Seigneur doit être exalté dans l'oeuvre de l'expiation et de la réconciliation.

Il ne faut accepter aucune trace du marteau et du burin de l'homme.

Un blasphème inhérent repose dans le désir d'ajouter quoi que ce soit à ce que Jésus déclara sur la croix être parfait, ou à vouloir améliorer ce qui donne déjà toute satisfaction à l'Eternel.

Pécheur tremblant, rangez vos outils et tombez à genou en une humble supplication.

Acceptez que le Seigneur Jésus soit l'Autel de votre expiation, et reposez vous en Lui Seul.

Beaucoup de ceux qui professent la foi peuvent prendre ce texte aujourd'hui comme un avertissement quant aux vérités qu'ils croient.

Il y a beaucoup trop d'efforts parmi de nombreux chrétiens pour amener les vérités de la Révélation Divine à s'arranger et se réconcilier.

Il s'agit ici d'une forme d'irrespect et d'incrédulité, contre laquelle il faut lutter.

Acceptons la Vérité telle que nous la trouvons.

Réjouissons nous de ce que les doctrines de la Parole de Dieu sont des pierres non taillées, et qu'elles conviennent ainsi d'autant mieux à la construction de l'Autel du Seigneur.

Amen,

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Charles Spurgeon,

Pasteur Baptiste Réformé

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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite ?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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