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Vie Protestante Réformée

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 08:00
Commentaires sur les compassions de Dieu, s​​​ermon de Jacques Saurin

Commentaires

 SUR LES COMPASSIONS DE DIEU

Sermon de Jacques Saurin

Par Eric Kayayan, Pasteur de Foi & Vie Réformées

Croix Huguenote Foi et Vie Réformées
Jacques Saurin

Jacques Saurin,

Pasteur Protestant Réformé

De telles compassions dont un père est ému envers ses enfants, de telles compassions l’Éternel est ému envers ceux qui le craignent (Psaume 103 :13)

 

Dans son sermon sur les compassions de Dieu, le pasteur français Jacques Saurin (1677-1430) contraste l’amour de Dieu, ses compassions, avec le caractère d’imperfection et le défaut d’harmonie qu’on trouve chez tous les humains, même lorsqu’il est question de la plus grande expression de l’amour chez eux.


La plus belle notion que nous puissions nous former de la divinité, celle qui est en même temps le fondement le plus solide de la foi que nous en avons en sa parole, de l’assurance que nous avons en ses promesses, c’est celle qui nous représente Dieu comme un être conforme, dont les attributs ont une exacte harmonie, et qui est toujours d’accord avec lui-même (…) Il y a une parfaite harmonie de perfections dans la divinité. 

Cette véracité va nous servir de guide dans le corps de ce discours, elle va même en régler le plan.


Le cinquième des six points que Saurin développe pour éclairer son propos consiste en l’immobilité des desseins de Dieu, c’est-à-dire le fait que sa volonté et ses desseins sont immuables, non changeants. Voici comment il exprime dans ce passage de son sermon le caractère changeant d’affections humaines certes sincères, mais néanmoins flottantes et variables :


L’amour de Dieu pour les créatures est en harmonie avec l’immobilité de ses volontés. Il y a peu de fond, peu de solidité dans les sentiments d’amour dont les hommes comme nous sont susceptibles.

 

Ces noms de fermeté, de constance, d’égalité, d’image que rien ne pourra effacer, d’impression qu’aucune cause ne sera capable d’affaiblir, d’idée toujours présente à l’esprit, d’attachement sans fin, d’amitié éternelle, ces noms ne sont que des noms ; ce ne sont que de vains sons quand ils sont appliqués aux sentiments que les amis même les plus fidèles peuvent avoir les uns pour les autres.


Je ne veux pas dépeindre seulement ici ces caractères légers, aussi prompts à quitter les chaînes dont ils se sont liés, qu’ils avaient été à les prendre. Je veux caractériser une autre disposition d’esprit. Nous ne nous connaissons point nous-mêmes, lorsque nous nous croyons capables d’un attachement solide, et nous sommes les premiers à nous tromper, lorsque nous pensons que nous aimerons toujours, parce que nous sommes sincères lorsque nous assurons que nous aimons.

 

Cet homme, qui dans certains moments produit des sentiments de tendresse, cet homme n’est point hypocrite.

 

Cette femme n’est point hypocrite, lorsqu’éplorée auprès d’un époux mourant, et en quelque sorte plus mourante que lui, elle ne recueille de forces que pour recueillir les derniers souffles d’une personne qui lui est si chère ; elle proteste de n’aimer dans la vie désormais que ce moment où il plaira à l’arbitre des événements de lui permettre de suivre dans le tombeau une partie d’elle-même ; cette femme exprime ce qu’elle sent, et ce qu’elle croit sentir toujours : mais bientôt la suite du temps, un objet nouveau, d’autres projets, calmeront la violence de ces sentiments, et la mettront dans cet état de tranquillité et de soumission aux volontés divines, que toutes les maximes de la religion n’avaient pu produire.

Les hommes ne sont pas toujours blâmables d’être si superficiels dans leurs amitiés. Notre légèreté fait en quelque sorte notre bonheur, et nos malheurs sont l’apologie de notre inconstance.


La vie serait un tourment continuel, si nos amitiés étaient toujours dans le même degré d’activité, et Rachel serait infiniment malheureuse, si elle avait toujours ses enfants dans sa mémoire, et si elle refusait toujours d’être consolée de ce qu’ils n’existent plus.

 

Je veux dire seulement que ce caractère de légèreté est essentiel aux amitiés des esprits bornés comme sont les hommes.


Dieu seul est capable (être adorable, qui peux seul avoir des sentiments si nobles, donne-nous de les exprimer !) Dieu seul, mes chers frères et sœurs, est capable d’un amour réel, solide, permanent et sans diversion, sans interruption.


Dans la dernière section de son sermon, qui concerne le fait que la bonté de Dieu doit être en harmonie avec sa véracité, Jacques Saurin va se pencher sur le don parfait par le Père de son Fils Jésus-Christ, à partir de Jean 3 :16 

 

L’expression la plus vive et la plus énergique de l’amour de Dieu, selon nous, c’est celle qui est dans le chapitre 3, verset 16, de l’Évangile selon saint Jean : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils.

 

Pesons ces mots, mes frères et sœurs : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils.


Les idées métaphysiques commencent à être décriées ; je ne m’en étonne point : les hommes ont des notions si imparfaites des substances, ils connaissent si peu la nature des esprits, surtout ils se trouvent si confondus, lorsqu’ils veulent déduire certaines conséquences de l’infini, qu’il n’y a pas lieu d’être surpris, si l’on commence à revenir de certaines spéculations dans lesquelles on voit que des esprits téméraires ont fait de si grands écarts.


Voici une métaphysique plus sûre. Persuadé de la faiblesse de mes connaissances, surtout à l’égard de l’essence divine et de ses attributs, je consulte l’idée que m’en donne ce livre sacré, que Dieu a lui-même dicté.

 

D’abord je ne puis m’empêcher d’apercevoir que Dieu, en parlant de lui-même, s’est proportionné à l’infirmité de l’homme à qui il parlait.

 

Je n’ai pas de peine à expliquer par cette voie ce que je vois dans l’Écriture, que Dieu a des mains, des pieds, des yeux, des entrailles ; qu’il va, qu’il vient, qu’il monte, qu’il descend, qu’il s’apaise, qu’il se courrouce.


Il me semble pourtant que ce serait abuser étrangement de cette pensée que de ne pas prendre à la lettre certaines idées constantes que nos Écritures nous donnent de la divinité, idées sur lesquelles elles font rouler en partie le système de la religion chrétienne.


Je vois, ce me semble, clairement, je vois d’une manière constante, dans nos écritures, qu’il y a dans la divinité un être, une personne, et si l’on peut ainsi parler, une portion de l’essence divine, qui s’appelle le Père, et une autre qui s’appelle le Fils.


Je vois, ce me semble, d’une manière qui n’est pas moins claire, dans ce même livre, que l’union qui est entre ce Père et ce Fils, entre ces deux personnes, est l’union la plus étroite, la plus intime qui puisse jamais être conçue.

 

Quel amour doit être celui de deux personnes qui ont les mêmes perfections, les mêmes idées, les mêmes desseins, les mêmes projets !

 

Quel amour doit être celui de deux personnes dont l’union n’est traversée par aucune misère, par aucune passion, et pour dire encore plus, par aucun caprice.

Je vois encore, ce me semble, d’une manière qui n’est pas moins claire, que Jésus homme, qui est né à Bethléhem couché dans une crèche, est uni d’une manière intime à cette Parole éternelle, qui est elle-même unie avec Dieu, je vois que ce Jésus livré pour moi, vile créature, au traitement le plus honteux, au supplice le plus douloureux et le plus infâme qui pût jamais être infligé au plus indigne et au plus criminel de tous les hommes.


Et quand je cherche dans ma méditation la cause de ce grand mystère, quand je me demande à moi-même quel est le principe qui a mû la divinité à me faire un si riche présent ; surtout quand je cherche, dans la révélation, l’explication d’un mystère que la raison ne pourrait jamais m’expliquer qu’imparfaitement, je ne saurais en trouver d’autre que la miséricorde de Dieu.


Que l’école se donne carrière, que la raison se perde dans des spéculations, que la foi même ait peiné à se soumettre à un dogme qui a été dans tous les siècles l’effroi de tous ceux qui pensent et qui méditent ; pour nous, nous nous en tiendrons à cette claire, à cette étonnante, mais à cette douce, à cette consolante proposition : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils.

 

Quand on nous montrera Jésus-Christ dans Gethsémané, suant des grumeaux de sang ; quand on nous le fera voir chez Caïphe, interrogé, insulté, battu de verges ; quand on nous le présentera sur le Calvaire, cloué sur une croix, prêt à plier sous les coups qui lui sont portés de la part du ciel et de la part de la terre ; quand on nous demandera raison de ces étonnants et de ces formidables phénomènes, nous dirons :

 

C’est que Dieu aimait les hommes : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils.

 

 

Eric Kayayan Foi et Vie Réformées

 

Commentaire d'Eric Kayayan,

Pasteur Protestant Réformé

sur les compassions de Dieu, s​​​ermon de Jacques Saurin

 

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Bible (133)

Croix Huguenote

 

 

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Source : Aimablement transmis par Eric Kayayan, Pasteur et Responsable de Foi & Vie Réformées

 

Foi et Vie Réformées
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Charles Spurgeon

" J'avoue que je donnerais à peine un penny pour tout salut que je pourrais perdre. La vie éternelle est la chose dont nous avons besoin, la Vie de Dieu, qui ne peut jamais changer ou être enlevée de nous, et c'est ce qui est donné à toutes celles et ceux qui croient en Jésus Christ."

Car, lorsque que nous étions
encore sans force,
Christ, au temps marqué,
est mort pour des impies
 (Romains 5-6)

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Moi je ne t'oublierai point.

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