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Vie Protestante Réformée

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à l'homme sans asile.

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ne maltraitez pas l'étranger qui,

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Bouchra Maurice 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:02

refuge protestant

 

"L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et lui rendit grâces. C'était un Samaritain. Jésus, prenant la parole, dit : Le dix n'ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ? Puis il lui dit : Lève-toi, va ; ta foi t'a sauvé. (Luc 17-15)

 

 

Dix hommes ont connu l'intervention de Dieu d'une façon miraculeuse et spectaculaire.

Mais des dix, le Seigneur ne peut dire qu'à l'un d'eux : "Ta foi t'a sauvé".

Les dix sont entrés dans une intervention de Dieu, dans une bénédiction de Dieu, mais un seul des dix est entré dans le salut éternel.

C'est la question de Jésus qui va retenir notre attention : "Et les neuf autres, où sont-ils ?"

Le Seigneur n'a pas posé la question parce qu'il ne savait pas où ils étaient ; Il le savait très bien.

Notre Seigneur est omniscient, il compte le nombre des étoiles et il leur donne à toutes un nom.

Il connaît la trajectoire des astres errants.

Il connaît le nombre des cheveux de notre tête.

Il connaît la minuscule diatomée au fond de la mer, il lui prête sa forme, il lui donne sa vie.

Le Seigneur sait qui nous sommes, et où nous sommes.

D'ailleurs, dans le psaume 139, il est écrit :  

"Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ?"

Le Seigneur savait où ils étaient, mais il posé la question avec une tristesse qui a dû percer dans sa voix.  

"Et les neuf autres, où sont-ils ?"

C'est pour nous que le Seigneur pose la question.

Il la pose pour nous instruire, pour nous associer à son œuvre.

Et plus d'un serviteur de Dieu a connu la même souffrance, parce qu'il a dû poser la même question.

Où sont ceux à qui j'ai parlé de l'évangile l'année dernière ?

Où sont ceux qui venaient s'asseoir sur les bancs du Temple, Eglise, Communauté ?

Où sont ceux qui unissaient leurs chants aux nôtres pour faire monter ces belles mélodies d'amour vers le ciel ?

Où sont-ils, ceux qui  montraient quelque intérêt pour le salut de leur âme ?

Où sont-ils ?

Cette question en fait naître une autre.

Pourquoi ne sont-ils pas revenus ?

Qu'est-ce qui les a retenus loin de cette Bonne Nouvelle qui pouvait leur apporter un bonheur présent et éternel ?

Alors pourquoi ne sont-ils pas revenus ?

La question nous est posée pour que nous allions à leur recherche, et c'est ce que je vous propose de faire.

Nous allons demander aux neuf autres pourquoi ils ne sont pas revenus.

Vous allez dire, mais où va-t-on les trouver ces neuf, ils ne sont pas dans la Bible.

Mais voyez-vous, ces neuf hommes ont existé de tous temps, du temps du Seigneur, de notre temps et il y en a même au sein des Eglises de toute confession.

Qui pourrait dire qu'il n'a jamais été au bénéfice d'une intervention de Dieu sans être sauvé pour autant ?

Certains pourraient citer des épisodes de leur vie où Dieu véritablement les a conduits, leur a fait du bien, est intervenu, a fait quelque chose pour eux de façon claire et précise, et malgré cela ils ne sont pas venus ou revenus au Seigneur.

Ces neuf, vous allez les reconnaître au passage, car ils sont tous "bien de chez nous" comme on pourrait dire en Suisse ou ailleurs.

Il va sans dire que dix lépreux guéris instantanément, ça a fait du bruit dans tous les environs.

Tout le monde en parle !

Nous allons faire du "journalisme-interview".

Nous nous informons du nom et l'adresse de ces gens, ce qui se fait sans peine, vu la notoriété de la chose. Nous frappons à leur porte et nous leur demandons pourquoi ayant été guéris par le Seigneur, ils ne sont pas revenus le remercier se jeter à ses pieds et se convertir à Lui (*).

 

I. Je n'y ai pas pensé !

 

Le premier chez qui nous frappons, répond à notre question en disant qu'il n'y a pas pensé...

Mais est-ce une excuse ?

Quand il est allé chez le médecin, il n'a pas oublié de le remercier et de le payer.

Mais à Jésus le grand médecin, qui l'a guéri sans lui demander d'honoraires, il a oublié de revenir lui dire merci !

Que c'est étonnant !

Le malade à l'hôpital n'oublie jamais de remercier l'infirmière qui le soigne pour un salaire, mais à Jésus, dont la consultation et la guérison étaient gratuites, on oublie de lui dire merci.

Ainsi, on a de la gratitude pour ceux qui se font payer, et on paie d'ingratitude celui qui donne gratuitement !

Voyez-vous, cet homme est tellement occupé par la bénédiction qu'il a reçue, qu'il en a ... "oublié" l'auteur de la bénédiction.

Il l'a "oublié", il n'y a "pas pensé", un peu comme un enfant à qui l'on donne une friandise et qui oublie de dire merci.

Nous avons tous reçu du Seigneur, le soleil, la pluie en son temps, un cœur qui aime, un cerveau qui fonctionne, des yeux qui voient, des oreilles qui entendent, une âme qui vibre mais qui ne vibre pas pour Lui. Et pourtant nous avons tout reçu de lui.

Dans l'épître aux Romains il nous est dit (*) :  

"Ne sais-tu pas, ô homme…. que les bontés de Dieu te poussent à la repentance ?" Il n'est pas dit, te pousse à la reconnaissance, non, mais, à la repentance.

Toutes les bontés de Dieu devraient nous pousser aux pieds de Jésus, comme le fit le dixième lépreux.

Quoi donc, seul le malheur devrait nous y pousser ?

Le bonheur ne peut-il pas nous y ramener ?

Faudra-t-il donc que le Seigneur nous frappe et nous donne l'impression de moins nous aimer, pour se faire un peu désirer de nous ?

Cet homme que nous questionnons, dira peut-être qu'il n'a pas cru devoir le faire et qu'après tout, le Seigneur ne lui avait rien demandé.

C'est vrai que le Christ ne nous demande rien et qu'il nous donne tout, comme un enfant reçoit tout de ses parents.

Mais quels parents n'ont pas chaud au cœur quand l'enfant, lors d'une promenade, leur cueille des fleurs de pissenlits en disant :

"Tiens, c'est pour toi !"

Cela fait chaud au cœur !

Ah ! Que c'est triste quand on s'attache à la lettre, (il ne me l'a pas demandé) et non à "l'esprit de la lettre !"

Certains rétorqueront peut-être :

Pour être sauvé il suffit de croire, eh bien, moi, je crois !

Je crois chez moi, tous les dimanches, je suis le culte à la télévision ou à la radio.

Pourquoi me déplacer, aller au culte au Temple, à l'église quand j'ai tout chez moi, et parfois même de "meilleurs messages" qu'au Temple ou Eglise ?

 (exception faite lorsque le lieu ne répond ou ne suit plus  la pensée Biblique et volonté de Dieu, bien qu'il existe toujours une Eglise de maison ou petite Communauté en cherchant bien).

Mes amis, il n'y a rien de Jésus-Christ dans ce christianisme à l'économie, tout juste le désir d'en faire un minimum pour Dieu et un maximum pour soi. 

Dieu aurait pu faire un monde à l'économie, il aurait pu faire une Suisse plate comme une crêpe, un monde sans papillons, sans pinsons qui chantent, sans couleurs, sans parfums, sans rien : Un monde plat, un monde terne.

Ah, mes amis, si Dieu nous servait comme nous le servons, croyez-moi, nous serions bien mal servis !

 

ll. Le milieu où il évolue.

 

C'est avec un peu plus de peine que nous avons trouvé le deuxième lépreux.

On n'avait pas tout à fait la bonne adresse, et on l'a retrouvé attablé en joyeuse et douteuse compagnie, devant une impressionnante collection de bouteilles de vin.

C'est le monde des affaires louches, du milieu, des hommes véreux, des transactions malhonnêtes, et ce n'est même pas la peine de l'interroger.

La raison pour laquelle il n'est pas revenu à Jésus, c'est le milieu dans lequel il se trouve.

Il est bien évident que là où il se trouve, Jésus ne peut pas y être.

Ce qu'il fait, Jésus ne peut pas l'approuver.

Cet homme le sait d'ailleurs très bien, alors il n'a pas insisté.

Il a fait son choix, un choix déplorable.

Il vend son éternité pour un petit avantage, un petit plaisir passager et il a décidé froidement d'en supporter les éternelles et irréparables conséquences.

Ah, mes amis, il y a des endroits, des amis, des ambiances, des choses, qu'il faut quitter si l'on veut revenir à Jésus-Christ.

Il y a toujours un choix à faire entre Christ et Barrabas.  

Lequel voulez-vous que je vous relâche, avait dit Ponce Pilate ?

Et aujourd'hui comme autrefois, entre Christ et les faux plaisirs, entre Christ et le monde, il y a toujours un choix à faire.

Mais que ce choix ne vous retienne pas davantage de revenir à Jésus !

Le Seigneur ne nous met pas à l'index.

Ecoutons-le dire "où sont les neuf autres ?"

Où sont ceux qui ont droit à une si grande part d'héritage ?

Ce n'est pas un Christ qui tonne, c'est un Christ douloureux, qui ne veut pas que ses bras se referment sur le vide.

Il y a encore de la place pour quelqu'un dans le cœur et dans les affections du Seigneur, alors, revenons à Lui !

 

III. Je ne crois pas vraiment en Lui.

 

Nous allons chercher le troisième lépreux.

On a son adresse, on frappe à la porte.

Bonjour ! C'est vous le lépreux guéri par Jésus ?

Nous sommes des journalistes et on voudrait savoir pourquoi vous n'êtes pas revenus à Jésus, vous qui avez été si extraordinairement guéri par lui ?

Cet homme répond :

"Oh vous savez, moi, je ne crois pas vraiment en Lui !"

-Comment ! Vous ne croyez pas en Lui !

-Non !

-Et pourtant vous avez crié : "Aie pitié de moi !"

-Oui, bien sûr que j'ai crié ; les autres ont crié, moi j'ai crié avec eux ! Vu la situation dans laquelle j'étais, j'aurais crié à n'importe qui !

Ah ! Comme c'est vrai encore !

Quand les avions passent et que les bombes tombent, quand la mort vous regarde dans le blanc des yeux, quand la maladie vous frappe, c'est incroyable comme les prières refoulées naissent alors spontanément :    

"Seigneur, au secours !"

Et une fois le danger passé, on retombe dans l'ornière.

Il semblerait que celui qui peut tout dans l'épreuve, ne peut plus rien quand le danger est passé.

Ce troisième lépreux, sentant le reproche de notre question, s'écriera :

"Mais enfin, ce Jésus, c'est un guérisseur, pourquoi voulez-vous que je m'attache à Lui ? Je ne m'attache pas au médecin qui me soigne". Quand je passe devant un calvaire, je fais le signe de croix, un peu comme Voltaire qui se découvrait en passant devant un Calvaire et qui disait à son disciple qui s'en étonnait : "On se salue, mais on ne se cause pas !"

N'est-il pas "bien de chez nous" ce troisième lépreux ?

 

IV. Je n'ai plus besoin de Lui !

 

On va à la recherche du quatrième :

"Bonjour ! Dites-nous un peu, guéri comme vous l'avez été de cette terrible situation, pourquoi n'êtes-vous pas revenu à Jésus ?"

Il nous répond qu'il n'a plus besoin de Lui.

Il a eu ce qu'il voulait avoir, et maintenant c'est fini.

C'est vrai que ça se passe comme cela à tous les niveaux (...)

Comme lui on n'a plus besoin de Jésus.

Et s'il vous prenait au mot ?

Si vous n'avez plus besoin de lui, eh bien lui n'a plus besoin de vous.

Or il a votre vie, votre souffle en main.

Et s'il se désintéressait de vous, s'il perdait patience ?

Il est faux de croire qu'on a seulement besoin du Seigneur pour passer les caps difficiles de la vie.

C'est là un bien mauvais calcul, car il y a un jour qui approche, c'est le jour du jugement.

La bible dit qu'il nous faudra tous comparaître devant le tribunal de Dieu !  

Il est réservé aux hommes de mourir une fois, après quoi, vient le jugement.

Si vous ne retournez pas à Jésus dans cette vie, vous ne retournerez pas à Lui dans l'autre.

Tel vous aurez vécu sur la terre, tel vous vivrez dans l'éternité ; avec Christ dans cette vie, et avec Christ dans l'autre ; sans Christ dans cette vie, sans Christ, sans Dieu et sans espérance dans l'éternité.

 

V. Les implications

 

Nous allons maintenant voir le cinquième.

-Bonjour monsieur, c'est vous le lépreux guéri ?

-Oui, c'est moi !

-Pourquoi n'êtes-vous pas revenu à Jésus ?

Cet homme-ci fait l'intelligent, l'intellectuel, il essaie de nous impressionner avec des mots ronflants.

Il prend un air pincé et dit :

-Voyez-vous, quand j'ai pensé aux "implications", j'ai refusé de m'engager plus loin.

C'est ce qui arrête beaucoup de gens.

Ils ne veulent pas se convertir parce qu'ils se demandent où cela va les conduire.

Mais voyons, mon ami, si un premier contact avec Jésus vous a apporté la guérison, un deuxième ne pouvait que vous apporter d'autres bénédictions !

Vous refusez d'aller plus loin, mais c'est d'aller plus loin dans le bonheur que vous refusez !

Jésus, c'est tout, c'est la paix, c'est le pardon, c'est le ciel.

Jésus, c'est la communion, c'est l'éternité, c'est la source d'eaux vives. Jésus, c'est le bonheur.

C'est d'aller plus loin dans le bonheur que vous refusez !

Imaginez qu'un jeune homme tombe amoureux de la plus jolie fille qui soit, qu'il la fréquente, qu'il se fiance, qu'on parle de mariage et que tout à coup, il dise à sa fiancée :

"Tu sais, tu es une fille formidable, j'ai été tellement heureux dans mes fiançailles avec toi, que je ne sais pas où cela va me conduire ; j'ai peur des "implications" ; ce bonheur promis me fait tellement peur, que c'est fini, on ne se marie pas.

Il y aurait de quoi se dire :

"Ce n'est pas possible, il est fou, il est déphasé ce garçon !"

Imaginez que j'aie été invité à prendre un repas chez vous, et qu'après avoir apprécié l'entrée, je dise : "Madame, c'est tellement succulent que la suite du repas m'effraie !"

Elle se dirait que certainement il y a quelque chose qui ne tourne pas rond du côté du foie ou de l'estomac.

Donc, mes amis, si on ne veut pas aller plus loin avec le Seigneur, c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond du côté du cœur, et c'est là justement que le Seigneur voudrait apporter Sa guérison.

Il faut aller plus loin avec lui ; et si même le Seigneur vous disait ce qu'il a dit à un jeune homme :

"Laisse les morts enterrer leurs morts, viens et suis-moi ; si même il nous disait ce qu'il a dit à un autre : "Va, vend tout ce que tu as, viens et suis-moi".

Si même il disait, "laisse tes plaisirs, laisse tes "amis", viens et suis-moi", il vaudrait la peine de tout laisser et de le suivre.

Je crains très fort que si vous ne voulez pas aller plus loin avec Jésus, vous ne soyez obligé de faire l'expérience d'aller plus loin sans Jésus, et c'est là que vous découvrirez la terrible implication ; vous serez allé si loin sans lui, que vous ne pourrez plus faire demi-tour.

J'en veux pour preuve un homme qui avait été avec le Seigneur, trois ans et demi ; et un jour, il en a eu assez.

Il a fait le demi-tour.

Et Judas, car c'est lui, est allé si loin dans l'autre sens, que quand il s'est rendu compte qu'il s'était trompé et qu'il a voulu faire demi-tour, il n'avait plus devant lui qu'une corde avec un nœud dans lequel il a passé sa tête. Il était allé trop loin sans Jésus.

C'est ça, la terrible implication.

 

VI. La religion.

 

Allons voir le sixième lépreux.

Il nous dit qu'il ne peut pas retourner à Jésus parce qu'il ne peut pas renier sa religion.

"Vous comprenez, dans la famille, de père en fils, depuis toujours chez nous, on fait les choses comme ça. Il y a une tradition derrière nous".

Ah ! Celui-là, il est bien de chez nous !

Mais, mon cher ami, si pour retourner à Jésus il vous faut renier votre religion, c'est que votre religion ne suit pas Jésus. C'est évident !

Et si pour rester fidèle à votre religion il vous faut renier Jésus, c'est qu'elle n'est pas celle de Jésus, même si elle en porte le nom.

Et puis, ce n'est pas à une nouvelle religion que vous êtes invités à revenir, mais vous êtes invités à venir à Jésus, pas à un pasteur, pas à nous, pas à moi, mais à Jésus.

C'est Lui qui a porté vos péchés, qui vous a aimés, qui a versé Son sang pour vous pardonner vos péchés, et c'est à Lui que vous aurez à rendre compte un jour, pas aux hommes.

Alors, pourquoi ne pas venir à Jésus ?

 

VII. La compromission.

 

On va trouver le septième lépreux, qui lui est un lâche.

- Bonjour monsieur, pourquoi n'êtes-vous pas revenu à Jésus ?

- Je n'ai pas osé me compromettre.

- Comment, vous n'avez pas eu peur qu'on vous voie avec les lépreux, et vous avez peur qu'on vous voie avec Jésus !

Comme c'est étrange, rien n'a changé !

Les hommes n'ont pas peur qu'on les voie entrer dans un lieu douteux, dans un débit de boissons, ils n'ont pas peur qu'on les voie en compagnie d'hommes véreux, qu'on les voie fréquenter la prostitution, les maisons closes, les manifestations "gay", etc...mais ils auront peur qu'on les voie mettre les pieds dans un Temple ou Eglise, dans un lieu après tout respectable, où l'on parle du plus grand des hommes qui n'ait jamais passé sur cette terre !

Mais pourquoi le blâmerais-je ?

N'ai-je pas été aussi lâche que lui dans les mois qui ont précédé ma conversion.

Dans ma ville il y avait un petit groupement d'une dizaine de personnes qui se rassemblaient pour lire la Bible. Je me souviens que quand je suis entré là pour la première fois, j'ai regardé à gauche, j'ai regardé à droite, pour voir si on ne me voyait pas entrer.

Cette lâcheté, j'en ai encore honte aujourd'hui.

Jésus dit :  

"Celui qui aura honte de moi et de mes paroles dans cette génération adultère et pécheresse, j'aurai, honte de lui quand je viendrai dans la gloire de mon Père avec les saints anges". (Marc 8 : 38)

 

VIII. Un flot de paroles.

 

Nous en sommes au huitième lépreux.

Il ouvre la porte et on n'a pas le temps de lui poser de question.

-C'est vous…

-Mais oui, entrez, entrez !

Il se met alors à parler, à parler avec une volubilité plus que méridionale.

Pas moyen de glisser un mot dans une conversation qu'ils font tout seuls.

"Ah, que je suis heureux, le ciel est si parfumé, la lumière est si pure. (Il cite Lamartine) Je vais de fête en fête, on me salue, on me félicite…"

On attend qu'il reprenne sa respiration pour lui demander :

- Et Jésus ?

Il ne trouve pas un mot pour nous répondre

Ah oui, c'est le lépreux qu'on félicite, qu'on porte un triomphe ; mais Jésus lui, on le laisse dans l'ombre.

C'est la victoire de Jésus qu'on célèbre, mais on a bien soin de ne pas citer son nom !

Ce sont les avantages sacrés qui nous ont été gagnés par le Seigneur, mais que nous traitons en profanes.

Le jour du dimanche, les jours fériés de Pâques, de l'Ascension, de la Pentecôte, de Noël…

Qu'est-ce que le dimanche aujourd'hui ? Le jour du Seigneur ?

Mais non, c'est celui du tiercé ! C'est le jour de la sauterie, du pique-nique.

Noël, qu'est-ce que c'est ?

Une vulgaire interruption, un bon gueuleton, et à minuit, une halte, une minute pour écouter un disque "Minuit chrétien…" qu'on n'écouterait pas si la musique était moins belle.

Ah, mes amis, nous vivons intensément les avantages qui nous ont été gagnés par Jésus, mais Lui, on le laisse dans l'oubli.

Le Christ est absent de ces conquêtes, et nous les utilisons à notre profit personnel.

Nous détournons l'usage des victoires de Jésus-Christ.

Et s'il nous reprenait ce qu'il nous a donné ?

Nous faisons la fête sans Lui, et s'il faisait la fête sans nous dans son ciel ?

Si Dieu s'intéressait aussi peu à nous que nous nous intéressons à Lui, il y aurait bien peu de rachetés dans son ciel.

Ainsi on fait la fête de Jésus et on ignore Jésus.

 

IX. Tenir le coup.

 

Nous en arrivons à notre neuvième et dernier lépreux.

- Bonjour, nous sommes journalistes. On voudrait savoir pourquoi, ayant été touché par une telle grâce, vous n'êtes pas revenu à Jésus ?

Il nous répond :

Je voudrais bien revenir à Jésus, mais je sais que je ne pourrai pas tenir. Je n'ai pas une petite idée du Seigneur, et je sais que je ne pourrai pas vivre à la hauteur de ce qu'il attend de moi ; je ne veux pas être un hypocrite, je ne veux pas jouer la comédie de la repentance aujourd'hui, sachant bien que demain je vais recommencer ma vie de patachon.

Baudelaire, le poète maudit n'a-t-il pas écrit :

"Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches,

"Nous nous faisons payer grassement nos aveux,

"Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,

"Croyant par de vils pleurs, laver toutes nos taches".

Non, non et non, de cette hypocrisie, je n'en veux pas !

Dit l'homme guéri.

 

Il ne veut pas parce qu'il croit qu'il ne pourra pas tenir.

Et vous pensez peut-être comme lui.

En tous cas, moi, je l'ai pensé pendant longtemps, et si je ne me suis pas converti quelques années plus tôt, c'est à cause de cette pensée là : Je ne pourrai pas tenir.

J'aimerais que vous regardiez le ciel.

Dites-moi un peu comment la lune, le soleil, les étoiles, qui sont là-haut dans le ciel, par quel prodige ces masses énormes tiennent-elles toutes seules ?

Qui les a accrochées sur leur orbite ? Qui les maintient sur leur trajectoire ?

Celui qui soutient l'univers et qui lui imprime son mouvement, ne pourrait-il pas soutenir votre vie et lui imprimer un autre dynamisme ?

Celui qui peut guérir de la lèpre, ne pourrait-il pas garder de la souillure de la lèpre ?

Celui qui a le pouvoir de pardonner les péchés, ne pourrait-il pas vous garder de la puissance du péché ?

Ce qui est impossible aux hommes n'est pas impossible à Dieu.

Alors, donnez à Jésus-Christ l'occasion de faire pour vous ce que vous n'avez jamais pu faire.

C'est vrai que vous ne pouvez pas tenir, mais ne dites pas qu'Il ne peut pas vous tenir.

Moi, je sais une chose, c'est que je n'aurais pas pu tenir vingt quatre heures !

Même mon père, à ma conversion, m'a lancé ce défi :

"On se retrouvera dans un an !"

 Et ça fait plus de trente ans que ça tient !

Et si ça tient, c'est parce qu'Il m'a tenu, car moi, tout seul je n'aurais jamais tenu.

Alors, osez revenir au Seigneur, faites comme le dixième, c'était un étranger, un Samaritain.

Il est revenu lui, avec ses problèmes, avec ses questions, avec ses difficultés.

Il en avait peut-être plus que d'autres.

Il est venu faire confiance à Jésus, et il n'a pas été déçu.

Il y a longtemps que Jésus vous attend, il y a longtemps que vous n'êtes pas revenus.

Alors, et c'est ma dernière question, pourquoi ne reviendriez-vous pas aujourd'hui comme le dixième lépreux, pour aussi vous entendre dire : "Ta foi t'a sauvé?"

Faites-lui confiance, le début de la vraie foi, c'est de perdre confiance en soi et c'est de commencer à la mettre dans le Seigneur.

 

Fernand Legrand,

Fernand Legrand

Bibles040

 

 
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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 07:02

refuge du chrétien overblog 5-copie-1

Le Seigneur saura délivrer de l’épreuve

ceux qui l’honorent,

et garder les injustes

pour être punis au jour du jugement

(2 Pierre 2:9)

 

Les hommes pieux sont tentés et éprouvés.


La foi qui n’a pas été mise à l’épreuve n’est pas la vraie foi.


Mais ceux qui honorent Dieu sont délivrés, non par le hasard, ni par des agents secondaires, mais par le Seigneur en personne.


Il se charge lui-même de la délivrance de ceux qui se confient en lui.


Dieu aime ceux qui marchent selon lui, et il se préoccupe de savoir où ils sont et comment ils se trouvent.


Parfois leur chemin leur semble un labyrinthe et ils ne savent comment échapper à tel danger qui les menace.


Ce qu’ils ne savent pas, leur Maître le sait. Il sait qui il doit délivrer, quand et comment il délivrera.


Il délivre le juste de la manière la plus profitable pour lui, la plus humiliante pour celui qui lui fait tort, et la plus honorable pour lui-même.


Laissons le « comment » au Seigneur, et contentons-nous et nous réjouissons de savoir qu’il « sait délivrer » son peuple de tout danger, de toute épreuve et de toute tentation, et cela par sa main droite et avec gloire.


Il ne m’appartient pas aujourd’hui de pénétrer les secrets du Seigneur, mais bien d’attendre patiemment l’heure de la délivrance, sachant ceci:


c’est que, quoique je ne sache rien,

mon Père céleste sait ce qui me convient.


Et « aucun de ceux qui s’attendent à lui ne sera confus. »

 

Charles Haddon Spurgeon

(Les Trésors de la Foi)

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Croix huguenote


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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 06:01
refuge-du-chretien-overblog-5-copie-1.jpg
Ne te réjouis pas à mon sujet,
toi mon ennemi!
Si je suis tombé, je me relèverai ;
Si je suis assis dans les ténèbres,
l'Éternel sera ma lumière.

Michée 7:8
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Notre ennemi peut éteindre notre lumière pour un temps.

Mais il y a un sûr espoir pour nous auprès du Seigneur ; si nous nous confions en lui en restant intègres, notre temps d'abattement et d'obscurité sera de courte durée.

Les insultes de notre ennemi ne sont que pour un moment.

Le Seigneur changera bientôt son rire en pleurs et nos soupirs en chants de joie.

Et si, pendant quelque temps, le grand ennemi de nos âmes vient à triompher de nous, comme il a triomphé d'hommes meilleurs que nous, prenons quand même courage, car dans peu nous vaincrons.

Nous nous relèverons de notre chute.

Le Seigneur, lui, n'est point tombé et il nous redressera.

Nous ne demeurerons point dans les ténèbres, bien que nous ayons pu y passer quelque temps.

Car notre Dieu, source de la lumière, ne tardera pas à faire luire sur nous un jour brillant.

Ne désespérons ni ne nous doutons point.

Un demi-tour de roue de plus, et le point qui, l'instant d'avant, touchait encore la terre atteindra le sommet.

Malheur à ceux qui rient maintenant, car ils pleureront et seront en deuil, quand l'objet de leur vanterie sera changé en celui d'une honte éternelle.

Mais heureux ceux qui pleurent saintement, car ils vont recevoir une divine consolation.

bible bis

 

  1. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Toujours prêt à nous entendre, à répondre à notre cri!
    Il connaît nos défaillances, nos chutes de chaque jour,
    Sévère en ses exigences, Il est riche en son amour.

  2. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Toujours prêt à nous comprendre, quand nous sommes en souci!
    Disons-lui toutes nos craintes, ouvrons-lui tout notre cœur.
    Bientôt ses paroles saintes nous rendront le vrai bonheur.

  3. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Toujours prêt à nous défendre, quand nous presse l'ennemi!
    Il nous suit dans la mêlée, nous entoure de ses bras,
    Et c'est lui qui tient l'épée, qui décide les combats.

  4. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Toujours prêt à nous apprendre, à vaincre en comptant sur lui!
    S'il nous voit vrais et sincères à chercher la sainteté,
    Il écoute nos prières et nous met en liberté.

  5. Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ,
    Bientôt il viendra nous prendre pour être au ciel avec lui.
    Suivons donc l'étroite voie, en comptant sur son secours.
    Bientôt nous aurons la joie de vivre avec lui toujours.

 

Bible

Croix huguenote
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 14:37
Venons à Jésus
Venez à moi,
vous tous qui êtes travaillés et chargés,
et je vous soulagerai.
(Matthieu 11 :  28)
 
Ceux qui sont sauvés trouvent le repos en Jésus; ceux qui ne le sont pas le trouveront, s'ils viennent à Lui, car Il promet de le donner.
 
Rien n'est plus gratuit qu'un don.
 
Acceptons donc avec joie ce qu'Il donne avec joie.
 
Nous ne pouvons ni l'acheter ni l'acquérir, mais seulement le recevoir comme un don.

Vous qui êtes travaillés par des pensées d'ambition ou de convoitise, par la passion ou l'inquiétude.
 
Il vous libérera de ce joug de fer.
 
Vous êtes chargés par le péché, le souci, le remords, la crainte de la mort,  Il vous soulagera de ce poids.

Il a porté la masse écrasante de nos péchés, afin que nous n'ayons plus à la porter nous-mêmes.
 
Il s'est constitué le porteur de nos fardeaux pour que nous ne succombions pas sous leur poids accablant.

Jésus donne le repos. Le croyez-vous?
 
Mettez-le à l'épreuve. Faites-le sans tarder.
 
Venez à Jésus en quittant tout autre appui, croyant au témoignage que Dieu lui rend, vous confiant en Lui pour toutes choses.
 
Si vous venez à lui de cette manière, le repos qu'Il vous donnera sera profond, sûr, saint, éternel.
 
C'est un repos céleste qu'Il donne dès aujourd'hui à tous ceux qui viennent à Lui.
 
-"Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos."
 
Charles Spurgeon
 
Bible 2010
Croix Huguenote
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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 15:26

A la recherche de chaque personne

Refuge Protestant

 

Le Dieu Saint à la recherche de gens perdus
 

Il y a quelques années en Australie un petit avion s'écrase en pleine brousse après avoir lancé un signal de détresse.

 

Le pilote est tué sur le coup, mais son jeune passager survit. Le temps qu'on localise l'épave, le garçon a disparu.

 

Craignant que son enfant ne soit pris de panique, le père fait larguer des milliers d'imprimés sur la région.

 

L'imprimé porte le message suivant : « Dirky, n'aie pas peur ! Je te cherche ! Je te retrouverai ! Je t'aime ! - Papa ».

 

Dirky tombe sur l'un des imprimés, et ce message rassurant l'aide à tenir le coup.

 

Dieu a, lui aussi, envoyé un message à ses enfants égarés, en la personne de son Fils (Jean 3.16 et Luc 19.10).

 

 

Comment Dieu peut-il continuer à aimer des gens mauvais ?

 

L'apôtre Paul explique qu'il nous est impossible de donner une réponse exhaustive à cette question (Ephésiens 3.19).

 

Mais il ajoute que malgré notre incapacité à comprendre complètement l'amour de Dieu, nous pouvons quand même savoir qu'il nous aime, car il nous l'a montré en Jésus Christ (voir 1 Jean 4.9).

 

Même l'amour dont s'aiment les êtres humains est souvent un mystère.

 

N'est-il pas surprenant de voir une femme continuer d'aimer un mari qui la maltraite depuis le premier jour de leur mariage ? Vous avez peut-être conseillé à cette femme de quitter cet homme. Elle sait que vous pensez à son bien, mais vous adresse un sourire et vous dit quelque chose au sujet d'un amour éternel.

 

Ne sommes-nous pas étonnés de voir des parents pleurer de joie au retour d'un enfant dont le comportement leur avait brisé le coeur ? Comment pouvons-nous l'expliquer ?

 

Comment parfois pouvons-nous comprendre que des enfants terriblement maltraités aiment quand même leurs parents, au point de leur chercher toutes sortes d'excuses ?

 

Puisque les hommes et femmes pécheurs sont capables d'aimer au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer, devrions-nous être surpris de l'amour inexplicable de Dieu ? La parabole du fils prodigue (Luc 15) est une bonne image de cet amour de Dieu.

 

 

Comment Dieu peut-il nous aimer et en même temps punir le péché ?

 

Les parents humains font la même chose quand ils disciplinent leurs enfants tout en les aimant.

 

Qui aime bien châtie bien (Apocalypse 3.19). Plus la faute est grave, plus elle est prise au sérieux. N'est-ce pas judicieux ? Ça l'est pour Dieu, qui nous dit qu'au jour du Jugement dernier, certains seront traités avec moins de rigueur que d'autres (Matthieu 11.22,24).

 

Si Dieu a envoyé un déluge pour détruire la quasi-totalité de l'humanité (Genèse 6.9), c'est parce que la terre s'était remplie de méchanceté.

 

Les hommes avaient besoin d'autre chose qu'une légère réprimande. Ils mangeaient, buvaient, respiraient, rêvaient le mal (Genèse 6.5, 11). Il fallait donc un remède radical. Dieu seul voit le péché tel qu'il est vraiment ; et Il fera ce qu'Il faudra pour en venir à bout !

 

Dieu punit le péché parce qu'il en mesure la gravité. Une société qui se veut juste doit prendre le crime au sérieux.

 

Nous devrions vouloir que Dieu prenne le mal au sérieux. Si Dieu ne prenait pas le mal au sérieux, pourrions-nous l'estimer ? Que penserions-nous d'un Dieu qui fermerait les yeux sur le viol de petits garçons et de petites filles ?

 

Pourrions-nous louer un Dieu qui sourirait avec indulgence quand des voyous tabassent à mort un vieil homme, histoire de rigoler ?

 

Quel sentiment éprouverions-nous envers un Dieu qui prendrait plaisir au fait que des enfants sont recrutés dans la pornographie et la prostitution ?

 

Qui ne mépriserait un Dieu qui s'amuserait à voir des tyrans opprimer les pauvres et les réduire en esclavage ?

 

Ne souhaitons-nous pas que quelqu'un s'occupe des caïds de la drogue qui amassent des fortunes sur le dos de millions de malheureux (les intoxiqués et leurs familles) ?

 

Comment pourrions-nous adorer un Dieu qui serait indifférent à toutes ces choses ? Un tel Dieu pourrait être craint, mais il ne mériterait pas notre adoration !

 

Le péché est une insulte contre Dieu ; c'est pourquoi Dieu juge le péché avec sévérité. Qu'y a-t-il de surprenant à cela ?

 

Le mal lui inspire la répulsion et constitue un affront à sa personne (1 Jean 4.8 ; Psaume 29.2). La nature fondamentale du péché, c'est d'être une offense contre Dieu (voir Psaume 51.4).

 

Une autre raison pour laquelle Dieu réagit à l'encontre du péché, c'est qu'il aime ceux qui en sont les victimes.

 

Dieu redressera un jour tous les torts commis contre les opprimés et les gens sans défense (Genèse 18.25).

 

Quand nous devons jeter en prison une brute criminelle afin de protéger ceux qui subissent sa cruauté, nous ne ressentons pas forcément à son encontre une haine personnelle. Les nations alliées contre Hitler n'avaient pas besoin de haïr Hitler personnellement pour savoir qu'il fallait l'empêcher d'exterminer des peuples tout entiers.

 

Sommes-nous donc obligés de voir en Dieu un vengeur fou de haine lorsque, par amour pour les victimes d'une oppression et pour le bien des générations à venir, il écrase des oppresseurs ?

 

Ayons, à l'égard de Dieu, des pensées nobles

 

 

La Bible raconte une histoire

 

L'histoire sainte raconte comment Dieu nous a poursuivis de son amour !

 

Elle expose maintes et maintes fois le mal sordide qui habite l'homme, mais montre en même temps comment Dieu part à sa recherche.

 

Il promet à Adam et Eve déchus qu'un Rédempteur viendra un jour (Genèse 3.15). Il choisit Noé et sa famille en vue de bénir les générations à venir (Genèse 6.8 ; 7.1) et les sauve du déluge. Il établit l'arc-en-ciel comme un signe perpétuel du péché de l'homme et de son propre amour pour le genre humain (Genèse 9.1-2).

 

Par pure grâce, il décide de donner un enfant à un vieil homme et sa femme stérile ; toutes les familles de la terre doivent être bénies en cet enfant (Genèse 12.1-2). Plus tard, au Mont Sinaï, les descendants d'Abraham deviennent une nation (Exode 19.5-6) après avoir été libérés de l'esclavage en Egypte (Exode 1-12). Abraham et le peuple d'lsraël sont devenus des signes de ce que Dieu projetait pour le monde entier.

 

Israël avait été réduit en esclavage par le pharaon ; sa libération annonce la libération de l'humanité devenue esclave du péché et de Satan.

 

Les Israélites dressent, selon les instructions de Moïse, le tabernacle comme un lieu d'adoration ; ainsi, Dieu leur apprend qu'il veut vivre au milieu d'eux en dépit de leur péché.

 

Les sacrifices démontrent que la vie avec Dieu n'est possible que si l'on prend au sérieux la gravité du péché.

 

C'est Dieu lui-même qui fournit les animaux, montrant ainsi qu'il fournit ce qui est nécessaire pour avoir part à sa vie (Lévitique 17.11).

 

L'intérieur de la tente comporte une pièce plus sacrée et qui représente la demeure de Dieu, dont l'accès reste interdit au peuple. L'impossibilité d'accéder au lieu saint, ainsi que les innombrables sacrifices, sont porteurs du message suivant : il faut attendre la venue du Christ pour avoir une relation pleinement intime avec Dieu (voir Hébreux 9.7-8 et 10.19-20).

 

Le tabernacle déclarait qu'un jour Dieu viendrait habiter parmi tous les hommes dans la personne de son Fils. Les sacrifices d'animaux proclamaient le sacrifice ultime offert pour le pardon des impies, le don de la vie pour ceux qui ont mérité la mort. (voir Jean 1.14 ; 1 Jean 2.2 et Romains 3.23-26).

 

La nation d'lsraël par son histoire Biblique devait être pour le monde un signe de l'amour de Dieu envers tous les hommes (et pas seulement envers les Israélites). Tout comme l'arc-en-ciel, elle signifiait que Dieu nous aime et cherche à se lier avec les pécheurs que nous sommes !

 

Jésus Christ
 

" Il vient "
 
 

Un auteur a résumé le message de la première Alliance par ces mots : « Quelqu'un vient ! »

 

Cela peut paraître trop simple, et pourtant le fil conducteur qui traverse l'ensemble des écrits de la première Alliance, c'est l'attente de « celui qui vient ».

 

Dans les Ecritures juives de la Première Alliance, il existe plus de quatre cents textes qui annoncent ce que sera et ce que fera le Messie.

 

 

Qui donc devait venir ?

 

La Première Alliance, mal traduit occidentalement par L'Ancien Testament (Dieu ne revient pas sur ses promesses, et n'est pas homme pour mentir, ce que Jésus confirme en affirmant qu'Il n'est pas venu pour abolir la loi, mais pour l'accomplir), celle ci présente celui qui doit venir à la fois comme Dieu et Homme.

 

Genèse 3.15 l'appelle «la descendance de la femme » et le décrit donc comme un être humain. Esaie 7.14 annonce qu'il doit naître d'une vierge et qu'il doit s'appeler « Emmanuel » (Dieu avec nous). Esaïe 9.5-6 prédit qu'il descendra du roi David, mais aussi qu'on l'appellera « Dieu fort ». Michée 5.1 nous annonce qu'il sortira de la terre de Judée, mais que ses origines remontent à l'éternité.

 

Dans l'histoire du monde, un seul homme s'est sérieusement déclaré à la fois humain et divin : Jésus Christ, fils de David et Fils de Dieu. Dieu était « en lui pour réconcilier le monde avec lui-même » (2 Corinthiens 5.19).

 

 

 

Pourquoi est-il venu ?

 

Jésus Christ est venu pour nous rappeler que Dieu est « avec » nous.

 

Le prophète Esaïe avait annoncé que l'enfant promis serait « Emmanuel » (voir Matthieu 1.23), ce qui signifie en hébreu « Dieu avec nous ».

 

Dieu a accepté de partager nos peines et nos luttes. Dieu ne reste pas « là-haut » à donner des ordres.

 

Son amour pour nous l'amène à être solidaire de notre détresse. Lorsque Jésus se laisse brutaliser, insulter et maltraiter, c'est Dieu qui s'expose aux coups pour nous. Voilà à quel point Dieu veut vivre avec nous (voir Jean 1.1-14 ; Colossiens 2.9) !

 

Jésus Christ est venu pour mettre en évidence l'amour de Dieu dans toute sa splendeur. Dieu n'a pas attendu la venue du Christ pour nous aimer. Mais en Jésus, Dieu nous offre la plus belle expression de son amour (1 Jean 4.9).

 

Jésus Christ est venu pour mettre en évidence la laideur de notre péché.

 

Jésus a fait cela de deux façons : d'abord il a vécu avec tant de courage et de désintéressement que sa propre vie en rayonnait.

 

Comparée à la sienne, notre vie paraît dépourvue d'amour et de noblesse. Et le Christ nous affirme que c'est le péché qui fait cela.

 

En second lieu, Jésus a mis en évidence la gravité du péché en se laissant crucifier.

 

Sur la croix, le péché s'attaquait à Dieu lui-même ! Sur la croix, le péché s acharnait aussi sur l'Homme !

 

Par cela, le Christ veut nous faire comprendre que le péché est mauvais au-delà de tout ce qu'on peut imaginer et qu'il faut le détruire pour que l'homme et Dieu puissent se retrouver.

 

Jésus Christ est venu pour être le Représentant de l'humanité.

 

Jésus ne représente pas seulement un petit groupe d'élus.

 

Il est venu au nom de tous les hommes. Il est devenu homme afin de pouvoir confesser le péché de l'humanité tout entière.

 

En lui les hommes trouvent un Homme qui peut vraiment comprendre comment Dieu voit le péché.

 

En lui les hommes trouvent un Homme qui peut leur servir d'intermédiaire, un Homme qui peut s'approcher de Dieu en leur faveur (1 Timothée 2.4-5).

 

Jésus Christ est venu pour mourir et porter les pêchés des hommes.

 

Dans la société des hommes, la justice est assurée par des lois ; mais on méprise la loi et on la rend inutile quand on laisse le crime impuni.

 

Comment Dieu arrive-t-il donc à acquitter les pécheurs sans pour autant mépriser sa sainte loi ? Comment Dieu peut-il exiger que nous respections sa loi si lui-même ne la respecte pas en amnistiant simplement les coupables ? C'est à cause de ce dilemme que le Christ est venu (Romains 3.24-26).

 

A la vue de la croix, comment peut-on s'imaginer que Dieu prend le péché à la légère ?

 

La mort du Christ démontre que le pardon des pécheurs n'est pas chose facile, même pour Dieu ! En effet, Dieu a tant de respect pour sa loi qu'il refuse d'accorder un pardon facile ou « à bon marché ». En même temps, Dieu aime les pécheurs et accepte de payer le prix nécessaire pour satisfaire sa loi et offrir un pardon juste à tous les hommes (1 Jean 1.9 et 1 Pierre 2.24).

 

Jésus Christ est venu pour nous appeler à une vie de confiance et de sainteté. Le seul homme qui voit le péché dans toute son horreur est Jésus.

 

Or, celui qui s'attache au Christ crucifié voit progressivement le péché de la même façon ; cela fait partie de ce que l'Ecriture appelle « la repentance ».

 

Voilà pourquoi un disciple de Jésus ne peut pas se complaire dans un comportement de pécheur, ni prendre le péché à la légère.

 

Certains se font une conception curieuse de la mort du Christ. Ils s'imaginent que Dieu a enfreint sa loi morale qui nous condamnait à juste titre ; ou ils pensent que Dieu a contourné sa loi afin de pouvoir nous pardonner.

 

Or, c'est tout le contraire qui est vrai. C'est parce que Dieu refusait d'annuler ou d'affaiblir les exigences de sa sainte loi que le Christ devait mourir. Sa crucifixion ne signifie donc pas que Dieu a méprisé sa loi, mais nous rappelle que Dieu respecte et défend la dignité de sa loi.

 

Jésus Christ est venu nous apporter l'espérance. Si nous fondons notre espérance sur notre état de santé, que ferons-nous quand nous tomberons gravement malades ?

 

Si notre espoir repose sur nos facultés intellectuelles, que deviendrons-nous quand la vieillesse viendra diminuer ces facultés ?

 

Si nous comptons sur la réussite financière, que deviendrons-nous face à la faillite ?

 

Si notre espérance dépend de nos enfants, vers qui nous tournerons-nous si nos enfants se détournent de nous ?

 

Si nous mettons notre espoir dans les progrès de la société, que ressentirons-nous face à une oppression ou une criminalité qui empirent?

 

 

 

Mais il y a une bonne nouvelle ! 

 

 

le Christ a affronté et vaincu tout ce que l'homme redoute.

 

Il a affronté le péché et en a triomphé.

 

Il a affronté la souffrance et l'a soumise au dessein de Dieu. Il a affronté la mort et l'a détruite.

 

Quelque part en Angleterre, une pierre tombale porte l'inscription suivante : « parti avec un Ami ! ».

 

L'espérance du chrétien repose solidement sur le Dieu qui ne ment pas (Tite 1.1-3) et sur son Fils.

 

Ni le changement, ni la détérioration, ni les menaces, ni les craintes n'ont d'emprise sur cette espérance (voir 1 Timothée 1.1 et 4.10).

 

Pour beaucoup, l'espérance est surtout minée par la présence si flagrante du péché dans leur vie.

 

Ils ont tout fait pour lutter contre le péché, mais ont perdu tout espoir de le vaincre.

 

Le Christ vient et nous promet que si nous nous remettons entre ses mains, il nous donnera la victoire non seulement sur la sentence de condamnation que mérite notre péché, mais en outre sur le pouvoir du péché dans notre vie.

 

Lisez les mots qui suivent et laissez-les allumer un espoir en vous : Que le Dieu qui donne la paix fasse que vous soyez complètement à lui ; qu'il garde votre être entier, l'esprit, l'âme et le corps, sans tache pour le jour où viendra notre Sauveur Jésus Christ. Celui qui vous appelle accomplira cela, car il est fidèle (1 Thessaloniciens 5.23-24).

 

Nous soulignons la dernière phrase parce que la fidélité de Dieu est le fondement de l'espérance du chrétien.

 

Puisque son Dieu est fidèle, le croyant est confiant de la victoire sur le péché !

 

Rappelons-nous que cette victoire est remportée non seulement sur le châtiment auquel nous condamne le péché, mais aussi sur son pouvoir dans notre vie.

 

Quelle joie de savoir que Jésus est venu !

 

 

Se tourner vers Dieu, changer la direction de notre vie : Comment ? Pour aller vers quoi ?

 

 

Le gouffre qui nous sépare de Dieu ne vient pas de Lui
 
 

Dieu a créé les hommes par amour (Psaume 136.5-9).

 

Il n'a créé aucun homme, aucune femme, dans le but de les torturer ni dans ce monde ni dans l'autre.

 

L'état lamentable dans lequel se trouve le monde est l'oeuvre des hommes, et non celle de Dieu !

 

Nous avons voulu nous soustraire à la volonté de Dieu, nous avons trahi sa confiance, mais lui n'a pas renoncé à nous aider.

 

A travers les siècles, il nous a poursuivis de son amour, nous a enseignés, suppliés, cherchés, à travers des gens tels que Noé, Abraham et l'ancienne nation d'lsraël.

 

Finalement, Dieu est venu sur la planète Terre et s'est fait connaître dans la personne de Jésus de Nazareth. La vie qu'il a vécue, la mort qu'il a soufferte pour nous tous, parlent des sentiments de Dieu à notre égard.

 

 

 

En nous tournant vers Dieu, vers quoi nous tournons-nous ?

 

Nous nous tournons, avant tout, vers une personne.

 

Dieu n'est pas une force, une puissance impersonnelle.

 

Il est une personne. Quelqu'un qui peut combler notre besoin d'affection et d'amitié.

 

La « Nature » est incapable de remplir le vide de notre coeur.

 

Une « Force » ne peut nous tirer de la solitude, ne peut satisfaire nos aspirations.

 

Il vient un moment dans notre vie où nous aspirons à autre chose qu'au confort ou à la réussite, où nous cherchons un Ami en qui nous pouvons nous confier.

 

Cet Ami que nous cherchons est Dieu (voir Jean 17.3 et Genèse 2.18).

 

Nous nous tournons vers le pardon. Le pardon est un don, un cadeau fait à une autre personne.

 

Dieu offre le cadeau du pardon aux pécheurs que nous sommes.

 

Il offre ce cadeau en permanence (1 Jean 1.9). Il offre le pardon à travers le Christ, lorsque nous nous unissons au Fils en qui seul se trouve le pardon (Ephésiens 1.7).

 

Nous nous tournons vers la vie.

 

Jésus est venu pour nous convaincre non seulement de nos péchés, mais aussi de nos possibilités.

 

Il désire nous montrer un but à atteindre. Jésus met l'accent non pas sur ce que nous avons été ou ce que nous sommes, mais sur ce que nous pouvons devenir avec son aide.

 

Le Christ n'insiste pas autant sur les renoncements à consentir que sur les bienfaits que nous recevrons.

 

Abraham quitta ses proches pour devenir le père de millions d'hommes et de femmes (Genèse 12.1).

 

Moïse renonça aux richesses de l'Egypte et devint un grand libérateur (Hébreux il .26).

 

Saul de Tarse devint l'ambassadeur du Christ (Philippiens 3.4-7).

 

Dieu n'a pas l'intention de nous léser ; il veut, au contraire, nous donner la vie dans sa plénitude (Jean 10.10).

 

Tous les événements de la vie, même les souffrances et les échecs, prennent un sens et sont pétris de la gloire de Dieu, car il a lui-même vécu les mêmes choses (Esaïe 43.1-3 ; Matthieu 1.23).

 

Lorsqu'un homme se tourne vers Dieu, il se tourne vers l'espoir au milieu de l'adversité ; vers la paix au milieu du tumulte ; vers la joie au milieu de la peine ; vers un sentiment profond de vocation au milieu d'un monde sinistre rempli d'êtres qui gaspillent leur précieuse existence en frivolités.

 

 

Comment les hommes et les femmes après la venue du Messie promis se tournaient-ils vers Dieu ?

 

  1. Ils se tournaient vers Dieu en reconnaissant qu'ils étaient des pécheurs.
  2. Ils se tournaient vers Dieu en reconnaissant qu'ils ne pouvaient se sauver eux-mêmes.
  3. Ils se tournaient vers Dieu en prenant Foi en son oeuvre.
  4. Ils se faisaient baptiser.

Alors le gardien demanda de la lumière, se précipita dans la cellule et, tout tremblant de peur, se jeta aux pieds de Paul et de Silas. Puis, il les fit sortir et leur demanda :

« Messieurs, que dois-je faire pour être sauvé ? » Ils répondirent : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta famille. » Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, à lui et à tous ceux qui étaient dans sa maison. Le gardien les prit avec lui à cette même heure de la nuit et lava leurs blessures. Il fut aussitôt baptisé, ainsi que tous les siens. (Actes 16.29-33).

Jean 3.16; Galates 3.26,27 ; Actes 10.43 ; Matthieu 28.19 ; Actes 17.30-31 ; Romains 6.3-7 ; Romains 10.9-10 ; Tite 3.5 et Ephésiens 2.8-9.

 

Pourquoi, dans la Nouvelle Alliance, Dieu parle t il du baptême  ?

 

C'est parce que le baptême est l'acte par lequel le pécheur confirme sa Foi et le baptême signifiant symboliquement qu'il est passé de la mort à la vie, sa vie passée étant par le baptême devenue vie nouvelle en Jésus Christ.

 

Ceux qui se savaient condamnés par leur péché se tournaient vers Dieu en faisant appel à la croix de Jésus Christ et à sa résurrection d'entre les morts.

 

 

Cet appel au Christ crucifié et ressuscité se faisait par un ensevelissement et une résurrection avec le Christ (Romains 6.3-4 et Colossiens 2.12 ; Romains 10.9-10). Voilà de quelle façon, dans l'alliance Renouvelée, hommes et femmes en se tournant vers Dieu confirmaient la foi, la repentance et le pardon des péchés en se faisant baptiser. .

 

Il n'y a sous le ciel qu'un seul nom qui puisse sauver (Actes 4.12) ; par la foi, hommes et femmes embrassaient ce nom (c'est-à-dire la personne de Jésus) suivant ensuite son commandement en se faisant baptiser en son nom.

 

 

 

 

 

 

Source :  I-E EDCE

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 17:20

Fernand Legrand

On pourrait dire de Jésus-Christ qu’il est :


Un homme à la hauteur de ses prétentions. Il affirme des choses extraordinaires.

 

Il dira par exemple :

 

Celui qui m’a vu, a vu le Père " (Jean 14, 9).

 

Il a dit " Je suis la vérité. Je suis la vie. Je suis le chemin " (Jean 14, 6).

 

Il affirme encore " Sans moi, vous ne pouvez rien faire ". (Jean 15, 4).


" Sans moi, vous ne pouvez rien faire ", affirmation percutante du Seigneur !

 

Certains diront : Affirmation gratuite !

 

Beaucoup, au contraire, a été fait et continue à se faire dans notre monde sans Jésus-Christ.

 

Si même notre civilisation occidentale a pour label d’origine le christianisme, on ne peut pas dire que le grand monde moderne dans lequel nous vivons s’est fait avec l’aide de Jésus-Christ.

 

Certes, il a dit " Sans moi, vous ne pouvez rien faire " et pourtant !

 

Si les cathédrales du Moyen Age ont été construites dans un esprit de ferveur religieuse, nos autoroutes, nos gratte-ciel, notre société industrielle, la conquête de la lune et l’élévation du niveau de vie … tout cela n’est pas dû à des gens qui ont imploré le ciel.

 

Encore que James B. Irwing, un des astronomes américains qui ont été autour de la lune, est devenu un authentique chrétien.

 

Il a même quitté une carrière spatiale pour  parcourir le monde avec cette autre phrase percutante :  

 

" Le plus grand moment de l’histoire n’est pas quand l’homme a mis les pieds sur la lune, mais quand Dieu a mis les pieds sur la Terre ".


Jésus a donc dit " Sans moi, vous ne pouvez rien faire ", mais il y a beaucoup de commerçants qui font leurs affaires sans Jésus-Christ, et leur faillite aussi.

 

Beaucoup de monde se passe de lui pour s’enrichir.

 

Leur fortune n’a été précédée d’aucune prière et n’a été suivie d’aucune action de grâce.


Le roi de Babylone, Nebucadnetsar, le maître du plus grand empire du monde à l’époque, pouvait se glorifier lui-même de ce qu’il avait fait tout cela sans l’aide de Dieu .

 

Il dira, en Daniel 4, 30 " N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie pour être la maison de mon royaume, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?

 

Et il n’exagérait pas. Chaque brique de Babylone portait le sceau du roi.

 

Ce n’est pas non plus avec le secours du ciel que le riche insensé de l’Evangile, ou bien les Onassis, les puissants émirs arabes, les fabuleux maharajahs de l’Inde, ont bâti leur fortune colossale.

 

Ils ont fait tout cela sans Jésus-Christ.


La liste des triomphes humains peut s’allonger, depuis le roi de la pédale, l’empereur du ring, la vedette des studios, le chevalier de l’industrie, jusqu’au dictateur sanguinaire.

 

Tous ces gens sont arrivés où ils sont par la seule force des poignets, c’est-à-dire sans Jésus-Christ.

 

Autrefois, Cyrano de Bergerac était mon maître à penser et je disais avec lui:


" Chercher un protecteur puissant, prendre un patron
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s’en faire un tuteur en lui léchant l’écorce,
Grimper par ruse au lieu de s’élever par force ?…..
Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau
Qui plus vite à l’endroit des genoux devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?……
Non merci ! non merci ! non merci ! Mais…chanter,
Rêver, passer, être seul, être libre,
Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre…..
Puis, s’il advient d’un peu triompher par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !
 ".


C’est ce qui s’appelle monter à la force des poignets. 

 

Et tout cela, sans Jésus Christ bien sûr.

 

Tout beau, tout beau, Cyrano, mais moi je ne suis pas si sûr que ces triomphes humains résisteront à l’épreuve du temps.

 

(...) Nos enfants seront peut-être nos juges lucides et impitoyables quand ils analyseront comment nous vivons aujourd’hui sans Jésus-Christ.

 

N’oublions pas les plus grandes civilisations qui ont conquis le monde, et Babylone en particulier!

 

Quand on étudie leur histoire, et l’Histoire tout court, et qu’on voit les ruines de ces empires, on comprend mieux la Bible qui dit que sans Dieu, les nations ont travaillé pour le néant (Jérémie 51, 58).

 

A quoi a bien pu servir le troisième Reich par exemple? C’est une question qu’il était très dangereux de poser en 1933, et en 39, et même en 44. Mais en 45, ce grand Reich, bâti pour mille ans, sans Dieu, s’est écroulé maudit, haï par des millions de personnes, ses responsables jugés à Nuremberg et reconnus coupables devant la conscience universelle.

 

Tout cela sans Jésus-Christ, bien-sûr.


Notre société de bien-être n’a pas pensé prendre l’avis ni le secours du ciel.

 

Mais si j’en crois ce que nous disent nos savants, il va bientôt falloir crier " au secours ! ".

 

Où allons nous ? Vers le chaos !

 

Beaucoup de voix nous disent que nous avons déjà atteint le point de non retour.

 

Nous savons tous qu’il y a une certaine idée, la nôtre, de la croissance économique qui n’est pas viable.

 

Dans un siècle au plus tard, les immenses réserves de pétrole, de gaz et d’énergie seront épuisées.

 

Quand nous aurons dilapidé notre patrimoine et pollué la planète, il ne nous restera plus alors, comme le fils prodigue, que d’aller aux cochons … ou alors de retourner à Dieu.


(...) Cette civilisation de progrès ne sera-t-elle pas taxée comme la plus rétrograde de tous les temps ?


Nous croyons être sur le bon chemin.

 

Mais le Seigneur nous dit " Sans moi, vous ne pouvez rien faire ".

 

On ne peut pas, non, pas rendre la vraie justice, sans Jésus-Christ.

 

Que peut-on espérer là où il n’y a plus la crainte de Dieu ?

 

Alexandre Soljenitsyne nous l’a dit : L’Union Soviétique à elle toute seule est responsable de quatre-vingt millions de morts pour une idéologie sans Jésus-Christ.

 

La Chine ! je n’ose pas penser à ce qui s’y est passé sans Jésus-Christ.

 

(...)  L’apôtre Paul justifiait sa conduite en ces termes :  

 

" Ayant en Dieu cette espérance qu’il y aura une résurrection des justes et des injustes … c’est pourquoi je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes " (Actes 24, 15).

 

(...) Ne l’oublions pas, c’est Lui, c’est Jésus qui donne un sens et une valeur à la vie.Par Jésus-Christ, je sais d’où je viens et où je vais. Je viens de Dieu et je vais vers Dieu.

 

Mais sans Jésus-Christ, je ne viens de rien, je ne vais vers rien et je ne suis rien.

 

La philosophie qui en découle est tout simplement que les gangsters, les braqueurs, les profiteurs, les jouisseurs ont raison quand ils disent " Mangeons et buvons car demain nous mourrons ! "

 

Alors moi j’inverse la proposition : sans Jésus-Christ on peut tout faire.

 

Qu’est-ce qui va déterminer ce qui est juste et bon de ce qu’il ne l’est pas ?

 

Si je ne tiens pas ma conscience de Dieu, si je ne tiens pas mon sens de la justice d’En-Haut, dites-moi de qui est-ce que je les tiens ?

 

Eh bien, je vais vous le dire : l’opinion publique devient alors mon code de moral et les sondages d’opinion remplacent la voix des prophètes.

 

C’était la position des nazis pendant la dernière guerre ! Et cela a coûté six millions de morts au peuple juif, et quarante millions dans le monde.

 

Le nazis étaient justifiés par le code de morale de l’état allemand. Cela nous semble horrible, mais au nom de quoi justifier notre horreur, sinon au nom d’une chose complètement périmée aujourd’hui et qui s’appelle la loi de Dieu.

 

Si je ne suis plus convaincu que l’homme est une création de Dieu, pourquoi la vie de l’homme serait-elle sacrée ?

 

Dites-le moi. Au nom des lois de notre pays ? Oui, mais les lois varient.

 

(...) Les parents sont en mauvaise posture aujourd’hui pour répondre à la question à laquelle la Bible répondait : Quel est le sens de la vie ? Quand on est obligé d’avouer à un jeune que la vie n’a pas de sens, quelle raison invoquer pour l’empêcher de se droguer, d’être fainéant, de commettre des larcins ou de se suicider ?

 

Quelle raison ?

 

Demandez à n’importe quel jeune qui se livre à la destruction, au vandalisme ou à l’immoralité :

 

" Pourquoi faites-vous cela ? " Il va vous répondre : " Et pourquoi pas ? ".

 

Essayez maintenant de répondre à ce pourquoi pas.

 

Il n’y a pas de réponse sans Jésus-Christ .

 

Ce que cherchent les jeunes aujourd’hui peut s’exprimer de deux façons :

  • Qu’est-ce qui m’empêche de faire comme je veux ?
  • Donnez moi une raison valable de faire autrement.

Le jeune est un être qui a besoin de croire en quelque chose. Il en a besoin mais il n’a pas encore trouvé sa foi, il n’est sûr de rien.

 

Mettez-vous à leur place, ils vivent dans un monde miné par l’hypocrisie.

 

Ce qu’ils aiment le plus est gangrené à la racine et ils le savent.

 

Le football, le cyclisme, l’athlétisme et autres discipline sportives sont faussés par le dopage et corrompus par l’argent..

 

Les jeunes vivent dans un monde sans idéal qui débouchera pour eux sur le précarité et finalement sur le cimetière.

 

Mes amis, si au monde il y a quelque chose qui est absurde, c’est le cimetière !


La civilisation dans laquelle le jeune vit est comme un fils qui estime ne plus avoir besoin de son père et qui s’est lancé dans le monde en faisant son chemin tout seul.

 

En se libérant de la crainte de l’enfer, l’homme d’aujourd’hui a renoncé à l’espoir du ciel.

 

On naît, on vit, on meurt, c’est tout !

 

Tandis que Jésus-Christ, Lui, nous apporte la prodigieuse espérance de la vie éternelle.

 

Il est venu montrer la vie et l’immortalité par l’Evangile.

 

L’homme, en se libérant de l’orbite de Dieu, s’est placé sur une trajectoire de néant.


Voyez cette comparaison : notre Terre est faite pour graviter autour du soleil, comme nous, nous sommes faits pour graviter autour de Jésus-Christ.

 

Il est le Soleil de Justice, nous dit la Bible (Malachie 4, 2).

 

L’orbite de notre Terre nous a été choisie par Dieu: un peu plus loin ce serait trop loin, un peu plus près ce serait trop près.

 

Alors il nous a choisi la meilleure. Pour nous aussi il nous a choisi un centre.

 

Nous sommes faits pour Dieu, nous sommes faits à l’image de Dieu, nous sommes faits pour graviter autour de Dieu.

 

Imaginons un peu que notre Terre se libère de son orbite solaire et aille chercher un autre champ de gravitation, qu’elle aille tourner autour de ce gros capitaliste de Jupiter ou de ce gros matérialiste de Saturne ou de cette affriolante et brûlante Vénus.

 

Qu’arriverait-il ?

 

La Terre n’est pas prévue pour cela ; elle ne pourrait pas subsister et ne pourrait que dépérir.

 

C’est ce qui se passe chaque fois qu’un homme met dans sa vie un autre centre que Jésus-Christ ; sa vie ne vaut plus la peine d’être vécue.

 

Le salut de Dieu est de ramener l’homme sur une orbite dont il s’est écarté par sa révolte, son esprit d’indépendance et par ses péchés.


Je vais un instant rappeler mon itinéraire personnel.

 

J’avais vingt ans quand Jésus-Christ est venu, jusque dans " ma galaxie étrangère " où je m’étais écarté.

 

Il est entré dans le grand froid de mes péchés, dans la nuit de mes désobéissances.

  • il était là au bout de mon éloignement (Psaume 88 :8).

 

  • il était là au fond de mon abîme (Lamentations de Jérémie 3 :55 : Jonas 2 :4-6) quand il s’est écrié sur la croix ces paroles terribles " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? " (Matthieu 27, 46).

 

  • il était là, tout au bout de ma désobéissance. Il est venu sur l’orbite de mon égarement pour en faire les frais car le salaire du péché c’était la mort (Romains 6, 23), et la mort que je méritais, il l’a prise à son compte.

 

Tout cela pour me ramener sur l’orbite du salut. Et il l’a fait et ma vie a changé.


Voici une autre illustration technique.

 

Nos savants, nos techniciens envoient des fusées jusqu’aux confins de notre système solaire.

 

S’ils s’aperçoivent, même après un mois de voyage, que la fusée s’est écartée de sa trajectoire, que font-il ?

 

Du cap Canaveral, ils appuient sur un bouton et envoient un signal invisible que eux même ne voient pas.

 

Maintenant, comment sait-on que le signal a été envoyé et reçu ?

 

parce que la fusée change de trajectoire. On peut dire que dans la vie de celui qui est sauvé, c’est ce que Dieu a fait.

 

Il a envoyé le signal, par son Saint Esprit, et la preuve qu’il a été reçu c’est que la vie aussi change de trajectoire.

 

Il nous ramène sur l’orbite prévue.

 

Cela, Dieu le fait encore aujourd’hui. Il m’a ramené sur son orbite à Lui.

 

C’est à l’âge de vingt ans que Jésus-Christ est devenu le vrai soleil de mon univers moral.

 

Il est ma lumière, il est ma chaleur, il est ma raison de vivre.

 

Le coq Chantecler dans son hymne au soleil dit:

 

" Oh toi soleil, sans qui les choses ne seraient que ce qu’elles sont! ".

 

Comme lui je dis

 

" Oh toi Jésus, sans qui ma vie ne serait que ce qu’elle est ".


Sans Jésus-Christ, je ne peux rien faire qui résiste à l’épreuve du temps et du jugement de Dieu.


Sans Jésus-Christ, rien dans ma vie ne peut être agréé par Dieu.

 

Sans Jésus-Christ je ne peux pas plaire à Dieu.

 

La Bible dit que la plus belle de vos œuvres est aux yeux de l’Eternel comme un linge souillé (Esaïe 64, 6).

 

Sans Jésus-Christ, ce que nous avons fait de mieux dans notre vie est entaché par le péché.

 

L’apôtre Paul pouvait dire, sous la conduite du Saint-Esprit :

 

‘En moi, (c’est-à-dire en ma chair) je sais qu’il n’habite aucun bien’ (Romains, 7, 18).

 

Il est un merveilleux chant qui dit :


Tous les travaux de mes mains
Pour te plaire seraient vains.
Lors même qu’en ma détresse
Mes pleurs couleraient sans cesse,
Ils ne pourraient me sauver.
Toi seul peux et veux sauver.’


Sans Jésus-Christ, je ne peux me pardonner un seul de mes péchés.

 

La Bible dit ‘L’homme ne peut racheter son frère, ni payer à Dieu sa rançon’ (Psaume 49, 7).


Sans Jésus-Christ, je ne peux pas vaincre les passions qui dominent sur moi, je ne peux pas remporter sur mon caractère une victoire durable.

 

La Bible nous parle d’un homme qui avait la main sèche (Matthieu 12.10) ; il ne pouvait pas étendre la main sans Jésus-Christ.

 

Il a fallu que le Seigneur le lui dise et lui en donne la force pour que cela se fasse.

 

Cette femme légère, dont la Bible nous parle, ne pouvait pas espérer changer sa vie sans Jésus-Christ.

 

Jésus a dû lui pardonner ses péchés et mettre dans sa vie le vouloir et le faire en lui disant : "Va et ne pêche plus. " ( Jean 8 :11).


Je ne peux pas me faire naître de nouveau sans Jésus-Christ.

 

Or, la Bible enseigne que la nouvelle naissance est la condition sine qua non du salut (Jean 3, 3-7).


Nous ne pouvons ni voir ni entrer dans le royaume de Dieu sans la nouvelle naissance, or, c’est Lui seul qui l’opère en nous.

 

Il est celui qui donne la repentance et la foi et le salut à celui qui se repent et qui croit.


Lazare ne pouvait pas sortir du tombeau sans Jésus-Christ (Jean 11,43).

 

Seul Jésus, par la puissance de sa Parole pouvait le tirer de là.

 

De même Jésus seul peut nous tirer de notre mort spirituelle.

Nul ne peux échapper à son passé sans Jésus-Christ, car les hommes sont toujours rattrapés par leur passé.

 

Sans Jésus-Christ, ce passé sera éternellement présent dans leur l’avenir.


L’homme ne peut pas échapper au jugement sans Jésus-Christ.

 

La main de Dieu ira chercher les hommes au fond de leur tombe pour les amener à la barre de son jugement.

 

Moi, je sais que je n’y serai pas à cette barre du jugement de Dieu. Pourquoi ?

 

Non pas parce que je suis meilleur qu’un autre, mais tout simplement parce que Jésus y a été traîné à ma place.

 

Il a été jugé pour mes péchés et je n’aurai plus jamais à y faire face.


De plus, seul Jésus-Christ donne de l’assurance pour ce jour de jugement.

 

Il dit à maintes reprises, et notamment dans Romains 8 au verset 1 " Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus ".


Je ne peux pas faire mon salut sans Jésus-Christ.

 

Je ne peux pas aller au ciel sans Jésus-Christ.

 

Les disciples du Seigneur, devant cette impossibilité, lui ont posé cette question

 

Qui donc peut être sauvé ? " (Matthieu 19,25).

 

Jésus leur a répondu " Pour les hommes, cela est impossible ; mais pour Dieu, toutes choses sont possibles ".

 

De ce merveilleux salut, Jésus a dit " Je suis le chemin "(Jean 14, 16).

 

Il est le chemin, lui seul. Dans le livre des Actes, l’apôtre Pierre a dit cette parole fameuse "Sous le ciel, il n’y a point d’autre nom, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés " (Actes 4, 12).

 

Alors, puisque Jésus-Christ est la réponse et la seule réponse, c’est à Lui qu’il faut venir.


Je termine en citant de nouveau cette parole " Sans moi, vous ne pouvez rien faire ".

 

Et je reprends l’argumentation du début, sans Lui, au contraire, vous pouvez faire beaucoup de choses, mais rien qui soutiendra victorieusement l’examen de Dieu.

 

Mais en Jésus-Christ, vous avez la réponse de Dieu.

 

Dieu ne nous a donné aucune autre réponse que Lui.

 

Ma conclusion est donc " Venez à lui ; allez à lui ".

 

Il a dit " Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos "(Matthieu 11, 28).

 

Je ne sais pas dans quel état vous vous sentez en ce moment.

 

Fatigués ?

 

Oh, non pas fatigué des vacances mais fatigué des autres, de vous-même, de votre impossibilité de vivre à la hauteur de votre code de moral ou de vos aspirations.

 

Fatigués, chargés d’erreurs, chargés du passé …lassés, découragés ?

 

Jésus a dit " Venez à moi … et je vous donnerai du repos ".

 

Il n’y a que lui qui puisse le faire.

 

Vous pouvez essayer toutes les philosophies du monde, vous n’aurez ni paix, ni assurance, ni certitude car aucune ne peut vous les donner.

 

Lui seul donne le mot espérance, qui dans la Bible est synonyme de certitude.

 

Avez-vous la certitude d’être sauvé ? OUI ou NON ? Il faut répondre à cette question.

 

Si vous ne pouvez pas dire oui, c’est que c’est non.

 

Si vous n’êtes pas sauvés, c’est que vous êtes encore perdus.

 

Mais soyez sauvés aujourd’hui, puisqu’ IL EST LE SAUVEUR !

 

Il vous sauvera. Il ne vous demande que la repentance et la foi.

 

Croire que sans lui vous ne pouvez rien faire, c’est si facile de croire cela.

 

C’est si facile de s’en remettre à lui pour tout ce que nous n’avons pas pu faire, tout ce que nous ne pourrons jamais faire, et de lui dire :

 

" Seigneur, je viens comme je suis. Sauve-moi et fais de moi l’homme ou la femme que j’ai toujours désiré être ".

 

Il le fera.

 

C’est la puissance de Dieu ; c’est le signal dont nous parlions plus haut, qui quoique invisible corrigera la trajectoire de votre vie.


Vous pouvez par cette simple prière qui suit, si vous vous sentez faible ou incapable de formuler la moindre requête et la faire vôtre en la répétant sincèrement dans votre coeur:


" Seigneur, merci de m’avoir dit avec cette simplicité qui est la tienne, que sans toi je ne pouvais rien faire qui tienne la route,ni rien faire qui puisse atteindre le ciel. Merci Seigneur de ce que, par le Saint-Esprit invisible, tu me propose de venir habiter dans mon cœur. J'ai accepté en croyant simplement Ta Parole Certaine, en acceptant par la foi ta proposition. Je me suis ouvert à ta grâce et t'ai prié d’entrer dans mon cœur ". 


Fernand Legrand,

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Source : www.info-bible.org/

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 08:35
   

 

HWVGRD~Victorian-Garden-Affiches

 

 

Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés,

et je vous donnerai du repos.

   
 

Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions,

car je suis doux et humble de coeur ;

et vous trouverez du repos pour vos âmes.

 

Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

 

Matthieu 11:28-30

 

 

Avec Jésus,

Nous pouvons librement ouvrir la porte

De manière personnelle et discrète.

Besoin de réconfort, soutien, calme,

repos, réponses, soins ?

Nous pouvons entrer quand nous voulons,

la porte du Bon Berger

A la réputation d'être toujours ouverte

pour toutes et tous.

Le refuge en Jésus est le lieu dont son seul souhait

Est de vouloir nous aider

secourir, sauver, consoler, délivrer.

Il veut nous permettre

de connaître ou redécouvrir

le pays du Soleil, le Créateur de ce pays

qui nous connaît déjà,

Aspirant ardamment à être notre Confident,

notre Sauveur,

notre Père, notre Protecteur, notre Ami.

Avec Lui, nous pouvons venir comme nous sommes :

Blessé(e), malheureux(se), malade, souffrant(e),

seul(e), abandonné(e), déprimé(e)...

Nous serons accepté(e)s comme nous sommes.

Nous sommes et serons toujours un(e) hôte de marque.

Nous serons libre de nous y reposer, de vouloir le vivre, comme de passer discrètement.

  Le Christ a tant fait pour tant de voyageurs sur cette terre,

Chaque jour, celles et ceux qu'Il  a sauvé en rançon pour leurs péchés.

Chaque jour,  Il attend tout être humain sans exception aucune,

Qui n'est pas encore entré dans Son Repos.

Parce qu'Il nous aime et veut pour nous  le meilleur.

Que nous soyons grand ou petit, Le Christ ne fait aucune différence.

Son seul désir est que nous Le connaissions

Comme Le Bon Berger et Excellent Médecin.

 

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 Toute parole de Dieu est éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui un refuge. Proverbes 30:5

 

 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. Jean 5:24

 

 Il guérit ceux qui ont le coeur brisé, Et Il panse leurs blessures. Psaumes 147:3

 Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d'argent! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer! Ésaïe 55:1


C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies; Psaumes 103:3
 

 Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.  

1 Jean 1:9

 

 Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité; J'ai dit: J'avouerai mes transgressions à l'Éternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. Psaumes 32:5

 

  Il ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités. Psaumes 103:10

Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.2 Corinthiens 5:17

  Quand mon esprit est abattu au dedans de moi, Toi, tu connais mon sentier. Psaumes 142:3

  Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus Christ. Philippiens 4:6-7

 

 

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Croix Huguenote

 

 

 

 

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 22:58
Jésus dit : Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie (1)

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi »

(Evangile de Jean ch.14 v.6).

 

En hébreu, le mot torah, que l’on traduit mal par loi, a une étymologie beaucoup plus riche qu’en français. Il s’apparente aux termes de chemin, voie, mise sur la route, enfantement… Lorsque Jésus dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie », on peut aussi entendre : « Je suis la Torah. »

En grec, la vérité est ce qui se révèle une fois qu’on a ôté les voiles de l’illusion. Le mot évoque ce qui est dévoilé, dé-caché. Dans la Bible, le mot a une autre acception, il renvoie à un homme, Jésus de Nazareth. La vérité n’est ni une doctrine ni une découverte, c’est une personne.

Dans la parole de Jésus, le mot vérité est encadré par le chemin et la vie. Le chemin évoque la marche, ce qui est devant, ce qui demeure en espérance. La vérité n’est pas statique, elle advient.

La vie prend une valeur impérative. « Choisis la vie », dit le Deutéronome. Devant un choix, le vrai Chrétien comme celui qui ne l'est pas peut toujours se poser la question : dans quelle solution trouve-t-on le plus de vie ?

 


Bibles014

 

 

De Charles Spurgeon
Mon cher lecteur, es-tu converti ou ne l'es-tu pas ?

 

De ta réponse à cette question dépend la manière dont je m'adresserai à toi en ce jour.

 

Essaie de te figurer que tu es assis dans ta maison, dans ton cabinet, et que je suis debout à ton côté, ta main dans ma main, m'entretenant seul à seul avec toi;

 

- car c'est ainsi que je désire parler en ce moment à chacun de ceux qui m'écoutent ou me lisent.

 

Je te réitère donc, mon cher auditeur, la question souverainement importante et solennelle que je t'ai déjà posée, et je te conjure d'y répondre comme en présence de Dieu.  

 

Es-tu en Christ ou hors de Christ ?

 

As-tu cherché un refuge auprès de Celui qui est l'unique espoir des pécheurs ?

 

ou bien es-tu encore étranger et éloigné de Dieu, et en dehors des promesses de son saint Evangile ?  

 

Voyons,  ma soeur, mon frère qui porte le nom de chrétien,  pas d'hésitations, pas de faux fuyants; sois de bonne foi, et que ta conscience réponde OUI ou NON à ma demande.

 

Car, de deux choses l'une : ou tu es sous le poids de la colère de Dieu, ou tu es délivré de cette colère.

 

Il n'y a point d'autre alternative. Oui, tu es dans cet instant même héritier de la malédiction divine, ou héritier du royaume de la grâce : lequel de ces deux états est le tien ? C'est à toi à te prononcer.

 

Et qu'il n'y ait point de "si " et de "peut-être " dans ta réponse, mais qu'elle soit nette, loyale, catégorique.

 

Que si tu étais encore dans le vague à cet égard, je t'en supplie, ne donne point de repos à ton âme jusqu'à ce que ce vague soit dissipé.

 

Surtout, ne te hâte pas d'interpréter le doute à ton profit; considère-le bien plutôt comme une forte présomption contre toi. Il est plus probable, crois-le, que la vérité se trouve du mauvais côté que du bon.

 

Maintenant donc, ô mon frère, place ton âme dans la balance; et, si un plateau ne pèse pas évidemment plus que l'autre, mais que tous deux se maintiennent à peu près en équilibre, de telle sorte que tu sois obligé de dire : "Je ne sais lequel l'emporte... " souviens-toi que mieux vaut résoudre de suite la question en mal (quelque terrible que soit cette extrémité), que de la résoudre en bien, au risque de te séduire toi-même et de continuer à vivre dans une présomptueuse sécurité, jusqu'à ce que tu reconnaisses enfin ta fatale illusion dans l'abîme de l'enfer.

 

Peux-tu donc, une main posée sur la Parole de Dieu et l'autre sur ton propre coeur, lever en cet instant ton regard vers le ciel et dire dans une humble assurance : "Je sais une chose, c'est que j'étais aveugle, et que maintenant je vois; je sais que je suis passé de la mort à la vie; je suis le premier des pécheurs, mais Jésus est mort pour moi; et, à moins que je ne m'abuse de la manière la plus terrible, je suis dès à présent un racheté de Christ, un monument de la grâce de Dieu ? "

 

Peux-tu, te dis-je, en toute bonne conscience, me faire cette réponse ? S'il en est ainsi, ô mon frère, paix te soit donnée en notre Seigneur ! Que la bénédiction du Très-Haut repose sur ton âme ! Ne crains point; les paroles que nous allons méditer n'ont plus de foudres pour toi.

 

Lis plutôt le verset 13 du chapitre auquel j'ai emprunté mon texte, et tu y trouveras la confirmation glorieuse de tes espérances : Christ a été fait malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois. Si donc il est vrai que tu sois un enfant de Dieu, converti et régénéré, je le répète, tu n'as rien à craindre, car Christ a été maudit à ta place.

Mais j'ai la solennelle conviction que la grande majorité des dits chrétiens ne pourrait me faire une semblable réponse; et toi en particulier, mon cher lecteur - (car je veux continuer à m'adresser personnellement à toi) - tu n'oserais, n'est-il pas vrai ? tenir ce langage, car tu es étranger à l'alliance de grâce.

 

Tu n'oserais mentir à Dieu et à ta conscience; c'est pourquoi tu dis avec une franchise qui t'honore : "Je sais que je n'ai jamais été régénéré; je suis aujourd'hui ce que j'ai été de tout temps. " C'est donc avec toi que j'ai affaire, ô homme ! et je t'adjure, par Celui qui doit juger les vivants et les morts, par Celui devant lequel toi et moi devrons bientôt comparaître, je t'adjure d'écouter avec attention ce que j'ai à te dire de la part du Seigneur, te souvenant que cet appel est peut-être le dernier qu'il te sera donné d'entendre ! Et je t'adjure aussi, ô mon âme, de parler avec fidélité à ces hommes mortels qui t'entourent, de peur qu'au dernier jour le sang de leurs âmes ne soit trouvé dans les pans de ta robe, et que toi-même tu ne sois réprouvée !...

 

O Seigneur, rends-nous tous sérieux et recueillis, et veuille nous donner, en ce moment, des oreilles qui entendent, une mémoire qui retienne, et une conscience qui soit touchée par ton Esprit, pour l'amour de Jésus !

Nous diviserons ce discours en trois parties. En premier lieu, NOUS JUGERONS L'ACCUSÉ; en deuxième lieu, NOUS PRONONCERONS SA SENTENCE; et enfin, s'il se reconnaît coupable et qu'il se repente (mais seulement à ces conditions), Nous LUI ANNONCERONS LA DÉLIVRANCE.

Chapitre 1

D'abord, procédons AU JUGEMENT DE L'ACCUSÉ.


Mon texte est ainsi conçu : Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses, qui sont écrites dans le livre de la loi, pour les faire. Homme inconverti, je te le demande, es-tu coupable ou non coupable ?

 

As-tu persévéré dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi ?

 

En vérité, il me semble presque impossible que tu oses soutenir ton innocence; mais je veux supposer pour un moment que tu aies le triste courage de le faire; je veux supposer que tu dises hardiment : "Oui, j'ai persévéré dans tous les commandements de la loi. "

 

- C'est ce que nous allons examiner, mon cher lecteur; et avant tout, permets-moi de te demander si tu connais cette loi que tu prétends avoir accomplie ? Je vais t'en donner un simple aperçu, un aperçu que j'appellerai extérieur, mais souviens-toi qu'elle possède un sens intérieur et spirituel infiniment plus étendu que son sens littéral. Ecoute donc le premier commandement de la loi :

TU N'AURAS POINT D'AUTRE DIEU DEVANT MA FACE.

Quoi ! N'as-tu jamais rien aimé plus que ton Créateur ?

 

Lui as-tu toujours donné la première place dans tes affections ?

 

Ne t'es-tu pas fait un Dieu, ou de ton ventre, ou de ton commerce, ou de ta famille, ou de ta propre personne ?

 

Oh ! sûrement tu n'oserais nier que ce premier commandement ne te condamne !

Et le second, l'as-tu mieux observé ?

TU NE TE FERAS POINT D'IMAGE TAILLÉE, NI AUCUNE RESSEMBLANCE DES CHOSES QUI SONT LA-HAUT DANS LES CIEUX, OU ICI-BAS SUR LA TERRE, NI DANS LES EAUX PLUS BASSES QUE LA TERRE.


Quoi ! n'as-tu jamais courbé le front devant la créature ?

 

N'as-tu jamais élevé quelque objet terrestre à la place de Dieu ?

 

Pour ma part, je le reconnais à ma honte, j'ai eu bien des idoles dans ma vie; et, si ta conscience parle avec sincérité, je suis assuré qu'elle te dira, à toi aussi : "O homme ! tu as, été un adorateur de Mammon, un adorateur de tes sens; tu t'es prosterné devant ton argent et ton or; tu t'es incliné devant les honneurs et les dignités; tu t'es fait un Dieu de ton intempérance, un Dieu de tes convoitises, un Dieu de ton impureté, un Dieu de tes plaisirs !

Et le troisième commandement:

TU NE PRENDRAS POINT LE NOM DE L'ÉTERNEL TON DIEU EN VAIN


Oserais-tu soutenir que tu ne l'as point violé ?

 

Si tu n'as jamais proféré de jurements grossiers, de paroles blasphématoires, n'as-tu pas du moins employé irrévérencieusement le nom de Dieu dans tes conversations ordinaires ?

 

Dis : as-tu toujours sanctifié ce nom, trois fois saint ? Ne l'as-tu jamais prononcé sans nécessité ? N'as-tu jamais lu le Livre de Dieu avec distraction et légèreté ? N'as-tu jamais écouté la prédication de l'Evangile sans recueillement et sans respect ? Oh ! sûrement, ici encore, tu ne peux que t'avouer coupable.

Quant au quatrième commandement qui se rapporte à l'observation du sabbat:

SOUVIENS-TOI DU JOUR DU REPOS POUR LE SANCTIFIER


Est-il personne d'assez effronté pour dire qu'il ne l'a pas transgressé?

 

O homme, mets donc ta main sur ta bouche, et reconnais que ces quatre commandements suffiraient à eux seuls pour te convaincre de péché, et pour attirer sur toi la juste colère de Dieu !

Mais continuons notre examen.

HONORE TON PÈRE ET TA MÈRE.


Quoi ! prétends-tu ne pas être coupable sur ce point ? N'as-tu jamais désobéi dans ta jeunesse ?

 

N'as-tu jamais regimbé contre l'amour de ta mère, ni méprisé l'autorité de ton père ?

 

Feuillette les pages de ton passé : vois si dans ton enfance, ou même dans ton âge mûr, tu as toujours parlé à tes parents comme tu aurais dû le faire; vois si tu les as toujours traités avec l'honneur auquel ils ont droit, et que Dieu t'a commandé de leur rendre.

TU NE TUERAS POINT.

Il est possible, mon cher auditeur, que tu n'aies point violé la lettre de ce commandement; il est possible que tu n'aies point ôté la vie à un de tes semblables, mais ne t'es-tu jamais laissé dominer par la colère ?

 

Or, la Parole de Dieu déclare expressément que celui qui se met en colère contre son frère est un meurtrier:

1 Jean 3 : 15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui.

Juge, après cela, si tu es coupable, oui ou non.

TU NE COMMETTRAS POINT ADULTÈRE.

Peut-être as-tu commis des choses abominables, et t'es-tu plongé, aujourd'hui même, dans les plus honteuses voluptés; mais, en admettant que tu aies toujours vécu dans une chasteté parfaite, peux-tu dire, ô mon frère, que tu n'aies rien à te reprocher par rapport à ce commandement, lorsque tu te places en présence de ces solennelles paroles du Maître : Quiconque regarde une femme pour la convoiter, il a déjà commis adultère avec elle dans son coeur?

Matthieu 5 : 28  Mais moi, je vous dis que quiconque regarde   une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans   son coeur.

Aucun désir impur n'a-t-il souillé ton imagination ?...

 

Oh ! sûrement, sûrement, si ton front n'est pas d'airain, si ta conscience n'est pas entièrement cautérisée, ta réponse à ces questions ne saurait être douteuse!

TU NE DÉROBERAS POINT.

N'as-tu jamais dérobé ?

 

Peut-être, ce matin même, as-tu commis un vol, et te trouves-tu ici, au milieu de la foule, chargé encore du produit de ton larcin; mais, quand même tu serais d'une probité exemplaire, cependant, n'y a-t-il pas eu certains moments dans ta vie, où tu as éprouvé un secret désir de faire tort à ton prochain ?

 

Je vais plus loin : n'as-tu jamais commis dans l'ombre et le silence quelques-unes de ces fraudes qui, pour ne pas tomber sous le coup de la loi de ton pays, n'en sont pas moins autant d'infractions manifestes à la sainte loi de Dieu ?

Et qui de nous aurait l'audace d'affirmer qu'il a parfaitement obéi au neuvième commandement ?

TU NE DIRAS POINT DE FAUX TÉMOIGNAGES CONTRE TON PROCHAIN


Ne nous sommes-nous jamais fait l'écho de la calomnie ? N'avons-nous pas souvent dénaturé les intentions de nos semblables, ou mal interprété leurs desseins ?

Et le dernier commandement:

TU NE CONVOITERAS POINT


Où est-il l'homme qui ne l'ait foulé aux pieds ?

 

Combien de fois n'avons-nous pas souhaité plus que Dieu ne nous avait donné? Combien de fois nos coeurs charnels n'ont-ils pas soupiré après des biens que le Seigneur dans sa sagesse avait jugé bon de nous refuser ?

 

Ah ! mes amis, soutenir notre innocence en face de la loi de Dieu, ne serait-ce pas, je vous le demande, faire acte de véritable folie ?

 

Ne semble-t-il pas que la simple lecture de la loi sainte devrait suffire (moyennant la bénédiction de l'Esprit) pour nous arracher ce cri d'humiliation et de pénitence : "Nous sommes coupables, Seigneur, nous sommes coupables en tous points ? "

Mais j'entends quelqu'un me dire. : "Non, je ne veux pas me reconnaître coupable.

 

Assurément, je ne prétends pas avoir persévéré dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, mais du moins j'ai fait ce que j'ai pu.

 

 C'est faux, ô homme ! Ou tu te fais illusion, tu mens à la face de Dieu ! Non, tu n'as pas fait tout ton possible pour persévérer dans le bien.

 

Dans mille circonstances de ta vie, tu aurais pu agir mieux que tu n'as agi.

 

Quoi ! ce jeune homme oserait-il affirmer qu'il fait son possible pour plaire à Dieu, quand je le vois s'asseoir sur le banc des moqueurs, et insulter son Créateur jusque dans son sanctuaire ?

 

Quoi ! tous, tant que nous sommes ici, n'aurions-nous pu, si nous l'avions voulu, résister à telle tentation, éviter telle chute dont le souvenir nous condamne ?

 

Si nous n'étions pas libres d'échapper au mal, sans doute nous serions excusables de tomber; mais lequel de nous n'est pas forcé de reconnaître qu'il y a eu, dans sa vie, des moments solennels, où, appelé à choisir entre le bien et le mal, il a résolument choisi le mal et tourné le dos au bien, marchant ainsi - le sachant et le voulant - dans le chemin qui conduit à l'enfer ?

"Ah ! s'écrie une autre personne, il est vrai que j'ai enfreint la loi de Dieu; mais, en définitive, je vaux bien ceux qui m'entourent; je ne suis pas plus mauvais que bien d'autres. "

 

- Pauvre argument que celui-là, mon cher lecteur, ou plutôt argument qui, par le fait, n'en est pas un.

 

Tu n'es pas, je veux le croire, plus mauvais que le reste des hommes; mais, je te prie, en quoi cela t'avance-t-il ?

 

Sera-ce une chose moins terrible d'être damné en compagnie que d'être damné seul ?

 

Lorsque, au dernier jour, Dieu dira aux méchants :

 

Allez, vous, maudits, au feu éternel ! crois-tu que cette effroyable sentence te semble plus douce, parce qu'elle s'adressera à des milliers de créatures aussi bien qu'à toi ?

 

Si le Seigneur précipitait une nation entière en enfer, chaque individu sentirait aussi vivement le poids de ce châtiment que s'il était seul à le porter.

 

Dieu n'est pas comme les juges de la terre : si les tribunaux étaient encombrés d'accusés, peut-être seraient-ils tentés de passer légèrement sur plus d'une procédure; mais le Très-Haut n'agira point ainsi.

 

Infini dans toutes ses facultés, le grand nombre de criminels ne sera point un obstacle pour lui. Il se montrera aussi juste, aussi inflexible à ton égard que s'il n'existait d'autre pécheur que toi.

 

D'ailleurs, qu'as-tu à faire, je te prie, avec les péchés d'autrui ?

 

Tu n'en es pas responsable, car chacun portera son propre fardeau.

 

Dieu te jugera selon tes oeuvres, non selon celles des autres.

 

Les manquements de l'homme ou la femme de mauvaise vie peuvent être plus grossiers que les tiens, mais ils ne te seront pas demandé compte de leurs iniquités.

 

Le crime du meurtrier peut l'emporter de beaucoup à mes yeux sur tes propres transgressions, mais tu ne seras pas condamné pour le meurtrier.

 

Mets-toi bien dans l'esprit, ô homme ! que la religion est une affaire tout entière entre Dieu et toi ; c'est pourquoi, je t'en conjure, regarde à ton propre coeur.

Mais j'entends un autre de mes lecteurs s'exprimer ainsi :

 

"Quant à moi, je me suis souvent efforcé de garder les commandements Dieu, et, à certaines époques de ma vie, je crois y être parvenu : cela ne suffit-il point pour me mettre à l'abri de la malédiction ?

 

" Pour répondre, mon frère, permets-moi de te relire la sentence contenue dans mon texte :

 

"Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire. "

 

Ah ! ne te persuade point que le Seigneur confonde jamais les couleurs fiévreuses d'une irrésolution maladive avec la santé de l'obéissance.

 

Ce n'est point une observation passagère et intermittente de ses commandements qu'il acceptera au jour du jugement; non, il faut persévérer à faire sa volonté.

 

Si donc, dès ma plus tendre enfance, jusqu'à l'heure où mes cheveux blancs descendent au sépulcre, ma vie n'est point un accomplissement incessant de la loi de Dieu, je serai condamné !

 

Si, dès l'instant où, mon intelligence m'éclairant de ses premiers rayons, je deviens un être responsable, jusqu'au jour où, comme un épi mûr, je suis recueilli dans les greniers éternels, je n'observe point dans leur entier toutes les ordonnances de mon Maître, le salut par les oeuvres est impossible pour moi, et, sur ce terrain, je serai infailliblement perdu !

 

N'espère donc pas, ô homme ! qu'une obéissance vacillante et sans suite sauvera ton Ame.

 

Tu n'as point persévéré dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi : par conséquent tu es condamné.

"Mais, objecte un autre, s'il y a plusieurs points de la loi que j'ai transgressés, je n'en suis pas moins très vertueux. "

 

Je te l'accorde, mon frère.

 

Je veux supposer qu'en effet tu as été, à bien des égards, un modèle de vertu; je veux supposer que tu es pur de bien des vices.

 

Mais relis mon texte (et souviens-toi que ce n'est pas ma parole, mais celle de Dieu, que tu vas lire) :

 

"Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi. "

 

Il n'est pas dit, remarque-le, dans certaines choses, mais dans toutes les choses.

Or, je te le demande, as-tu pratiqué toutes les vertus ?

 

As-tu évité tous les vices ?

 

Tu dis peut-être pour ta défense : "Je ne suis point un intempérant. "

 

Soit, mais tu n'en seras pas moins damné si tu as été un fornicateur. - "Je n'ai jamais commis d'impureté ", t'écries-tu.

 

Soit encore : mais, si tu as profané le sabbat, tu as encouru la malédiction.

 

- Me réponds-tu qu'à cet égard tu es également sans reproche ?

 

Je réplique que, si tu as pris le nom de Dieu en vain, cette seule transgression suffit pour te condamner.

 

Sur un point ou sur un autre, la loi de Dieu t'atteindra indubitablement.

 

Mais il y a plus : non seulement j'affirme (et ta conscience l'affirme aussi, j'en suis certain) que tu n'as point persévéré dans toutes tes choses qui sont écrites dans le livre de la loi, mais encore je soutiens que tu n'as pas persévéré à garder dans son entier un seul des commandements de Dieu.

 

Le commandement est d'une grande étendue, a dit le Psalmiste , et pas un homme sur la terre n'est parvenu à en sonder les profondeurs.

Ce n'est point seulement l'acte extérieur qui nous rend passibles des peines éternelles, la conception du péché suffit pour perdre l'âme.

 

- Et souvenez-vous, mes chers amis, que cette doctrine, qui peut, j'en conviens, vous sembler dure, n'est pas de moi : elle est de Dieu.

 

N'eussiez-vous jamais transgressé de fait la loi divine, cependant, si votre coeur a conçu de mauvaises pensées ou nourri de mauvais désirs, vous avez mérité l'enfer.

 

Eussiez-vous vécu depuis votre naissance jusqu'à cette heure dans une cellule inaccessible, loin de tout être humain, et que par conséquent il vous eût été physiquement impossible de commettre, soit un acte impur, soit un meurtre, soit une injustice, les imaginations de votre coeur dépravé suffiraient à elles seules pour vous bannir à tout jamais de la présence de Dieu.

 

Non ! il n'est pas une âme dans cette grande assemblée qui puisse espérer échapper à la condamnation de la loi !

 

Tous, depuis le premier jusqu'au dernier, nous devons courber notre front devant Dieu, en nous écriant d'une même voix :

 

"Nous sommes coupables, Seigneur, nous sommes coupables !... "

 

Lorsque je te contemple, ô loi ! ma chair frémit, mon esprit est éperdu !

 

Lorsque j'entends gronder ton tonnerre, mon coeur se fond comme de la cire au dedans de moi !

 

Comment pourrais-je soutenir ta présence ?

 

Comment pourrais-je désarmer ta justice ? Sûrement, si, au dernier jour, je dois comparaître à ta barre, je ne saurais me soustraire à la condamnation, car ma conscience elle-même sera mon accusateur !

Mais je crois superflu d'insister davantage sur ce point.

 

0h toi qui es hors de Christ et sans Dieu dans le monde, n'es-tu pas convaincu que tu es sous le coup de la colère divine ?

 

Arrière de nous, folles illusions ! tombez, masques menteurs ! Jetons au vent nos vaines excuses, et reconnaissons qu'à moins que nous ne soyons couverts du sang et de la justice de Christ, la malédiction contenue dans mon texte ferme à chacun de nous individuellement la porte des cieux, et ne nous laisse rien à attendre que les flammes de la perdition.

 

 

 

(Suite)

Charles Haddon Spurgeon par Alexander Melville

Charles Spurgeon,

 

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 22:47
Jésus dit : Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie (2)

Tu ne crois pas en Dieu ?

Nous diviserons ce discours en trois parties. En premier lieu, NOUS JUGERONS L'ACCUSÉ; en deuxième lieu, NOUS PRONONCERONS SA SENTENCE; et enfin, s'il se reconnaît coupable et qu'il se repente (mais seulement à ces conditions), Nous LUI ANNONCERONS LA DÉLIVRANCE.

Refuge du Chrétien

Chapitre 2

L'accusé est donc jugé et reconnu coupable. Maintenant SA SENTENCE DOIT ÊTRE PRONONCÉE. En général, les ministres de Dieu aiment peu cette tâche. Pour ma part, je l'avoue, je préférerais prêcher vingt sermons sur l'amour de Christ qu'un seul comme celui-ci. Au reste, il est rare que je choisisse des sujets de ce genre, vu qu'il ne me paraït pas nécessaire de les traiter souvent; néanmoins, si je ne les traitais jamais, si je laissais toujours les menaces divines reléguées à l'arrière-plan, je sens que mon Maître ne pourrait bénir la prédication de son Evangile; car il veut que la loi et la grâce soient annoncées tour à tour dans une certaine mesure, et que chacune conserve la place qui lui est propre. Ecoutez-moi donc, mes frères, tandis que, la douleur dans l'âme, je prononcerai la sentence portée contre tous ceux d'entre vous qui n'appartiennent pas à Christ. - Pécheur inconverti ! tu es maudit ! maudit en cet instant même ! Tu es maudit - non par quelque soi-disant magicien, dont le prétendu sortilège ne peut effrayer que les ignorants - non par quelque monarque terrestre, qui pourrait tout au plus faire périr ton corps et ravager tes biens - mais maudit par ton Créateur ! maudit par le Monarque des cieux! MAUDIT !... Oh! quel mot que celui-là! Quelle chose affreuse qu'une malédiction, de quelque part qu'elle vienne ! Et la malédiction d'un père, qu'elle doit être affreuse entre toutes ! On a vu des parents qui, réduits au désespoir par la conduite d'un fils rebelle et dénaturé, ont levé leurs mains vers le ciel, en prononçant sur ce fils la plus terrible, la plus accablante des malédictions. A Dieu ne plaise que j'approuve cet acte ! je reconnais, au contraire, qu'il est aussi téméraire qu'insensé; mais, quelque blâme qu'on puisse infliger à l'acte en lui-même, il n'en reste pas moins vrai que la malédiction d'un père imprime sur celui qui l'a méritée une honteuse, une ineffaçable flétrissure. Oh ! j'ai peine à me représenter ce que mon âme éprouverait, si j'avais été maudit par celui qui m'engendra ! Sûrement, mon ciel serait voilé de ténèbres; le soleil ne brillerait plus sur ma vie. Mais être maudit de Dieu !... Oh ! pécheurs, les paroles me manquent pour vous dire ce qu'est cette malédiction !...

Mais je vous entends me répondre : "S'il est vrai que nous ayons encouru la malédiction divine, du moins nous n'en sentirons pas les effets pendant notre vie; c'est une affaire qui regarde un avenir encore bien éloigné; aussi ne nous inquiète-t-elle que peu. " Tu te trompes, ô âme, tu te trompes ! Dès à présent la colère de Dieu demeure sur toi. Tu ne connais pas encore, il est vrai, la plénitude de la malédiction, mais tu n'en es pas moins maudite à cette heure même. Tu n'es pas encore en enfer, le Seigneur ne t'a pas définitivement fermé les entrailles de ses compassions et rejetée pour toujours, mais tu n'en es pas moins sous le coup de la loi. Ouvre le livre du Deutéronome; lis les menaces adressées au pécheur, et vois si la malédiction de Dieu n'est pas représentée comme une chose immédiate, actuelle, présente:

Deutéronome 28 : 15-1615 Mais si tu n'obéis point à la voix de l'Eternel, ton Dieu, si tu n'observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses lois que je te prescris aujourd'hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui seront ton partage : 16 Tu seras maudit dans la ville, et tu seras maudit dans les champs.


Tu seras maudit dans la ville, est-il écrit - c'est-à-dire dans le lieu de ton habitation, de ton travail, de tes affaires; tu seras maudit dans les champs - c'est-à-dire dans ces lieux mêmes où tu vas chercher le délassement, le repos et le plaisir; ta corbeille sera maudite et ta maie; le fruit de ton corps sera maudit et le fruit de ta terre; la portée de tes vaches et les brebis de ton troupeau; maudit seras-tu à ton entrée et maudit à ta sortie ! Il est des hommes, sur lesquels la malédiction divine semble s'appesantir d'une manière visible. Tout ce qu'ils font est maudit. S'ils acquièrent des richesses, la malédiction s'attache à ces richesses; s'ils bâtissent des maisons, la malédiction s'attache à ces maisons. Voyez l'avare : il est maudit dans ses trésors; car son âme est tellement rongée par la cupidité et la convoitise qu'il ne peut jouir de ses trésors mêmes. Voyez l'intempérant : sa corbeille et sa maie sont maudites à la lettre, puisque son palais, blasé par les boissons enivrantes, ne peut plus jouir d'aucun aliment. Il est aussi maudit à son entrée et à sa sortie, car, dès qu'il passe le seuil de sa propre maison, ses enfants courent se cacher, tellement est grande la frayeur qu'il leur inspire. Et il sera maudit un jour dans le fruit de son corps, car, lorsque ses fils avanceront en âge, ils suivront vraisemblablement l'exemple de leur père; ils se livreront aux mêmes excès que lui; ils jureront comme il jure; ils s'aviliront comme il s'est avili. Aujourd'hui, le malheureux cherche peut-être à se persuader qu'il peut, sans grand inconvénient, s'enivrer et blasphémer tant que bon lui semble; mais quelle douleur aiguë traversera sa conscience (si toutefois il lui reste encore une conscience...) lorsqu'il verra ses fils marcher sur ses honteuses traces ! - Oui, je le répète, la malédiction divine accompagne d'une manière visible certains vices; mais, quoiqu'elle ne soit pas toujours également apparente, elle n'en pèse pas moins en réalité sur toute transgression de la loi. Toi donc, pécheur, qui vis sans Dieu, sans Christ, étranger à la grâce de Jésus, tu es maudit, sache-le - maudit quand tu t'assieds, maudit quand tu te lèves ! Maudit est le lit où tu couches; maudit le pain que tu manges ; maudit l'air que tu respires ! Tout est maudit pour toi. Quoi que tu fasses et où que tu ailles, tu es un être maudit !..... O effrayante pensée ! En ce moment même, je n'en puis douter, j'ai devant moi un grand nombre de créatures immortelles qui sont maudites de Dieu ! Hélas ! pourquoi faut-il qu'un homme parle ainsi à ses frères ? Mais, quelque pénible que soit ce devoir, comme ministre de Christ, je suis tenu de le remplir, sans quoi je serais infidèle envers vos âmes qui périssent. Ah ! plaise à Dieu qu'il y ait dans cette assemblée quelque pauvre âme qui, saisie d'effroi, s'écrie : "Il est donc vrai ? je suis maudite ! maudite de Dieu et de ses saints anges; maudite sur la terre et dans le ciel; maudite ! maudite ! toujours maudite ! " Oh ! je suis convaincu que si nous voulions prendre au sérieux ce seul mot : MAUDIT, il n'en faudrait pas davantage pour donner le coup de mort à notre indifférence et à notre torpeur spirituelles !

Mais j'ai plus que cela à te dire, mon cher auditeur. Si tu es impénitent et incrédule, je dois t'avertir que la malédiction qui t'enveloppe actuellement n'est rien comparée à celle qui fondra sur toi ci-après. Tu le sais, dans quelques courtes années, il nous faudra mourir. Oui, jeune homme, bientôt toi et moi nous vieillirons; ou peut-être, bien avant d'avoir atteint la vieillesse, nous étendrons-nous sur notre couche pour ne plus nous relever. Nous nous réveillerons de notre dernier assoupissement, et nous entendrons murmurer autour de nous que notre dernière heure va sonner. L'homme de l'art consultera une dernière fois notre pouls, puis il dira à notre famille éplorée qu'il n'y a plus d'espoir ! Et nous serons là couchés, immobiles et sans force. Et rien ne viendra rompre le lugubre silence de la chambre mortuaire, si ce n'est le bruit monotone de la pendule ou les sanglots de notre femme et de nos enfants. Et il nous faudra mourir !... Oh ! qu'elle sera solennelle cette heure où nous serons aux prises avec le grand ennemi du genre humain : la mort ! Déjà le râle déchire notre poitrine; c'est à peine si nous pouvons articuler une parole; nos yeux se vitrent; la mort a posé son doigt glacé sur ces flambeaux de notre corps, et les a éteints pour jamais; nos mains refusent de se soulever; nous sommes au bord du sépulcre ! Moment décisif, moment solennel entre tous les moments de la vie, que celui où l'âme entrevoit sa destinée, où, comme à travers les fentes de sa prison d'argile, elle découvre le monde à venir ! Oh ! quelle langue humaine pourrait exprimer ce qui se passera dans le coeur de l'inconverti, lorsqu'il se verra en face du tribunal de Dieu, qu'il entendra les foudres de la colère éternelle gronder à ses oreilles, et qu'il sentira qu'entre l'enfer et lui il n'y a plus que l'intervalle d'un moment ! Qui pourrait décrire la terreur inexprimable dont seront saisis les pécheurs, lorsqu'ils se trouveront en présence de réalités à l'existence desquelles ils n'avaient point voulu croire ?... Ah ! moqueurs qui m'écoutez ! vous pouvez rire tout à votre aise aujourd'hui des choses de Dieu. Vous pouvez, en sortant de cette enceinte, plaisanter sur ce que vous venez d'entendre, tourner en ridicule le prédicateur, et vous égayer à ses dépens. Mais attendez que vous soyez couchés sur votre lit de mort, et vous ne rirez plus, je vous le garantis ! Maintenant que le rideau est baissé, que l'avenir est caché à vos regards, il vous est facile de vous moquer de cet avenir; mais, lorsque le Seigneur lèvera le rideau, et que les horizons éternels se dérouleront devant vos yeux, vous n'aurez plus le courage de rire. Le roi Achab, assis sur son trône, entouré de courtisans, rit du prophète Michée; mais je ne sache pas qu'Achab rit encore de Michée, quand une flèche ennemie, pénétrant par une jointure de sa cuirasse, l'eut blessé mortellement (1Ro 22). Les contemporains de Noé riaient, eux aussi, du vénérable vieillard qui leur annonçait que l'Éternel allait détruire le monde par un déluge. Ils l'appelaient, sans nul doute, un rêveur, un visionnaire, un insensé. Mais que devinrent vos dédains et vos sarcasmes, ô sceptiques, lorsque Dieu fit descendre du ciel de formidables cataractes, que les fontaines du grand abîme furent ouvertes, et que l'univers fut entièrement submergé ? Alors vous avez reconnu, mais trop tard, que Noé avait dit vrai. Et vous de même, pécheurs qui vous trouvez dans cet auditoire, lorsque vous serez sur le point d'être lancés dans l'éternité, je ne pense pas que vous riiez encore de moi et de la parole que je vous annonce. Vous direz bien plutôt en vous-mêmes : "Je me souviens qu'à telle époque, j'entrai un jour par curiosité dans tel lieu de culte; j'y entendis un homme qui parlait d'une manière fort solennelle; sur le moment je ne le goûtai guère; toutefois, je ne pouvais me défendre de la pensée qu'il disait vrai, et qu'il me voulait du bien. Oh ! que n'ai-je écouté ses appels ! que n'ai-je profité de ses avis ! que ne donnerais-je pas pour l'entendre de nouveau ! " - Il y a peu de temps qu'un cas tout semblable est parvenu à ma connaissance. Un homme, qui maintes fois m'avait couvert de railleries et d'injures, étant allé un dimanche en partie de plaisir, ne revint chez lui que pour mourir. Le lundi matin, sentant sa fin approcher, que pensez-vous qu'il fit ? Il envoya quérir en toute hâte le serviteur de Dieu qui vous parle en ce moment, celui-là même qu'il avait tant de fois insulté ! Il voulait qu'il lui indiquât le chemin du ciel, qu'il vînt lui parler du Sauveur. Je m'y rendis avec empressement et avec joie; mais hélas ! qu'elle est triste la tâche de parler à un profanateur du sabbat, à un contempteur de l'Évangile, à un homme qui a passé sa vie au service de Satan, et qui touche à son heure dernière ! Et en effet, le malheureux mourut bientôt. Il mourut sans Bible dans sa maison, sans prière pour recommander son âme à Dieu, si ce n'est celle que je prononçai au chevet de son lit... Oh ! mes chers amis, croyez-le : c'est une chose terrible que de mourir sans Sauveur ! Souvent, après avoir assisté aux derniers moments de quelque pauvre pécheur, touchant le salut duquel je n'avais que peu d'espoir, je suis revenu chez moi l'âme brisée, le coeur navré, pensant en moi-même : "Mon Dieu ! que ne puis-je prêcher les insondables richesses de Christ, à chaque heure, à chaque instant du jour, afin que les âmes puissent regarder à lui avant qu'il ne soit trop tard ! " Puis, j'ai pensé au peu de zèle, au peu d'amour, au peu de ferveur avec lequel j'ai tant de fois annoncé les compassions de mon Maître, et j'ai pleuré - oui, j'ai pleuré amèrement, en sentant que je ne presse pas les âmes comme je devrais le faire, c'est-à-dire avec instances et avec larmes, de fuir la colère à venir ?

LA COLÈRE A VENIR ! LA COLÈRE A VENIR ! Oh ! mes chers auditeurs, mettez-vous bien dans l'esprit, je vous en conjure, que ce n'est point là un vain mot. Les choses dont je vous parle ne sont ni des rêves, ni des mensonges, ni des chimères, ni des fables semblables à celles des vieilles. Ce sont des vérités, et vous les connaîtrez bientôt, chacun pour son propre compte. Oui, pécheur, toi qui n'as point persévéré dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi, et qui n'as point cherché un refuge auprès de Christ, le jour approche où les choses invisibles deviendront pour toi de redoutables, de vivantes réalités. Et alors oh ! alors, que feras-tu ? Après la mort suit le jugement.

Un jour, Jésus, du trône de sa gloire,

Viendra juger les vivants et les morts.


Essaie de te représenter ce grand et illustre jour du Seigneur. L'horloge du temps a sonné sa dernière heure. Les âmes des réprouvés vont entendre leur arrêt définitif. Ton corps, ô pécheur, s'élance hors du sépulcre; tu ouvres ton linceul, et tu regardes..... Mais quel est ce bruit terrible, ce bruit formidable qui ébranle les colonnes de la terre et qui fait chanceler le ciel même ? C'est la trompette de l'archange, la trompette de l'archange qui retentit jusqu'aux extrémités du globe, appelant tous les hommes en jugement ! Tu écoutes, et tu frémis. Soudain, une voix se fait entendre, voix qui est saluée par les uns avec des cris de désespoir, par les autres avec des chants d'allégresse. "Voici, il vient, il vient - il vient - et tout oeil le verra ! " Et le trône, blanc comme l'albâtre, apparaît sur une nuée du ciel; et sur ce trône est assis quelqu'un environné de majesté. C'est lui ! C'est l'Homme qui mourut au Calvaire ! Je vois ses mains percées, mais quel changement dans son apparence ! Plus de couronne d'épines, plus de sceptre dérisoire. Autrefois, il comparut à la barre de Pilate; maintenant, le monde entier comparaît à la sienne. Mais écoutons ! la trompette retentit de nouveau; le Juge ouvre le livre; tout est silence dans le ciel ! tout est silence sur la terre. "Rassemblez mes élus des quatre vents, mes rachetés des extrémités du monde. " Aussitôt, les anges obéissent. Comme un éclair, leurs ailes fendent la foule. Ici, sont les justes, réunis à droite de leur Maître; et toi, pécheur, tu es laissé à la gauche, tu es laissé pour soutenir les ardeurs dévorantes de la colère éternel. Les harpes célestes font entendre de douces mélodies, mais elles ne sont point douces pour toi. Les anges répètent en choeur : "Venez, vous, bénis du Père; possédez en héritage le royaume qui vous a été préparé dès la création du monde ", mais cette ineffable salutation ne te concerne point. Et maintenant, sur la face du Seigneur, s'amassent des nuages de courroux; la foudre est sur son front; des éclairs jaillissent de ses yeux. Il te regarde, toi qui l'as méprisé; toi qui t'es joué de sa grâce, qui t'es ri de sa miséricorde, qui as profané le jour de son repos, qui t'es moqué de sa croix, qui n'as pas voulu qu'il régnât sur ton âme ! Il te regarde, et, d'une voix plus éclatante que dix mille tonnerres, il s'écrie : "Retirez-vous de moi, maudits ! " Et puis..... Mais non !..... Je ne veux pas te suivre plus loin ! Je ne veux parler ni du ver qui ne meurt point, ni du feu qui ne s'éteint point; je ne veux décrire ni les souffrances du corps, ni les tortures de l'âme. Qu'il me suffise de vous dire, pécheurs inconvertis, que l'enfer est terrible, que le sort des réprouvés est effroyable..... Oh ! fuyez donc, fuyez la colère à venir ! Et fuyez-la sans délai; fuyez-la dès aujourd'hui, de peur qu'étant surpris par la mort, vous ne vous trouviez transportés tout d'un coup au milieu des horreurs indicibles de la perdition éternelle ! Maudit est quiconque ne persévère pas dans toutes les choses qui sont écrites dans le livre de la loi pour les faire.

 

(Suite)

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 22:45
Jésus dit : Je suis le Chemin, la Vérité, la Vie (3)

Tu ne crois pas en Dieu?

 

 

Nous diviserons ce discours en trois parties. En premier lieu, NOUS JUGERONS L'ACCUSÉ; en deuxième lieu, NOUS PRONONCERONS SA SENTENCE; et enfin, s'il se reconnaît coupable et qu'il se repente (mais seulement à ces conditions), Nous LUI ANNONCERONS LA DÉLIVRANCE.

 

Charles Spurgeon

 

La Délivrance


Chapitre 3

Mais, Dieu soit béni, nous avons maintenant une tâche plus douce à remplir. Nous venons, au nom de notre Maître, ANNONCER LA DÉLIVRANCE à tout pécheur qui se repent.


"Prédicateur de l'Evangile, tu nous as tous condamnés ", me dites-vous. Cela est vrai, mes chers lecteurs; toutefois, ce n'est point moi, c'est Dieu qui condamne. Je puis le dire à la face du ciel : je vous aime tous, individuellement, comme un frère aime ses frères. Si je vous parle avec sévérité, c'est uniquement pour votre bien. Mon cœur, mon âme tout entière sont émus de compassion envers vous, et dans mes paroles les plus dures en apparence, il y a en réalité plus d'amour que dans les discours mielleux et agréables de ceux qui vous disent : Paix, paix ! quand il n'y a point de paix. Oh ! ne croyez pas que je prenne plaisir à prêcher comme je l'ai fait aujourd'hui. Non, Dieu m'en est témoin ! je préfère mille fois vous entretenir de Jésus, de sa douce et glorieuse personne, de sa grâce et de sa justice parfaite; aussi, ai-je à coeur, avant de terminer, de vous faire entendre des paroles de paix. - Approche donc, mon frère; donne-moi ta main et écoute le message de grâce que je t'apporte. Te sens-tu coupable, condamné, maudit ? Dis-tu en cet instant même : "0 Dieu ! je reconnais que tu serais juste, si tu faisais tomber sur moi tout le poids de ta malédiction ? " Comprends-tu que, bien loin de pouvoir jamais être sauvé à cause de tes bonnes oeuvres, tu es entièrement perdu à cause de tes péchés ? Et as-tu une haine profonde pour le mal ? Te repens-tu sincèrement ? S'il en est ainsi, chère âme, laisse-moi te dire où tu trouveras la délivrance.

Hommes frères ! Sachez tous ceci : Jésus-Christ, de la postérité de David, a été crucifié, il est mort et a été enseveli. Maintenant, il est ressuscité, il s'est assis à la droite de Dieu, et il intercède même pour nous. Il est venu dans le monde pour sauver les pécheurs par sa mort. Voyant que les pauvres enfants d'Adam étaient assujettis à la malédiction, il s'est chargé lui-même de cette malédiction, et les en a ainsi délivrés. Si donc Dieu a maudit Christ à la place de tel ou tel homme, il est impossible qu'il maudisse cet homme de nouveau. - "Mais Christ a-t-il été maudit pour moi? " me demande quelqu'un. A cela je réponds : Dieu le Saint-Esprit t'a-t-il fait voir ton péché ? T'en a-t-il fait sentir toute l'amertume ? T'a-t-il appris à pousser ce cri d'humiliation : O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur ? Si, en sincérité de cœur, tu peux répondre affirmativement à ces questions, aie bon courage, mon bien-aimé; Christ a été maudit à ta place; et, si Christ a été maudit à ta place, tu n'es plus sujet à la malédiction. - "Mais je voudrais en être certain, insistes-tu peut-être; je voudrais ne pas pouvoir douter que Jésus a réellement été fait malédiction pour moi. " Et pourquoi en douterais-tu, mon frère ? Ne vois-tu pas Jésus expirant sur la croix ? Ne vois-tu pas ses mains et ses pieds ensanglantés? Regarde à lui, pauvre pécheur. Ne regarde plus à toi-même, ni à tes iniquités; regarde à lui, et sois sauvé. Tout ce qu'il demande de toi, c'est que tu regardes à lui, et pour cela même il te prêtera son secours. Viens à lui, confie-toi en lui, crois en lui. Oh! je t'en supplie, accepte avec simplicité et avec foi cette déclaration de l'Écriture : C'est une chose certaine et digne d'être reçue avec une entière confiance, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs.

"Quoi? objecte encore quelqu'un, dois-je donc croire que Jésus est mort pour moi, simplement parce que je me sens pécheur ? " - Justement, mon frère. - "Mais pourtant, il me semble que, si je possédais quelques justices, si je pouvais faire de belles prières ou accomplir de bonnes oeuvres, je serais plus en droit de conclure que Christ est mort pour moi. " Tu t'abuses, mon frère, tu t'abuses; la foi que tu aurais alors ne serait plus de la foi; ce serait de la justice propre, et rien de plus. Une âme croit en Jésus, lorsque, le péché lui apparaissant dans toute sa noirceur, elle se jette simplement dans ses bras, et s'en remet à lui pour la purifier de toutes ses souillures. Va donc, pauvre pécheur, tel que tu es, avec ton indignité et ta misère; prends en main les promesses de Dieu, et, en rentrant chez toi, cherche la solitude de ta chambre. Là, agenouillé près de ton lit, répands ton âme devant Dieu. Dis-lui, à ce Dieu qui est riche en compassion et abondant en miséricorde : "O Seigneur ! je le sens, tout ce que je viens d'entendre est vrai. Oui, je suis maudit, et maudit justement ! Je suis un pécheur qui ne mérite que la condamnation éternelle. Et tu le sais, ô Seigneur, ces aveux ont maintenant dans ma bouche un tout autre sens qu'autrefois. En reconnaissant que je suis pécheur, je veux dire que je suis un véritable pécheur. Je veux dire que, si tu me condamnais, j'aurais la bouche fermée; que, si tu me chassais pour toujours de ta présence, je n'aurais que ce qui m'est dû. O mon Dieu ! ton support à mon égard m'étonne et me confond. Comment as-tu pu souffrir qu'un être aussi vil que moi souillât si longtemps la terre ? Seigneur, j'ai méconnu ta grâce, et dédaigné ton Evangile. J'ai méprisé les instructions de ma mère, et mis en oubli les prières de mon père. Seigneur, j'ai vécu loin de toi, j'ai violé tes sabbats, j'ai profané ton saint nom. J'ai fait tout ce qui est mal, tout ce qui est désagréable à tes yeux; et, si tu me précipitais en enfer, je serais réduit au silence. Oui, mon Dieu, je suis un pécheur, un pécheur perdu sans ressource, à moins que tu ne me sauves, un pécheur sans aucun espoir de salut, à moins que tu ne me délivres ! Mais, grâces t'en soient rendues, ô Seigneur, tu sais que je suis aussi un pécheur repentant, troublé dans sa conscience, affligé à cause de ses transgressions. Et voici, je viens te rappeler ce soir que tu as dit dans ta Parole : Je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi; et ailleurs : C'est une chose a certaine et digne d'être reçue avec une entière confiance, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs. Seigneur, je viens à toi ! Seigneur, je suis un pécheur ! Jésus est donc venu pour me sauver; Seigneur, je crois ! je me confie en mon Sauveur, à la vie et à la mort ! je n'ai d'espérance qu'en lui, et je hais jusqu'à la pensée que j'ai pu chercher le salut ailleurs que dans sa grâce. Sauve-moi donc, Seigneur; et, quoique je sache bien que par ma conduite future je ne saurais jamais parvenir à effacer un seul de mes péchés passés, je veux néanmoins te supplier, ô mon Dieu, de me donner un coeur nouveau et un esprit droit, afin que désormais, et à toujours, je puisse courir dans la voie de tes commandements; car je n'ai point de plus grand désir que d'être saint comme tu es saint, et de marcher devant toi comme ton enfant. Tu le sais, ô Seigneur, pour être aimé de toi, je renoncerais volontiers à tout ce que je possède, et j'ose espérer que tu m'aimes, car mon coeur commence à sentir les étreintes de ton amour. Je suis coupable, mais jamais je n'aurais connu ma culpabilité, si tu ne m'avais toi-même appris à la connaître. Je suis vil, mais jamais je n'aurais su que j'étais vil, si tu ne me l'avais révélé. Oh ! sûrement, mon Dieu, tu ne me détruiras point, après avoir ainsi commencé en moi ta bonne oeuvre.

Devant toi, je rougis et demeure confus !

Mais, Seigneur, ta bonté relève ma misère;

N'as-tu pas mis, entre elle et ta colère,

L'amour, la croix et le sang de Jésus ?

Oui, prie ainsi, mon bien-aimé; ou, si tu ne peux pas prier aussi longuement, dis ces simples mots du fond du coeur : "Seigneur Jésus, je ne suis rien ! Sois toi-même mon tout ! "

Oh ! Dieu veuille que ton âme, en cet instant même, fasse monter ce cri vers son trône ! Et, s'il en est ainsi, tressaillez d'allégresse, ô cieux ! chantez, ô séraphins ! réjouissez-vous, ô rachetés ! car c'est ici l'oeuvre de l'Eternel; que toute gloire soit rendue à son nom !


Charles Haddon Spurgeon par Alexander Melville
Charles Spurgeon,

Bible

Croix Huguenote

 

 

 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 08:19
La meilleure traduction de la Bible

Softly and Tenderly

-  

Doucement et Tendrement


On demandait à un étudiant en théologie
quelle traduction de la Bible il trouvait la meilleure.
Sans hésitation, il répondit :


"Celle de ma mère ! Elle ne connaissait ni l'Hébreu ni le grec,
mais sa vie de Chrétienne a été pour moi la meilleure des traductions de la Bible.
C'était une traduction vivante. On pouvait lire en elle ce que la Bible dit !
".



L'Apôtre Paul n'avait pas cherché à attirer à lui les Corinthiens,
mais à Jésus Christ seul, le seul médiateur entre Dieu et les hommes
(Vous êtes manifestement une lettre de Christ,
écrite non avec de l'encre, mais par l'Esprit du Dieu vivant,
non sur des tables de pierre, mais sur les tables du coeur
).


Paul a vu en eux le reflet de Jésus, ce que cette rencontre engendre également autour.


La Lettre de Christ, connue et lue de tous les hommes.


Le Chrétien doit être la  Bible lu par les personnes.


Chaque ami est un livre, un chapitre par jour.


Par les actions, les regards, les apparences, les choses que nous disons.


Le Chrétien est un Livre, la meilleure traduction de la Bible.

Vrai ou Faux ?


Là commence la réalité de la rencontre réelle avec le Sauveur.


Avec Jésus, ou non encore connu.
grace old man praying l

Refuge Protestant croix huguenote

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La source même des endroits concernant la musique et chant placé sur cette page n'engagent pas sur certains domaines Refuge Protestant du point de vue doctrinal ou autres, ces sources trouvées pour la connaissance de chants communs restent libres & responsables pour eux-mêmes de leur contenu et direction.

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 11:58
La grâce aux milles facettes...

La Grâce aux Milles Facettes,


  Charles Spurgeon,   

Les paroles suivantes, prononcées le jour de la pose de la première pierre du Tabernacle, sont dans le même sens:

Je ne réponds jamais, dit-il, ni à aucune calomnie lancée contre moi, et je ne réponds que rarement à ceux qui me demandent ce que je pense faire. Il me suffit d'avoir ma propre approbation; l'assentiment de ma conscience est tout ce qu'il me faut, et je me passe entièrement de celui des autres.

Quand j'ai mal fait, il me suffit aussi d'avoir encouru ma propre condamnation. Je sens que je dois être un homme entièrement autonome, allant droit mon chemin, et laissant chacun libre d'en faire autant. Si je me trompe, j'en suis responsable envers mon Maître, et n'en rendrai compte à nulle âme vivante; si je fais bien, le jour le manifestera. Dieu sait à quel point mes intentions sont pures, même quand je m'égare le plus.

Si telle est, comme nous le croyons, la véritable cause de la puissance extraordinaire exercée sur les masses par M. Spurgeon, il n'y a plus rien de surprenant à ce que si peu de prédicateurs puissent en exercer une semblable : les convictions fortes et le naturel manquent chez un si grand nombre !

Ajoutons, en terminant, que M. Spurgeon a trompé l'attente de tout le monde. Plus il est devenu populaire, plus aussi il a grandi en humilité. Sa réputation n'a pas subi d'atteintes ni de fluctuations; sa marche progressive et ascendante ne s'est point ralentie un seul instant; il a grandi jusqu'à ce jour, et le voilà reconnu en Europe comme le plus célèbre prédicateur de son époque.

Le diable de nos jours est un homme parfaitement comme il faut, qui ne persécute pas, mais qui cherche plutôt à persuader et à séduire. Il n’est plus ce fanatique furieux d'autrefois, mais plutôt cet incrédule captivant, qui cherche à ruiner la religion sous prétexte de la rendre un peu plus raisonnable, et soi-disant plus triomphante.

Tout son désir serait de pouvoir réconcilier la mondanité avec la foi; car, en y parvenant, il aurait ruiné cette dernière, tout en prétendant développer la puissance expansive du christianisme, et trancher des questions profondes que nos pères comprenaient bien mal.

L'élection:

Je crois à la doctrine de l’élection, car j’ai la certitude que, si Dieu ne m’avait choisi, je ne l’aurais jamais fait moi-même. Je ne doute pas qu’il m’ait choisi avant ma naissance ,car il ne l’aurait pas fait après, et il l’a fait pour des motif inconnus de moi, car je ne peux voir en moi la moindre justification pour son amour particulier. Je dois aussi accepter la corruption totale du coeur humain, car le mien me prouve chaque jour qu’il ne réside en moi rien de bon.

De même, je ne peux écarter la nécessité d’une expiation avant le pardon, car ma conscience l’exige, et ma paix en dépend. Le petit tribunal de mon coeur ne peut trouver le calme, sans voir la réparation du déshonneur causé à Dieu.

"Je ne cède à personne":

Je ne suis pas très scrupuleux quant à la forme que j'emploie pour faire du bien. Quand les Ecossais se plaignaient de ce que je prêchais d'une manière si extraordinaire qu'ils ne pouvaient absolument pas me comprendre, je leur répondais : Eh quoi ? vraiment, si je savais pouvoir tous vous convertir en prêchant la tête en bas et les pieds en haut, je le ferais volontiers.
Que m'importe comment je prêche ! Ma devise est " Cedo nulli", je ne cède à personne. Je n'ai brigué l'affection de personne; je ne demande à personne de se plier à mon ministère. Je prêche ce que je veux, quand je veux, et comme je veux.

La grâce:

Le don de l'utilité dans le service de Dieu relève aussi de la seule souveraineté de Dieu. Même si nous déployons au vent tout la surface de voile dont nous disposons, et travaillons de toutes nos forces, nous ne pouvons faire souffler le vent.

Les doctrines de la grâce possèdent une puissance de motivation insoupçonnée par beaucoup. L'on considère aujourd'hui la vérité doctrinale comme une simple théorie sans portée pratique. Le jour viendra, pourtant, où l'on réalisera qu'elle constitue la racine et la vitalité mêmes de la piété. Enseigner la vérité révélée par Dieu apparaîtra alors comme le plus sûr moyen de conduire les croyants à obéir et à persévérer dans la sainteté.

Elle est trop souvent reléguée au grenier aujourd'hui. On la reconnaît pour la forme. Elle figure dans la plupart de nos confessions de foi, mais au rang des reliques du passé, comme une sorte d'officier à la retraite dont on n'attend plus de service actif. Quant à moi, je pense qu'elle renferme toujours autant de force et de vigueur…

Le secret de tout succès dans le ministère s'appuie sur l'importunité devant le Trône de la Grâce

Il vous faudra travailler souvent la nuit en secret si vous désirez rassembler un grand nombre des brebis perdues du Seigneur. Seuls le jeûne et la prière vous apporteront la puissance sur les forces des ténèbres. Le grand Dieu souverain donne un succès particulier au cœur spécialement exercé.

Frères, pesez vos sermons; ne les vendez pas au mètre, mais au kilo. L'insensé se montre généreux en paroles, et avare de la vérité.

Je préfère arracher un seul tison du feu de l'enfer, que de me faire couronner dans l'arène de la controverse théologique.

Dévoiler fidèlement la gloire de Dieu sur la face de Jésus-Christ constituera, au jour du jugement, le service le plus précieux. Béni soit le ministère dont Christ est le centre et la somme !

Les traces de la foreuse bordent sans arrêt les routes de montagne, et la vie du pasteur devrait manifester les traces d'un travail acharné. Frères, je vous en prie, agissez, agissez, agissez!
Quand les comités perdent leur temps en résolutions, que les associations et les unions élaborent leurs statuts, passez aux actes, gagnez des âmes. Satan se réjouit trop de nos discussions. Voici ma conception de la guerre:
 
"Finie la théorie, en avant, frappez! A l'attaque! Formez les colonnes! Chargez, dans la mêlée!" Les âmes ne se gagnent pas en discutaillant, mais en agissant dans la puissance de Dieu.

Ces petits messieurs qui viennent à la vie chrétienne comme ils entrent sous la douche, sans réfléchir ni connaître la moindre conviction de péché, en ressortent tout aussi facilement. Ils ne ressentent ni les joies ni les dépressions inséparables de la vie spirituelle. Leur main atrophiée ne tient pas ferme la vérité. Ils se contentent d'effleurer la Parole à leur gré, comme l'hirondelle frôle l'eau et s'envole d'un continent à l'autre. Ils croient tantôt ceci, tantôt cela mais, en réalité, rien de véritable.

Mais, si la boue du désespoir vous a vidé de votre force et d'orgueil; si Jésus Christ vous remplit de la joie et la paix de Dieu, je vous fais entière confiance, quand bien même trente-six mille ennemis vous cernent. Les attaques rassis du sceptique contre la Parole de Dieu me font sourire: "Nigaud! Comment oses-tu avancer des objections aussi futiles? Ma propre incrédulité m'a suggéré des difficultés dix fois plus grandes." Le chasseur de tigre ne détale pas devant un chat de gouttière. Celui qui a affronté Satan ne fuit pas devant un de ses impudents suppôts.

Un pasteur éminent sur son lit de mort se tourna vers l'un de ses amis et lui dit : "J'ai jeté un regard dans l'éternité. Ah, si je pouvais prêcher à nouveau, comme je le ferais différemment!"
Plongez vos regards dans l'éternité, frères, si vous voulez acquérir des convictions.

Alliez l'esprit d'Elie à celui de l'apôtre Jean : l'amour détient le secret de la puissance. "Aimez" les âmes à Christ. Le grand prédicateur possède un grand cœur, et il développe ses affections à cette fin. Toutefois, évitons les manières mielleuses pour inciter le pécheur à la piété par des flatteries. Les propos doucereux font penser à l'hypocrisie, et écœurent toute personne normalement constituée. Montrons, au contraire, hardiesse et franchise. Nous ne demandons pas une faveur au pécheur, et il ne peut en accorder une au Rédempteur en lui permettant de le sauver.

Oui à l'humilité, non à la servilité.

 

spurgeon

 

Charles Spurgeon,

 

Bible

Croix huguenote

 

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Album Refuge Protestant

Alors que nous étions encore sans Force,
Jésus au temps marqué par Dieu,
est mort pour nous
sauver et délivrer
 (La Bible)

Croix Huguenote

  Une femme oublie-t-elle

l'enfant qu'elle allaite?

... Quand elle l'oublierait,

Moi je ne t'oublierai point.

Voici, je t'ai gravée sur mes mains

Esaïe 49.16

Croix Huguenote 

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